La mare aux mots

Un mariage burlesque et un voyage mémorable !

Par 28 mai 2019 Livres Jeunesse

Aujourd’hui on fait la connaissance d’un lapin transi d’amour pour une carotte dans Marions-les d’Éric Sanvoisin et Delphine Jacquot et puis l’on part en vacances avec Emmett et Cambouy dans Le grand voyage de Karen Hottois et Delphine Renon.

Marions-les !
Texte d’Éric Sanvoisin, illustré par Delphine Jacquot
L’Étagère du bas
15 €, 180×330 mm, 48 pages, imprimé en Union européenne, 2019.
Le grand voyage
Texte de Karen Hottois, illustré par Delphine Renon
Seuil Jeunesse
13 €, 190×230 mm, 50 pages, imprimé au Portugal, 2019.

Dans la jungle ou en Irlande : deux albums qui nous transportent

Par 27 mai 2019 Livres Jeunesse

Le premier album du jour nous plonge dans la jungle en compagnie d’un père et de ses enfants ;  le second nous emmène en Irlande, à la rencontre de deux sœurs qui possèdent un don unique et ancestral.

Un père et ses trois enfants s’enfoncent dans une jungle luxuriante, quelques gros sacs à dos pour seuls bagages. Après une très longue marche, apparaît enfin une rivière. C’est là, au milieu de la jungle et au pied de cette source de vie, que la famille va pouvoir s’installer et vivre de manière apaisée, alors que la jungle se teinte de mille et une couleurs : la mousse verte, dense et confortable, les insectes et les oiseaux multicolores, les pelages d’animaux tous plus beaux les uns que les autres, et puis les couleurs de la nuit, qui plonge la jungle dans un bleu profond. Attirées par cet éden, d’autres familles venues « du Nord » viennent s’installer. De nouveaux arbres sont coupés pour construire des maisons. Tout un village se construit, grignotant peu à peu le vert de ce paradis de nature. Pendant ce temps, le tigre, roi de la jungle craint et respecté, semble repoussé sans cesse plus loin, perdant peu à peu ses droits.
Vert est de ces albums dont on tombe instantanément amoureux, tant ils sont visuellement étonnants : des doubles-pages mangées par le vert, profond, puissant, de la jungle. Du vert partout, puis du bleu, des touches de jaune, de noir, et le blanc, enfin, qui grignote la page à mesure que la présence humaine se fait plus invasive. L’histoire est racontée par l’un des enfants. C’est une voix d’avenir, qui nous alerte avec beaucoup de poésie sur le poids que l’être humain fait porter à la nature.
Un album sur le monde sauvage d’une très grande puissance visuelle.

Partons à présent en Irlande. Dans la chaumière du titre, qui surplombe la mer, vivent Shannon et Sinéad, deux vieilles sœurs musiciennes. Elles sont les magiciennes de la mer : chaque matin, elles allument le feu dans leur cheminée et descendent sur la plage pour jouer une musique qui fait vibrer la lande, se réveiller les moutons, les mouettes… et qui fait surtout monter et descendre la mer, marée rythmée par leurs notes. Après des jours de pluie, impossible d’allumer le feu : tout le bois est humide. Les deux sœurs partent en quête de bois sec mais le vent dans la lande leur glace les os, elles se perdent, rebroussent chemin, et finissent par décider d’aller au village. Là-bas plus personne ne les connaît, car elles vivent reculées depuis si longtemps. Les villageois les craignent, et elles n’ont toujours pas trouvé de bois. Le coup de pouce du destin viendra d’un petit garçon avec une flûte (tiens, encore un musicien), qui pourrait bien aider les magiciennes et surtout rompre leur solitude.
À la lecture de cet album, on entend presque les musiques irlandaises résonner à nos oreilles, le vent souffler sur la lande, et l’on pourrait sentir l’odeur des embruns. Le graphisme aux couleurs douces, les silhouettes rondes des deux sœurs, les yeux rieurs du garçon, les genêts qui font comme une mer… Tout dans cet album est d’une grande douceur, même si le chemin des magiciennes n’est pas sans embûche. C’est un joli conte qui débute dans une atmosphère hostile et qui se termine dans la lumière, de la solitude et l’ennui à l’espoir qui renaît.
Un très bel album qui nous emporte entre tradition et modernité, pour parler des rencontres qui réchauffent et rompent les solitudes.

Vert, Une histoire dans la jungle
de Stéphane Kiehl
De La Martinière Jeunesse
16 €, 290×270 mm, 32 pages, imprimé en Slovénie, 2019.
Chaumière
Texte d’Aurélia Coulaty, illustré par Toni Demuro
La Palissade
14,50 €, 280×200 mm, 40 pages, imprimé en France chez un imprimeur écoresponsable, 2019.

Raconter nos aîné·e·s…

Par 24 mai 2019 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, deux titres qui posent un regard tendre sur nos aînés qui ont assurément encore autant à apprendre qu’à nous apprendre…

Musique verte
de Christophe Léon
Thierry Magnier dans la collection Petite poche
3,90€ , 100×150 mm, 48 pages, imprimé en République tchèque, 2019.
L’Amour n’a pas d’âge
de Thibaut Lambert
Des ronds dans l’O
18€, 195×265 mm, 92 pages, imprimé en Belgique, 2019.

Une aventure pour pirates en herbe et une biographie romancée pour jeunes ados

Par 23 mai 2019 Livres Jeunesse

Un roman d’aventures signé Gilles Abier ? Chic ! Un bon moment de lecture en perspective… Un roman inspiré de la vie de Mohamed Ali ? Passionnant !

La Bataille du Triple-Buse
Texte de Gilles Abier, illustré par Mini Ludvin
Poulpe Fictions
9,95 €, 210×140 mm, 206 pages, imprimé en Espagne, 2019.
Cassius
de Catherine Locandro
Albin Michel Jeunesse dans la collection Litt’ Destins
15 €, 220×150 mm, 344 pages, imprimé en France, 2019.

Les invité·e·s du mercredi : Églantine Ceulemans et Gaëlle Farre (librairie Maupetit)

Par 22 mai 2019 Les invités du mercredi

Anaïs vous a parlé la semaine dernière de Coiffeur pour monstres et je me suis rendu compte que nous n’avions jamais interviewé son illustratrice, Églantine Ceulemans (alors qu’on aime beaucoup son travail), cette erreur est corrigée ! Ensuite, c’est à nouveau une libraire qui est l’invité de la rubrique Ce livre-là. Cette fois, c’est Gaëlle Farre de la librairie Maupetit à Marseille. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Églantine Ceulemans

Vous venez d’illustrer Coiffeur pour monstres, sorti chez Père Castor, pouvez-vous nous parler de cet album ?
Coiffeur pour Monstres est un album à partir de 4 ans écrit par Alexandre Lacroix aux éditions Flammarion. C’est l’histoire d’Oscar qui, ayant besoin d’une bonne coupe de cheveux se retrouve à aider un coiffeur pas tout à fait ordinaire…
C’est mon éditrice et amie Anne-Claire Monnier chez Flammarion qui m’a proposé Coiffeur pour Monstres, elle a été la première à me faire confiance avec l’album des Trois petits Chats d’Anne Fronsacq, et quand elle m’a proposé Coiffeur pour Monstres, en plus d’avoir vraiment aimé l’histoire, j’avais envie de me donner à fond, cela faisait longtemps que je n’avais pas fait d’album et je voulais vraiment être à la hauteur de sa confiance et aussi du texte.
Je me suis donc un peu (beaucoup) mise la pression mais tout en m’amusant énormément. Le merveilleux texte d’Alexandre a joué pour beaucoup dans cette équation. Anne-Claire n’a malheureusement pas pu me suivre durant toute la réalisation, mais David Laforgue, qui a repris les rênes a su me cadrer et me rassurer à chaque étape, ça a été un travail qui m’a demandé beaucoup d’investissement, mais j’en suis ravie.

Vous avez dû vous régaler à créer ces montres, comment avez-vous travaillé sur ces illustrations ?
Oui, c’était super ! Alexandre (l’auteur) s’est amusé à faire allusion à tous types de monstres, issus de la mythologie, mais aussi des histoires populaires, des animaux qui font peur, etc. On m’a laissé un immense champ libre, je me suis vraiment lâchée.
J’aime faire rire, j’ai donc cherché à pousser les caractéristiques de chacun des monstres, en cherchant à les tourner en ridicule, pour faire sourire les enfants et aussi ne pas complètement les effrayer (un détail à ne pas négliger tout de même !).
Il y a par exemple une grosse araignée qui tricote, le monstre de Frankenstein qui prend un bain de pieds ou encore une tête coupée à moustache rousse qui semble pas du tout ennuyée de sa situation…

Suivant les projets, vous utilisez plusieurs techniques d’illustrations
Oui, je varie souvent, mais j’ai tout de même mes techniques préférées. Je travaille principalement en technique traditionnelle, c’est-à-dire avec de la peinture et pas sur l’ordinateur. Mais je bidouille beaucoup sur Photoshop après coup ! J’aime bien le contact avec le papier, la matière que crée la peinture et aussi les variations de la couleur en technique traditionnelle.
Je travaille habituellement avec une encre qui s’appelle la Colorex, qui est très pigmentée et donne des couleurs très vives, elle est idéale pour les premières lectures notamment, comme il y a beaucoup de blanc de papier pour faciliter l’apprentissage, le peu de couleurs utilisées permet de bien faire ressortir l’illustration.
Mais pour Coiffeur pour Monstres, je suis revenue à l’aquarelle, qui a plus de matière et dont les couleurs sont plus profondes et avec de belles transparences, je trouvais que ça faisait un bon écho à l’histoire d’Alexandre dont l’ambiance n’était pas toujours rassurante, mais en restant légère et très drôle.

Où trouvez-vous l’inspiration ?
Un peu partout ! J’aime beaucoup m’attarder sur les détails, les motifs sur le débardeur de mon voisin de métro, cette jolie lumière qui rebondit sur un coin de la table, les ongles violets d’une dame flippante qui avait mal mis son rouge à lèvres. Toutes ces choses, je les mets dans une petite boîte dans mon cerveau, que j’ouvre dès que j’ai besoin d’idées pour mes dessins.
Après, j’ai aussi été très inspirée par beaucoup d’illustrateurs, comme Babette Cole, Quentin Blake, Posy Simmonds, Benjamin Chaud, Sempé, etc. Tous ont en commun l’humour et les petits détails dans le dessin et c’est vraiment ce que j’essaye de faire dans mes illustrations. J’ai besoin de rire et de pouvoir passer des heures à m’imaginer vivre dans les dessins.

Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?
Je suis née en Belgique, il y a très longtemps pour les enfants, mais pas si longtemps pour les adultes. Je suis arrivée en France à l’âge 10 ans et je n’en suis plus repartie depuis. J’ai vécu dans de nombreuses villes mais c’est à Lyon que je suis restée le plus longtemps. J’ai commencé des études de comptabilité après le bac et je me suis vite rendu compte que c’était pas fait pour moi…
On m’a parlé de l’école d’art Émile Cohl, j’ai postulé et j’ai été prise.
Je dois avouer qu’au tout départ, c’est ce hasard qui m’a propulsée dans le monde de l’illustration, j’avais toujours dessiné, mais n’avais jamais pensé à en faire une profession. Je me suis vraiment épanouie à partir de ce moment-là et j’ai jamais regretté d’avoir pris cette direction.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Comme j’ai vécu en Belgique toute mon enfance, en Flandre, je lisais beaucoup en néerlandais, langue que je ne pratique plus aujourd’hui, ce qui fait que je ne reviens que rarement à mes lectures d’enfant et en ai peu de souvenirs. J’ai néanmoins plusieurs livres (parfois traduits) en français qui me sont extrêmement précieux aujourd’hui.
Notamment Le gentil Facteur du couple Alberg, que j’ai dû lire 1000 fois, ou encore J’ai un problème avec ma mère de Babette Cole, qui me fait mourir de rire encore aujourd’hui. J’ai aussi découvert Le petit Nicolas quand j’apprenais à écrire le français (je ne savais écrire que le néerlandais à 10 ans) et ça a été merveilleux d’avoir cette lecture durant mon apprentissage.
Les romans de Marie-Aude Murail n’avaient pas de secret pour moi ado, je pourrais vous dire encore aujourd’hui où ils se trouvaient dans la bibliothèque de la petite ville où je vivais à cette époque.

Quels sont vos prochains livres que l’on va découvrir ?
Je travaille sur plusieurs projets actuellement, vous pourrez me trouver à la rentrée chez Bayard avec La voleuse de Noël d’Anne-Laure Bondoux dans la collection J’aime lire, ou encore chez Magnard pour notre dernier Lasco de la grotte avec l’autrice Sandrine Beau. Il y aura aussi des choses chez Little Urban… je m’en réjouis d’avance, même si je ne peux pas encore en parler !
Pour les anglophones, j’illustre actuellement la plupart des Jane Austen pour Hachette UK (très bien réécrits pour le public pré-ado), c’est un vrai plaisir à faire.

Bibliographie sélective :

  • Coiffeur pour monstres, illustration d’un texte d’Alexandre Lacroix, Père Castor (2019), que nous avons chroniqué ici.
  • Série Lasco de la grotte, illustration de textes de Sandrine Beau, Magnard (2017-2019).
  • Kidnapping à la confiture, illustration d’un texte de Marie Lenne-Fouquet, Sarbacane (2019).
  • Comment devenir une vraie sorcière ?, illustration d’un texte d’Anne-Marie Desplat-Duc, Scrinéo (2018).
  • Ma maison a le hoquet, illustration d’un texte de Myriam Dahman, Magnard (2016).
  • Monsieur Tilali, illustration d’un texte de Sabine du Faÿ, L’Élan vert (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Le loup et les sept chevreaux, illustration d’un texte de Magdalena, Castor Poche (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Le petit et les arbres poussaient, illustration d’un texte de Loïc Clément, Les p’tit bérets (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • L’univers ce qu’on ne sait pas encore, illustration d’un texte d’Anna Alter et Hubert Reeves, Le Pommier (2013), que nous avons chroniqué ici.

Le site d’Églantine Ceulemans : http://eglantineceulemans.com.

 


Ce livre-là… Gaëlle Farre (librairie Maupetit)

Ce livre-là… Un livre qui touche particulièrement, qui marque, qu’on conseille souvent ou tout simplement le premier qui nous vient à l’esprit quand on pense « un livre jeunesse ». Voilà la question qu’on avait envie de poser à des personnes qui ne sont pas auteur·trice, éditeur·trice… des libraires, des bibliothécaires, des enseignant·e·s ou tout simplement des gens que l’on aime mais qui sont sans lien avec la littérature jeunesse. Cette fois, c’est la libraire Gaëlle Farre de la librairie Maupetit à Marseille notre invitée.

De l’indicible lien qui unit une mère à son enfant

Ce livre-là s’ouvre sur une phrase de Tove Jansson – la maman de Moumine le troll : « Une méduse, c’est un corps transparent avec un cœur de fleur. » et c’est un bon présage.
Ce livre-là, c’est Mère Méduse et depuis sa parution en 2014, chaque lecture de cet album m’a tour à tour enthousiasmée, émue, aidée ou rassurée.

Au cœur de ce livre-là, il y a une maman qui aime passionnément Irisée, son enfant, si bien qu’elle pourrait l’étouffer et l’empêcher de vivre. Mais par amour pour sa fille, Mère Méduse va réussir à faire un pas de côté et lui permettre d’évoluer par elle-même.
Ce livre-là ne s’épuise pas à la première lecture. On peut le lire, le relire et y découvrir des espaces à chaque fois différents. (C’est un critère de bon livre que de supporter de multiples lectures !)
Proposer Mère Méduse à la librairie a fait naître au fil des ans plusieurs moments émotionnants qui se sont clos par des yeux mouillés et des mercis délicats.
Ce livre-là est à conseiller aux petits comme aux grands et il leur fera vivre des choses différentes – voilà un autre critère de bon livre que de contenir plusieurs niveaux de lecture !

Dans ce livre-là, il est question de maternité bien sûr – notons d’ailleurs que Kitty Crowther montre l’accouchement dans ses images. La mention me semble utile car étonnamment, ça n’est si pas fréquent. Mère Méduse parle donc du lien immense qui existe entre une maman et son enfant mais pas seulement. Il y est question d’amour tout court et aussi de liberté, de confiance en soi et du respect de l’autre. Il y a au sein de Mère Méduse un choix, un renoncement nécessaire à faire mais qui permet un si bel avancement.
Kitty Crowther ne dit pas tout, ne dit pas trop, car elle a une grande confiance dans l’intelligence de ses lecteurs. François Ruy-Vidal disait « Il n’y a pas de littérature pour enfants, il y a la littérature. » et ce livre-là en est une preuve.
Pour résumer, Mère Méduse fait grandir les cœurs, les tout neufs comme les moins jeunes.

La rubrique Ce livre-là est au singulier mais je vais me permettre de parler d’un autre livre car Mère Méduse me fait immanquablement penser à un autre titre, l’un des plus percutants que je connaisse, Julie capable.

Dans celui-ci, il est également question du lien très fort entre une mère et son enfant mais ici, l’une des deux est absente. La maman est morte. Julie se croit responsable de cela et s’empêche de vivre jusqu’à ce que lui soit délivré un message.
Les phrases qui suivent sont pour moi l’un des plus beaux moments de littérature qui soit :
Je sais combien tu aimais ta maman.
Je sais combien tu l’aimes encore aujourd’hui.
Tu ne pouvais pas l’aimer plus que cela.
(…)
Même si tu l’avais aimée autrement, elle serait morte.
Tu étais alors, comme aujourd’hui encore,
capable de beaucoup de choses.
Mais tu n’avais pas le pouvoir
de maintenir ta maman en vie.
Aucun enfant n’aurait pu le faire.

Julie Capable est un livre qui permet de mieux vivre.

En espérant vous avoir donné envie de découvrir ces livres, voici leurs références :
. Mère Méduse est écrit et illustré par Kitty Crowther, une artiste pour laquelle j’ai beaucoup de respect et d’admiration.
. Le texte de Julie Capable est signé Thierry Lenain. La version illustrée par Anne Brouillard chez Grasset jeunesse est parue en 2005 mais est malheureusement épuisée. Tout comme la réédition limitée à 999 exemplaires en 2012 chez Samoa et illustrée par Beatrice Alemagna, Olivier Balez, Barroux, bobi+bobi, Irène Bonacina, Laurent Corvaisier, Kitty Crowther, Rebecca Dautremer, Thierry Dedieu, Claude K. Dubois, Delphine Durand, Yann Fastier, Antoine Guilloppé, Emmanuelle Houdart, Joëlle Jolivet, Benjamin Lacombe, Régis Lejonc, Antonin Louchard, Henri Meunier, Benoit Morel, Gilles Rapaport et Rascal.
Une réédition chez D’eux éditions est prévue en 2020 et d’ici là, vous pourrez peut-être le trouver en bibliothèque et sinon, Thierry Lenain permet une lecture numérique en cliquant ici : https://www.calameo.com/read/000416779e826b9e63038


Gaëlle Farre est libraire à la librairie Maupetit, 142 La Canebière à Marseille. Retrouvez cette super librairie sur son site :
http://maupetitlibraire.fr.

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