La mare aux mots

Du berger à la bergère : de Fanny Joly à Catharina Valckx

By 10 juillet 2019 Les invités du mercredi

Cet été encore, on vous propose à nouveau la rubrique du berger à la bergère tous les mercredis. Cette rubrique vous avait tellement plu les trois derniers étés, nous nous devions de la reprendre (il faut dire qu’à nous aussi elle plaît beaucoup) ! Donc tous les mercredis jusqu’à la rentrée, ce sont des auteur·trice·s et des illustrateur·trice·s qui posent trois questions à un·e auteur·trice ou un·e illustrateur·trice de leur choix. Puis c’est à l’interviewé·e d’en poser trois à son tour à son intervieweur·euse d’un jour. On commence ces mercredis de l’été avec Fanny Joly qui a choisi de poser des questions à Catharina Valckx !

Fanny Joly : Catharina Valckx, je vous admire infiniment, autant comme auteur que comme illustratrice. Préférez-vous écrire ou dessiner ?
Catharina Valckx : Merci ! Venant de vous, ça me touche beaucoup.
Écrire ou dessiner… j’aime vraiment les deux. Aussi bien dans l’écriture que dans l’illustration il y a ce moment jubilatoire, quand on a le sentiment de créer véritablement quelque chose qui n’existait pas avant.
Le plaisir de l’illustration est d’ordre esthétique : une composition inattendue, une palette de couleurs juste parfaite, un personnage bien venu…
Le plaisir est aussi dans la transgression des codes, la liberté. Par exemple je prends parfois plaisir à dessiner des traits à la règle. Pour dessiner une chaise, par exemple, alors que le trait à la règle est considéré comme un trait mort. C’est une sorte de tabou qu’il est amusant de transgresser. Comme aussi dessiner des personnages un peu plan-plan, exprès.
De toute façon je ne fais jamais rien pour en mettre plein la vue au lecteur, je veux au contraire que tout ait l’air facile à faire, aussi bien ce que je dessine que ce que j’écris.
Le plaisir de l’écriture est plus cérébral. Je recherche l’absurde, un léger décalage par rapport à la réalité. Comme vous Fanny, je veux raconter une histoire, mais aussi — peut-être surtout — faire rire. Et si le rire est accompagné d’un peu de poésie et d’un petit fond de tristesse, alors je touche au but. Cela n’arrive pas tous les jours, évidemment, et beaucoup d’essais sont lamentablement foireux. Mais sans ces essais, je ne trouverais jamais de perles.
J’aime chercher et trouver le mot juste. J’aime le minimalisme vocabulaire qu’impose l’écriture pour les enfants. Réussir à être très précis sans se servir de mots sophistiqués (comme celui-ci) est un défi qui me plaît.
Pour mes albums j’écris et je dessine, et les deux disciplines se mêlent. Quand j’écris je vois les images dans ma tête. Inversement, si j’ai très envie de dessiner quelque chose, une moule sur un rocher par exemple, je peux écrire une scène en fonction de cette image.

Fanny Joly : Qu’est-ce qui vous déclenche : plutôt des images ou plutôt des mots ?
Catharina Valckx : Cette question est un prolongement de la précédente.
Ce qui me déclenche… c’est drôle comme façon de dire, comme un robinet qu’on ouvre. Mais c’est vrai que ça marche un peu comme ça. Il faut quelque chose, un point de départ excitant pour mettre en route une histoire. Quelque chose qui ait un bon potentiel comique et poétique. J’insiste sur le poétique, même si c’est moins flagrant dans mes livres que l’humour. Pour qu’il m’intéresse le comique doit avoir une certaine douceur et une grande simplicité.
Alors est-ce que ce sont des images ou des mots ?
Parfois ce sont plutôt des situations, des scènes. Par exemple pour l’album Totoche (le 1er) j’avais pensé à un personnage qui fait le porte-manteau (littéralement) et qui est renvoyé parce qu’il est trop bavard — pour un porte-manteau. Après j’ai brodé l’histoire autour de cette scène. Le porte-manteau est une idée, mais c’est aussi très « dessinable », un mot et une image.
Pour Haut les pattes ! ça m’amusait de reprendre une expression, Haut les mains en l’occurrence, et de l’adapter au monde animal. Donc là, oui, ces ont des mots qui ont déclenché la suite.
Pour La fête de Billy j’avais cette image de Jean-Claude, le ver de terre, déguisé en rivière pour un bal costumé. Tout peint en bleu, avec un petit bateau ficelé sur le dos. Une image, donc, cette fois.
Les deux sont possibles, en fait ! L’important c’est que j’aie une idée originale, un peu absurde, comme une porte ouverte qui donne envie d’aller explorer cet endroit.

Fanny Joly : Êtes-vous parfois découragée ?
Catharina Valckx : C’est drôle que vous me posiez cette question, parce que je ne connais personne qui ait écrit autant de livres que vous. Près de 300 ! Il semble bien que vous soyez indécourageable !
Être découragé c’est avoir perdu la flamme, l’enthousiasme. C’est sûr qu’il en faut pour faire un livre. En tout cas si l’on veut travailler avec plaisir, ce qui me paraît la seule façon envisageable.
Ce qui pourrait vraiment être décourageant c’est l’incroyable quantité de livres publiés chaque année. Mais bizarrement je crois que j’ai été vaccinée la première fois que je suis allée à Bologne, au salon international de littérature jeunesse. Je n’avais encore jamais publié, j’y allais avec deux manuscrits, espérant trouver un éditeur. Quand j’ai découvert l’envergure de ce salon, ces halls immenses emplis de milliers de livres pour les enfants, j’ai eu un malaise. Mes petits manuscrits n’avaient soudain plus aucun sens, aucune raison d’être. Je suis sortie et me suis effondrée au pied d’un arbre compréhensif. Depuis j’ai appris à accepter cette surproduction comme une donnée regrettable, mais pas rédhibitoire. Et puis d’ailleurs, des auteurs qui me sont vraiment chers, il n’y en a jamais trop.
Les enfants me demandent parfois si mon métier est difficile. Je leur réponds que oui, écrire une bonne histoire est difficile, illustrer est difficile, mais je leur dis aussi que si c’était facile ça ne me plairait plus depuis longtemps.
C’est justement parce que faire un livre est un exercice de haute voltige que cela continue de me passionner. Je connais des découragements, évidemment, mais pas profonds. Ce sont plutôt des moments où ça cale. Quand pendant un temps je n’ai pas de bonne idée, par exemple. Ou quand je recommence un dessin pour la nième fois. Je ne sais pas pourquoi, je garde toujours une sorte de confiance que je vais finir par y arriver.
Et puis je ne recherche pas la perfection. J’aime trop l’expérience, prendre quelques risques. Si mon but était la perfection, je serais sans doute découragée depuis longtemps.

Catharina Valckx : Fanny, vous écrivez beaucoup à la première personne, pour différents âges. Vous dites que quand vous écrivez pour 5 ans vous avez 5 ans, pour 10 vous avez 10, pour 15 vous avez 15. C’est d’ailleurs incroyable comme vous savez faire ça. Qu’est-ce qui fait que vous aimiez tellement retourner dans votre tête d’enfant, ou d’ado ?
Fanny Joly : Je me suis souvent posé la question et, au fil des années, bricolé quelques explications psy à ma façon.
Primo : benjamine d’une fratrie de 8, j’ai pu observer mes aînés à tous les âges.
Deuxio : ayant eu peu accès au micro parmi 9 fortes personnalités à grandes bouches (je compte nos parents) j’ai choisi le papier pour avoir une chance de placer quelques mots.
Tertio : ma mère adorait les enfants. Avant d’épouser mon père, elle l’a prévenu qu’elle en voulait HUIT. Il a pensé : « au 2e, elle se calmera ! » (Il était l’aîné de ONZE. Orphelin de père à 18 ans, il s’est retrouvé chargé de famille aux côtés de sa mère épuisée). Mais non. Maman n’a pas flanché. Dans son portefeuille, après sa mort en 2013, nous avons trouvé des citations recopiées de sa main, dont celle-ci, de Picasso : « il faut beaucoup de temps pour devenir jeune ». En tant que « petite-dernière » officielle et proclamée, j’ai senti sur moi le regard maternel chargé d’une sorte de… nostalgie anticipative. Je pense que ça m’a incitée à rester dans le monde « émerveilleur » de l’enfance.
Enfin, une dernière raison : j’adore les images et leur mélange avec les mots. Sur ce point, écrire pour la jeunesse me comble !

Catharina Valckx : Nous avons quelque chose en commun, ce besoin et cette envie de faire rire. Est-ce que vous arrivez à écrire quand vous êtes triste ?
Fanny Joly : En commun ? Merci pour le compliment. Je vous admire énormément. Vos textes sont aussi drôles que vos dessins.
Triste, je l’ai été souvent et fort. J’ai perdu plein de gens que j’aime et traversé des tunnels de chagrin si sombres que je pensais ne plus jamais écrire. Et puis… j’ai dû m’y remettre. Entre autres pour ma sœur Sylvie. Les rires du public étaient sa raison de vivre. J’ai alors découvert que c’est un métier. Peut-être le seul que je sache faire. Alors go ! Pour moi dans écrire il y a forcément rire. Si ce n’est pas pour rire, je n’écris pas. La vie est assez triste comme ça…

Catharina Valckx : Vous avez écrit tellement de livres ! Presque 300 je crois ! Il marche à quel carburant, ce puissant moteur ? Est-ce qu’il y a une attitude, une philosophie, que vous tenez consciemment à faire passer ?
Fanny Joly : Le moteur ? Le moteur est mon stylo-vélo et le rire ma dynamo. Je pédale à fond à la poursuite d’une idée rigolote. La plupart de mes idées ne sont PAS drôles. En plus, je ne ris pas facilement. Surtout à mes blagues. Traquer les idées rigolotes, les mettre en forme, les juger sévèrement, jeter le gras, serrer les boulons : tout ça me prend des tas d’heures, feuilles de brouillon, stylos à bille, sacs poubelle…
Mon carburant ? Clairement, ce sont les lecteurs qui aiment mes livres, les achètent, demandent des suites.
Je n’ai ni message ni philosophie. Ou plutôt si : humour et plaisir de lire :) !

Bibliographie sélective de Catharina Valckx  :

  • Manu et Nono – Le dernier gâteau, roman, texte et illustration (2019).
  • Billy cherche un trésor, album, texte et illustrations, l’école des loisirs (2018).
  • Série Bruno, albums illustrés par Nicolas Hubesch, l’école des loisirs (2015-2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Jo le très vilain petit canard, album, texte et illustrations, l’école des loisirs (2017).
  • Billy et le gros dur, album, texte et illustrations, l’école des loisirs (2015).
  • Les chaussures sont parties pour le week-end, roman, texte et illustrations, l’école des loisirs (2015).
  • La fête de Billy, album, texte et illustrations, l’école des loisirs (2014).
  • Bonjour tout le monde !, album, texte et illustrations, l’école des loisirs (2013).
  • Cheval Fou, album, texte et illustrations, l’école des loisirs (2012).
  • Le bison, album, texte et illustrations, l’école des loisirs (2011).
  • Hauts les pattes, album, texte et illustrations, l’école des loisirs (2011).
  • Ma collection, album, texte et illustrations, l’école des loisirs (2008).
  • Totoche, album, texte et illustrations, l’école des loisirs (2005).
  • Coco Panache, album, texte et illustrations, l’école des loisirs (2004).

Retrouvez Catharina Valckx sur son site : http://www.catharinavalckx.com.

Bibliographie sélective de Fanny Joly :

  • Série Gudule, romans illustrés par Roser Capdevila, Hachette puis Fanny Joly Numerik (2000-2019).
  • Série Les mots rigolos de Pipelette et Momo, romans illustrés par Gaëlle Duhazé, Playbac (2019).
  • Série Cucu la praline, romans illustré par Ronan Badel, Gallimard Jeunesse (2013-2019), que nous avons chroniqué ici, ici, ici, ici, ici et ici.
  • Série La fée baguette, illustrée par Marianne Barcilon, Lito (2006-2019).
  • Mina et les Magicrayons —Le roi des z’embêteurs, album illustré par Christine Davenier, Casterman (2019)
  • Vingt cœurs, album illustré par Christine Davenier, Les éditions Clochette (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Les frisettes de Mademoiselle Henriette, roman illustré par Ariane Delrieu, Hachette Jeunesse (2017).
  • Fleur la terreur, roman, Pocket Jeunesse (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Superminouche, livre-CD illustré par Caroline Hüe, Gallimard Jeunesse (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Rendez-moi mes totottes, album illustré par Fred Benaglia, Gallimard Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Tous en scène, 12 sketchs pour apprentis comédiens, Le livre de Poche (2015).
  • Embrouille en Bretagne, album illustré par Laurent Audouin, Sarbacane (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Qué calor à Barcelone !, album illustré par Laurent Audouin, Sarbacane (2010).
  • Drôles de contrôles, roman illustré par Roser Capdevila, Bayard Poche (2003).

Son site : http://fannyjoly.com.

Les invité.e.s du mercredi : Pauline de Tarragon et Fanny Joly

By 14 juin 2017 Les invités du mercredi

Pauline de Tarragon vient de sortir Le cri de Zabou aux éditions L’étagère du bas, j’ai beaucoup aimé ce premier album et j’ai eu envie de savoir qui était l’autrice qui se cachait derrière. Ensuite, c’est une autre autrice, Fanny Joly, qui a accepté de venir nous livrer ses coup de cœur et coup de gueule ! Bon mercredi à vous.


L’interview du mercredi : Pauline de Tarragon

Parlez-nous de votre parcours d’autrice-illustratrice jusqu’à la parution de votre album Le cri de Zabou
Depuis que je suis enfant, je dessine et je raconte des histoires autour de moi. J’ai toujours fait des études artistiques et dès que j’ai eu l’occasion d’en faire mon métier, j’ai saisi ma chance. J’ai rencontré Delphine [NDLR Monteil] de L’Étagère du bas lorsque j’étais en première année d’illustration à l’école Estienne et nous sommes parties d’un petit fanzine que j’avais fait en 30 minutes pour le transformer en bel album un an après. 🙂

Pouvez-vous nous parler de cet album, ce dont il parle, comment il est né ?
Cet album est né d’un fanzine écrit et illustré en 30 minutes un jour de classe. Il raconte l’histoire d’un petit garçon toujours énervé qui va se faire soigner par sa maman magicienne. C’est grâce à la musique que sa vie va totalement changer pour devenir plus rose. Un peu comme moi en fait.

Comment s’est passée la collaboration avec la toute jeune maison d’édition L’étagère du bas ?
Tout s’est passé facilement et rapidement ! J’avais beaucoup de liberté mais Delphine était là pour me donner des conseils et m’aider à prendre des décisions importantes.

Vous n’êtes pas seulement autrice-illustratrice, vous êtes aussi chanteuse ! Vous pouvez nous en dire quelques mots ?
Oui ! Ce sont deux passions qui se marient bien. Parfois, c’est épuisant de faire les deux mais à la fin, c’est tout de même très enrichissant ! Que ce soit sur scène, à l’école ou avec les enfants, je m’amuse et j’apprends des choses différentes chaque jour.

Avez-vous envie, un jour, de mixer les deux et de faire un livre-CD pour enfants ?
Évidemment ! Mais peut-être qu’il sera possible de créer un objet livre associé à un écran plutôt qu’à un CD. Enfin je ne suis pas encore sûre du support mais je sais que c’est une idée que j’ai toujours voulu explorer.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Comme tout le monde j’ai été marquée par Le Petit Prince, La Princesse au petit pois, Le Journal du chat assassin, j’ai aussi adoré Ne m’appelez plus jamais mon petit lapin de Solotareff, Arc-en-ciel le plus beau poisson des océans de Pfister, tous les Martine, les Juliette aussi ! Bonjour Tristesse de Françoise Sagan…

Quel.le.s sont, aujourd’hui, les auteurs.trices/illustrateurs.trices qui vous touchent particulièrement ?
J’aime beaucoup les travaux de Jean Julien et Hervé Tullet, simples et ingénieux. Depuis que je suis petite, je suis le travail de Taro Gomi aussi.
Récemment j’ai découvert Kazue Takahashi et Sato Kanae !

Quels sont vos projets ?
J’ai pour projet de sortir mon premier album avec Pi Ja Ma [NDLR son groupe de musique] et puis le tome 2 de Zabou 😉

Le blog de Pauline de Tarragon : http://paulinedetarragon.tumblr.com.


Le coup de cœur et le coup de gueule de… Fanny Joly

Régulièrement, une personnalité de l’édition jeunesse (auteur.trice, illustrateur.trice, éditeur.trice…) nous parle de deux choses qui lui tiennent à cœur. Une chose qui l’a touché.e, ému.e ou qui lui a tout simplement plu et sur laquelle il.elle veut mettre un coup de projecteur, et au contraire quelque chose qui l’a énervé.e. Cette semaine, c’est Fanny Joly qui nous livre son coup de cœur et son coup de gueule.

Chère Mare, chers Mots

Vous me demandez un coup de gueule. Un seul !? Bon allez je vous livre (!) celui du jour.
Ou plutôt d’hier… Figurez-vous que j’ai rencontré une école du 94. Matin dans le gymnase, tout le monde assis par terre, on a lu-questionnu-répondu-tous-âges-confondus comme j’adore.

Après-midi : ateliers d’écriture des CM, classe par classe. Dans l’une d’elles, les élèves ont choisi leur thème : écrire une suite à ALERTE AUX CHOUQUETTES. Un de mes romans. Paru il y a 20 ans. Fierté pour moi. Et vague inquiétude, comment travaille-t-on autour d’un livre épuisé ? Logique : en photocopiant les 2 exemplaires en lambeaux de la bibliothèque scolaire.

1, 2, 3 c’est parti pour la GUEULANTE. Que j’ai photographiée à chaud (ci joint).

Pourquoi se plaindre du PHOTOPILLAGE si les livres sont épuisés ?
Les éditeurs seraient-ils des pousse-au-crime, des pompiers-pyromanes ?

J’ai écrit et publié environ 400 livres. C’est beaucoup, je sais. Mais rassurez-vous : à peine 100 d’entre eux sont actuellement DISPOS. Le reste : é-pui-sé. Et encore, je m’en sors bien, je suis un auteur qui marche. Plusieurs confrères/soeurs ne peuvent plus faire de rencontres, faute de livres disponibles. Double peine. Multiple peine. Tous les bibliothécaires, enseignants, organisateurs et autres passeurs de passion que je rencontre, s’en plaignent.

12 000 nouveautés en littérature jeunesse en 2016. Ça fait rouler les camions et les euros des actionnaires. Du moins on l’espère pour eux (rire jaune). Parce que pour nous, soutiers de la création-transmission, ça provoque des méga-dégâts.

Les étagères ne sont pas élastiques. La créativité non plus.
Pour survivre, les créateurs doivent produire des nouveautés-tés-tés sans relâche.
Dont ils ne verront (pour la plupart) jamais un sou de Droits d’Auteurs vu que les nouveautés en question ne survivront pas au 1er tirage. Fuite en avant. Clones à gogo. Assèchement des imaginations. Façon sols dopés d’engrais.

APPEL AU PEUPLE (?) DES ÉDITEURS. Faites votre boulot. Gardez plus de livres jeunesse dispos. Pas TOUS. Mais PLUS. Les enfants se renouvellent sans cesse. Notre monde zappe à chaque instant. Les livres sont la continuité. Vous êtes leurs accoucheurs, leurs nounous, leurs médecins. Cessez d’être leurs fossoyeurs !

On se calme. Respire par le nez, Fanny. 1, 2, 3 c’est parti pour le coup de cœur. Un seul !?! Bon allez je vous livre celui du jour. Ou plutôt d’avant-hier. Un fabuleux film. Si vous ne l’avez pas vu, courez-y vite, bande de veinards. Ça s’appelle À VOIX HAUTE. Un bijou. Documentaire de 78 minutes et de Stéphane De Freitas + Ladj Ly. Ou comment 30 étudiants de l’Université de St-Denis se préparent au concours Eloquentia, meilleur orateur du 93…

Fanny Joly est autrice.

Bibliographie sélective :

  • Vingt cœurs, album illustré par Christine Davenier, Les éditions Clochette (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Les frisettes de Mademoiselle Henriette, roman illustré par Ariane Delrieu, Hachette Jeunesse (2017).
  • Fleur la terreur, roman, Pocket Jeunesse (2017).
  • Cucu la praline est en pleine forme, CD, Gallimard Jeunesse (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Superminouche, livre-CD illustré par Caroline Hüe, Gallimard Jeunesse (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Cucu la praline gagne le gros lot, roman illustré par Ronan Badel, Gallimard Jeunesse (2016).
  • Rendez-moi mes totottes, album illustré par Fred Benaglia, Gallimard Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Cucu la praline, CD, Gallimard Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Tous en scène, 12 sketchs pour apprentis comédiens, Le livre de Poche (2015).
  • Cucu la praline mène la danse, roman illustré par Ronan Badel, Gallimard Jeunesse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Embrouille en Bretagne, album illustré par Laurent Audouin, Sarbacane (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Cucu la praline met son grain de sel, roman illustré par Ronan Badel, Gallimard Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Qui a piqué le courrier des élèves ?, roman co-écrit avec Nicolas de Hirsching, Casterman (2013).
  • Cucu la praline se déchaîne, roman illustré par Ronan Badel, Gallimard Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Gudule a un bébé, roman illustré par Roser Capdevila, Hachette Jeunesse (2013).
  • Qué calor à Barcelone !, album illustré par Laurent Audouin, Sarbacane (2010).
  • Suzie & Godefroy ALLO 1313 ?, album co-écrit avec Dominique Joly, illustré par Laurent Audouin, Sarbacane, (2009).
  • Collection La fée baguette, illustrée par Marianne Barcilon, Lito (2006-2015).
  • Drôles de contrôles, roman illustré par Roser Capdevila, Bayard Poche (2003).

Son site : http://fannyjoly.com.

Une nouvelle sélection de livres-CD

By 11 novembre 2016 CD non musical, Livres Jeunesse, Musique pour enfants

Aujourd’hui et demain, on va danser et écouter des histoires ! Je vous propose deux longues chroniques avec des livres-CD (aujourd’hui) et des CD (demain). Une longue sélection de livres-CD et CD coups de cœur et de quelques autres.

Roule Pizza et file la crêpe
Texte écrit et interprété par Fabienne Morel et Debora Di Gilio, illustré par Aurélie Guillerey
Syros
18,95 €, 240×240 mm, 40 pages, CD : 11 min., imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
Le loup de Noël
Texte de Claude Aubry lu par Michel Faubert, illustré par Pierre Pratt, chansons de Bon Débarras
La montagne secrète
19,50 €, 210×210 mm, 60 pages, CD : 53 min., imprimé à Hong Kong, 2016.
Bulle et Bob se déguisent
Texte et musique écrits et interprétés par Natalie Tual et Gilles Belouin, illustré par Ilya Green
Didier Jeunesse dans la collection Polichinelle
17,70 €, 210×210 mm, 40 pages, CD : 24 min., imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
Superminouche
Texte de Fanny Joly raconté par Raphaëline Goupilleau, musique de Pierre-Gérard Verny, illustré par Caroline Hüe
Gallimard Jeunesse musique
24 €, 262×302 mm, 36 pages, CD : 45 min., imprimé en Roumanie chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
La véritable histoire de l’apprenti sorcier
Texte de Jean-Pierre Kerloc’h raconté par Nathalie Dessay, musique de plusieurs musiciens, illustré par Rémi Saillard
Didier Jeunesse dans la collection Un livre, un CD
23,80 €, 265×265 mm, 36 pages, CD : 57 min., imprimé en Italie chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
Une poule sur un mur
Textes de divers auteurs interprétés par Audrey Fleurot, illustrés par Clémence Pollet, musiques de Jean-François Leroux
p’titGlénat
18 €, 275×328 mm, 48 pages, CD : 28 min., imprimé en Italie chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
Weepers Circus chante n’importe nawak !
Chansons des Weepers Circus, illustrées par Clotilde Perrin
Gallimard Jeunesse musique
24,90 €, 256×297 mm, 48 pages, CD : 49 min., imprimé en Roumanie chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
Mon grand livre-disque de comptines
Collectif, illustré par Clémence Pollet
Didier Jeunesse dans la collection Un livre, un CD
23,80 €, 265×265 mm, 48 pages, CD : 43 min., imprimé en Italie chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
Comptines pour faire la sieste
Collectif, illustré par Cécile Hudrisier
Didier Jeunesse dans la collection Éveil musical
12,90 €, 160×160 mm, 28 pages, CD : 22 min., imprimé en Chine, 2016.
Il pleut à boire debout !
Collectif, illustré par Marie-Ève Tremblay
La Montagne secrète
19,50 €, 210×210 mm, 36 pages, CD : 27 min., imprimé à Hong Kong, 2016.
Pinocchio
Conte d’Édouard Signolet d’après Carlo Collodi raconté par Elsa Lepoivre et Elliot Jenicot, musiques de plusieurs musiciens, chants de Kate Combault, illustré par Lætitia Le Saux
Didier Jeunesse dans la collection Un livre, un CD
23,80 €, 265×265 mm, 48 pages, CD : 50 min., imprimé en Italie chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
Le Petit Chaperon Belge
de Camille de Cussac, raconté par Charlie Dupont
Marcel & Joachim
15 €, 202×282 mm, 48 pages, CD : 12 min., imprimé en République Tchèque, 2016.
Bateau sur l’eau
Texte d’Aurélie Desfour raconté par Henri Muller, illustré par Tiago Americo
Deux coqs d’or dans la collection Mes comptines imagiers
5,95 €, 120×120 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2016.
Petit Lapin Blanc et la baby sitter
Texte de Marie-France Floury, illustré par Fabienne Boisnard
Gautier Languereau dans la collection Mes histoires à écouter
7,95 €, 150×150 mm, 16 pages, imprimé en Chine, 2016.

Les invité.e.s du mercredi : Fanny Joly et Albertine (+ concours)

By 23 mars 2016 Les invités du mercredi

Quelle belle affiche aujourd’hui encore sur La mare aux mots. C’est tout d’abord Fanny Joly qui a accepté de répondre à nos questions. Vous en saurez plus sur le parcours de l’auteure de Mirette et Cucu la praline. Ensuite, je vous propose un En vacances avec ! Cette fois-ci, on part avec une illustratrice qu’on aime beaucoup, Albertine. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Fanny Joly

Fanny JolyComment êtes-vous devenue auteure ? Parlez-nous de votre parcours
J’ai commencé à écrire à 16 ans, des sketches pour ma sœur Sylvie qui en avait 36 et s’ennuyait dans le métier d’avocate. Elle voulait devenir comédienne, faire rire les gens… Quand j’ai été maman (à 25 ans), j’ai eu envie d’écrire des histoires rigolotes « pour mes enfants ». J’ai mis 5 ans à publier un 1er livre. Ensuite, ça s’est enchaîné. J’ai découvert (avec délices) que mes enfants-lecteurs étaient plus nombreux que 3 🙂 . Ils le restent. C’est un cadeau de la vie.

Parlez-nous de Cucu la praline, comment est né ce personnage ? Il y a une partie autobiographique ?
Angèle Chambar (Cucu pour ses « affreux frères ») est née en 1986, dans J’aime Lire. Texte resté inexploité chez Bayard au-delà du mois de sa parution (comme 11 des 12 J’aime Lire que j’ai publiés 🙁 le seul dispo en poche est La charabiole). cucu la praline se dechaineEn 2005 Gallimard m’a proposé de faire revivre ce personnage. Joyeux et régalant défi. J’ai accepté. Les lecteurs aiment. Moi aussi. On continue… Le tome 9 est sur le point de sortir. J’attaque bientôt l’écriture du 10, youpi ! Cucu n’est pas autobiographique au sens strict, à part sur l’aspect fratrie. Elle a 2 frères aînés. Dans la vraie vie j’en avais 6. J’en ai perdu 3, hélas, plus ma sœur chérie en septembre dernier. Cucu est mon versant comique. La vie l’est moins… Raison de plus. Rire est ma survie.
Ec-RIRE 🙂 sinon rien…

J’aimerais aussi que vous nous disiez quelques mots sur Mirette, le personnage que vous avez créé avec Laurent Audouin
Mirette, autoproclamée : la plus grande détective de 8 ans de tous les temps et son chassistant Jean-Pat, flemmard, gourmand, râleur mais irremplaçable, sont nés en 2008. J’écris actuellement leur 9e enquête : Mistério à Rio. Chaque livre me demande 3 mois de travail. Une série animée sort fin 2016 sur TF1. Embrouille en BretagneJ’espère que les livres continueront…

Vous faites de nombreuses rencontres avec les enfants, qu’est-ce que vous y trouvez, qu’est-ce que cela vous apporte ?
J’aime rencontrer les lecteurs. À dose contrôlée, 1 ou 2 jours par mois. Je ne le fais pas pour l’argent. C’est frais, marrant, vivant, partageux. C’est aussi un coup de boost, souvent. Sans l’enthousiasme des lecteurs, je ne ferais rien…

Vous avez une chaîne Youtube sur laquelle on retrouve des vidéos dans lesquelles vous lisez vos histoires, c’est pour toucher aussi les enfants qui n’aiment pas lire ?
Cette initiative est due, primo à l’enthousiasme (once again*) des lecteurs et parents d’élèves rencontrés à San Francisco, via le Lycée Français, en 2014. Là-bas ils aimaient-réclamaient que je lise à haute voix. Et là-bas, les nouvelles technos… je ne vous fais pas de dessin. Ce sont eux qui m’ont suggéré de mettre les lectures sur Youtube. Intervient alors le deuxio : mes fils. Lucas le cadet est web entrepreneur partageur passionné. Il a depuis lors créé la 1re plateforme de partage de tutoriels DIY (http://www.lafabriquediy.com). Victor l’aîné est réalisateur. Il est rentré de New York où il vit pour tourner nos lectures… L’objectif c’est plaisir, rendez-moi mes totottespartage, découverte. Ça fonctionne. Fin 2015 dans le fil de cette démarche de partage, j’ai écrit une histoire spécifique pour un mini-livre à Fabricolorier. Téléchargeable gratis sur la plateforme de Lucas. Super-retours. On en prépare une 2e pour l’été.

Comment naissent vos histoires ?
Difficilement. Je fais des tonnes de brouillons. Je trouve plein d’idées nulles. Je tâtonne à fond. J’ai l’impression que je n’y arriverai jamais. Je travaille beaucoup jusqu’à me sentir en appétit, avec des bons trucs sous le coude, des persos, des scènes, des noms, des gags qui me donnent envie.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Enfant, tout ce qui me tombait sous la main. Je dévalisais la Bibliothèque municipale du 6e arrondissement de Paris où on habitait. Auteurs chouchou Comtesse de Ségur et Astrid Lindgren, mais aussi bien sûr Club des 5, Clan des 7, Fantômette, etc… Roald Dahl n’était pas encore d’actualité sans quoi je l’aurais adoré, c’est sûr… Gudule a un bébéDès 11/12 ans j’ai attaqué la littérature adulte. Marcel Aymé, Boris Vian, et tant d’autres. Je n’ai pas souvenir d’avoir lu des livres pour ados tels qu’on en publie actuellement.

Quels sont vos projets ?
Nombreux. Je viens de terminer Superminouche, album CD 100 % jazz à sortir chez Gallimard début mai. J’ai plusieurs projets d’albums et/ou séries d’âge pré-school (4/7 ans). Des albums inédits. Des compilations. Des reprises de romans retravaillés pour les premiers lecteurs. Un roman comique pour jeunes adultes. Marion chaque mois dans Je Bouquine… depuis 1995. Mon cartable est bien rempli et je ne m’en plains surtout pas 🙂

Une dernière question, si quelqu’un qui ne vous connaît pas lit cette interview et veut vous découvrir avec un seul de vos ouvrages, lequel lui conseilleriez-vous ?
Gudule a un bébé. S’il n’aime pas, il aura vite fini 🙂 !

* une fois encore

Bibliographie sélective :

  • Cucu la praline gagne le gros lot, roman illustré par Ronan Badel, Gallimard Jeunesse (à paraître en avril).
  • Rendez-moi mes totottes, album illustré par Fred Benaglia, Gallimard Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Cucu la praline, CD, Gallimard Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Tous en scène, 12 sketchs pour apprentis comédiens, Le livre de Poche (2015).
  • Cucu la praline mène la danse, roman illustré par Ronan Badel, Gallimard Jeunesse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Embrouille en Bretagne, album illustré par Laurent Audouin, Sarbacane (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Cucu la praline met son grain de sel, roman illustré par Ronan Badel, Gallimard Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Qui a piqué le courrier des élèves ?, roman co-écrit avec Nicolas de Hirsching, Casterman (2013).
  • Cucu la praline se déchaîne, roman illustré par Ronan Badel, Gallimard Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Gudule a un bébé, roman illustré par Roser Capdevila, Hachette Jeunesse (2013).
  • Qué calor à Barcelone !, album illustré par Laurent Audouin, Sarbacane (2010).
  • Suzie & Godefroy ALLO 1313 ?, album co-écrit avec Dominique Joly, illustré par Laurent Audouin, Sarbacane, (2009).
  • Collection La fée baguette, illustrée par Marianne Barcilon, Lito (2006-2015).
  • Drôles de contrôles, roman illustré par Roser Capdevila, Bayard Poche (2003).

Son site : http://fannyjoly.com (où l’on trouve une très chouette vidéo qui vous permettra d’encore mieux connaître Fanny Joly)

cucu la praline gagne le gros lot Concours :
Grâce aux éditions Gallimard, l’un.e de vous va pouvoir gagner (en avant première !) Cucu la praline gagne le gros lot, le tout dernier Cucu la praline. Pour participer, dites-nous, en commentaire à cet article, quelle série littéraire vos enfants aiment lire (ou vous, quand vous étiez enfant). Le gagnant ou la gagnante sera tiré.e au sort parmi les commentaires. Vous avez jusqu’à mardi 20 h. Bonne chance à tous et à toutes !


En vacances avec… Albertine

Régulièrement, je pars en vacances avec un.e artiste (je sais vous m’enviez). Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la.le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet.te artiste va donc profiter de ce voyage pour me faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle.il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… 5 de chaque ! 5 albums jeunesse, 5 romans, 5 DVD, 5 CD, sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il.elle veut me présenter et c’est elle.lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Albertine que je pars ! Allez en route !

5 albums jeunesse

  • Le merveilleux chef-d’œuvre de SeraphinLe merveilleux chef-d’œuvre de Séraphin, Philippe Fix
  • La course, Cho Eun Young
  • Momo ouvre un magasin, Nadja
  • Remue-ménage chez Madame K et Le canard, la mort et la tulipe, Wolf Erlbruch
  • Mon amour, Paul Cox

5 romans

  • Le Baron perchéLe comte de Monte-Cristo, Alexandre Dumas
  • Le Baron perché, Italo Calvino
  • Zazie dans le métro, Quenaud
  • Portnoy et son complexe, Philip Roth
  • La grande peur dans la montagne, Charles Ferdinande Ramuz
  • La fameuse invasion de la Sicile par les ours, Dino Buzzati

5 BD

  • Arsène Schrauwen, Olivier Schrauwen L’ascension du haut mal, David B
  • Asterios Polyp, David Mazzechelli
  • Elvis Road, Xavier Robel et Helge Reumann
  • Playboy, Chester Brown
  • Arsène Schrauwen, Olivier Schrauwen

5 DVD

  • Un éléphant ça trompe énormément, Yves RobertUn éléphant ça trompe énormément, Yves Robert
  • L’Aurore, Murnau
  • Taxi driver, Martin Scorsese
  • Victor Victoria, Blake Edwards
  • Casanova, Frederico Fellini
  • Les petites fugues, d’Yves Yersin

5 CD

  • Rejected UnknownPavane pour une infante défunte, Ravel
  • All i do dans Singin’in the rain
  • Daniel Johnston, Rejected Unknown
  • Lou Reed, Transformer
  • Etta James

5 artistes

  • Jérôme BoschSaul Steinberg
  • Marcel Dzama
  • Nick Cave
  • Les portraits de David Hockney
  • Push Wagner
  • Jérôme Bosch
  • Francis Bacon
  • Paolo Ucello

5 lieux

  • Mon jardin
  • Un parc dans n’importe quelle ville
  • Rome tout entière
  • L’océan en automne
  • Les librairies indépendantes

AlbertineAlbertine est illustratrice

Bibliographie sélective :

  • Le grand roman de ma petite vie, illustration d’un texte de Susie Morgenstern, De la Martinière Jeunesse (2016).
  • Mon tout petit, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • La mer est ronde, illustration d’un texte de Sylvie Neeman, La Joie de Lire (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Caprices, c’est fini ?, illustration d’un texte de Pierre Delye, Didier Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Dans la ville, illustration, La maison est en carton (2015).
  • Circus, illustrations, À pas de loups (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Les robes, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2014).
  • Dadá, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Départ en vacances, illustration, Les apprentis rêveurs (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Ligne 135, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2012).
  • À la montagne, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Les oiseaux, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2010).
  • Les gratte-ciel, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2011).
  • À la mer, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2008).
  • La rumeur de Venise, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2008).
  • Le Génie de la Boîte de Raviolis, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2002).

Futurs métiers, grand-mère de 2015 et lune égarée

By 20 juin 2015 Livres Jeunesse

Je seraiQuand elle sera grande, elle sera maîtresse… ou bien docteur ! Lui, sera vétérinaire. Un autre sera dresseur de requins et une autre astronaute. Chacun son envie et chacun a ses explications !
Avec beaucoup de tendresse et de poésie, Coralie Saudo et Nicolas Gouny croquent avec justesse les fantasmes de métier des enfants, des plus courants aux plus farfelus. On sourit en lisant que le futur chauffeur de bus imagine qu’il prendra son temps et l’on se réjouit en voyant que les filles ne veulent pas forcément être infirmière ou maîtresse (même si on regrettera le docteur sans « e » pour une fille).
Un livre plein d’humour sur les métiers rêvés des enfants.

MA MAMIE c'est de la dynamiteIl y en a qui se font appeler grand-mère, d’autres mamie ou mémé, elle c’est Minouche ! Faut dire que c’est une sacrée grand-mère ! Le genre qui va à son cours de Zumba en roller, qui tente toutes les coiffures (et de toutes les couleurs) et qui part à Noël avec ses copines en croisière au soleil !
Beaucoup de femmes sont grands-mères avant 60 ans et qui ressemble à ces vieilles avec canne qu’on croise à longueur de livres jeunesse à cet âge-là ? Maureen Dor et Roland Garrigue l’ont bien compris ! Ils dressent le portrait d’une grand-mère de 2015 avec beaucoup d’humour, tant dans le texte que dans les illustrations.
Un album qui montre enfin les grands-mères autrement que comme des vieilles mémés !

Bonne nuit MaxMais que fait Max encore debout ? Il est pourtant l’heure d’aller se coucher… il a d’ailleurs bien sommeil, ses yeux se ferment tout seuls. Il dit bonne nuit à tout le monde, poisson, carton, araignée, lune… lune ? Ah non, elle n’est pas là ! Mais où est-elle ? Max ne peut pas se coucher sans l’avoir vue, il part à sa recherche.
On retrouve Max, le héros irrésistible de Max le terrible, dans ce bel album. Des illustrations épurées avec de grands aplats de couleur, un récit simple, mais efficace, un héros qu’on espère retrouver d’album en album.
Un album tendre et poétique aux illustrations colorées.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres ouvrages de Coralie Saudo (Les trois petits champions, Viiite !, Mon monde de 1 à 1000 et bien plus encore…, À l’école des poussins !, Le vieux-vieux monsieur du 33e étage, Ca… caca… catastrophe !, Un pour tous, tous poussin, Et si je mangeais ma soupe ?, Au pied de ma lettre, Habille-toi, Zaza !, Ma classe de A à Z, Le petit pot de Zaza, Jour de grève chez les marmottes, Tout seul !, Tous ensemble !, S’échapper d’une île, 101 moutons au chômage, Manolo, un boudeur de petit fantôme et Manolo, un cochon de petit fantôme), de Nicolas Gouny (Viiite !, Léopold le chevalier au mille-pattes, À cache-cache avec les contraires, À cache-cache avec les formes et les couleurs, Quand on sera grands, Le soleil sur la colline, Vacances à la ferme, Il était une fois… une grenouille, Il était une fois… un papillon, Paolo, La vérité sort toujours de la bouche des enfants, Meuh non ! Y’a pas que les vaches qui pètent qui polluent la planète, Jérôme, Amédée et les girafes et Fête d’anniversaire chez la famille Pompom), de Maureen Dor (Tout et rien, Les 3 sœurs du roi méchant, Pauvre Stupidon, Moi, super moi, Le rêve de l’arbre, Rita la féroce fée rousse et Quelle chatastrophe !), de Roland Garrigue (L’encyclopédie des Martiens à l’usage des Terriens qui rêvent de visiter Mars, Le livre Super Pouvoirs, Au secours ! Un fantôme, Mille milliards de fourmis, Mon gros dico des monstres à ratatinerAu secours ! Une sorcière au nez crochu, Comment ratatiner les cauchemars, Comment ratatiner les méchants et  Ah ! Si j’étais président) et Ed Vere (Max le Terrible). Retrouvez également notre interview de Coralie Saudo et de Nicolas Gouny.

Je serai
Texte de Coralie Saudo, illustré par Nicolas Gouny
Frimousse dans la collection Maxi’Boum
15,50 €, 237×307 mm, 28 pages, imprimé en Malaisie, 2010.
Ma mamie c’est de la dynamite !
Texte de Maureen Dor, illustré par Roland Garrigue
Éditions Clochette dans la collection Quelle famille !
13 €, 214×289 mm, 25 pages, imprimé en Union Européenne, 2015.
Bonne nuit Max
d’Ed Vere (traduit par Emmanuelle Pingault)
Milan
11,90 €, 220×290 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2015.


Gabriel

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