La mare aux mots

Des séries qui cartonnent

Par 28 mai 2015 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vais vous parler de héros pour les tout-petits. Trois personnages que les enfants connaissent bien, Balthazar, Barri et Émilie. Dix livres cartonnés.

Balthazar bonne nuit moiC’est l’heure du coucher. Après avoir rangé, Balthazar dit bonne nuit à sa petite souris puis il file au bain. Il dit bonne nuit à son pingouin. Ensuite, il y aura son père, Pépin, le chien et sa mère. Bonne nuit tout le monde !
On aime beaucoup Balthazar et Pépin, les héros de Marie-Hélène Place et Caroline Fontaine-Riquier. Cette nouvelle série (dont on vous a déjà parlé ici), Bébé Balthazar, propose des albums cartonnés pour les plus petits. Ici, on parle donc de l’heure du coucher. C’est tendre et plein de douceur.

Bebe Balthazar le livre des mercisBalthazar remercie le soleil de le rendre heureux et le pommier de lui donner de si bons fruits. Puis il offre une pomme à Pépin et en propose même une à son lecteur. Ici, on apprend donc à dire merci mais également à remercier la nature. En fin d’ouvrage, la pomme se détache des pages et l’on voit l’intérieur du fruit. Encore une belle histoire de Balthazar et de Pépin !

J'apprends avec émilie, se repérer dans l'espaceMais, où est passé Arthur ? Sur la table ? Sous la table ? En haut des étagères ? En bas ? Dans la maison ? Dehors ?
Vous l’aurez compris, avec Émilie et Arthur on va apprendre les notions de repérage dans l’espace. Dessus/dessous, devant/derrière, etc. Les livres sur ce thème sont nombreux, mais celui-ci est particulièrement bien fait. Déjà parce qu’il utilise un personnage que les enfants (et les parents) aiment, ensuite parce que des volets permettent de visualiser le contraire. Émilie regarde sur la table, on lève le volet la voilà en dessous. Émilie regarde en haut des étages, en levant le volet elle est penchée et regarde en bas. C’est donc ludique et l’enfant comprend tout de suite de quoi il s’agit.

J'apprends avec Emilie - Les ChiffresÉmilie se promène avec Arthur. Cette balade sera l’occasion de récolter des objets. Elle va ramasser une plume qu’elle glissera dans sa pochette, deux escargots qu’elle mettra dans un bocal, trois feuilles qui iront dans sa boîte et quatre noisettes qui vont garnir son seau. Ici, on apprend donc à compter jusqu’à quatre ! Et là aussi, il faudra ouvrir des volets pour découvrir ce qu’Émilie a trouvé.

J'apprends avec émilie les saisonsC’est le printemps. Dans son jardin Émilie cueille des fleurs pendant que les oisillons naissent. C’est maintenant l’été, Émilie cueille des abricots, les oisillons grandissent. Saison après saison, on suit ce que fait Émilie et ce qu’il se passe dans l’arbre à côté. Ici encore, des volets s’ouvrent. Un livre vraiment tendre sur les saisons.

J'apprends avec émilie, les couleursAujourd’hui, Émilie va faire un dessin pour ses parents. Il faut qu’elle choisisse un feutre pour faire le soleil, de la peinture pour faire le ciel, un pastel pour faire les arbres et un crayon pour les cerises… mais quelle couleur choisir ? Les enfants répondent à la devinette et découvrent la bonne réponse sous le flap. C’est une nouvelle fois très ludique et plein de charme.

On termine par un héros dont ma fille cadette (Suzanne bientôt deux ans), et son aînée avant elle, sont totalement fan, Barri.

CV BARRI bêtes jardinDans le jardin de Barri butinent les abeilles, papillons et coccinelles. Dans l’arbre vivent les oiseaux et les écureuils…
Ici, on ouvre des flaps pour découvrir qui vit dans le bassin, dans les salades ou derrière les volet. Barri c’est un univers coloré, un héros attachant et plein de tendresse. Ici, il est donc question des animaux qui vivent dans le jardin. On les découvre, on les nomme et, pourquoi pas, on imite même leur cri !

CV Barri met la tableC’est l’heure du repas chez le petit éléphant, Barri met la table. Son assiette, sa cuillère et son verre. Mais attention à ne pas tout faire tomber ! Dans Barri met la table les ustensiles (en carton) se détachent. On peut ensuite les positionner sur le set de table de la dernière page… puis les ranger à leur place ! Seul petit hic, c’est pas toujours facile à retirer et ça s’abîme assez vite.

CV Barri cherche son doudouBarri trouve son téléphone, son ourson, sa voiture et même son doudou ! Ici aussi, on détache les objets de Barri et l’on place sur les bonnes formes en fin de livre (puis on remet chacun à sa place avant de ranger l’album), mais petit bonus, on peut caresser le doudou ! Par contre, même hic (ici, l’ourson est déjà rafistolé au ruban adhésif après seulement quelques utilisations).
On adore l’univers de Barri !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué plusieurs livres de Balthazar (Coucou le chien, La couleur du ciel, Balthazar et les matières à toucher, Balthazar et « Comment sont faits les bébés », Promenons-Nous avec Balthazar, Balthazar s’habille, Balthazar et l’anniversaire, Le Noël de Balthazar, Écoute le silence, Caresse le chat, Les sons de Balthazar, L’imagier de Balthazar, Balthazar n’a pas peur du noir et Pépin presque pas non plus, Le gros cahier de voyage, Le très très gros cahier de nature, Balthazar découvre la lecture, Balthazar prépare Noël, L’abécédaire à toucher de Balthazar, Balthazar et le temps qui passe, L’extraordinaire coffret de Balthazar, Balthazar et les lettres à toucher, Les chiffres à toucher de Balthazar et Le très très gros cahier d’activités de Balthazar et de Pépin aussi !), d’autres ouvrages de Domitille de Pressensé (Émilie la tempête, Émilie fête son anniversaire, La tente de campingLes marionnettes, Émilie le grand désordre, Émilie attend le père NoëlÉmilie en route pour l’école, Émilie et le pique-nique, L’alphabet, Les chiffres, Émilie au marché, Émilie et le bébé de neige, Émilie fait pipi au lit, Émilie et le doudou, Émilie et les poussins, La maison d’Émilie et les 16 premiers de la nouvelle série et les autres séries d’Émilie) et de Marc Clamens (Découvre les formes avec Barri, Vroum Vroum c’est parti !, Barri joue avec Papa, La palette de couleurs de BariBarri cherche son doudou et Barri joue à cache cache).

Bonne nuit moi
Texte de Marie-Hélène Place, illustré par Caroline Fontaine-Riquier
Hatier Jeunesse dans la collection Bébé Balthazar
5,95 €, 160×130 mm, 12 pages, imprimé à Hong Kong, 2015.
Le livre des mercis
Texte de Marie-Hélène Place, illustré par Caroline Fontaine-Riquier
Hatier Jeunesse
dans la collection Bébé Balthazar
5,95 €, 160×130 mm, 12 pages, imprimé à Hong Kong, 2015.
Se repérer dans l’espace
de Domitille de Pressensé
Casterman dans la collection J’apprends avec émilie
8,50 €, 178×178 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2015.
Les chiffres
de Domitille de Pressensé
Casterman dans la collection J’apprends avec émilie
8,50 €, 178×178 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2015.
Les saisons
de Domitille de Pressensé
Casterman dans la collection J’apprends avec émilie
8,50 €, 178×178 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2015.
Les couleurs
de Domitille de Pressensé
Casterman dans la collection J’apprends avec émilie
8,50 €, 178×178 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2015.
Barri et les petites bêtes du jardin
de Marc Clamens
Hatier Jeunesse dans la collection Barri
8,95 €, 205×185 mm, 12 pages, imprimé à Hong Kong, 2015.
Barri met la table
de Marc Clamens
Hatier Jeunesse dans la collection Barri
8,95 €, 205×185 mm, 12 pages, imprimé à Hong Kong, 2015.
Barri et les petites bêtes du jardin
de Marc Clamens
Hatier Jeunesse dans la collection Barri
8,95 €, 205×185 mm, 12 pages, imprimé à Hong Kong, 2015.


À part ça ?

Capucine Habib, du prix Les incorruptibles, était hier aux Maternelles.

Gabriel

Les invité-e-s du mercredi : Anouck Boisrobert, Louis Rigaud et Stéphane Nicolet (+ concours)

Par 27 mai 2015 Les invités du mercredi

Cette semaine, je vous propose d’en savoir plus sur les talentueux Louis Rigaud et Anouck Boisrobert, un duo qui nous propose toujours des ouvrages surprenants. À la suite de cette interview vous pourrez tenter de gagner leur dernier album pop-up, le magnifique Oh ! Mon chapeau. Ensuite, c’est avec Stéphane Nicolet que nous avons rendez-vous pour la rubrique Parlez-moi de… il revient sur un ouvrage magnifique, Carnet de voyage en Gitanie. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Anouck Boisrobert et Louis Rigaud

Boisrobert-RigaudPouvez-vous chacun nous parler de votre parcours ?
Anouck Boisrobert : j’ai fait une mise à niveau métiers d’art à l’école Estienne, un DMA illustration à l’école Estienne puis je suis entrée aux Arts décoratifs de Strasbourg dans l’atelier Didactique visuelle.
Louis Rigaud : J’ai fait un an aux ateliers de Sèvres à Paris avant d’aller à Strasbourg en didactique visuelle où j’ai croisé la route d’Anouck.

oceanoQue lisiez-vous quand vous étiez enfant/adolescent-e ?
A.B.
 : J’avais toute une collection de vieux J’aime lire qui appartenait à un grand cousin et que j’ai lu et relu. Les romans de l’école des loisirs, Le club des 5, Le petit Nicolas, les Kamo de Daniel Pennac… Je lisais beaucoup de bandes dessinées aussi. Adolescente on m’a offert un livre de conte illustré par Lizbeth Zwerger et ça a été mon premier coup de foudre pour une illustratrice.
L.R. : Je lisais pas mal de choses différentes, avec une prédilection pour les livres jeux, ou livres dont vous êtes le héros. Je passais beaucoup de temps aussi à décortiquer les Copains des bois et autres livres de bricolages, d’expériences scientifiques ou de petites bêtes. Adolescent je lisais beaucoup de nouvelles, souvent fantastique. J’adorais Lovecraft ou Poe par exemple.

PopvilleParlez-nous de votre collaboration, comment travaillez-vous ensemble ?
On est assez complémentaire et le pop-up nous permet de nous retrouver pour travailler ensemble facilement.
Louis s’occupe maintenant de l’ingénierie papier, et Anouck des illustrations.
Ça commence par une petite idée, une envie qui vient de l’un ou l’autre. On en discute, on laisse mûrir un peu. Et puis on fait des petites maquettes en papier tous les deux, on gribouille pour trouver une piste graphique, on essaie de trouver un fil conducteur, on continue à faire de plus en plus de maquettes jusqu’à être envahi. On fait le point, on discute avec notre éditrice, et on se lance pour aboutir sur une maquette définitive.
Louis aime bien les défis techniques et Anouck aime bien trouver des idées compliquées à réaliser.

TIPTAP Tip Tap, un de vos premiers livres, ressort. Avez-vous été tenté de le retravailler ?
On a refait la couverture et changé un peu les couleurs pour que ce soit un peu plus vif. Le livre est maintenant plus beau, et le jeu peut fonctionner directement en ligne sans avoir besoin du CD. Il marche même sur Linux.
On aurait aimé travailler d’autres univers, en faire une version pour tablette, imaginer une version multilingue… Peut être qu’un jour tout ça se fera, mais nous avions déjà passé tellement de temps sur ce projet que passer à autre chose a aussi du bon.

OH MON CHAPEAUPouvez-vous nous dire quelques mots sur votre dernier ouvrage Oh ! Mon chapeau ?
C’est encore un pop-up ! Mais nous avons cette fois-ci imaginé une histoire autour d’un petit garçon, d’un chapeau et d’un singe voleur. C’est une course poursuite dans une ville, il y a tout un jeu graphique sur les formes et le pop-up sert ici à dévoiler « l’envers du décor ». On joue à cache-cache avec le petit singe, c’est une histoire sur l’imagination, sur le dessin…

Quels sont vos projets ?
On travaille sur un nouveau projet avec Hélium, on aimerait parallèlement développer une application ensemble et aussi mener chacun de notre côté des idées de livre pour l’une et de jeu pour l’autre.

Bibliographie ensemble :

  • Oh ! Mon chapeau, Hélium (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • OcéanoHélium (2013).
  • Liberté, Flammarion (2012).
  • Dans la forêt du paresseuxHélium (2011).
  • Tip-TapHélium (2011), que nous avons chroniqué ici et .
  • PopvilleHélium (2009).

Bibliographie d’Anouck Boisrobert seule

Retrouvez Louis Rigaud sur son site et Anouck Boisrobert sur le sien.

Concours :
Grâce aux éditions Hélium, je vais pouvoir offrir à l’un-e de vous le magnifique Oh ! Mon chapeau (que nous avons chroniqué ici). Pour cela, dites-nous en commentaire à cet article quel est votre pop-up préféré, vous participerez au tirage au sort. Vous avez jusqu’à mardi 20 h.


Parlez-moi de… Gitanie, carnet de voyage

Régulièrement, on revient sur un livre qu’on a aimé avec son auteur, son illustrateur et/ou son éditeur. L’occasion d’en savoir un peu plus sur un livre qui nous a plu. Cette fois-ci, c’est sur Gitanie, carnet de voyage (chroniqué ici), un magnifique album/documentaire (plus proche de l’album que du documentaire). Stéphane Nicolet, illustrateur, a accepté de nous en parler.

Stéphane NicoletStéphane Nicolet : Le documentaire Gitanie carnet de voyage est certainement le livre dont je suis le plus fier.
Il est vraiment le résultat d’un travail à 4 mains et n’aurait pas du tout ressemblé à cela si Emmanuelle ou moi y avions travaillé seuls, tant au niveau de sa forme, de son écriture, que de ses illustrations.
Le travail préparatoire a été très long (presque deux ans d’ateliers avec les petits voyageurs de mon côté et tout autant de lectures ethnomanouchisantes et de chapitrage pour Emmanuelle) mais la réalisation rapide.
Le point de départ de ce livre, c’est une série de tableaux que j’avais réalisés : un imagier gitan, des figures classiques, un peu romantiques du monde gitan, bref la partie plaisante et bohème qui plaît tant aux gadjés. Emmanuelle Garcia (editions Mama Josefa) avait très envie de les éditer, mais pas sous une forme d’album comme j’avais imaginé, plutôt en documentaire, avec beaucoup plus de fond.
Après des négociations pas trop violentes, nous sommes tombés d’accord sur un carnet de voyage immobile (à l’image de la sédentarisation des voyageurs) avec une partie narrative (tirée des mes rencontres avec les gens du voyage) qui introduit à chaque page un contenu documentaire.
C’est un livre qui a l’ambition de marave les idées reçues à coups de pouchka (je vous laisse chercher la traduction) et je crois bien qu’il y parvient !
Grâce à une asso (d’ici et d’ailleurs) qui a cofinancé le livre, nous avons pu l’offrir à toutes les familles de voyageurs du bergeracois, et d’ailleurs, la meilleure critique qu’on ait pu recevoir, c’est une délégation de 5 papas manouches qui me l’a offerte :
« c’est bien le gadjo ! t’as pas mis trop des conneries dans le bouquin ».

Carnet de voyage en Gitanie
Gitanie carnet de voyage
d’Emmanuelle Garcia et Stéphane Nicolet (avec une nouvelle de Didier Daeninckx)
Sorti chez Mama Josefa (2013)
Chroniqué ici.

Des pavés dans la mare !

Par 26 mai 2015 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous présente trois bandes dessinées, mais des bandes dessinées « pavés », riches de 200, 300, voire 500 pages !

Le SculpteurDans un diner de New York, David Smith, non pas le célèbre sculpteur américain, mais un autre sculpteur, jeune et anonyme, se lamente sur ses échecs, sa solitude et son nom si commun. Son oncle Harry, passant par hasard dans le coin, tente de lui remonter le moral en lui montrant une bd que David avait dessinée petit et dans laquelle il imaginait un personnage s’appelant « Supersculpteur », un super héros pouvant tout sculpter rien qu’avec ses mains. Et cela semble fonctionner, jusqu’à ce que David se rappelle que son oncle est mort, depuis de nombreuses années… La mort, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, lui propose alors un pacte : devenir ce « Supersculpteur » pendant 200 jours, en échange de son âme.
Réécriture moderne du mythe de Faust, Le Sculpteur est de ces grandes œuvres qui marquent l’histoire et l’évolution de la bande dessinée. En plus d’écrire une histoire fantastique parfaitement construite (rappelons que la définition du fantastique, en littérature, est l’intrusion du surnaturel dans un cadre réaliste – et c’est exactement ce qu’on a là), aboutie, fouillée, mettant en scène des personnages sensibles et incroyablement vrais, Scott McCloud nous montre également à quel point il maîtrise l’art de la bande dessinée. Avec les cases, d’abord, qu’il manipule avec brio : sur une page, 3 cases de tailles différentes, qui se superposent, car elles représentent le même moment et, ensemble, recréent une ambiance ; sur la page suivante, 30 petites cases, dont certaines sont coupées car ce qu’elles montrent est moins important que leur accumulation, qui s’enchaînent comme s’enchaînent les évènements de la soirée en question ; plus loin, pas de case du tout, si ce n’est les limites de la double page sur laquelle se tient un plan large. Avec l’illustration, ensuite : uniquement en noir, blanc et bleu, les dessins, magnifiques, alternent gros plan sur un regard plein d’angoisse, plan large de New York, zooms, représentations du mouvement, de la vitesse et de la lumière… Avec la narration, enfin : voilà 500 pages qui se dévorent, ménageant le suspense, enchaînant les rebondissements, les introspections, les scènes d’actions. Il y aurait mille choses à dire sur cette œuvre, mais la meilleure chose à dire reste ceci : lisez-la !
Des extraits sur le site de l’éditeur.

Irmina1934, Irmina, jeune Allemande qui a l’ambition d’étudier, de travailler et de vivre avec les mêmes droits et la même liberté que les hommes, arrive à Londres pour suivre une formation de secrétaire bilingue. À une soirée mondaine où on lui conseille de trouver un mari parmi les beaux partis présents, Irmina fait la rencontre d’Howard, un jeune homme noir boursier d’Oxford. Très vite, ils tombent amoureux. Face au racisme de l’époque, Irmina défend avec véhémence son compagnon, tandis que celui-ci le subit, résigné. Pourtant, quand Irmina est obligée de rentrer en Allemagne en 1935 et que tous deux se perdent de vue, elle finit par oublier ses idéaux de jeunesse et par se marier avec un architecte employé par le régime nazi, régime sur lequel elle préfère fermer les yeux pour éviter d’en voir les horreurs.
Inspirée d’une histoire vraie, la bande dessinée Irmina donne à voir le destin d’une Allemande, de son adolescence jusqu’à sa retraite. Très vite, on s’attache à cette jeune fille en soif de liberté et d’égalité, puis on reste perplexe et méfiant face à son engagement envers le régime nazi – le fait-elle par conviction, pour éviter la misère, pour protéger sa famille ou juste parce c’est comme ça, sans se poser de questions ? – et enfin, on retombe en amour avec cette vieille femme qui espère retrouver son amour de jeunesse. Les illustrations très sombres semblent mimer la noirceur du quotidien de l’époque, le racisme, le machisme, et surtout le nazisme, si terrifiant, si dévastateur. C’est sensible et subtil.
Irmina a reçu le prix Artémisia 2015
Le même vu par La Soupe de l’Espace et Livresse des Mots.

La République du CatchMario est un tout petit bonhomme qui tient une boutique de pianos. Il n’a qu’un ami, un manchot (l’animal) mélomane : quand il s’installe et se met à jouer, son piano avance, littéralement, devenant un moyen de transport assez incroyable !
Mario fait partie d’une famille de mafieux, menée d’une main de fer par son neveu Enzo, un bébé qui marche, qui parle, qui joue au billard et qui gère tout un clan de catcheurs et de catcheuses. Même s’il ne partage pas les valeurs de son neveu, pour Mario, la famille, c’est sacré. Mais quand Enzo lui demande de jouer les postiers et qu’il se retrouve pourchassé par une tête montée sur une arme à roulettes dans une usine labyrinthique peuplée de monstres étranges, Mario découvre que, pour son neveu, il n’est pas aussi précieux qu’il le pensait…
Je n’ai certes pas lu tout Nicolas de Crécy, mais de ce que je connais, celui-ci est indubitablement son meilleur ! Tout en nuances de gris (et non de Grey), cette bande dessinée est complètement barrée, et c’est pour ça que c’est génial ! On passe de scènes drôles à des scènes d’action, de scènes de contemplation à des scènes de suspense. Ça foisonne d’idées complètement loufoques à la limite de l’absurde, et pourtant, tout se tient : c’est d’une maîtrise graphique et narrative assez bluffante. Bref, c’est génial. Comment ça, je l’ai déjà dit ?

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué un ouvrage de Nicolas de Crécy (Le roi de la piste).

Le Sculpteur
De Scott McCloud (traduit par Fanny Soubiran)
Rue de Sèvres
25€, 185×255 mm, 485 pages, imprimé en France, 2015.
Irmina
De Barbara Yelin
Actes Sud dans la collection L’AN 2
26€, 192×240 mm, 290 pages, imprimé en France, 2014.
La République du catch
De Nicolas de Crécy
Casterman
20€, 170×225 mm, 220 pages, imprimé en Espagne, 2015.

À part ça ?

Le 29, 30 et 31 mai, c’est le festival BD de Puteaux. Si vous aimez la bande dessinée, c’est l’occasion de découvrir les dernières sorties, de faire dédicacer vos coups de cœur et de participer à des ateliers.

Marie

Premières lectures autonomes

Par 25 mai 2015 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous présente une sélection de livres pour les lecteurs débutants, des histoires à lire tout seul, comme un grand !

Noé est un petit garçon, Azote un troll blanc ! Leur rencontre va faire des étincelles !

Un ami au poilNoé vient de déménager. Dans sa nouvelle école, il n’a pas encore d’amis. Les journées passent lentement, et le moral n’est pas au beau fixe. Un jour, alors qu’il joue dans le jardin, il rencontre Azote, un troll entièrement blanc. Très vite, ils deviennent inséparables. Ils s’encouragent mutuellement, se soutiennent et découvrent la force de l’amitié.
Un ami au poil ! raconte la rencontre entre ses deux personnages hors du commun.

super balèzeMonter à la corde ? Quelle horreur ! C’est un exercice insurmontable pour Noé, qui n’est pas très sportif. Tout le monde se moque de lui… Heureusement qu’il y a Azote pour l’encourager, lui donner confiance et lui faire comprendre qu’il n’est pas plus nul que les autres.
Dans ce second tome, Noé et Azote sont de plus en plus proches et apprennent à se connaître. Noé aide Azote à apprendre à lire, ils jouent, et vivent de folles aventures.

bienvenue chez les trollsNoé aimerait beaucoup rencontrer la famille d’Azote. L’amitié, c’est aussi le partage. Azote n’est pas très partant… Noé insiste pourtant et son ami l’emmène finalement à la rencontre du peuple de trolls. Et ça fait des étincelles !
Troisième aventure de Noé et Azote, Bienvenue chez les trolls ! nous plonge au cœur d’une espèce aux mœurs un peu particulières… En effet, une famille de trolls blancs ne fonctionne pas tout à fait comme une famille ordinaire !

Noé et Azote forment un sacré duo comme on les aime ! Tout le monde pense qu’Azote est l’ami imaginaire de Noé, mais lui sait bien que les trolls existent. Et heureusement que son compagnon est là au quotidien… Entre ses parents débordés, ses camarades pas toujours tendres et l’école, il a parfois besoin de se confier. Et Azote, avec Noé, apprend à lire et à écrire, ces trucs bizarres que font les humains. Chacun va à la rencontre du monde de l’autre. Mim et Benoit Bajon ont écrit ces histoires à quatre mains. Benoit Bajon est orthophoniste et il a aidé Mim à rendre ces textes accessibles aux lecteurs débutants. C’est réussi ! Le vocabulaire, les tournures de phrases, la longueur des chapitres, tout est adapté aux lecteurs autonomes, mais parfois encore hésitants, sans pour autant rogner sur la qualité des histoires. Les thèmes abordés sont variés et originaux : la confiance en soi, l’apprentissage parfois difficile de la lecture et de l’écriture, la solitude… C’est drôle, plein d’espoir et de jolis messages et les illustrations d’Aurélie Guillerey, vivantes et colorées accompagnent la lecture de ces petites histoires. On attend les prochains tomes avec impatience ! Sachez également que tous ces titres sont disponibles en livre audio numérique, un autre moyen d’accompagner les jeunes lecteurs.

Kimamila est un petit lutin vert aux pouvoirs magiques ! Plusieurs de ses aventures sont déjà sorties.

Kimamila et le bébé pandaManu et Alorie voyagent en Chine. Alors qu’ils découvrent le pays, ils font la rencontre de Li-Li, un jeune panda. Soudain, celui-ci disparaît ! Il faut le retrouver et le ramener à sa famille au plus vite ! Les deux amis partent à sa recherche. Ils sont aidés de Kimamila, leur fidèle allié. Ils ne sont pourtant pas au bout de leurs surprises et vont devoir s’armer de courage ! Un voyage dépaysant au pays du Soleil Levant et de la Grande Muraille !

Kimamila et le voyage sur un nuageManu et Alorie sont en vacances à la plage. Soudain, alors que la fillette se baigne, une vague l’emporte au large. Alorie aimerait pouvoir l’aider, mais le courant marin est décidément trop fort, il risque de se noyer ! Heureusement, Kimamila arrive pour les sauver avant qu’une vague ne les emporte… Ils embarquent alors sur un nuage magique et prennent un peu de hauteur ! Ils ne sont pas au bout de leurs surprises !

Kimamila et la récré ensorceléeLa nouvelle maîtresse est très étrange. Et depuis son arrivée, il se passe de drôles de choses, principalement dans la cour de récré. Certains élèves sont pétrifiés, d’autres emprisonnés, une autre encore s’envole après avoir joué à la marelle. C’est terrifiant ! Mais finalement, cette maîtresse ne serait-elle pas une sorcière ? Vite ! Il faut que Kimamila vienne rétablir l’ordre dans cette école ! Ça ne peut plus durer !

COUV_KimamilaPyramideAujourd’hui, Manu et Alorie vont au musée avec leur oncle. Ils sont enchantés. La visite est intéressante ! Mais au détour d’une allée, alors qu’ils découvrent la tombe d’un pharaon, les voilà plongés au cœur d’une folle course-poursuite avec une momie. Quel monde étrange et inquiétant ! Heureusement, encore une fois, ils pourront compter sur Kimamila, le fameux lutin vert aux pouvoirs magiques !

Kimamila Et La Terre En ColereAlorie et Manu jardinent tranquillement. Mais soudain, le ciel se couvre… La nature se déchaîne, des nuages noirs déversent une pluie toxique sur les plantes, des éclairs zèbrent le ciel, une véritable tempête éclate ! Il faut absolument que Kamimila intervienne au plus vite pour sauver la nature ! Et si l’on faisait un peu plus attention à la nature qui nous entoure ? Une réflexion écologique simple et accessible.

Kimamila à la montagneOn retrouve Manu et Alorie en vacances chez Mamie Biscotte, qui habite à la montagne. Ils skient, profitent des joies de la glisse, prennent du bon temps et s’amusent dans la neige. C’est vraiment la belle vie ! Mais la montagne est aussi pleine de dangers : chute, ours, nuit dans une grotte glacée… Ils ne sont pas au bout de leurs peines ! Encore une fois, Kimamila va devoir leur donner un petit coup de pouce ! Que feraient-ils sans lui ?

Kimamila Dans L'EspaceToujours plus haut, toujours plus loin ! Kimamila et ses amis partent pour un voyage dans l’espace en soucoupe volante ! Ce n’est déjà pas banal ! Ils ont un peu de mal à y croire ! En plus, voilà qu’ils atterrissent sur la planète des Kimamila, un monde étrange peuplé de lutins. Drôle de sensation : ils ont l’impression de voir leur ami partout ! Une nouvelle histoire du trio, toujours prêt pour vivre de nouvelles aventures !

9782092557785Alors qu’ils profitent d’un voyage en Écosse, au pays de la cornemuse et des châteaux, Kimamila, Manu et Alorie tombent nez à nez avec le légendaire monstre du Loch Ness, cette créature inquiétante venue des eaux sombres du lac… Ils rencontrent aussi des fantômes… Tout cela n’est décidément pas très rassurant ! Vont-ils s’en sortir ? Une aventure au cœur des légendes écossaises pour rire et frissonner !

Au départ, Kimamila est le héros d’une méthode d’apprentissage de la lecture. Dans ces très courts romans écrits par Anne Loyer et illustrés par Nils, il est au cœur d’aventures fantastiques aux quatre coins du globe, avec ses amis Manu et Alorie. Le texte est très court, très simple, et laisse une grande place aux illustrations. À la fin de chaque ouvrage, on trouve un lexique des mots les plus difficiles et quelques jeux pour s’entraîner à la lecture.

Gafi est un fantôme. Un gentil fantôme, rassurez-vous.

Gafi à ParisAujourd’hui, notre gentil fantôme visite Paris avec la classe de ses amis. Lors d’une visite à Notre-Dame il se rappelle de son vieil ami Tino, un autre fantôme. Où habitait-il ? Il part à sa recherche : Opéra, métro, Tour Eiffel, bateau-mouche… La capitale n’a bientôt plus aucun secret pour lui. Retrouvera-t-il son vieux copain ?
Françoise Bobe nous raconte les aventures parisiennes de Gafi, le petit fantôme et vraiment, avec lui, on ne s’ennuie pas !

Gafi chez Toc-Toc ChefLe célèbre pâtissier de l’émission de télévision Toque Chef s’est tordu le poignet. Il ne pourra pas préparer son célèbre dessert Chocofolie lors de la prochaine émission. Heureusement, il croise la route de Gafi et de ses amis qui se proposent de l’aider et de passer derrière les fourneaux… Rien ne se passe vraiment comme prévu : gaffes et rires au programme !
Gafi chez Toc-Toc Chef, une histoire de cuisine pleine d’humour de Laurence Gillot.

9782092548479 Dans cette nouvelle aventure, Gafi le gentil fantôme emmène ses amis découvrir un vieux château qui appartient à sa famille depuis longtemps. Le comte Dracula y a élu domicile et rencontre les enfants. D’abord effrayés, très vite ils reprennent du poil de la bête et ne se laissent finalement pas impressionner par cette créature revêche aux grandes dents…
Gafi contre Dracula est l’histoire d’une rencontre un peu particulière !
9782092556573Rachid a très peur de l’eau. Alors que tout le monde s’amuse à la piscine, saute, plonge ou met la tête sous l’eau, Rachid est terrorisé. Aidé de Gafi et encouragé par ses amis, il réussira à vaincre progressivement ses craintes, pour profiter de ce bon moment entre amis.
C’est ce que nous raconte Stéphane Descornes dans ces deux aventures pleines d’humour du fameux petit fantôme.

Là encore, Gafi est au départ un héros de méthode de lecture. On le retrouve ici dans des aventures courtes, largement illustrées par Mérel, permettant aux plus jeunes de commencer à lire en autonomie. Les mots sont simples (on trouve un lexique en fin d’ouvrage pour les plus complexes), les phrases sont courtes et quelques petits jeux sont proposés dans les dernières pages pour s’amuser avec les mots et la lecture. Une série d’aventures pour prendre confiance et lire tout seul !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres ouvrages d’
Aurélie Guillerey (Bien fait pour vous, Ma mère est partout, Coquillette la mauviette et Le mystère des graines à bébé), de Mim (Puisque c’est comme ça, je m’en vais !), d’Anne Loyer (Lucien le magicien, Dans l’enfer d’Ecomode, La rentrée de Noé, La petite enquiquineuse et le vieux géant, Candy, Sur les quais, Ma grande sœur et Moi, Einstein, gardien de maizoo) et de Laurence Gillot (Lulu-Grenadine fait du vélo, Petit-Paul rentre de l’école et Lulu-Grenadine dort chez une copine). Retrouvez également notre interview d’Aurélie Guillerey et notre interview d’Anne Loyer.

Noé et Azote T1 : Un ami au poil !
Texte de Mim et Benoît Bajon, illustré par Aurélie Guillerey
Magnard dans la collection Mes premiers romans
5,90 €, 145 x 195 mm, 46 pages, imprimé en France, 2015.
Noé et Azote T2 : Super balèze
Texte de Mim et Benoît Bajon, illustré par Aurélie Guillerey
Magnard dans la collection Mes premiers romans
5,90 €, 145 x 195 mm, 46 pages, imprimé en France, 2015.
Noé et Azote T3 : Bienvenue chez les trolls !
Texte de Mim et Benoît Bajon, illustré par Aurélie Guillerey
Magnard dans la collection Mes premiers romans
5,90 €, 145 x 195 mm, 46 pages, imprimé en France, 2015.
Kimamila et le bébé panda
Texte d’Anne Loyer, illustré par Nils
Nathan dans la collection Kimamila
4 €, 121 x 179 mm, 27 pages, imprimé en France, 2014.
Kimamila et le voyage sur un nuage
Texte d’Anne Loyer, illustré par Nils
Nathan dans la collection Kimamila
4 €, 121 x 179 mm, 27 pages, imprimé en France, 2014.
Kimamila et la récré ensorcelée
Texte d’Anne Loyer, illustré par Nils
Nathan dans la collection Kimamila
4 €, 121 x 179 mm, 27 pages, imprimé en France, 2014.
Kimamila et le secret de la pyramide
Texte d’Anne Loyer, illustré par Nils
Nathan dans la collection Kimamila
4 €, 121 x 179 mm, 27 pages, imprimé en France, 2014.
Kimamila et la terre en colère
Texte d’Anne Loyer, illustré par Nils
Nathan dans la collection Kimamila
4 €, 121 x 179 mm, 27 pages, imprimé en France, 2014.
Kimamila à la montagne
Texte d’Anne Loyer, illustré par Nils
Nathan dans la collection Kimamila
4 €, 121 x 179 mm, 27 pages, imprimé en France, 2014.
Kimamila dans l’espace
Texte d’Anne Loyer, illustré par Nils
Nathan dans la collection Kimamila
4 €, 121 x 179 mm, 27 pages, imprimé en France, 2014.
Kimamila et le monstre du Loch Ness
Texte d’Anne Loyer, illustré par Nils
Nathan dans la collection Kimamila
4 €, 121 x 179 mm, 27 pages, imprimé en France, 2014.
Gafi à Paris
Texte de Françoise Bobe, illustré par Mérel
Nathan dans la collection Gafi raconte
4 €, 120 x 180 mm, 31 pages, imprimé en France, 2014.
Gafi chez Toc-Toc chef
Texte de Laurence Gillot, illustré par Mérel
Nathan dans la collection Gafi raconte
4 €, 120 x 180 mm, 31 pages, imprimé en France, 2015.
Gafi contre Dracula
Texte de Stéphane Descornes, illustré par Mérel
Nathan dans la collection Gafi raconte
4 €, 120 x 180 mm, 31 pages, imprimé en France, 2014.
Gafi à la piscine
Texte de Stéphane Descornes, illustré par Mérel
Nathan dans la collection Gafi raconte
4 €, 120 x 180 mm, 31 pages, imprimé en France, 2015.

À part ça ?

La nature est incroyable !

Marianne

La chronique numérique : une bouffée de nature

Par 24 mai 2015 Numérique

PlantesPlantes, une appli de Tinybop, nous propose de découvrir la nature, le cycle des saisons, la faune et la flore.
Trois paysages sont proposés à notre exploration : forêt caducifoliée, désert aride et prairie tempérée. Chacun de ces paysages constitue un biome, un système vivant qui comprend des plantes, des animaux et des ressources et qui possède un climat qui lui est propre. On va partir à la découverte du fonctionnement de chaque biome. Pour cela, il va falloir jouer sur les interactions proposées par l’appli. Premiers éléments : les saisons et la météo. La roue des saisons, en bas de l’écran, permet de choisir sa saison : chaque mois y est représenté par une couleur. C’est l’hiver ? On tapote sur les nuages, et il se met à pleuvoir, on peut même déclencher un orage en frottant les nuages les uns contre les autres. Et pour faire du vent, il suffit de balayer l’écran du bout de son doigt. PlantesOn peut aussi choisir le moment de la journée : les plantes s’ouvrent et se ferment, les animaux vaquent à leurs occupations et s’endorment. En bougeant le curseur, on découvre ce qu’il se passe sous terre : les différentes couches de sédiments, les graines, les racines, les galeries souterraines creusées par des animaux et les terriers. Sur la droite de l’écran, une petite graine apparaît. Que se passe-t-il si on la plante ? Rien si l’on ne fait rien. Mais si l’on s’en occupe, qu’on l’arrose avec la pluie des nuages, qu’on lui donne du soleil, elle pousse !!! On peut alors approcher un animal, et oui on peut diriger les animaux en leur traçant leur chemin, pour observer les interactions entre faune et flore. Les animaux se nourrissent des plantes, et participent à leur pollinisation. Il est aussi possible de s’arrêter sur un arbre : on nous donne son nom, on voit ses feuilles et ses fruits, on apprend le fonctionnement de la photosynthèse et la reproduction des plantes. On peut bien sûr zoomer à tout moment pour observer de plus près la vie de la nature.
PlantesPlantes fonctionnent comme toutes les applis de Tinybop. L’enfant est livré à lui-même, il n’y a pas ou peu d’explications. C’est à lui d’explorer et de découvrir comment ça marche. Comme dans Le Corps humain (chroniqué ici), il peut enregistrer des questions en laissant son doigt appuyé sur un élément. Dans la section parentale, un PDF qui nous offre quelques pistes d’utilisation et des explications sommaires est disponible. Alors, c’est un peu déroutant au premier abord. Certains vont adhérer, d’autres non à ce mode d’apprentissage. Il reste que les illustrations, dues à Marie Caudry, sont magnifiques ; le bruitage sonore, qui reproduit les bruits de la nature, reposant et doux. Mais pour se servir de l’appli comme outil de connaissance, la présence d’un adulte est nécessaire

Toca NatureToca nature nous parle aussi, à sa façon, des écosystèmes. Voilà une super appli de Toca Boca dans laquelle il s’agit de créer un écosystème naturel : forêts, lac, montagnes, et de le peupler d’animaux. On crée un paysage et on le regarde évoluer.
Ça se présente ainsi : un plateau carré que l’on peut faire pivoter. En bas se trouvent les différentes boîtes à outils qui vont nous servir à modeler le paysage. On sélectionne le loup, puis on touche l’écran à l’endroit souhaité et la terre se plisse et se soulève pour faire apparaître une montagne. Le castor ? Et c’est un lac, ou même un océan, qui se crée sous nos yeux. Quelques arbres d’espèces différentes par-ci par-là (conifères de haute et de moyenne montagne, feuillus de forêt ou de plaine), Toca Natureet nous voilà dans notre propre univers. En utilisant la hache, on peut faire disparaître les arbres créés et changer son paysage. Chaque élément naturel est accompagné des animaux qui peuplent la zone : loups, biches, castors, ours, renards, oiseaux, lapins. Pour faire pivoter le plateau, on fait tourner le globe. En appuyant sur la loupe, on pénètre dans le monde ainsi créé et on peut s’y balader à son aise. En bas de l’écran apparaissent de nouvelles petites boîtes Toca Naturecontenant des baies, des glands, des poissons, des champignons pour pouvoir nourrir les animaux que l’on croise. Et l’on peut prendre des photos qui s’enregistrent dans la galerie photo de la tablette. Évidemment, on assiste aussi à la succession des jours et des nuits, et à ses corollaires : le soleil se couche, les animaux s’endorment, tout devient paisible et calme.
Le graphisme est assez sommaire, les lignes très géométriques, mais Toca Natureon reconnaît aisément les différents animaux. Quant à l’environnement sonore, il reproduit les sons de la nature, grognements d’animaux, chants d’oiseaux, etc. Le souci, et il est de taille, est que si on ferme l’appli, on ne peut revenir dans le monde créé, et il faut repartir depuis le début. C’est un peu dommage. Mis à part ça, Toca nature nous invite à une très chouette expérience !
Bande-annonce :

Plantes
Illustrations de Marie Caudry
Tinybop
Prix constaté : 2,99 € (Apple).
Toca nature
Toca Boca
Prix constaté : 2,99 € (Apple) et 2,69 € (Android).

 Erica

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