La mare aux mots
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Apparence

Joyeux délire et généreux géant

Par 23 août 2018 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose deux beaux albums très différents. Le premier nous embarque dans une histoire complètement délirante où l’imagination est reine, et le second suit le parcours d’un géant peut-être un peu trop généreux…

L’histoire d’une pieuvre fan de ukulélé qui rêvait de voyages intergalactiques
Texte de Maggie Tokuda-Hall (traduit par Nathalie Pelletier), illustré par Benji Davies
Little Urban
13,50 €, 217×287 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2017.
Le géant élégant
Texte de Julia Donaldson (traduit par Emmanuel Gros), illustré par Axel Scheffler
Gallimard Jeunesse
13,90 €, 216×270 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2018.

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Drôle de bestiaire 

Par 20 février 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, toute une ribambelle d’animaux répartis inéquitablement dans deux albums. D’un côté, un chameau qui rêve d’intégrer une brigade de surveillance réservée aux chevaux, de l’autre, une bande d’animaux sauvages complexés.

Moi je suis un cheval
Texte de Bernard Friot, illustré par Gek Tessaro
La joie de lire
13,90 €, 230×300 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2016.
Un portrait au poil
d’Anne-Caroline Pandolfo
Talents hauts
12,50 €, 230×190 mm, 32 pages, imprimé en République tchèque, 2016.

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L’importance d’une littérature antisexiste

Par 12 septembre 2014 Livres Jeunesse

Vous commencez à nous connaître, nous sommes toujours à l’affût de livres antisexistes. Nous aimons vous les présenter, car c’est pour nous quelque chose de très important. Je me suis encore rendu compte cette semaine de l’importance de la littérature dans l’esprit de nos enfants (s’il en était encore besoin). Ma fille de 6 ans nous a affirmé que « SI ! les garçons sont plus grands que les filles » et n’en démordait pas. Son père (moi-même) n’étant pas très grand (et plus petit qu’une grande partie des filles), elle-même étant assez grande (et plus grande que la grande partie des garçons de sa classe), il était évident que ce jugement ne pouvait pas se faire sur son vécu, mais sur la représentation qu’elle voit des deux sexes. Et si vous regardez, très souvent les « papas » des histoires dominent les « mamans » (et pas seulement en taille…). Bref, j’avais envie de présenter une nouvelle fois (et de compléter notre album antisexiste) deux ouvrages sortis récemment. Mais je voulais une chronique un peu spéciale, je me disais que ça serait sympa de demander son avis à Laura du blog Fille d’album qui est en train de devenir le blog référence en matière d’antisexisme dans la littérature jeunesse. Elle complétera donc mes deux avis avec le sien (et chronique ces deux mêmes ouvrages aujourd’hui). Et parce que plus on est de fous plus, on rit, c’est une chronique croisée avec Maman Baobab (elle chronique aussi, aujourd’hui, des ouvrages antisexistes ici) !

Histoire de Julie qui avait une ombre de garçonDans sa chambre, Julie lit, ses patins à roulettes aux pieds. Faut dire que, comme elle le précise, elle n’est pas comme tout le monde ! Julie n’aime pas se coiffer, mais elle aime se regarder dans le miroir habillée d’un rideau, elle dit des gros mots, elle est un « vrai garçon manqué » comme le dit son père. Les mots résonnent dans la tête de Julie « garçon manqué », ces deux mots qui reviennent sans cesse… Jusqu’à ce qu’un jour, Julie se rende compte qu’elle a une ombre de garçon. Personne ne la croit, elle veut certainement faire son intéressante ! Mais non, Julie le voit bien, elle a une ombre de garçon !
J’avais entendu parler de ce livre dans l’excellent Contre les jouets sexistes (chroniqué ici) et j’avais follement envie de le lire depuis, mais il était épuisé. Thierry Magnier a eu la très bonne idée de le rééditer.
Cet ouvrage de 1975, disons-le, a quand même un peu vieilli… et en même temps pas tant que ça ! Si les illustrations nous semblent d’une autre époque (et peut-être aussi le rapport texte-image), le thème est totalement d’actualité. On parle ici du genre, Julie s’interroge, est-elle un garçon manqué ? Qui est ce garçon qui est son ombre ? Comment s’en débarrasser ? Et si c’était l’ombre qui était vraie ? Et si elle était un garçon en réalité ? Tant de questions qui tenaillent Julie. La petite fille rencontrera un garçon qui « pleure comme les filles ». Ensemble, ils décideront qu’on a le droit d’être qui l’on est, il faut être soi et pour cela il faut savoir qui l’on est. Julie le sait, elle est Julie, tout simplement.
Magnifique ouvrage sur le genre, un classique qu’on peut (enfin) à nouveau se procurer.
L’avis de Laura de Fille d’album :
Cet album est complètement bouleversant quand il aborde le décalage entre ce qu’est Julie et ce que ses parents, attachés aux stéréotypes et à l’image d’une petite fille modèle, attendent d’elle. Et les dégâts que cela cause à leur fille.  « Julie ne sait plus qui elle est puisqu’elle devrait toujours faire comme quelqu’un d’autre pour être aimée. » (…)Ici, les adultes ne sont d’aucun secours. Ce sont les enfants, seuls, qui s’affirment tels qu’ils sont.
Voir la chronique complète ici.
Des extraits sur le site de Thierry Magnier.

La dictature des petites couettesOh un coffre rempli de vêtements ! Et si l’on se déguisait se disent les filles, Olga complimente Ana, lui dit qu’elle est belle, Sophie, s’énerve, elle affirme que c’est elle la plus belle, surtout qu’elle a des couettes ! Gabriel regarde la scène, en dessinant. Les filles décident de faire un concours de beauté pour savoir qui est la plus belle, le petit garçon pose ses crayons : il veut participer ! Sophie s’énerve, il ne peut pas participer c’est un garçon ! Un garçon ce n’est pas beau surtout que ça n’a pas de couettes ! Gabriel pleure, pourquoi le fait d’être un garçon ferait-il qu’il ne peut pas être beau ? Le chat arrive, lui aussi aimerait savoir s’il peut participer, est-il beau ?
Au-delà de l’antisexisme, on parle aussi ici de la beauté, et surtout du fait que toute beauté est relative. Pour Sophie il faut des couettes pour être beau (et surtout ne pas être un garçon), pour Gabriel le chat ne peut pas gagner un concours de beauté : il est poilu. Ilya Green raconte à merveille les jeux d’enfants et les exclusions par rapport au genre (combien de fois a-t-on entendu « tu ne peux pas jouer avec nous tu es une fille/un garçon » ?) et le diktat de la beauté selon des normes pas toujours justifiées (et surtout pas toujours partagées par tous). La chute est vraiment très drôle et viendra justement confirmer que les critères de beautés ne sont pas les mêmes pour chacun.
Un album drôle et tendre signé Ilya Green pour se rappeler que toute beauté est relative.
L’avis de Laura de Fille d’album :
Les critères de beauté présentés par les enfants, même s’ils peuvent faire sourire, paraître dérisoires, sont cependant très proches de leur vécu, et pas foncièrement différents de ceux qui pèsent sur les adultes. Comme chez les adultes, les critères de beauté et les normes à respecter pèsent davantage chez les filles que chez les garçons. Elles les connaissent, les ont intégrées. Et cherchent à les reproduire, à les imposer aux autres. Elles sont certaines que ces critères relatifs sont absolus. La chute va rappeler que ce n’est pas le cas.
Voir la chronique complète ici.
Extraits sur le site de Didier Jeunesse.

Quelques pas de plus…
Retrouvez les livres antisexistes que nous avons chroniqués ici.
Nous avons déjà chroniqué des albums d’Ilya Green (Achile et la rivière, Bulle et Bob au jardin, Nos beaux doudous, Bulle et Bob à l’école, Mon arbre, Marre du rose, Bulle et Bob préparent Noël, Les plus belles berceuses jazz, Bulle et Bob à la plage, Peter Pan et Wendy, Bulle et Bob dans la cuisine et Le masque).

Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon
Texte de Christian Bruel, illustré par Anne Bozellec
Éditions Thierry Magnier
16,50 €, 216×217 mm, 72 pages, imprimé en République Tchèque, 2014.
La dictature des petites couettes
d’Ilya Green
Didier Jeunesse
11,10 €, 195×178 mm, 48 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.

À part ça ?

« Chahutages et autres désordres », quand une classe échappe au professeur… Encore un très beau numéro de Les pieds sur Terre.

Gabriel

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Cochons et cochons d’Inde

Par 27 mars 2014 Livres Jeunesse

Il y a peu de points communs entre les cochons et les cochons d’Inde si ce n’est le nom… les voilà quand même réunis aujourd’hui !

Rosie & RosetteRosette s’ennuie… Elle ne sait pas quoi faire, elle tente de faire le poirier, de regarder la télé, de lire Lard Magazine rien à faire… elle s’ennuie. Rosie lui propose donc de sortir cueillir des myrtilles pour faire une tarte, quelle bonne idée ! Seulement en chemin elles rencontrent Norbert qui leur apprend qu’une famille de loups vient d’emménager dans le coin, un loup, ça aime les cochons, va falloir se méfier ! Rosie et Rosette n’ont jamais vu de loup, mais elles n’en ont pas entendu dire que du bien… À peine sorties de chez Norbert elles rencontrent la famille loup et la première phrase qu’elles entendent c’est « m’man ce sont elles que je veux » aïe aïe aïe…

Ah que c’est compliqué de parler d’albums où la chute est si importante… mais j’ai horreur de raconter la fin des histoires donc non vous ne connaîtrez pas le dénouement très drôle de Rosie & Rosette, 100 % pur porc avec un zeste de loup. Cet album est le tout premier entièrement signé par Éléonore Thuillier (texte et illustration) et c’est une vraie réussite. J’avoue préférer son coup de crayon sur cet album que sur le Loup, et le texte est bourré de petites répliques hilarantes. On parle ici d’a priori trompeurs, de ne pas juger les gens sans les connaître. Un album très drôle qui lance une nouvelle série.

Le meilleur des cochons d'indeMiro est un cochon d’Inde, tout ce qu’il y a de banal. Il y a plus grand que lui et il y a plus petit que lui, il y a plus lent et plus rapide. Il n’est absolument pas remarquable, juste dans la moyenne. Aujourd’hui c’est l’élection du Meilleur Cochon d’Inde de l’année… il a peu de chance d’être élu… sauf si…

Le Meilleur des Cochons d’Inde de Lorenz Pauli et Kathrin Schärer nous parle des gens moyens, de ceux qu’on ne remarque pas… alors qu’ils sont parfois remarquables. Miro a beau être de ceux-là, il est toujours là pour aider, il encourage, guide, soutient. Sans lui les héros n’en seraient pas. Même si j’ai eu du mal avec les illustrations (mais c’est une affaire de goût), c’est un très bel hommage aux gens ordinaires.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages d’Éléonore Thuillier (Le loup qui voyageait dans le tempsLe loup qui n’aimait pas Noël P’tit loup rentre à l’école, Sur la route des formes, Gros GrisLa jungle en haleine, Adam est fort, Le grand lapin blanc, Mon papa est un zarzouilleur et Jour de piscine) et nous l’avons même interviewée.

Rosie & Rosette, 100 % pur porc avec un zeste de loup
d’Éléonore Thuillier
De la Martinière Jeunesse dans la collection Rosie & Rosette
7,50 €, 226×168 mm, 24 pages, lieu d’impression non précisé, 2014.
Le Meilleur des Cochons d’Inde
Texte de Lorenz Pauli (traduit par Frédérick Tamain), illustré par Kathrin Schärer
Âne bâté
13,90 €, 265×243 mm, 24 pages, imprimé en France, 2014

À part ça ?

Gabriel

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Ces rencontres qui changent une vie

Par 7 octobre 2013 Livres Jeunesse

Mademoiselle TricotinMademoiselle Tricotin tricotait en permanence. Tout ce qu’elle pouvait tricoter, elle le faisait ! Avec l’ombre du vent elle faisait des bonnets, avec le coucher de soleil un cache-oreilles… toujours elle agitait ses aiguilles et tricotait, tricotait… Un jour elle trouva un fil dans l’air et commença à tricoter des chaussettes avec… sauf que plus elle tricotait, plus on la détricotait… à l’autre bout une autre paire d’aiguilles, celle d’un joli monsieur…

Alice Brière-Haquet signe encore une superbe histoire pleine de poésie. L’histoire de deux amoureux qui refont le monde en mieux. Les mots sont comme toujours avec cet auteur très bien choisis et les illustrations de Célia Chauffrey ajoutent encore plus de tendresse et de poésie à l’histoire. Un très bel album sur les belles rencontres.
Le même vu par Sous le feuillage et par Œil d’ailleurs.

Monsieur MatuvuMonsieur Matuvu c’est le genre d’homme qui aime être vu. Toujours impeccable, il faut qu’on le remarque, qu’on envie son élégance. Mais un jour qu’il est victime d’un pickpocket le voilà qui quitte les beaux quartiers et qu’il s’aventure dans les quartiers modestes. C’est là qu’il va faire une rencontre qui va changer sa vie.

C’est une très belle histoire d’amour ici aussi que nous raconte Catherine Lafaye-Latteux. En fond on parle des différences sociales et de l’amour qui réunit les êtres peu importe leurs différences. On parle aussi de la peur de perdre l’autre quand on n’est plus ce qu’on était au moment de la rencontre. Les illustrations d’Alice de Page sont lumineuses et font de l’ouvrage un grand album très esthétique. Là encore un très bel album plein de poésie.
Extraits en ligne.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres d’Alice Brière-Haquet (Une vie en bleu, Aliens mode d’emploi, Dis-moi l’oiseau, Le peintre des drapeaux, Paul, A quoi rêve un pissenlit ?, Perdu !), de Célia Chauffrey (Matachamoua) et de Catherine Lafaye-Latteux (Pioupiou aux petits pois, Arsène Lopin, Le célèbre cabrioleur, Meuh non ! Y’a pas que les vaches qui pètent qui polluent la planète). Retrouvez aussi nos interviews d’Alice Brière-Haquet et de Catherine Lafaye-Lateux.

Mademoiselle Tricotin
Texte d’Alice Brière-Haquet, illustré par Célia Chauffrey
Les p’tits bérets dans la collection La tête sur l’oreiller
12,90€, 210×210 mm, 24 pages, imprimé en Espagne, 2011.
Monsieur Matuvu
Texte de Catherine Lafaye-Latteux, illustré par Alice de Page
Mazurka
13€, 200×290 mm, 32 pages, imprimé en Union Européenne, 2013.

A part ça ?

Du 16 octobre au 17 février, La Cité de l’architecture et du patrimoine (Paris) propose aux 7/12 ans des ateliers sur la période de L’Art Déco à l’occasion de l’exposition Grandir en 1925. Les enfants sont invités à choisir parmi les thèmes présentés, ensuite ils peuvent  reproduire ou inventer des motifs Art Déco à partir d’une sorte de tangram, jouer avec l’équilibre en construisant des bâtiments colorés miniatures,… Plus de renseignements sur le site de la Cité de l’architecture et du patrimoine : http://www.citechaillot.fr/fr/activites/jeune_public/ateliers/25303-couleurs_formes_et_harmonie.html

Gabriel

 

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