Contes et pièces avec des sorcières… entre autres !

Un recueil de contes néérlandais et du Pierre Gripari en théâtre et en contes.

Qui a peur de la méchante sorcièreLe lièvre, le hérisson et le hibou vivent en toute amitié dans la forêt, tout se passerait bien si leur voisine n’était pas une méchante sorcière ! Enfin méchante… quand elle est malade nos trois amis lui préparent sa soupe et elle-même aide le hérisson à construire sa cabane, donc pas si méchante que ça !

Coup de cœur pour ce joli livre où sont ici compilées dix histoires écrites par un auteur jeunesse néerlandais, Hanna Kraan. Entre Gripari et Winnie l’ourson, des contes drôles et poétiques dans lesquels il est question de partage, d’amitié, d’entraide,… Ce sont vraiment de beaux contes sans mièvrerie, que les enfants prennent énormément de plaisir à écouter (et nous à lire). Ma fille (5 ans) a adoré ces histoires et était toujours pressée de savoir la suite (quand, fatigué, je divisais l’histoire en deux) ou de découvrir l’histoire suivante. Certains personnages sont extrêmement drôles (notamment le hérisson, toujours en train de ronchonner et souvent avec une phrase « en boucle », qu’on s’amuse à répéter). Esthétiquement c’est un beau livre avec son dos toilée et ses illustrations pleines de vie. Si vous aimez les contes pleins de malice, je vous conseille fortement de rencontrer cette méchante sorcière là… je pense que vous ne la trouverez pas si méchante que ça vous non plus…

HUIT FARCES POUR COLLÉGIENS.Monsieur Pierre, Bachir, Nadia et la sorcière du placard à balais (qui osera dire « Sorcière sorcière prends garde à ton derrière » ?) sont de retour ! Ils ne sont pas venus seuls il y a aussi un ange qui a perdu ses ailes, un paysan qui veut vendre sa femme comme bourricot, un géant amoureux aux chaussettes rouges, un démarcheur chez le psy, une fée du robinet et des personnages de conte qui ont rendez-vous chez un certain Charles Perrault.

Certains de ses personnages vous disent quelque chose ? C’est normal, ils étaient présent dans les contes de Pierre Gripari, les voici héros de pièces de théâtre ! Huit farces pour collégiens regroupe donc huit pièces avec l’esprit si particulier et si drôle de Pierre Gripari. J’aime décidément beaucoup la plume de cet auteur, il a su adapter parfaitement son univers loufoque dans ces pièces (qui se lisent avec autant de plaisir que les contes).

Et puisqu’on parle de Pierre Gripari

Les contes de la folie MéricourtUn jeune pêcheur qui va devoir faire preuve de malice face à une sorcière et à sa fille, un personnage tout de glace à qui il vaut mieux bien parler, un enfant transformé en merle et les dix autres contes qui forment Les contes de la Folie-Méricourt (que j’avais déjà chroniqué ici) ressortent dans un très beau livre (grand format, dos toilé, beau papier, illustrations de Claude Lapointe). Ces contes sont des petites merveilles d’humour et de poésie, on trouve ici des contes russes et grecs et des contes nés de l’imagination de Pierre Gripari. Un très beau livre cadeau.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué plusieurs livres de Pierre GripariContes d’ailleurs et d’autre part, Contes de la rue Broca, l’intégrale (déjà illustré par Claude Lapointe), Les contes de la folie Méricourt, Sept farces pour écoliers (déjà illustré par Till Charlier) et Histoire du prince Pipo, de Pipo le cheval et de la princesse Popi. Nous avons aussi déjà chroniqué un autre livre illustré par Till Charlier, La boulangerie de la rue des dimanches.

Qui a peur de la méchante sorcière
de Hanna Kraan (traduit par Anne-Lucie Voorhoeve), illustré par Annemarie van Haeringen
Syros
14€, 153×220 mm, 121 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Huit farces pour collégiens
de Pierre Gripari, illustré par Till Charlier
Grasset Jeunesse
dans la collection Gripari Théâtre
9€, 130×180 mm, 205 pages, imprimé en France, 2013.
Les contes de la folie Méricourt
de Pierre Gripari, illustré par Claude Lapointe
Grasset Jeunesse
23€, 235×247 mm, 144 pages, imprimé en Espagne, 2013.

A part ça ?

Ce week-end, à Paris c’est le Festival de l’Oh ! Lectures, heure du conte bilingue français/langue des signes, piscine à livres,… cliquez ici pour voir toute la programmation.

Gabriel

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Deux très belles fables

TrocCatherine la brebis a ses petites habitudes, elle aime tous les après-midi boire son petit chocolat chaud, en lisant, assise sur sa chaise préférée. Imaginez donc la catastrophe le jour où un pied de la chaise cassa en pleine histoire des trois petits cochons ! Catherine rafistola le tout mais se dit qu’en vendant sa vieille chaise elle pourrait en acheter une autre… A peine exposée, Romuald le coq se porte acquéreur et la lui échange contre un tabouret. Le marché est vite conclu et Catherine put retourner à son histoire… mais sur un tabouret on n’est pas bien assis… et si on échangeait ce tabouret ? Contre un canapé du cochon Narcisse ça semble une bonne affaire…

OQO sort toujours des petites merveilles, c’est encore le cas avec ce conte enTroc randonnée, Troc. Une magnifique histoire sur la lecture, sur le troc et sur le destin des choses. Les illustrations sont très belles et pleines d’humour. Le texte est rythmé (et entrecoupé par l’histoire des Trois petits cochons qui font aussi parti visuellement du décor), agréable à lire. C’est un album riche, le genre d’album dont on scrute les détails, les références. Un superbe album.

COUV-GP_myTigre et Cheval sont impressionnés par les connaissances de leur ami Serpent lors d’une balade en forêt. Serpent lit beaucoup et connaît donc bien le nom des choses, ainsi quand il voit une pêche il sait que c’est le fruit le plus délicieux du monde et il veut absolument la faire goûter à ses amis. Ni une ni deux Serpent monte à l’arbre chercher ce fruit. Il n’est pas seulement cultivé, il est drôlement courageux comme le remarque Cheval. Mais Tigre est jaloux, tant de compliments adressés à quelqu’un d’autre que lui, il ne le supporte pas…

Je ne vous dévoile pas la suite de cette très belle histoire pleine d’humour et de bon sens sortie chez un autre éditeur fétiche deLe gout de la pêche La mare aux mots, HongFei. Un conte sur l’amitié, la jalousie, le partage, et tant d’autres choses encore. Chun-Liang Yeh a une plume magnifique et chacun de ses textes est un petit bijou de poésie, des histoires très riches. Un album plein d’humour et de pep’s qui va beaucoup plaire aux enfants.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué plusieurs livres de Chun-Liang YEH : L’auberge des ânes, Pi, Po, Pierrot, Yexian et le soulier d’or, Le duc aime le dragon et L’autre bout du monde.

Troc
de Roberto Castro, illustré par Margherita Micheli
OQO dans la collection O
14€, 250×230 mm, 36 pages, imprimé au Portugal, 2013
Le goût de la pêche
de Chun-Liang YEH, illustré par Pauline Kalioujny
HongFei Cultures
12,70€, 216×217 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2013

A part ça ?

Un très beau clip d’Amnesty international pour vous rappeler que vos signatures ont du poids

 

Gabriel

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Grandir sans ses parents

Deux fratries qui apprennent à grandir seules, sans leurs parents.

Pour toi je décrocherai la lune

Bob a douze ans. Il a une petite sœur un peu particulière Marie-Claire, que tout le monde surnomme le Rat, et que jamais il n’abandonnera. Au décès de leur père, qui les élevait seul depuis longtemps, ils se retrouvent sans famille. On leur confie alors qu’ils ont un oncle à New-York. Qu’à cela tienne, puisque plus rien ne les retient ici et qu’ils ne veulent surtout pas être séparés, ils partent à sa recherche ! Leur aventure à Manhattan promet d’être pleine de rebondissements… Tout au long de ce périple américain hors-normes, les enfants resteront soudés !

Attention bourrasque en vue ! Que d’énergie dans ce roman ! Ces enfants sont « décoiffants ». Même si la situation paraît peu vraisemblable, on se laisse entraîner avec plaisir dans leur aventure, leur voyage incroyable. Ils vont rencontrer tout un tas de personnages, plus ou moins sympathiques, mais tous hauts en couleurs. Bob et Marie-Claire ont du caractère et ils ne tarderont pas à se faire tout un tas d’amis, qui pourront les aider dans leur quête. A moins que ça ne soit eux qui leur apporte le plus finalement ? Gregory Hughes nous plonge dans la vie américaine et l’ébullition new-yorkaise, et on s’y croit ! Après quelques hésitations au début de ma lecture, le temps que l’histoire s’installe, j’ai finalement eu du mal à m’arrêter de lire le soir, pressée de savoir comment, plusieurs fois, les enfants allaient s’en sortir ! Captivant, dépaysant, mais aussi drôle et émouvant, Pour toi je décrocherai la lune est un roman qui rend hommage à la force de la fratrie, qui malgré quelques chamailleries, peut rester unie dans l’adversité. La recherche de cet oncle est avant tout un moyen de rester ensemble, envers et contre tout, et surtout jusqu’au bout. On s’attache très vite à ce Rat, petite fille hors du commun, et à son grand frère, si courageux et bienveillant pour sa petite sœur extraordinaire, fragile malgré tout.

le bonheur en cinq lettres

Le père de Chloé vit dans les îles depuis longtemps, avec sa nouvelle femme et leurs enfants. Elle a appris à faire sans lui, et vit avec ses frère et sœur, Gaspard et Joséphine, et leur mère. Mais celle-ci est foudroyée par la maladie et s’éteint en quelques semaines. Avant de mourir, elle a pris le soin et le temps d’écrire cinq lettres à ses trois enfants, qu’ils devront ouvrir chaque 24 décembre, pendant cinq ans. Elle veut les accompagner encore un peu, et surtout les guider vers le bonheur. Joséphine, majeure au moment du décès accepte d’être la tutrice légale de Gaspard et Chloé, et tous les trois essaient de continuer à vivre et à grandir, tous seuls, entre les études de médecine de l’une, la passion pour les jeux vidéos et l’opéra de l’autre, et les expériences amoureuses de la troisième. Sans oublier la visite annuelle chez le notaire, pour ouvrir la nouvelle lettre. Mais Le bonheur en cinq lettres est-il possible ?

Comment vivre et continuer de grandir quand on vient de perdre sa mère et qu’on ne peut pas vraiment compter sur son père (chez qui on sent malgré tout une certaine tendresse pour ses enfants) ? Alors que le sujet est particulièrement difficile, Pascale Perrier sait toucher et émouvoir, sans tomber dans la mièvrerie. J’ai souvent trouvé que le ton était juste : non, les enfants ne sont pas toujours enchantés de ce « cadeau » que leur a fait leur maman avec ses lettres, qui finalement, chaque année, ravivent la douleur. Non, Marjolaine, la meilleure amie de Chloé n’a pas une famille aussi parfaite qu’on peut le penser. Non, une histoire d’amour ne finit pas toujours bien. Non, choisir à 18 ans ce que l’on veut faire plus tard n’est pas chose aisée. J’ai aimé cet équilibre entre réalisme et optimisme : ce n’est ni tout noir ni tout blanc, et bien plus réalise ainsi ! Les mots sont choisis et le style percutant, mais très souvent, on sourit. Avant d’être orpheline, Chloé est une adolescente, et ce roman est aussi l’occasion d’aborder des thèmes aussi variés que la famille, l’amitié, ou l’orientation. Ce n’est pas toujours facile, et même si tout n’est pas toujours rose, c’est la vie, et il faut faire avec !

Découvrez une vidéo de présentation par l’auteur, où l’on apprend notamment que ce roman est le premier tome d’une série de cinq, à paraître ! Il me tarde de découvrir la suite !

Quelques pas de plus…
Retrouvez d’autres romans qui traitent du deuil : Chez moi, Ce crime, Un kilo d’oranges, Adieu Benjamin, Un marronnier sous les étoiles, Ma soeur vit sur la cheminée, entre autres. Et pour d’autres idées de livres sur la mort, pour tous les âges, consultez notre fiche thématique.

Pour toi, je décrocherai la lune
de Gregory Hugues traduit par Benjamin Legrand
Seuil Jeunesse
13,90 €, 140 x 205 mm, 376 pages, imprimé en France, 2013
Le bonheur en cinq lettres
de Pascale Perrier
Galapagos
15,95 €, 140 x 210 mm, 205 pages, imprimé en France, 2013

A part ça ?

Les éditions Dadoclem lancent un Concours bilingue pour la troisième année consécutive, pour les enfants de 8 à 14 ans. Cette année, le thème retenu est celui du sport. Plus d’informations sur le site des éditions Dadoclem.

Marianne

 

 

 

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Deux ours sensibles

cover Le tempsLe temps des ours est terminé. Alors Petit Ours, qui n’est plus le compagnon de jeu préféré des enfants s’en va. Il désire continuer à aimer et être aimé. Il rencontre tour à tour une fleur, un nuage, une pierre et la rivière qui lui livrent tous des petites leçons de philosophie. Accepter d’évoluer, continuer à aimer ceux qui nous entourent même quand ils changent, et surtout commencer par s’aimer soi-même.

A partir d’un sujet proche du quotidien (l’avenir des jouets quand les petits devenus grands commencent à les délaisser, et la place qu’ils occupent dans la vie des enfants), Rascal propose aux jeunes lecteurs de s’interroger sur le sens du mot « aimer ». Toujours poétique, souvent philosophique, il est probable que les enfants ne saisissent pas toutes les subtilités du texte, mais se laisser bercer par la tendresse des mots et des illustrations, et suivre Petit Ours un peu tristounet dans son voyage en quête d’amour, c’est déjà une belle aventure !

un amour d'ami cov.inddUn ours vit tranquillement dans la forêt. Un matin, il trouve devant sa grotte une carotte posée sur un rocher. Le lendemain, ce sont deux carottes qu’un inconnu a déposées là. Toutes ces surprises ne sont donc pas dues au hasard et l’ours est drôlement heureux d’imaginer que quelqu’un l’apprécie et a ses attentions pour lui. Du coup, un échange commence : chaque matin, il prend la petite surprise déposée là dans la nuit (des carottes donc, du miel, un biscuit…) et en dépose une autre pour son bienfaiteur. Un jour, les deux complices finissent par se rencontrer, et c’est le début d’une belle et longue amitié !

Daniel Pinkwater signe avec cet album pour enfants une très belle histoire sur l’amitié et surtout sur le bonheur de faire plaisir à l’autre et de le surprendre. En effet, préparer des surprises attentionnées, en ayant réfléchi à leur destinataire, et surtout ne rien en attendre en retour suffit déjà rendre heureux. Vous pensez peut-être que c’est un peu une « utopie-guimauve » (création personnelle de ce mot, dont j’espère vous saisirez le sens), mais personnellement, je crois dur comme fer à cette idée ! Et puis une histoire pleine d’optimisme et d’amitié simple, ça fait vraiment du bien ! Ajoutons à cela des illustrations tendres, soignées, et très expressives de Will Hillenbrand, et voici un album coup de cœur !

Quelques pas de plus…
Retrouvez d’autres histoires d’ours : Le petit bateau de Petit Ours, Les ours de grand-mère, Regarde-toi dans le miroir et fais comme moi, Ours a une histoire à raconter, Où est maman Ourse ?, L’invitée surprise, Bas les pattes c’est mon miel !

Le temps des ours
de Rascal
Pastel
10,50 €, 206 x 178 mm, 24 pages, imprimé en Belgique, 2013
Un amour d’ami
de Daniel Pinkwater illustré par Will Hillenbrand traduit par Aude Lemoine
Pastel
14 €, 266 x 238 mm, 40 pages, imprimé en Chine, 2013

A part ça ?

A partir d’aujourd’hui, et jusqu’au 29 Septembre, se tient le festival Normandie Impressionniste. Je pense que le titre est déjà assez explicite mais vous pouvez retrouver d’autres informations sur le site officiel. Beaucoup d’animations pour les enfants sont à prévoir !

Marianne

 

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Une grenouille et un élan

Deux livres pleins d’humour !

La grenouille qui avait mal aux oreillesJ’avoue avoir ri aux éclats, toute seule dans mon appartement à la lecture de cet album. L’effet s’est reproduit avec ma petite soeur, et d’autres enfants plus jeunes. A mon avis, La petite grenouille qui avait mal aux oreilles ne vous laissera pas non plus indifférent.

Une petite grenouille avait donc mal aux oreilles. Naturellement, elle se rend donc chez le docteur. Celui-ci lui répond que les oreilles, ce n’est pas son domaine, et l’envoie chez un spécialiste. Mais lui s’occupe de toutes les oreilles, mais pas de celles des grenouilles. Il la dirige chez un « grenouillo-oreilliste », qui malheureusement, ne prend pas en charge les enfants. Le « pediatro-batraciologue » vient de rencontrer un problème avec son matériel d’auscultation. Le « grenouillopathe » a déménagé. Etc. Etc. Et en attendant, notre pauvre petite grenouille se fait balader et a toujours extrêmement mal aux oreilles. Elle verra même un « oreillistobatriciopalpopatopahte ». Mais  trouvera-t-elle enfin un spécialiste pour la soigner ? Ce n’est pas gagné ! Heureusement qu’il y a Papy Roger.

Je ne veux pas vous dévoiler plus en détail la suite des événements tant l’effet de surprise doit être conservé. Déjà, on s’amuse de tous ces noms compliqués et du parcours du combattant que vit cette pauvre grenouille pour réussir à obtenir écoute et réponse. Mais alors la chute est absolument délicieuse ! Voutch signe un texte plein d’humour qui devrait réjouir les enfants et les parents (qui eux, y verront aussi certainement un parallèle avec certains systèmes de santé, et une gentille critique de certains grands médecins spécialistes peut-être pas toujours assez à l’écoute de leurs patients…). Les illustrations sont modernes, colorées et la grenouille a vraiment l’air fatigué de chercher une réponse à son problème ! Un véritable coup de cœur !

Elan_bdCette fois, on fait la rencontre d’un élan. Un élan qui a croisé la route de Wilfred et qui du coup est baptisé Marcel. Wilfred décrète que dorénavant c’est SON élan et décide de faire de lui un « parfait animal de compagnie ». A quelques détails près, il pense qu’il y est arrivé. Mais apparemment, il n’est pas le seul à avoir eu cette idée. Marcel, c’est Rodrigo pour une vieille dame, et Dominique pour un autre monsieur. Et si finalement Marcel restait un animal sauvage, est-ce que ça ne serait pas plus mal ?

Quel bel album ! Grâce aux illustrations d’abord, qui mêlent dessin, peinture et décors qui font penser à des photos. On voit les pixels de l’image, comme si les personnages étaient posés sur un décor de carte postale. Je pense que je ne suis pas très claire, mais le fait est que c’est beau ! Et puis l’histoire ! Oliver Jeffers nous propose une réflexion Pleine d’humour sur le couple que forment cet enfant et cet élan. Le petit garçon pense que l’animal réagit de telle ou telle manière parce qu’il le lui a appris. Or, on se rend bien compte que l’élan reste sauvage et n’est pas si attaché à Wilfred. S’il veut bien aller dans telle ou telle direction par exemple, c’est plus parce qu’il a flairé une pomme qu’il pourrait dévorer que parce qu’il suit bien les consignes. Et après tout, pourquoi vouloir à tout prix domestiquer les animaux ? Pourquoi pourrait-on s’autoriser à se déclarer propriétaire d’un animal qui n’a rien demandé ? Sous couvert d’une histoire vivante, tendre et drôle, on aborde tous ces sujets ! Beau et intéressant, que demander de plus ?

Quelques pas de plus…
Retrouvez d’autres livres qui traitent du monde médical dans notre chronique thématique sur l’hôpital.

La petite grenouille qui avait mal aux oreilles
de Voutch
Circonflexe
12 €, 210 x 210 mm, 32 pages, imprimé en France, 2013
Cet élan est à moi
de Oliver Jeffers traduit par Elisabeth Duval
Kaléidoscope
14 €, 228 x 285 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2013

A part ça ?

Un site pour fabriquer des portraits-robots, comme dans les vraies enquêtes !

Marianne

 

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