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Du berger à la bergère : de Rémi Courgeon à Albertine

Par 11 juillet 2018 Les invités du mercredi

Cet été encore, on vous propose à nouveau la rubrique du berger à la bergère tous les mercredis. Cette rubrique vous avait tellement plu les deux derniers étés, nous nous devions de la reprendre (il faut dire qu’à nous aussi elle plaît beaucoup) ! Donc tous les mercredis jusqu’à la rentrée, ce sont des auteur·trice.s et des illustrateur·trice.s qui posent trois questions à un·e auteur·trice ou un·e illustrateur·trice de leur choix. Puis c’est à l’interviewé·e d’en poser trois à son tour à son intervieweur·euse d’un jour. On commence ces mercredis de l’été avec Rémi Courgeon qui a choisi de poser des questions à Albertine !

Rémi Courgeon : La façon dont vous dessinez a l’air tellement fluide et naturelle, que cela soit d’un trait spontané ou dans les scènes en couleurs plus sophistiquées, vous arrive-t-il parfois de rater des dessins, de douter, et de tout jeter à la poubelle en vous traitant de nulle ?
Albertine : On peut se dire « tu » tu sais. Avant, quand j’étais jeune, je prenais tous mes dessins et mes sérigraphies et je les mettais au feu dans mon jardin.
Aujourd’hui, quand je ne suis pas satisfaite d’un dessin, je le range dans un tiroir. Et parfois je le retrouve et je me dis « Y a de l’idée, ce n’était pas si mal ». Je travaille énormément.
Je dessine tous les jours, Je dirais que je cherche tous les jours. Alors forcément, il y a parfois des choses moins réussies. Mais c’est intéressant, car l’imperfection ou les accidents font surgir de nouvelles voies.

Rémi Courgeon : Je sais par des amis indiscrets que tu adores cuisiner. En quoi l’univers culinaire influence ton travail graphique ? En quoi ton travail graphique influence-t-il ta façon de cuisiner ?
Albertine : C’est surtout Germano qui cuisine bien. Comme un Italien. Il dit que la première grande cuisine c’est pas la France, c’est l’Italie. Moi je l’aide surtout à éplucher les légumes ou je lui lis le journal pendant qu’il cuisine. C’est le moment où nous parlons de politique.
Nous aimons les restaurants. D’abord parce qu’on y mange, et aussi on partage ensemble des idées, des projets, des points de vue en dehors de nos ateliers. Mon atelier est le lieu où je cherche, j’explore. L’extérieur est le lieu où je prends des idées.

Rémi Courgeon : Quand aurons-nous l’occasion de nous rencontrer ? (Je me débrouille assez correctement en lapins à la moutarde et en mousses au chocolat.)
Albertine : Avec plaisir. Tu es aussi le bienvenu chez nous. On te fera la pizza maison dans le jardin. On parlera de tout.

Albertine : Tu écris et tu dessines aussi. C’est merveilleux de faire les deux. Comment procèdes-tu ?
Rémi Courgeon : C’est vrai, je ne t’ai pas posé de question sur ton équipe, avec Germano. Votre travail semble si naturellement cohérent. Comme une écriture commune. Pour ma part, je me sens raconteur d’histoires avant d’être illustrateur : tout commence par des débuts de textes griffonnés au stylo bille dans des carnets. Puis je raconte ces histoires à mes proches, mes amis, aux écoliers que je rencontre. Ces histoires s’achèvent souvent à l’oral. Si des petites lumières s’allument dans les yeux de mes interlocuteurs, je passe à l’étape suivante : la frappe du texte définitif, puis la mise en scène, dessinée page par page, en noir et blanc, puis en couleurs. Quand la couleur arrive, c’est comme si je jouais de la musique, c’est une joie nouvelle, qui complète celle du conteur. Je fais souvent la couverture avant les illustrations intérieures. Parfois j’écris des trucs que je suis incapable de dessiner. J’aime bien confier les textes à d’autres illustrateurs, ou illustrer des beaux textes, d’autres auteurs. En vacances, je fais des images qui ne racontent rien : des collages.

Albertine : Est-ce qu’il y a des récurrences dans ton travail. Un truc qui revient malgré toi dans tes histoires ?
Rémi Courgeon : J’aime raconter des histoires de filles, autour de l’identité, notamment à travers 5 albums : Les cheveux de Léontine. La harpe. Brindille. Passion et Patience. Et puis le prochain, qui sort en octobre : Tiens-toi droite. Tous mes personnages de livre en livre, ont à un moment ou l’autre les pieds en liberté, voyant ça, j’ai donc fini par faire un album qui porte ce titre : Pieds nus. Mes autres sujets de prédilection : les arbres, la transmission, la musique. La mort revient aussi, sans pathos. Notre société a trop tendance à l’occulter, alors qu’il faut l’aborder de front, très tôt, pour apprivoiser l’idée de devoir quitter tout ça. Mais en ce moment, c’est le personnage du tigre Timoto, série pour les tout-petits, qui me réveille la nuit. Il ressemble tellement à l’enfant que j’étais.

Albertine : Est-ce qu’il arrive de te censurer ? T’interdire d’aborder certains sujets ? 
Rémi Courgeon : Non, pas vraiment. Les seules censures sont peut-être mes blocages psychologiques. Certains sujets sont difficiles à traiter, comme la mort d’un enfant par exemple, ou le suicide d’un proche. Pourtant je sais que si j’en ai envie, le moment venu, je le ferai. Ce que je me refuse à raconter, c’est les histoires sans espoir. C’est peut-être ça ma censure.

Bibliographie sélective d’Albertine :

  • Ils arrivent…, illustration d’un texte de Sylvie Neeman, La joie de Lire (2018).
  • Le roi nu, illustration d’un texte de Hans Christian Andersen, La joie de Lire (2018).
  • Des mots pour la nuit, illustration d’un texte d’Annie Agopian, La joie de Lire (2017).
  • Le président du monde, illustration d’un texte de Germano Zullo, La joie de Lire (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Farces et attrapes, illustration d’un texte de Jeanne Plante, Little village (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Le grand roman de ma petite vie, illustration d’un texte de Susie Morgenstern, De la Martinière Jeunesse (2016).
  • Mon tout petit, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • La mer est ronde, illustration d’un texte de Sylvie Neeman, La Joie de Lire (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Caprices, c’est fini ?, illustration d’un texte de Pierre Delye, Didier Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Circus, illustrations, À pas de loups (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Les robes, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Dadá, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Départ en vacances, illustration, Les apprentis rêveurs (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Ligne 135, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2012).
  • À la montagne, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Les oiseaux, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2010), que nous avons chroniqué ici.
  • Les gratte-ciel, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2011).
  • À la mer, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2008).
  • Le Génie de la Boîte de Raviolis, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2002), que nous avons chroniqué ici.

Bibliographie sélective de Rémi Courgeon :

  • Série Timoto, texte et illustrations, Nathan (2017-2018), que nous avons chroniqué ici et .
  • L’oizochat – Le fils caché, texte et illustrations, Mango Jeunesse (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Tohu Bohu, texte et illustrations, Nathan (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Passion et Patience, texte et illustrations, Mango (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • C’est l’histoire d’un poisson bavard, texte et illustrations, Seuil Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • J’aime pas les clowns, illustration d’un texte de Vincent Cuvellier, Gallimard Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • L’oizochat, texte et illustrations, Mango (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Gros chagrin, texte et illustrations, Talents Hauts (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Le grand arbre et autres histoires, recueil d’albums, textes et illustrations, Mango (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Contes d’Afrique, illustration de textes de Jean-Jacques Fdida, Didier Jeunesse (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Pieds nus, texte et illustrations, Seuil Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Blancs comme neige, texte et illustrations, Milan (2013).
  • Toujours debout, texte illustré par Isabelle Simon, L’initiale (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Elvis Presley, illustration d’un texte de Stéphane Ollivier, Gallimard Jeunesse (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Brindille, texte et illustrations, Mango jeunesse (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Pas de ciel sans oiseaux, texte et illustrations, Mango Jeunesse (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Le géant petit cadeau, texte et illustrations, Père Castor (2012).
  • Dans sa tête, texte et illustrations, JBZ & cie (2010).
  • Invisible mais vrai, texte et illustrations, Mango (2006).

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Des albums-CD

Par 4 mai 2017 Livres Jeunesse, Musique pour enfants

Aujourd’hui, trois albums qui s’écoutent (dont deux qui se regardent aussi). Les deux premiers se passent dans des royaumes avec rois, princesses et princes qui sont loin d’être conventionnel.le.s et le dernier nous transporte jusqu’à Zanzibar, chez un roi amoureux de son merveilleux dattier…

Farces et attrapes
Texte et musique de Jeanne Plante, illustré par Albertine, avec les voix de François Morel, Olivier Py, Sanseverino, Nicolas Jules, Chloé Lacan et Jeanne Plante
Little village
22 €, 300×300 mm, 40 pages, CD : 69 min. env., imprimé en Autriche, 2016.
Prince !
Texte et musique de Sophie Boeuf, illustré par Isabelle Fournier, avec les voix de Nicole Ferroni et Grégory Faive
Éditions des braques
18 €, 215×215 mm, 34 pages, CD : 57 min. env., imprimé en France, 2016.
Le Dattier du sultan de Zanzibar
de François Vincent
Oui’dire dans la collection Contes d’auteurs
17 €, 53 min. env.

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Aux urnes !

Par 18 avril 2017 Livres Jeunesse

Mes cher.ère.s concitoyen.ne.s, aujourd’hui nous allons parler d’élection et de gouvernement à travers des albums, des documentaires et une revue !

Je veux voir le Directeur !
d’Anne-Isabelle Le Touzé
Les éditions Clochette dans la collection Le LivrAmi
13 €, 310×230 mm, 24 pages, imprimé en Union Européenne, 2017.
Le président du monde
Texte de Germano Zullo, illustré par Albertine
La joie de Lire
15,90 €, 226×318 mm, 48 pages, imprimé en Chine, 2016.
Si j’étais ministre de la culture
Texte de Carole Fréchette, illustré par Thierry Dedieu
HongFei Cultures
14,50 €, 273×362 mm, 40 pages, imprimé en République Tchèque, 2017.
Les élections
Textes de Sylvie Baussier, illustrés par Maud Riemann
Nathan dans la collection Questions ? Réponses !
6,95 €, 238×288 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
Osons la politique !
Texte de Caroline de Haas, illustré par Camille Besse
La ville brûle dans la collection Jamais trop tôt
9 €, 150×210 mm, 72 pages, imprimé en France, 2016.
Astrapi n°880
5,20 € (abonnements à partir de 8,25 € par mois).

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Cinq beaux albums pour bien commencer cette nouvelle année…

Par 2 janvier 2017 Livres Jeunesse

Après la carte de vœux, cinq beaux albums pour vous souhaiter des petits détails qui enrichissent l’instant qui passe, de la beauté qui nous aide à affronter le monde, de ne pas être des moutons, des idées folles et de belles amitiés.

Les Oiseaux
Texte de Germano Zullo, illustré par Albertine
La joie de lire
14,20 €, 210×210 mm, 68 pages, imprimé en Chine, 2010.
L’arbre bleu
d’Amin Hassanzadeh Sharif (traduit par Florence Camporesi)
Passepartout
16 €, 216×297 mm, 32 pages, imprimé en Italie chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
On n’est pas des moutons !
Texte de Yann Fastier, illustré par Claire Cantais
La ville brûle dans la collection Jamais trop tôt
13 €,  170×240 mm,44 pages, lieu d’impression non indiqué, 2016.
Mes idées folles
Texte de Ramona Bădescu (traduit par Georges Daaboul), illustré par Walid Taher
Le port a jauni
15 €, 220×220 mm, 52 pages, imprimé en France, 2016.
Un Peu Plus Loin Ensemble
de Hyacinthe Reisch
Le Chineur
13,50 €, 230×160 mm, 36 pages, imprimé en Pologne chez un imprimeur éco-responsable, 2016.

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Les invité.e.s du mercredi : Fanny Joly et Albertine (+ concours)

Par 23 mars 2016 Les invités du mercredi

Quelle belle affiche aujourd’hui encore sur La mare aux mots. C’est tout d’abord Fanny Joly qui a accepté de répondre à nos questions. Vous en saurez plus sur le parcours de l’auteure de Mirette et Cucu la praline. Ensuite, je vous propose un En vacances avec ! Cette fois-ci, on part avec une illustratrice qu’on aime beaucoup, Albertine. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Fanny Joly

Fanny JolyComment êtes-vous devenue auteure ? Parlez-nous de votre parcours
J’ai commencé à écrire à 16 ans, des sketches pour ma sœur Sylvie qui en avait 36 et s’ennuyait dans le métier d’avocate. Elle voulait devenir comédienne, faire rire les gens… Quand j’ai été maman (à 25 ans), j’ai eu envie d’écrire des histoires rigolotes « pour mes enfants ». J’ai mis 5 ans à publier un 1er livre. Ensuite, ça s’est enchaîné. J’ai découvert (avec délices) que mes enfants-lecteurs étaient plus nombreux que 3 🙂 . Ils le restent. C’est un cadeau de la vie.

Parlez-nous de Cucu la praline, comment est né ce personnage ? Il y a une partie autobiographique ?
Angèle Chambar (Cucu pour ses « affreux frères ») est née en 1986, dans J’aime Lire. Texte resté inexploité chez Bayard au-delà du mois de sa parution (comme 11 des 12 J’aime Lire que j’ai publiés 🙁 le seul dispo en poche est La charabiole). cucu la praline se dechaineEn 2005 Gallimard m’a proposé de faire revivre ce personnage. Joyeux et régalant défi. J’ai accepté. Les lecteurs aiment. Moi aussi. On continue… Le tome 9 est sur le point de sortir. J’attaque bientôt l’écriture du 10, youpi ! Cucu n’est pas autobiographique au sens strict, à part sur l’aspect fratrie. Elle a 2 frères aînés. Dans la vraie vie j’en avais 6. J’en ai perdu 3, hélas, plus ma sœur chérie en septembre dernier. Cucu est mon versant comique. La vie l’est moins… Raison de plus. Rire est ma survie.
Ec-RIRE 🙂 sinon rien…

J’aimerais aussi que vous nous disiez quelques mots sur Mirette, le personnage que vous avez créé avec Laurent Audouin
Mirette, autoproclamée : la plus grande détective de 8 ans de tous les temps et son chassistant Jean-Pat, flemmard, gourmand, râleur mais irremplaçable, sont nés en 2008. J’écris actuellement leur 9e enquête : Mistério à Rio. Chaque livre me demande 3 mois de travail. Une série animée sort fin 2016 sur TF1. Embrouille en BretagneJ’espère que les livres continueront…

Vous faites de nombreuses rencontres avec les enfants, qu’est-ce que vous y trouvez, qu’est-ce que cela vous apporte ?
J’aime rencontrer les lecteurs. À dose contrôlée, 1 ou 2 jours par mois. Je ne le fais pas pour l’argent. C’est frais, marrant, vivant, partageux. C’est aussi un coup de boost, souvent. Sans l’enthousiasme des lecteurs, je ne ferais rien…

Vous avez une chaîne Youtube sur laquelle on retrouve des vidéos dans lesquelles vous lisez vos histoires, c’est pour toucher aussi les enfants qui n’aiment pas lire ?
Cette initiative est due, primo à l’enthousiasme (once again*) des lecteurs et parents d’élèves rencontrés à San Francisco, via le Lycée Français, en 2014. Là-bas ils aimaient-réclamaient que je lise à haute voix. Et là-bas, les nouvelles technos… je ne vous fais pas de dessin. Ce sont eux qui m’ont suggéré de mettre les lectures sur Youtube. Intervient alors le deuxio : mes fils. Lucas le cadet est web entrepreneur partageur passionné. Il a depuis lors créé la 1re plateforme de partage de tutoriels DIY (http://www.lafabriquediy.com). Victor l’aîné est réalisateur. Il est rentré de New York où il vit pour tourner nos lectures… L’objectif c’est plaisir, rendez-moi mes totottespartage, découverte. Ça fonctionne. Fin 2015 dans le fil de cette démarche de partage, j’ai écrit une histoire spécifique pour un mini-livre à Fabricolorier. Téléchargeable gratis sur la plateforme de Lucas. Super-retours. On en prépare une 2e pour l’été.

Comment naissent vos histoires ?
Difficilement. Je fais des tonnes de brouillons. Je trouve plein d’idées nulles. Je tâtonne à fond. J’ai l’impression que je n’y arriverai jamais. Je travaille beaucoup jusqu’à me sentir en appétit, avec des bons trucs sous le coude, des persos, des scènes, des noms, des gags qui me donnent envie.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Enfant, tout ce qui me tombait sous la main. Je dévalisais la Bibliothèque municipale du 6e arrondissement de Paris où on habitait. Auteurs chouchou Comtesse de Ségur et Astrid Lindgren, mais aussi bien sûr Club des 5, Clan des 7, Fantômette, etc… Roald Dahl n’était pas encore d’actualité sans quoi je l’aurais adoré, c’est sûr… Gudule a un bébéDès 11/12 ans j’ai attaqué la littérature adulte. Marcel Aymé, Boris Vian, et tant d’autres. Je n’ai pas souvenir d’avoir lu des livres pour ados tels qu’on en publie actuellement.

Quels sont vos projets ?
Nombreux. Je viens de terminer Superminouche, album CD 100 % jazz à sortir chez Gallimard début mai. J’ai plusieurs projets d’albums et/ou séries d’âge pré-school (4/7 ans). Des albums inédits. Des compilations. Des reprises de romans retravaillés pour les premiers lecteurs. Un roman comique pour jeunes adultes. Marion chaque mois dans Je Bouquine… depuis 1995. Mon cartable est bien rempli et je ne m’en plains surtout pas 🙂

Une dernière question, si quelqu’un qui ne vous connaît pas lit cette interview et veut vous découvrir avec un seul de vos ouvrages, lequel lui conseilleriez-vous ?
Gudule a un bébé. S’il n’aime pas, il aura vite fini 🙂 !

* une fois encore

Bibliographie sélective :

  • Cucu la praline gagne le gros lot, roman illustré par Ronan Badel, Gallimard Jeunesse (à paraître en avril).
  • Rendez-moi mes totottes, album illustré par Fred Benaglia, Gallimard Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Cucu la praline, CD, Gallimard Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Tous en scène, 12 sketchs pour apprentis comédiens, Le livre de Poche (2015).
  • Cucu la praline mène la danse, roman illustré par Ronan Badel, Gallimard Jeunesse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Embrouille en Bretagne, album illustré par Laurent Audouin, Sarbacane (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Cucu la praline met son grain de sel, roman illustré par Ronan Badel, Gallimard Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Qui a piqué le courrier des élèves ?, roman co-écrit avec Nicolas de Hirsching, Casterman (2013).
  • Cucu la praline se déchaîne, roman illustré par Ronan Badel, Gallimard Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Gudule a un bébé, roman illustré par Roser Capdevila, Hachette Jeunesse (2013).
  • Qué calor à Barcelone !, album illustré par Laurent Audouin, Sarbacane (2010).
  • Suzie & Godefroy ALLO 1313 ?, album co-écrit avec Dominique Joly, illustré par Laurent Audouin, Sarbacane, (2009).
  • Collection La fée baguette, illustrée par Marianne Barcilon, Lito (2006-2015).
  • Drôles de contrôles, roman illustré par Roser Capdevila, Bayard Poche (2003).

Son site : http://fannyjoly.com (où l’on trouve une très chouette vidéo qui vous permettra d’encore mieux connaître Fanny Joly)

cucu la praline gagne le gros lot Concours :
Grâce aux éditions Gallimard, l’un.e de vous va pouvoir gagner (en avant première !) Cucu la praline gagne le gros lot, le tout dernier Cucu la praline. Pour participer, dites-nous, en commentaire à cet article, quelle série littéraire vos enfants aiment lire (ou vous, quand vous étiez enfant). Le gagnant ou la gagnante sera tiré.e au sort parmi les commentaires. Vous avez jusqu’à mardi 20 h. Bonne chance à tous et à toutes !


En vacances avec… Albertine

Régulièrement, je pars en vacances avec un.e artiste (je sais vous m’enviez). Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la.le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet.te artiste va donc profiter de ce voyage pour me faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle.il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… 5 de chaque ! 5 albums jeunesse, 5 romans, 5 DVD, 5 CD, sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il.elle veut me présenter et c’est elle.lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Albertine que je pars ! Allez en route !

5 albums jeunesse

  • Le merveilleux chef-d’œuvre de SeraphinLe merveilleux chef-d’œuvre de Séraphin, Philippe Fix
  • La course, Cho Eun Young
  • Momo ouvre un magasin, Nadja
  • Remue-ménage chez Madame K et Le canard, la mort et la tulipe, Wolf Erlbruch
  • Mon amour, Paul Cox

5 romans

  • Le Baron perchéLe comte de Monte-Cristo, Alexandre Dumas
  • Le Baron perché, Italo Calvino
  • Zazie dans le métro, Quenaud
  • Portnoy et son complexe, Philip Roth
  • La grande peur dans la montagne, Charles Ferdinande Ramuz
  • La fameuse invasion de la Sicile par les ours, Dino Buzzati

5 BD

  • Arsène Schrauwen, Olivier Schrauwen L’ascension du haut mal, David B
  • Asterios Polyp, David Mazzechelli
  • Elvis Road, Xavier Robel et Helge Reumann
  • Playboy, Chester Brown
  • Arsène Schrauwen, Olivier Schrauwen

5 DVD

  • Un éléphant ça trompe énormément, Yves RobertUn éléphant ça trompe énormément, Yves Robert
  • L’Aurore, Murnau
  • Taxi driver, Martin Scorsese
  • Victor Victoria, Blake Edwards
  • Casanova, Frederico Fellini
  • Les petites fugues, d’Yves Yersin

5 CD

  • Rejected UnknownPavane pour une infante défunte, Ravel
  • All i do dans Singin’in the rain
  • Daniel Johnston, Rejected Unknown
  • Lou Reed, Transformer
  • Etta James

5 artistes

  • Jérôme BoschSaul Steinberg
  • Marcel Dzama
  • Nick Cave
  • Les portraits de David Hockney
  • Push Wagner
  • Jérôme Bosch
  • Francis Bacon
  • Paolo Ucello

5 lieux

  • Mon jardin
  • Un parc dans n’importe quelle ville
  • Rome tout entière
  • L’océan en automne
  • Les librairies indépendantes

AlbertineAlbertine est illustratrice

Bibliographie sélective :

  • Le grand roman de ma petite vie, illustration d’un texte de Susie Morgenstern, De la Martinière Jeunesse (2016).
  • Mon tout petit, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • La mer est ronde, illustration d’un texte de Sylvie Neeman, La Joie de Lire (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Caprices, c’est fini ?, illustration d’un texte de Pierre Delye, Didier Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Dans la ville, illustration, La maison est en carton (2015).
  • Circus, illustrations, À pas de loups (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Les robes, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2014).
  • Dadá, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Départ en vacances, illustration, Les apprentis rêveurs (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Ligne 135, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2012).
  • À la montagne, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Les oiseaux, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2010).
  • Les gratte-ciel, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2011).
  • À la mer, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2008).
  • La rumeur de Venise, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2008).
  • Le Génie de la Boîte de Raviolis, illustration d’un texte de Germano Zullo, La Joie de Lire (2002).

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