La mare aux mots

L’ours et la petite fille

Par 26 septembre 2016 Livres Jeunesse
gabriel

Aujourd’hui, je vous présente un ours irrésistible et une petite fille à l’imaginaire productif.

Björn, six histoires d’ours
de Delphine Perret
Les fourmis rouges
12,50 €, 150×210 mm, 64 pages, imprimé en Italie, 2016.
Le pain
de Nour Azuélos et Mathilde Chèvre
Le port a jauni dans la collection Les aventures de Zoé
5,50 €, 100×100 mm, 32 pages, imprimé en France, 2016.
La soupe
de Mathilde Chèvre
Le port a jauni dans la collection Les aventures de Zoé
5,50 €, 100×100 mm, 32 pages, imprimé en France, 2016.

Il n’y a pas que les livres dans la vie : loisirs créatifs et mode

Par 24 septembre 2016 Loisirs Créatifs et Cahiers d'activités
gabriel

Aujourd’hui, on crée et on joue avec la mode.

Princesses Fashion
Texte d’Alda Bournel, illustration de Sophie Griotto
De la Martinière Jeunesse
14,90 €, 157×240 mm, imprimé en Chine, 2016.
Mes poupées de papier
Texte de Fiona Watt (traduit par Déborah Cixous), illustré par Simona Bursi
Usborne
13,95 €, 245×312 mm, imprimé en Chine, 2016.
La mode des années 1920 à colorier et La mode des années 1960 à colorier
Texte d’Emily Bone et Abigail Wheatly (traduit par Déborah Cixous et Caroline Slama), illustrés par Antonia Miller et Simona Bursi
Usborne
6,95 € chacun, 217×251 mm, imprimé en Chine, 2016.

1,2,3…

Par 23 septembre 2016 Livres Jeunesse
gabriel

Aujourd’hui, on va apprendre à compter de façons très originales, vous êtes prêt.e.s ?

9 petits chats
de Michael Grejniec (traduit par les Éditions Philippe Picquier)
Picquier Jeunesse
12,50 €, 225×225 mm, 32 pages, imprimé en Lituanie, 2016.
Histoires de points
d’Andy Mansfield
Seuil Jeunesse
15 €, 190×190 mm, 24 pages, imprimé en Chine, 2016.
Compter avec un monstre
de Patrick Pasques
Points de suspension
8 €, 141×160 mm, 24 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2012.

Au cœur de la nuit, tout n’est pas gris !

Par 22 septembre 2016 Livres Jeunesse
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Aujourd’hui, je vous propose trois albums qui nous font découvrir de nouvelles façons de voir les choses, deux documentaires et un manuel de sagesse.

Petits animaux de la nuit
texte d’Anne Jankéliowitch, illustré par Delphine Chedru
De la Martinière Jeunesse
14,90 €, 307×217 mm, 46 pages, imprimé en Chine, 2016.
Les P’tites planètes. Astronomie
texte de Fleur Daugey, illustré par Chiara Dattola
Les éditions du Ricochet
8,50 €, 190×190 mm, 32 pages, imprimé en Pologne, 2016.
Les meilleures réflexions d’une grenouille
de Kazuo Iwamura (traduit par Paul Paludis)
Casterman
15,95 €, 260×200 mm, 128 pages, imprimé en Roumanie, 2016..

Les invité.e.s du mercredi : Christophe Nicolas et Gwenaëlle Doumont (+ concours)

Par 21 septembre 2016 Les invités du mercredi
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Aujourd’hui, c’est Christophe Nicolas qui a accepté de répondre à nos questions. Avec lui, on parle de son tout nouvel album (qui est d’ailleurs à gagner à la suite de cette interview), de la série Tétine Man et de son parcours. Puis c’est l’auteure/illustratrice Gwenaëlle Doumont l’invitée de notre rubrique Le coup de cœur/coup de gueule. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Christophe Nicolas

christophe nicolasVous venez tout juste de sortir « Le doudou de la directrice » chez Didier Jeunesse, les directrices ne sont pas souvent mises en avant dans les livres jeunesse, vous vouliez réparer cette injustice ?
J’ai remarqué que c’était un personnage super important pour les enfants. Et pour les autres personnels de l’école. D’ailleurs, quand elles/ils sont un peu nullos (mais ça n’arrive presque jamais…), c’est la catastrophe pour tout le monde.

Comment est né Tétine Man, le héros que vous avez imaginé avec Guillaume Long ?
J’ai eu trois garçons, très portés sur la tétine. Le dernier très très porté sur la tétine. Il a hérité du surnom et j’ai écrit ces histoires pour lui. Il a fini par lâcher sa tétine vers l’âge de 5 ans, peu avant la parution du 1er tome de la série. Il ne s’est pas trop retrouvé dans le personnage qui selon lui « exagère »…

Tétine ManLe titre du dernier tome, Tétine Man vous salue bien, fait peur… rassurez-nous on va revoir Tétine Man ?
Avec Guillaume Long, on a décidé en effet que ce serait le dernier. Guillaume a beaucoup de choses à dessiner, ses recettes, d’autres projets… Des raisons de se réjouir quand même, donc !

Un autre de vos personnages m’avait particulièrement plu, le Professeur Tagada. Depuis 2013, j’espère le recroiser, une suite prévue ?
Ha oui, on voudrait bien faire un genre d’encyclopédie historique. Un livre pour parcourir l’histoire, depuis les premières bactéries jusqu’à Michael Jackson. Il y aura le Professeur, son assistant Tsoin-Tsoin, un combi Wolkswagen magique et trois loupiots, Mona, Tom et Harold. Je voudrais que ce soit une aide aux repères chronologiques pour les écoliers de 7-10 ans. Nous avons commencé à y réfléchir un peu sérieusement. Parution à la rentrée 2017 si les vents porteurs sont de la partie.

Vous êtes auteur, mais vous avez aussi travaillé pour J’aime Lire, parlez-nous de votre parcours ?
J’ai fait plein de choses dans l’édition, lecteur de manuscrits, correcteur, rewriter, éditeur de romans pour les 8-13 ans chez Casterman entre 1995 et 2001, romancier contemporain déprimé au Serpent à plumes et au Seuil, et éditeur des fictions de J’aime lire jusqu’il y a deux ans. J’aime lire propose des petits romans de 15 000 signes qui doivent être lisibles même par les plus rétifs à la lecture. Je lisais les projets soumis à la rédaction, les proposais au comité de lecture et les éditais du mieux possible (coupes, travail sur le scénario, syntaxe). J’ai rencontré là des auteur-e-s formidables. Je suis aujourd’hui rédacteur pour la revue Astrapi, où je m’occupe entre autres de la rubrique philo, « La question ».

Le doudou de la directriceQuelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescent ?
Tout ce qui me tombait sous la main… J’avais un copain dont le papa était éboueur, il nous rapportait des tonnes de trucs. Picsou, Arthur et Zoé, Petzi, Oui-Oui, Jojo Lapin, les Six compagnons, les BD cheap genre Blek le Roc ou Captain Swing, Astérix, Gaston, Lucky Luke, Tintin, le Petit Nicolas… La littérature jeunesse telle qu’on la connaît aujourd’hui n’existait pas trop à mon époque. Ado, j’ai adoré les livres de Jacques Lanzmann, le parolier de Dutronc, que j’empruntais à la bibli. Je suis resté un lecteur boulimique et très éclectique.

Quelques mots sur vos prochains ouvrages ?
Un prof Tagada est donc dans les tuyaux. Et aussi une histoire de fruits et légumes qui quittent leur frigo pour vivre une vie d’aventures, avec Estelle Billon-Spagnol, si on avance bien comme on a dit qu’on ferait. La suite de l’Apprenti chevalier que j’écris avec mon grand poteau Rémi Chaurand pour les premières lectures de Nathan. Et aussi une série pour les petits mettant en scène des affreux marmots avec Anouk Ricard, chez les Fourmis rouges. Et après, on verra bien !

Bibliographie jeunesse (sélective) :

  • Le doudou de la directrice, album illustré par Maurèen Poignonec, Didier Jeunesse (2016).
  • Série L’apprenti chevalier, romans co-écrits avec Rémi Chaurand, illustrés par Bérangère Delaporte, Nathan (2011-2016), que nous avons chroniqué ici et .
  • série Tétine Man, BD illustrées par Guillaume Long, Didier Jeunesse (2011-2016), que nous avons chroniqué ici et .
  • Henri ne veut pas aller au centre de loisirs, album illustré par Ronan Badel, Didier Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • La fabuleuse méthode de lecture du Professeur Tagada, album illustré par Guillaume Long, Didier Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Les Aventures Agricoles d’Harry l’Agriculteur, roman illustré par Ronan Badel, Albin Michel jeunesse (2012).

Concours :
Grâce aux éditions Didier Jeunesse, l’un.e d’entre vous va gagner l’album Le doudou de la directrice. Pour participer, il vous suffit juste de laisser un commentaire sous cet article en nous parlant d’une directrice d’école (réelle ou imaginaire). Le.la gagnant.e sera tiré.e. au sort parmi tous les commentaires. Vous avez jusqu’à mardi 20 h. Bonne chance à tous et à toutes !


Le coup de cœur et le coup de gueule de… Gwenaëlle Doumont

Régulièrement, une personnalité de l’édition jeunesse (auteur.e, illustrateur.trice, éditeur.trice…) nous parle de deux choses qui lui tiennent à cœur. Une chose qui l’a touché.e, ému.e ou qui lui a tout simplement plu et sur laquelle il.elle veut mettre un coup de projecteur, et au contraire quelque chose qui l’a énervé.e. Cette semaine, c’est Gwenaëlle Doumont qui nous livre son coup de cœur et son coup de gueule.

Je préfère si vous voulez bien, commencer par mon coup de cœur. Non attendez, mes coups de cœur : d’abord, il y a ma fille, Olivia. vous allez me dire ha mais ouais c’est normal hein ça, ça compte pas… Oui mais cet été elle a participé à un stage de chant et je l’ai vraiment vue s’épanouir sur scène, avec des musiciens, comme si elle avait fait ça toute sa vie. Et je me dis qu’elle sera bien armée pour affronter un tas de trucs si elle chante. Ensuite, j’ai vu une vidéo d’un papa qui encourage sa fille avant d’aller à l’école et il lui dit qu’elle est merveilleuse, que personne n’est mieux qu’elle et surtout qu’elle n’est mieux que personne. Et je pense que tout le monde devrait avoir droit à ce discours, enfant. Le monde serait vachement meilleur sans compèt. (sans qu’on pète aussi) Et puis j’ai aussi entendu un monsieur dire qu’on est capable de tout si on veut bien faire l’effort de conditionner son subconscient, de croire que tout est possible. En gros que nous sommes seuls maîtres de nos vies et que si on a envie de faire un truc, ben faut le faire et point.

Mon coup de gueule. Je n’en pousse pas souvent, je dois dire… Mais dans l’actualité voyons… Si, il y a quand même un truc qui m’a vraiment énervée beaucoup, c’est « l’hommage » rendu par des gens et même des amis sur Facebook à ce jeune garçon mort de faim et de froid en Flandre, Jordy Brouillard. C’est trop tard, les gars. Et je pourrais appliquer ce coup de gueule à moi aussi, parce que c’est pas facile d’agir, je me sens souvent ridicule avec ma petite pièce ou mon petit café offert aux SDF de ma rue. Oui, je suis sincèrement désolée pour tous ces gens sans toit mais j’ai la trouille, la trouille de leur parler, la trouille de les accueillir chez moi, de leur proposer de l’aide réellement je veux dire, de prendre du temps pour eux. Il m’est déjà arrivé d’avoir envie de m’asseoir à côté d’un ou l’autre, par terre, pour discuter et même ça j’ose pas… Le voilà mon coup de gueule. Cet été je me suis dégonflée, je voulais aller à Calais aider au camp des réfugiés, ben j’y suis pas allée parce que j’avais la trouille encore une fois. Et je crois que c’est ça le pire aujourd’hui, c’est que les gens sont morts de trouille.

gwenaelle-doumontGwenaëlle Doumont est auteure et illustratrice.

Bibliographie sélective :

  • J’aime pas être belle, illustration d’un texte de Stéphanie Richard, Talents Hauts (2016).
  • Poussin vert, illustration d’un texte de Marie-Hélène Lafond, La Palissade (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Lisa et Nouh, illustration d’un texte de Catherine Macé, Alice Jeunesse (2016).
  • Le garçon qui parlait avec les mains, illustration d’un texte de Sandrine Beau, Alice Jeunesse (2015).
  • J’aime pas le foot, illustration d’un texte de Stéphanie Richard, Talents Hauts (2015).
  • J’aime pas la danse, illustration d’un texte de Stéphanie Richard, Talents Hauts (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Série P’tite Pomme, illustration de textes de Delphine Gilles Cotte, Magnard Jeunesse (2015-2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Une aventure de Super Poilu, illustration d’un texte de Sandrine Beau, Frimousse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Je suis une lionne, illustration d’un texte de Sandrine Beau, Philomèle (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Tous différents, illustration d’un texte de Céline Claire, Les éditions des Braques (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Super Héros, illustration d’un texte de Céline Claire, Vert Pomme (2013).
  • La tapette à mouches, illustration d’un texte de Céline Claire, Les éditions des Braques (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • À la recherche de truc, texte et illustration, Zoom éditions (2012).
  • Firmin, illustration d’un texte d’Ingrid Chabbert, Gargantua (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Vive Moi, illustration d’un texte d’Alice Brière-Haquet, Amaterra (2011).

Retrouvez Gwenaëlle Doumont sur son blog : http://gwendoulash.blogspot.fr et sur son book : http://gwendoulash.ultra-book.com.