Pour l’instant je suis un garçon…*

*traduction de For today I’m a boy, Anthony and the Johnson

Alors que le festival Désir Désir continue de s’interroger sur le genre, Sandra, du très bon blog Maman Baobab, et moi avons décidé de faire une sorte de chronique croisée. Tous les deux nous vous parlons aujourd’hui de livres qui parlent du genre. Un livre en commun (Le garçon oublié de Jean Noël Sciarini) et un livre en plus (Le choix de moi d’Hervé Mestron pour Sandra et Mon frère ma princesse de Catherine Zambon en ce qui me concerne). Nous avons décidé de publier nos chroniques le même jour mais sans faire lire à l’autre ce que nous avions écrit. En espérant que cette chronique croisée vous amusera.

Mon frère, ma princesseAlyan est un garçon, il a cinq ans. Plus tard il sera une fille, en attendant il s’habille en fée. Sa grande sœur, Nina, doit vivre avec les moqueries à l’école. Quand on a un frère comme Alyan il faut assumer ! Et puis il y a leur mère qui ne comprend plus rien et leur père qui n’est pas vraiment là même quand il est avec eux.

Mon frère, ma princesse est une pièce de théâtre poignante, touchante avec une superbe écriture. Je l’ai lu les yeux humides, pris vraiment par ces personnages, ce qu’ils vivent. Le désarroi des deux filles de l’histoire, la naïveté de l’enfant, ce père qui ne vit que pour son travail et ne regarde plus personne chez lui même si Nina et sa mère font tout pour attirer son regard, pour qu’il pose enfin les yeux sur elles. C’est un très beau texte sur la recherche d’identité, sur la différence, le regard des autres, le harcèlement à l’école. Un questionnement sur le genre, qu’est-ce qu’une fille et qu’est-ce qu’un garçon. Sur la virilité et la féminité. Alyan ne comprend pas pourquoi les filles peuvent jouer au foot et aimer la poésie, mettre du rouge à lèvre et du vernis alors que les garçons n’ont le droit qu’au foot. Et c’est un magnifique texte sur la magie, la magie qui transforme les mamies en fraise tagada et les garçons en fées.

Le garçon bientôt oubliéToni a 16 ans… et il ne sait pas qui il est. Quand tout le monde parle de soi, Toni s’échappe quand vient son tour. Pourtant le jeune garçon en est persuadé, quelque chose va changer sa vie et il pense que ça sera une chanson. Un jour Toni trouve cette chanson et en effet tout est bouleversé.

Il y a deux façons d’appréhender ce très beau roman de Jean-Noël Sciarini ou en tout cas J’AI deux versions à cette chronique. Un peu comme dans Télérama avec un pour et un contre… sauf que les deux seraient écrits par la même personne. On va commencer par le contre (pour finir par le positif). Le livre m’a été « vendu » comme étant un livre sur la transexualité. Si c’est vraiment le cas, il y a un souci… l’histoire n’est absolument pas cohérente (personne, d’après ce que j’en sais, ne se réveille à 16 ans en se rendant compte de sa transexualité). Donc je pourrai partir du principe que la personne qui m’a dit que ça parlait de ça n’a pas compris l’ouvrage… Si par contre on voit dans ce roman l’histoire d’un garçon perdu, comme beaucoup d’adolescent, et qui veut se raccrocher à quelque chose (ce sera le chanteur Anthony Hegarty du groupe Anthony and the Johnson) alors on a un magnifique roman. Un roman sur le fanatisme extrême, cette façon dont les ados ont besoin parfois de devenir le clone de leurs idoles, de ne plus être eux-mêmes pour devenir « lui », cet être fantasmé. C’est un sujet que j’ai toujours trouvé captivant, comment certaines personnes peuvent abandonner leur vie par fanatisme pour une star, accepter toutes sortes d’humiliations et d’oubli de soi pour toucher celui qui a écrit une chanson qui leur semblait écrite pour eux (voir le sublime film F est est salaud). Ici Toni ne vit plus que pour la chanson For Today I Am A Boy, chanson dans laquelle il est répété Un jour je grandirai, je serai une femme magnifique (…) mais pour l’instant je suis un enfant, mais pour l’instant je suis un garçon (One day I’ll grow up, I’ll be a beautiful woman (…) But for today I am a child, for today I am a boy), et, lui qui avait l’impression de n’être personne, il va y trouver qui il est et il va devenir cette chanson. Jean-Noël Sciarini a une des plus belles plumes de la littérature jeunesse actuelle, ses romans sont toujours de très beaux textes, ils ne laissent pas indifférent, ils nous bouleversent, nous marquent. Chacun de ses romans reste en nous. Le garçon bientôt oublié est au choix un très mauvais livre sur la transexualité ou un livre absolument magnifique sur l’adolescence.
Retrouvez l’avis de Maman Baobab.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué deux romans de Jean-Noël Sciarini (Tarja et Les disparitions d’Annaëlle Faïer)

Mon frère, ma princesse
de Catherine Zambon
École des loisirs dans la collection Théâtre
6,60€, 125×190 mm, 61 pages, imprimé en France, 2012.
Le garçon bientôt oublié
de Jean-Noël Sciarini
École des loisirs dans la collection Médium
10,20€, 125×190 mm, 200 pages, imprimé en France, 2010.

A part ça ?

Demain Jean-Noël Sciarini sera avec d’autres à la mairie du XVIIème (Paris) pour y dédicacer ses ouvrages dans le cadre de La jeunesse fête le livre. Audren, Romuald, Dorothée de Monfreid, Janik Coat,… il y aura du beau monde ! Plus d’informations ici.

Gabriel

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Quand maman a peur

Tu lui serres la main ?
Cécilou Cécilou
Là tu m’étonnes beaucoup
On dit bien qu’il est sauvage
Et qu’il prend les enfants sages
Pour en faire du ragoût, du ragoût
Cécilou Cécilou
Là tu m’étonnes beaucoup !
Cecilou, Anne Syvestre

Aujourd’hui trois albums sur des mamans qui s’inquiètent… à tort (on notera que ce ne sont jamais les papas, eux sont forcément forts… Sous entendus sexistes de la littérature jeunesse, mais bref passons, ceci était une parenthèse).

Comment cacher un lionQuand un lion débarque au village forcément il n’est pas bien accueilli. Les villageois le coursent même pour le faire partir. Heureusement ce lion croise sur son chemin une petite fille qui le cache chez elle. Mais cacher un lion ce n’est pas aisé, même quand on a des parents très occupés.

Beaucoup d’humour et de tendresse dans Comment cacher un lion d’Helen Stephens. Une belle histoire d’amitié, très tendre, entre un lion et une petite fille. Un lion bien encombrant ! On sourit de le voir caché derrière le rideau de douche pendant que la maman se brosse les dents, ou s’amuser à sauter sur le lit avec son amie. comment cacher un lion.bmpOn parle aussi des a priori (forcément un jour les parents voient le lion et en ont peur, comme tous les adultes) parfois trompeurs, le lion n’est pas si méchant et se révèlera même finalement très utile aux villageois. Et si c’était le regard des enfants, vierge d’a priori, qui détenait la vérité ? Un album au charme anglais.

Bob le loup

Tiloup est malade, il souffre horriblement de son ventre, sa mère ne sait pas quoi faire quand il fini par s’effondrer sur le plancher de sa chambre. Elle crie par la fenêtre mais c’est Bob le loup qui arrive… l’affreux Bob le loup, celui à qui personne ne parle, celui dont on n’ose même pas prononcer le nom… que va-t-elle faire quand celui-ci lui propose d’amener son fils à l’hôpital ? Peut-on faire confiance à ce loup immense ?

BOB LE LOUPBob le loup est un magnifique livre sur les a priori signé Jean-Luc Le Pogam. Bien-sûr tout le monde juge Bob le loup sur son apparence, il est tellement grand et gros et… il n’a pas de maison ! Forcément ça effraie. Les illustrations de Ronan Badel mettent bien en valeur le côté terrifiant du personnage et la peur qu’il déclenche chez les autres. Je suis tombé sous le charme de cet album, une magnifique histoire avec une chute pleine d’humour et d’émotion.

On ne sait jamais...Ce petit lapin aimerait courir dans les champs, sortir, voir le monde mais comment le faire avec une maman qui a peur de tout ? Alors que tous les copains sont en maillot de bain, lui n’aura le droit de sortir qu’avec un bonnet et une écharpe… on ne sait jamais ! Mais attends, reviens petit lapin, et s’il pleuvait ? Sa maman lui donne un parapluie. Allez c’est parti ! Ah non et s’il y a le renard, vaut mieux prendre un bâton et une armoire à pharmacie ! C’est bon cette fois-ci ? Peut-être pas…

Ah ces parents inquiets qui ont une boule à l’estomac chaque fois que leur enfant doit faire quelque chose… s’ils ont un peu d’humour ils se reconnaîtront dans cet album qui se moque gentiment d’eux. Un texte très drôle signé Richard Marnier et illustré par Aude Maurel (j’avoue, personnellement, ne pas avoir accroché sur les illustrations). Et vous, vous êtes du genre à lui mettre un bonnet quand il fait moins de 18° C?

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages illustré par Ronan Badel (Émile veut une chauve-souris, Émile est invisible, Émile fait la fête, Émile veut un plâtre, La mémé de ma mémé, Tout ce qu’une maman ne dira jamais et Le pépé de mon pépé), un ouvrage de Richard Marnier et Aude Maurel (Est-ce la lune ?) et un livre d’Aude Maurel sans Richard Marnier (Le lion de Léonie) !

Comment cacher un lion
d’Helen Stephens (traduit par Rémi Stefani)
Casterman dans la collection Les albums casterman
13,95€, 285×255 mm, 30 pages, imprimé à Singapour, 2013.
Bob le loup
de Jean-Luc Le Pogam, illustré par Ronan Badel
PtitGlénat dans la collection Vitamine
11€, 255×285 mm, 30 pages, imprimé en Espagne chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
On ne sait jamais…
de Richard Marnier, illustré par Aude Maurel
Frimousse dans la collection maxi’BOUM
18€, 237×307 mm, 32 pages, imprimé en Malaisie, 2013.

A part ça ?

Envie de soutenir un joli projet ?

Gabriel

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Les invités du mercredi : Pélagie Lamenthe et Corinne Boutry ( + concours)

J’avais craqué sur les illustrations de Ma feuille, un très beau livre sorti chez L’école des loisirs et signé Claude K. Dubois (excusez du peu), j’ai eu envie de poser des questions à sa toute jeune illustratrice, Pélagie Lamenthe. J’espère vous la faire découvrir (si vous ne la connaissez pas déjà). A la suite de cette interview vous pourrez gagner un autre de ses albums, Pauvre Stupidon sorti aux Éditions Clochette. Ensuite c’est au tour de La chronique de, cette fois-ci c’est l’auteur/éditrice Corinne Boutry qui nous parle de son dernier coup de cœur… bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Pélagie Lamenthe

Pelagie LamentheQuel a été votre parcours ?
J’ai tout de suite compris que les études générales n’étaient pas faites pour moi. Je me suis donc dirigée vers les Arts Plastiques à St Luc Liège pour continuer mes études secondaires.
Ensuite, le vent m’a mené jusqu’en Supérieur, en illustration !
Bon, j’avoue je ne me voyais pas bien faire autre chose que dessiner : )

Quelle technique utilisez-vous ?
Je suis un peu (trop?) une touche-à-tout… J’adore tester, même si des fois ça finit à la poubelle au moins j’essaye. Faut tenter, faut s’amuser !
Mais la technique que j’affectionne le plus, c’est l’aquarelle !Ma feuille

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Mes lectures d’enfance… Difficile à dire, je suis née au milieu des livres d’illustration et des BD. Chez moi il y avait de tout dans la bibliothèque et le choix pour moi était souvent très compliqué.
J’ai passé des heures à chercher, à trouver, à lire, à fouiller et à rechercher encore …
Mais « mes histoires du soir » étaient : Ernest et Célestine, Tu ne dors pas Petit ours ?.

Quels sont les auteurs et illustrateurs actuels que vous aimez ?
J’avoue, je suis absolument amoureuse de Pomelo ! Il me fait rire, j’adorerais l’avoir dans mon potager… Il est drôle et attachant « c’est un mamé ! »
J’aime aussi beaucoup les illustrations de Nicolas Gouny,Pélagie Lamenthe son univers est un peu à part, tendre, plein de poésie et d’imagination… Mais toujours teinté d’humour !
Il y a tant de personnes dont j’admire le travail, cette question est vraiment complexe…

Quels sont vos projets ?
Chuuut Top secret ! Je peux juste vous dire que pour l’instant, nous tentons de faire un petit frère à Ma feuille ! Toujours avec le même héros (Télio) et Claude K Dubois.
J’ai aussi un projet personnel qui me tient énormément à cœur. Quelque chose de plus sombre et poétique… Mais vous serez bien entendu au courant au moment venu.

  • Pauvre Stupidon, illustration d’un texte de Maureen Dor, éditions Clochette (2013)
  • Ma feuille, illustration d’un texte de Claude K. Dubois, L’école des loisirs (2013)
  • Ou est mon doudou ?, illustration d’un texte de Stéphanie van Linthout, Gingerbread (2012)
  • Qui veut embrasser la grenouille ?, collectif, Racine (2012)

Retrouvez Pélagie Lamenthe sur son site : http://misspelagie.wix.com/pelagie-lamenthe et sur sa page facebook : https://www.facebook.com/Pelagie.lamenthe

Pauvre StupidonComme je vous l’annonçais avant cette interview, l’un de vous va gagner le très beau Pauvre Stupidon sorti aux Éditions Clochette, maison d’édition que je connais bien ! Allez je vais profiter de ce concours pour vous faire découvrir cette maison d’édition si vous ne la connaissez pas. Dites moi quelle est la chanson que vous préférez sur la page des chansons du site. Je tirerai au sort parmi les réponses laissées en commentaires et j’ajouterai une chance à ceux qui aiment la page facebook. Vous avez jusqu’à lundi 20 h ! Bonne chance à tous.


La chronique de… Corinne Boutry

Une fois par mois un acteur de la littérature jeunesse qu’on aime à La mare aux mots nous parle d’un livre qu’il a aimé. Cette fois-ci c’est Corinne Boutry qui s’y colle ! Merci à elle.

Le conteur

Il m’est arrivé un truc dingue. Quand j’ai reçu ce livre, je l’ai ouvert pour voir un peu de quel bois il se chauffait (il est très rare que je résiste, à la fois pour une « livre-olique » totalement incurable, ce n’est pas vraiment étonnant) et l’air de rien, j’ai lu 2-3 lignes, puis 4-5 et puis d’un coup d’un seul je me suis retrouvée à la fin du premier chapitre. Je n’avais vraiment pas le temps ce jour-là mais j’avais accroché et je n’ai pas mis longtemps à y revenir !

Je confirme donc une info qui circulerait en coulisses (dont je ne doutais pas, au demeurant) : oui, les adultes peuvent prendre du plaisir avec la littérature jeunesse. Si si, je vous assure, essayez vous verrez !

La quatrième de couverture nous propose un programme du tonnerre : une aventure palpitante entre réel et imaginaire. Et bien ce n’est pas de la publicité mensongère, on a même plus que cela.

Le style est agréable, l’écriture sans faille, les personnages attachants…

Côté intrigue, ça se tient parfaitement bien.

Le récit monte progressivement en puissance et malgré une chute un chouïa trop rapide, l’ensemble est très convaincant.

C’est un gros livre (donc il s’y passe plein de choses !!!) mais il est bien adapté aux jeunes lecteurs au niveau de son contenu, ce qui n’est pas toujours le cas.

Il constitue une belle initiation à la lecture de l’imaginaire, avec les ingrédients qui marchent (par exemple il y a une quête, mais c’est la base, me direz-vous !) tout en s’en démarquant (pas d’elfes, de nains et compagnie qui sont les figures habituelles de la littérature de l’imaginaire et de toute quête qui se respecte). Il s’agit là d’un petit garçon tout ce qu’il y a de plus normal (et pragmatique) qui passe dans le monde imaginaire des contes avec comme guide un drôle de chat qui parle. Bien sûr, au début il est incrédule, puis se trouve finalement au cœur d’une grande quête, presque sans le faire exprès. Il y a des passages très drôles, notamment dans le monde imaginaire où l’auteure semble prendre plaisir à bousculer les clichés et standards habituels. Tant mieux !

Et la bonne nouvelle is… il s’agit seulement du tome 1 !

Ce premier roman jeunesse des éditions Philomèle est une vraie réussite ! Vivement la suite.

Le conteur, tome 1 L’enfant qui n’aimait pas rêver de Lorraine S. Heymes, Editions Philomèle.

Corinne BoutryCorinne Boutry est auteur et éditrice (Éditions Mazurka).

Sa bibliographie :

Retrouvez plus d’informations sur Corinne Boutry sur son blog : http://www.depagesenpages.wordpress.com.

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Des contes à écouter

Aujourd’hui, je vous présente deux livres-audio des éditions Le livre qui parle.

contes inédits andersen

Quand on vous dit « Les contes d’Andersen », vous pensez certainement à La petite sirène, Le vilain petit canard, Les habits neufs de l’empereur, ou bien encore La princesse au petit pois.

Mais il y a fort à parier que les trois histoires proposées dans ce CD ne vous évoquent pas grand-chose. Et pourtant, elles méritent d’être connues !
On commence avec Le compagnon de voyage qui raconte la quête de Johanne, un jeune garçon qui doit répondre à trois questions pour pouvoir épouser la belle mais terrible princesse qu’il convoite… Puis, on fait la connaissance du Petit Ole Ferme-L’oeil, un lutin qui rend visite chaque soir à Hjalmar pour lui raconter une histoire et l’endormir… Enfin, on découvre le quotidien et la vie d’un Goulot de bouteille, prétexte pour raconter une très belle histoire d’amour.

Quand on découvre ces trois récits, adaptés par Joël Jarretie et racontés par une quinzaine de comédiens différents et talentueux, on comprend mieux pourquoi les histoires d’Hans Christian Andersen ont traversé les siècles. Aventure, action, amour, mais aussi magie et humour : il ne manque rien ! On prend du plaisir à écouter ces trois histoires originales, en se laissant charmer par les voix vivantes qui les racontent !

Petite princesse

Je ne connaissais pas non plus Petite Princesse, un conte de Frances Burnett qui raconte l’histoire de Sara Crewe, une petite fille élevée par son père qui décide de l’envoyer parfaire son éducation dans l’école de Miss Minchin. Il ne fait pas ça pour se débarrasser de son enfant, mais vraiment pour lui offrir le meilleur… Pourtant, lorsqu’il meurt, et que Sara se retrouve confiée pour de bon à l’Institution, cette Miss Minchin va se révéler sous son vrai jour et faire vivre un véritable enfer à la fillette. Heureusement, elle est courageuse, entourée d’amies, et garde toujours un regard émerveillé sur le monde et sur Londres qu’elle ne peut admirer que de sa petite lucarne.

Racontée et jouée par Macha Méril, et de nombreux autres conteurs (dont Raphaëlle Moussafir, l’auteur de Du vent dans mes mollets), cette belle histoire se présente sous la forme de trois disques à écouter d’une traite (soit 3h30) confortablement installé chez soi ou bien lors d’un long trajet sur la route des vacances par exemple. Mais grâce au découpage en chapitres, on peut aussi savourer chaque jour un petit morceau de cette belle histoire de la fin du XIXième siècle qui nous plonge dans le quotidien de cette courageuse petite fille. Un CD audio pour découvrir ou redécouvrir le plaisir de découvrir les histoires uniquement par l’oreille !

Quelques pas de plus…
Retrouvez d’autres chroniques d’histoires à écouter, présentées uniquement sous forme de CD audio: Contes du diable des gourmandises, La troisième vengeance de Robert Poutifard, Le professeur a disparu, La cigale et la fourmi et autres fables.
Nous avons aussi chroniqué plusieurs adaptations de contes d’Andersen : Le Rossignol et l’empereur de Chine, un CD regroupant plusieurs de ses contes, La petite fille aux allumettes illustré par Fabrice Backès, Les habits neufs de l’empereur illustré par Parastou Haghi et un recueil sorti chez Lito, Contes d’Andersen.


Contes inédits : Le compagnon de voyage, Le petit Ole Ferme l’oeil, Le goulot de Bouteille
de Hans Christian Andersen adapté par Joël Jarretie
Le livre qui parle
17 €, 1 CD Audio, durée 1h05, 2012
Petite Princesse
de Frances Brunett adapté par Joëlle Tiano
Le livre qui parle
18,50 €, 3 CD Audio, durée 3h30, 2012

A part ça ?

Jusqu’au dimanche 26 Mai, la Gaité Lyrique propose le festival Capitaine Futur et les super pouvoirs avec ateliers, expositions interactives, contes et spectacles pour imaginer le monde de demain. Plus de renseignements sur le site du festival.

Marianne

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Contes et pièces avec des sorcières… entre autres !

Un recueil de contes néérlandais et du Pierre Gripari en théâtre et en contes.

Qui a peur de la méchante sorcièreLe lièvre, le hérisson et le hibou vivent en toute amitié dans la forêt, tout se passerait bien si leur voisine n’était pas une méchante sorcière ! Enfin méchante… quand elle est malade nos trois amis lui préparent sa soupe et elle-même aide le hérisson à construire sa cabane, donc pas si méchante que ça !

Coup de cœur pour ce joli livre où sont ici compilées dix histoires écrites par un auteur jeunesse néerlandais, Hanna Kraan. Entre Gripari et Winnie l’ourson, des contes drôles et poétiques dans lesquels il est question de partage, d’amitié, d’entraide,… Ce sont vraiment de beaux contes sans mièvrerie, que les enfants prennent énormément de plaisir à écouter (et nous à lire). Ma fille (5 ans) a adoré ces histoires et était toujours pressée de savoir la suite (quand, fatigué, je divisais l’histoire en deux) ou de découvrir l’histoire suivante. Certains personnages sont extrêmement drôles (notamment le hérisson, toujours en train de ronchonner et souvent avec une phrase « en boucle », qu’on s’amuse à répéter). Esthétiquement c’est un beau livre avec son dos toilée et ses illustrations pleines de vie. Si vous aimez les contes pleins de malice, je vous conseille fortement de rencontrer cette méchante sorcière là… je pense que vous ne la trouverez pas si méchante que ça vous non plus…

HUIT FARCES POUR COLLÉGIENS.Monsieur Pierre, Bachir, Nadia et la sorcière du placard à balais (qui osera dire « Sorcière sorcière prends garde à ton derrière » ?) sont de retour ! Ils ne sont pas venus seuls il y a aussi un ange qui a perdu ses ailes, un paysan qui veut vendre sa femme comme bourricot, un géant amoureux aux chaussettes rouges, un démarcheur chez le psy, une fée du robinet et des personnages de conte qui ont rendez-vous chez un certain Charles Perrault.

Certains de ses personnages vous disent quelque chose ? C’est normal, ils étaient présent dans les contes de Pierre Gripari, les voici héros de pièces de théâtre ! Huit farces pour collégiens regroupe donc huit pièces avec l’esprit si particulier et si drôle de Pierre Gripari. J’aime décidément beaucoup la plume de cet auteur, il a su adapter parfaitement son univers loufoque dans ces pièces (qui se lisent avec autant de plaisir que les contes).

Et puisqu’on parle de Pierre Gripari

Les contes de la folie MéricourtUn jeune pêcheur qui va devoir faire preuve de malice face à une sorcière et à sa fille, un personnage tout de glace à qui il vaut mieux bien parler, un enfant transformé en merle et les dix autres contes qui forment Les contes de la Folie-Méricourt (que j’avais déjà chroniqué ici) ressortent dans un très beau livre (grand format, dos toilé, beau papier, illustrations de Claude Lapointe). Ces contes sont des petites merveilles d’humour et de poésie, on trouve ici des contes russes et grecs et des contes nés de l’imagination de Pierre Gripari. Un très beau livre cadeau.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué plusieurs livres de Pierre GripariContes d’ailleurs et d’autre part, Contes de la rue Broca, l’intégrale (déjà illustré par Claude Lapointe), Les contes de la folie Méricourt, Sept farces pour écoliers (déjà illustré par Till Charlier) et Histoire du prince Pipo, de Pipo le cheval et de la princesse Popi. Nous avons aussi déjà chroniqué un autre livre illustré par Till Charlier, La boulangerie de la rue des dimanches.

Qui a peur de la méchante sorcière
de Hanna Kraan (traduit par Anne-Lucie Voorhoeve), illustré par Annemarie van Haeringen
Syros
14€, 153×220 mm, 121 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Huit farces pour collégiens
de Pierre Gripari, illustré par Till Charlier
Grasset Jeunesse
dans la collection Gripari Théâtre
9€, 130×180 mm, 205 pages, imprimé en France, 2013.
Les contes de la folie Méricourt
de Pierre Gripari, illustré par Claude Lapointe
Grasset Jeunesse
23€, 235×247 mm, 144 pages, imprimé en Espagne, 2013.

A part ça ?

Ce week-end, à Paris c’est le Festival de l’Oh ! Lectures, heure du conte bilingue français/langue des signes, piscine à livres,… cliquez ici pour voir toute la programmation.

Gabriel

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