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Christian Voltz

Des livres jeunesse LGBTQ+ [CHRONIQUE EN ACCÈS LIBRE]

Par 29 juin 2018 Livres Jeunesse

Demain, à Paris, aura lieu la marche des fiertés, l’occasion une nouvelle fois pour nous de mettre un coup de projecteur sur des livres qui mettent en avant des personnages homosexuels (que ça soit les héro·ïne·s des histoires ou leurs parents), bisexuels ou transgenres. Pour rappel, nous avons déjà fait deux chroniques sur le sujet ici et , nous avons un tableau pinterest regroupant les livres chroniqués et nous préparons un dossier très complet… mais en attendant ce dossier voici donc quelques livres avec des personnages LGBTQ+ ! Pour cette chronique, exceptionnellement, je serai parfois obligé de vous révéler la fin, car c’est parfois dans les dénouements que l’on comprend le rapport avec le thème de la chronique… j’espère que vous ne m’en voudrez pas !

Des albums…

Camille aime Baptiste. Avant Baptiste, d’autres ont fait battre son cœur, mais aujourd’hui c’est Baptiste et ça, ça change tout ! Camille pense à lui sans arrêt, lui écrit des poèmes et rougit en les lui donnant… ce qui fait aussi rougir Baptiste… car Baptiste aussi aime Camille. Au fait, Camille est un garçon, et alors, qu’est-ce que ça change ?
Très beau texte d’une autrice dont on aime beaucoup la plume, Cathy Ytak. Un texte extrêmement délicat, poétique, sensible. Et les illustrations de Daniela Tieni l’accompagnent à merveille. L’autrice joue avec la surprise (nos visions hétérocentrées penseront d’abord que Camille est une fille). On est loin ici des clichés et, contrairement à la plupart des livres sur le sujet, rien n’arrive de négatif aux deux héros de l’histoire. À noter que ici, et c’est tellement exceptionnel qu’il faut le signaler, on parle de bisexualité car les héros ont aussi été amoureux de filles.
Un très bel album sur deux garçons qui sont amoureux, avec un texte très poétique et des illustrations qui le sont tout autant.

TA TAAA !!! AVIS À LA POPULATION ! C’est le grand jour, aujourd’hui le prince Jean-Georges doit se marier, son père, le roi Grobull, l’a décidé ! Toutes les vaches du pays sont invitées à se présenter, afin que le prince choisisse son élue. Mais aucune ne lui plaît… Ce n’est pas grave, le roi convoque les truies, après tout il ne veut qu’une chose que son fils soit HEU-REUX ! Le prince sait avec qui il veut se marier… mais comment le dire à son père… Pourtant si celui-ci veut à ce point qu’il soit heureux, il devrait accepter…
Beaucoup d’humour et de magnifiques illustrations en volume (la marque de fabrique de Christian Voltz) dans cet album où le prince se mariera finalement avec son ami le bélier. Ici non plus il n’est pas question de harcèlement, d’amours tristes… mais juste d’oser le dire à son père (qui finalement ne le prendra pas si mal, le tout c’est que son fils soit heureux, non ?)
Un album plein d’humour, avec un texte dont la lecture à voix haute est un régal, pour rappeler que dans la vie, le plus important c’est d’être HEU-REUX !


À noter aussi la réédition (avec quelques micro-changements et un format plus petit) de BOUM BOUM et autres petits et GRANDS bruits de la vie de Catherine Latteux et Mam’zelle Roüge aux éditions Pourpenser. On avait chroniqué ici ce joli album (à l’époque où il est sorti chez Frimousse) où l’on croise un jeune garçon amoureux d’un autre jeune garçon.

Des BD…

Dans la vie de Bichon, il y a un nouvel instituteur (le fameux remplaçant super beau de l’année dernière), sa copine Agnès (qui cache un secret) et toujours le beau Jean-Marc (qui vit quelques moments pas très drôles), mais en ce moment y’a plus trop sa grande amie Myriam (qui n’a plus le droit de jouer avec Bichon, sa mère le lui interdit). Ce qui préoccupe notre jeune héros, c’est les lettres d’amour qu’il vient de recevoir. Qui est amoureux·euse de lui ? Et quels sont les secrets qui semblent ronger tout son entourage ?
Quel bonheur toujours de retrouver Bichon, le fan de princesse Ploum qui craque sur le beau Jean-Marc. David Gilson a créé un héros gay qui plaît énormément aux enfants ! Ses aventures sont pleines d’humour (et d’amour). Dans cet album, on parle comme toujours des stéréotypes de genre, mais ici on parle beaucoup des choses que l’on cache alors qu’on devrait tout simplement vivre en étant soi-même. La toute dernière planche nous fait un peu peur… Est-ce le dernier tome ? On n’espère pas !
Une BD pleine d’humour avec un jeune héros gay.

Végétaline est une princesse qui vit en haut d’une grande tour et souffre d’une maladie étrange. Codette a fui son pays en guerre avec ses parents. Lors d’une soirée chez Végétaline (où celle-ci est alitée comme d’habitude) et suite à un pari, Codette s’introduit dans la chambre de Végétaline pour l’embrasser… Sauf que ce baiser va déclencher chez les jeunes filles des choses auxquelles elles ne s’attendaient pas…
Bienvenue dans l’univers barré de Lisa Mandel, ici l’on croise des animaux transgéniques, des inventeurs fous qui aiment visiblement se déguiser en Bioman, des filles possédées par d’étranges phénomènes… Et au milieu de tout ça, une belle histoire d’amour entre deux filles. Ici, ça fait partie de l’histoire, personne ne s’étonne ou se choque de l’amour des deux filles… et ça fait du bien !
Une super BD avec des héroïnes amoureuses.

Un beau jour, Yaichi voit débarquer le mari de son frère, mort quelque temps plus tôt. Pour ce Japonais qui élève seul sa fille, l’arrivée que cet homosexuel canadien n’est pas une chose qui le réjouit, ses premières paroles sont d’ailleurs assez violentes. Pourtant très vite, entre les deux hommes les relations vont se pacifier, notamment grâce à la petite Kana et sa naïveté d’enfant.
Le mari de mon frère est un manga (qui se lit dans le sens japonais) mettant donc en scène un homme plutôt homophobe et le mari de son frère. Le héros de l’histoire va s’interroger au contact de son beau-frère sur sa vision des homosexuels et se rendre compte que certaines idées reçues sont idiotes. On parle aussi du deuil (d’autant plus difficile pour le jeune veuf, car son beau frère est le frère jumeau de son ancien mari et la ressemblance le trouble énormément). Le manga est entrecoupé de deux « petits cours de culture gay » plutôt amusants. À noter que l’auteur est artiste érotique gay et ça se sent dans la façon dont il dessine les corps masculins (mais rassurez-vous si certain·e·s prendront du plaisir à voir ces corps sublimés, les plus jeunes enfants ne verront rien d’érotique dans ces planches).
La cohabitation difficile (dans un premier temps), entre un Japonais pas très homophile, son beau-frère homosexuel et une petite fille pleine de vie.

Des romans pour les plus jeunes…

Il y a un nouveau à l’école, il s’appelle Camille. Les moqueries commencent déjà dès l’annonce de son prénom « Camille c’est un prénom de fille ! », mais le jeune garçon ne se vexe pas, il explique calmement que ça fonctionne pour les deux genres. Si Camille ne s’énerve jamais, c’est qu’il a une règle d’or : ne pas faire à autrui ce que l’on ne veut pas qu’on nous fasse. Mais pour certains de l’école, c’est encore un sujet de moquerie voire pire…
Camille a un secret que l’on découvrira à la fin du roman, il vit avec ses deux pères. On pourra peut-être regretter que l’explication de l’étrangeté de l’enfant soit qu’il soit élevé par deux hommes (même si au final, Camille est un enfant bien plus philosophe et plus réfléchi que ses camarades), mais voilà là un très beau petit roman accessible vraiment aux lecteurs et lectrices débutant·e·s (sur ce sujet, ce n’est pas si fréquent). On parle donc ici d’homoparentalité, mais aussi de tolérance, de harcèlement scolaire, d’entraide, des secrets entre ami·e·…
Un petit roman très bien écrit sur un jeune garçon qui grandit dans une famille homoparentale et sur les regards extérieurs sur cette famille-là.

L'amoureux de papa Son père et sa mère sont séparé·e·s, mais l’entente entre les deux est bonne. Donc tout se passe bien pour Amandine, mais un jour son père a une annonce à lui faire, il veut lui présenter quelqu’un qui compte beaucoup pour lui. Mais quand Amandine voit arriver son instituteur et que son père lui annonce que c’est son amoureux, son monde bascule.
Là aussi un petit regret (disons-le d’emblée pour passer vite à autre chose et ne pas se focaliser dessus), la mère parle de l’homosexualité de son ex-compagnon alors qu’il aurait peut-être été plus judicieux de parler ici de bisexualité (sexualité désespérément oubliée dans la littérature jeunesse où les choses doivent être ou noires ou blanches, visiblement), mais là encore c’est un joli petit roman, parfait pour les jeunes lecteurs et lectrices (texte court, simple, richement illustré). Ce qui est intéressant ici, en dehors du fait que là encore ça s’adresse aux plus jeunes et que ce n’est pas si courant, c’est le rejet de l’héroïne, les choses ne peuvent pas se passer ainsi, ce qui rend l’histoire totalement réaliste (pas d’angélisme). Le nouveau couple va vivre des moments difficiles, jusqu’à décider de rompre par amour pour la petite fille (mais rassurez-vous, les choses ne se finiront pas aussi mal).
Un roman qui sonne juste sur une petite fille pas contente que le nouvel amoureux de son père soit un garçon, qui plus est son instituteur !

Il a eu 16 ans et il écrit à son père. Il lui écrit qu’il est heureux qu’il y ait Ludovic dans sa vie, Ludovic qui a été là dès la mort de sa mère, à s’occuper de lui, comme un père, justement. Alors aujourd’hui il écrit à son père pour lui dire qu’il faut stopper les mensonges, qu’il sait que Ludovic et lui s’aiment, mais qu’il faut qu’ils le fassent au grand jour, qu’ils doivent se marier maintenant que cela est possible !
C’est une belle déclaration d’amour qu’on trouve dans Mariez-vous ! d’Alain Germain en quatre lettres (deux à son père, une à Ludovic et la dernière à son amoureuse à lui). Une déclaration d’amour d’un fils à son père et à l’homme qui, dans l’ombre, était l’amoureux de son père et s’est occupé de lui. Une invitation à vivre un amour au grand jour, à ne plus vivre caché. En fin d’ouvrage, on trouvera le texte de la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe.
Un roman court, mais fort, avec quatre belles lettres d’amour. Un bel hommage aux familles homoparentales.

Son oncle Mika il l’aime tellement. Toujours le mot pour rire, toujours attentif, attentionné. Alors Jérémie, sept ans, ne comprend pas pourquoi d’un coup il est sorti de sa vie, pourquoi il ne le voit plus. Il a bien surpris des paroles entre ses parents et ses grands-parents. Mais il ne les comprend pas. Que s’est-il passé ? Est-il mort ?
Gwladys Constant propose un très beau roman sur l’intolérance. Car ici l’oncle Mika a été rayé de la famille (avec interdiction de revoir son neveu) parce qu’il est homosexuel. Le texte est très joliment écrit et l’on se met à la place de cet enfant qui ne comprend pas, dans un premier temps, où est passé son oncle, et dans un second temps ce qu’il y a de mal à aimer les garçons… Rassurez-vous, il y aura quelqu’un qui saura apporter du bonheur à l’enfant (mais qui, comme dans la vraie vie, ne fera pas de miracles, la famille restera aussi bête et homophobe, malheureusement).
Un très joli roman, très bien écrit, sur la bêtise de l’homophobie dans une famille.

C’était en colonie de vacances, une fille avait fait battre son cœur. Il y avait eu les nuits où les duvets se rapprochaient, les confidences, la petite flamme dans les yeux devant la scène de baiser au cinéma. Et il y avait eu la dernière nuit de la colo, mais ça, c’est un secret…
Fallait-il mettre C’est notre secret dans cette chronique thématique, c’est un débat et je vous laisserai juger ! Car ici il n’est pas dit que la personne qui nous raconte cette histoire est une fille… mais il ne nous est pas dit que c’est un garçon non plus ! Raphaële Frier, en plus d’avoir une très belle plume, est très maline. Elle a écrit tout ce roman dans lequel on ne connaîtra jamais le genre du héros ou de l’héroïne. On pourra donc s’imaginer qu’il s’agit là d’une petite fille amoureuse d’une autre petite fille… moi c’est en tout cas ce que j’y ai vu.
Un très très beau petit roman, où l’on pourra voir une histoire d’amour entre deux filles… ou pas !

Des romans pour les plus grands…

Nous sommes en août 1947, le jeune Harvey Milk, 17 ans, vient de se faire arrêter par la police alors qu’il était juste en train de lire en bronzant dans un parc. Les rafles d’homosexuels sont de plus en plus fréquentes et Harvey a peur qu’on prévienne sa famille, sa mère ne sait pas que son fils aime les garçons. Quelques années plus tard, il deviendra pourtant l’un des plus célèbres défenseurs des droits des homosexuel·le·s, incitant ses semblables à annoncer leur homosexualité partout afin de faire avancer les choses.
Sorti dans la très bonne collection Ceux qui ont dit non, Harvey Milk, non à l’homophobie est bâti comme un roman. On rencontre ici cet homme, incarné au cinéma par Sean Penn dans le très beau film de Gus Van Sant, de sa jeunesse à sa mort (rappelons qu’il a été assassiné froidement par un homophobe). Le livre est un beau rappel des luttes passées et de celles qui sont encore à venir, d’ailleurs après l’histoire, l’ouvrage nous propose neuf pages sur l’homophobie, les victimes homosexuelles des camps nazis, les combats en France…
Un très beau roman pour rappeler qui était Harvey Milk ou pour rappeler combien la lutte contre l’homophobie reste une chose importante aujourd’hui.

Cent fois on le lui a dit. Cent fois. Qu’un garçon ne doit pas pleurer, qu’un garçon doit se battre pour se défendre, utiliser ses poings. Pourtant il n’y arrive pas. Il continue de pleurer quand on le frappe et ne réplique pas. Il encaisse. Il encaisse les « sale pédé », les autres qui tentent des records de side-kiks sur lui, la terre qu’on lui fait manger et les regards de son père qui font mal.
Une claque, voilà ce qu’est À copier 100 fois, une claque. Un roman court qui se lit d’une traite et dont on sort totalement secoué·e. Un roman extrêmement fort, écrit par une très belle plume (j’avoue que je n’avais jamais rien lu d’Antoine Dole avant ce roman), qui nous fait un nœud dans l’estomac. La relation entre le père et le fils, le harcèlement extrêmement violent dont est victime le jeune héros de 13 ans, ici tout fait mal. Voilà un livre qu’on devrait faire lire en classe…
Il paraît que les garçons ne doivent pas pleurer, je peux vous dire que moi j’ai versé des larmes en refermant celui-ci.

Nina a 15 ans, l’âge où les vacances avec les parents peuvent être de vraies galères… mais on n’a pas le choix. Pour Nina, ce voyage à Barcelone c’est quand même l’occasion de revoir le beau Jesus, un garçon qu’elle a embrassé sur la bouche la dernière fois qu’il et elle se sont vu·e·s… Mais les choses ne se passent pas comme prévu, Jesus est venu avec sa cousine et est plutôt distant, et Nina trouve un sac qui va lui faire faire de belles rencontres, de celles qui changent une vie.
C’est un très joli roman que nous propose Hélène Couturier aux éditions Syros. On y parle de la relation entre une mère et sa fille, entre une ado et sa petite sœur (un peu trop parfaite), des histoires d’amour des parents, des amours de vacances, mais aussi de transidentité. Car on trouvera ici un personnage transgenre que je trouve particulièrement intéressant (bien que le passage sur l’explication de la transidentité me semble un peu didactique). Toutefois, je trouvais intéressant de demander à quelqu’un qui, contrairement à moi, connait bien le sujet de la transidentité, d’avoir son regard sur ce roman. J’ai donc demandé à R (@libre__R sur twitter) son avis, le voici : « J’ai commencé à lire en ayant hâte de rencontrer ce personnage trans que je savais présent dans ce livre. J’ai donc vite déchanté en comprenant où menait l’intrigue : la transidentité comme révélation type « plot twist » vers la fin du roman. Ce personnage est un outil scénaristique pour les protagonistes, et il en devient inaccessible et peu crédible (surtout les propos et dialogues de personnages censés « savoir mieux »). Les questionnements et la réflexion de l’héroïne vont de naïfs à très pertinents, ce qui est cool ! Mais du coup c’était très étrange (et blessant) de voir que le personnage était mégenré jusqu’au bout. » Personnellement, j’ajouterai quand même que d’introduire un personnage transgenre dans ce genre de roman très grand public ne peut pas faire de mal et peut-être renseigner des gens qui connaissent peu le sujet (et on le sait, les haines viennent souvent du fait de ne pas connaître).
Un roman intéressant avec un personnage transgenre, mais qui décevra peut-être ceux et celles qui le liront en voulant lire un roman sur la transidentité.

Simon a 16 ans, il est homosexuel, mais personne ne le sait. Enfin, il y a Blue… Blue c’est un garçon de son lycée, mais il ne sait pas qui il est, ils échangent par mail suite à un message sur le blog du lycée. Et, même s’il ne connaît pas sa vraie identité, Simon craque sur Blue. Mais un jour, un camarade de Simon vient le voir pour lui dire qu’il a lu les mails…
Coup de cœur pour ce roman qui pourtant n’est pas de la grande littérature (on est proche de la lecture de plage, disons les choses), mais ici le suspense est très fort (mais qui est Blue ???), c’est bourré de scènes qui font du bien, c’est drôle, émouvant… Et puis, je dois l’avouer, j’ai versé quelques larmes au moment de la rencontre entre nos deux héros… C’est un roman que je n’arrivais pas à fermer (vous connaissez, le genre qu’on continue sur la route en sortant du métro pour en profiter encore quelques minutes) et j’ai été triste de quitter les héros… mais j’ai appris depuis l’existence d’une suite (Leah à contretemps) et je me réjouis d’avance de retrouver Simon. À noter que le livre sorti tout d’abord sous le joli titre Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens s’appelle désormais Love, Simon… comme l’adaptation qui vient de sortir au cinéma et que la jolie couverture a laissé place à l’affiche du film (ah les lois du marketing…).
Un roman extrêmement charmant, qui parle du coming out, des émois amoureux et de la découverte des codes du milieu homosexuel.

Ça change tout !
Texte de Cathy Ytak, illustré par Daniela Tieni
L’atelier du poisson soluble
16 €, 200×263 mm, 32 pages, imprimé en Espagne chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
HEU-REUX !
de Christian Voltz
Rouergue
13,50 €, 230×210 mm, 40 pages, imprimé au Portugal, 2016.
BOUM BOUM et autres petits et GRANDS bruits de la vie
Texte de Catherine Latteux, illustré par Mam’zelle Roüge
Pourpenser
10,50 €, 160×240 mm, 32 pages, imprimé en France, 2018.
Bichon – T3 – L’année des secrets
de David Gilson
Glénat dans la collection Tchô ! La collec
10,50 €, 215×295 mm, 48 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
Princesse aime princesse
de Lisa Mandel
Gallimard dans la collection Bayou
16,75 €, 175×245 mm, 124 pages, imprimé en Espagne, 2008.
Le mari de mon frère – T1
de Gengorah Tagame (traduit par Bruno Pham)
Éditions Akata dans la collection L
7,95 €, 130×180 mm, 180 pages, imprimé en Italie, 2016.
La règle d’or
d’Isabelle Minière
Éditions du Jasmin
8 €, 130×190 mm, 64 pages, imprimé en France, 2013.
L’amoureux de papa
Texte d’Ingrid Chabbert, illustré par Lauranne Quentric
Kilowatt dans la collection Les kapoches
7,30 €, 140×180 mm, 41 pages, imprimé en U.E., 2017.
Mariez-vous !
d’Alain Germain
Oskar Éditeur dans la collection Court-Mé-trage
6 €, 115×170 mm, 49 pages, imprimé en Europe, 2013.
L’oncle Mika
de Gwladys Constant
Oskar Éditeur dans la collection Court-Mé-trage
6 €, 115×170 mm, 48 pages, imprimé en Europe, 2014.
C’est notre secret
de Raphaële Frier
Thierry Magnier dans la collection Petite poche
3,90 €, 105×150 mm, 48 pages, imprimé en République Tchèque, 2018.
Harvey Milk – Non à l’homophobie
de Safia Amor
Actes Sud Junior dans la collection Ceux qui ont dit non
8 €, 112×177 mm, 96 pages, imprimé en France, 2014.
À copier 100 fois
d’Antoine Dole
Sarbacane dans la collection Mini-romans
6 €, 110×175 mm, 56 pages, imprimé en Bulgarie, 2015.
Trans Barcelona Express
d’Hélène Couturier
Syros dans la collection Hors-Série
15,95 €, 150×220 mm, 224 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2018.
Love, Simon (ou Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens)
de Becky Albertalli (traduit par Mathilde Tamae-Bouhon)
Hachette Roman
17 €, 135×215 mm, 320 pages, imprimé en Espagne chez un imprimeur éco-responsable, 2015.

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Des livres pour une reprise en douceur…

Par 4 septembre 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui je vous propose deux ouvrages pour les plus petits, deux ouvrages poétiques et rigolos pour commencer l’école en beauté !

Savez-vous planter les choux ?
de Christian Voltz
Didier Jeunesse
19,90 €, 315×315 mm, 22 pages, imprimé en Chine, 2017.
Je suis beau !
d’Isabelle Simon
Moka Éditions
6,50 €, 120×160 mm, 40 pages, imprimé en République tchèque, 2017.

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Du berger à la bergère : de Jean Leroy à Christian Voltz

Par 23 août 2017 Les invités du mercredi

Cet été, on vous propose à nouveau la rubrique du berger à la bergère tous les mercredis. Cette rubrique vous avait tellement plu l’été dernier, nous nous devions de la reprendre (il faut dire qu’à nous aussi elle plaît beaucoup) ! Donc tous les mercredis jusqu’à la rentrée, ce sont des auteur.trice.s et des illustrateur.trice.s qui posent trois questions à un auteur.trice ou une illustrateur.trice de leur choix. Puis c’est à l’interviewé.e d’en poser trois à son tour à son intervieweur.euse d’un jour. Après Régis Lejonc et Janik Coat, Stéphane Servant et Madeline Roth, Patrick Pasques et Sévérine Vidal,, Thanh Portal et Maurèen Poignonec, Coline Pierré et Loïc Froissart et Taï-Marc Le Thanh et Flore Vesco, cette semaine c’est Jean Leroy qui a choisi de poser des questions à Christian Voltz !

Jean Leroy : La caresse du papillon est l’un de mes albums préférés (sans doute mon mais je m’en voudrais de te faire prendre la grosse tête). C’est un trésor de tendresse, de justesse et d’humour. Je l’ai lu avec mon fils aîné pour évoquer le décès de sa grand-mère maternelle qui était une personne très gaie. T’es-tu inspiré d’une expérience personnelle pour créer cet album ? Ou est-ce une œuvre de fiction ?
Christian Voltz : Tout d’abord, cher Jean, je te remercie très chaleureusement pour ton retour élogieux sur La caresse du papillon. Cela me touche d’autant plus que s’il ne me fallait garder qu’un seul de mes albums, c’est celui-ci que je choisirais !
Je me suis effectivement nourri d’une expérience personnelle pour l’écrire puisque c’est à l’époque où mon père est tombé gravement malade, que la mort rôdait pas loin de chez moi, que j’ai eu le désir d’aborder le thème difficile de la disparition, du deuil, du manque…
J’ai d’ailleurs écrit d’autres albums évoquant ce sujet à la même période (Vous voulez rire ?, Une forêt blanche et noire)

Jean Leroy : La plupart du temps, tu travailles seul sur tes albums. Est-ce par plaisir de conduire un projet en solo ou est-ce parce que tu n’as pas eu d’autres occasions de travailler en duo ?
Christian Voltz : Je travaille plus volontiers en solo car ça m’est tout simplement plus facile. Je commence par travailler le texte, ce qui m’est toujours très difficile et aléatoire, mais quand je tiens une histoire qui me plaît, les images viennent d’elles même, évidentes !
À contrario, quand je travaille sur le texte d’un autre auteur, je n’ai pas le même sentiment d’évidence, je dois me fondre dans un univers qui m’est étranger et ça demande parfois beaucoup d’essais avant que d’être satisfait.

Jean Leroy : Dans La caresse du papillon, tu as dessiné la grand-mère. Est-ce parce que tu ne sais dessiner que les grands-mères que le reste du temps tu utilises ton petit matériel ? (au cas où ma question serait prise au sérieux, je veux bien que tu me fabriques un smiley avec un clin d’œil).
Christian Voltz : Je n’ai pas de smiley en capsule et fil de fer rouillé en stock, mais je t’envoie un bonhomme avec un oiseau sur la tête, ça devrait faire l’affaire !

Concernant les questions que je dois te poser, eh bien, je ne vais pas me casser la tête et te répéter les questions des enfants colombiens que j’ai rencontrés dans des classes à Bogota la semaine dernière :

Christian Voltz : Mais où trouves-tu donc toutes tes idées ?
Jean Leroy : Certaines arrivent comme par magie, mais c’est très rare… À bien y réfléchir, ça ne m’est même arrivé qu’une seule fois ! Pour Les orteils n’ont pas de noms, illustré par Matthieu Maudet. Je suis assez souvent inspiré par des images. Par exemple, c’est un poster de Jean-Luc Englebert qui m’a inspiré Carabinette, illustré par Béatrice Rodriguez. Ensuite, c’est une illustration découverte sur le blog de Jean-Luc qui m’a inspiré C’est Papy qui choisit que j’aie réalisé avec lui. Pour Grand Guili, c’est Emmanuelle Eeckhout qui m’a parlé d’un jeu qu’elle avait inventé pour s’amuser à faire peur à ses neveux… Je peux aussi me lancer des petits défis : écrire une histoire sur un thème mille fois abordé, comme celui des animaux de la ferme, ou mettant en scène un personnage vu et revu dans la littérature de jeunesse, comme la sorcière ; mais en essayant dans les deux cas d’apporter un petit quelque chose de nouveau. J’ai suivi cette technique d’écriture pour Le tout petit fermier et Le panier, réalisés avec Matthieu Maudet. Pour mon dernier livre sorti au printemps, Giulia Bruel m’avait fait part de son envie de dessiner une poule… je suis arrivé assez rapidement à l’histoire de Papa poule. Mais bon, ça ne marche pas à chaque fois, loin de là ! Il y a aussi de nombreuses journées pendant lesquelles je ne trouve rien mais rien du tout ! J’enfile alors mon costume de père au foyer qui me permet d’oublier ma frustration dans les courses, la cuisine, la lessive et le ménage !

Christian Voltz : Es-tu célèbre et riche ?
Jean Leroy : Pas encore ! Plus sérieusement, ce n’est pas ce que je recherche. Quand j’ai quitté mon métier de professeur des écoles, mon objectif était de pouvoir vivre de ma plume. Il m’a fallu un peu de temps mais ça y est, j’y suis arrivé. La reconnaissance de ma personne ne m’intéresse pas. C’est d’ailleurs pour cela que je préfère toujours donner un portrait plutôt qu’une photo officielle. Mais j’avoue que la reconnaissance de mon travail, elle, me touche beaucoup. Quand je croise quelqu’un sur un salon qui me dit : « Ah ! C’est vous qui avez écrit ça ? Si vous saviez le nombre de fois où on l’a lu à la maison… » eh bien… je ne m’en lasse pas !!

Christian Voltz : Quel est ton animal préféré ?
Jean Leroy : L’ours. Ah pour celle-ci, j’ai réussi à faire court !

Bibliographie sélective de Jean Leroy :

Retrouvez la bibliographie complète de Jean Leroy sur son blog.

Bibliographie sélective de Christian Voltz :

  • Loupé !, texte et illustration, Le Rouergue (à paraître en octobre 2017).
  • Savez-vous planter les choux ?, texte et illustration, Didier Jeunesse (2017).
  • Le nid de Jean, illustration d’un texte de Carl Norac, l’école des loisirs (2016).
  • La mare aux aveux, illustration d’un texte de Jihad Darwiche, Didier Jeunesse (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Heu-reux !, texte et illustrations, Le Rouergue (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Quel bazar !, texte et illustrations, Le Rouergue (2015).
  • Mon cahier d’activités Printemps été, textes et illustrations, La petite salamandre (2015) que nous avons chroniqué ici.
  • Chouette de vie !, texte et illustrations, Le Rouergue (2013).
  • Mon cahier Nature, textes et illustrations, La petite salamandre (2012) que nous avons chroniqué ici.
  • Dans l’atelier de Christian Voltz, jouer, dessiner, créer avec des objets, texte et illustrations, Le Rouergue (2011).
  • Il est où ?, texte et illustrations, Le Rouergue (2007).
  • Petit escargot, texte et illustrations, Didier Jeunesse (2005), que nous avons chroniqué ici.
  • C’est pas ma faute !, texte et illustrations, Le Rouergue (2001).
  • Toujours rien, texte et illustrations, Le Rouergue (1997), que nous avons chroniqué ici.

Retrouvez Christian Voltz sur son site : https://www.christianvoltz.com.

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Les invité.e.s du mercredi : Audrey Latallerie (Little Urban) et Christian Voltz (+ concours)

Par 8 juin 2016 Les invités du mercredi

Aujourd’hui, j’ai eu envie de vous faire découvrir une nouvelle maison d’édition, Little Urban, en interviewant Audrey Latallerie son éditrice. Ensuite, nous partons en vacances avec le génial Christian Voltz. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Audrey Latallerie

Audrey LatallerieComment est née Little Urban ?
Lancé en octobre dernier, Little Urban est né il y a plus de deux ans de la volonté de Pôl Scorteccia, ancien directeur éditorial du Lombard (maison d’édition de bandes dessinées franco-belges) et directeur actuel d’Urban Comics (maison d’édition spécialisée en comics détentrice de la licence DC Comics pour le marché français). Passionné de littérature jeunesse, il rêvait secrètement de monter une belle maison. C’est lors de la découverte d’un album exceptionnel, À la recherche de la carotte bleue de Sébastien Telleschi, qu’il a pu se lancer… Un coup de cœur : lorsque Pôl Scorteccia rencontre Sébastien Telleschi et découvre son projet de cherche et trouve géant totalement loufoque et aux illustrations sublimes, sonne le début d’une formidable aventure éditoriale.

Quelle est sa ligne éditoriale ?
Little Urban a pour ambition de faire découvrir l’univers foisonnant de la littérature jeunesse aux petits comme aux grands. Les adultes auront en effet un rôle clé comme accompagnateur du jeune lecteur avec la mise à disposition d’outils comme les ateliers créatifs proposés sur le site. Quant au catalogue, il se structure autour d’un genre majeur : l’album. Little Urban propose en effet des albums avant tout. Trois catégories précisément : les albums ludiques pour tout-petits, les belles histoires et les formats géants cherche et trouve. Pour parfaire le La machine à câlinspanorama, d’autres rendez-vous épisodiques seront donnés : beau livre, livre-objet et même jeux !
Pour toutes ses publications, une volonté : celle de ne pas s’enfermer dans un style graphique avec une exigence, la qualité graphique ET textuelle. En effet, la littérature jeunesse présente des publications aux graphismes et fabrication somptueux, mais parfois desservis par un texte trop lisse. Ce n’est pas parce qu’on s’adresse aux plus jeunes que les textes ne peuvent pas comporter plusieurs niveaux de lecture. Ainsi, 1, 2, 3, On est tous des Cats présente la particularité d’être écrit exclusivement en vers et en rimes. Pour revenir sur la partie graphique, nous sommes ravis de publier tant des pointures comme Jon Klassen toujours sur 1,2, 3, On est tous des Cats que de jeunes auteurs, comme Maud Lienard, illustratrice fraîchement sortie d’Émile Cohl et Frédéric Bagères, Bleue-Bertilleun tout jeune scénariste, qui préparent actuellement le deuxième album dans la collection de formats géants cherche et trouve (À la recherche du dragon rouge). Nous avons également des auteurs qui n’ont jamais publié en jeunesse comme Scott Campbell, auteur des Duels du cinéma (Éd. Cambourakis), qui s’est lancé avec La Machine à câlins pour un premier album très très réussi. Little Urban désire également être un éditeur ancré dans son époque, en alliant numérique et papier, l’objectif étant de poursuivre la lecture via d’autres supports comme l’application de coloriage du Livre blanc.
Avec un rythme de 2 à 3 titres par mois, soit une vingtaine d’albums prévus en 2016, Little Urban propose un programme riche et diversifié pour petits et grands.

Comment choisissez-vous les projets que vous éditez ?
Nous sommes un comité éditorial composé de trois personnes : Pôl, François, le directeur éditorial d’Urban Comics et de Little Urban, et moi-même. Nous avons en matière de littérature jeunesse des influences et des goûts très divers, c’est ce qui fait notre force : pour être publié, un projet doit obtenir l’unanimité. Parfois, c’est une évidence, parfois il faut convaincre les deux autres membres du comité. Certains projets répondent plus à la sensibilité de l’un de nous trois mais au final nous nous retrouvons toujours. Si trop d’hésitations demeurent, nous n’insistons pas : c’est l’harmonie de nos trois personnalités, le fruit de nos concertations qui ont créé l’âme de Little Urban.

ne mappelez plus chouchouPour l’instant, ce sont surtout des traductions, les choses vont rester ainsi ou vous allez faire plus de création ?
4 traductions et 1 création ont en effet composé le lancement de Little Urban en octobre dernier. Deux autres belles créations seront à l’honneur cette année : À la recherche du dragon rouge des deux jeunes auteurs Frédéric Bagères et Maud Lienard (sortie le 10 novembre) et On déménage ! de l’excellent duo Alice Brière-Haquet et Barroux, notre coup de cœur de juin. D’autres créations sont en cours avec de très beaux projets pour 2017 et 2018. À terme, nous aurons autant de créations que de traductions. Je tiens toutefois à souligner l’importance des traductions dans notre catalogue qui permettent aux lecteurs français de découvrir des œuvres étrangères de très grande qualité. Important également, la politique d’auteurs Little Urban menée dans le cadre de ces traductions : nous avons eu ainsi la chance dès le début d’avoir eu la confiance de grands éditeurs internationaux qui nous ont permis de traduire et suivre le travail d’artiste tels Scott Campbell (illustrateur de La Machine à câlins et de Dragon de l’Est, Dragon de l’Ouest qui reviendra courant octobre avec un nouvel album) ou Kate Hindley (Ne m’appelez plus Chouchou ! et Tim le chatMonstre de compagnie) qui nous a fait le grand honneur d’inaugurer notre tout premier stand au Salon du Livre de Paris (elle reviendra pour un très chouette album courant novembre). Bien d’autres auteurs talentueux suivront. Rendez-vous l’année prochaine aux côtés de Kristyna Litten, l’auteure de Bleue & Bertille.

Parlez-moi de vous, quel est votre parcours personnel ?
Après un DESS éditorial spécialisé en littérature jeunesse (eh oui, c’était l’époque des DESS et non encore des MASTER, soupir), j’ai commencé par la fameuse case stage : au pôle beau livre des Éditions Larivière. De la relecture de manuscrits à la création d’un fichier presse en passant par l’apprentissage des premières notions de maquette, je garde surtout en tête les chouettes moments partagés avec les 4 autres personnes qui partageaient le même petit open-space. C’est cette expérience du travail en équipe autour d’un même projet qui m’a donné envie de poursuivre. Car un livre est avant tout le fruit du travail d’une équipe, c’est ce que j’aime. J’ai ensuite enchaîné avec un autre stage de 9 mois aux Éditions Delcourt pour connaître le Graal : la première embauche dans le secteur de l’édition (en tant que secrétaire de rédaction à l’éditorial puis au marketing). 8 ans de loyaux services qui m’ont Dragon de l'est dragon de l'ouestpermis de connaître une autre facette du métier : les deadlines 🙂 Travailler sur le catalogue Delcourt a été particulièrement formateur, expérience que je mets à profit chaque jour dans mon travail d’éditrice. Ce fut également de belles rencontres d’auteurs comme Alfred, Cyril Pedrosa, Wilfrid Lupano, David Chauvel, Mathieu Gabella, l’équipe Série B et bien d’autres. C’est en janvier 2014 que Pôl Scorteccia m’a ouvert la porte des éditions Urban. En charge de l’événementiel, j’ai assisté l’éditorial sur le catalogue d’Urban Comics, donc côté BD, mais déjà avec une casquette sur la jeunesse (je ne saurais que trop vivement vous recommander la collection Kids 🙂 ). En parallèle, le travail de veille sur l’illustration jeunesse commençait avec en ligne de mire la création d’un catalogue et la naissance de Little Urban.

On DemenageQue lisiez-vous quand vous étiez enfant, adolescente ?
De mon enfance, parmi les nombreux ouvrages de la bibliothèque commune de la maison que je partageais avec mes frères, je garde un souvenir ému de L’Album d’Adèle de Ponti et de La Sixième de Susie Morgenstern. Au collège, je suis tombée amoureuse des œuvres classiques. Je dévorais les Hugo et autres Zola… Jusqu’à paradoxalement potasser le bac de français (Rousseau a peut-être eu raison de moi). Depuis gamine, j’ai une affection toute particulière pour Peter Pan de James Matthew Barrie, l’un des rares livres que j’ai lu, relu et rerelu. Adolescente, j’ai également découvert la BD avec Mafalda, Astérix et autres héros franco-belges dont je dévorais les aventures chez mes parents et grands-parents. Puis, est venu le polar et surtout la littérature anglo-saxonne qui reste ma lecture favorite encore aujourd’hui avec des auteurs fétiches tels Jonathan Coe, Douglas Coupland ou Cormac Mc Carthy (La route, quelle claque : oui, je sais ce n’est pas très jeunesse mais j’aime les extrêmes).

À A la recherche de la Carotte BleueAvec quel.le.s auteur.e.s rêveriez-vous de travailler ?
Choix cornélien car ils sont nombreux et venant de tout horizon, et pas forcément spécialisés en littérature jeunesse. Vous voulez des noms, hein ? Je les garde encore un peu secrètement pour moi.

Quelques scoops sur les prochains livres que nous découvrirons chez Little Urban ?
Maurice Sendak arrive chez Little Urban ! Un beau scoop non ? Il s’agit d’un beau livre qui retrace toute sa carrière avec plus de 200 illustrations inédites. Autre scoop, Little Urban accueille Marc Boutavant : pour du jeu mais pas seulement. D’autres noms seront révélés courant 2017… à bientôt !

Parmi les ouvrages sortis chez Little Urban :

  • On déménage, texte d’Alice Brière-Haquet, illustré par Barroux (2016).
  • Bleue et Bertille, de Kristyna Litten (traduit par Véronique Mercier-Gallay – 2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Dragon de l’Est, Dragon de l’Ouest, texte de Robyn Eversole (traduit par Hélène Remaud), illustré par Scott Campbell (2016).
  • Toc toc toc. Papa, où es-tu ?, texte de Bryan Collier (traduit par Véronique Mercier-Gallay), illustré par Daniel Beaty (2016).
  • Ne m’appelez plus Chouchou !, texte de Sean Taylor (traduit par Véronique Mercier-Gallay), illustré par Kate Hindley (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Tim le chat et autres histoires, de John Martz (traduit par Little Urban – 2016), que nous avons chroniqué ici.
  • À la recherche de la Carotte Bleue, de Sébastien Telleschi (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Monstre de compagnie, texte de Sean Taylor (traduit par Véronique Mercier-Gallay), illustré par Kate Hindley (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • La machine à câlins, de Scott Campbell (traduit par Véronique Mercier-Gallay – 2015), que nous avons chroniqué ici.
  • 1, 2, 3, On est tous des Cats, texte de Caroline Stutson (traduit par Véronique Mercier-Gallay), illustré par Jon Klassen (2015).

Le site de Little Urban : http://www.little-urban.fr.

Concours :
Grâce aux éditions Little Urban, trois d’entre vous vont gagner Bleue & Bertille et trois autres On déménage (pour en savoir plus sur ces ouvrages, cliquez sur les titres). Pour participer, il vous suffit juste de laisser un commentaire sous cet article en disant pour quel ouvrage vous voulez jouer (vous pouvez jouer pour les deux). Les gagnant.e.s seront tiré.e.s au sort parmi tous les commentaires. Vous avez jusqu’à mardi 20 h. Bonne chance à tous et à toutes !


En vacances avec… Christian Voltz

Régulièrement, je pars en vacances avec un.e artiste (je sais vous m’enviez). Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la.le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet.te artiste va donc profiter de ce voyage pour me faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle.il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… 5 de chaque ! 5 albums jeunesse, 5 romans, 5 DVD, 5 CD, sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il.elle veut me présenter et c’est elle.lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Christian Voltz que je pars ! Allez en route !

La visite de petite mort5 albums jeunesse

  • Max et les Maximonstres / Maurice Sendak
  • Pas de baisers pour maman / Tomi Ungerer
  • La visite de petite mort / Kitty Crowther
  • L’Ange de Grand-Père / Jutta Bauer
  • La grande question / Wolf Erlbruch

Les raisins de la colère / Steinbeck5 romans

  • L’amour au temps du choléra / Garcia Marquez
  • Les raisins de la colère / Steinbeck
  • Les derniers rois de Thulé / Malaurie
  • L’œuvre de Dieu, la part du diable / John Irving
  • Le pouvoir du chien / Thomas Savage

5 DVD

  • Les invisibles / Sébastien LifshitzHana Bi / Takeshi Kitano
  • Le sel de la terre / Wim Wenders
  • Les invisiblesSébastien Lifshitz
  • Le voyage de Chihiro / Miyazaki
  • La leçon de piano / Jane Campion

5 CD

  • Bowie Ziggy stardustBashung / Bleu Pétrole
  • Radiohead / OK Computer
  • Massive Attack / Mezzanine
  • Nirvana/ Nevermind
  • Bowie / Ziggy stardust

5 lieux

  • Mon jardin
  • Le jardin botanique de Strasbourg, pour ses grenouilles
  • La Grève des curés à Trégastel pendant les grandes marées
  • Les dunes de Biville dans le Cotentin
  • Le bout du bout du bout du Finistère Nord un jour de grand vent

Christian VoltzChristian Voltz est auteur et illustrateur

Bibliographie sélective :

  • La mare aux aveux, illustration d’un texte de Jihad Darwiche, Didier Jeunesse (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Heu-reux !, texte et illustrations, Le Rouergue (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Quel bazar !, texte et illustrations, Le Rouergue (2015).
  • Mon cahier d’activités Printemps été, textes et illustrations, La petite salamandre (2015) que nous avons chroniqué ici.
  • Chouette de vie !, texte et illustrations, Le Rouergue (2013).
  • Mon cahier Nature, textes et illustrations, La petite salamandre (2012) que nous avons chroniqué ici.
  • Dans l’atelier de Christian Voltz, jouer, dessiner, créer avec des objets, texte et illustrations, Le Rouergue (2011).
  • Il est où ?, texte et illustrations, Le Rouergue (2007).
  • Petit escargot, texte et illustrations, Didier Jeunesse (2005), que nous avons chroniqué ici.
  • C’est pas ma faute !, texte et illustrations, Le Rouergue (2001).
  • Toujours rien, texte et illustrations, Le Rouergue (1997), que nous avons chroniqué ici.

Retrouvez Christian Voltz sur son site : https://www.christianvoltz.com.

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Aujourd’hui, on fait la connaissance d’une bande d’animaux hilarants qui doivent faire face au verdict d’une mare un peu particulière, avant de se plonger dans une fable poétique et politique qui nous parle d’écologie.

La mare aux aveux
Texte de Jihad Darwiche, illustré par Christian Voltz
Didier Jeunesse
11,95 €, 235×225 mm, 24 pages, imprimé en France, 2016.
Rien du tout
de Julien Billaudeau
Éditions Grains de Sel
15 €, 190×256 mm, 42 pages, imprimé en France, 2016.

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