La mare aux mots
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Sarah - La mare aux mots

Entre Orient et Occident

Par 10 juillet 2018 Livres Jeunesse

Aujourd’hui pour bien démarrer les grandes vacances, on plonge dans l’Antiquité grecque et chinoise, à la rencontre de deux personnages d’exception grâce à deux albums : Zeus, le roi des dieux de Sylvie Baussier et Ariane Pinel et Confucius toute une vie de Chun-Liang Yeh et Clémence Pollet.

Zeus, le roi des dieux
Texte de Sylvie Baussier, illustré par Ariane Pinel
Casterman
12,95 €, 205×275 mm, 48 pages, imprimé en France, 2018.
Confucius toute une vie
Texte de Chun-Liang Yeh, illustré par Clémence Pollet
HongFei 
19 €, 248×327 mm, 52 pages, imprimé en France, 2018.

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Des copains en tout genre !

Par 26 juin 2018 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, deux albums hilarants et poétiques qui nous racontent des amitiés particulières : J’ai mangé mon ami d’Heidi McKinnon et Sous mon arbre de Jo Witek et Christine Roussey…

J’ai mangé mon ami
d’Heidi McKinnon
La Palissade
14,50 €, 237×285 mm, 40 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2018.
Sous mon arbre
Texte de Jo Witek, illustré par Christine Roussey
De la Martinière Jeunesse
15,50 €, 257×268 mm, 30 pages, imprimé en Chine, 2018.

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Les invité·e·s du mercredi : Eloïse Rey, Fred Fivaz et Olivier Douzou

Par 20 juin 2018 Les invités du mercredi

Aujourd’hui on rencontre Eloïse Rey, illustratrice et graphiste, qui nous parle avec passion et enthousiasme de son activité et puis, dans un deuxième temps, on revient avec Fred Fivaz et Olivier Douzou, l’auteur et éditeur d’Hyper Bien, sur ce drôle de petit album poétique et farfelu sur l’enfance… Bon mercredi !


L’interview du mercredi : Eloïse Rey

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
Et bien, j’ai d’abord étudié la littérature, le design textile puis le graphisme, sans vraiment oser affirmer ma pratique du dessin. Ce n’est qu’avec le début de ma collaboration avec le journal pour enfants Biscoto en 2013 que j’ai commencé à me positionner en tant qu’illustratrice. L’édition fait également partie intégrante de mon travail, puisque j’ai été pendant 5 ans graphiste et directrice artistique d’un journal de poésie et d’illustration, La Tribune du Jelly Rodger, créé en collaboration avec mon ami poète Seream.

À côté de votre activité de graphiste, que vous apporte l’illustration de littérature jeunesse ?
C’est une belle récréation ! (Même si bien sûr, c’est un travail sérieux et prenant.) Le travail de graphiste consiste à rendre lisible un contenu, en choisissant le bon ton certes, mais en restant suffisamment discret pour laisser passer l’information au premier plan. L’illustration me permet de m’exprimer plus pleinement et plus librement sur le plan artistique, mais aussi de transmettre des messages qui me sont propres. L’image est un langage. Comme les mots, elle véhicule des idées et engage donc celle ou celui qui la crée. Travailler pour la jeunesse est donc pour moi une forme d’engagement d’autant plus grande qu’elle implique sa part de responsabilité : les images lues et regardées par un enfant auront une influence sur sa manière de voir et de comprendre le monde. Tout l’enjeu pour moi est donc de proposer et d’encourager un bel imaginaire, tout en délivrant un message qui me semble bon et bienveillant.

Parlez-nous de votre travail sur Anna qui chante de Sonia Paolini, et sur ce qui vous a donné envie d’illustrer le texte.
Quand Biscoto m’a proposé le texte de Sonia, je savais déjà que j’étais entre de bonnes mains et face à vrai engagement éditorial. Étant moi-même très attentive aux questions de genres et de défense des droits des femmes, j’avais déjà adopté le texte avant même de l’avoir lu ! Un texte mettant en avant une pléiade de fillettes et comptant deux héroïnes, c’est déjà tellement rare en littérature jeunesse… Les montrer si fortes, libres et maîtres de leur destin, voilà un message que j’avais hâte de délivrer moi aussi. Le texte de Sonia est très beau parce qu’il prend la tournure d’un conte initiatique classique (il y a un roi, une princesse enfermée dans le château…), tout en y mêlant une voix et des préoccupations très actuelles. Le défi pour moi sur ce livre était de rester dans l’univers symbolique du conte tout en montrant à quel point il est contemporain, et de permettre à ses lecteurs et lectrices de se projeter intimement dans l’histoire d’Anna et Judith. Le choix d’utiliser des couleurs très vives va dans ce sens, et apporte également la lumière et la force nécessaire pour traverser les parties sombres de récit.

Quelles étaient vos lectures d’enfant et d’adolescente ? Qui étaient vos héros et vos héroïnes enfant ?
Je garde plus de souvenirs de lectures du soir que de livres en particulier, mais je crois que je lisais un peu de tout : du Journal de Spirou au Grand Meaulnes d’Alain Fournier, en passant par la collection de romans Fais-moi peur et autres bandes dessinées de science-fiction qui peuplaient les étagères de la maison ! Les images qui m’ont néanmoins le plus marquée sont celles de Chien bleu de Nadja, et la petite bouille de Yok-Yok dessinée par Étienne Delessert. J’en garde un souvenir très poétique et sensoriel.

Avez-vous de nouveaux projets d’albums ?
Pas pour l’instant malheureusement. Mais j’ai hâte de trouver le temps pour me consacrer à un album dont j’aimerais également écrire l’histoire…

Bibliographie : 

  • Anna qui chante, illustration d’un texte de Sonia Paolini, Biscoto (2017), que nous avons chroniqué ici

Son site : http://www.eloiserey.fr


Parlez-moi de… Hyper bien !

Régulièrement, on revient sur un livre qu’on a aimé avec son auteur·trice, son illustrateur·trice et/ou son éditeur·trice. L’occasion d’en savoir un peu plus sur un livre qui nous a interpellés. Cette fois-ci, c’est sur Hyper bien !  – un drôle de petit album déluré et attachant qui nous conte les tribulations de Charles – que nous revenons avec son auteur Fred Fivaz, qui nous livre ses secrets de fabrication…. et Olivier Douzou l’éditeur

Fred Fivaz (auteur):
Bonjour la mare aux mots. Voilà 5 secrets, bien gardés, à propos du livre Hyper Bien.
1 : Hyper bien n’a pas toujours été Hyper Bien, et non. Son premier nom était Ça dépend des jours. Il était plus petit, il n’avait que 16 pages, couverture comprise. Il était imprimé en sérigraphie, à la main, avec cette petite odeur de solvant si romantique. Un tirage très très limité, 100 exemplaires seulement. Avis au collectionneur de petits livres de 16 pages imprimés en sérigraphie à la main, il en reste en circulation.
2 : La construction graphique de mes images se fait en 2 étapes. Première étape, je réalise tous les dessins à la main, sur du papier, à l’aide de feutres noirs, plumes pinceaux et encre de Chine, c’est le meilleur moment du processus. Deuxième étape, je numérise toute cette matière. La couleur et le montage des images se font ensuite à l’aide d’un ordinateur… c’est aussi le meilleur moment du processus.
3 : Je n’ai fait qu’un seul et unique dessin pour le personnage de Charles, Il n’y a que sa bouche et ses « vêtements » qui changent. Certains diront que c’est de la flemmardise… mauvaises langues.
4 : La rumeur court que Charles serait un enfant. Un enfant qui vit seul et qui est souvent au volant de sa voiture, pourquoi pas.
5 : D’ailleurs en parlant de Charles, c’est lui qui aurait dû écrire ces quelques mots, mais il vient de me quitter pour un concert de Black Metal.
6 : Alors le point six, c’est juste un prétexte pour remercier quelques personnes qui m’ont beaucoup aidé dans la création de ce livre, Dans le désordre : Mélanie, Mirjana, Olivier, Benoit, Cécile, Julien, Cyril. Bisous et merci à eux. Merci et bisous La mare aux mots.

Olivier Douzou (éditeur) : Charles ne s’appelait pas Charles, le titre était « ça dépend des jours ». C’est ainsi que j’ai reçu ce petit objet sérigraphié de 16 pages que Fred Fivaz souhaitait voir éditer sous la forme d’un album. Il a fallu ensemble réfléchir au Rythme de l’album, à sa durée, compléter son récit en glissant par exemple dans les images des indices qui permettaient au lecteur (comme à Charles) d’enchaîner les séquences. Puis l’idée d’en faire une histoire en boucle s’est imposée l’histoire de l’ennui, comme de l’hyper activité étant une histoire sans fin. Cette histoire de déconcentration a été ainsi dé-concentrée pour répondre au mieux à son sujet.

Hyper bien, de Fred Fivaz sorti chez Le Rouergue (2018), chroniqué ici.

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Des histoires de gros bras et de luttes des classes ! [ARTICLE EN ACCÈS LIBRE]

Par 18 juin 2018 Livres Jeunesse

Aujourd’hui on fait la connaissance d’héroïnes féministes pleines d’énergie et bien décidées à renverser l’ordre établi avec Les gros bras de Polka d’Emilie Gleason et Zette et Zotte à l’uzine d’Elsa Valentin et Fabienne Cinquin !

Il était une fois un couple de danseur·euse·s fou amoureux·euses. Si amoureux qu’ils finissent par avoir un bébé : Polka. Polka est une petite fille pleine d’entrain (un peu trop même), joyeuse et heureuse de vivre… avec une particularité : Polka a des gros bras… DES TRÈS GROS BRAS. À tel point qu’à l’école, tout le monde se moque d’elle. Des biceps pareils, pour une fille de son âge… Ça n’a pas de sens ! Alors Polka se renferme, devient morose et triste. Jusqu’au jour où, alors qu’elle regarde la télébison avec ses parents, la petite fille entend qu’un groupe de castors est menacé ; ni une ni deux, la petite fille décide de se remonter les manches et de leur venir en aide !
Les gros bras de Polka est un album féministe très drôle. Emilie Gleason nous parle, à travers l’exemple de Polka, de l’importance (et de la difficulté) de s’accepter tel·le que l’on est, dans une société où les clichés existent encore. Car ce qui dérange, c’est que la petite fille a de gros bras (un attribut que l’on associe plus naturellement à un garçon). Polka chamboule malgré elle l’ordre établi : les garçons doivent être costauds et forts, les filles douces et fragiles. À travers cette histoire pleine d’humour (l’autrice joue avec les mots : Polka regarde la « télébison », enfourche son « vélo-ciraptor ») Emilie Gleason propose un album positif sur la nécessite de se détacher du regard des autres et de vivre sa vie comme on l’entend. Au fur et à mesure de ce récit initiatique burlesque, Polka va découvrir que ses gros bras peuvent être une force. Les illustrations vives et colorées accompagnent à merveille cette drôle d’histoire. Chaque page révèle une nouvelle surprise, langagière ou narrative. Résultat : c’est drôle, bien construit, fourmillant de détails, de malice et d’intelligence !
Un drôle de petit album pop qui déconstruit les clichés !

Zette et Zotte sont sœurettes et travaille à l’uzine où elles fabriquent des zabits de louxe. Pour cette besogne, elles ne sont payées que des miettes et quelques légumes. Si Zette trouve cela scandaleux et est prête à faire la grave généreule et la manifle, Zotte préfère quant à elle faire des zeurs-sop pour gagner plus de beurre dans les zépinards… Un matin, le trapron décide que les zouvrilleuses lui coûtent trop cher ! Désormais elles ne seront payées que des épluchures ! C’en est trop pour Zette et ses copines qui décident de monter au créneau et de faire la révoluture !
Avec Zette et Zotte à l’uzine, Elsa Valentin et Fabienne Cinquin nous content l’histoire d’un conflit social avec beaucoup d’humour et d’intelligence ! La langue d’Elsa Valentin est poétique et imagée : elle joue sur les sonorités « Zette/Zotte/Zabits », détricote et reconstruit de nouveaux mots : la grève générale devient la grave généreule, la révolution devient la révoluture… L’album se lit à haute voix pour savourer encore plus ces jeux de mots ! Mais derrière cet aspect ludique, Elsa Valentin nous parle de problématiques actuelles : les délocalisations d’usines, le sort des ouvriers laissés pour compte. L’album se veut résolument optimiste et joyeux. Les illustrations nous plongent dans un monde coloré, solidaire, où, seul le collectif permet de s’en sortir ! Fabienne Cinquin joue sur les motifs, les coloris, les matières et multiplie les techniques : encre de Chine, collage de papiers unis comme à motifs, aquarelles… À travers l’exemple de Zette et Zotte, Elsa Valentin nous montre les tensions qui peuvent exister durant ces conflits (même si tout se termine bien !). Véritable ode à la sororité (et fraternité), à la cohésion de groupe et à l’autogestion, Zette et Zotte à l’uzine est une fable moderne qui nous montre qu’avec beaucoup d’imagination, de l’utopie, de la révolte et des ami·e·s… on peut encore changer les choses… et ça fait du bien !
Un véritable coup de cœur, drôle et politique ! On en redemande !

Les gros bras de Polka
d’Emilie Gleason
Biscoto
14 €, 146×236 mm, 48 pages, imprimé en France, 2018.
Zette et Zotte à l’uzine
Texte d’Elsa Valentin, illustré par Fabienne Cinquin
L’atelier du poisson soluble
16 €, 200×297 mm, 48 pages, imprimé en République tchèque, 2018.

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Du Far West à des mondes imaginaires…

Par 4 juin 2018 Livres Jeunesse

Aujourd’hui on plonge dans deux univers burlesques et poétiques : direction le Far West dans un premier temps grâce à Peter Elliott et Kitty Crowther et puis l’on pose ses valises chez un frère et une sœur qui imaginent l’animal de compagnie idéal dans C’est un secret d’Hyunjoo Park…

Farwest
Texte de Peter Elliott, illustré par Kitty Crowther
L’école des loisirs dans la collection Pastel
13,50 €, 200×260 mm, 32 pages, imprimé en France, 2018.
C’est un secret
de Hyunjoo Park
La Palissade
13,90 €, 225×235 mm, 32 pages, imprimé en France, 2018.

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