La mare aux mots
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Les invités du mercredi

Les invité.e.s du mercredi : Jacques-Rémy Girerd et Nathalie Novi

Par 15 février 2017 Les invités du mercredi

Si en littérature jeunesse, je pense que la part de « produits commerciaux » est assez faible par rapport aux vraies œuvres, c’est d’après moi l’inverse dans le cinéma. Combien de grosses productions insipides pour un film d’auteur ? Il reste, quand même, des petits bijoux qui sortent, les films de Jacques-Rémy Girerd et du studio Folimage en font partie. C’est comme un fan impressionné par son idole que j’ai écrit à Jacques-Remy Girerd pour lui demander s’il était d’accord de répondre à quelques questions, il a accepté tout de suite. Suite à cette interview, je vous propose de partir en vacances avec une grande dame de l’illustration, Nathalie Novi. Nous vous souhaitons un bon mercredi !


L’interview du mercredi : Jacques-Rémy Girerd

Ce n’est peut-être pas sérieux, mais j’aimerais commencer cette interview en vous disant à quel point je suis fan de votre travail, à quel point je trouve vos films extraordinaires. La question peut sembler naïve, mais en quoi consiste exactement votre travail ?
J’ai cumulé de nombreuses occupations, auteur, j’ai écrit de nombreuses histoires, réalisateur, j’ai réalisé près de cent films d’animation, et producteur pour soutenir le travail d’autres réalisateurs autour de moi. Souvent un travail de chef d’orchestre.

Comment est né Folimage ?
Au début de cette longue histoire, à la fin des années 70, si on s’intéressait au cinéma d’animation quasiment inexistant en France, il fallait créer sa propre structure, pratiquement aucun producteur ne s’y intéressait et les chaines de télévision qui se comptaient alors sur les doigts d’une main étaient loin de cette problématique. À partir de 1982/83 les choses ont changé avec la création du COSIP par le CNC. Avec quelques amis nous avons donc créé le studio Folimage en 1981, avec préfiguration de 89 à 91. Au début tout petit et le studio s’est agrandi avec les années, aujourd’hui il fait vivre environ 130 personnes.

Je suis totalement fan de Mia et le Migou qui est, pour moi, l’un des plus beaux dessins animés jamais tournés.
Un grand merci pour cette appréciation qui me touche beaucoup.

Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?
C’est l’histoire d’une petite fille qui n’a rien, très pauvre et isolée. Elle décide de partir à la recherche de son père et fera la rencontre des Migous ces êtres qui ont tout et sont des géants. C’est le choc de l’infiniment petit et du super puissant. La force qui peut s’annuler en un instant et cette gamine pleine de courage qui peut renverser des montagnes. Une allégorie.

Vos films sont souvent engagés, sur l’écologie notamment, c’est important pour vous de passer un message ?
C’est sans le vouloir, je suis toujours rattrapé par des grands enjeux de société dans mes films. Impossible pour moi de raconter des histoires déconnectées, sans fond, sans morale. L’écologie et la protection de l’environnement sont au cœur de nos grands défis humains ; c’est aussi le rôle de l’artiste que de parler de son temps et du monde dans lequel il vit ou survit.

Côté voix, dans vos films ce sont souvent des acteurs très connus (Annie Girardot, Michel Galabru, Michel Piccoli, Pierre Richard, Bernadette Lafond, Sabine Azéma…), est-ce que ça apporte vraiment quelque chose au film ou est-ce que ça fait plus venir les gens ?
C’est principalement par amour des acteurs. J’aime le jeu des acteurs, au théâtre comme au cinéma. Quand j’écris des histoires je ne peux m’empêcher de penser aux acteurs idéaux pour les rôles que j’imagine, cela m’aide pour écrire les dialogues. Et quand la réalité croise l’imagination c’est formidable. Chaque acteur, connu ou inconnu que j’avais imaginé au moment de l’écriture a toujours donné suite pour la réalisation des films. J’ai été gâté. Rien à voir avec des questions commerciales.

J’ai lu aussi que vous commencez par enregistrer les voix avant toute chose, c’est bien ça ?
Oui toujours, cela donne aux films une qualité supérieure et procure une vérité augmentée aux dialogues. Le comédien est libre de son interprétation et nous sommes très proches au moment de l’enregistrement. L’expérience est très enrichissante et les liens tissés de cette façon beaucoup plus vrais.

Quels sont les films qui ont marqué votre enfance ?
Zorro, Mon Oncle, Jour de fête, Le ballon rouge, Buster Keaton Le mécano de la Générale, tous les films des Marx Brothers, La ruée vers l’or de Charlie Chaplin… et beaucoup d’autres

Quelques mots sur vos projets ?
J’ai abandonné la réalisation pour la littérature.

Filmographie (sélective) en tant que réalisateur

  • Tante Hilda !, long métrage (2014).
  • C’est bon, série de courts métrages (2013).
  • Ma petite planète chérie, série de courts métrages (2010).
  • Mia et le Migou, long métrage (2008).
  • La Prophétie des grenouilles, long métrage (2003).
  • L’Enfant au grelot, court métrage (1997), que nous avons chroniqué ici.
  • Mine de rien, série télé (1993).
  • Le bonheur de la vie, série télé (1992).
  • Amerlock, court métrage (1988).
  • Le cirque bonheur, série télé (1988).

Le site de Folimage : http://www.folimage.fr.


En vacances avec… Nathalie Novi

Régulièrement, je pars en vacances avec un.e artiste (je sais vous m’enviez). Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la.le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet.te artiste va donc profiter de ce voyage pour me faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle.il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… 5 de chaque ! 5 albums jeunesse, 5 romans, 5 DVD, 5 CD, sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il.elle veut me présenter et c’est elle.lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Nathalie Novi que je pars ! Allez en route !

Voyages avec la Mare aux Mots

  • Laisser flotter mes jupons exactement là, au-dessus des vignobles, dans la combe de Rosnay, dérouler mes pas et contempler le Cirque de Baume les Messieurs, sous un ciel de vent, à l’ombre des oiseaux silencieux.
  • Se laisser emporter là où penche mon cœur, au cœur d’Arezzo, dévaler la Piazza Grande et glisser doucement jusqu’à la Chapelle Bacci où sommeille le petit page du Songe de Constantin peint par Piero della Francesca.
  • Traverser le Millenium Bridge, se fondre dans les vibrations colorées de Rothko au Tate Modern, puis se régaler au Borough Market. London is so chic !
  • Se dépayser d’un sourire qui flotte à Fort Cochin et s’enivrer de couleurs et d’enfance.
  • S’égarer avec délice à Albi, déambuler dans les dessins de Lautrec, s’émerveiller d’une colline surmontée d’un cyprès et rêver un jour de s’y poser…

Cinq Albums jeunesse :

  • Alice in Wonderland. Lewis Carroll, John Tenniel 1865.
  • Tous les albums de Lisbeth Zwerger.
  • Une berceuse en chiffons, la vie tissée de Louise Bourgeois. Amy Novesky, Isabelle Arsenault chez Pastèque.
  • Le pays du rêve. Formidable Anne Brouillard.
  • Les Fleurs parlent. Géniale Joanna Concejo, texte J.F. Chabas.

Cinq musiques :

  • Henry Purcell. The King Arthur interprété par James Bowman (mon contre-ténor préféré).
  • W. A. Mozart. Requiem. Jordi Savall, une merveille !
  • J.S. Bach. St Matthew Passion. Masaaki Susuki.
  • A. Vivaldi. Stabat mater dolorosa. Ensemble 415.
  • La Folia. Jordi Savall.

Cinq Films :

  • Chantons sous la pluie. Ah, Gene Kelly !
  • Les Demoiselles de Rochefort. Ah, Jaques Demy !
  • Jacquot de Nantes. Bouleversant d’enfance. Agnès Varda (merci !)
  • La meglio gioventù (Nos meilleures années). Marco Tullio Giordana 2003.
  • Out of Africa. Sydney Pollack 1985. Ce merveilleux concerto pour clarinette de Mozart dans la brousse…
  • Et enfin, même si cela fait six, tous les films de Jacques Tati !

Cinq romans… :

  • Orgueil et préjugés, ‘my lovely’ Jane Austen !
  • François d’Assise. Joseph Delteil.
  • Le fleuve caché. Jean Tardieu. Poésie-Gallimard
  • Tobie des marais. Sylvie Germain.
  • Narcisse et Golmund. Herman Hesse.

*Ainsi que les contes d’Andersen et des frères Grimm, + tous les livres que je ne connais
pas encore mais vont me bouleverser !

Et, comme je ne connais pas la BD, je me permets d’en ajouter cinq à cette liste…
Cinq peintres et photographes :

  • Fra Angelico
  • Velásquez
  • Degas
  • Vuillard
  • Sorolla
  • Hammershoi
  • Balthus
  • Saul Leiter
  • Édouard Boubat
  • Lewis Carroll photographe…

ECCO !

Nathalie Novi est peintre littéraire.

Bibliographie sélective :

  • Les mille et un voyages de Claudio Monteverdi, illustration d’un texte de Carl Norac, Littlevillage (à paraître d’ici quelques jours).
  • Merveille des merveilles, illustration d’un texte de Jennifer Dalrymple, Didier Jeunesse (2016).
  • Bonnes nouvelles du Monde, illustration d’un texte d’Alain Serres, Rue du Monde (2016).
  • Et si on redessinait le Monde, illustration d’un texte de Daniel Picouly, Rue du Monde (2014).
  • Trois sœurs, illustration d’un texte de Jo Hoestlandt, Gallimard Jeunesse (2013).
  • Comptines & berceuses tsiganes, illustrations, Didier Jeunesse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Mahboul le sage, illustration d’un texte d’Halima Hamdane, Didier Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Noël des ramasseurs de neige, illustration d’un texte de Jacques Prévert, Rue du Monde (2012).
  • Yeghvala, la belle sorcière, illustration d’un texte de Catherine Gendrin, Didier Jeunesse (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Mamouchka et le coussin aux nuages, illustration d’un texte de Michel Piquemal, Gallimard Jeunesse (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Chansons du monde, 22 chansons du Brésil au Vietnam, collectif, Didier Jeunesse (2012) que nous avons chroniqué ici.
  • L’histoire du soldat, illustration d’un texte de Charles-Ferdinand Ramuz, Didier Jeunesse (2011).
  • La neige vive, illustration d’un texte de Michel Piquemal, Didier Jeunesse (2010).
  • La Flûte enchantée racontée aux enfants, illustration d’un texte de Jean-Pierre Kerloc’h, Didier Jeunesse (2010).
  • Pinocchio, illustration d’un texte de Carlo Collodi, Rue du Monde (2009).
  • La petite sirène, illustration d’un texte d’Hans Christian Andersen, Didier Jeunesse (2008), que nous avons chroniqué ici.
  • La petite fille et l’oiseau, texte et illustrations, Didier Jeunesse (2008).

Retrouvez Nathalie Novi sur son site : http://www.nathalienovi.com.

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Les invité.e.s du mercredi : Marie Lafrance et Delphine Jacquot

Par 25 janvier 2017 Les invités du mercredi

Aujourd’hui, on a eu envie d’en savoir plus sur Marie Lafrance, illustratrice dont on suit le travail depuis quelque temps et qui vient de sortir un magnifique album aux éditions de la Bagnole. Ensuite, nous partons en vacances avec l’auteure-illustratrice Delphine Jacquot ! Nous vous souhaitons un bon mercredi !


L’interview du mercredi : Marie Lafrance

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre dernier album, DEUX garçons et UN secret sorti aux éditions de la Bagnole, une magnifique histoire dans laquelle on peut voir de l’homosexualité ?
En fait pour moi ce livre parle beaucoup plus des préjugés, du regard de l’autre sur une différence perçue, que d’homosexualité. Les deux garçons jouent à un jeu, qui devient rapidement un enjeu de société et divise leurs familles et leurs amis. L’auteur donne des pistes, en douceur, pour l’ouverture, la tolérance, et franchement à regarder l’état du monde on gagnerait tous à ce que ces notions soient enseignées à un très jeune âge !
Deux petits garçons qui s’amusent à se marier c’est l’essence même de l’enfance, dans toute son innocence. Cette fraîcheur, c’est souvent les adultes qui viennent la souiller, avec leurs œillères et leurs préjugés.
Cet album est subtilement subversif, car il dit aux enfants : vos parents peuvent se tromper, ils ne sont pas nécessairement parfaits, ils ont parfois des défauts, mais on peut les aimer quand même et tracer soi-même son chemin. C’est toute la pertinence de la littérature jeunesse, pour moi, d’enseigner aux enfants à penser par eux-mêmes !

Quelles techniques d’illustration avez-vous utilisées pour cet album ?
J’ai tout dessiné à la mine de plomb, je colore ensuite digitalement. Je me sers de ce que je trouve pour les textures, je « scanne » du bois, des tissus, des expériences sur papier avec différents médiums. Avant de développer cette technique je me suis battue des années avec de l’acrylique et des pinceaux, pour lesquels je n’étais pas très douée finalement ! Ma technique actuelle m’a fait revenir avec bonheur vers le dessin, qui m’est beaucoup plus naturel.

Vous utilisez des techniques différentes suivant les projets ?
Depuis quelques années je me sers uniquement de cette technique mais je la développe au gré des projets et j’ai l’impression d’en apprendre tous les jours les multiples possibilités. Actuellement je travaille de plus en plus le dessin, et le « lâcher prise », je travaille sans trop réfléchir, et quelquefois ça m’amène où je n’aurais jamais pensé aller.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
J’ai d’abord surtout fait de l’Illustration éditoriale, pour des magazines et des journaux, j’ai aussi travaillé avec plaisir pour des agences de publicité, je n’étais pas particulièrement attirée par l’édition jeunesse, on peut dire que je suis tombée dedans quand ma fille était petite ! J’y ai découvert un univers, une liberté et un très grand plaisir, je crois que ça me va assez bien finalement.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
J’étais une enfant très angoissée, seule la lecture me calmait, je lisais donc énormément, et tout ce qui me tombait sous la main ! J’ai lu la Comtesse de Ségur, la bibliothèque rose, Tintin, les Club des Cinq, et sans transition, à la faveur de la bibliothèque familiale bien garnie, les classiques, Dumas, puis Zola, Victor Hugo, Stendhal, Simone de Beauvoir, Simenon, Dostoïevsky, souvent bien avant de pouvoir comprendre ce que je lisais, j’ai donc relu plus tard.

Quelques mots sur vos projets ?
Je travaille actuellement à un album sur une géante qui a vraiment existé et voyagé avec le cirque Barnum dans la deuxième moitié du 19e siècle, c’est du bonbon.
Et j’ai plusieurs débuts d’histoire que j’aimerais écrire moi-même.

Bibliographie (francophone) :

  • Deux garçons et un secret, illustration d’un texte d’Andrée Poulin, éditions de la Bagnole (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Mes comptines à chanter, illustration de chansons classiques, Seuil Jeunesse (2015).
  • Le petit ours gris de la Mauricie, illustration de chansons de Félix Leclerc, La Montagne Secrète (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Le petit gilet beige, illustration d’un texte d’Ingrid Chabbert, Des ronds dans l’O (2013).
  • Le nouveau voyage de Monsieur Caca, illustration d’un texte d’Angèle Delaunois, Les 400 coups (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Contes du Vietnam, illustration d’un texte de Chon Tanh Phan, Milan Jeunesse (2010).
  • Contes et Sagesses d’Afrique, illustration d’un texte de Souleymane Mbodj, Milan Jeunesse (2009).
  • Petits contes méchants, illustration d’un texte de Gudule, Milan Jeunesse (2008).
  • Le sorcier amoureux, illustration d’un texte de Mireille Levert, Dominique et compagnie (2007).
  • Le petit chien de laine, illustration d’un texte de Lionel Daunais, La Montagne Secrète (2005).
  • Émilie pleine de jouets, illustration d’un texte de Gilles Tibo, Dominique et compagnie (2003).
  • Le grand voyage de Monsieur Caca, illustration d’un texte d’Angèle Delaunois, Les 400 coups (2002).
  • Chansons drôles, chansons Folles, illustration de chansons d’Henriette Major (2000).

Le site de Marie Lafrance : http://www.marielafrance.net.


En vacances avec… Delphine Jacquot

Régulièrement, je pars en vacances avec un.e artiste (je sais vous m’enviez). Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la.le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet.te artiste va donc profiter de ce voyage pour me faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle.il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… 5 de chaque ! 5 albums jeunesse, 5 romans, 5 DVD, 5 CD, sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il.elle veut me présenter et c’est elle.lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Delphine Jacquot que je pars ! Allez en route !

5 albums jeunesse :

  • Les aventures d’Archibald le koala de Paul Cox
  • Love de Gian Berto Vanni et Lowell A. Siff
  • Romance de Blexbolex
  • Les aventures de la famille Mellops de Tomi Ungerer
  • Martha était là d’Atak

5 romans :

  • Le mur invisible de Marlen Haushofer
  • La femme changée en renard de David Garnett
  • La fin des temps de Haruki Murakami
  • Le dernier des fous de Timothy Findley
  • Le mystérieux docteur Cornélius de Gustave Le Rouge

5 BD :

  • Tintin de Hergé
  • Commissaire Toumi d’Anouk Ricard
  • Jane, le renard et moi d’Isabelle Arsenault et Fanny Britt
  • Peggy Lee de Fanny Michaëlis
  • La révolte d’Hop-Frog de David B. et Christophe Blain

5 DVD :

  • La Mort aux trousses d’Alfred Hitchcock
  • Winnipeg mon amour de Guy Maddin
  • Les ailes du désir de Wim Wenders
  • Apocalypse Now de Francis Ford Coppola
  • Interstellar de Christopher Nolan

 5 CD :

  • Clair de lune de Debussy
  • Solo piano de Philip Glass
  • Tender Prey de Nick Cave
  • Éthiopiques-volume 4 de Mulatu Astatke
  • Play Captain Calypso’s hoodoo party de Wild Billy Childish and the Blackhands

5 artistes :

  • Glen Baxter
  • Henry Darger
  • Charles Fréger
  • Marcel Dzama
  • Philippe Ramette

5 lieux :

  • Binic, mon port d’attache
  • le Muséum d’histoire naturelle de Florence
  • la brocante Place du Jeu de Balle à Bruxelles
  • le Palais de Pena (par temps de brume) à Sintra, au Portugal
  • les backwaters au Kerala, en Inde

Delphine Jacquot est auteure et illustratrice.

Bibliographie sélective :

  • Réclamez des contes, texte et illustrations, Les Fourmis Rouges (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Casse-Noisette, illustration d’un texte de Pierre Coran, Didier Jeunesse (2015).
  • Un éléphant à New York, illustration d’un texte de Benoît Broyart, Didier Jeunesse (2015).
  • Le fil de soie, illustration d’un texte de Cécile Roumiguière, Thierry Magnier (2013).
  • Cendrillon ou la belle au soulier d’or, illustration d’un texte de Jean-Jacques Fdida, Didier Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Les aventures improbables de Peter et Herman, texte et illustrations, Les Fourmis Rouges (2013).
  • Le livre secret des anges, illustration d’un texte de Mario Urbanet, Glénat (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • La belle au bois dormant ou le Songe de la vive ensommeillée, illustration d’un texte de Jean-Jacques Fdida, Didier Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Monsieur Chopin ou le voyage de la note bleue, illustration d’un texte de Carl Norac, Didier Jeunesse (2010).
  • Comptines de miel et de pistache, Didier Jeunesse (2009).

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Les invité.e.s du mercredi : Sylvie Serprix et Véronique Massenot

Par 18 janvier 2017 Les invités du mercredi

Nous recevons aujourd’hui Sylvie Serprix et Véronique Massenot. La première a accepté de répondre à nos questions, la seconde nous livre ses coups de cœur et coup de gueule. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Sylvie Serprix

Sylvie SerprixParlez-nous de votre dernier album, Moi parfois… sorti chez Bulles de Savon, comment avez-vous travaillé sur ce projet ?
J’ai reçu un mail de l’éditeur de Bulles de savon qui est fan de mon travail pour la presse. Au début de l’été, il m’a envoyé le texte d’Agnès de Lestrade, pour qui j’avais déjà illustré La vie sans moi. J’aime son écriture, concise et délicate. Celle-ci était en plus très drôle !
C’est un album pour les petits autour des émotions, le quotidien d’un enfant dans ses contradictions : passer des câlins à la bouderie, jouer avec un ami et ne plus vouloir lui prêter ses jouets, etc. L’histoire commence avec la petite fille de la couverture chaussée de baskets magiques qui la transforment ensuite en différents animaux suivant ses émotions. Le texte et les images sont construits en écho sur chaque double page, dans une ambiance très colorée et avec le sourire. À la fin les enfants peuvent continuer à imaginer d’autres rôles !
Pour la réalisation, il y a d’abord eu la recherche des animaux suivant leur rôle, j’ai donc fait passer un casting ! Ensuite j’ai travaillé les personnalités de chacun, les mouvements, positions, cadrage avec le décor, etc. Puis mis en place du story-board pour affiner l’ensemble, avec une première mise en place des couleurs en numérique. Petits allers-retours mail avec l’éditeur. Validation. Et finalisation des images avant maquette.
Nous avons aussi beaucoup travaillé la couverture. Au début la petite fille marchait simplement et puis le texte était tellement drôle que je l’ai fait sautiller en ajoutant un assistant, le petit écureuil. Au moment du story-board, j’avais juste dessiné le titre en imitant une écriture d’enfant. Finalement, on a gardé cette idée et je l’ai retravaillé en calligraphie.
Et suite à mes nombreuses rencontres scolaires, où les enfants me demandent aussi souvent la question de la réalisation, du coup j’ai réalisé un petit making of pour cet album que l’on peut voir sur mon site www.serprix.com.

Comment choisissez-vous les projets sur lesquels vous travaillez ?
Généralement, un éditeur connaissant mon travail me soumet un texte. Mais à deux reprises, le scénario s’est inversé. Ce fut le cas avec Marie-Sabine Roger pour mon tout premier album jeunesse Le roi sans terre, mention White Raven Bologne 2012 et adapté au théâtre. Puis avec Claire Gratias dont j’avais illustré la couverture de l’un de ses romans, ce qui a donné par la suite notre petit best-seller Arrête de lire !, Prix des Incorruptibles 2014.

Vous travaillez aussi beaucoup pour la presse, c’est un travail différent que celui d’illustrer un album ?
Déjà étudiante en école d’art, j’étais très presse. J’aime le rythme très rapide, mon délai le plus court étant à peine 4 heures pour le journal Le Monde ! Il faut réagir vite. C’est un exercice d’humilité aussi. Aussitôt le texte envoyé, l’idée validée, l’image rendue et publiée le lendemain, le jour d’après on passe déjà à d’autres actualités ! Le rapport texte-image est le même que pour les albums jeunesse. Par contre, le travail en presse m’oblige avant tout à être précise avec une idée très forte tout de suite. D’ailleurs, je garde ce côté « idée dans l’instant » pour illustrer les albums, même si c’est un long travail dans le temps avec des allers-retours entre l’auteur et l’éditeur.

Quelles techniques d’illustration utilisez-vous ?
Le travail de recherche est au crayon à papier, sur feuille libre. Je n’aime pas les carnets. Puis une mise en couleur rapide en numérique, pour donner une idée de l’atmosphère générale. Après validation, le rendu final est souvent en peinture acrylique avec parfois des montages pour des parties au crayon à papier suivant l’histoire. Les images sont ensuite numérisées et retravaillées sous Photoshop.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
Après mon diplôme d’Art Graphique de Penninghen, j’ai commencé par hasard par le dessin documentaire pour des guides chez Gallimard. Puis j’ai intégré deux agences de création, l’une pour un travail documentaire toujours, avec le Muséum d’Histoire Naturelle. Passionnant de travailler avec des scientifiques sur l’origine du monde. Puis une autre agence pour la réalisation graphique de sites Web, j’ai appris le java script ! … et la création de décors 2D pour des jeux vidéo. Passionnant également, si on aime les contraintes techniques. C’est un travail de fou !
Avant de me consacrer entièrement à l’illustration depuis 10 ans maintenant.
Pour la presse, je collabore régulièrement avec Le Monde, Libération, le JDD, Le Magazine Littéraire, Pèlerin magazine, l’OECD entre autres et j’ai depuis septembre une rubrique mensuelle pour le magazine Cerveau & Psycho.
Pour l’édition, j’ai commencé par des couvertures de romans adultes, puis jeunesse, puis romans illustrés et enfin depuis 7 ans, une quinzaine d’albums jeunesse parus.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Toute petite j’étais très Martine, et puis il y a eu Jules Verne qui m’a beaucoup impressionné. J’ai eu une période polar. Je suis aussi fan de biographies ! Toutes celles concernant Churchill et celles qu’il a écrites lui-même, divinement écrites d’ailleurs, avec un humour féroce !

Quelques mots sur vos projets ?
La presse toujours. Et pour les albums jeunesse, il y aura deux projets musicaux et le troisième opus d’Arrête de lire !. Tout est en cours, donc difficile pour moi de donner plus de détails. À suivre donc. Et puis peut-être une expo.

Bibliographie sélective :

  • Moi, parfois…, illustration d’un texte d’Agnès de Lestrade, Bulles de Savon (2016).
  • Phototoutou, texte et illustrations, La Palissade (2015).
  • T’es plus mon amoureux, illustration d’un texte de Claire Gratias, Belin Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Le rendez-vous de Valentin, texte et illustrations, Grasset-Jeunesse (2013).
  • Tout blanc, illustration d’un texte de Marie-Sabine Roger, Casterman (2013).
  • D’une île à l’autre, illustration d’un texte de Nadine Brun-Cosme, Talents Hauts (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Arrête de lire !, illustration d’un texte de Claire Gratias, Belin Jeunesse (2012).
  • Contes d’un autre genre, illustration d’un texte de Gaël Aymon, Talents Hauts (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Mille petits poucets, illustration d’un texte de Yann Autret, Grasset Jeunesse (2011).
  • De ce côté du monde, illustration d’un texte de Marie-Sabine Roger, Casterman (2011).
  • Un beau jour du crocodile, illustration d’un texte de Valérie Guidoux, Mango (2011).
  • Samiha et les fantômes, illustration d’un texte de Clémentine Beauvais, Talents Hauts (2010), que nous avons chroniqué ici.

Le site de Sylvie Serprix : www.serprix.com.


Le coup de cœur et le coup de gueule de… Véronique Massenot

Régulièrement, une personnalité de l’édition jeunesse (auteur.e, illustrateur.trice, éditeur.trice…) nous parle de deux choses qui lui tiennent à cœur. Une chose qui l’a touché.e, ému.e ou qui lui a tout simplement plu et sur laquelle il.elle veut mettre un coup de projecteur, et au contraire quelque chose qui l’a énervé.e. Cette semaine, c’est Véronique Massenot qui nous livre son coup de cœur et son coup de gueule.

Mon coup de gueule, mon coup de cœur… ils sont liés, tous les deux.

Et comme j’ai horreur de râler, je ne vous parlerai que du second — mais vous comprendrez.
Mon coup de cœur, c’est la création de l’Association Encrages :

« Novembre 2016. Depuis des mois, des réfugiés campent dans le quartier de Stalingrad, rue de Flandre, à Paris. Des voisins se relaient pour partager avec eux un petit-déjeuner. De cafés en thés et de paroles en idées échangées, des bénévoles, des illustratrices, illustrateurs, des gens du livre révoltés par l’accueil déplorable fait aux réfugiés décident d’agir. Tout d’abord en parant au plus urgent : trouver des moyens pour “remplir la marmite” avec une vente de dessins au profit des associations qui aident les réfugiés. Pour organiser cette vente, une association est créée, et pensée pour d’autres actions à venir. C’est la naissance d’Encrages. »

Judith Gueyfier s’est chargée de lancer un appel auprès de ses confrères et sœurs. Nous avons été invités à offrir des illustrations pour qu’elles soient ensuite mises en vente, au profit de différents collectifs ou associations heureusement très actifs : 90 artistes ont donné une ou plusieurs de leurs œuvres.

La vente a eu lieu à La Rotonde, place de la Bataille de Stalingrad, à Paris, le 13 décembre dernier. Un très bel événement ! Dans l’après-midi, des familles réfugiées et parisiennes ont été invitées à divers ateliers, à visiter l’exposition et à partager un goûter. Puis la vente s’est ouverte, accompagnée de lectures, de musique, de dialogues entre bénévoles, réfugiés et public. Ce fut un vrai succès. TOUT a été vendu. L’argent récolté a pu être versé, comme prévu, aux associations BAAM (soutien juridique et cours de français), CPSE/TIMMY (mineurs isolés) et Polyvalence, tandis que d’autres dons, matériels, ont pu être faits aux collectifs P’tit Dej’ de Flandre et La Cuisine des Migrants (distributions de nourriture).
Ensuite ? L’association n’en restera pas là. D’autres manifestations du même type, portées par des amis auteurs et illustrateurs vivant dans d’autres villes se sont tenues parallèlement — ou s’organisent encore, n’hésitez pas à les soutenir ! Ainsi à Angoulême, à Nantes (du 5 décembre au 5 février), à Lyon (le 18 février), à Rennes (le 12 mars), à Marseille… Par ailleurs, des ateliers d’écriture et de dessin seront mis en place et proposés aux publics en précarité, notamment les réfugiés.

Les coups de gueule poussés ici ont souvent à voir avec l’état du monde — et celui, bien malmené, de nos consciences face à lui — ou avec la situation précaire des auteurs et illustrateurs Jeunesse. J’adhère à tous. Voilà pourquoi mon cœur bat très fort pour ce genre d’action, où chacun essaie de faire sa part selon ses moyens, comme il peut… Mais à beaucoup, on peut beaucoup ! Même précaires, de nombreux artistes du livre se montrent généreux, simplement fidèles aux valeurs humanistes qu’ils défendent dans leur travail.

PS : Pour soutenir l’association, n’hésitez pas à vous rendre sur son site… et plus si affinités ! 😉

Véronique Massenot

Véronique Massenot est auteure.

Bibliographie sélective :

  • Le Géant qui rêvait, illustré par Peggy Nille, L’élan Vert (2016).
  • Tizan et l’Arbre à Bonbons, illustré par Sébastien Chebret, L’élan Vert (2016).
  • À l’eau, la Baleine !, illustré par Peggy Nille, L’élan Vert (2016).
  • La Perruche et la Sirène, illustré par Vanessa Hié, L’élan Vert (2015).
  • Merci Facteur !, illustré par Isabelle Charly, L’élan Vert (2015).
    • À Plume, à Poil et à Paillettes !, illustré par Peggy Nille, Gautier Languereau (2014).
  • Salaam Palestine ! [Carnet de Voyage en Terre d’Humanité], avec Marc Abel et Bruno Pilorget, La Boîte à Bulles (2013).
  • Hansel & Gretel, illustré par Xavière Devos, L’élan Vert (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Les Trois Musiciens, illustré par Vanessa Hié, L’élan Vert (2011).
  • Au Jardin de mon Cœur, illustré par Kim Hee-yeon, Flammarion (2010).
  • Grand Ménage de Printemps, illustré par Lucie Minn, Gulf Stream (2007), que nous avons chroniqué ici.

Le site de Véronique Massenot : http://veroniquemassenot.net.

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Les invité.e.s du mercredi : François Azar et Camille Garoche

Par 11 janvier 2017 Les invités du mercredi

J’avais adoré, il y a deux ans, Le perroquet juif sorti chez Lior éditions. L’année dernière, j’ai eu un gros coups de cœur pour Amours et sortilèges sorti chez ce même éditeur. Un éditeur qui sort très peu de livres et d’une telle qualité ! J’avais envie d’en savoir plus. J’ai donc posé quelques questions à son éditeur, François Azar. Ensuite, je me suis glissé dans l’atelier de Camille Garoche (anciennement connue sous le nom de Princesse Camcam), je vous propose de m’y rejoindre. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : François Azar

Comment est né Lior éditions ?
Lior éditions est né en 2014 de la volonté de transmettre une langue et une culture assez méconnue : celle des Juifs exilés d’Espagne établis dans l’ancien Empire ottoman et au Maroc. C’est une culture très métissée qui a emprunté à toutes celles de la Méditerranée tout en conservant des traits originaux. La fondation de Lior éditions s’insère dans un projet plus vaste, que nous menons avec l’association Aki Estamos, pour faire vivre au quotidien cette tradition. La transmission étant au cœur de ce projet, il était naturel de commencer avec des livres destinés à la jeunesse, d’autant que les contes s’adaptent facilement à tous les âges de la vie.

Combien de titres compte aujourd’hui le catalogue et comment les choisissez-vous, quelle est votre politique éditoriale ?
Notre catalogue compte aujourd’hui cinq titres. Deux albums de contes (Le perroquet juif et Amours et sortilèges) et trois autobiographies dans la collection Leçons de vie judéo-espagnoles. Notre choix est d’abord fondé sur des coups de cœur que nous avons envie de partager. C’est le cas pour l’aventure méconnue des Juifs de l’Ouest américain. Nous avons ainsi publié le récit du daguerréotypiste Solomon Nunes Carvalho, le premier à avoir réalisé un reportage photographique au Far West, et nous avons en projet un album sur les aventures d’une jeune femme à l’époque de la ruée vers l’or. Tous nos projets sont fondés sur une rencontre avec un auteur ou un artiste qui joue le rôle de passeur de culture.  C’est un travail sur un matériau sensible, un imaginaire qu’il s’agit de réinterpréter de manière contemporaine. Nous avons l’ambition d’étendre progressivement notre catalogue à d’autres genres comme la poésie ou le chant pour couvrir tous les aspects de la culture judéo-espagnole. Avant d’engager un projet, nous nous posons toujours la question : est-ce que cette histoire parlera aux jeunes générations ? Nous privilégions donc des histoires originales, pleines d’aventures et d’humour car les Judéo-espagnols sont des voyageurs dans l’âme et n’ont pas leur langue dans leur poche.

Quel est votre rôle au sein de la maison d’édition ?
C’est un peu le rôle de l’homme-orchestre ! Je suis toujours très engagé dans les projets tout en ayant à cœur de respecter l’autonomie de l’artiste. Notre plaisir provient de cette liberté et de cette légèreté : n’engager des projets qu’avec des gens qui nous font rêver. Je peux pour cela m’appuyer sur des talents reconnus :  la graphiste Sophie Blum avec laquelle je réalise par ailleurs la revue Kaminando i Avlando, des illustrateurs comme Petros Bouloubasis ou Aude Samama, des traductrices comme Vanessa Pfister-Mesavage ou Nathalie Bauer. Sans eux les projets n’existeraient pas. Il me faut aussi convaincre nos partenaires financiers du bien-fondé d’un projet. On n’engage rien avant d’être à 200% convaincu !

Parlez-nous de votre parcours personnel
Avant de fonder Lior éditions, j’ai eu un parcours classique dans le secteur culturel à la Ville de Paris où j’ai notamment œuvré à la sauvegarde du patrimoine bâti. Lorsqu’il y a une dizaine d’années nos trois enfants sont arrivés, j’ai ressenti le besoin de leur transmettre la culture que j’avais reçue de mes grands-parents. Mais il s’agissait d’une démarche isolée et beaucoup de repères m’échappaient. Je me suis alors tourné vers l’association Aki Estamos. J’ai commencé en organisant  des ateliers de cuisine pour les enfants et, de fil en aiguille, j’ai appris la langue, organisé des concerts, des universités d’été. C’est devenu une aventure collective et sans frontières !

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescent ?
Les albums illustrés m’attiraient beaucoup. J’étais sensible à la qualité de l’illustration et je peignais et dessinais avec grand plaisir. Je suis devenu un lecteur boulimique et assez introverti. Valery Larbaud parle justement de ce vice impuni, la lecture. Je vivais beaucoup d’aventures par procuration et comme tant d’autres, j’ai dévoré Jules Verne et Victor Hugo. La comtesse de Ségur, lue et relue, me procurait des plaisirs un peu pervers. Jack London et son Martin Eden m’a laissé un souvenir impérissable. Assez vite est venu le goût pour l’Histoire et l’Antiquité; j’ai lu des adaptations de Tite-Live, de Suétone. Enfin sont venus les grands auteurs russes, Tolstoï le premier, qui ne m’a jamais abandonné par la suite.

Dites-nous quelques mots sur les prochains livres que nous découvrirons chez Lior éditions ?
Dans le domaine de la jeunesse, après Amours et Sortilèges, nous allons publier en français un autre album illustré par Petros Bouloubasis et écrit par Yannis Adamis. Nous avons également en projet Une princesse juive au Far West, d’après la vie de Fanny Brooks, une jeune femme juive partie avec son oncle à la conquête de l’Ouest et une suite du Perroquet juif, Le mariage du Perroquet juif et autres scènes de ménage judéo-espagnoles, un album satirique et décapant à n’offrir qu’à l’âge de la communion ou de la Bar-Mitsvah !

Bibliographie jeunesse :

  • Amours et sortilèges et autres contes judéo-espagnols, contes choisis, adaptés et traduits par François Azar, illustrés par Petros Bouloubasis, Lior éditions (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Le perroquet juif et autres contes judéo-espagnols, textes de François Azar, illustrés par Aude Samama, Lior éditions (2014), que nous avons chroniqué ici.


Quand je crée… Camille Garoche

Le processus de création est quelque chose d’étrange pour les gens qui ne sont pas créateur.trice.s eux-mêmes. Comment viennent les idées ? Et est-ce que les auteur.e.s peuvent écrire dans le métro ? Les illustrateur.trice.s dessiner dans leur salon devant la télé ? Peut-on créer avec des enfants qui courent à côté ? Faut-il de la musique ou du silence complet ? Régulièrement, nous demandons à des auteur.e.s et/ou illustrateur.trice.s que nous aimons de nous parler de comment et où ils créent. Cette semaine, c’est Camille Garoche qui nous parle de quand elle crée.

Alors déjà il y a les histoires qu’on se raconte avec mon copain. J’ai plein de débuts de commencement d’histoire, et j’ai besoin qu’on en parle ensemble pour les développer.
Le meilleur endroit pour discuter d’une histoire, c’est dans la voiture pendant les longs trajets (quand les filles sont sages ou mieux, dorment !)… ou bien en avion mais ça nous arrive beaucoup moins souvent !
Comme j’ai super mal au cœur en voiture, impossible de noter tout ça. Du coup pour ne rien oublier j’enregistre les idées sur le dictaphone du téléphone et je réécris tout après dans mon petit carnet du moment.
J’ai toujours ce fameux « carnet du moment » pas loin, souvent près de ma table de nuit (quand il n’est pas sous mon oreiller). Dedans on trouve des croquis, des recettes, des projets de toutes sortes (couture, sérigraphie, céramique etc.) mais surtout j’écris toutes nos idées d’histoires dedans, même le bout d’une idée de rien du tout car on ne sait jamais : c’est peut être le bout d’une histoire géniale !
De temps en temps je regarde mes vieux carnets et bim ! je trouve un petit bout qui en a profité pour pousser tout seul.
Quand la maquette est validée, que je ne dois plus que me concentrer sur des compositions et des couleurs, dans mon atelier j’adore écouter des textes lus ;
(Il faut que je vous parle de mon atelier : il est incroyable, il est très grand, il y a des costumières, des scénographes, une tapissière, une marionnettiste, une graphiste, un danseur… Bref on ne s’ennuie jamais.)
Donc revenons aux textes lus : parfois c’est tellement bien que je n’ai plus envie de m’arrêter. Je vais à la bibliothèque du coin et je la dévalise. (Ça me fait penser que j’ai fait le tour de celle de ma ville, je vais bientôt devoir m’inscrire à celle de Vincennes…) Ça va du grand classique au roman d’amour à la noix, tout y passe. Bref j’adore qu’on me raconte des histoires pendant que je dessine d’autres histoires…

Camille Garoche est auteure et illustratrice.

Bibliographie sélective :

  • Le lapin de neige, Casterman (2016).
  • Fox’s garden, Métamorphose/Soleil (2015).
  • L’histoire animée des vêtements, illustration d’un texte d’Anne-Sophie Baumann, Tourbillon (2015).
  • Suivez le guide, promenade au jardin, Autrement (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Where is my cat ?, texte et illustrations, ABC Melody (2014).
  • Gabriel et Gabriel, illustration d’un texte de Pauline Alphen, Hachette Jeunesse (2014).
  • L’arbre à l’envers, illustration d’un texte de Pauline Alphen, Hachette Jeunesse (2013).
  • Une rencontre, album sans texte, Autrement (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Suivez le guide, texte et illustrations, Autrement (2013).
  • Le jardin de Clara, illustration d’un texte de Sandra Nelson, Père Castor (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • L’Album de Famille, illustration d’un texte de Frédéric KesslerAutrement (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Je danse à l’Opéra, illustration d’un texte d’Isabelle Calabre, Parigramme (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Marie voyage en France, illustration d’un texte d’Isabelle Pellegrini, ABC Melody (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • La fille aux cheveux d’encre, illustration d’un texte d’Annelise Heurtier, Casterman (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Où est mon chat ?, texte et illustrations, ABC Melody (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Marie de Paris, illustration d’un texte d’Isabelle Pellegrini, ABC melody (2010), que nous avons chroniqué ici.
  • Monsieur Pan, illustration d’un texte de de Kressmann Taylor, Autrement (2008), que nous avons chroniqué ici.

Retrouvez Camille Garoche sur son blog : http://princessecamcam.tumblr.com.

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Les invité.e.s du mercredi : Anne Cortey et Clémentine Beauvais

Par 4 janvier 2017 Les invités du mercredi

Pour bien commencer l’année, deux auteures qu’on aime particulièrement. La première, Anne Cortey, on ne l’avait jamais encore interviewée, la seconde, Clémentine Beauvais, a été souvent notre invitée, mais on n’était jamais parti en vacances avec elle… c’est chose faite ! Bon mercredi à vous.


L’interview du mercredi : Anne Cortey

Parlez-nous de votre dernier album, Le voyage d’Ignacio sorti chez Grasset.
C’est toujours compliqué pour moi de parler de mes propres textes. En général, je bafouille, je ne sais pas par où commencer, comment expliquer. Je n’ai pas assez de recul et j’ai l’impression d’être la mauvaise personne pour parler de mes histoires. Dans ces moments-là, j’aimerais que mon éditrice soit à mes côtés pour me souffler les bons mots. Je vais tout de même essayer de vous répondre, puisque vous me le demandez… L’histoire se situe dans une forêt autour de l’amitié entre Ignacio le renard, Ferdinand le cerf et Ernest l’écureuil. Malgré l’amitié profonde qui les unit tous les trois, un conflit éclate. On a beau être amis, on ne se comprend pas toujours… Les personnages vont cheminer chacun de leur côté pour à la fin accepter l’autre tel qu’il est. Mais c’est aussi une histoire qui parle des plaisirs de la vie, de gourmandises, d’un rêve de voyage vers le Nord et d’une grande fête. Ce texte, je l’ai écrit pour mon ami Vincent Bourgeau et c’est lui qui l’a illustré.

Muette, Une vie d’escargot, Petite, Le voyage d’Ignacio… vos histoires parlent souvent d’oser (oser parler, oser casser la routine, oser partir…), c’est un sujet important pour vous ?
C’est étrange pour moi que vous mentionniez ce lien entre mes histoires car je ne m’en rends pas compte en les écrivant. Ce n’est pas un choix conscient. Les histoires m’entraînent, les personnages m’embarquent et moi, je ne fais qu’écrire.
Mais vous avez raison, mes personnages sont dans un mouvement, ils cherchent à aller de l’avant, à bouger, même si parfois, ils se sentent un peu paralysés. Ils ont des barrières intérieures comme beaucoup d’entre nous, mais ils sont tenaces, ils s’accrochent pour atteindre leur but.

Comment naissent vos histoires ?
N’importe où et souvent quand je ne les cherche pas. Elles viennent vers moi comme par surprise, au café, à la plage, dans des maisons amies, la nuit au moment où le sommeil me gagne, je dois alors vite attraper mon carnet, noter ce qui vient, l’envie pressante, l’énergie du moment. Puis le lendemain, ou quelques jours plus tard, je m’attable, je tisse les liens entre les idées et je commence à écrire.

Vous êtes généralement gâtée niveau illustration, c’est vous qui choisissez les illustrateurs et illustratrices qui accompagnent en image vos textes ?
J’ai toujours été passionnée par l’illustration et j’ai beaucoup d’admiration pour ceux qui dessinent. La plupart du temps, l’envie de travailler avec un illustrateur naît d’une rencontre, d’une complicité. Créer un livre devient alors aussi une histoire d’amitié et ça me plaît énormément. La seule à qui j’ai écrit pour lui demander si elle aimerait illustrer un de mes textes, c’est Julia Wauters. On ne se connaissait pas, je suivais son travail depuis ses débuts et j’adorais ce qu’elle faisait. Je me suis jetée à l’eau pour lui écrire. Elle m’a dit oui tout de suite. Maintenant nous sommes amies et nous allons publier au printemps notre deuxième livre aux éditions Sarbacane.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
Enfant, j’avais un souhait : vivre avec les livres. J’ai d’abord voulu être bibliothécaire, libraire, éditrice. J’ai fait des études de communication puis une licence de sciences du langage tout en suivant des cours d’Histoire de l’Art en auditeur libre. L’année suivante, je quittai ma province pour faire une licence d’Histoire de l’Art à Paris. Là, j’ai passé beaucoup de temps dans les musées et c’était le bonheur. Je travaillais alors à mi-temps dans une librairie et faisais un stage incroyable à l’atelier pour enfants L’art en jeu au centre Georges Pompidou. Quand j’ai dû choisir mon sujet de maîtrise, je l’ai orienté autour du livre jeunesse et des illustrations des contes de Perrault. À la suite d’un stage chez Albin Michel jeunesse, j’ai voulu me former au graphisme pour faire les maquettes de tous ces projets et être au plus près des livres. J’aimais bricoler, je créais des petits projets de livres pour enfants, parfois destinés à une seule personne. Mais c’est à la naissance de ma fille qu’une évidence s’est imposée : je ne voulais qu’écrire, seulement écrire. Les textes surgissaient les uns après les autres et je ne me suis plus arrêtée. Aujourd’hui, je vis toujours avec les livres et c’est exactement ce que je souhaitais.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Enfant à la maison, il y avait quelques albums de la collection du Père Castor Les enfants de la terre dont Apoustsiak le petit flocon de neige de Paul Émile Victor, livre que j’ai lu et relu et que je garde encore précieusement. J’ai appris à aimer avec ce livre le goût de l’ailleurs. Comment la souris reçoit une pierre sur la tête et découvre le monde d’Étienne Delessert et Jean Piaget me faisait un peu peur, il y avait l’orage, des tunnels sombres, la nuit et des yeux de chats qui clignotaient dans la nuit, mais j’y retournais toujours. Il y avait aussi Hulul d’Arnold Lobel que je chérissais plus que tout. Mais lui ne m’appartenait pas. Je ne pouvais le lire que chez mes cousins et je les jalousais secrètement d’avoir chez eux ce bijou que je n’avais pas. J’ai bien sûr dévoré Le club des cinq, comme la majorité des filles de mon âge, j’ai adoré la série de bande dessinée Julie Wood de Jean Graton. L’héroïne était une magnifique blonde platine, pilote de moto. Elle osait affronter les hommes sur les circuits internationaux et elle me fascinait. À l’entrée de l’adolescence, je sortais de la bibliothèque verte et j’ai découvert Mon Bel oranger de Jausé Mauro Vasconcelos. J’ai eu alors l’impression de rencontrer un livre pour moi.
À mon époque, la littérature pour adolescents n’existait pas comme aujourd’hui. On lisait des livres pour adultes, même s’ils traitaient parfois de l’adolescence, comme L’herbe bleue ou Moi Christiane F, 13 ans, prostituée. Puis j’ai lu tout ce que je pouvais trouver à la bibliothèque de mon village, les livres de Joseph Kessel, François Mauriac, Robert Merle, Hervé Bazin, Robert Sabatier, Marcel Pagnol…
Mais le livre qui a été un vrai tournant dans ma vie et dans mes lectures, c’est La Modification de Michel Butor que j’ai lu à 18 ans, Ce fut un vrai choc esthétique. Cette histoire m’a changée et elle a sans doute participé à l’adulte que je suis devenue aujourd’hui.

Quelques mots sur vos projets ?
En ce moment, je suis en train de finir l’écriture d’un petit roman qui paraîtra l’automne prochain dans la collection Mouche à l’École des Loisirs, ce qui me ravit. J’ai aussi un projet enthousiasmant qui paraîtra chez Thierry Magnier. Mais je ne peux vous en dire plus pour le moment car il est en cours d’écriture et, comme je vous le disais précédemment, je peine à raconter mes propres textes. J’ai aussi sur le feu de nouvelles petites histoires de Kimi et Shiro, à paraître cette année chez Grasset jeunesse avec Anaïs Massini aux dessins. Sinon, une nouvelle histoire d’Amos trottine dans ma tête. Elle n’est pas encore aboutie, mais, comme l’hiver est là et que j’adore écrire sur ce personnage quand le froid arrive, ça ne devrait pas tarder… Il faut juste que je trouve le moment parfait ou le bon canapé…

Bibliographie sélective :

  • Le voyage d’Ignacio, texte illustré par Vincent Bourgeau, Grasset jeunesse (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Avec des lettres, texte illustré par Carole Chaix, À pas de loups (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Aujourd’hui Amos, texte illustré par Janik Coat, Grasset jeunesse (2016).
  • Petite, texte illustré par Audrey Calleja, éditions À pas de loups (2015), que nous avons chroniqué ici.  
  • Les petits jours de Kimi et Shiro, texte illustré par Anaïs Massini, Grasset jeunesse (2015).
  • Une feuille verte, album, texte illustré par Candice Hayat, Sarbacane (2014). 
  • Fanfare, album, texte illustré par Julia Wauters, Sarbacane (2014). 
  • Une vie d’escargot, texte illustré par Janik Coat, Autrement jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Nuit d’hiver, texte illustré par Anaïs Massini, Autrement jeunesse (2012).
  • L’armoire, texte illustré par Claire de Gastold, Grasset jeunesse (2012).
  • Sur l’île, texte illustré par Vincent Bourgeau, Baron perché (2012).
  • Muette, texte illustré par Alexandra Pichard, Autrement jeunesse (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Amos et les pissenlits, texte illustré par Janik Coat, Autrement jeunesse (2011).
  • Amos et les gouttes de pluie, texte illustré par Janik Coat, Autrement jeunesse (2011).
  • Mange ta chambre, texte illustré par Audrey Calleja, Autrement jeunesse (2010).
  • Les ailes d’Anna, texte illustré par Anaïs Massini, Autrement jeunesse (2009).


En vacances avec… Clémentine Beauvais

Régulièrement, je pars en vacances avec un. e artiste (je sais vous m’enviez). Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la.le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet.te artiste va donc profiter de ce voyage pour me faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle.il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… 5 de chaque ! 5 albums jeunesse, 5 romans, 5 DVD, 5 CD, sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il.elle veut me présenter et c’est elle.lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Clémentine Beauvais que je pars ! Allez en route !

5 albums jeunesse

  • Le meilleur livre pour apprendre à dessiner une vache, d’Hélène Rice et Ronan Badel
  • Le ballon de Zébulon, Alice Brière-Haquet et Olivier Philipponneau
  • Mon chat le plus bête du monde, Gilles Bachelet
  • Anna et le gorille, Anthony Browne
  • S’aimer, Cécile Roumiguière et pleeeeeeein d’illustrateurs/trices !

5 romans
(Seulement cinq ? angoisse ! je vais en choisir 5 parmi ceux que j’ai lus cette année, alors, pour limiter le choix).

  • Americanah, Chimamanda Ngozi Adichie
  • La supplication, Svetlana Alexievitch
  • Réparer les vivants, Maylis de Kerangal
  • Le copain de la fille du tueur, Vincent Villeminot
  • Autres rivages, Vladimir Nabokov

5 DVD
(DVD de vacances donc beaucoup de temps pour les regarder donc je triche !)

  • L’intégrale de Jacques Demy
  • L’intégrale des Star Wars
  • Le coffret ‘mélo de 4 heures’ Docteur Jivago & Autant en Emporte le Vent
  • Le coffret ‘screwball comedies’ de Doris Day et Rock Hudson
  • Le coffret best-of de Hitchcock

5 CD

  • Eugène Onéguine (of course), version Hvorovstovsky et Fleming
  • Françoise Hardy, n’importe lequel
  • Jane Birkin, n’importe lequel
  • Regina Spektor, Soviet Kitsch ou Begin to Hope
  • Simon and Garfunkel, The Concert in Central Park

5 artistes

  • Gustave Caillebotte (of course)
  • Sonia Delaunay
  • Vassili Kandinsky
  • Henri Rivière
  • Thomas Lévy-Lasne

5 lieux

  • York, Grande-Bretagne. C’est là où j’habite et c’est juste beau.
  • Audresselles, dans le Pas-de-Calais, où j’ai passé tous les aoûts de mon enfance.
  • Le Beaujolais, où j’ai passé tous les juillets de mon enfance.
  • Le Japon, où je meurs d’envie de retourner depuis que j’y suis allée il y a presque 15 ans.
  • Saint-Pétersbourg, où je meurs d’envie de retourner depuis que j’y suis allée il y a presque 15 ans.

Clémentine Beauvais est auteure.

Bibliographie :

  • Va jouer avec le petit garçon, album illustré par Maisie Paradise Shearring, Sarbacane (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Songe à la douceur, roman, Sarbacane (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Les Royales Baby-Sitters (2 tomes), romans, Hachette (2015-2016).
  • Les petites reines, roman, Sarbacane (2015).
  • Lettres de mon hélicoptêtre, album illustré par Anne Rouquette, Sarbacane (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Carambol’Ange : L’affaire mamie Paulette, roman illustré par Églantine Ceulemans, Sarbacane (2015).
  • Comme des images, roman, Sarbacane (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • La louve, album illustré par Antoine Déprez, Alice Jeunesse (2014).
  • La pouilleuse, roman, Sarbacane (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • On n’a rien vu venir, roman, collectif, Alice (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • La plume de Marie, roman illustré par Anaïs Bernabé, Talents Hauts (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Les petites filles top-modèles, roman illustré par Vivilablonde, Talents Hauts (2010), que nous avons chroniqué ici.
  • Samiha et les fantômes, album illustré par Sylvie Serprix, Talents Hauts (2010), que nous avons chroniqué ici.

En anglais :

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