La mare aux mots
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Audois et Alleuil

La chronique numérique : Dinosaures en folie

Par 1 février 2015 Livres numériques, Numérique

Fantastiques dinosauresQuel est le plus ancien dinosaure ? Que mangeait l’omeisaurus ? Et d’abord, d’où ça vient ce nom bizarre ? Autant de questions qui ne pourront plus rester sans réponse grâce à Fantastiques dinosaures, un incroyable catalogue de dinosaures.
Comment ça marche ? L’appli d’Oreakids nous présente ici cent trente spécimens de dinosaures. Sur la page d’accueil défilent les différentes familles de dinosaures : les prédateurs, les « longs cous », ceux à cornes, les cuirassés, les dinosaures reliés aux oiseaux, ceux aux pieds d’oiseaux, les volantsFantastiques dinosaures et les marins. Chaque dinosaure donne lieu à une fiche explicative regroupant la signification de son nom, et quelques informations synthétiques : période d’existence, hauteur, longueur, alimentation, poids et répartition géographique. Mais le vrai atout de cette appli, c’est la photothèque d’images de synthèses qui accompagne chaque fiche. On y trouvera quelques images de synthèse du dinosaure, notamment aux côtés d’un être humain (bien que les deux n’aient jamais coexisté) afin de pouvoir appréhender ses dimensions, et une vue à 360° qui nous permet d’observer la bête sous toutes ses coutures… Tout au bas de la fiche, figurent les images de tous les dinosaures du même type, classés du plus petit au plus grand, ce qui permet de naviguer d’un dinosaure à l’autre au sein de la même famille. Deux autres modes d’exploration nous sont proposés. L’onglet Chronologie propose une frise chronologique présentant les trois périodes deFantastiques dinosaures vie des dinosaures, Triassique, Jurassique et Crétacé. On y retrouve les « dates » d’apparition et de disparition des grandes familles de dinosaures et de ceux présentés dans l’appli. L’onglet Recherche permet de filtrer les dinosaures, par période, ou encore par zone géographiques. Enfin la rubrique Questions regroupe vingt-quatre interrogations parmi les plus fréquentes sur les dinosaures : d’où vient ce nom, où et quand les dinosaures ont-ils vécu, de quelles couleurs étaient-ils, quel était le plus grand ou le plus petit ? Les explications fournies y sont extrêmement claires et scientifiques, et renvoient vers quelques fiches de dinosaures.
Et j’en pense quoi ? Enfin uneFantastiques dinosaures appli pas tape-à-l’œil, claire et précise sur les dinosaures ! Non seulement les images sont magnifiques, mais la mise en page est simple et efficace. La navigation entre les différents dinosaures est très fluide. Une ambiance sonore, une sorte de compilation de bruits d’animaux, que l’on peut désactiver, accompagne l’appli, et une voix prononce le nom de chaque dinosaure à l’entrée de la fiche. Les informations données par les différentes fiches sont générales (pas de fourmillement de détails ici) et tirées d’encyclopédies généralistes ou d’ouvrages plus spécialisés (les sources sont répertoriées dans l’onglet Paramètres). Les images de synthèse sont véritablement saisissantes. Un seul regret peut-être, l’impossibilité de rechercher les dinosaures par leur alimentation par exemple, herbivores/carnivores, ou bien leur taille. À noter aussi que les cent trenteFantastiques dinosaures dinosaures sont classés par ordre chronologique. Ainsi si l’on recherche les dinosaures ayant vécu en Europe, le premier qui apparaît est l’ampelosaurus, numéro 112 dans le catalogue. Sur sa fiche, les flèches de navigation en haut de l’écran ne permettent pas de naviguer parmi les dinosaures recherchés mais au sein du catalogue principal, la flèche nous amènera donc au Dracorex, numéro 113, dont les fossiles ont été retrouvés en Amérique du Nord. Complète, ludique, et pédagogique, Fantastiques dinosaures reste une super encyclopédie à consulter/feuilleter avec les enfants. Une jolie promenade dans ce monde perdu et mystérieux.
Bande-annonce :

Fantastiques Dinosaures HD – Application iPad from Oreakids on Vimeo.

Sos dinos en détresseEt pour continuer avec les dinos, une histoire complètement loufoque qui les met en scène, SOS dinos en détresse. Hippolyte Résoutout est détective. Mais attention, pas n’importe lequel, un détective de génie ! Entre deux parties de Rubik’s Cube — ah, j’ai oublié de vous dire qu’il était champion de Rubik’s Cube depuis la maternelle, preuve, s’il en est, de son génie —, et trois enquêtes corsées — le trésor de Rackham le Rouge ou les chaussettes de l’archiduchesse  —, Hippolyte décide de s’attaquer à une affaire enfin digne de son nom : la disparition des dinosaures. Le voilà parti à la recherche d’indices qui le mèneront du Muséum d’histoire natureSos dinos en détresselle jusqu’au Dinoparc, un parc d’attractions dinosauresque où « l’aventure » attend le visiteur.
Comment ça marche ? Voilà vingt-sept pages d’une histoire rocambolesque à découvrir et à savourer en famille. Les pages sont toutes animées et interactives. Je ne vais pas tout vous dévoiler, mais les possibilités de la tablette sont pleinement exploitées. On peut faire tourner un globe terrestre et de quelques clics faire disparaître les dinosaures de la surface de la terre, le lecteur fait lui-même le portrait-robot du suspect, on trie le courrier, on dépoussière l’écran en agitant la tablette, et de la même façon on fait avancer ou reculer le vSos dinos en détresseélo d’Hippolyte, et on résout même un… Rubik’s Cube bien évidemment. Côté technique, les pages se tournent, comme toutes les applis d’Audois et Alleuil, par un clic sur une main montrant la direction, et un petit marque-page qui se tire d’un glissé de doigt sert de sommaire.
Et j’en pense quoi ? Dans une atmosphère à la Nestor Burma, le célèbre détective de Léo Malet, voici une enquête policière tout à fait réjouissante, et extravagante. Tous les ingrédients sont là : le détective doué, l’assistante énigmatique, les pauvres victimes, et surtout un décor désuet avec une ambiance années 50. Les illustrations de Claire Chavenaud sont un vrai régal pour les yeux. Le texte de Juliette Saumande est plein d’humour, et l’histoire rondement menée. Attention, l’enquête se termine sur un pied de nez, à la manière des grSos dinos en détresseands romans noirs, et on peut rester sur sa faim, mais le mystère était de taille ! L’ambiance sonore de l’appli est particulièrement réussie, elle fourmille de références cinématographiques, et navigue heureusement entre musique de bar jazzy et musique de western spaghetti. Et Nadine Béchade incarne le texte à la perfection. L’interactivité est très bien exploitée : il ne s’agit pas de tapoter partout sur son écran un peu au hasard, les animations interactives font sens et sont en lien étroit avec le texte. C’est drôle, ludique, intelligent, un vrai coup de cœur.

Fantastiques dinosaures
conçu par Thibaut Pietri
Oreakids
Prix constaté : 3,99 € (Apple).
SOS dinos en détresse
Texte de Juliette Saumande, illustrations de Claire Chavenaud, lu par Nadine Béchade, bande originale de Bit The Bit
Audois et Alleuil
Prix constaté : 4,99 € (Apple), 3,59 € (Android).

À part ça ?
Edoki (anciennement Les Trois Elles), en partenariat avec RFM, vous propose de gagner une tablette Nexus avec un petit tirage au sort, les premiers participants pourront aussi gagner l’appli Montessori Maths City, un formidable outil d’apprentissage des centaines et des milliers. Date limite de participation : dimanche 8 février. Tous les détails ici.

Erica

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La chronique numérique : La tête dans les étoiles

Par 23 novembre 2014 Livres numériques, Numérique

Pierrot PierretteOn commence par un conte numérique interactif plein de surprises pour les petits doigts curieux, adapté d’un album éponyme de Nicolas Gouny, paru chez Scarabéa.
Ça parle de quoi ? Pierrette est malade et Pierrot s’inquiète. Elle a attrapé une maladie étrange : la tristesse. Elle reste couchée, et n’a plus envie de rien. Mais comment peut-on guérir de la tristesse ? Un docteur donne à Pierrot le remède : la fleur de lune, mais il faudra aller la cueillir sur… la lune ! À califourchon sur une étoile filante, Pierrot entreprend son voyage vers la lune pour rendre ses couleurs à son amie de cœur.
Pierrot PierretteÇa marche comment ? Très simplement, en fait. Le lecteur a deux possibilités : lire l’histoire seul ou bien l’écouter. Dans chaque scène (quatorze au total), se dissimulent des animations interactives. Aucun indice ne les signale, mais elles sont toutes en lien étroit avec le texte. Ainsi, par exemple, « Pierrot plante l’étoile. Puis il attend… il attend » : au lecteur de se saisir des étoiles et de les planter une à une. Au fil des pages, il pourra ainsi faire courir Pierrot autour de la lune, faire tomber la neige, planter un arbre de lune, y faire pousser les fameuses fleurs de lune et bien d’autres choses encore.
Pierrot PierretteEt j’en pense quoi ? Cette appli est sortie des ateliers de Audois et Alleuil. Ici, on aime beaucoup beaucoup cette maison d’édition numérique dont les applis sont toujours pleines d’intelligence et de sensibilité, avec un graphisme très réussi. Et Pierrot Pierrette ne déroge pas à cette règle. Disons-le tout de go, c’est un magnifique livre numérique, empreint de poésie et de douceur. Et non non, ce n’est pas une histoire triste ; bien au contraire, c’est une histoire sur l’espoir et sur l’amitié. Les illustrations en noir et blanc, avec quelques touches de couleurs, de Nicolas Gouny créent un univers visuel onirique, délicat et tendre. L’accompagnement musical est en parfaite harmonie avec l’histoire, et la conteuse est tout à fait formidable ! Quant aux animations, ce sont de vraies petites merveilles. Quel bonheur de pouvoir faire pousser soi-même un arbre lunairePierrot Pierrette (vous avez vu le mien, à côté, pas mal, non ?) ! Et je vous laisse découvrir la dernière scène où l’on peut observer, en bougeant sa tablette, le ciel étoilé avec Pierrot et Pierrette. On se met sur un lit, on éteint les lumières, et le ciel s’offre à nos yeux écarquillés. Chaque scène est source d’émerveillement et ouvre un espace pour rêver.
Courez vous régaler les doigts !

AstropoloQuittons la lune pour la planète Tropy avec un second coup de cœur : une appli scénarisée de huit jeux, parue chez Les Trois Elles Interactive.
Ça parle de quoi ? Polo, un astronaute, entreprend à bord de son astronef une expédition dans l’espace. Sa destination : la planète Tropy. Mais avant d’y arriver le lecteur devra l’aider à relever quelques défis…
Ça marche comment ? Astropolo, c’est un voyage en huit étapes, qui sont autant de jeux interactifs et éducatifs qui explorent les nombreuses potentialités de la tablette. AstropoloPremière étape, on construit sa fusée, en la personnalisant bien sûr ! Puis le voyage commence, et tour à tour, toutes les facultés du lecteur vont être mobilisées. Sa voix, pour faire décoller une fusée ou endormir un petit martien. Sa rapidité, pour attraper les rennes du Père Noël, partis en goguette avec tout un troupeau d’animaux, et pour pulvériser les obstacles qui s’accumulent sur le chemin de Laïka, un petit chien qui veut rejoindre sa niche. Sa précision, pour aider M. Kisnot à retrouver sa bonne humeur en lui dessinant des cœurs. Son rythme, pour faire danser Polo. Au bout Astropolode ce chemin, une petite surprise récompensera l’apprenti astronaute. Quelques détails techniques : la navigation de l’appli est bien pensée et très fluide. Les consignes s’affichent à l’écran, mais il n’y a pas d’audio. Un lecteur doit donc expliquer aux plus petits les différentes consignes.
Et j’en pense quoi ? À travers ces mini-jeux, ce sont la créativité, la coordination, la maîtrise de la voix, la motricité fine, la compréhension qui sont sollicitées. Rien d’étonnant puisqu’il s’agit d’une appli des Trois Elles, maison d’édition interactive orientée vers la pédagogie Montessori. Ici, l’enfant est donc actif, ses sens sont stimulés pour un apprentissage ludique. Et pour être ludique, ça l’est ! Quant aux sens… Les oreilles ? Fans de musique classique, passez votre chemin. L’aventure se déroule sur Astropolofond de musique électronique entraînante et joyeuse. Les yeux ? Le graphisme de l’appli, qui est l’œuvre de Chloé Mazlo, plasticienne et cinéaste d’animation, est remarquable et très fantaisiste. Tous les décors et personnages sont faits en papiers découpés, dans des coloris assez vifs. Ça réveille, et ça bouge dans tous les recoins. Chez nous, on monte à plusieurs dans le vaisseau spatial et on se partage les missions. Celle où il faut blablater et faire suffisamment de bruit, et pendant assez longtemps, pour faire décoller la fusée remporte un vrai succès ! Crise de fous rires à la clef.
Pour les astronautes en herbes, mais pas que… Entrez dans l’astronef de Polo, vous n’en ressortirez pas de sitôt : on y joue, on y rigole, et on y apprend.

Bande-annonce :

Pierrot Pierrette
texte et illustrations de Nicolas Gouny, musique de Bit the Bit
Audois et Alleuil
Prix constaté : gratuit pour le lancement (Apple ; Android)
Astropolo
Scénario et graphisme de Chloé Mazlo, musique de Matias Elichabehere
Les Trois Elles Interactive

Prix constaté : 2,99 € (Apple)

À part ça ?

Le vilain petit canardOyez Oyez, un nouveau journal est né, Le Vilain Petit Canard. C’est un journal bimestriel qui s’adresse aux enfants, plutôt grands, mais surtout aux curieux, quel que soit leur âge, et qui sort de l’ordinaire : « on peut y raconter des histoires, s’y poser des questions, confronter des points de vue, changer d’avis, et surtout surtout tout ça à plusieurs, parce qu’on n’est jamais trop de fous ». Aux commandes, deux illustratrices pour la jeunesse, Hélène Maurel et Géraldine Alibeu. Elles nous concoctent un joyeux bric-à-brac qui réunit des contes, des bandes dessinées, des reportages, des bricolages. Le vilain petit canardDans le numéro 1 (le numéro 2 vient de sortir), on a pu lire la naissance du monde d’après la mythologie grecque, des conseils pour devenir des éco-aventuriers, des poèmes de l’espace, des histoires bien sûr, et un super dossier sur le féminisme avec en plus des conseils pour adopter un langage non sexiste… En prime un poster ! Tout cela sur le ton de l’humour, de la blague un peu potache. C’est une drôlement chouette lecture ! On peut s’abonner à la version papier ou numérique. Merci à Véronique Soulé et à son émission Écoute ! il y a un éléphant dans le jardin, qui m’ont fait découvrir ce nouveau canard.

Erica

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