Bernardo Carvalho | La mare aux mots
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Bernardo Carvalho

Apprendre des choses sans s’en rendre compte

Par 16 juin 2017 Livres Jeunesse

Les albums du jour ne sont pas vraiment des documentaires, pourtant on y apprend des tas de choses. On va parler d’animaux du monde, de ce qu’il se passe sur la planète, de Paris et de l’eau.

J’adore les animaux !
Texte de Katie Cotton (traducteur.trice non crédité.e), illustré par Louis Thomas
Milan
14,90 €, 278×200 mm, 80 pages, imprimé en Chine chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
Le monde en une seconde
Texte d’Isabel Minhós Martins (traduit par Chiara Armellini), illustré par Bernardo Carvalho
Glénat dans la collection Vitamine
14,95 €, 275×278 mm, 56 pages, imprimé en Slovénie, 2017.
Paris pas bête !
de Judicaël Porte
Graine²
12 €, 207×207 mm, 48 pages, lieu d’impression non indiqué, 2016.
Le cycle de l’eau raconté au tableau
de Yann Reversat
Au tableau noir
12 €, 208×146 mm, 48 pages, lieu d’impression non indiqué, 2016.

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Vivre dehors

Par 8 août 2013 Livres Jeunesse

Il fait chaud, très chaud (en tout cas au moment où j’écris ces lignes), et si on allait vivre dehors ?

On part vivre sur une île déserteImaginez que votre bateau a sombré et que vous vous retrouvez sur une île déserte avec seulement ce que vous aviez sur vous (vos vêtements, un gilet de sauvetage et un téléphone qui ne fonctionne plus) et ce que la mer ramène (et elle en ramène des choses : bouteilles en plastique, sacs plastiques, filets de pêche,…). C’est ce qu’ont vécu Marie, Tom, Ian, Mona, Max et Fanch. Ils nous racontent comment ils ont survécu, comment ils se sont nourris, protégés de la pluie et du soleil. Ils nous délivrent des tas de conseils sur les cordages, faire du feu, se soigner et même comment faire pour faire ses besoins.

On part vivre sur une île déserte est un très beau livre (papier épais, couverture en relief fermée par un élastique,…) un peu étrange… Ce n’est pas un roman ni un documentaire, c’est ici un vrai carnet pour apprendre à vivre sur une île déserte avec des tas d’astuces racontées par des personnages qui ont vécu l’expérience (le livre commence par l’arrivée sur l’île et se termine par un bateau qui les trouve enfin. Entre les deux pas d’histoire, juste des astuces). C’est très intéressant (même s’il y a peu de chance que ça nous serve) et on lit de bout en bout ce carnet de bord tenu par des enfants de 10 à 14 ans. On pense à Sa majesté des mouches et à Seul au monde. On parle ici d’écologie, de nature, de se débrouiller. On a presque envie de vivre, comme eux, sur une île déserte et de fabriquer nos maisons, nos habits et de vivre en communauté en s’entraidant. Un très bel ouvrage bien original.

Marée hauteSur la plage, les choses sont différentes à marée basse et à marée haute. Dans le premier cas on ramasse des coquillages, on s’allonge dans une flaque d’eau, on attend. Puis l’eau monte et on peut se baigner, profiter de la mer.

Marée haute est un album sans texte, des scènes de plages à différents moments de la marée. Le livre est très grand et met bien en valeur les belles illustrations de Bernardo Carvalho, illustrateur dont nous vous avons déjà parlé. Ici encore il joue avec les couleurs en les superposant. Il nous montre ce qu’il se passe sur une plage, à nous d’inventer l’histoire de ces gens. Un bel album très graphique (on pense un peu à un livre d’artiste).

Quand il fait beau et qu’on vit au grand air il y a un souci… les moustiques !

MouztikMouztik a faim, très faim. Il pose son livre et va chercher de la nourriture. Tout à coup le voilà qui tombe sur de gros orteils, il sent qu’il va se régaler… sauf si le propriétaire des doigts de pied le remarque ! Mais Mouztik est un gros malin…

Beaucoup d’humour et des illustrations surprenantes dans cet album signé Emmanuelle Eeckhout. Même si, comme je l’ai déjà dit, j’ai horreur des « ze » à la place des « je », j’ai beaucoup aimé cette histoire de moustique, bien plus malin qu’il en a l’air. La chute est assez inattendue et amusera beaucoup les enfants. Le mélange de deux techniques de dessin est vraiment original et là aussi on se régale, c’est très coloré et vraiment surprenant graphiquement. Un album plein d’humour, très réussi.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué plusieurs livres de Bernardo Carvalho (Le coq mange-noix et Les deux routes).

On part vivre sur une île déserte
de Jacques Van Geen et Philippe Laborde
Gallimard Jeunesse
14,95€, 130×210 mm, 160 pages, imprimé en Chine, 2013.
Marée Haute
de Bernardo Carvalho
Gallimard Jeunesse Giboulées
14,90€, 270×350 mm, 40 pages, imprimé au Portugal, 2013.
Mouztik
d’Emmanuelle Eeckhout
Pastel
10€, 175×205 mm, 32 pages, imprimé en Italie, 2013.

Gabriel

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Attention les animaux s’en vont !

Par 11 janvier 2013 Livres Jeunesse

Le coq mange-noixUn coq et une poule avaient décidé de quitter la ferme pour découvrir le monde seulement voilà… le coq adorait les noix et dès le premier noyer croisé le voilà qui se gave, qui se gave, qui se gave… jusqu’à ce que des noix restent coincées dans sa gorge ! La poule ayant peur pour son coq part chercher l’aide de la fermière mais celle-ci ne peut l’aider sans bottes en laine et il faut donc courir chez le cordonnier ! Seulement le cordonnier a besoin de laine… il faut aller voir le mouton… bref il en faudra bien du monde pour sauver le coq… espérons qu’il puisse attendre !

Le coq mange-noix, vous l’aurez compris, est un conte de randonnée. Chaque fois la Le coq mange-noixpoule devra trouver un élément dont une personne a besoin puis faire le chemin dans le sens inverse pour revenir sauver son coq. On parle donc ici d’entraide, et avec humour et poésie. Les illustrations de Bernardo  Carvalho sont magnifiques et jouent avec les couleurs (l’illustrateur montre aux enfants ce que donnent les mélanges de couleurs par un ingénieux jeu de transparence). Un très bel album sorti chez OQO (une référence !).

Vacances à la fermeCOCORICOOOOOOOOO ! Le fermier n’en revient pas… c’est déjà l’heure ? il lui semble qu’il est plus tôt que d’habitude… Allez hop dans la cuisine ! Aïe… plus de lait pour le petit déjeuner ! Courons voir la vache… elle dort ! Bon une omelette alors ? Mais où sont les poules ? Ouh la… rien n’a l’air de tourner rond ce matin…

Ah le tandem Michaël Escoffier / Nicolas Gouny ! Quel bonheur de le retrouver. Les Vacances à la fermeenfants adorent (et nous aussi) leur humour décalé (un poil déjanté), l’énergie de leurs albums (ça va à 200 à l’heure ici aussi). Ici il est donc question des animaux qui ont décidé de s’offrir un peu de vacances, ce que le fermier ne voit pas d’un très bon œil ! C’est drôle, moderne, plein de petits détails, bien écrit… bref encore une belle réussite !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà parlé de Bernardo Carvalho lors de notre chronique sur Les deux routes.
Quand à Michaël Escoffier et Nicolas Gouny ce sont des habitués du blog, d’eux deux nous avons chroniqué La plume et séparément…
… de Michaël Escoffier : Bonjour facteur, Bonjour Docteur et Sans le A.
… de Nicolas Gouny : Il était une fois… une grenouille, Il était une fois… un papillon, Paolo, La vérité sort toujours de la bouche des enfants,  Meuh non ! Y’a pas que les vaches qui pètent qui polluent la planète !, Jérôme, Amédée et les girafes. Et l’interview que nous avons faite de lui.

Le coq mange-noix
de Roberto Mezquita (traduit de l’espagnol par Maud Huntingdon), illustré par Bernardo Carvalho
OQO dans la collection O
14€, 250×230 mm, 36 pages, imprimé au Portugal, 2012.
Vacances à la ferme
de Michaël Escoffier, illustré par Nicolas Gouny
Balivernes
12€, 200×250 mm, 40 pages, imprimé en Italie, 2011


A part ça ?

Une petite vidéo qui montre que Michaël Escoffier est aussi drôle “en vrai” que dans ses livres.

Gabriel

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Sens dessus dessous

Par 26 mai 2012 Livres Jeunesse

N’ayez pas peur d’attraper un torticolis…

C’est l’heure du départ ! Dans la voiture bleue, les partisans de l’autoroute. Dans la rouge, ceux de la Nationale. Ils vont au même endroit, mais ils ne partent pas au même moment, ne voient pas les mêmes choses, n’ont pas les mêmes sensations ni les mêmes occupations… On fait le voyage avec eux à travers ce livre dans lequel tout est double : on trouve deux couvertures (une bleue et une rouge), deux sous-titres (N1 vs A1 et A1 vs N1), deux sens d’écriture, et pourtant les deux histoires d’Isabel Minhos Martins partagent les mêmes pages. Tantôt superposées, tantôt croisées, les deux routes cohabitent. J’ai beaucoup aimé toutes les trouvailles de mise en page de ce livre. Le livre est ici un véritable objet à manipuler, à regarder dans un sens puis dans l’autre, la tête à l’endroit ou à l’envers. Les illustrations de Bernardo Carvalho sont stylisées et monochromes, mais ça renforce les effets de mise en page, et c’est original.

   

Un peu sur le même principe de livre-double, Frédéric Laurent nous propose Fipopus et Gropopus. C’est vraiment très difficile de vous parler de ce livre, qui ne ressemble à aucun autre. Mais je peux déjà vous dire que je l’ai beaucoup aimé. Déjà, l’objet est vraiment très beau. Non seulement on retrouve le principe de double-couvertue et de double-histoire, mais en plus il est relié de telle manière qu’on peut le déplier complètement pour former une immense frise. La typographie tient une place capitale dans l’histoire et j’aime beaucoup cette idée que les mots prennent vraiment part à l’illustration, et le format tout en hauteur a toute son importance.
Pour vous parler un peu plus de l’histoire, je dirais que les Fipopus et les Gropopus sont deux peuples qui ne se connaissent pas, mais dont les destins sont quand même très liés. Ils ne vivent pas ensemble, mais on se rend vite compte qu’ils habitent la même terre. Un puits qui se tarit d’un côté, c’est de l’eau qui jaillit de l’autre. Une météorite qui creuse l’une des terres provoque l’éruption d’une montagne sur l’autre, etc.
Deux histoires pour deux peuples bien différents, qui finalement, partagent un peu les mêmes ressources. Un autre livre “tête-bêche”, un peu loufoque comme je les aime !

Quelques pas de plus….
Se balader et Les mille blancs des esquimaux sont deux autres livres d’Isabel Minhos Martins chroniqués sur La Mare aux Mots.
Fipopus et Gropopus vu par Le cabas de Za.

Les deux routes
de Isabel Minhos Martins illustré par Bernardo Carvalho
Notari dans la collection L’oiseau sur le Rhino.
13 €
Fipopus et Gropopus
de Frédéric Laurent
L’Atelier du Poisson Soluble
15 €

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A part ça ?

Je vous fais partager une trouvaille : le site “Se coucher moins bête”. La page d’accueil annonce : “le site pour briller en soirée”. Je dirais aussi que ça peut vous permettre de glaner plein d’infos insolites à partager avec vos enfants !

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