La mare aux mots
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Absurde

Des albums extravagants

Par 30 juin 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose deux albums totalement loufoques, des histoires d’animaux drôles et impertinentes qui nous font voir le monde autrement.

Si j’avais une girafe
de Shel Silverstein (traduit par Christian Demilly)
Grasset jeunesse
16,90 €, 238×290 mm, 56 pages, imprimé en Espagne, 2016.
Le chat peintre
Texte d’Edvin Sugarev (traduit par Eli), illustré par Bearboz
Élitchka
16,50 €, 240×215 mm, 40 pages, imprimé en Espagne, 2016.

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La chronique numérique : Machines à histoires

Par 8 mars 2015 Livres numériques, Numérique

Histoires farfeluesÀ la manière des livres oulipiens, Les Histoires Farfelues est une appli combinatoire. En créant personnages et décors, on met en route une machine à raconter des histoires. Et elles sont toutes plus farfelues les unes que les autres.
Comment ça marche ? Dès l’écran d’accueil, nous voilà face à un choix : quatre petits rectangles se présentent, deux lieux et deux personnages, divisés en deux parties et que l’on peut combiner à son gré pour créer des héros hétéroclites, soit six éléments que l’on peut associer. Au choix : la princesse dans un vaisseau spatial, le cow-boyLes Histoires farfelues en jupe, le rat avec des tentacules ou encore la sorcière-araignée. Rayon paysages, le choix est aussi vaste : champ de pâquerettes, espace interplanétaire, désert mexicain ou château des Carpates… Un clic sur « Raconter l’histoire » et le cadavre exquis animé commence. Les histoires sont animées et mises en musique. Il pourra y être question d’un homme masqué chaussé d’un unique soulier qui se téléportera vers un château où une sorcière tricotaitLes Histoires farfelues, et le tricot se transformera… en trampoline sur lequel ils passeront la journée. Ou bien un soir d’été, un fantôme bien habillé se dirige à bord de sa fusée vers une toile d’araignée sur laquelle une araignée vénéneuse faisait du pédalo, et c’est en ski nautique qu’ils sont rentrés. On peut aussi faire jouer le hasard en appuyant sur la roulette.
Et j’en pense quoi ? Les histoires créées Tip tapainsi n’ont ni queue ni tête, et pourtant, cela fonctionne ! Certaines sont drôles, d’autres bizarres, certaines incompréhensibles, toutes absurdes. On peut ainsi créer plus de 100 000 histoires. Un vrai kaléidoscope à composer et recomposer des histoires. Le concept est simple (comme la prise en main d’ailleurs qui est immédiate) mais très astucieux. On peut même couper le son et imaginer soi-même le texte qui pourrait se greffer sur les images combinées. Place au hasard et à l’imagination !
Bande annonce :

Tip tapUn imagier interactif, qu’est-ce que c’est ? C’est tip tap, un livre accompagné d’un CD-Rom (compatible PC et Mac), dont la nouvelle édition vient de paraître chez Hélium (la première édition datait de 2011 et avait déjà été chroniquée par Gabriel).
Comment ça marche ? Le livre en soi est un imagier assez classique qui aborde toutes les notions attendues : les formes, les couleurs, les saisons, les animaux, la végétation, organisées par lieux et par activités. Mais ce qui change tout, c’est l’appli qui l’accompagne. Le CD-Rom permet d’installer une application sur son ordinateur. On tape les mots sur le clavier, en s’aidant du livre puisque seuls les mots qui y sont répertoriés fonctionnent, et l’image apparaît. Ainsi, on tape « cerf-volant », on valide en appuyant sur la touche « entrée », et un cerf-volant se met à tournoyer dans le vent sur l’écran. Mais ce cerf-volant, on peut véritablement le personnaliser en lui Tip tapattribuant une couleur (ou plusieurs), une taille (grand ou petit, minuscule ou énorme), et même une vitesse (rapide ou lent). Et l’on combine : on ajoute au tableau, un moustique, un ballon, une fille ou un garçon. On fait la pluie ou le beau temps, le jour ou la nuit. Si l’on se trompe de lettres en écrivant un mot, celles-ci se grisent pour nous inviter à réessayer. tip tap propose ainsi plus de deux cent mots à organiser pour créer des scénettes pleines de vie, que l’on peut enregistrer (il suffit de taper « enregistrer ») Tip tapou même imprimer. Le tableau mémorisé est fixe, il n’est animé que lorsqu’il est en train d’être élaboré. Dans l’application se cachent aussi des mots surprises. Essayez Zinzin, Boum, ou Hélium, vous ne serez pas déçus…
Et j’en pense quoi ? Le travail d’Anouck Boisrobert et Louis Rigaud est absolument formidable ! Ici, on adore Océano et Popville. Là aussi, les illustrations de cet imagier sont des merveilles : graphiques, composées d’éléments géométriques, et très colorées. Les scénettes créées sont délicatement animées, et sonorisées. C’est ludique, joyeux et poétique. Mais surtout tip tap permet à l’enfant d’inventer ses propres histoires, de composer ses tableaux, bref de recréer son univers. La nouvelle édition offre aussi la possibilité de jouer directement en ligne, sans passer par le CD-Rom. Il suffit de se rendre sur le site consacré au livre, de répondre à une question en s’aidant du livre papier, et on accède à l’appli.
Bande annonce :

Les Histoires Farfelues
Texte d’Eve Sarradet, illustrations de Vincent Farges
Tralalere
Prix constaté : 2,99 € (Apple) et 2,69 € (Android).
tip tap
d’Anouck Boisrobert & Louis Rigaud
Hélium
16,90 €, 190×235 mm, 64 pages, imprimé en Malaisie, 2014.

À part ça ?
Cette semaine, après la destruction des statues du musée de Mossoul il y a quelques jours, c’est le joyau archéologique de Nimroud qui a été détruit… au bulldozer par le groupe Louvre - Taureau androcéphaleDaesh. L’ancienne capitale assyrienne du IXe siècle avant Jésus-Christ, alors appelé Kalkhu, avait été mise à jour en 1844, et le trésor du Palais sans égal d’Assurnazirpal II, l’une des découvertes archéologiques majeures du XXe siècle, en 1989. Alors ce week-end, un petit tour au Département des Antiquités orientales du Louvre s’impose pour découvrir les magnifiques taureaux androcéphales ailés, les bas-reliefs représentants les batailles des rois assyriens, parce que lutter, c’est transmettre à nos enfants la culture, l’histoire, et le patrimoine de l’humanité, ou ce qu’il en reste. Parce qu’il s’agit du berceau de notre civilisation…

Erica

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Quel est cet animal bizarre…

Par 31 décembre 2012 Livres Jeunesse

Quatre histoires qui ont en commun de mettre en scène des animaux et d’être particulièrement drôles.

La plumeMais qu’est-ce que c’est que cette plume qui vient interrompre les conversations (pour ne pas dire les embrouilles) entre trois oiseaux ? Une plume noire et blanche… chacun y va de sa théorie ! Serait-ce une plume de mouette ? Une plume de cigogne ? D’autruche ? Le débat est animé… jusqu’à la chute finale !

« J’adore cet album » n’est pas assez fort, et « je surkiffe » serait un peu cavalier ! Voilà un album La plumeque j’ai eu énormément de plaisir à lire avec ma fille et qu’elle a adoré écouter. Les oiseaux sont hilarants et leur conversation des plus drôles. Une constatation sur la chaleur qui fait dérive sur un « Si je peux me permettre, l’année dernière à la même époque, vous n’aviez pas toute cette graisse qui vous tient lieu de radiateur. », les « goujat » et les « mufle » qui volent, ça caquète et nous on pouffe. La chute, totalement inattendue, est juste exceptionnelle. Michaël Escoffier et Nicolas Gouny ont dû bien se marrer en faisant cet album et c’est vraiment communicatif. Un des albums les plus drôles, les plus loufoques et les plus déjantés que j’ai lu ces derniers mois.

38 Perroquets« J’ai décidé de me mesurer », voilà la décision que prend un boa qui venait de constater qu’il n’avait aucune idée de sa taille… seulement voilà… comment faire ? Les animaux essayent de l’aider et le singe arrive à calculer (en le pliant) qu’il fait deux fois sa moitié ! Mais bon on ne mesure pas en moitié… Peut-être qu’un perroquet serait utile…

Encore un album loufoque comme je les aime et quel bonheur de retrouver les superbes 38 perroquetsillustrations faites de personnages en volume et de peinture de Samuel Ribeyron ! (l’éléphant a d’ailleurs une certaine ressemblance avec Annibal, l’éléphant ami de Léon et Mélie). Ce conte plein d’humour nous vient de Russie et c’est toujours agréable de lire des histoires venant d’ailleurs tellement elles ne sonnent pas comme les nôtres. C’est très rythmé (par moment il y a même des chansons), plein d’énergie et on ne s’ennuie pas une seconde à la lecture des aventures de ce boa tellement long que personne ne sait comment le mesurer. On parle ici de l’entraide bien évidemment mais c’est surtout un conte aussi esthétique que poétique.

La poule qui voulait voir dans le noir« Aussi sûr que les œufs sont des œufs, les poules ne peuvent pas voir dans le noir ! » annonce l’instituteur, mais Jeannette n’y crois pas ! Elle sait qu’elle peut y arriver, c’est d’ailleurs ce qu’elle souhaite le plus au monde. D’ailleurs elle le fera, elle le sait… elle va tout essayer pour réussir : rencontrer des savants, faire des recherches et même manger des carottes !

Beaucoup d’humour ici aussi dans cette histoire de poule qui a un rêve et qui va se donner à fond pour l’assouvir. Au-delà de l’humour (très présent) on parle aussi d’aller au bout des choses, de croire en ses rêves, de vérifier les choses par soi-même. Les illustrations de l’album sont belles et douces et contribuent au côté poétique de l’histoire. Un livre qui donne aussi envie de manger des carottes !

Bala et l'énorme crocodileBala, le raton laveur, s’apprête comme chaque jour à se baigner dans l’eau de la rivière. Seulement voilà, ce matin il y a un crocodile et il doit donc renoncer… à moins que…

J’aime ces albums dont la morale est, en quelque sorte, que les plus bala et l'énorme crocodilemalins gagnent contre les plus forts. Ici Bala va réussir à terrifier le crocodile avec un peu d’astuce. On parle aussi ici de l’entraide. L’histoire et les mots de Christelle Vallat parlent aux enfants, les captivent. Ils se demandent comment va faire ce raton laveur pour pouvoir se baigner malgré le crocodile. Beaucoup de vie, de mouvements dans les illustrations  d’Isabelle Charly. Un grand album à la fois beau et plein d’humour. Vivent les ratons laveur qui combattent les crocodiles !

Quelques pas de plus…
Retrouvez nos chroniques :
– d’autres livres de Nicolas GounyIl était une fois… une grenouille, Il était une fois… un papillon, Paolo, La vérité sort toujours de la bouche des enfants,  Meuh non ! Y’a pas que les vaches qui pètent qui polluent la planète !, Jérôme, Amédée et les girafes. Et l’interview que nous avons faite de lui.

– d’autres livres de Michaël Escoffier : Bonjour Docteur et Sans le A.
– d’autres livres de Samuel Ribeyron : Le grand papa et sa toute petite fille, Super Beige, Super Beige, le retour, Beau voyage, Yllavu, Pi, Po, Pierrot et Salade de fruit. Et aussi les films Et 10,11,12 Pougne le Hérisson, L’hiver de Léon, Le printemps de Mélie et L’été de Boniface.

La plume
de Michaël Escoffier, illustré par Nicolas Gouny
Frimousse dans la collection Maxi Boum
16€, 235×305 mm, 30 pages, imprimé en Malaysie, 2009.
38 perroquets
de Grigori Oster, illustré par Samuel Ribeyron
Points de suspension
14,20€, 200×230 mm, 38 pages, imprimé en France, 2006.
La poule qui voulait voir dans le noir
de Kristyna Litten (traduit par Marie-Agathe Le Gueut)
Le Pommier dans la collection Les bouts d’choux explorent le monde
13€, 252×252 mm, 28 pages, imprimé en Chine, 2012.
Bala et l’énorme crocodile
de Christelle Vallat, illustré par Isabelle Charly
Frimousse dans la collection Maxi Boum
15€, 237×307 mm, 24 pages, imprimé en Malaisie, 2012.

A part ça ?

Saviez-vous que le logo de carrefour « cachait » (pas si caché que ça quand on le sait) un C ? Que le logo d’Amazon indiquait de « A » à « Z » ? Et aviez-vu vous l’ours dans le logo de Toblerone ? Allez ce soir au réveillon vous allez pouvoir vous la raconter ! (en image c’est plus clair et y’en a d’autres)

Gabriel

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Un oncle hors norme et des contes absurdes

Par 13 septembre 2012 Livres Jeunesse

La grand-mère de Guillaume est morte. Il faut s’y faire, c’est un fait, il ne la reverra plus. Les parents de Guillaume ont décidé pour lui. Il est trop petit, il ne peut pas aller à l’enterrement, ce n’est pas fait pour les enfants  (« Je me suis demandé pour qui étaient faits les enterrements si les petits-fils des grands-mères n’y allaient pas »). Donc pendant que ses parents vont en Bretagne pour « les funérailles » Guillaume va séjourner chez l’oncle Patrick qu’il ne connaît pas très bien… Il est bizarre cet oncle qui vit seul, qui a des photos de lui avec ses copains à Mikonos et qui est vraiment tête en l’air…

J’ai adoré ce petit roman. Un petit bijou, un vrai bonheur. Guillaume Le Touze a écrit une histoire à la fois tendre et drôle, avec de très beaux moments comme celui ou Guillaume compare ses adieux ratés avec sa grand-mère aux départs précipités à la gare, lorsqu’on arrive à la dernière minute, qu’on monte dans le train qui part et que finalement on n’a pas le temps de se dire au revoir. Le personnage de l’oncle homo n’est pas caricatural (même si le coup de Mikonos c’était peut-être pas indispensable). On nous fait comprendre par petites touches qu’il est gay sans jamais tomber dans un truc un peu lourd. Guillaume le comprend-il d’ailleurs ? et les lecteurs ? Un très joli roman pour les jeunes lecteurs (la collection Neuf de L’école des loisirs s’adresse aux 9-12 ans) sur l’enfance, la mort, le sentiment d’abandon.

Après Les contes de la folie Méricourt et Contes de la rue Broca, l’intégrale, un autre recueil d’histoires signées Pierre Gripari ressort chez Grasset-Jeunesse, Contes d’ailleurs et d’autre part.

On retrouve ici le grain de folie de Pierre Gripari. 8 histoires : une demoiselle scarabée qui cherche l’amour (et si l’homme idéal était quelqu’un qui fait des boulettes de caca ?), une paille, une braise et un haricot qui vont se rencontrer sur le sol d’une femme qui ne ramasse jamais ce qui tombe et vont partir parcourir le monde, une femme tellement contrariante qu’elle fera fuir même le diable, un fantôme qui prend la forme de ce qui fait le plus peur aux habitants de l’appartement qu’il hante et va se transformer en bagada (si si en bagada !), un village qui va petit à petit, morceaux par morceaux, fuir au bord de la mer pour faire le bonheur d’un petit garçon, une princesse qui va parcourir le monde pour sauver ses frères, Monsieur Pierre (qu’on commence à connaître) qui va faire un trou dans le monde en renversant malencontreusement une bouteille d’eau qui rend invisible et un cithariste qui va vivre une grande aventure dans les fonds marins.

J’ai toujours autant de plaisir à lire les histoires écrites par Pierre Gripari et ma fille a toujours autant de plaisir à les écouter. C’est toujours aussi drôle, farfelu, original. Il avait vraiment un style bien à lui et Grasset a une très bonne idée de rééditer ces histoires. Contes d’ailleurs et d’autre part est une des dernières publications de l’auteur (sorti en 1990, l’année de sa mort), ici illustré par Guillaume Long. Comme les autres livres de la même collection, l’objet est beau pour une édition de poche. Ce sont vraiment des livres à se procurer pour lire, relire et rerelire ! Des histoires qui marquent les enfants et que les adultes lisent avec délice.

Quelques pas de plus…
D’autres Pierre Gripari sur le blog : des contes, Contes de la rue Broca, l’intégrale et Les contes de la folie Méricourt, des pièces de théâtre, Sept farces pour écoliers et un roman, Histoire du prince Pipo, de Pipo le cheval et de la princesse Popi.

On m’a oublié
de Guillaume Le Touze
L’école des loisirs dans la collection Neuf
8,10€, 125×190 mm, 138 pages, imprimé en France
Contes d’ailleurs et d’autre part
de Pierre Gripari, illustré par Guillaume Long
Grasset-Jeunesse
9€, 130×180 mm, 187 pages, imprimé en Espagne

A part ça ?

Nos amis de la librairie Chantepages ont besoin de nous ! Ils participent à un concours, pour les aider allez ici et cliquez sur j’aime sur la page. Merci pour eux !

Gabriel

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Des contes qui cassent les codes

Par 6 septembre 2012 Livres Jeunesse

Parfois dans les contes… ça ne se passe pas comme dans les contes ! Voici trois albums qui enchanteront ceux qui aiment les histoires originales.

C’est l’histoire d’une princesse qui était si belle que sa mère a décidé de lui donner un prénom ridicule par jalousie. Comme les gens continuaient à la trouver belle, elle l’enferma dans une grande tour sans porte et elle se servait des longs cheveux de la princesse pour monter la voir. Heureusement la princesse réussit à s’échapper et à se réfugier chez sept nains… mais ceux-ci voulaient profiter d’avoir une femme à la maison pour qu’elle fasse le ménage, alors elle s’enfuit à nouveau !

Vous l’aurez compris, Gaël Aymon s’inspire de contes connus pour son très bon La princesse Rose-Praline. Sauf qu’ici la princesse n’est pas aussi bonne poire que Blanche Neige, pas aussi naïve que Cendrillon,… chez Gaël Aymon les filles ne sont pas des quiches (petit clin d’œil à un magazine que j’aime beaucoup), elles ne se laissent pas faire. Leur vie n’est pas de passer de père à mari, elles existent même sans homme. On repense forcément à son très bon Contes d’un autre genre (dont on attend la suite avec une grande impatience). Encore un album très bon, original et qui fait du bien. Petit plus : à la fin du livre on pose une question au jeune lecteur pour savoir, parmi les choix proposés à Rose-Praline, quel serait le sien, original et intelligent. Les livres de Gaël Aymon devraient être déclarés d’utilité publique, être présents dans les écoles et les CDI pour qu’enfin on arrête de voir les filles comme des potiches. Merci à lui car c’est grâce à ce genre de livres que les choses évoluent !

Un jour une comtesse décida de mettre des bottes à son chat… bien mal lui en prit car d’autres décidèrent de suivre et très vite tous les chats portèrent des bottes… ils ne pouvaient plus attraper les souris et bientôt le monde en fût envahi… que faire des rongeurs ? Les envoyer sur la Lune ? Mais une fois sur place qu’est que ça provoquerait ? Et si le dénouement de toute cette histoire était l’arrivée au pouvoir des grenouilles ?

Si les chats portaient des bottes, les grenouilles gouverneraient est une petite merveille. On imagine ici ce qui se passerait si, à l’instar de celui du conte, tous les chats étaient bottés, et ce n’est pas sans conséquence… Chaque chose en entraine une autre et au final voilà que les grenouilles gouvernent ! L’idée de base est très bonne et plutôt originale, d’après moi. Le texte est drôle et les illustrations absolument magnifiques. Un livre extrêmement poétique, très esthétique comme toujours chez OQO. Chaque fois que je lis un de leur livre j’en suis amoureux ! C’est vraiment une des plus belles maisons d’édition actuelle. Juste préciser quand même que l’album ne s’adresse pas aux plus petits, pour qu’il n’y ait pas de confusion. L’éditeur le conseille à partir de 7 ans, je n’irai pas jusque-là (ma fille de 4 ans a adoré), mais sachez que c’est un album qui n’est pas facile d’accès pour les plus jeunes (texte assez long et pas forcément simple).

C’était un conte avec plein de loups… mais vraiment toutes sortes de loup ! Des petits, des grands, des jeunes des vieux, des à chapeaux, des à lunettes,… vraiment de toutes sortes ! Un conte plein de loup quoi ! Sauf que ces loups-là avaient faim… et il fallait chercher partout dans le conte de quoi manger… et si le repas était derrière le livre ?

Voilà encore un livre bien original (et toujours chez OQO…). Ici la numérotation des pages et le lecteur font partie de l’histoire. Le genre de livre qui casse les codes, qui joue sur le non-sens (la fin est très drôle et pleine de loufoquerie). C’est drôle et décalé, les illustrations sont à la fois belles et douces, modernes et amusantes, elles fourmillent de détails. Le livre en lui-même est ici encore un bel objet… bref une vraie réussite.

Quelques pas de plus…
Retrouvez Gaël Aymon en interview sur le blog et nos chroniques de ses autres livres : Une place dans la cour, Contes d’un autre genre et Giga Boy.
Nous avons déjà chroniqué un livre illustré par Julien Castanié : En scène !
Une chronique où nous avions mis OQO à l’honneur avec trois de leurs livres.

La princesse Rose-Praline
de Gaël Aymon, illustré par Julien Castanié
Talents hauts
11,70€, 210×200 mm, 32 pages, imprimé en Italie
Si les chats portaient des bottes, les grenouilles gouverneraient
de Raquel Saiz, illustré par Rashin Kheiriyeh
OQO dans la collection O+
15,50€, 220×280 mm, 48 pages, imprimé au Portugal
Un conte plein de loups
de Roberto Aliaga, illustré par Roger Olmos
OQO dans la collection O
14€, 250×230 mm, 40 pages, imprimé au Portugal

A part ça ?

Je l’ai évoqué plus haut, si vous ne connaissez pas le magazine Causette (le magazine plus féminin du cerveau que du capiton) il faut absolument que vous le découvriez ! Je vous conseille notamment leur hors-série On nous prend pour des quiches que j’ai adoré lire cet été. C’est drôle, instructif, énervant, bien écrit… bref courez l’acheter car il est en vente jusqu’au 16 septembre seulement !

Gabriel

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