La mare aux mots
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Chan-ok

Chaperons rouges, vilains canards, boucles d’or et d’autres encore

Par 6 mai 2013 Livres Jeunesse

Aujourd’hui des contes que nous connaissons (même si parfois on les a un peu oubliés) mais parfois dans des versions moins connues ou originales.

On commence avec deux livres de la somptueuse collection Contes du temps d’avant Perrault.

La barbe bleue ou Conte de l'oiseau d'Ourdi

Un homme vivait seul dans son château, il était craint, on disait même qu’il ressemblait à une bête. Sa barbe était si noire qu’elle en avait des reflets bleutés… on l’appelait donc Barbe Bleue. On disait que six fois il s’était marié et que six fois ses femmes étaient mortes. Imaginez donc la peur des gens du village quand une des filles vivant parmi eux décida de l’épouser…

La barbe bleueJ’avoue que j’avais un souvenir très lointain de ce conte mais en le lisant tout me revenait, la petite porte à ne pas ouvrir, la clef ensanglantée. Je suis toujours surpris par la cruauté des contes pour enfants (celui-ci a rarement été édulcoré et finalement la version de ce livre est assez proche de celle que nous connaissons), surpris que ça ne les traumatise pas plus. Car ici c’est vraiment une histoire dure (le cadavre des femmes retrouvées dans la cave, la fin de Barbe Bleue,…), un conte cruel qui pourtant plaît. Les illustrations de Claude Cachin sont absolument magnifiques, elles ressemblent presque à des photos par moment ou à des tableaux de Georges de la Tour. Un très très beau travail d’illustrations.

Le petit chaperon rouge

Une petite fille voulait absolument quitter sa maison et se promener dans la forêt. Sa mère le lui avait interdit et pour gagner du temps lui avait promis qu’elle n’irait que quand ses souliers de fer blanc et son habit seraient usés. La petite fille fit tout ce qu’il faut pour les user le plus vite possible. Son habit déchiré sa mère la revêtit d’un grand manteau de velours rouge et lui accorda d’aller dans la forêt si elle allait chez sa grand-mère. Chemin faisant, l’enfant rencontra le loup…

Le petit chaperon rougeVous aurez reconnu l’histoire du petit Chaperon Rouge sauf qu’ici on est loin de la version aseptisée… et ça va même très loin, le loup « déchire en morceaux » la grand-mère et fera boire son sang à la petite fille. L’enfant va devoir se déshabiller devant le loup et se coucher nue contre lui. On parle souvent de métaphore avec la pédophilie dans beaucoup de contes avec des loups, c’est ici encore plus flagrant. Ici aussi les illustrations (signées Régis Lejonc) sont très belles avec un rouge éclatant et un loup vraiment terrifiant. Une version inédite du petit chaperon rouge.

J’avais déjà chroniqué La belle au bois dormant dans cette collection (ici) et j’avoue être très fan, les livres sont absolument superbes avec leur papier épais, leur dos toilé,… au niveau édition c’est une pure merveille. C’est une chose rare que de lire les contes d’origine, ceux transmis par oralité, avant qu’ils n’aient été écrits… et quel bonheur ! Jean-Jacques Fdida a une superbe plume et ce sont vraiment des livres agréables à lire, la langue est belle. Des petits joyaux à faire entrer d’urgence dans sa bibliothèque.

l'ogresse et les sept chevreaux

Une chèvre avait sept chevreaux, elle avait peur pour eux quand elle devait s’absenter… elle craignait que l’ogresse ne vienne les dévorer. Elle leur faisait toujours la même recommandation : de demander à la personne qui frappait de passer sa queue par la chatière et ne surtout pas ouvrir si celle-ci était rêche et sèche.

l'ogresse et les sept chevreauxVous connaissez certainement le conte du loup et des sept chevreaux (que j’avais d’ailleurs chroniqué ici dans une très belle version sortie chez OQO), voici sa version libanaise ! J’aime toujours retrouver des versions étrangères (et exotiques pour nous) des contes que nous connaissons, ici je n’ai pas été déçu. Quel bonheur de retrouver cette mère prête à tout pour sauver ses petits et de découvrir une ogresse dévoreuse de chevreaux et de gâteaux au miel. Même si le fond reste le même il y a beaucoup de différences assez savoureuses. Praline Gay-Para a écrit un très beau texte, très rythmé, c’est un bonheur que de le lire à voix haute. Martine Bourre a  fait des illustrations « à l’orientale », avec des collages. Un bien bel album, une version qui change d’un des contes qui me ramène le plus en enfance.

Boucle d'or

Une petite fille nommée Boucle d’Or s’était perdue en forêt, sa mère lui avait pourtant demandé de ne pas s’y aventurer mais vous savez comment c’est, on fait un pas, puis un autre et nous voilà perdu. boucle d'orHeureusement elle trouva une petite maison sur son chemin, une maison dans laquelle elle vit une grande chaise, une moyenne chaise et une petite chaise…

Qui ne connaît pas l’histoire de Boucle d’Or ? Ici c’est la géniale Charlotte Gastaut qui l’illustre et c’est un pur régal. Cette illustratrice de grand talent nous avait déjà ravis avec Poucette, Peau d’âne,… dans la même collection. On veut bien qu’elle nous refasse tous les contes classiques ! Ce sont des contes qu’on aime avoir et ses illustrations sont superbes. Certaines images sont en noir et blanc et « doré », une pure merveille.

Le Rossignol et l'empereur de Chine

L’empereur de Chine avait des jardins si grands qu’il ne les connaissait pas entièrement. Un jour on lui rapporta que dans ses jardins vivait un rossignol dont le chant était une des plus belles choses qu’on puisse entendre. Il voulut donc qu’on Le rossignol et l'empereur de Chinelui rapporte cet oiseau et le garda pour lui, dans une belle cage dorée. Mais l’empereur aimait écouter souvent son chant, et le rossignol ne pouvait chanter tout le temps donc on lui en fabriquât un mécanique sertit de pierres précieuse bien plus beau que l’original et qui chantait sans se lasser… Le vrai rossignol pouvait donc partir… jusqu’au jour où…

Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises de ce très beau conte d’Andersen qui évoque tellement de choses dans notre époque actuelle (tradition contre modernité, choses naturelles contre choses plus « pratiques »,…). Cette très belle version sortie chez Chan-Ok a été réécrite par Kochka et est magnifiquement illustrée par Qu Lan. Un grand album très beau, très poétique qui fait part belle aux illustrations. Un beau voyage dans la Chine ancestrale.

On change radicalement de style avec deux adaptations de contes… en bande dessinées (sans texte).  Le Soldat de Plomb

Un petit garçon reçu en cadeau des soldats de plombs. Tous semblaient identiques pourtant l’un deux n’avait qu’une seule jambe. Il le mit donc à part, sur une table où étaient posés une fusée, un château, un dragon… et une danseuse. Tout de suite entre le soldat et la danseuse ce fût le coup de foudre… mais un petit diable caché dans une boîte allait vite se débarrasser de ce rival. C’était le début d’une longue aventure pour notre petit soldat.

vilain petit canard

Une canne couvait ses œufs, de jolis petits canards en sortirent bientôt… et un autre bien moins joli. Tout de suite rejeté, l’oiseau allait devoir se trouver une famille, des gens comme lui… un parcours pas de tout repos !

LE VAILLANT SOLDAT DE PLOMBLe vaillant soldat de plomb et Le vilain petit canard version bandes dessinées sans parole… il fallait y penser ! Les enfants dès 3 ans peuvent donc suivre seuls case après case les périples du petit soldat et du cygne (oui en fait le canard n’en est pas un, rappelez-vous). Une bonne façon d’apprendre à lire les images et de s’initier à la bande dessinée. En fin d’ouvrage on nous propose d’apprendre à dessiner les personnages de l’histoire (avec une méthode pas à pas) et on retrouve l’histoire version texte. Les illustrations sont très « BD pour enfants », j’avoue que personnellement ce n’est pas ce qui me touche le plus mais ça fonctionne bien auprès du public concerné ! D’autres titres existent dans la même collection.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué un livre de Jean-Jacques Fdida (La belle au bois dormant ou Songe de la vive ensommeillée), des livres de Régis Lejonc (Obstinément Chocolat et La rue qui ne se traverse pas), un livre de Praline Gay-Para (Au loup !), plusieurs livres de Martine Bourre (Les Deux Vieux & l’Arbre de vie, Au bain, mon lapin ! et La souris qui cherchait un mari), plusieurs livres de Charlotte Gastaut (Peau d’âne, PoucetteMon amie est princesse et Mais que fait la police ? ), plusieurs livres écrits par Kochka (Peau d’âne et Dans ma ville il y a…), enfin nous avons déjà chroniqué plusieurs contes d’Andersen (un CD regroupant plusieurs de ses contes, La petite fille aux allumettes illustré par Fabrice Backès, Les habits neufs de l’empereur illustré par Parastou Haghi et un recueil sorti chez Lito, Contes d’Andersen).
Vous pouvez retrouver tous les contes classiques que nous avons chroniqué avec le tag contes classiques.

La barbe bleue ou Conte de l’Oiseau d’Ourdi
de Jean-Jacques Fdida, illustré par Claude Cachin
Didier Jeunesse dans la collection Contes du temps d’avant Perrault
14,20€, 130×190 mm, 58 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2011
Le Petit Chaperon rouge ou La Petite Fille aux habits de fer-blanc
de Jean-Jacques Fdida, illustré par Régis Lejonc
Didier Jeunesse dans la collection Contes du temps d’avant Perrault
14,20€, 130×190 mm, 60 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2010
L’ogresse et les sept chevreaux
de Praline Gay-Para, illustré par Martine Bourre
Didier Jeunesse dans la collection à petits petons
5,50€, 164×166 mm, 30 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2013
Boucle d’Or & les 3 ours
de Rose Celli, illustré par Charlotte Gastaut
Père Castor
13,50€, 240×300 mm, 32 pages, imprimé en France, 2013
Le rossignol et l’empereur de Chine
de Kochka d’après Andersen, illustré par Qu Lan
Chan-Ok
13,25€, 260×280 mm, 32 pages, imprimé en France, 2013
Le Vaillant Soldat de plomb
de Hélène Beney, illustré par Olivier Supiot
Bamboo dans la collection Pouss’ de Bamboo
9,95€, 210×285 mm, 48 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2013
Le Vilain Petit Canard
de Hélène Beney, illustré par Curd Ridel
Bamboo dans la collection Pouss’ de Bamboo
9,95€, 210×285 mm, 48 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2013

A part ça ?
Un peu de poésie ? The Icebook

 

Gabriel

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Attention au loup….

Par 4 avril 2013 Livres Jeunesse

Ah ce loup… on le craint et en même temps il nous fait rire, les enfants adorent avoir peur… Deux livres où le loup va encore nous faire frissonner… et nous faire rire !

voilà le loup !Yang est un petit chinois qui garde ses moutons en haut de la montagne. Seulement voilà, un matin on apprend que le loup rôde, l’enfant doit être vigilant. Ses parents lui disent qu’au cas où il croiserait l’animal il lui suffirait de crier et des villageois viendraient à son secours. Mais est-ce si sûr ? Autant tester ! Yang crie « voilà le loup ! » et en effet les villageois accourent ! L’enfant trouve ça très drôle… et si on recommençait ? Mais que se passera-t-il quand le loup viendra réellement ?

Vous connaissez certainement une version de l’histoire de l’enfant qui criait « au loup »,  voici donc celle tirée d’un conte traditionnel chinois. L’histoire est ici bien contée, elle est captivante et pleine d’humour mais surtout les illustrations de He Zhihong sont superbes. On fait ici un bien beau voyage et c’est le genre d’histoire qui marque les enfants. Une histoire pleine de bon sens et dont la morale les inspirera peut-être…

Au loup !Une grand-mère très maline, des petits cochons loin de ce que l’on pourrait penser et une petite fille au chant captivant. Qu’ont en commun ces personnages ? Ils vont avoir affaire au loup et vont faire preuve de malice.

Didier Jeunesse réunit dans Au loup ! trois très beaux contes plein d’humour et de poésie qu’ils avaient édités séparément : Roulé le loup ! (de Praline Gay-Para, illustré par Hélène Micou), Les trois petits pourceaux (de Coline Promeyrat, illustré par Joëlle JolivetAu loup !et Petite Fille et le Loup (d’Agnès Hollard, illustré par Chris Raschka). Le premier est un conte portugais, plein de fantaisie, le second, français, est très surprenant (nous en avions parlé ici) et le dernier un conte afro-américain aux rythmes entraînants. Le livre est accompagné d’un très bon CD (on est chez Didier Jeunesse…). Trois contes, trois voyages, trois ambiances (mais avec une belle cohérence)… un pur régal pour les yeux et pour les oreilles !

Quelques pas de plus…
D’autres livres de loup que nous avons chroniqués ? L’école est en feu, Feu follet, Au secours voilà le loup, Un diner entre amis et beaucoup d’autres avec le tag Loups.
Nous avons déjà chroniqué deux livres de Joëlle Jolivet (Zoologique et 10 p’tits pingouins autour du monde).
Voilà le loup ! a été chroniqué aussi aujourd’hui même par Bouma.

Voilà le loup !
de Guillaume Olive, illustré par He Zhihong
Chan-OK
13,25€, 266×288 mm, 24 pages, imprimé en France, 2013.
Au loup !
de Praline Gay-Para, Coline Promeyrat et Agnès Hollard, illustré par Hélène Micou, Joëlle Jolivet et Chris Raschka.
Didier Jeunesse dans la collection A petits petons
21,30€, 240×225 mm, 75 pages, imprimé en France sur papier recyclé, 2013.

A part ça ?

Didier Jeunesse (encore eux !) organise un super concours « Dessine moi un bonhomme » en partenariat avec Canson.
L’enfant doit dessiner son P’tit Bonhomme (d’après le superbe album de Cécile Hudrisier), lui inventer un nouveau décor, un nouveau costume… et il pourra tenter de gagner une rencontre avec Cécile Hudrisier dans sa classe, une année de papier Canson®, une bibliothèque complète de Cécile Hudrisier (soit 20 livres) et des tas d’autres choses !
Toutes les infos sont ici : http://www.didierjeunesse.com/images/NEWSLETTER/brochureconcourscecilehudrisier.pdf

Gabriel

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Un superbe album sur un légende fondatrice du Japon

Par 17 septembre 2012 Livres Jeunesse

Illustration de Claire Degans extraite de Sakuya, la princesse des fleurs de cerisiers © Chan-ok, 2012

Sakuya et Iwanaga étaient deux sœurs, filles du dieu des montagnes. Sakuya était rayonnante, Iwanaga ne souriait jamais. Un jour alors qu’elle rêvait sous un cerisier en fleur, Sakuya rencontra Ninigi. Tout de suite ce fut le coup de foudre entre les deux jeunes gens. Seulement Iwanaga refusa que ça se passe ainsi, elle fit tout pour que leur père refuse la main de sa fille… mais leur amour était si fort que ça ne fut pas suffisant. Iwanaga ne voulut pas se laisser faire et jeta un sort aux jeunes amoureux…

Illustration de Claire Degans extraite de Sakuya, la princesse des fleurs de cerisiers © Chan-ok, 2012

Superbe texte de Céline Lavignette-Ammoun magnifiquement illustré par Claire Degans, Sakuya, la princesse des fleurs de cerisiers est un album d’une beauté renversante. L’histoire (très belle mais très triste) est une légende fondatrice du Japon et a le charme de ces contes asiatiques anciens. Chaque illustration est absolument merveilleuse. Tout comme Sakuya et Ninigi qui tombent éperdument amoureux dès qu’ils se voient, on tombe amoureux de ce livre dès qu’on l’ouvre. Je suis certain que nombre d’entre vous, si vous avez le malheur de l’ouvrir dans une librairie, ne le reposerez pas ! Un album pour les amoureux des contes, de l’Asie et des belles illustrations.

Quelques pas de plus…
Nous avions déjà chroniqué deux livres de Céline Lavignette-Ammoun : Les étoiles amoureuses et Le jardin du secret.

Sakuya, la princesse des fleurs de cerisiers
de Céline Lavignette-Ammoun, illustré par Claire Degans
Chan-Ok
13,25€, 260×280 mm, 32 pages, imprimé en France

A part ça ?

Si vous habitez à Paris, le week-end prochain vous pouvez découvrir des extraits de spectacles de la saison culturelle à venir. C’est gratuit. Plus d’info ici.

Gabriel

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L’union fait la force

Par 9 août 2012 Livres Jeunesse

L’entraide est une notion importante à inculquer aux enfants, aujourd’hui deux livres qui en parlent.

Deux frères travaillaient ensemble, sans relâche, toujours unis. Pour chacun des deux le plus grand bonheur était que l’autre soit heureux. Et pour cela ils étaient prêts à tout, même se priver eux-même.

Quelle belle histoire ! Un très beau conte coréen sur l’amitié, le partage, l’entraide et la générosité. Chan-ok est une maison d’édition dont je vous ai déjà parlé, ils éditent des contes coréens et c’est généralement de très beaux albums, c’est encore le cas ici. Non seulement l’histoire est très belle, mais les illustrations d’Aurélia Fronty sont absolument superbes. Un album plein de charme… et d’humour !

Un jour, alors qu’il est dans sa grotte, l’ours brun éternue tellement fort que ça provoque un éboulement ! Une grosse pierre bouche la sortie. Impossible pour lui de la bouger… Que faire ? Ses amis vont tous essayer : Blaireau, Renard, Élan et Bison s’y mettent… mais rien à faire ! La pierre ne bouge pas… Et si c’était un travail pour les fourmis ?

Vous connaissez certainement le fameux adage « l’union fait la force », le voici mis en histoire ! Cet album sur des animaux attachants qui vont s’entraider pour sauver l’ours est très tendre. Illustrations douces et gaies, récit simple, c’est le genre de livres qu’on adore raconter aux enfants et qu’ils adorent écouter. Une histoire dont la morale est donc qu’on n’arrive à rien tout seul, qu’il faut être plusieurs pour faire de grandes choses et que même les plus petits sont utiles. Une très belle fable, superbement illustrée et pleine de bon sens.

Quelques pas de plus…
Nos chroniques sur d’autres livres de Virginie Aladjidi : Chut c’est une surprise ! et la collection Mini-Contes Puzzle.

Une si belle entente
de Noëlla Kim et Virginie Aladjidi, illustré par Aurélia Fronty
Éditions Chan-ok dans la collection Perles du ciel
13,25€, 260×280 mm, 32 pages, imprimé en France
Un travail de fourmis
de Zemanel illustré par Vanessa Gautier
Éditions Père Castor dans la collection Les classiques du Père Castor.
4,40€, 210×180 mm, 24 pages, imprimé en France

A part ça ?

Aujourd’hui, comme tous les jeudis de l’été, vous pouvez jouer à Time’s up ! (notre article sur le Time’s up Family) sur Facebook à 17h. Rendez-vous ici : http://www.facebook.com/latetedanslepion.

Gabriel

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Toutes les filles sont des princesses

Par 28 juin 2012 Livres Jeunesse

C’est la rentrée des classes pour Song-i, une jeune coréenne. À la rentrée il ne faut pas faire de vague, ne pas se faire remarquer pour ne pas devenir le souffre-douleur toute l’année. Song-i aimerait bien une amie, on le sait une personne seule est plus fragile. Heureusement Chun-hee arrive. Qui est cette inconnue, doit-elle se méfier et surtout doit-elle la croire quand elle dit être une princesse ?

Mon amie est une princesse est un très joli petit roman coréen sur les complexes sociaux, la précarité, l’amitié, la rentrée scolaire, le secret… et les princesses (réelles ou imaginaires). Parfait pour les jeunes lecteurs (l’éditeur le conseille à partir de 8 ans), il est superbement illustré par Charlotte Gastaud. On a peu (en tout cas moi) l’habitude de lire des romans coréens, c’est un vrai dépaysement, tant dans le style que dans l’histoire, la façon de vivre des personnages. La littérature est toujours un beau moyen de découvrir d’autres cultures.

Luz ça veut dire « lumière » en espagnol, ça veut aussi dire « amande » en arabe littéraire mais Luz c’est surtout le surnom de la jolie Lisa, jeune fille de 14 ans. Un peu trop jolie d’ailleurs, surtout dans son nouveau maillot de bain deux pièces,  car un des copains de son père traine un peu ses sales pattes sur elle. Luz n’en peut plus de ces ambiances de fin de banquet, de ces adultes alcoolisés, elle veut fuir, aller se baigner dans la Volte, retrouver des amis et essayer son maillot. Elle va y retrouver Thomas, le beau garçon dont elle est un peu amoureuse, et Manon une fille du collège un peu pimbèche que Luz n’aime pas… Elle leur propose de fuir le monde et de se retrouver dans une petite crique isolée et difficile d’accès, regrettant déjà la présence de Manon…

Voilà un roman très troublant et dérangeant. Il m’est difficile de vous le raconter sans trop vous en dire. Ce qui commence par une sortie avec des copains va vite se transformer en tout autre chose… Le roman est très vite prenant, on veut savoir la fin. On avance avec Luz dans une sorte de cauchemar, tout lui échappe. La nuit tombe et tout devient de plus en plus sombre pour elle,  on espère pour elle un dénouement heureux (à ce sujet il y a quelque chose qui me dérange sur la fin mais ça serait matière à débat). Un roman noir et angoissant pour ados (à partir de 13 ans d’après l’éditeur).

Quelques pas de plus…
Luz vu par Enfantipages.
Un autre roman sur la précarité que nous avons chroniqué : Des crêpes à l’eau de Sandrine Beau.

Mon amie est une princesse
de Konj Ji Hee, illustré par Charlotte Gastaut
Chan-ok dans la collection Matins calmes
9€, 80 pages, imprimé en Italie.
Luz
de Marin Ledun
Syros dans la collection Rat noir
14€, 128 pages, imprimé en France.


A part ça ?

Il ne vous reste que deux jours pour tenter de gagner des livres numériques La souris qui raconte. Pour ça il suffit d’envoyer une souris (dessin ou juste le mot) à concourssouris@lamareauxmots.com. Plus d’informations dans le Hors série de l’été ici (page 18)

Gabriel

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