La mare aux mots
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Cendrillon

Des pantoufles velues et une grosse bête poilue

Par 2 novembre 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, deux histoires pleines de surprises ! La première dépoussière sérieusement le conte de Cendrillon, et la seconde nous présente une mystérieuse petite bête tapie au fond d’une grotte.

Cendrillon et la pantoufle velue
Texte de Davide Cali, illustré par Raphaëlle Barbanègre
Talents Hauts
15 €, 250×250 mm, 32 pages, imprimé en République tchèque, 2017.
Gros loup et la petite bête
de Rob Hodgson
Belin Jeunesse
12,90 €, 240×280 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2017.

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Des petits romans pour l’égalité filles-garçons [article en libre accès]

Par 10 avril 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on découvre des histoires qui bousculent les clichés, avec des petites filles et des petits garçons qui ne s’en laissent pas conter. Quatre courts romans pour s’interroger, débattre, réfléchir… parce qu’il n’y a pas d’âge pour aborder l’égalité !

Mattéo fête prochainement son anniversaire et a, pour l’occasion, confectionné une magnifique carte mêlant requins, camions, cœurs et paillettes. Séduit.e.s par l’invitation, ses ami.e.s acceptent de bon cœur, et entreprennent de lui chercher un cadeau. Mais pas facile de trouver la bonne idée pour un camarade qu’ils ne connaissent pas si bien, car il est arrivé deux mois plus tôt. Qu’à cela ne tienne, les enfants se débrouillent pour obtenir une liste de ce que souhaite Mattéo par l’intermédiaire de sa mère. Et là, c’est la stupéfaction ! Car sur la liste, on trouve un ballon de foot, une voiture de police, des dragons… mais aussi une dinette, un petit poney et une poupée ! On s’étonne, on s’inquiète, on n’y croit pas… Et puis petit à petit, on débat. Dans la petite bande, tout le monde y va de son avis et se creuse la tête : mais qui est donc cet étrange garçon dont les goûts ne rentrent dans aucune case ?
Ah, les jouets genrés et leurs rayons rose et bleus… Ce petit livre prend la question à bras le corps et permet aux plus jeunes de creuser leur réflexion. Si l’on peut lui reprocher un aspect un peu trop pédagogique (c’est d’ailleurs la maitresse, à l’aide d’un exercice plutôt malin, qui va aider les enfants à y voir un peu plus clair), le texte a le mérite d’inciter à réfléchir par soi-même, en suivant le débat que les enfants vont mener entre eux. Le sujet y est traité avec pertinence et simplicité, et le questionnement des personnages montre bien l’absurdité de la répartition. : les dauphins, c’est forcément pour les filles ? Mais alors ce sont les requins qui sont pour les garçons ? Et les perles, c’est un truc de filles ? Mais un dragon en perles, c’est pour qui ? Un petit roman qui fera sûrement réagir les jeunes lecteurs et lectrices, donc, et qui leur offre aussi une très jolie histoire d’amitié !
Un court roman parfait pour évoquer le sujet des jouets genrés.

Quand la maîtresse a demandé aux élèves d’écrire une pièce de théâtre sur le Moyen-Âge, Noé a choisi une histoire de chevalier et de princesse, certain qu’elle plairait à la belle Pénélope, dont il est éperdument amoureux. Pourtant, à la lecture, la petite fille a l’air peu convaincue et même passablement énervée. Pourquoi Noé aurait-il forcément le rôle du combattant courageux et elle celui de la demoiselle attendant comme une idiote en haut de sa tour ? Un peu déboussolé, le petit garçon se confie à son ami Azote le troll, qui trouve que les filles sont bien compliquées… Les deux amis entreprennent alors de répéter à leur tour la pièce de théâtre, dans l’espoir de comprendre ce qui a bien pu rendre Pénélope aussi furieuse. Mais Ozone, la sœur d’Azote, a elle aussi bien du mal à jouer les demoiselles en détresse : elle se bagarre, vient en aide au chevalier, et va jusqu’à l’embrasser brusquement sans lui demander son avis ! Vexés, les garçons décident de faire cavaliers seuls, mais une mésaventure survenue en chemin va leur montrer que les garçons aussi ont parfois besoin d’être sauvés…
Cette fois c’est aux contes traditionnels que l’on s’intéresse, avec leur lot de princesses éplorées et de chevaliers téméraires. Si le roman traite le sujet avec humour (et nous offre aussi une belle dose de péripéties), je dois dire que j’ai tout de même été un peu gênée à la lecture par le baiser forcé de la trollesse sur le petit garçon que j’ai trouvé évoqué assez légèrement, quand on voit combien il est important d’enseigner le consentement à toutes et tous. L’inversion des rôles (ici c’est la fille/trollesse qui force le garçon) peut cependant être vue comme un moyen de dénoncer un acte très présent dans les histoires classiques, et d’évoquer le sujet avec les jeunes lecteur.trice.s qui auront sûrement un avis sur la question. Malgré cette légère réserve, ce nouveau tome de Noé et Azote reste un très bon petit roman, qui évoque les clichés avec malice et pertinence et ne manquera pas de susciter le débat chez les plus jeunes !
Un bon petit roman pour réfléchir aux rôles traditionnels et bousculer les clichés !

C’est la rentrée pour le jeune Omar Canard, qui débarque dans une nouvelle école après un déménagement. Dès son arrivée, les ennuis commencent : on se moque de son manteau flambant neuf, on rit de son prénom, on le traite de vilain, de petit, de canard. À la récré, on lui propose tout de même une partie de football, mais Omar refuse, pas vraiment intéressé. Car la passion du petit garçon, ce n’est pas le ballon rond, mais la danse. Le soir, sur le chemin de la maison, il passe devant un lac où s’ébattent de magnifiques cygnes, et reste émerveillé devant leur beauté. C’est décidé, il sera aussi beau que ces derniers, et il dansera avec eux. En deux temps trois mouvements, le petit garçon se fabrique un beau costume, et entame sa carrière de danseur…
Voilà une réécriture du vilain petit canard vraiment originale. Plus court que les deux précédents, ce livre est parfaitement adapté aux débutant.e.s en lecture, avec son texte réduit à l’essentiel, ses dialogues représentés sous forme de bulles et la grande place qu’il laisse aux illustrations. Malgré sa simplicité, Le Vilain Petit Canard (ou presque) propose une variation autour du conte très bien amenée doublée d’une jolie histoire à la conclusion particulièrement émouvante. On peut aussi saluer la diversité présente dans les illustrations, qui font figurer des personnages de toutes origines, ce qui n’est malheureusement pas encore si courant (même si l’on progresse !).
Une vraie réussite, à mettre entre toutes les mains !

Dans la même série, on retrouve également Cendrillon (ou presque). Reposant sur le même principe, celui-ci nous propose une réécriture de l’histoire de la célèbre princesse à travers le personnage de la petite Sandi, une fillette passionnée de football. Bien que très douée, cette dernière peine à s’intégrer dans l’équipe de filles de son quartier, car deux méchantes sœurs se moquent de sa tenue en piteux état. Quand vient le jour du grand concours départemental destiné à désigner la meilleure joueuse, les sœurs l’écartent du groupe. Peinée, la fillette va se réfugier à la bibliothécaire où travaille sa marraine, qui lui dégote une tenue de sport et décide illico presto de l’emmener au tournoi. Sandi y montre toute l’étendue de son talent, mais au moment de désigner la grande gagnante, elle prend peur et s’enfuit. Heureusement, la petite fille a semé sur son chemin une de ses chaussures de foot, et les organisateurs vont vite identifier la mystérieuse joueuse !
Tout aussi réussi que Le Vilain Petit Canard, Cendrillon (ou presque) s’adresse aux enfants un tout petit peu plus à l’aise avec la lecture (mais reste tout de même très accessible). Les références au conte y sont nombreuses, bien trouvées et plutôt rigolotes (la super marraine bibliothécaire conduit par exemple une voiture orange baptisée Citrouille). On peut saluer également le fait qu’ici les clichés sont démontés sans même être mentionnés : le don pour le football de la petite fille et la présence d’une équipe de filles sont présentés comme des choses tout à fait normales. Voilà donc une petite Cendrillon bien différente de celle que l’on connait, et dont le courage et la débrouillardise sont particulièrement salvateurs !
Une Cendrillon nouvelle génération, qui donne un bon coup de pied dans le conte originel et démonte au passage pas mal de clichés !

Le garçon qui jouait à la poupée
de Roger Judenne
Oskar dans la collection Premiers romans
8,95 €, 130×200 mm, 42 pages, imprimé en Europe, 2016.
Noé et Azote T.9 : Coup de théâtre !
Texte de Mim et Benoît Bajon, illustré par Aurélie Guillerey
Magnard Jeunesse dans la collection Mes premiers romans
5,90 €, 145×195 mm, 48 pages, imprimé en Belgique, 2017.
Le Vilain Petit Canard (ou presque)
Texte de René Gouichoux, illustré par Rémi Saillard
Nathan dans la collection Premières lectures
5,60 €, 145×190 mm, 31 pages, imprimé en France, 2017.
Cendrillon (ou presque)
Texte de René Gouichoux, illustré par Rémi Saillard
Nathan dans la collection Premières lectures
5,60 €, 145×190 mm, 31 pages, imprimé en France, 2017.

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Des ours exilés et un conte chamboulé

Par 3 mars 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on rencontre une bande d’ours polaires à la recherche d’une terre d’asile, puis on va bousculer les contes traditionnels !

Bienvenus 
de Barroux (traduit par Élisabeth Duval)
Kaléidoscope
13 €, 252×280 mm, 32 pages, imprimé en Malaisie, 2017.
La dernière histoire du soir
de Nicolas O’Byrne (traduit par Rose-Marie Vassallo)
Père Castor-Flammarion
13,50 €, 237×298 mm, 44 pages, imprimé en Chine, 2017.

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Des livres… et un peu plus

Par 9 juin 2016 Livres Jeunesse, Numérique

Parfois, le livre… n’est pas qu’un livre… Il y a un petit bonus. Aujourd’hui, je vous propose des livres avec un ajout numérique et un livre avec des cubes.

Copain ?
de Charlotte Gastaut
Albin Michel Jeunesse dans la collection Histoires Animées
15 €, 175×238 mm, 22 pages, imprimé en Pologne, 2016.
Chouette !
de Léna Mazilu
Albin Michel Jeunesse dans la collection Histoires Animées
15 €, 175×238 mm, 22 pages, imprimé en Pologne, 2016.
La Fabrique à contes
Auteur.e non crédité.e, illustré par Mylène Rigaudie
Auzou
14,95 €, 210×301 mm, 12 pages, imprimé en Chine, 2016.

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Vous aimez les contes ?

Par 28 octobre 2013 Livres Jeunesse

J'aime pas les contesAgathe, elle n’aime pas les contes ! C’est quoi ces histoires de mouton qui ne sait pas bêler ou d’animal qui ne veut plus être un animal ? Son chat à elle c’est pas un chat de conte, il ne fait que des trucs de chat ! Et puis elle, elle ne veut pas être une fille de conte qui n’est intéressée que par le maquillage, les belles robes et la vaisselle et pas le vélo ou les jeux de ballon ! A-t-on déjà vu dans les contes un prince qui aime un prince ? A-t-on déjà vu dans la vie un chat mort qui redevient vivant ? NON ! Alors…

Beaucoup d’humour dans J’aime pas les contes d’Hélène Lanscotte et Amandine Laprun… mais pas uniquement. Bien sûr, on rit des remarques de cette petite fille espiègle, mais ses réflexions sont parfois pleines de bon sens, une vraie critique de la littérature jeunesse (souvent très sexiste) et de la façon dont on s’adresse aux enfants (souvent comme s’ils étaient complètement idiots). Derrière ce texte plein d’humour et cette critique des contes, il y a aussi l’histoire du chat d’Agathe, un chat très présent dans ses réflexions et dans les illustrations, un chat qui est mort et qui ne reviendra pas, alors que s’il avait été un chat de conte, quelqu’un l’aurait sorti de terre pour qu’il soit à nouveau vivant. On comprend aussi que l’énervement de la petite fille, son rejet des contes, naît de cette souffrance, de cette confrontation avec la dureté de la réalité, la vie n’est pas un conte… Un album très réussi, plein d’humour… mais pas que drôle dans lequel on s’amusera à retrouver les références aux contes connus.
Plus d’illustrations sur le site de l’illustratrice.

Et vous, vous aimez les contes ? Alors voici une sélection d’albums sortis récemment.

La Belle aux bois dormantAurora était née de l’amour d’un roi et d’une reine. Ils l’avaient tant voulu cet enfant, qu’ils lui choisirent sept fées pour marraines. Chacune se pencha sur le berceau d’Aurora pour lui offrir les plus belles qualités. Malheureusement, une fée qui n’avait pas été conviée arriva, et de colère elle jeta un sort à l’enfant, avant son quinzième anniversaire elle allait se piquer le doigt et mourir. Une fée qui n’avait pas encore offert son cadeau à Aurora put atténuer le sort et transformer la mort en long sommeil.

Il y a quand même grande chance que cette histoire vous dise quelque chose ! La belle au bois dormant est parmi les contes les plus connus des enfants (et de leurs parents). C’est une magnifique version que vient de sortir L’élan vert. Les illustrations d’Anja Klauss sont somptueuses, l’histoire de Bernard Villiot est très proche de la version de Perrault (même si celui-ci n’est pas cité dans l’ouvrage), l’album est grand. Un très bel album pour une histoire qui enchante génération après génération.
Plus d’extraits sur le site de l’illustratrice.

Blanche-Neige Un roi et une reine s’aimaient tendrement et souhaitaient un enfant. Un jour, la reine se piqua le doigt à sa fenêtre et une goutte de sang tomba dans la neige. La reine souhaita avoir un enfant dont les lèvres seraient rouges comme cette goutte de sang, sa peau blanche comme la neige et ses cheveux noirs comme l’ébène du bois de la fenêtre. L’enfant naquit… mais la reine mourût. Le roi se remaria avec une femme méchante qui enviait la beauté de l’enfant, elle décida même de la faire tuer, mais Blanche-Neige, car tel était son nom, s’enfuit dans la forêt et trouva refuge chez sept nains qui l’employèrent comme boniche.

Bon OK… je crois que je l’ai déjà dit, mais je n’aime pas Blanche-Neige… Je n’aime pas ce personnage qui est cruche au possible. Elle se fait avoir par la reine par trois fois avec la même technique, on a beau lui dire de n’ouvrir à personne, elle a beau être passée à côté de la mort par deux fois en mettant un corset que lui a offert une vieille femme, puis mis un peigne empoisonné dans ses cheveux, toujours offert par une vieille femme… quand le lendemain, à nouveau, une veille femme lui propose une pomme, elle la mange ! Avouez que quand même… Ensuite
“Si tu veux bien tenir notre maison, faire la cuisine, le ménage, coudre et tricoter, tu peux rester avec nous et nous prendrons soin de toi.”
“J’en serai enchantée”, répondit Blanche-Neige et le marché fut conclu. Toute la journée, les sept nains allaient extraire l’or de la montagne. Quand ils rentraient, ils trouvaient leur repas sur la table, leurs vêtements propres et raccommodés, et la maison étincelante comme un sou neuf.
Aheum… bref autant certains contes ne vieillissent pas, autant Blanche-Neige… je ne peux pas ! En dehors de ça c’est une très belle version sortie dans la collection Lutin poche chez L’école des loisirs, avec de belles illustrations à la peinture signées Angela Barrett (qui rendent le conte un peu moins mièvre, mais n’arrive pas à le sauver !).

CendrillonUn veuf, père d’une jeune fille, s’était remarié avec une femme méchante. Cette femme avait elle-même deux filles et celles-ci prenaient leur demi-sœur pour leur souffre-douleur et leur bonne. Le jour où le fils du roi donna un bal, Cendrillon, comme l’avait nommée ses bourreaux, voulut y aller. Mais forcément quand on n’a que des guenilles comme vêtements… Heureusement que Cendrillon avait une fée comme marraine !

Là aussi, inutile que je vous raconte l’histoire, vous connaissez forcément Cendrillon (non ?) ! C’est une très jolie version qui vient de sortir en Lutin Poche chez L’école des loisirs avec de magnifiques illustrations à la peinture signées Elsa Oriol. Une très jolie version à petit prix pour un bien joli conte intemporel.
D’autres illustrations sur le site de l’illustratrice.
Le même vu par Un petit bout de bib(liothèque).

cendrillon ou la belle au soulier d'orUn homme vivait heureux avec son épouse et sa fille… jusqu’à ce que sa femme meurt. Il se remaria avec la voisine, une horrible femme déjà mère d’une enfant. Quand la fille de l’homme menait la vache au champ, celle de la femme se prélassait. Cette fainéante alla même jusqu’à surnommer sa demi-sœur des pires noms, Cendouillon, Cendrasse, Cucendron et même Cendrillon…

Que j’aime cette collection ! Dans Les contes d’avant Perrault, Jean-Jacques Fdida nous raconte les premières versions des contes, quand ce n’étaient encore que des contes de traditions orales, avant que Perrault ne les édulcore. Ici, la demi-sœur de Cendrillon se coupe les orteils et le talon pour entrer dans le soulier, la marâtre et sa fille meurent (alors que dans la version de Perrault tout le monde est pardonné et Cendrillon présente même des princes à ses demi-sœurs pour qu’elles se marient avec !). Les histoires de cette collection sont passionnantes et particulièrement bien écrites, ce sont des livres que j’achèterais même si je n’avais pas ce blog et même si je n’avais pas d’enfant. De petits livres dont l’édition est particulièrement soignée. De petites merveilles.
Des extraits des illustrations sur le site de Didier Jeunesse.

Le Chat bottéAprès que leur père soit mort, trois hommes eurent comme héritage un moulin, un âne et un chat. Le premier prit le moulin, le deuxième l’âne, imaginez la peine du troisième de se contenter du chat ! Ce n’est pas avec un chat qu’il gagnerait sa vie, qu’il allait devenir riche ! Il se trompait…

Un peu moins connu que les autres contes (d’après moi), Milan vient de sortir une version du Chat botté avec le texte original de Charles Perrault. Le vieux français du texte est vraiment en contraste avec les illustrations modernes signées Raphaël Gauthey. J’avoue avoir du mal, personnellement, à lire des textes dans un français aussi littéraire à des enfants, mais c’est vraiment un bien bel album. Sa grande taille met bien en valeur les illustrations. C’est également une édition très soignée avec un beau papier épais. Une très belle histoire qui prouve qu’on peut réussir sans richesse, mais avec de l’astuce.
Plus d’illustrations sur le site de l’illustrateur.
Le même vu par Sous le feuillage.

Le petit chaperon rougeUne jeune fille, qui à cause d’un mauvais sort, dormit 100 ans (jusqu’à ce qu’un prince la réveille, mais on vous a parlé d’elle plus haut), trois petits cochons qui se construisirent l’un une maison de paille, l’autre une maison de bois et le dernier une maison de brique (la dernière étant plus résistante face à un loup), une petite fille vêtue d’un chaperon rouge qui allait voir Boucle d'Orsa grand-mère et rencontra le loup en chemin et une autre qui se réfugia dans une maison appartenant à des ours et qui goûta leur soupe et dormit dans leurs lits.

Dans une toute nouvelle collection, Mon théâtre de contes, Les Trois petits cochonsviennent donc de sortir La Belle au bois dormant, Les trois petits cochons, Le petit chaperon rouge et Boucle d’or et les trois ours. Chaque livre propose cinq décors en découpe (chaque fois qu’on tourne la page, on découvre une scène à travers une découpe, un peu comme un décor de théâtre, pour mieux comprendre voir sur le site de Peggy Nille). C’est une belle façon de redécouvrir (voire même de découvrir, il faut bien une première fois) ces classiques. La belle au bois dormantLe choix des illustrateurs est assez varié et je serai tenté de dire qu’il y en a pour tous les goûts (personnellement, j’adore le Petit chaperon rouge de Peggy Nille, je suis moins touché par les illustrations de La Belle au bois dormant). Les textes sont vraiment adaptés pour les jeunes enfants (l’éditeur dit « 2/3 ans », mais pour cet âge les textes sont, d’après moi, un peu longs, par contre ils seront émerveillés par les images et le côté décor découpé). Une très très jolie collection.

Le petit théâtre d'ombre Les fables de La FontainePuisqu’on parle de théâtre, on peut aller encore plus loin avec la collection Le petit théâtre d’ombres de chez Gallimard jeunesse giboulées. Je vous avais déjà parlé de Cendrillon dans cette collection, là c’est un coffret qui vient de sortir contenant Les fables de La Fontaine et une recharge Le Petit chaperon Rouge. Ici, on propose à l’enfant de créer un spectacle en ombres chinoises et tout est fourni pour le réaliser : une scène, une lampe dynamo (donc sans piles), des figurines, des décors et un livre qui va aider l’enfant à réaliser son spectacle : textes des histoires (ici donc cinq fables de La Fontaine et Le petit chaperon rouge), un carnet de mise en scène (expliquant l’installation, les personnages, comment distribuer les rôles…) et l’histoire sous forme de pièce de théâtre pour pouvoir la jouer. L’idée de cette collection est vraiment très bonne et les illustrations sont toujours très belles. Les livrets expliquent bien aux enfants comment monter leur spectacle. Seul bémol, je l’avais déjà remarqué avec Cendrillon, c’est encore le cas ici, il y a quand même un petit souci d’édition ! C’est très fragile, pas toujours bien collé, les livrets pas super bien reliés, la lampe de Cendrillon nous avait lâchés assez vite (alors qu’elle est censée être utilisable longtemps)… c’est un peu dommage qu’un aussi bel objet souffre de soucis de qualité, car vraiment c’est une collection magnifique.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres de Bernard Villiot (La mouffle), Anja Klauss (Princesses de tous les pays), Elsa Oriol (Le pipi de Barnabé), Jean-Jacques Fdida (La barbe bleue ou Conte de l’Oiseau d’Ourdi, Le Petit Chaperon rouge ou La Petite Fille aux habits de fer-blanc et La belle au bois dormant ou Songe de la vive ensommeillé), Delphine Jacquot (Le livre secret des anges et La belle au bois dormant ou Songe de la vive ensommeillée), Anne-Sophie Baumann (Cherchons les petites bêtes ! Découvertes et activités au jardin, Au trot petit poney ! et Bonjour docteur !), Peggy Nille (Les amoureux du ciel, (Mes créations du monde entier, Le nom du diable, Contes d’un autre genre, et Mes créations du monde-Europe), Elise Mansot (Katsi, Gardons le sourire ! et Aimata et le secret des tambours) et de nombreux livres d’après Perrault (Le petit chaperon rougeLe chat botté et Le petit Poucet dans la collection Les contes en chanson chez Larousse, Peau d’âne illustré par Charlotte Gastaut, Le petit chaperon rouge dans une version “herbier” et une version sans texte et Cendrillon en petit théâtre d’ombre).
Si vous cherchez nos autres chroniques de contes de ce type vous les trouverez grâce à ce tag Contes classiques.

J’aime pas les contes
Texte d’Hélène Lanscotte, illustré par Amandine Laprun
Albin Michel Jeunesse dans la collection Zéphyr
10€, 220×170 mm, 38 pages, imprimé en Italie, 2013.
La belle au bois dormant
Texte de Bernard Villiot, illustré par Anja Klauss
L’élan vert
13,90€, 242×307 mm, 26 pages, imprimé en Chine, 2013.
Blanche-Neige
Texte de Joséphine Poole (traduit par Isabel Finkenstaedt), illustré par Angela Barrett
L’école des loisirs dans la collection Lutin Poche
5,60€, 190×150 mm, 36 pages, imprimé en France, 2013.
Cendrillon
d’après Charles Perrault, illustré par Elsa Oriol
L’école des loisirs dans la collection Lutin poche
5,60€, 150×190 mm, 36 pages, imprimé en France, 2013.
Cendrillon ou La Belle au soulier d’or
Texte de Jean-Jacques Fdida, illustré par Delphine Jacquot
Didier Jeunesse dans la collection Contes du temps d’avant Perrault
14,20€, 136×197 mm, 48 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Le chat beauté
Texte de Charles Perrault, illustré par Raphaël Gauthey
Milan dans la collection Albums classiques
16,90€, 260×315 mm, 40 pages, imprimé en Italie, 2013.
Le Petit Chaperon Rouge
Texte d’Anne-Sophie Baumann, illustré par Peggy Nille
Hatier Jeunesse dans la collection Mon théâtre de contes
9,99€, 195×205 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2013.
Boucle d’or et les trois ours
Texte d’Anne-Sophie Baumann, illustré par Sarah Andreacchio
Hatier Jeunesse dans la collection Mon théâtre de contes
9,99€, 195×205 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2013.
Les trois petits cochons
Texte d’Anne-Sophie Baumann, illustré par Elise Mansot
Hatier Jeunesse dans la collection Mon théâtre de contes
9,99€, 195×205 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2013.
La Belle au bois dormant
Texte d’Anne-Sophie Baumann, illustré par Frédéric Rébéna
Hatier Jeunesse dans la collection Mon théâtre de contes
9,99€, 195×205 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2013.
Les fables de La Fontaine + Le petit chaperon rouge
Illustrés par Stéphane Blanquet et Volker Theinhardt
Gallimard Jeunesse Giboulées dans la collection Le petit théâtre d’ombre
19,90€, 210×255 mm, 2×44 pages, imprimé en Chine, 2013.

A part ça ?

On est dans les 10 finalistes de la catégorie Culture Généraliste des Golden Blog Awards et c’est UNIQUEMENT grâce à vous, MERCI !

Gabriel

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