La mare aux mots
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Les invités du mercredi

Du berger à la bergère : de Stéphane Servant à Madeline Roth

Par 19 juillet 2017 Les invités du mercredi

Cet été, on vous propose à nouveau la rubrique du berger à la bergère tous les mercredis. Cette rubrique vous avait tellement plu l’été dernier, nous nous devions de la reprendre (il faut dire qu’à nous aussi elle plaît beaucoup) ! Donc tous les mercredis jusqu’à la rentrée, ce sont des auteur.trice.s et des illustrateur.trice.s qui posent trois questions à un auteur.trice ou une illustrateur.trice de leur choix. Puis c’est à l’interviewé.e d’en poser trois à son tour à son intervieweur.euse d’un jour. Après Régis Lejonc et Janik Coat, cette semaine c’est Stéphane Servant qui a choisi de poser des questions à Madeline Roth !

Stéphane Servant : Voilà une question que l’on me pose régulièrement (et à laquelle j’ai du mal à répondre) : Où se situe la frontière entre la littérature estampillée ado et la littérature générale ?
Madeline Roth : Moi aussi j’ai du mal à répondre à cette question ! Je pense que l’élément qui définit sans doute la littérature dite pour ado est l’existence d’un ou plusieurs personnages adolescents. C’est sans doute le cas de presque la totalité des romans publiés en littérature jeunesse, pour qu’il puisse y avoir identification du lecteur au narrateur, ou au personnage, je présume. Mais la littérature ado est très jeune, les éditeurs n’en publient que depuis peu. Quand moi j’étais ado, j’ai lu des romans « jeunesse » (surtout ceux publiés à l’école des loisirs) mais très vite j’ai été piquer des livres dans les étagères des adultes. Aujourd’hui il y a une offre gigantesque en littérature ado, dans tous les genres. La frontière, à mon avis, c’est l’éditeur qui la place, en choisissant de publier un texte dans une collection destinée à une tranche d’âge. Mais on peut espérer que cette frontière bouge, et qu’il y ait, par exemple, à l’avenir, de plus en plus de lecteurs adultes qui viennent chercher des textes à lire en littérature dite « jeunesse », parce que c’est une mine de richesse, d’imagination et de liberté.

Stéphane Servant : Ton écriture est sensible, sensuelle, avec toute l’intensité et la violence des premières fois. Est-ce la jeune fille en toi qui tient parfois le stylo ?
Est-ce que tu as gardé tes carnets d’adolescente (tu avais des carnets, n’est-ce pas ?) ? Est-ce que tu vas piocher dans ces textes pour construire tes personnages ?
Madeline Roth : Oui, j’avais des carnets, mais où je recopiais principalement des citations de livres que je lisais ou des paroles de chansons. J’ai écrit beaucoup de lettres d’amour, aussi ! Et bien sûr, j’ai gardé ces carnets, et il m’arrive de les relire, mais c’est plutôt dans mes écrits récents que je pioche. Il y a une douzaine d’années, j’ai participé à plusieurs ateliers d’écriture, et à l’époque, j’essayais d’écrire chaque jour (ce qui n’est plus du tout le cas aujourd’hui !). Alors oui, ta question est belle, c’est souvent la jeune fille en moi qui tient le stylo, parce qu’encore aujourd’hui, j’aime profondément l’espèce de démesure que les adolescents mettent dans tout : leur premier amour, leur première peine, tout est immense, insurmontable, neuf, violent. Et puis un texte, ça doit faire naître des sensations : ça fait ralentir ou accélérer le souffle, ça donne envie de toucher, de respirer, d’entendre, ça ancre dans la vie, dans ce qu’elle a de puissant, ça bouscule le corps (enfin pour moi). La littérature que j’aime lire, et celle que j’essaie d’écrire, elle est près du corps, elle bouscule, interroge, réveille, mais tout ça, c’est très physique, ça ne se passe pas juste dans la tête, ça vient gratter des plaies sur votre peau.

Stéphane Servant : Tu écris court. Pour aller droit au cœur ? Est-ce que l’intensité des sentiments peut résister à la longueur ?
Madeline Roth : J’écris court parce que j’écris peu, pour les raisons dont je viens de parler : écrire m’épuise, physiquement. J’ai toujours mille livres à lire au lieu de me mettre à écrire, ils sont ma meilleure excuse. Et puis j’aime le silence. Rien ne m’effraie plus que « les bavardages », cette manière de remplir le silence. Lorsque je commence l’écriture d’un texte, je sais assez vite que je ne tiendrais pas longtemps en sa compagnie, qu’il faut que je le termine vite. C’est très difficile pour moi d’être à la fois dans la vie et dans l’écriture. J’ai longtemps eu cette citation de Duras affichée sur mes murs : « Quand je pense à ma vie, je pense que j’ai été très absente […]. Il n’y a pas d’écriture qui laisse le temps de vivre, ou alors il n’y a pas d’écriture, vous ne pouvez pas faire l’économie de ça. On n’est personne dans la vie vécue, on n’est quelqu’un que dans les livres ».
Avec le temps, je suis de moins en moins d’accord avec sa dernière phrase, mais je sépare encore la vraie vie de l’écriture. Alors j’écris vite. Et l’intensité, tu sais, ce n’est jamais très long…

Madeline Roth : Il y a souvent, dans tes romans ados, un rapport charnel, brutal, avec la nature, la terre, et les animaux. Est-ce qu’ils sont là pour dire quelque chose de l’homme, de notre part animale ?
Stéphane Servant : Effectivement, je conçois la nature comme un miroir face auquel mes personnages ne peuvent pas tricher.
Elle révèle leur violence, leurs désirs et leurs peurs.
Tout ce qui se cache au plus profond d’eux est mis en lumière dans ce rapport-là.
Ainsi, mes personnages bataillent souvent avec les espaces sauvages, non domestiqués. Ils s’y égarent, ils tentent d’y survivre, ils s’y réfugient. Mais c’est en fait avec eux-mêmes qu’ils luttent. Avec leur propre nature.
C’est une mise à nu.
Parce que c’est aussi ce qui se joue à l’adolescence.
On tente de domestiquer cet élan sauvage qui vient de l’enfance.
On cherche à canaliser ce bouillonnement nouveau de désirs et de peurs.
Parce qu’on sait qu’au bout nous attend le monde en apparence si policé des adultes.
En parallèle de ce motif, je mets souvent en scène le besoin impérieux des hommes de dominer le vivant, le sauvage.
Dans Le cœur des louves, les hommes éradiquent les loups. Dans La langue des bêtes, ils rasent la forêt.
Et ce processus de domination est à l’œuvre, de la même manière, dans la société : les femmes indociles deviennent putains ou sorcières, les marginaux sont changés en ogres,…
Dès lors, mes personnages sont amenés à se questionner sur la norme et à se demander s’il faut vraiment éteindre tout ce qui palpite en eux.
Enfin, confronter mes personnages à la nature, de façon charnelle et brutale, me permet d’interroger l’homme d’aujourd’hui.
Une fois dépouillés de notre vernis civilisé, de nos prodiges technologiques, de notre confort matériel, que reste-t-il de nous ? Sommes-nous encore des hommes ? Ou plus tout à fait ? Sommes-nous capables de survivre ? Où se situe l’humanité ?

Madeline Roth : Tu mets en mots aussi, il me semble, la fuite, ou la quête : la fuite face à la violence des liens familiaux, la quête d’un autre rapport à son passé, pour pouvoir écrire un autre futur, peut-être. Est-ce qu’écrire répond aux questions que tu te poses en tant qu’homme ? Ou est-ce qu’au contraire, écrire pose toujours d’autres questions ?
Stéphane Servant : Alors, premièrement, sur cette notion de fuite ou de quête, sur ce rapport au passé et sur la manière d’écrire un futur, c’est vrai que c’est un motif central dans la plupart de mes textes.
Il me semble que c’est là aussi quelque chose qui se joue à l’adolescence.
Si on envisage l’adolescence comme un carrefour où tu viens d’arriver, imagine plusieurs chemins qui s’ouvrent devant toi. Tu ne sais pas vraiment où aller, il fait sombre, tu ne vois pas où les chemins te mèneront.
Imagine, en plus, tu portes des bagages. Ceux légués par ta famille. Tu sais que la route est encore longue. Que certains sentiers sont très étroits, escarpés. Dès lors, tu ne peux pas tout emporter. Certains des bagages sont très lourds. D’autres plus légers. Et tous n’ont pas la même valeur. Que vas-tu garder ? Que vas-tu laisser ?
Et enfin, imagine que derrière toi sont lancés les monstres de ton enfance.
Il faut te décider. Vite !
Voilà ce qui m’intéresse : les choix que l’on fait à l’adolescence, ceux qui font de nous des adultes plus ou moins libres.
Pour certains le chemin s’apparente à une balade, pour d’autres, comme mes personnages, c’est plus une course… et c’est beaucoup plus palpitant !
En ce qui concerne l’écriture, j’écris avant tout pour m’interroger, moi, sur le monde actuel, et pour partager ces interrogations avec le lecteur.
Je ne crois pas qu’on trouve de réponses dans les livres (sinon, ce n’est pas de la littérature mais de la propagande ou des notices de montage Ikea) mais d’autres questions, d’autres chemins à explorer… sans fin.

Madeline Roth : Tu alternes l’écriture de romans ados et celle d’albums pour les petits. Est-ce que les albums sont une respiration ? Est-ce que tu aimes autant les deux ? Est-ce que tu écriras un jour un roman « adulte » ?
Stéphane Servant : Une respiration ? Oui, peut-être, mais une respiration complémentaire.
Dans les romans, j’essaie de travailler le souffle. Dans les albums, on est plus dans une respiration ténue, chantante.
L’écriture d’album s’apparente pour moi à l’écriture poétique. Un art de l’épure. Un jeu de rythme. Un fragile équilibre, qu’on soit dans l’humour ou dans des motifs plus intimistes. C’est une mécanique très particulière, où il existe une très grande liberté dans le fond mais la forme, elle, est très contraignante. Premièrement, de par la pagination et le rythme qu’elle induit. Deuxièmement parce que beaucoup de choses ont été dites et très bien dites alors autant s’abstenir de publier de pâles copies. Et enfin parce qu’il faut toujours laisser une place à une écriture graphique qui n’existe pas au moment où tu écris.
Mais la magie toujours renouvelée, c’est de voir les mots prendre vie entre les mains d’un illustrateur ou d’une illustratrice. Ce moment-là est toujours très troublant. Deux imaginaires qui se rencontrent. Il y a de la joie, souvent, de la frustration, parfois. De la surprise, tout le temps. Voir les premières illustrations, c’est déjà accepter que le texte ne t’appartient plus tout à fait. Que tu le partages. Qu’il est devenu autre chose. Un album. Où texte et images sont intimement mêlés et racontent ensemble une histoire inédite.
Il y a un aspect très ludique dans la création d’un album. Un swing. Une effervescence.
L’écriture romanesque est a contrario un travail de longue haleine, solitaire et laborieux. Ce sont des centaines d’heures passées à batailler avec les mots. Où tu construis toi-même personnages, décors, costumes,… Tu n’es pas contraint par la forme. Tout est ouvert. Terriblement ouvert, parfois. Chaque nouveau roman est une aventure hasardeuse. Il y a du plaisir, bien sûr, mais beaucoup plus d’appréhension. Parce que tu ne sais pas pour combien de temps tu embarques. Un an ? Deux ans ? Tu ne peux pas vraiment savoir avant de commencer et pourtant, tu es le seul capitaine du navire. À toi d’inventer la route pour arriver jusqu’au livre… en essayant de ne pas t’échouer sur un iceberg !
Quant au roman « adulte »… ah ah ! Écoute, aujourd’hui, j’écris vraiment ce que j’ai envie d’écrire. Je ne triche pas. Je ne maquille pas. J’écris. Ce qui me plaît. Comme ça me plaît. Et il se trouve que je suis publié dans une collection jeunesse. Certains le regrettent. On pourrait discuter de la frontière ado/adulte, de la place dans les rayonnages. Mais là, ce n’est plus mon boulot, c’est celui de l’éditeur, des libraires, des prescripteurs. Et avant tout celui du lecteur. Moi, j’écris. Tout simplement.

Bibliographie sélective de Stéphane Servant :

  • Purée de cochon, album illustré par Laëtitia Le Saux, Didier Jeunesse (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Cinq minutes et des sablés, album illustré par Irène Bonacina, Didier Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Ma mère, album illustré par Emmanuelle Houdart, Thierry Magnier (2015).
  • La langue des bêtes, roman, Le Rouergue (2015).
  • Chat par-ci/chat par-là, roman, Le Rouergue (2014).
  • Cheval océan, roman, Actes Sud Junior (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Le gros goûter, album illustré par Cécile Bonbon, Didier Jeunesse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Nos beaux doudous, album illustré par Ilya Green, Didier Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Le cœur des louves, roman, Le Rouergue (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Boucle d’Ours, album illustré par Laëtitia Le Saux, Didier Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Le loup sous le lit, roman illustré par Benoît Morel, Oskar (2012)
  • Le crafougna, album illustré par Anne Montel, Didier Jeunesse (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Le masque, album illustré par Ilya Green, Didier Jeunesse (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • La culotte du loup, album illustré par Laëtitia Le Saux, Didier Jeunesse (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Ti Poucet, album illustré par Ilya Green, Rue du monde (2009)
  • Le machin, album illustré par Cécile Bonbon, Didier Jeunesse (2007), que nous avons chroniqué ici.

Retrouvez Stéphane Servant sur son blog : http://stephaneservant.over-blog.com.

Bibliographie de Madeline Roth :

  • Tant que mon cœur bat, roman, Thierry Magnier (2016).
  • À ma source gardée, roman, Thierry Magnier (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • L’été de Léa, roman, Sarbacane (2015).

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Du berger à la bergère : de Janik Coat à Régis Lejonc

Par 12 juillet 2017 Les invités du mercredi

Cet été, on vous propose à nouveau la rubrique du berger à la bergère tous les mercredis. Cette rubrique vous avait tellement plu l’été dernier, nous nous devions de la reprendre (il faut dire qu’à nous aussi elle plaît beaucoup) ! Donc tous les mercredis jusqu’à la rentrée, ce sont des auteur.trice.s et des illustrateur.trice.s qui posent trois questions à un auteur.trice ou une illustrateur.trice de leur choix. Puis c’est à l’interviewé.e d’en poser trois à son tour à son intervieweur.euse d’un jour. On commence ces mercredis de l’été avec Janik Coat qui a choisi de poser des questions à Régis Lejonc !

Janik Coat : De quel livre aurais-tu aimé être l’auteur (roman compris) ?
Régis Lejonc : Pour être honnête, il n’y a pas de livre dont j’aurais eu envie d’être l’auteur, parce que la distance littéraire que propose le livre par rapport à soi est la source même de mon plaisir de lecteur. Ce que le livre d’un autre déclenche en soi…
Je pourrais envier le succès d’un livre, ou fantasmer la vie d’un auteur, mais pas son livre.
Ceci étant dit, je dévierais ma réponse à ta question en répondant que le livre qui m’a le plus marqué, pour ne pas dire changé, est Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov. C’est le roman qui m’a ouvert à tous les autres romans.

Janik Coat : Quel est ton personnage fétiche de la littérature jeunesse ?
Régis Lejonc. : J’ai adoré pendant toute mon enfance le personnage de Thorgal Ægirsson, héros de la série créée par Jean Van Hamme et Grzegorz Rosinski. Il était publié chaque semaine dans le journal de Tintin, et c’était l’impatience pour moi d’attendre chaque samedi. Plus tard, en devenant dessinateur, j’ai découvert et décortiqué Little Nemo de Winsor Mac Cay… et là, j’ai découvert ce qui reste pour moi le dessin absolu.

Janik Coat : Ton dernier coup de cœur en librairie jeunesse ?
Régis Lejonc : Il y en a deux que je ne peux dissocier en termes d’émotions personnelles :

  • Un grand jour de rien de Beatrice Alemagna, un livre puissant, subtil et bouleversant, comme seule Beatrice est capable d’en faire.
  • D’entre les ogres de Baum et Thierry Dedieu, la claque de l’année pour moi.

Régis Lejonc : Pourquoi as-tu choisi à un certain moment de ton chemin artistique, de faire des livres pour les enfants, et plus précisément pour les petits ?
Janik Coat : Je n’ai pas le sentiment d’avoir choisi ! J’ai plutôt la sensation que le dessin que je pratique depuis petite m’a amené, vers la trentaine, à dessiner des formes rondes, donc enfantines, épurées ; très éloignées des croquis filiformes « à la Giacometti » dont je remplissais mes carnets bien avant.
Ces formes parlent aux touts petits. Mais je pense que certains de mes albums parlent et touchent un public d’adultes également. Et c’est ce que je souhaite.

Régis Lejonc : Ton travail sur les formes et le graphisme renvoie au design. Quelle est la place du design dans ta vie ? Y a-t-il des artistes qui t’ont inspirée ?
Janik Coat : Je ne suis pas une férue de design mais je suis très sensible à la forme, à l’ergonomie et au bien-être qu’un objet peut apporter dans le quotidien.
Je suis inspirée par beaucoup d’artistes, certains consciemment, d’autres inconsciemment bien sûr… Mais la première inspiration qui me vient en tête est l’Art égyptien quand j’étais toute jeune. Je suis toujours fascinée. L’élégance de la ligne reconnaissable entre toutes !
J’ai dessiné Popov, mon hippopotame rouge, ma mascotte en quelque sorte, après mon séjour au Caire en 2002.
Le graphisme japonais des années 70 m’a aussi donné très envie de dessiner.
Je suis sensible au design scandinave également.

Régis Lejonc : Avec l’avènement de l’image numérique, ton travail s’est imposé avec une signature graphique très reconnaissable. Je sais que tu cherches à t’en éloigner maintenant. Peux-tu nous expliquer pourquoi ?
Janik Coat : L’outil numérique est merveilleux car il permet d’aller plus vite et plus loin. Mais il y a une « dématérialisation » du dessin qui commençait à me gêner. Je suis attachée à la dimension charnelle du papier et de la peinture. Voir et tenir un dessin original dans les mains reste un plaisir très fort ; peut-être même encore plus fort aujourd’hui…
J’ai découvert la technique du pochoir pour retransposer mes dessins retravaillés à l’ordinateur en peinture. Cela correspond aussi à mon envie d’exposer et de sortir du format du livre. Mes formes s’adaptent bien aux très grands formats.
D’une manière générale, j’explore tout en suivant le fil que je déroule depuis des années.

Bibliographie sélective de Janik Coat

  • Aujourd’hui, Amos, illustration d’un texte d’Anne Cortey, Grasset (2016).
  • Le cube rouge, avec Bernard Duisit, Hélium (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Romi à la maison, texte et illustrations, Sarbacane (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • 1 poisson, 3 voleurs, 1 dragon, illustration d’un texte de René Gouichoux, Nathan (2014).
  • Romi à la plage, texte et illustrations, Autrement (2014).
  • Le voyage de Loti, texte et illustrations, MeMo (2014).
  • Clotaire se déguise, texte et illustrations, Autrement (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Ça dépend, illustration d’un texte de Bernard Duisit, Hélium (2013).
  • Joni et Vatanen, illustration d’un texte d’Anne Cortey, Albin Michel Jeunesse (2013).
  • Une vie d’escargot, illustration d’un texte d’Anne Cortey, Autrement (2008), que nous avons chroniqué ici.
  • Mon hippopotame, texte et illustrations, Autrement (2010), que nous avons chroniqué ici.
  • Pour un carré de chocolat, illustration d’un texte d’Élise Fontenaille et Clarisse Buono, Grasset jeunesse (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Une vie d’ours, illustration d’un texte de Christophe Fourvel, Le Baron perché (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • La surprise, texte et illustrations, MeMo (2010), que nous avons chroniqué ici.
  • Popov et Samothrace, texte et illustrations, MeMo (2005).

Retrouvez Janik Coat sur son blog : http://janikkinaj.free.fr.

Bibliographie sélective de Régis Lejonc :

  • Le Jardin du Dedans-Dehors, illustration d’un texte de Chiara Mezzalana, Les éditions des éléphants (à paraître en septembre 2017).
  • Bagdan et la louve aux yeux d’or, illustration d’un texte de Ghislaine Roman, Seuil jeunesse (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • La promesse de l’ogre, illustration d’un texte de Rascal, Pastel (2015).
  • Kodhja, avec Thomas Scotto, Thierry Magnier (2015).
  • L’Ogre Babborco, illustration d’un texte de Muriel Bloch, Didier Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Ianos et le dragon d’étoiles, illustration d’un texte de Jean-Jacques Fdida, Didier Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • La poupée de Ting-Ting, illustration d’un texte de Ghislaine Roman, Seuil jeunesse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • La mer et lui, illustration d’un texte d’Henri Meunier, Notari (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Loup ?, collectif, Association Mange-Livre (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Lumières, l’encyclopédie revisitée, collectif, L’édune (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • La rue qui ne se traverse pas, illustration d’un texte d’Henri Meunier, Notari (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Obstinément Chocolat, illustration d’un texte d’Olivier Ka, L’édune (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Le Petit Chaperon rouge ou La Petite Fille aux habits de fer-blanc, illustration d’un texte de Jean-Jacques Fdida, Didier Jeunesse (2010), que nous avons chroniqué ici.
  • La boîte à joujoux, illustration d’un texte de Rascal, Didier Jeunesse (2005), que nous avons chroniqué ici.
  • Fait pour ça, texte illustré par David Merveille, Actes Sud Junior (2004), que nous avons chroniqué ici.
  • Ma voisine est amoureuse, texte et illustrations, Actes Sud Junior (2003), que nous avons chroniqué ici.

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Les invité.e.s du mercredi : Marie Desplechin, Magali Le Huche et Mélanie Rutten

Par 5 juillet 2017 Les invités du mercredi

La saison 2016-2017 se termine en beauté avec Marie Desplechin et Magali Le Huche que nous avons eu la chance de rencontrer à l’occasion de la sortie de la bande dessinée Verte. Ensuite, nous partons en vacances avec la douce et merveilleuse Mélanie Rutten. Dès mercredi prochain, retrouvez notre rubrique de l’été Du berger à la bergère, où des auteur.trice.s deviennent les « intervieweur.euse.s  » et posent toutes leurs questions à d’autres auteur.trice.s… Un beau mercredi à toutes et à tous !


L’interview du mercredi : Marie Desplechin et Magali Le Huche

Est-ce que la collaboration s’est bien passée ? C’était comment de travailler ensemble ?
Marie Desplechin :
J’avais déjà lu des albums de Magali, je la connaissais aussi nom, mais on ne s’était jamais rencontrées. Puis, Charlotte [NDLR Charlotte Moundlic, éditrice chez Rue de Sèvres] m’a montré Mères anonymes et nous a présentées. Mine de rien, ça reste difficile de juger quelqu’un uniquement sur son travail.
Magali Le Huche : Surtout que je n’ai pas fait beaucoup de BD…
M.D. : Avec Mères anonymes, j’étais déjà convaincue, même si ça n’était pas toi au scénario. Dans le dessin et dans le sujet qui était traité, pour moi, la collaboration valait le coup !
M.L.H. : C’était impressionnant de se lancer dans l’adaptation dans un roman comme ça, qui a été beaucoup lu.
M.D. : C’est vrai pour une génération, beaucoup d’enfants l’ont étudié à l’école. Même moi, j’aurais l’impression qu’on ne peut pas faire n’importe quoi dans une adaptation, vis-à-vis des autrices.
M.L.H. : Et puis, les gens aiment beaucoup Verte ! Moi aussi, donc je me suis posé des questions. Qu’est-ce que je peux faire de nouveau ? Et je pensais à l’histoire, mais aussi aux lecteurs qui connaissent Verte depuis longtemps. Moi, j’ai toujours peur d’aller voir un film tiré d’un roman ou d’une BD que j’ai beaucoup aimé. Donc je me suis beaucoup posé de questions avec cette appréhension de me dire « qu’est-ce que je vais apporter différent qui va servir l’histoire ? ».

Comment est-ce qu’on passe d’un roman à une bande dessinée ?
M.D. :
Alors en fait, c’est Magali qui a tout fait et que moi, je me suis contentée de dire : « oui c’est très bien ! ». C’est elle qui a fait l’adaptation, moi je n’ai rien fait.
M.L.H. : J’ai quand même beaucoup repris les dialogues…
M.D. : Oui, mais les découpages proprement dits, c’est toi qui les as choisis. On est sorti du système polyphonique pour être dans un système plus linéaire que tu as choisi toi-même.
M.L.H. : Après, toi et Charlotte vous m’avez encouragée à simplifier, à enlever ce qui est trop littéraire pour que ce soit plus parlé, pour la BD. Moi, j’aimais bien ces dialogues que je trouvais savoureux et je ne voyais pas comment les réécrire, ce n’était pas évident de réécrire !
M.D. : Mais il y a des coupes qui sont nécessaires, quand le texte décrit des images, des expressions de visages… on n’a pas la place pour ça dans une BD. Donc c’est surtout Magali qui a bossé. Elle m’envoyait des trucs et moi je disais juste « ouais c’est super ! »
M.L.H. : Tu ne te rends pas compte, mais c’est super de travailler avec toi pour ça ! Elle est trop gentille « C’est super ! C’est super ! » Rien que pour ça, c’était agréable et facile pour moi de travailler avec Marie.
M.D. : Et ce qui est vachement bien, c’est que tu ne dis pas dès le début, pas comme dans le dessin animé [NDLR il y a eu une adaptation en dessin animé du roman Verte], que la mère a abandonné le père, que Verte le cherche, qu’il y a plein de trous… tu gardes le principe du suspense.
M.L.H. : C’est ce qui marche dans le livre, garder l’émotion de la lecture et la découverte de l’histoire. C’est aussi l’intérêt des quatre voix différentes dans le roman, pour construire le puzzle, comme une sorte de petite intrigue…

Le roman Verte est sorti il y a maintenant 20 ans, mais l’histoire fonctionne encore merveilleusement bien aujourd’hui, pourquoi ?
M.L.H. :
Moi je crois que c’est la relation mère/fille qui est intemporelle et qui fait échos chez chaque mère, qui ont eu des filles et qui ont été petites filles… Et puis aussi ça parle de tout ce qui tourne autour de l’enfance vers 9-10 ans, l’école, les ami.e.s…
M.D. : C’est un âge qui est marrant parce qu’il est avant l’adolescence, ce n’est pas si spectaculaire. C’est facile de parler de l’adolescence, mais là, c’est la petite période de latence qui précède. Ce n’est pas la « belle enfance ». Dans le cas des filles, on voit tout le temps et partout les différents rapports avec les mères et avec les grands-mères. Et pour beaucoup de femmes, le rapport avec la grand-mère est très fondateur. Moi, dans ma vie, ça a été fondamental en tout cas.
M.L.H. : Mais moi, j’ai toujours entendu dire par ma mère que ma grand-mère était meilleure grand-mère que maman. J’ai toujours eu de bons rapports avec ma grand-mère, même un peu distants, mais certainement meilleurs que pour ma mère.
M.D. : Grand-mère, t’es désinvesti de la tâche de l’éducation. Il n’y a pas d’angoisses donc tu donnes le meilleur. Tu n’as pas cette rivalité super angoissée de voir l’enfant devenir la petite femme, le fait que t’es la reine et que ton enfant grandit et qu’un jour ça va être fini pour toi. Il y a toujours cette rivalité et même si tu y fais attention, c’est en jeu, c’est potentiellement là. Tu sais que tu vas grandir pour conduire quelqu’un dehors, mais c’est vachement beau !
Tout ça ce n’est pas dit dans Verte, quand je l’ai écrit ma fille avait 10 ans, ce n’est pas du tout explicite, c’est juste à l’œuvre. Moi, ma mère s’est identifiée en Anastabotte direct.
M.L.H. : Ma mère aussi s’est identifiée à Anastabotte…
M.D. : C’est un livre pas mal lu par des grands-mères et des petits enfants.
M.L.H. : C’est vrai que c’est peut-être plus facile de s’identifier à Anastabotte qu’à Ursule. Même si moi je n’ai pas de problème à m’identifier à Ursule, je me sens Ursule ! Des fois, j’ai l’impression d’être un genre de dragon (rires).
M.D. : Mais les mères sont des personnages à haut potentiel comique !
On nous demande quand même de faire des trucs déments. Tu bosses, tu gagnes le fric, si tu gagnes plus que tu mec et que tu divorces, c’est toi qui payes pension alimentaire, tu dois élever tes gosses, faire à manger tous les soirs, tout ça. Et après tu dois être la princesse machin… Le monde entier nous met une presse à imprimer.
M.L.H. : Ça existe aussi pour les pères, moi mon homme me dit pareil, même si c’est vrai qu’il le vit pas de la même façon.
M.D. :Moi mon mec, il est adorable, il est hyper féministe, pour lui Virginie Despentes ne va pas assez loin, mais il ne sait pas faire à manger, il ne l’a jamais fait.
M.L.H. : Moi mon père ne nous a jamais changées. Maintenant, moi avec mon mec on s’engueule pas mal parce qu’on fait les mêmes choses, mais on n’a pas forcément les mêmes façons de faire. Et j’ai ce souvenir de mon père « va demander à ta mère », alors que là, on partage vraiment. On s’engueule plus, mais c’est quand même beaucoup mieux !
M.D. : Je connais des gens qui faisaient des contrats avec le partage, « toi tu fais ça, toi tu fais ça », pour être sûr que ce soit équitable. C’est compliqué peut-être tordu et compliqué, mais finalement, c’est tellement facile de se faire avoir. Les filles ont tendance à vouloir en faire plus, pour être « Madame Parfaite » et tu finis même par penser qu’une partie de ta séduction est liée à ça.

Et sinon, qu’est ce que vous lisiez quand vous étiez enfants ?
M.L.H. :
Ben Verte (rire) ! Non quand il est sorti, j’étais pas si jeune. J’avais déjà 18 ans. Moi, je lisais Tom-tom et Nana, parce que j’ai mis du temps à lire. Puis j’ai découvert La Potion magique de George Bouillon que j’ai lu trois fois ! Puis James et la grosse pêche, Charlie et la chocolaterie… tous les Roald Dahl ! Quentin Blake, c’était mon dieu, d’ailleurs, ça l’est toujours ! Je lui ai serré la main, ça m’a impressionnée et j’ai dit un truc débile !
Et Marlaguette aussi. Ma mère le connaissait par cœur ! Du coup, les premières fois elle a commencé à me le raconter sans livre et c’est comme ça que je me suis fait mes premières images, ça me fascinait !
M.D. : Moi je lisais absolument n’importe quoi. J’ai appris à lire à 3 ans, donc j’ai lu la bibliothèque de mes parents, les Historia planqué chez mes grands-mères… C’était trop bien ça ! Complètement hétéroclite ! J’ai lu aussi les livres de la bibliothèque des enfants à Roubaix et vu que j’avais tout lu, j’ai eu le droit d’aller à la bibliothèque des adolescents, en avance ! Et ensuite la bibliothèque des adultes, en avance aussi. C’était vachement bien de pouvoir tout lire ! J’ai une culture d’une autre époque qui ne correspond pas à une génération. J’ai celle de mes parents, de mes grands-parents… J’avais vraiment accès à tout, j’ai lu des trucs que je n’aurais sûrement pas dû lire…

Bibliographie commune

  • Verte, Rue de Sèvres (2017), que nous avons chroniqué ici.

Bibliographie (sélective) de Marie Desplechin

  • Le Journal d’Aurore, adaptation du roman, illustré par Agnès Maupré, Rue de Sèvres (2016) que nous avons chroniqué ici.
  • Mauve, roman, l’école des loisirs (2014).
  • Le Bon Antoine, roman, Gallimard Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • La Belle Adèle, Gallimard Jeunesse (2010).
  • Babyfaces, roman, l’école des loisirs (2010).
  • Pome, roman, l’école des loisirs (2007).
  • Séraphine, roman, l’école des loisirs (2005).
  • Le Monde de Joseph, roman, l’école des loisirs (2000).
  • J’envie ceux qui sont dans ton cœur, roman, l’école des loisirs (1997).

Bibliographie (sélective) de Magali Le Huche

  • Qui a soufflé mes bougies ?, album, illustration d’un texte d’Ilan Brenman, P’tit Glénat (2017) que nous avons chroniqué ici.
  • Eléctrico 28, album, illustration d’un texte de Davide Cali (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Série Paco, albums sonores, textes et illustrations, Gallimard Jeunesse (2014-2017), que nous avons chroniqué ici et .
  • Peur du noir, moi ?, album, texte et illustrations, Albin Michel Jeunesse (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Série Jean-Michel, albums, textes et illustrations, Actes Sud Junior (2009-2016), que nous avons chroniqué ici et .
  • Série Non-Non, albums, textes et illustrations, Tourbillon (2009-2016), que nous avons chroniqué ici, et .
  • Un poisson dans le bidon, illustration d’un texte de David Sire, Sarbacane (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • À la recherche du nouveau père, BD, scénario de Gwendoline Raisson, Dargaud (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Même les princesses pètent, illustration d’un texte d’Ilan Brenman, P’tit Glénat (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Le poisson perroquet, album, illustration d’un texte d’Amanda Sthers, Nathan (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Ferme ton bec !, album, illustration d’un texte de Pierre Delye, Didier Jeunesse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • C’est de famille, album-CD, illustration d’un texte de David Sire,  Éditons des braques (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Drôles de courses pour M. Ours, album, illustration d’un texte de Monika Spang, P’tit Glénat (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Pépito super-héros, album-CD, illustration d’un texte de Yann Walcker, Gallimard Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Niet Popov, album-CD, illustration d’un texte de David Sire,  Éditons des braques (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Mères anonymes, BD, scénario de Gwendoline Raisson (2013), Dargaud, que nous avons chroniqué ici.
  • Le loup et la soupe aux pois, album, illustration d’un texte de Françoise DiepDidier Jeunesse (2012) que nous avons chroniqué ici.
  • Le Chat d’Elsa, album, illustration d’un texte d’Alice Brière-HaquetPère Castor (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Le voyage d’Agathe et son gros sac, album, texte et illustrations, Sarbacane (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • L’arpenteur, album-CD, illustration d’un texte de David Sire,  Éditons des braques (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • À la piscine, grande illustration, La maison est en carton (2010), que nous avons chroniqué ici.
  • Ma super famille, illustration d’un texte de Gwendoline Raisson, Père Castor (2009), que nous avons chroniqué ici.


En vacances avec… Mélanie Rutten

Régulièrement, nous partons en vacances avec un.e artiste. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la.le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet.te artiste va donc profiter de ce voyage pour nous faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle.il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… 5 de chaque ! 5 albums jeunesse, 5 romans, 5 DVD, 5 CD, sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il.elle veut me présenter et c’est elle.lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Mélanie Rutten que nous partons ! Allez, en route !

5 albums jeunesse

  • Les quatre saisons de Ranelot et Buffolet, Arnold Lobel
  • Le grand livre vert, Robert Graves et Maurice Sendak
  • Heureusement, Rémy Charlip
  • J’aimerais, Toon Tellegen et Ingrid Godon
  • Saisons, John Birmingham

5 romans

  • Le journal, Katherine Mansfield
  • Jane Eyre, Charlotte Brontë
  • Huckleberry Finn, Mark Twain
  • Le grand cahier, Agota Kristof
  • Vivre, penser, regarder, Siri Hustvedt

5 DVD

  • La nuit du chasseur, Charles Laughton
  • Les moissons du ciel, Terence Malik
  • Rebecca, Alfred Hitchcock
  • Fantastic Mr Fox, Wes Anderson
  • Fargo, Cohen

5 CD

  • A ceremony of Carols, Benjamin Britten
  • Coexist, XX
  • Ouï, Camille
  • Heads Up, Warpaint
  • Two grains of sand, Piers Faccini

5 artistes

  • Jorinde Voigt
  • Peter Doig
  • Paul Klee
  • Nalini Malani
  • Jockum Nordström

5 lieux

  • Les rives du fleuve Niger aux environs de Bamako, Mali
  • L’allée de baobabs à Morondave, Madagascar
  • Le bois du Schaveïs, Belgique
  • Les collines d’Ombrie, Italie
  • Les forêts du sud ouest du côté de Cahors.

Mélanie Rutten est autrice et illustratrice.

Bibliographie sélective :

  • Ploc, éditions MeMo (2017).
  • La Forêt entre les deux, éditions MeMo (2015).
  • Les Sauvages, éditions MeMo (2015).
  • La Source des jours, éditions MeMo (2014).
  • L’Ombre de Chacun, éditions MeMo (2013).
  • Nour, le moment venu, éditions MeMo (2012).
  • Eliott et Nestor, l’heure du matin, éditions MeMo (2011).
  • Öko, un thé en hiver, éditions MeMo (2010).
  • Mitsu, un jour parfait, éditions MeMo (2008).

Retrouvez Mélanie Rutten sur son site : http://www.melanierutten.com.

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Les invité.e.s du mercredi : Flora Prevosto, Pauline Basset, Johan Dayt et Matthieu Maudet

Par 28 juin 2017 Les invités du mercredi

Maison Eliza c’est la jeune maison d’édition qui fait le plus parler d’elle en ce moment. Forcément, on eu envie d’en savoir plus en posant des questions à ses fondateur.trice.s. Ensuite, je vous propose de vous glisser avec moi dans l’atelier de Matthieu Maudet ! Bon mercredi à vous.


L’interview du mercredi : Flora Prevosto, Pauline Basset et Johan Dayt de Maison Eliza

Comment est né Maison Eliza ?
Flora Prevosto : L’idée de créer une maison d’édition jeunesse n’est pas nouvelle et fait son petit bonhomme de chemin depuis quelques années dans nos têtes. Nous sommes depuis longtemps passionnés par les livres pour enfants et c’est d’abord en tant qu’auteurs et illustrateurs que Pauline et Johan font leurs premiers pas dans le monde de l’édition, en 2014. Puis après avoir mis un pied dans le milieu, ils ont des idées plein la tête, rêvent de prolonger l’aventure et me proposent de monter notre propre maison d’édition. Nous travaillons pendant plus d’un an sur le projet et en septembre 2016, l’aventure prend forme avec la sortie de nos premiers livres en librairie !

Vous vous définissez comme une maison d’édition solidaire et responsable. Comment cela se traduit-il ?
Nous souhaitons en effet être solidaires dans notre démarche. Nous voulons que nos livres soient accessibles au plus grand nombre et pour cela, nous avons décidé de mettre en place l’action suivante : pour 5 livres vendus, Maison Eliza offre 1 livre à un enfant qui a peu accès à la culture. Comment faites-vous, nous direz-vous ? Eh bien nous mettons en place des partenariats avec différentes associations. Par exemple, nous venons de donner des livres neufs aux enfants hospitalisés à l’Hôpital Robert Debré à Paris via l’association « Des rêves et des actes ». Si vous connaissez d’ailleurs des associations à la recherche de dons de livres, n’hésitez pas à nous contacter.
Il nous semblait également important d’être attentifs à l’impact écologique de notre projet. Ainsi, nous faisons imprimer nos livres en France ou Europe proche (en Espagne et en Italie) et sur du papier issu de forêts gérées durablement.

Pouvez-vous nous présenter les personnes qui travaillent à Maison Eliza et quels sont leur rôle ?
Notre petite équipe est composée de trois personnes :
• Pauline Basset est directrice éditoriale
• Johan Dayt est responsable de la fabrication
• Et moi-même, Flora Prevosto. Je suis en charge de la communication et du marketing.

Quels sont vos parcours respectifs ?
Aucun d’entre nous n’avait d’expérience dans le monde de l’édition. Nous venons tous les trois de parcours très différents mais nous avons la chance d’avoir des compétences complémentaires et des goûts similaires : Pauline a un parcours de styliste de mode pour enfant, de graphiste et d’illustratrice. Johan est tailleur de pierre de formation mais est également illustrateur. Et pour ma part, je viens du monde des langues et de la communication.

Quand vous étiez enfant, quelles sortes de livres lisiez-vous ? Et quel était votre livre préféré ?
Flora : Ma mère étant bibliothécaire en section jeunesse, j’ai baigné toute mon enfance dans les albums illustrés notamment ceux de l’école des loisirs. J’aimais particulièrement la série des Tromboline et Foulbazar de Claude Ponti ou les livres de Claude Bougeon comme La brouille. Les jeux de mots de Pef dans La belle lisse poire du Prince de Motordu restent aussi un souvenir marquant.
Pauline : Mes parents sont très bédéphiles. J’ai donc été biberonnée aux BD mais si je dois citer un album préféré, je dirais Le plus grand livre du monde de Richard Scarry ed. Albin Michel Jeunesse qui reste mon 1er souvenir de livre jeunesse.

Pouvez-vous nous présenter vos différentes collections ? Quelle est votre ligne éditoriale ?
Chez Maison Eliza, nous proposons des livres colorés, avec un graphisme de qualité et soignés jusque dans les moindres détails et qui transmettent, tout en délicatesse, des valeurs telles que la tolérance, l’amitié, la confiance en soi… le tout enrobé de poésie et d’humour.
Nous avons à ce jour 3 collections :
• La collection Menthe à l’eau s’adresse aux petits à partir de 3 ans et l’idée est de susciter la curiosité, l’envie d’apprendre et de rire chez les plus petits à travers animaux, bestioles et toutous en tout genre. Une belle façon d’appréhender les premières découvertes de la vie.
• La collection Pistache c’est une pointe d’humour dans un océan de poésie ou une histoire farfelue à la portée des enfants et des passionnés. Cette collection s’adresse aux enfants dès 4 ans.
• La collection Corail est une collection de livres de voyage qui permet de découvrir chaque pays par une balade poétique à travers ses paysages, ses cultures, ses recettes… pensée et illustrée pour toute la famille.

Vous avez publié un très joli livre sur l’Italie, qui s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes, et qui propose une découverte du pays à travers sa culture, ses paysages, son architecture. Est-ce le premier d’une série de livres de voyage ?
Merci, c’est effectivement un ouvrage un peu différent. C’est une balade tout en aquarelle à travers les régions italiennes. Nous pensons qu’il peut plaire à toute la famille et susciter le goût du voyage. Chacun peut se plonger dedans avant, pendant ou après le voyage. L’idée est de continuer la série avec d’autres destinations. L’Espagne est le prochain pays que nous avons choisi d’aborder (il devrait sortir en février 2018).

Pouvez-vous nous dire un mot des prochaines parutions chez Maison Eliza ?
Dès la rentrée, nous allons sortir un bel album intitulé C’est toi mon papa ? de Elsie W. Right et Giordano Poloni, sur un petit robot qui part à la recherche de son papa dans une ville « rétro-futuriste » très colorée. Puis, en octobre, vous pourrez retrouver la suite des aventures de Mizu et Yoko. Dans ce nouvel épisode, Mizu veut apprendre à voler. Mais va-t-il y arriver ?…
Pour le reste du catalogue, nous sommes en train de travailler sur 4 autres projets dont certains d’auteurs et illustrateurs avec lesquels nous avons déjà eu le plaisir de collaborer. Nous vous en dirons plus d’ici quelques mois.

Déjà sorti chez Maison Eliza :

  • Adèle, de Bérengère Mariller (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Péripéties d’une pêche impromptue, d’Anne Defreville (2017).
  • Une Italie, de Johan Dayt (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Monsieur Martin, de Caroline Attia (2017).
  • La grande inconnue, de Pog et Maurèen Poignonec (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Chichi Poilu, de Lenia Major et Caroline Ayrault (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Un lion très coquet, de Valérie Weishar-Giuliani et Lili la baleine (2016).
  • Mizu et Yoko – Tout seul, de Laurie Cohen et Marjorie Béal (2016), que nous avons chroniqué ici.


Quand je crée… Matthieu Maudet

Le processus de création est quelque chose d’étrange pour les gens qui ne sont pas créateur.trice.s eux-mêmes. Comment viennent les idées ? Et est-ce que les auteur.trice.s peuvent écrire dans le métro ? Les illustrateur.trice.s dessiner dans leur salon devant la télé ? Peut-on créer avec des enfants qui courent à côté ? Faut-il de la musique ou du silence complet ? Régulièrement, nous demandons à des auteur.trice.s et/ou illustrateur.trice.s que nous aimons de nous parler de comment et où ils.elles créent. Cette semaine, c’est Matthieu Maudet qui nous parle de quand il crée.

Alors… c’est simple et c’est compliqué.
Et puis, ça dépend si on parle de dessins ou de textes.

Le dessin, c’est le plus simple pour moi. Je fais ça depuis que je suis petit.
Si j’ai un texte, ma tête fabrique des images.
C’est simple.

Mais je sais pas vraiment comment ça se passe à l’intérieur…
Sans doute un gros mélange entre : des dessins que j’ai déjà fait, des souvenirs, des mots, des ambiances, des dessins d’autres personnes, du nombre d’enfants qui crient dans le bureau, des films, des promenades, de la musique, de ce que je suis en train de manger, des photos, mon humeur.
Faudrait regarder tout ça au scanner pour voir…

Pour la partie visible, je prends un crayon et c’est parti, c’est un peu flou, un peu de travers, mais souvent l’idée est là, parfois même, ces dessins seront ceux que l’on retrouvera dans le livre.
Si ça ne m’évoque rien, soit c’est pas le bon moment et je réessaie plus tard, soit ce n’était pas un texte pour moi, pas grave, je passe à autre chose.

Parfois, ça redevient compliqué au moment de choisir la technique pour finaliser les illustrations. L’imbrication des crayonnés, de l’histoire et de ce qu’on veut dire par le rendu même du dessin prend du temps. C’est un moment où j’ai besoin de nourriture visuelle, de ne pas être dans l’urgence. Mais pas trop relâché quand même. Il faut être aux aguets. Ouvrir les yeux, grands. Ensuite, je fais des essais qu’on ne verra et ne soupçonnera même pas une fois le livre terminé. Une fois trouvé LE dessin, la bonne idée, ça redevient simple.
Enfin… sauf si on n’a plus trop envie de dessiner…
Là, il faut trouver l’astuce. La musique qui donne l’élan, l’émission de radio sur laquelle se fixer pendant que mes mains travaillent, les deux seules heures de travail disponibles dans une journée… Trouver mon rythme pour ce projet.

Pour l’écriture, c’est autre chose. En fait, non, c’est exactement pareil.
Mais pour moi c’est moins immédiat.
En général, ce n’était pas vraiment un texte. Plutôt une idée.
Une idée de livre, directement.
Donc pas de complication avec les mots, l’idée est là.
C’est simple.
Quand j’y pense un peu trop, je note l’idée dans un carnet.
Parfois, ça me permet de ne plus y penser.
Parfois, c’est le contraire. J’ai envie de continuer, de dessiner les personnages, de crayonner toute l’histoire, voir si ça tient ou pas.

Quand les textes sont plus longs, c’est plus compliqué.
Il faut que je trouve le temps à accorder uniquement à cette idée. Quand je sais que je vais avoir plusieurs heures de train, par exemple.
J’emmène 2-3 idées à avancer. Je crayonne. J’écris. Ça m’a souvent permis de débloquer, de consolider ou d’associer des histoires. D’en trouver des nouvelles.
Mais ça ne marche pas à tous les coups.
Ça serait trop simple !

Matthieu Maudet est auteur et illustrateur.

Bibliographie sélective :

Retrouvez Matthieu Maudet sur son blog : http://matthieumaudet.blogspot.fr.

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Les invité.e.s du mercredi : Joanna Wiejak et Mathias Friman

Par 21 juin 2017 Les invités du mercredi

Aujourd’hui on part à la rencontre de Joanna Wiejak, l’autrice et illustratrice du fantastique Les salades de mon grand-père, et puis l’on parle chaîne alimentaire avec Mathias Friman l’auteur d’Une petite mouche bleue… Bon mercredi !


L’interview du mercredi : Joanna Wiejak

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
Je suis née en Pologne et arrivée en France à l’âge de 15 ans. Après le bac scientifique, j’ai suivi une formation à l’École de Communication Visuelle Paris et travaillé en tant que graphiste freelance depuis mes débuts. Il y a quelque temps, j’ai quitté Paris pour la campagne gersoise. L’éloignement et le calme favorisant l’introspection, j’ai renoué avec le dessin et mes origines polonaises.

Comment vous est venue l’idée de Les salades de mon grand-père ?
Cette idée a exactement 1 an mais il est toujours difficile de qualifier ou interpréter une inspiration. Elle puise sûrement dans la figure importante qu’a joué mon grand-père pour moi et son rapport à la réalité. Toujours tiré à quatre épingles, les souvenirs où nous partions en montagnes sont encore très prégnants. D’autre part, j’aime beaucoup les expressions, imagées et ludiques. Les malaxer, les triturer, travailler autour d’une expression dont sa traduction visuelle pouvait être un jeu me plaisait.

Les salades de mon grand-père nous parle de l’importance des histoires pour embellir et inventer son quotidien. Quelles ont été les « salades » qui ont changé votre vie enfant ?
J’ai grandi dans une Pologne des années 70 et 80, le contexte politique était particulier et tendu : soumission à l’URSS, inflation galopante, révoltes ouvrières, tickets de rationnement, état de guerre. Malgré ce contexte, l’expression « ça va » est probablement la salade qui m’a le plus servi pour traverser l’enfance normalement.

Quelles étaient vos lectures d’enfant et d’adolescente ?
Je n’ai jamais été une grande lectrice. Au grand dam de ma mère, philologue de la langue polonaise et travaillant dans une maison d’édition à Cracovie, je limitais mon utilisation du livre à regarder les illustrations et dessiner dans les marges… Malgré ça, elle continuait à m’encourager à la lecture, surtout des livres avec des héroïnes au caractère fort comme Fifi Brindacier et Les enfants de Bullerbyn d’Astrid Lindgren ou la série d’Anne, une autre rouquine, (Anne… La maison aux pignons verts, Anne d’Avonlea, etc.) de l’auteure canadienne Lucy Maud Montgomery. Personnellement, j’avais une préférence pour des héros imaginaires et des univers prenant source dans le rêve : la série Moomins de Tove Jansson, Winnie l’Ourson d’Alan Alexander Milne, Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll et dans un registre plus « local » la géniale trilogie Przygody Baltazara Gąbki de Stanisław Pagaczewski – aventures rocambolesques avec une galerie de personnages empruntés aux récits populaires et hauts en couleur. Ferdynand Wspaniały (Ferdinand le Magnifique) de l’auteur polonais Ludwik Jerzy Kern – histoire d’un chien qui rêve d’être un humain – et Babcia na jabłoni (Die Omama im Apfelbaum la traduction pourrait être « Grand-mère dans le pommier ») de l’auteure autrichienne Mira Lobe – histoire d’un garçon qui s’invente une grand-mère – m’ont également beaucoup touchée.

Avez-vous de nouveaux projets d’albums ?
J’ai effectivement quelques idées 🙂

Son site : http://yoyo.ultra-book.com/

Bibliographie :

  • Les salades de mon grand-père, texte et illustrations, Le Diplodocus (2017), que nous avons chroniqué ici.
  •  Mon cahier d’activité tout fou, illustrations d’un texte de Madeleine Deny, Éditions Tourbillon (2015).


Parlez-moi de… D’une petite mouche bleue

Régulièrement, on revient sur un livre qu’on a aimé avec son auteur.trice, son illustrateur.trice et/ou son éditeur.trice. L’occasion d’en savoir un peu plus sur un livre qui nous a interpellés. Cette fois-ci, c’est sur D’une petite mouche bleue, que nous revenons avec son auteur et illustrateur (Mathias Friman). L’éditrice n’a pas trouvé le temps de nous répondre.

Mathias Friman, auteur et illustrateur:

D’une petite mouche bleue est l’histoire d’une chaine alimentaire comme il en existe beaucoup d’autres. Mais elle parle aussi du temps, de la mort, et de la place de l’homme dans tout cela.

D’une petite mouche bleue est né un bel après-midi d’automne à la ménagerie du Jardin des Plantes. Partis, pour une journée familiale au Jardin des Plantes, mes enfants et moi sommes en arrêt devant un terrarium rempli de grenouilles bleues (Dendrobates azureus, et oui un peu de culture cela n’a jamais fait de mal à personne)…
— Elles mangent quoi ? me demande Éponine, ma fille…
Je pense et imagine de suite des mouches bleues mais César, mon fils de 8 ans, fin spécialiste de la chose et de ce qui l’entoure, répond plus vite que moi : « Du Caca… »

La mouche bleue était née en un mot. Il ne me restait qu’à étoffer l’histoire, trouver une suite possible, pas scientifique mais réaliste et drôle… Ma première interrogation fut : « À qui appartient ce beau caca bleu ? ». Seul l’homme pouvait en être le dépositaire, il nous renvoie à notre rôle envers cette nature.

Pour l’illustration, j’allais demander à celui qui savait le mieux ce que je voulais : Moi. J’allais pouvoir m’éclater, mettre en application mes lointaines études parisiennes à l’école nationale supérieure des beaux-arts et ma passion pour l’histoire naturelle.

L’utilisation du crayon graphite et seulement du bleu, est arrivée naturellement dans les premiers croquis… (L’histoire devait être comprise par tous, seulement en regardant les images).

L’histoire écrite, les premières planches illustrées faites, il me fallait trouver une belle maison d’édition pour me guider. La mouche bleue s’envola naturellement pour ses voisines Les Fourmis Rouges (pas pour crier famine, mais pour être aimée et publiée). Valérie, l’éditrice, a été de bons et précieux conseils, tant sur la mise en page que pour tout le reste. Créer D’une petite mouche bleue a été merveilleux, et travailler en concertation avec les Fourmis Rouges un véritable bonheur (qui j’espère va se reproduire rapidement).


D’une petite mouche bleue
de Mathias Friman, sorti chez Les fourmis rouges (2017), que nous avons chroniqué ici.

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