Dis, tu peux lui demander… ? (5/8)

Cet été, vous pourrez lire, tous les mercredis, une question d’enfant et la réponse d’auteurs, illustrateur-trice-s, éditeur-trice-s… Les enfants ont été nombreux à nous envoyer des questions, nous en avons choisi huit. Après les questions de Tristan, Daphné et Rose les semaines passées, aujourd’hui une autre question de Madeleine, 6 ans qui m’a proposé de demander aux auteurs, illustrateur-trice-s et imprimeur-euse-s : « Combien de temps ça prend pour faire un livre ? ». Matthieu Maudet, Michaël Escoffier, Antoine Guilloppé et deux imprimeurs ont accepté de lui répondre, vous découvrirez, en même temps qu’elle leurs réponses. ChacuneMON CHAT FAIT OUAF des questions retenues fait en plus gagner un ouvrage à l’enfant qui l’a posée. Cette question permet donc à Madeleine d’avoir la chance de recevoir, grâce aux éditions Glénat, l’album de Sandrine Beau et Céline Decorte, Mon chat fait ouaf !, une histoire pleine d’humour avec une double chute irrésistible. Vous pouvez retrouver notre chronique sur cet album ici.


« Combien de temps ça prend pour faire un livre ? » (Madeleine, 6 ans)

Matthieu Maudet :
C’est très variable, ça peut prendre 3 semaines, mais aussi 4 ans.
Tout dépend du type d’album, de l’histoire, des questions qui se posent en cours de route…

Le çaMatthieu Maudet est auteur et illustrateur. Il a sorti au mois d’avril Le ça (que nous avons chroniqué ici) avec Michaël Escoffier et il sortira à la rentrée Ouvre-moi ta porte avec le même Michaël Escoffier à l’école des loisirs. Vous pouvez retrouver ici une interview que nous avions réalisée de lui.
Le site de Matthieu Maudet : http://matthieumaudet.blogspot.fr.

Michaël Escoffier:
Entre le moment où moi (l’auteur) je commence à réfléchir à l’histoire, et celui où le livre sort, il s’écoule au moins un an et demi ou deux ans. Pour certains livres, c’est plus long. Il faut le temps que l’histoire mûrisse, il faut l’illustrer, trouver un éditeur, faire imprimer les livres, les envoyer partout en France… C’est assez long, et cela demande beaucoup d’énergie à des tas de gens pour qu’un livre existe.

Le chevalier noirMichaël Escoffier est auteur d’albums. Il a sorti il y a peu Le chevalier noir aux éditions Frimousse et il sortira à la rentrée, à l’école des loisirs, Ouvre-moi ta porte avec son complice Matthieu Maudet. Vous pouvez retrouver ici une interview que nous avions réalisée de lui.
Le site de Michaël Escoffier : http://michaelescoffier.canalblog.com.

Antoine Guilloppé :
Madeleine,
des fois on peut faire un livre en 15 jours, parce qu’on trouve tout, tout de suite.
L’histoire, les idées des images et après on fait les dessins du livre.
Mais le plus souvent, il se passe plusieurs mois entre le moment où on a une idée et le moment où on va tout finir.
Des fois, j’ai eu une idée en tête, mais j’ai attendu plusieurs années avant de faire vraiment le livre !
Quand on est auteur, on réfléchit tout le temps et ça chauffe la tête, alors on se repose pour continuer à trouver la suite de l’histoire un autre jour.
Si je dois donner un temps précis, je dirais 4 mois.

LITTLE MANAntoine Guilloppé est auteur et illustrateur. En octobre, il sortira cher Gautier Languereau, un album que nous sommes nombreux à attendre, Little Man. En attendant, vous pouvez découvrir des images de cet album ici.
Vous pouvez retrouver notre interview d’Antoine Guilloppé ici.

Ludovic Martin, directeur marketing du réseau PRINTYSHOP :
Pour faire un livre, il faut tout d’abord imprimer toutes les pages sur une sorte de très grande imprimante. Ensuite, il faut imprimer la couverture sur un papier qui est souvent plus épais que l’intérieur. Ensuite, on découpe les pages, on les accroche ensemble et on obtient le livre. Le temps de fabrication dépend surtout du nombre de pages à l’intérieur. Pour te donner un exemple, un petit livre de 12 pages peut être imprimé dans une journée. Alors qu’un gros livre comme une encyclopédie demandera près d’une semaine pour être imprimé.

Le site de PRINTYSHOP : http://www.printyshop.fr.

Christophe Douchain, responsable du département numérique Grand Format à l’Imprimerie SIB à Boulogne sur Mer:
Le temps que met un imprimeur dépend essentiellement du nombre de pages et surtout du nombre d’exemplaires. En imprimerie, le temps de travail se compte en nombres de feuilles roulées sur la presse par heure. Sur une feuille, il y a 8 pages. Une machine dite « offset » roule en moyenne 17.000 feuilles/heures. Une machine « dite » rotative peut aller jusqu’à 80.000 feuilles par heures. Mais il y a le travail de façonnage ensuite… Relier les pages ensemble, les couvertures à agrafer, etc.
En gros pour avoir une idée, il ne faut en général que quelques heures pour l’impression d’un livre.

Le site de l’imprimerie SIB : http://www.sibimprimerie.com.

Complètement toqués !

Tous aux fourneaux ! Mais ces livres de recettes ont quelque chose en plus !

bobby le cookieEt si on mangeait ? C’est le titre d’une collection de livres de recettes particulièrement bien pensés des éditions La palissade dont Bobby le cookie fait partie (Gabriel vous avait déjà parler d’Armand le fondant) ! Bobby est donc un cookie aux pépites de chocolat que nous propose de réaliser Loïc Limosin.
De la préparation des ustensiles et des ingrédients, à la sortie du four, on suit toutes les étapes de confection, joliment et clairement illustrées par Marie Quenotte. Les images sont vivantes, proches d’un album d’histoires plus que d’un livre de recettes, et les explications claires et suffisamment détaillées pour les enfants. J’ai testé, dégusté et me suis régalé ! Un seul regret : on a un peu peur d’emporter un si beau livre en cuisine, et d’y mettre les doigts sales pour tourner les pages !

Marine, la petite, ne mangerait bien que des pâtes. Wendy, la grande, va essayer de la convaincre qu’il est possible de préparer des recettes très simples et savoureuses. Les Sisters (héroïnes d’une collection de bande dessinée que vos enfants connaissent peut-être déjà, à l’image de ma petite sœur qui les aime beaucoup) passent en cuisine et nous font profiter de leurs meilleurs recettes ! Des pizzas, des cupcakes, la chichoumeille (dans ma région, on appellerait cela de la ratatouille), des sandwichs en forme d’animaux, des petits farcis, et même des samossas chocolat-roquefort (je vous avoue, je n’ai pas encore essayé…!) : il y en a pour tous les goûts !
Avec La cuisine des Sisters, Brigitte Carrère nous propose ainsi 11 recettes variées avec des explications claires et de belles photographies. A chaque fois, de petites informations complémentaires viennent s’ajouter (variante de la recette initiale, accompagnement possible, conseils,…) et c’est bien appréciable. Le tout prend place au milieu de gags des deux sœurs, écrits par Christophe Cazenove et gaiement illustrés par Wiliam ! C’est rythmé, drôle et bien pensé ! BD et cuisine font bon ménage !

Quelques pas de plus…
Retrouvez tous les livres de cuisine que nous avons chroniqués regroupés dans un album Pinterest.

Bobby le cookie
Recette de Loïc Limosin, illustrée par Marie Quenotte
La palissade dans la collection Et si on mangeait ?
8,50 €, 195 x 200 mm, 31 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014
La cuisine des Sisters
Recettes et photos de Brigitte Carrère, texte de Christophe Cazenove, illustré par William
Bamboo
10,60 €, 215 x 293 mm, 48 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014

A part ça ?

Ernest Zacharevic peint des fresques sur les murs en prenant en compte les éléments déjà présents.

Marianne

 

Animaux, garçons et filles

Aujourd’hui, je vous propose deux courts romans.

Ça déménage au 6BGrégoire n’est pas du genre élève brillant, au grand désespoir de ses parents qui se demandent ce qu’ils vont en faire. Sa sœur, elle, les satisfait. Grégoire a pourtant une passion : les NAC, autrement dit les Nouveaux Animaux de Compagnie. En cachette de ses parents, il élève dans la cave des serpents, araignées et scorpions. Mais un jour, l’électricité est coupée dans les caves et Grégoire doit trouver une solution d’urgence ou ses amis mourront…
On retrouve la Muriel Zürcher de Papa Yaga, roman pour lequel j’avais eu un énorme coup de cœur. Amitié transgénérationnelle (Grégoire va sympathiser avec un vieux monsieur qui vit dans l’immeuble), difficulté de dialogue avec les parents… et le tout raconté avec humour et tendresse. On y parle aussi d’amitié, d’amour, de différence, d’entraide, de la vieillesse, de tout ce que nous apportent les animaux de compagnie, de trouver sa voie.
Même si personnellement j’ai beaucoup de mal avec ces histoires de NAC (les animaux sont quand même mieux dans leur milieu naturel), encore un beau roman signé Muriel Zürcher, un roman fort, riche.

Quandje porte la culotte Corentin se réveille, il ne reconnaît plus sa chambre et surtout il s’aperçoit qu’il n’a plus de zizi ! Pour sa mère, ça semble normal, comme s’il avait toujours été une fille et à l’école c’est le même délire…
Quand Corinne se réveille, il lui arrive la même chose, mais en sens inverse, elle est devenue un garçon et ça semble ne choquer personne…
On avait beaucoup entendu parler de ce double roman Je porte la culotte (de Thomas Gornet) et Le jour du slip (d’Anne Percin) quand des illuminés avaient décidé de bombarder le blog La soupe de l’espace qui en parlait. En plein débat sur le genre, des jeunes qui changent de sexe, pensez donc !
C’est donc après en avoir énormément entendu parler que j’ai lu ce court roman… et je suis un peu embêté…
Je suis embêté, car j’aime beaucoup Thomas Gornet. Je lis en ce moment même L’amour me fuit, que je trouve vraiment très beau et j’avais beaucoup aimé Qui suis-je ? (chroniqué ici) qui d’après moi bousculait les clichés (sur l’homosexualité)… chose que je ne peux pas dire ici ! J’ai trouvé que Je porte la culotte et Le jour du slip étaient un catalogue de clichés sexistes. Les filles et les garçons ne se mélangent pas, les filles poussent des cris stridents en demandant à leurs copines de refaire leurs coiffures, les garçons ont des portes manteaux digimon et n’embrassent absolument pas leurs mères, les garçons jouent aux jeux vidéos et pas les filles, à la cantine les garçons sont resservis sans arrêt quand les filles, elles, doivent réclamer, les mecs ça pète ce qui fait rire les copains… AU SECOURS ! Je me serais cru dans une version pour ado de Les hommes viennent de Mars les femmes de Vénus
Le jour du slipDu coup, me rappelant à quel point un grand nombre de blogueurs avaient défendu ce livre je suis allé lire des billets, voir si c’est moi qui avais un souci (ou si je ne décelais pas l’ironie, la caricature sexiste pour faire réagir) et je crois que j’ai trouvé ma réponse sur le blog Mille et une frasques « car il y a d’énormes différences entre un garçon et une fille. Si, si, nous sommes différents, ça n’a échappé à personne… » et c’est là mon souci… je ne pense pas qu’un garçon et une fille soient différents ou du moins pas plus différents que deux garçons entre eux ou deux filles entre elles, je ne pense pas que ce qu’on a entre les cuisses fait qu’on est ceci ou cela, qu’on aime ceci ou cela, qu’on se comporte comme ceci ou cela. Personnellement, l’ado que j’étais était plus proche de la caricature des filles du roman que des garçons (quelqu’un qui pète ne m’a jamais fait rire, entre autres). Je trouve ça dommage de continuer à conforter ces idées sexistes dans la littérature jeunesse, de continuer de dire qu’un garçon doit être de telle façon et une fille d’une autre… sinon c’est qu’il y a un souci, un échange de sexe ! Si vous êtes différents, si vous n’êtes pas comme des caricatures genres c’est que vous avez un souci…
Écrire tout ça m’embête un peu, une nouvelle fois, car j’aurais aimé défendre ce roman descendu par des bas du front et, encore une fois, j’aime beaucoup Thomas Gornet, mais je ne peux pas dire du bien d’un tel roman…
Retrouvez les avis, plus positifs, de Maman Baobab, Les lectures de Liyah, Alias Noukette, Les livres de Dorot’, A lire au pays des merveillesBric a book, Qu’importe le flacon

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Muriel Zürcher (Série Livranimo, Cro-magnonLe tourneur de page, T.3 Au-delà des temps, Le gang des gigoteurs, Le voleur de lunettes, Papa Yaga, Krok Mais, Le tourneur de page, tome 2 : Vers l’inconnu, Le tourneur de page – T1 : Passage en outre-monde et La perle volée) et Thomas Gornet (Qui suis-je ?). Retrouvez aussi notre interview de Muriel Zürcher.

Ça déménage au 6B
de Muriel Zürcher
Éditions Thierry Magnier
7,20 €, 120×210 mm, 76 pages, imprimé en France, 2014.
Je porte la culotte / Le jour du slip
de Thomas Gornet et Anne Percin
Rouergue dans la collection boomerang
6,50 €, 120×168 mm, 64 pages, imprimé en France, 2013.

À part ça ?

Comment est né le Prince de Motordu ? La réponse de Pef.

Gabriel

On écoute des histoires ?

Une nouvelle sélection de CD et livre-CD qui nous proposent d’écouter des histoires.

Coco et son potAlors que Coco est invité chez Max, il fait pipi dans son pantalon. De retour à la maison, Maman a acheté un pot et il est chouette ! Il a une forme de tortue. Coco adore s’amuser avec, le pousser sur le sol, mettre des choses dedans… Mais pendant ce temps, Coco continue de faire pipi dans son pantalon…
Coco et son pot est joliment habillé, musicalement parlant. Piano, clarinette, violon et batterie accompagnent cette histoire de pot. À la fin de l’histoire, on peut même écouter juste les instruments. De l’éveil musical donc, accompagné d’une histoire et le tout dans un joli livre cartonné. Vraiment agréable à écouter.

Unl'Apprenti sorcier apprenti sorcier profite de l’absence de son maître pour utiliser la magie afin de nettoyer la caverne. Seulement, autant il a réussi à commander au balai d’aller chercher de l’eau et de la verser sur le sol, autant il ne se souvient plus comment l’arrêter. Et voilà que le balai apporte de l’eau, et encore de l’eau, et encore de l’eau, remplissant petit à petit la pièce sous l’œil impuissant de l’apprenti sorcier.
Grand classique, L’apprenti sorcier est ici raconté en intégralité sur la musique originale de Paul Dukas ! Un texte et une musique qui nous plongent dans une vraie ambiance, dans ce monde où les sorciers règnent sur la Terre et sur les hommes. C’est une magnifique version, captivante que nous offrent les éditions Eponymes.
Extraits.

Connaissez-vous3 Little Cochons les 3 little cochons ? Il y a le plus petit, surexcité en permanence, qui saute partout, puis il y en a un moyen qui se plaint tout le temps et qui traîne des pieds et le plus grand qui ressemble à un prof de maths et qui est quand même un peu rabat-joie. Alors qu’ils se promènent en forêt, un jeune loup fainéant les surprend, les épie et les regarde se construire chacun une maison. Le premier fit une maison un peu étrange bourrée de faute d’orthographe, le second une où il peut manger toute la journée tout en surfant sur internet, le troisième, enfin, une maison écoresponsable. Leurs maisons seront-elles résistantes face au loup ?
3 little cochons and the loup est une version moderne des trois petits cochons, vous l’aurez compris. Sur fond de musique Jazz, on suit donc les aventures de ces trois héros et du loup qui n’est jamais loin. On parle d’orthographe, d’écologie, de Facebook, de malbouffe… on entend des mots comme relou, google earth et même XPTDR… on entend des bruits modernes (genre le bip des clefs de voiture), on mélange le français et l’anglais (comme dans le titre)… Bref, on est assez éloigné des contes classiques ! Et sincèrement… là pour le coup je préfère les classiques. Mais c’est une histoire de goût. Ma fille, elle, a tout de suite accroché, a aimé les jeux de mots. Comme quoi…
Extraits.

MartinMisser ou les ratounes de papi s’est toujours demandé pourquoi son grand-père n’avait pas de dents. Un soir, il ose et lui pose la question. Celui-ci lui répond qu’on les lui a volées. Cette nuit-là, dans son sommeil, Martin va partir à la recherche des dents de son grand-père et pour ça rencontrer des personnages parfois sympathiques… parfois terrifiants !
C’est une jolie histoire que celle de Martin… mais une histoire assez effrayante ! Misser, que Martin va rencontrer, est un bouc qui fait peur, avec une voix sur laquelle on a rajouté de l’écho… bref, évitez cette histoire si vous avez des enfants sensibles !
On parle de l’amitié intergénérationnelle, de l’amour d’un petit fils pour son grand-père, de l’imaginaire des enfants… une histoire un peu magique, joliment racontée.
Extraits.

Quelques pas de plus…
Toutes les histoires sur CD que nous avons chroniquées sont regroupées ici.

Coco et son pot
Texte de Paule du Bouchet, illustré par Xavier Frehring, raconté par Marion Stalens, sur une musique de Marie-Jeanne Séréro
Gallimard Jeunesse dans la collection Éveil Musical
12,50 €, 150×150 mm, 16 pages, durée : 11min. environ, imprimé en Pologne, 2014.
L’apprenti sorcier
Texte de Francis Scaglia d’après Goethe, raconté par Jacques Alric et Francette Vernillat, musique de Paul Dukas interprétée par l’Orchestre symphonique NBC
Éponymes
Prix conseillé : 15 €, durée : 22 min. environ.
3 Little Cochons and the Loup
de Heavy Fingers, livret illustré par Claire Chavenaud
Éponymes
Prix conseillé : 13 €, durée : 43 min. environ.
Misser ou les ratounes de papi Chanot
Texte de Mathias Berthier, raconté par Michel Toty
Éponymes
Prix conseillé : 13 €, durée : 46 min. environ.

À part ça ?

Un peintre recrée les tableaux les plus célèbres avec des Playmobils.

Gabriel

Passion des livres ou de la musique

Célébrons l’amour des livres et de la musique !

le dévoreur de livresUne drôle de créature arrache les pages des livres et les mâche avec force ! C’est Le dévoreur de livres ! Heureusement qu’une petite fille va aller à sa rencontre, et lui montrer comment se comporter avec ces objets précieux et qui détiennent tant de pouvoirs. On peut voyager dans l’espace, au temps des dinosaures, découvrir des recettes ou des contes de fées ! Vive la lecture, à dévorer uniquement avec les yeux et l’imagination !
Justine Clarke et Arthur Baysting nous présentent une histoire enlevée et pleine d’humour sur le rapport si particulier que l’on peut entretenir avec le livre et la lecture et les illustrations de Tom Jellett sont originales, donnant l’impression d’un vrai voyage au cœur des histoires ! Un album gai et tendre pour rendre hommage à la force de la lecture !

pousse pianoAvez-vous déjà voyagé au cœur d’un piano à queue ? C’est ce qui arrive à ce petit garçon, qui se hisse et trébuche tête la première dans le ventre de l’instrument. Il embarque alors pour un fabuleux voyage musical, au fond des océans, dans les steppes, ou dans le ciel.
Pousse Piano ou la symphonie des nouveaux mondes est un magnifique album sur la force de la musique et de l’imagination. Les mots de Gilles Baum sont poétiques et imagés, et les illustrations de Rémi Saillard particulièrement splendides : elles s’étalent sur toute la longueur de ce grand album, colorées et oniriques. Préparez-vous à un fabuleux voyage !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de Gilles Baum (Une fraise en hiver, Un mur sur une poule, J’ai adopté une crocodile) et Rémi Saillard (Ogres et ogresses, Petit Beignet rond et doré, Rois et reines de France, Les histoires des musiciens de Brême racontées dans le monde, Au chat et à la souris, Dans ma rue, et Ami ou ennemi ?).

Le dévoreur de livres
Texte de Justine Clarke et Arthur Baysting (traduit par Anne-Judith Descombey), illustré par Tom Jellett
Circonflexe
13 €, 318 x 257 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2014
Pousse Piano ou la symphonie des nouveaux mondes
Texte de Gilles Baum, illustré par Rémi Saillard
Le baron perché
16 €, 245 x 337 mm, 32 pages, imprimé en Italie, 2004

A part ça ?

Sipho Manoba installe des origamis géants dans divers lieux d’exposition !

Marianne