Petits et gros animaux cartonnés

Aujourd’hui, je vous présente deux albums : un tout petit et un très grand ! Deux belles façons de découvrir les animaux !

imagier_animaux_du_monde_couv_546 x 350À la montagne, dans le désert, dans la savane, dans la jungle, en Afrique, en Amérique, sous l’océan, les animaux sont partout ! Certains sont connus, d’autres plus rares. On en trouve des noirs, des blancs, des colorés, des poilus,… Certains volent, d’autres nagent, d’autres encore courent !
C’est tout cette variété que nous propose de découvrir Ole Könnecke avec Le grand imagier des animaux du monde. Pour chaque double-page, on suit un groupe de petites souris en voyage et on découvre un joli paysage et tous les animaux qu’on peut y croiser. J’aime énormément les imagiers, les grands livres à observer, et celui-ci est particulièrement réussi. Les illustrations sont claires, simples mais suffisamment détaillées et on se régale à parcourir encore et encore ce grand album cartonné et joliment relié !
Un livre pour voyager sans bouger de chez soi !

petites bêtes et gros animaux

Entre la souris et la baleine, il y a une sacrée différence de taille ! Et entre les deux, on trouve entre autres la grenouille, le renard, le crocodile, le loup ou l’éléphant.
Ce sont tous ces animaux (et quelques autres, disséminés de manière plus discrètes au fil des pages) que l’on découvre dans Petites bêtes et gros animaux, un album cartonné pour les petites mains avec des découpes de pages originales. Ainsi on a une petite page à la taille de la souris, et un très grande à celle de la baleine. Pour chaque espèce, Madeleine Deny nous livre une petite info facile à comprendre pour les plus jeunes. Les illustrations de Peggy Nille occupent l’espace, colorées, et pleines de vie (on a l’impression que les animaux nous surveillent avec leurs grands yeux).
Simple et beau, voilà un album cartonné original et attrayant !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres d’Ole Könnecke (Bravo !, Anton et le cadeau de Noël, Anton et les rabat-joie et Il l’a fait !), Madeleine Deny (La grande course, La tétine de Kouki, C’est trop bon ! spécial Régions, En piste les dés !) et Peggy Nille (Perce-Neige et les trois ogressesLily cherche son chat, Mon cher petit coeur, La Princesse Optipois, Le petit oiseau au grain de blé, Le voleur de lune, Le Petit Chaperon Rouge, Les amoureux du ciel, Le nom du diable et Contes d’un autre genre). Retrouvez également notre interview de Madeleine Deny et notre interview de Peggy Nille.

Le grand imagier des animaux du monde
d’Ole Könnecke
L’école des loisirs 
12,20 €, 260 x 340 mm, 20 pages, imprimé en Malaisie, 2014.
Petites bêtes et gros animaux
Texte de Madeleine Deny, illustré par Peggy Nille
Tourbillon 
10,99 €, 204 x 140 mm, 12 pages, imprimé en Chine, 2014.

Marianne

Chacun fait ce qu’il lui plait !

Aujourd’hui, on fait comme on le sent et comme on en a envie !

le grand bateau de grand oursGrand Ours a donné à Petit Ours son bateau dans lequel il commençait à se sentir à l’étroit. Du coup, il entreprend de se construire une nouvelle embarcation.   Il est très heureux de sa réalisation mais chacun de ses amis y va de son petit commentaire. Et si on mettait une voile ? Un pont ? Une cabine ? Ce ne sont pas de mauvaises idées, mais au final, Grand Ours n’est pas vraiment satisfait ! Ce n’est pas ce qu’il veut ni ce qu’il avait imaginé. Et s’il prenait le temps de s’écouter ? De faire comme bon lui semble ? Après tout c’est son bateau, sa vie, ses rêves !
Faire en fonction de ses envies et pas de celles des autres, voici le message porté par cette belle histoire ! Eve Bunting propose un texte à la fois simple et beau et les illustrations de Nancy Carpenter sont pleines de douceur et de tendresse. On a envie de faire comme Grand Ours : tenir compte de l’avis de ses amis, c’est bien, mais il faut veiller à ne pas aller contre ses propres idées, et prendre le temps, dans un monde qui va toujours plus vite, de s’écouter parfois un peu égoïstement.
Le grand bateau de Grand Ours est un bel album pour apprendre aux enfants à ne pas se laisser influencer et à affirmer leurs choix personnels !

Le garcon qui voulait se déguiser en reinePour Carnaval, Nino voudrait se déguiser en reine. Son père, Aby sa grande sœur, sa mère, tout le monde veut l’en dissuader. Selon eux c’est impossible parce qu’il est un garçon. Mais c’est sans compter sur la ténacité de Nino, qui va prouver à toute sa famille qu’il a bien le droit de faire comme bon lui semble et qu’il n’y a aucune règle en la matière ! Il ira au bout de son idée, en démontant les préjugés sur la question. Et finalement, personne ne s’en portera plus mal !
Quelle belle histoire ! Le garçon qui voulait se déguiser en reine est un album qui se bat contre les clichés sexistes, et met à l’honneur le libre choix et l’indépendance ! Après tout, Nino ne fait de mal à personne et il a bien raison de faire comme bon lui semble en matière de déguisement. Dans une ambiance carnavalesque que l’on retrouve autant dans le texte d’Elsa Valentin (huuum les bugnes !) que dans les illustrations très colorées de Sandra Desmazières, voici une histoire au message fort !
Un album pour combattre les préjugés dans la bonne humeur et avec le sourire !
Vous pouvez feuilleter cet album sur le site des éditions L’initiale.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué un autre livre d’Eve Bunting et Nancy Carpenter (Le petit bateau de Petit Ours).

Le grand bateau de Grand Ours
Texte d’Eve Bunting, illustré par Nancy Carpenter
Pastel
10,50 €, 212 x 212 mm, 36 pages, imprimé en Belgique, 2014.
Le garçon qui voulait se déguiser en reine
Texte d’Elsa Valentin, illustré par Sandra Desmazières
L’initiale
12 €, 200 x 200 mm, 24 pages, imprimé en France, 2014.

Marianne

Coeurs de pères

Aujourd’hui, je vous présente deux albums coup de cœur, qui mettent les pères à l’honneur !

papa îleBetty et Jean-Louis seront bientôt parents. Pour Jean-Louis, c’est encore un peu abstrait : quel père sera-t-il ? Comment être un super papa ? Jouer au foot, plonger, bricoler, très peu pour lui… Mais Betty a sa petite idée : elle sait quel père il sera ! Un papa-île, un papa-cheval, un papa-avion…
Que de douceur et d’émotion dans cet album ! J’ai envie de l’offrir à tous les futurs ou jeunes papas de mon entourage !
Papa-île est une magnifique histoire, à la fois simple et belle, comme je les aime…  Emile Jadoul rend hommage aux pères et c’est une réussite ! Pas de fioritures, pas de niaiseries, mais des mots forts et des illustrations qui donnent le sourire. Un sourire attendri et ému.
Un album fort et simple, un coup de cœur !

La piscineNager, sauter, plonger, le tout sous le regard admiratif de son papa qui a pris du temps alors qu’il est débordé, c’est fantastique ! Mais pourquoi est-ce que ça passe si vite ? Alors qu’une heure peut parfois être si longue dans d’autres circonstances… C’est la subjectivité du temps !
Nadia Roman a un véritable talent pour raconter le quotidien. Avec La piscine, j’ai eu l’impression d’avoir de nouveau cinq ans et de passer un moment à la piscine municipale, le dimanche matin. Tout y est, des yeux qui piquent à cause du chlore aux cheveux qui fouettent le visage, en passant par le maillot qui rentre dans les fesses quand on plonge. Et dans le même temps, il y a énormément d’émotion qui se dégage de cette histoire : le temps précieux et partagé, l’admiration des enfants pour leurs parents, la douceur des petits moments du quotidien… Les illustrations d’Amélie Falière, colorées et à l’air un peu rétro, nous plongent (sans mauvais jeu de mots) au cœur de cette belle histoire !
Voici un album qui donne envie de profiter et de prendre le temps, même quand ça paraît un peu difficile !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres d’Émile Jadoul (Canaille fête son anniversaire, Ça sent bon la maman, Comme un secret, Canaille a oublié son doudou, Canaille ne veut pas aller à l’école, Canaille va chez le docteur, Canaille n’aime pas la soupe, Mon bonnet, Les mains de papaÀ l’eau, Hourra, Aglagla, Tout le monde y va, Gros pipiÀ la douche et À la folie) et Amélie Falière (Moi je, Le petit-déjeuner et Qu’est-ce qui mijote dans ma marmite à mots ?). Retrouvez également notre interview d’Émile Jadoul.

Papa-île
d’Émile Jadoul
Pastel
12,50 €, 208 x 300 mm, 22 pages, imprimé en Italie, 2014.
La piscine
Texte de Nadia Roman, illustré par Amélie Falière
Les éditions du Ricochet
13,70 €, 260 x 263 mm, 30 pages, imprimé en Pologne, 2014.

À part ça ?

Je vous parle souvent de Georges, ce magazine hors du commun, original et joliment illustré.
Georges a besoin de vous pour se développer (et oui, un magazine sans aucune publicité et d’une telle qualité demande un certain investissement financier…) et lance un appel à financements via la plateforme Ulule ! Comme on dit,  « les petits ruisseaux font les grandes rivières »…

Marianne

Romans concentrés

Aujourd’hui, je vous propose deux romans de moins de cent pages qui confirment le célèbre adage : « Ce qui compte, ce n’est pas la quantité, mais la qualité » !

quarante jours d'automneLulia et son père Stélian arrivent de Roumanie. Lulia trouve rapidement sa place mais Stélian éprouve plus de difficultés à s’épanouir, notamment à cause de la barrière de la langue. Mais en partie grâce aux ateliers cuisine organisés par l’institutrice de Lulia, auxquels les parents sont conviés pour partager leurs recettes, Stélian, qui était cuisinier dans son pays d’origine va régaler tout le monde et tisser des liens forts et généreux avec les autres familles.
40 jours en automne est un roman à la fois simple et fort, qui met à l’honneur des valeurs importantes telles que la solidarité, l’entraide, la générosité et l’ouverture aux autres. Des chapitres courts, une lecture fluide, beaucoup d’amitié, et des recettes de la région des Carpates glissées au cœur de l’histoire, Philippe Milbergue nous raconte une belle histoire sur un sujet de société, qui donne envie d’aller rencontrer son voisin, sans préjugés !
Un roman gourmand et positif !
Vous pouvez feuilleter quelques pages sur le site des éditions Le Muscadier. Vous y trouverez également un documentaire de Marianne Rigaux, Roms et Roumains, pour prolonger la lecture.

Ma Gare d'Austerlitz Georges est malade et s’ennuie entre les quatre murs de l’hôpital de la Salpêtrière, à deux pas de la Gare d’Austerlitz… À force d’entendre les trains qui partent et qui arrivent, il décide de voyager à son tour ! Il s’évade et saute dans un wagon… C’est parti pour une folle aventure, pleine d’émotions !
Ma Gare d’Austerlitz est ce que j’appelle un « roman montagne russe » : on sourit, on a peur, on espère, on pleure avec Georges, ce héros attachant et touchant ! Le sujet n’est pas des plus drôles, mais Anne-Sophie Silvestre en parle sans jamais tomber dans le pathos. Très court, le roman se lit d’une traite et on n’a pas le temps de s’appesantir !
Le train file et je vous invite à embarquer ! Un roman plein d’émotions, de vie et d’espoir !

40 jours d’automne
de Philippe Milbergue
Le muscadier dans la collection Place du Marché
7,90 €, 125 x 190 mm, 92 pages, imprimé en Union Européenne, 2013.
Ma gare d’Austerlitz
d’Anne-Sophie Silvestre
Oskar
9,95 €, 130 x 210 mm, 79 pages, imprimé en Europe, 2014.

À part ça ?

machinerie à l'usage d'auteurs incertainsN’avez-vous jamais rêvé de devenir écrivain ? Ici, on vous parle souvent de gens talentueux qui écrivent et racontent des histoires. Si vous voulez essayer de leur ressembler, j’ai trouvé l’outil qu’il vous faut : une Machinerie à l’usage d’auteurs incertains. Il s’agit d’un guide mis au point par Marie-Laure Depaulis et Kristina Depaulis pour vous permettre d’écrire votre propre histoire ! On crée des personnages en s’inspirant de ce qui nous entoure, on apprend à observer ses voisins pour avoir matière à raconter, on évite les abus de langage et autres tournures maladroites,… Et ça ne se prend pas au sérieux ! Sous des airs de manuel scientifique, c’est en fait un guide plein d’humour, un peu loufoque, où l’on pioche des idées pour fabriquer sa propre histoire ! En prime, je trouve les illustrations à base de photos très réussies ! Alors ouvrez l’œil, sortez vos crayons, et laissez aller votre imagination !
Un ouvrage hors du commun, assez indéfinissable, et réussi !
Machinerie à l’usage d’auteurs incertains, Marie-Laure Depaulis et Kristina Depaulis, Editions Winioux, 18 euros, imprimé en France, 2014.

Marianne

Ne pas baisser les bras !

Aujourd’hui, je vous présente deux albums coups de cœur et surtout deux héros qui vont au bout de leurs envies, quoiqu’il arrive ! Alors on ne se laisse pas aller, on ne baisse pas les bras, on lève le nez et on met un pied devant l’autre ! Allez, hop !

l'ours masquéGrand Ours Brun a la tête ailleurs et le cœur gonflé de belles pensées : il est amoureux ! Seul problème, sa douce est une ourse blanche rencontrée l’été passé, et qui depuis, vit loin de lui, sous d’autres latitudes. Il se décide enfin à vouloir lui déclarer ses sentiments : mais comment faire parvenir le message à l’autre bout du monde ? Un lâcher de ballons ? S’ils tombent dans l’océan, les poissons risquent l’asphyxie. Du poisson ? Il va pourrir, et puis l’ourse blanche n’en manque pas. Ce serait du gaspillage ! Un feu d’artifice ? La banquise va fondre… Il va finir par trouver une solution ! Il suffit d’écouter son cœur !
Quel belle histoire ! L’amour, l’amitié et la ténacité sont au cœur de ce très beau conte de France Quatromme. L’ours masqué est un album plein de douceur et de tendresse où les questions écologiques (gaspillage, réchauffement climatique, pollution des océans, importance de la consommation locale,…) sont abordées avec finesse. Ce n’est pas didactique, pas dramatique, seulement poétique ! Et avec les illustrations de Mélanie Desplanches, qui sont encore une fois magnifiques, mon cœur a terminé de s’emballer !
Un album pour aller chercher le meilleur au fond de soi !

le chemin d'antoninAntonin a quelque chose de très important à faire. Il marche, il avance sur le chemin. Mais il y a toujours quelqu’un pour l’arrêter : un petit-déjeuner chez l’un, un coup de main chez les autres, une petite baignade entre amis,… Même son amie Eulalie veut le détourner de son objectif. Mais quel objectif d’ailleurs ? Peu importe, il faut qu’il avance et que plus rien ne l’arrête ! C’est décidé !
Et il a bien raison Antonin ! C’est bien de partager de bons moments, de donner un coup de main à ceux qui en ont besoin, d’écouter l’autre, mais parfois, il faut aussi savoir prendre le temps de s’écouter et d’aller au bout de ses envies personnelles ! Ce beau message philosophique est porté par les mots de Catherine Blanc, et les illustrations d’Audrey Pannuti.
Le chemin d’Antonin est un album plein de justesse, pour que chacun puisse réfléchir à la route qu’il veut emprunter, personnellement, sans être influencé !
Vous pouvez parcourir cet album sur le site des éditions L’initiale.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de France Quatromme (Habille-toi Zaza !, Les monstres de la nuit et Le géant de la grande forêt), Mélanie Desplanches (Le loup beauté), Catherine Leblanc (Le grand méchant livre, Drôle de bonhomme, Plus vite ! Mes véhicules, Soleil, Ce crime, Ma couleur, Au lit Ludo !, Le goût d’être un loup, Les petites personnes, Au revoir, bonjour, Lulu et Moussu, Le prince Kangor et Mon gros dico des monstres à ratatiner) et Audrey Pannuti (La recette de moi). Retrouvez également notre interview de France Quatromme et notre interview de Catherine Leblanc.

L’Ours Masqué
Texte de France Quatromme, illustré par Mélanie Desplanches
Les minots
13,50 €, 240 x 195 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-certifié, 2014.
Le chemin d’Antonin
Texte de Catherine Leblanc, illustré par Audrey Pannuti
L’initiale
12 €, 200 x 200 mm, 24 pages, imprimé en France, 2014.

Marianne