La mare aux mots
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Complètement toqués !

Par 29 juillet 2014 Livres Jeunesse, Loisirs Créatifs et Cahiers d'activités

Tous aux fourneaux ! Mais ces livres de recettes ont quelque chose en plus !

bobby le cookieEt si on mangeait ? C’est le titre d’une collection de livres de recettes particulièrement bien pensés des éditions La palissade dont Bobby le cookie fait partie (Gabriel vous avait déjà parler d’Armand le fondant) ! Bobby est donc un cookie aux pépites de chocolat que nous propose de réaliser Loïc Limosin.
De la préparation des ustensiles et des ingrédients, à la sortie du four, on suit toutes les étapes de confection, joliment et clairement illustrées par Marie Quenotte. Les images sont vivantes, proches d’un album d’histoires plus que d’un livre de recettes, et les explications claires et suffisamment détaillées pour les enfants. J’ai testé, dégusté et me suis régalé ! Un seul regret : on a un peu peur d’emporter un si beau livre en cuisine, et d’y mettre les doigts sales pour tourner les pages !

Marine, la petite, ne mangerait bien que des pâtes. Wendy, la grande, va essayer de la convaincre qu’il est possible de préparer des recettes très simples et savoureuses. Les Sisters (héroïnes d’une collection de bande dessinée que vos enfants connaissent peut-être déjà, à l’image de ma petite sœur qui les aime beaucoup) passent en cuisine et nous font profiter de leurs meilleurs recettes ! Des pizzas, des cupcakes, la chichoumeille (dans ma région, on appellerait cela de la ratatouille), des sandwichs en forme d’animaux, des petits farcis, et même des samossas chocolat-roquefort (je vous avoue, je n’ai pas encore essayé…!) : il y en a pour tous les goûts !
Avec La cuisine des Sisters, Brigitte Carrère nous propose ainsi 11 recettes variées avec des explications claires et de belles photographies. A chaque fois, de petites informations complémentaires viennent s’ajouter (variante de la recette initiale, accompagnement possible, conseils,…) et c’est bien appréciable. Le tout prend place au milieu de gags des deux sœurs, écrits par Christophe Cazenove et gaiement illustrés par Wiliam ! C’est rythmé, drôle et bien pensé ! BD et cuisine font bon ménage !

Quelques pas de plus…
Retrouvez tous les livres de cuisine que nous avons chroniqués regroupés dans un album Pinterest.

Bobby le cookie
Recette de Loïc Limosin, illustrée par Marie Quenotte
La palissade dans la collection Et si on mangeait ?
8,50 €, 195 x 200 mm, 31 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014
La cuisine des Sisters
Recettes et photos de Brigitte Carrère, texte de Christophe Cazenove, illustré par William
Bamboo
10,60 €, 215 x 293 mm, 48 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014

A part ça ?

Ernest Zacharevic peint des fresques sur les murs en prenant en compte les éléments déjà présents.

Marianne

 

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Chaperons rouges, vilains canards, boucles d’or et d’autres encore

Par 6 mai 2013 Livres Jeunesse

Aujourd’hui des contes que nous connaissons (même si parfois on les a un peu oubliés) mais parfois dans des versions moins connues ou originales.

On commence avec deux livres de la somptueuse collection Contes du temps d’avant Perrault.

La barbe bleue ou Conte de l'oiseau d'Ourdi

Un homme vivait seul dans son château, il était craint, on disait même qu’il ressemblait à une bête. Sa barbe était si noire qu’elle en avait des reflets bleutés… on l’appelait donc Barbe Bleue. On disait que six fois il s’était marié et que six fois ses femmes étaient mortes. Imaginez donc la peur des gens du village quand une des filles vivant parmi eux décida de l’épouser…

La barbe bleueJ’avoue que j’avais un souvenir très lointain de ce conte mais en le lisant tout me revenait, la petite porte à ne pas ouvrir, la clef ensanglantée. Je suis toujours surpris par la cruauté des contes pour enfants (celui-ci a rarement été édulcoré et finalement la version de ce livre est assez proche de celle que nous connaissons), surpris que ça ne les traumatise pas plus. Car ici c’est vraiment une histoire dure (le cadavre des femmes retrouvées dans la cave, la fin de Barbe Bleue,…), un conte cruel qui pourtant plaît. Les illustrations de Claude Cachin sont absolument magnifiques, elles ressemblent presque à des photos par moment ou à des tableaux de Georges de la Tour. Un très très beau travail d’illustrations.

Le petit chaperon rouge

Une petite fille voulait absolument quitter sa maison et se promener dans la forêt. Sa mère le lui avait interdit et pour gagner du temps lui avait promis qu’elle n’irait que quand ses souliers de fer blanc et son habit seraient usés. La petite fille fit tout ce qu’il faut pour les user le plus vite possible. Son habit déchiré sa mère la revêtit d’un grand manteau de velours rouge et lui accorda d’aller dans la forêt si elle allait chez sa grand-mère. Chemin faisant, l’enfant rencontra le loup…

Le petit chaperon rougeVous aurez reconnu l’histoire du petit Chaperon Rouge sauf qu’ici on est loin de la version aseptisée… et ça va même très loin, le loup « déchire en morceaux » la grand-mère et fera boire son sang à la petite fille. L’enfant va devoir se déshabiller devant le loup et se coucher nue contre lui. On parle souvent de métaphore avec la pédophilie dans beaucoup de contes avec des loups, c’est ici encore plus flagrant. Ici aussi les illustrations (signées Régis Lejonc) sont très belles avec un rouge éclatant et un loup vraiment terrifiant. Une version inédite du petit chaperon rouge.

J’avais déjà chroniqué La belle au bois dormant dans cette collection (ici) et j’avoue être très fan, les livres sont absolument superbes avec leur papier épais, leur dos toilé,… au niveau édition c’est une pure merveille. C’est une chose rare que de lire les contes d’origine, ceux transmis par oralité, avant qu’ils n’aient été écrits… et quel bonheur ! Jean-Jacques Fdida a une superbe plume et ce sont vraiment des livres agréables à lire, la langue est belle. Des petits joyaux à faire entrer d’urgence dans sa bibliothèque.

l'ogresse et les sept chevreaux

Une chèvre avait sept chevreaux, elle avait peur pour eux quand elle devait s’absenter… elle craignait que l’ogresse ne vienne les dévorer. Elle leur faisait toujours la même recommandation : de demander à la personne qui frappait de passer sa queue par la chatière et ne surtout pas ouvrir si celle-ci était rêche et sèche.

l'ogresse et les sept chevreauxVous connaissez certainement le conte du loup et des sept chevreaux (que j’avais d’ailleurs chroniqué ici dans une très belle version sortie chez OQO), voici sa version libanaise ! J’aime toujours retrouver des versions étrangères (et exotiques pour nous) des contes que nous connaissons, ici je n’ai pas été déçu. Quel bonheur de retrouver cette mère prête à tout pour sauver ses petits et de découvrir une ogresse dévoreuse de chevreaux et de gâteaux au miel. Même si le fond reste le même il y a beaucoup de différences assez savoureuses. Praline Gay-Para a écrit un très beau texte, très rythmé, c’est un bonheur que de le lire à voix haute. Martine Bourre a  fait des illustrations « à l’orientale », avec des collages. Un bien bel album, une version qui change d’un des contes qui me ramène le plus en enfance.

Boucle d'or

Une petite fille nommée Boucle d’Or s’était perdue en forêt, sa mère lui avait pourtant demandé de ne pas s’y aventurer mais vous savez comment c’est, on fait un pas, puis un autre et nous voilà perdu. boucle d'orHeureusement elle trouva une petite maison sur son chemin, une maison dans laquelle elle vit une grande chaise, une moyenne chaise et une petite chaise…

Qui ne connaît pas l’histoire de Boucle d’Or ? Ici c’est la géniale Charlotte Gastaut qui l’illustre et c’est un pur régal. Cette illustratrice de grand talent nous avait déjà ravis avec Poucette, Peau d’âne,… dans la même collection. On veut bien qu’elle nous refasse tous les contes classiques ! Ce sont des contes qu’on aime avoir et ses illustrations sont superbes. Certaines images sont en noir et blanc et « doré », une pure merveille.

Le Rossignol et l'empereur de Chine

L’empereur de Chine avait des jardins si grands qu’il ne les connaissait pas entièrement. Un jour on lui rapporta que dans ses jardins vivait un rossignol dont le chant était une des plus belles choses qu’on puisse entendre. Il voulut donc qu’on Le rossignol et l'empereur de Chinelui rapporte cet oiseau et le garda pour lui, dans une belle cage dorée. Mais l’empereur aimait écouter souvent son chant, et le rossignol ne pouvait chanter tout le temps donc on lui en fabriquât un mécanique sertit de pierres précieuse bien plus beau que l’original et qui chantait sans se lasser… Le vrai rossignol pouvait donc partir… jusqu’au jour où…

Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises de ce très beau conte d’Andersen qui évoque tellement de choses dans notre époque actuelle (tradition contre modernité, choses naturelles contre choses plus « pratiques »,…). Cette très belle version sortie chez Chan-Ok a été réécrite par Kochka et est magnifiquement illustrée par Qu Lan. Un grand album très beau, très poétique qui fait part belle aux illustrations. Un beau voyage dans la Chine ancestrale.

On change radicalement de style avec deux adaptations de contes… en bande dessinées (sans texte).  Le Soldat de Plomb

Un petit garçon reçu en cadeau des soldats de plombs. Tous semblaient identiques pourtant l’un deux n’avait qu’une seule jambe. Il le mit donc à part, sur une table où étaient posés une fusée, un château, un dragon… et une danseuse. Tout de suite entre le soldat et la danseuse ce fût le coup de foudre… mais un petit diable caché dans une boîte allait vite se débarrasser de ce rival. C’était le début d’une longue aventure pour notre petit soldat.

vilain petit canard

Une canne couvait ses œufs, de jolis petits canards en sortirent bientôt… et un autre bien moins joli. Tout de suite rejeté, l’oiseau allait devoir se trouver une famille, des gens comme lui… un parcours pas de tout repos !

LE VAILLANT SOLDAT DE PLOMBLe vaillant soldat de plomb et Le vilain petit canard version bandes dessinées sans parole… il fallait y penser ! Les enfants dès 3 ans peuvent donc suivre seuls case après case les périples du petit soldat et du cygne (oui en fait le canard n’en est pas un, rappelez-vous). Une bonne façon d’apprendre à lire les images et de s’initier à la bande dessinée. En fin d’ouvrage on nous propose d’apprendre à dessiner les personnages de l’histoire (avec une méthode pas à pas) et on retrouve l’histoire version texte. Les illustrations sont très « BD pour enfants », j’avoue que personnellement ce n’est pas ce qui me touche le plus mais ça fonctionne bien auprès du public concerné ! D’autres titres existent dans la même collection.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué un livre de Jean-Jacques Fdida (La belle au bois dormant ou Songe de la vive ensommeillée), des livres de Régis Lejonc (Obstinément Chocolat et La rue qui ne se traverse pas), un livre de Praline Gay-Para (Au loup !), plusieurs livres de Martine Bourre (Les Deux Vieux & l’Arbre de vie, Au bain, mon lapin ! et La souris qui cherchait un mari), plusieurs livres de Charlotte Gastaut (Peau d’âne, PoucetteMon amie est princesse et Mais que fait la police ? ), plusieurs livres écrits par Kochka (Peau d’âne et Dans ma ville il y a…), enfin nous avons déjà chroniqué plusieurs contes d’Andersen (un CD regroupant plusieurs de ses contes, La petite fille aux allumettes illustré par Fabrice Backès, Les habits neufs de l’empereur illustré par Parastou Haghi et un recueil sorti chez Lito, Contes d’Andersen).
Vous pouvez retrouver tous les contes classiques que nous avons chroniqué avec le tag contes classiques.

La barbe bleue ou Conte de l’Oiseau d’Ourdi
de Jean-Jacques Fdida, illustré par Claude Cachin
Didier Jeunesse dans la collection Contes du temps d’avant Perrault
14,20€, 130×190 mm, 58 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2011
Le Petit Chaperon rouge ou La Petite Fille aux habits de fer-blanc
de Jean-Jacques Fdida, illustré par Régis Lejonc
Didier Jeunesse dans la collection Contes du temps d’avant Perrault
14,20€, 130×190 mm, 60 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2010
L’ogresse et les sept chevreaux
de Praline Gay-Para, illustré par Martine Bourre
Didier Jeunesse dans la collection à petits petons
5,50€, 164×166 mm, 30 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2013
Boucle d’Or & les 3 ours
de Rose Celli, illustré par Charlotte Gastaut
Père Castor
13,50€, 240×300 mm, 32 pages, imprimé en France, 2013
Le rossignol et l’empereur de Chine
de Kochka d’après Andersen, illustré par Qu Lan
Chan-Ok
13,25€, 260×280 mm, 32 pages, imprimé en France, 2013
Le Vaillant Soldat de plomb
de Hélène Beney, illustré par Olivier Supiot
Bamboo dans la collection Pouss’ de Bamboo
9,95€, 210×285 mm, 48 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2013
Le Vilain Petit Canard
de Hélène Beney, illustré par Curd Ridel
Bamboo dans la collection Pouss’ de Bamboo
9,95€, 210×285 mm, 48 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2013

A part ça ?
Un peu de poésie ? The Icebook

 

Gabriel

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