La mare aux mots
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Christine Palluy

Les invité.e.s du mercredi : Mim et Christine Palluy

Par 20 avril 2016 Les invités du mercredi

Cette semaine, c’est l’auteure Mim que nous recevons. J’ai beaucoup aimé il y a peu L’orthophoniste (chroniqué lundi), j’avais envie de savoir qui se cachait derrière ce nom énigmatique. Ensuite, on retrouve une rubrique habituelle, le coup de cœur/coup de gueule. Régulièrement, nous aimons demander à une personnalité de la littérature jeunesse de nous parler de ce qui fait battre son cœur et ce qui l’énerve un peu. Cette fois-ci, c’est l’auteure Christine Palluy qui a accepté de nous répondre. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Mim

MimComment êtes-vous devenue auteure ? Parlez-nous de votre parcours et surtout… d’où vient ce nom « Mim » ?
Je n’aurais jamais imaginé devenir auteure, même si petite fille, je passais mon temps à écrire des histoires. Après des études de littérature anglophone, j’ai commencé ma carrière comme assistante d’édition, chez Grasset, au service de littérature étrangère, où je suis restée dix ans. Parallèlement, je suis devenue traductrice en littérature jeunesse, un univers qui m’a toujours plu car il est très riche, et surtout très libre. Pour signer mes traductions chez d’autres éditeurs, j’ai choisi un pseudonyme, Mim, qui était aussi le surnom que me donnaient ma famille et mes amis… C’était sans doute une façon de me sentir un peu chez moi en littérature jeunesse ! Et puis, Madame Mim, c’est la sorcière de Merlin l’enchanteur… et j’aime bien les personnages un peu ingrats ! À l’époque je traduisais beaucoup d’albums pour Milan, mais j’ai mis quelques années à leur proposer un texte en tant qu’auteure parce que je n’étais pas persuadée d’avoir des choses intéressantes à raconter. Et d’ailleurs, je continue à me faire cette réflexion régulièrement ! La traduction est un exercice d’écriture, souvent difficile, mais on est au service d’un auteur et de ses mots, sur lesquels on s’appuie… Quand on est auteur, on est vraiment seul face à son histoire et on ne sait pas forcément par quel bout la prendre. Mais Alice Aschero, qui était éditrice chez Milan à l’époque, m’a encouragée et a lu mon premier texte… qu’elle a pris !

Parlez-nous de la série Noé et Azote, comment est-elle née ?
C’est l’histoire d’une belle rencontre… non pas avec un troll des montagnes, comme Azote, mais avec Benoit Bajon, mon co-auteur ! On m’avait proposé à plusieurs reprises d’écrire pour les lecteurs débutants. Mais je suis une grande bavarde et j’étais un peu effrayée par l’économie de mots… qui n’est pas ma spécialité ! Comme Benoit est orthophoniste, je lui ai proposé de m’aider sur les contraintes du début de lecture. Mais en fait, ça ne s’est pas tout à fait passé comme ça ! Parce qu’à force de discuter, d’échanger nos idées et de boire des cafés, finalement, on a conçu la série ensemble, et puis on a basculébienvenue chez les trolls dans l’écriture à quatre mains, ce qui est une sacrée aventure ! Pour Benoit, l’écriture était une découverte, et je pense que notre travail commun lui apporte sans doute un autre regard sur le langage, qui est au cœur de son métier. Pour ma part, j’avais toujours écrit seule, et ça ne m’a pas semblé tout de suite évident de partager ma plume ! Il faut se mettre d’accord, laisser la place à l’autre sans avoir l’impression d’abandonner sa propre écriture… Mais c’est aussi une formidable occasion d’aller sur d’autres terrains que les siens, de bousculer ses marottes, de sortir de chemins rassurants car déjà empruntés… En ce moment, on écrit le 9e tome, et on ne pensait pas qu’on aurait autant d’histoires à raconter… Mais on s’est drôlement attaché à nos personnages ! Et puis il y a quelques semaines, un autre aspect de notre projet a vu le jour : une édition en « lecture aidée » des premiers tomes de Noé et Azote est parue, avec des syllabes en couleurs, destinées à faciliter le déchiffrage des lecteurs débutants. Le texte et les illustrations sont rigoureusement identiques à l’édition originale, mais ce découpage des mots permet d’accompagner des lecteurs hésitants ou en difficulté. Cette idée de « lecture aidée » était au cœur de notre association dès le départ, et c’est ainsi que nous l’avions présenté à Magnard en leur proposant notre série. C’était important pour nous de trouver un éditeur qui veuille s’engager à nos côtés sur cette démarche : apporter un petit coup de pouce à des enfants qui veulent se lancer dans un roman, mais peinent encore à lire de manière fluide… Benoit a aussi conçu des petits jeux autour des mots et du langage pour aider à la compréhension de l’histoire. D’une certaine manière, ça concrétise le lien entre nos métiers respectifs d’auteure jeunesse et d’orthophoniste.

« L’orthophoniste », c’est le titre d’un de vos derniers livres ! Du coup, c’est Benoit Bajon qui a vécu cette histoire d’orthophoniste qui rencontre un dragon ?
Ah, ça aurait pu, mais en fait non ! J’ai commencé à écrire L’orthophoniste avant ma rencontre avec Benoit… Mais cela dit, il y a quand même un petit lien ! Je voulais raconter une histoire autour de ce qui L'Orthophonistese passe dans un cabinet d’orthophonie… mais en prenant le point de vue de l’orthophoniste. Travailler sur ses difficultés de langage, ce n’est pas une démarche évidente pour un enfant (ni pour un adulte d’ailleurs) : il va trouver une aide nécessaire auprès de son orthophoniste, mais cela implique aussi de prendre du temps pour surmonter ses problèmes, au lieu d’aller jouer par exemple… Mais de son côté, peut-être que le soignant ressent lui aussi une appréhension à prendre en charge un nouveau patient ? Alors j’ai voulu interviewer un orthophoniste pour qu’il me parle de son métier, de sa relation avec les patients, de ses doutes et de ses échecs parfois… et c’est comme ça que j’ai atterri dans le cabinet de Benoit, qui m’a raconté tout cela avec beaucoup de sincérité. Quand je lui ai présenté mon roman, où il est question de se pencher sur les problèmes d’élocution d’un dragon, il a considéré cette rééducation avec beaucoup de sérieux. Je ne m’attendais pas à ce qu’il réfléchisse à l’anatomie de la gueule d’un petit dragon, ni au type d’exercices susceptibles de l’aider à prononcer le son « R » sans cracher du feu ! Là, je me suis dit que même si on évoluait dans des univers très différents, on avait quand même quelques points qui nous rapprochaient ! C’est ainsi qu’est née l’envie de travailler ensemble… Magnard a tout de suite pris L’orthophoniste pour sa collection de premiers romans, mais pour des raisons de plannings, Noé et Azote sont parus avant.

J’aimerais aussi profiter de cette interview pour reparler d’un album que j’avais adoré, Puisque c’est comme ça, je m’en vais !, pouvez-vous nous dire quelques mots sur ce superbe album ?
Je pourrais déjà vous dire que c’est du vécu, et que j’ai un Émile à la maison qui a fait ses valises un soir Puisque c'est comme ça, je m'en vais !(il peut m’arriver d’être une maman contrariante) ! Bon, heureusement, il est resté… et m’a inspirée cette histoire ! J’aime beaucoup cet album car Alexandra Pichard lui a donné une tonalité tendre et chaleureuse avec un dessin très sobre et élégant. Cette histoire parle différemment aux enfants selon leur âge. Je crois que les petits aiment se faire un peu frissonner en pensant qu’Émile va vraiment partir. Les plus grands décodent l’humour et la tendresse de la maman, qui n’a bien sûr aucune intention de le laisser s’en aller ! Quant aux adultes, ils me disent souvent que c’est le portrait d’une maman idéale, car elle désamorce les conflits sans s’énerver. Ce qu’on devrait toujours essayer de faire… mais en ce qui me concerne, ça relève souvent de la fiction ! Je suis très attachée à cet album, parce que c’est aussi à travers cette histoire que j’ai rencontré Mélanie Edwards, chez Magnard Jeunesse, qui est une éditrice précieuse !

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
J’aimais beaucoup les histoires qui m’entraînaient ailleurs, vers des mondes imaginaires, ou inconnus. Je crois que le premier album qui m’a marquée et que mes parents ont dû me lire des dizaines de fois, c’est Croc Epic, le mangeur de rêves de Michael Ende, qui n’est probablement plus disponible aujourd’hui. Je ne sais plus vraiment ce que racontait cette histoire, mais je sais qu’elle m’a Un ami au poilaccompagnée un bon nombre de fois avant d’aller me coucher ! Plus grande, j’ai lu et relu les Roald Dahl, et j’adore les redécouvrir aujourd’hui avec mes enfants. J’aime la manière loyale dont cet auteur s’adresse aux enfants, sans concession, ni facilité, et en faisant toujours appel à leur intelligence. On ne le prend jamais en flagrant délit de mièvrerie ! Adolescente, j’ai assez vite basculé vers les classiques, car la « littérature ado » était moins riche que maintenant. J’ai des souvenirs émus de ma découverte de Jack London, ou dans un autre style, d’Alexandre Dumas…

Quels sont vos projets ?
Poursuivre les aventures de Noé et Azote avec Benoit, mais aussi raconter mes propres histoires, toute seule, et n’en faire qu’à ma tête ! Se mettre d’accord avec soi-même, c’est parfois plus compliqué qu’avec un co-auteur ! Mon prochain album, Le déménagement de Maryse Cocotte sort avant l’été chez P’tit Glénat, avec de très belles illustrations de Sébastien Pelon. Et sinon, j’écris beaucoup pour la radio, qui est un univers que j’adore, parce que particulièrement propice à l’imagination : à la radio, tout est possible, il suffit de tendre l’oreille pour voyager très loin ! Sous mon vrai nom, Camille Kohler, je suis auteure d’une série humoristique sur la vie de famille, La vie trépidante de Brigitte Tornade, diffusée sur France Culture. Je travaille actuellement sur les épisodes 41 à 50, qu’on enregistrera à la rentrée… et je trépigne à l’idée de retrouver toute la joyeuse équipe !

Une dernière question, si quelqu’un qui ne vous connaît pas lit cette interview et veut vous découvrir avec un seul de vos ouvrages, lequel lui conseilleriez-vous ?
C’est difficile de répondre à cette question, parce que le point de vue de l’auteur n’est pas forcément ce qui devrait influencer le lecteur… J’aime beaucoup L’orthophoniste, qui reprend un thème qui m’est cher : celui de la rencontre avec un être différent, vaguement inquiétant. Si on surmonte ses appréhensions pour aller vers l’autre, même dans notre monde pas très réjouissant, il y a de grandes chances pour qu’on fasse une rencontre magique ! En y réfléchissant, je crois que ce thème traverse la plupart de mes textes, comme Noé et Azote, Le Mystère Ferdinand ou Le petit monstre d’Adèle. C’était déjà le cas dans mon premier album, « Un loup à la maison », qui n’est malheureusement plus disponible. J’ai une tendresse particulière pour ce livre, parce que c’était un saut dans l’inconnu. C’est comme ça que j’ai rencontré Sébastien Pelon, qui l’a illustré… et qui est devenu un bon copain ! Finalement, je me dis que je vous ai beaucoup parlé de rencontres dans cette interview… C’est vrai que c’est important, et peut-être même que c’est ce qui compte le plus dans la vie ! Mais un bon livre, c’est aussi ça : partir à la rencontre des autres, d’un univers différent, inconnu, en acceptant ses bons côtés et ses aspérités… pour vivre une expérience unique !

Bibliographie :

On peut aussi retrouver La vie trépidante de Brigitte Tornade en podcasts sur le site de France Culture.


Le coup de cœur et le coup de gueule de… Christine Palluy

Régulièrement, une personnalité de l’édition jeunesse (auteur.e, illustrateur.trice, éditeur.trice…) nous parle de deux choses qui lui tiennent à cœur. Une chose qui l’a touché, ému ou qui lui a tout simplement plu et sur laquelle il.elle veut mettre un coup de projecteur, et au contraire quelque chose qui l’a énervé.e. Cette semaine, c’est Christine Palluy qui nous livre son coup de cœur et son coup de gueule.

Coup de cœur :
Le jour d’une intervention scolaire, les plus jeunes arrivent rangés par deux et me lancent des regards mi-charmeurs, mi-intimidés. Quatre syllabes prononcées en bloc sautillent dans leur rang : « christinepalluy…  christinepalluy… » !  Plus grands, les élèves me repèrent dans la cour et engagent la conversation, histoire d’avoir parlé à « l’auteure » avant les autres. Les collégiens, eux, feignent l’indifférence, mais sont parfois trahis par leurs coups d’œil à la dérobée.
Nous entrons, nous nous installons, nous faisons connaissance. D’abord viennent les premières questions, les classiques, les habituelles, celles que l’on pose juste pour déclarer la rencontre ouverte, les « combien de livres avez-vous écrits ? », « depuis quel âge êtes-vous auteure ? », « d’où vous vient l’inspiration ? ». Dociles, les voix égrainent une liste soigneusement préparée en classe jusqu’à ce que, soudain, l’une d’elles s’échappe du carcan : « Si tu écris pour nous, et pas pour les adultes, c’est que tu restes une enfant dans ta tête, non ? » « Dans ton histoire, c’est comme en vrai : pourquoi les mamans s’inquiètent autant pour leurs enfants ? », « Toi, tu es comme moi, tu es une rêveuse. Tu n’aimais pas l’école, je suis sûre ! », « Moi, quand je lis, c’est drôle, j’ai un petit film dans la tête ! ».
Alors, à ce moment-là, l’ambiance bascule. De préréglée, la rencontre s’allume et devient sincérité, partages, la liberté toute neuve fait pousser des ailes à chacun. La vraie rencontre, celle qui donne des coups au cœur, c’est celle-là. Bien sûr, la magie n’est pas toujours au rendez-vous, étouffée par 25 questions numérotées posées par 25 enfants crispés sur leurs papiers (ça sonne… vite, Lily, pose la dernière question ! chuuuut, on écoute Lily !).
Moi, c’est pour happer ce moment privilégié que je reprends avec enthousiasme le train et ma valise, pour ce petit Baptiste qui un jour m’a abordée dans la rue : « Il y a trois ans, j’étais en CE1 et tu es venue dans ma classe et on a écrit une histoire. Depuis, je veux être écrivain. »

Coup de gueule :
Des chaînes de textos insultants, des commentaires Facebook assassins, des images volées via Snapchat ou relayées sur des forums… les nouvelles technologies décuplent la violence dans les rapports entre adolescents. Comment ne pas avoir de haut-le-cœur face aux ravages du cyber-harcèlement ? Aujourd’hui, quand on a 17, 15 ou même 12 ans, on est à la merci d’une diffusion instantanée, rebondissante et indélébile de vos secrets les plus intimes, de railleries ou de mensonges. Sans répit, chez vous, partout, jour et nuit, les bourreaux immatures et masqués vous blessent puis balancent du sel sur votre souffrance. Au collège, au lycée, inutile d’être musclé ou courageux pour affronter sa victime à la sortie des cours : on peut la mettre à mort socialement tout en croquant des fraises Tagada derrière son écran. La cruauté se lâche d’autant plus qu’on ne voit pas souffrir sa victime. Combien d’adolescents abîmés, blessés, combien d’humiliations et de suicides faut-il déplorer pour que le problème cède enfin du terrain ? Un coup de gueule ne sert à rien. Éduquer, montrer, expliquer ces dangers aux enfants, aux ados victimes et bourreaux, aux parents et aux enseignants est le seul chemin. Heureusement, on commence à le prendre : des romans paraissent, des clips sont diffusés, des associations se créent et des adultes enfin, y mettent les pieds.

Christine PalluyChristine Palluy est auteure

Bibliographie sélective :

  • Série Tip-Top, romans illustrés par Cyrielle, Hatier Jeunesse (2014-2016), que nous avons chroniqué ici et .
  • La moufle, album illustré par Samuel Ribeyron, Didier Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Histoires d’aventurières, album illustré par un collectif, Lito (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Princesses d’Afrique, album illustré par un collectif, Lito (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Princesses de la cour de Versailles aux palais de Vienne, album illustré par un collectif, Lito (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Il était une bergère, roman illustré par Grégoire Mabire, SEDRAP jeunesse (2012).
  • Ulysse, BD illustrée par Benjamin Adam, Milan (2011).
  • Princesses de tous les pays, album illustré par un collectif, Lito (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Jason et les Argonautes, roman illustré par Giorgio Baroni, Milan (2011).
  • Histoires de Cavalières, album illustré par un collectif, Lito (2010).
  • Il était une fois le père Noël, album illustré par Évelyne Faivre, Lito (2009).
  • Arthur et Dagobert n’ont pas peur de la nuit, album illustré par Hervé Le Goff, Milan (2009).
  • Histoires de Sorcières, album illustré par un collectif, Lito (2009).

Retrouvez Christine Palluy sur son site : http://www.christine-palluy.fr.

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Des romans pour les jeunes lecteurs.trices

Par 18 avril 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose une sélection de petits romans pour les enfants qui commencent à lire.

Socrate et son papa
Texte d’Einar Øverenget (traduit par Aude Pasquier), illustré par Øyvind Torseter
La joie de Lire dans la collection Philosophie et autres chemins
10 €, 150×180 mm, 52 pages, imprimé en République Tchèque, 2015.
Qui es-tu Morille ? / D’où viens-tu Petit-Sabre
d’Hélène Vignal
Rouergue dans la collection Boomerang
6,50 €, 120×170 mm, 64 pages, imprimé en France, 2016.
Super-Maman
Texte de Gwendoline Raisson, illustré par Sinan Hallak
Samir Éditeur dans la collection Farfelu
6 €, 138×180 mm, 32 pages, imprimé au Liban, 2011.
Maman est un oiseau
Texte d’Anne Loyer, illustré par Leïla Brient
Bulles de savon
6 €, 125×190 mm, 49 pages, imprimé en France, 2015.
Jambon, fromage et potiron
de Sandrine Kao
Syros dans la collection Mini Syros
3 €, 110×165 mm, 45 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
L’énigme du flan empoisonné
Texte de Christine Palluy, illustré par Cyrielle
Hatier Jeunesse dans la collection Hatier Poche
4,99 €, 142×190 mm, 48 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Parfait achète le pain tout seul
Texte de Nathalie Dargent, illustré par Yannick Thomé
Milan dans la collection Les Inséparables
5,90 €, 120×160 mm, 48 pages, imprimé en Roumanie, 2016.
Lucas s’est fait traiter de fils de lute
Texte de Nathalie Dargent, illustré par Yannick Thomé
Milan dans la collection Les Inséparables
5,90 €, 120×160 mm, 48 pages, imprimé en Roumanie, 2016.
Aminata veut des sous
Texte de Nathalie Dargent, illustré par Yannick Thomé
Milan dans la collection Les Inséparables
5,90 €, 120×160 mm, 48 pages, imprimé en Roumanie, 2016.
Juliette est toute seule dans sa classe
Texte de Nathalie Dargent, illustré par Yannick Thomé
Milan dans la collection Les Inséparables
5,90 €, 120×160 mm, 48 pages, imprimé en Roumanie, 2016.
L’orthophoniste
Texte de Mim, illustré par Jess Pauwels
Magnard Jeunesse dans la collection Mes premiers romans
5,90 €, 147×195 mm, 42 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
La tour Eiffel à New York !
Texte de Mymi Doinet, illustré par Mélanie Roubineau
Nathan dans la collection Premières lectures
5,60 €, 145×191 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
La tour Eiffel se balade à Paris !
Texte de Mymi Doinet, illustré par Mélanie Roubineau
Nathan dans la collection Premières lectures
5,60 €, 145×191 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2016.

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L’histoire vous dit peut-être quelque chose…

Par 4 mai 2015 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose une sélection d’ouvrages dont les histoires sont généralement connues… mais qui s’éloignent parfois de l’originale.

une bible 3dAu début, il n’y avait rien. Rien. Rien du tout. Puis Dieu a inventé la lumière et bien d’autres choses, dont l’Homme. Le premier s’appelait Adam. D’une de ses côtes, Dieu fit la première Femme, elle ne portait pas de nom. Ils vivaient heureux dans l’Eden jusqu’au jour où la femme fit ce qui était pourtant interdit : croquer dans une pomme de l’arbre de la connaissance. Ensuite, il y eut Caïn et Abel, Noé, Abraham et plus tard, bien plus tard, Jésus.
Que l’on soit croyant ou non, Une bible de Philippe Lechermeier et Rebecca Dautremer est un sublime ouvrage. Près de 400 pages magnifiquement (et le mot est faible) illustrées. Certaines histoires sont connues soit parce qu’on a une culture chrétienne, soit parce qu’on a regardé les grosses productions cinématographiques avec Charlton Eston. On parle du déluge et de Noé, de l’exode et de Moïse qui ouvrit les eaux, de Jonas et du poisson géant, la crucifixion de Jésus… Les Une biblehistoires sont de beaux contes, surtout racontés par Philippe Lechermeier qui alterne les genres littéraires (prose, poésie, théâtre…). C’est souvent très noir et ça ne s’adresse pas aux plus jeunes. C’est, dans tous les cas, un ouvrage extraordinaire, un livre comme on en voit peu, entre le livre d’art et l’album jeunesse, un livre qu’on ne se lasse pas de feuilleter, de regarder, d’admirer. Le genre de livre qu’on ne range pas dans une bibliothèque, qu’on laisse plutôt à portée de main, qu’on soit croyant ou non.
Un des textes les plus anciens, revu pour être relu « comme un roman », sublimé par les illustrations extraordinaires d’une de nos plus grandes illustratrices.
Plus d’informations (extraits, vidéos…) sur le site de Rebecca Dautremer.
Le même vu par Le cabas de Za et Livres et merveilles.

La moufle Palluy RibeyronAlors qu’il marchait dans la neige, Igor a perdu sa moufle. Pour Souris Jolie, c’est une aubaine ! Elle a trouvé où se protéger du froid. Mais alors qu’elle est bien installée, elle entend un petit bruit, c’est Grenouille Fripouille qui aimerait bien la rejoindre… Sourie Jolie ne peut pas laisser son amie dehors, elle l’invite. Tant qu’ils ne sont que deux…
Christine Palluy réécrit ce grand classique en lui donnant une nouvelle fin. Le texte est poétique et les mots bien choisis, c’est un régal de le lire à voix haute. Les illustrations sont signées par le génial Samuel Ribeyron, un pur bonheur !
Un conte classique revisité avec poésie tant dans le texte que dans les illustrations. Une des (la ?) plus belles versions du conte.
Le même vu par Des livres etc et Enfantipages.

Le Petit Chaperon rouge reste un des plus grands classiques et surtout un des contes les plus revisités. Trois nouvelles versions viennent de sortir.

Le Petit Chaperon rouge n'a pas tout vuElle a neuf ans et vit avec sa mère. Elle adore le rouge alors sa mère lui a fait un manteau rouge à capuche. Elle l’adore et le porte tout le temps, si bien qu’on l’a appelée Le Petit Chaperon rouge. Aujourd’hui, elle va voir sa grand-mère quand, tout à coup, elle heurte une chose poilue et malodorante…
Beaucoup d’humour dans Le Petit Chaperon rouge n’a pas tout vu, mais un humour subtil, poétique. On rencontre les personnages (Le Petit Chaperon rouge, le loup, les animaux de la forêt et la grand-mère) un par un et ils s’expriment tous à la première personne. Le loup est gourmand mais n’a aucune intention de manger qui que ce soit ! Les illustrations sont délicates. La fin risque de vraiment vous surprendre !
Une version poétique et drôle du Petit Chaperon rouge.

Le petit chaperon rouge les contes défaitsParce que sa mère était folle de rouge, elle ne l’habillait qu’en cette couleur. Elle lui avait même fait faire un petit chaperon rouge, forcément c’était devenu son surnom. Un jour qu’elle allait voir sa mère-grand malade pour lui porter un petit pot de beurre et une galette elle rencontra un loup un peu menteur…
Pas le même genre d’humour que dans le précédent, ici, on se marre bien. Le Petit Chaperon rouge consulte un psy à cause de sa mère qui ne l’habille que d’une couleur ou demande à un facteur combien ça coûterait de poster le petit pot de beurre et la galette plutôt que de se déplacer. Les répliques de la petite fille et du loup sont tordantes et la fin (un peu cruelle) a scié ma fille !
Une version loufoque du Petit Chaperon, un humour très BD.

Un petit chaperon à croquerIl était une fois une petite fille qu’on surnommait Le Petit Chaperon rouge à cause de son habit. Elle avait un sacré caractère et à force de lire l’histoire du Petit Chaperon rouge elle savait qu’il fallait se méfier du loup… pourtant un jour elle fit exprès de parler fort pour l’attirer, et forcément il arriva…
Une autre version pleine d’humour du célèbre conte. L’auteur se sert du fait que tout le monde connaisse l’histoire (y compris les héros) pour tout chambouler. Là encore, c’est assez proche de l’univers BD tant dans l’ambiance que dans les illustrations (et la plupart du texte est sous forme de dialogue dans des bulles).
Une version déjantée et vraiment drôle du Petit Chaperon rouge.

On quitte le Petit Chaperon rouge (mais vous trouverez tous les Petit Chaperon rouge qu’on a croisé sur le blog ici)… même si l’on va le recroiser dans les deux albums suivants.

La petite fille de pain d'épiceSongeant à sa propre fille, une vieille dame avait cuisiné une petite fille de pain d’épice. Mais à peine l’avait-elle mise sur le rebord de la fenêtre pour refroidir que celle-ci s’était enfuie pour ne pas être mangée… Sauf qu’elle tomba nez à nez avec Le Petit Chaperon rouge qui justement n’avait plus de galette à cause d’une grand-mère trop gourmande. Notre petite fille de pain d’épice fila et rencontra… le Petit Poucet !
Vous l’aurez compris, ici Céline Lamour-Crochet adapte le Petit bonhomme de pain d’épice et lui fait rencontrer des personnages de contes. Les enfants adorent retrouver dans des histoires inédites des personnages qu’ils connaissent déjà. Ici, ils sont ravis de voir à chaque page le héros d’un de leurs contes préférés. Florian Le Priol accompagne le texte avec des couleurs chaudes et des illustrations pleines de vie.
Un conte revisité qui va ravir ceux qui aiment recroiser les personnages de leurs histoires préférées.

Il n'y a pas d'autruches dans les contes de féesJe ne sais pas si vous avez remarqué (c’est pourtant évident), mais dans les contes dont nous venons de parler (et dans ceux dont nous allons parler ensuite), il n’y a pas d’autruche ! Je sens que vous êtes en train de réfléchir, « même dans… » et non dans aucun ! Vous allez peut-être trouver ça étrange, vous allez penser à un oubli ou un complot anti-autruche. Rien de tout ça, il y a une bonne raison à cette absence.
Dans cet album hilarant, Gilles Bachelet met en situation l’autruche dans les contes classiques et très vite on comprend pourquoi cet animal est absent de ces histoires. Imaginez l’autruche avec un chaperon rouge, dans un lit pendant cent ans ou face à sept nains… Gilles Bachelet s’amuse à ridiculiser l’animal… et l’on s’amuse avec lui.
Dix-huit grandes planches pleines pages pour un album drôle et décalé.

Rapidement, quelques autres livres de contes récemment sortis.

pas de violon pour les sorcièresTrois sorcières sont entrées sans frapper dans la maison de la famille ours. Elles ont décroché les violons du mur et en ont joué mais les ont cassés. Papa ours s’est demandé qui avait joué de sa contrebasse, maman ours s’est demandé qui avait joué de son violoncelle et Petit Ours s’est demandé qui avait joué de son violon.
Une version pleine de rythme des trois petits cochons illustrée par Joëlle Jolivet.

le vilain petit canardUne cane qui couvait eut la surprise de voir sortir de l’un de ses œufs un caneton très laid. Très vite, elle décida de s’en débarrasser, comment pouvait-elle élever un enfant aussi différent ? Notre vilain petit canard erra donc avant de rencontrer quelqu’un qui l’accepta. Un classique d’Andersen, revisité ici par Pascal Vilcollet dans un album petit format.

Les musiciens de BrêmeQuatre animaux (un âne, un chien, un chat et un coq) dont plus personne ne voulait se rencontrèrent un jour. Ensemble, ils décidèrent de partir à Brème pour être musiciens. Mais leur route croisa celle de dangereux bandits. Ensemble, on est plus forts. Un classique des frères Grimm qui ressort en format souple chez le Père Castor illustrée par Amélie Dufour.

la Belle au bois dormant MajewskiParce qu’une méchante fée lui avait jeté un sort, une princesse était condamnée à dormir cent ans. Dans cette belle version illustrée par Marc Majewski, l’histoire ne s’arrête pas au mariage avec le prince, la suite de l’histoire (que je n’avais lue que dans le magnifique ouvrage de Jean-Jacques Fdida) est aussi présente.

Le Chat bottéLe fils d’un meunier ne reçut qu’un chat comme héritage. Il trouvait cet animal totalement inutile. La suite de l’histoire lui prouva le contraire. Autre grand classique sorti dans la même collection que le précédent (Contes & Classiques chez Magnard Jeunesse), Le Chat botté est, quant à lui, joliment illustré par Sandrine Desmazières.

les contes de fées illustrés usborneLa belle au bois dormant, Le Rossignol et l’empereur, La Belle et la Bête, Le Peintre et les dragons, La Fille du roi et la grenouille et cinq autres contes classiques sont regroupés dans Les contes de fées illustrés sorti chez Usborne. On aime les recueils de contes (surtout avec une belle couverture à l’ancienne comme ici), malheureusement les illustrations intérieures sont d’une autre époque… et pas de la meilleure !
Le même vu par Maman Baobab.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqués des ouvrages de Philippe Lechermeier (Ce qu’il y avait sur l’image…), de Rébecca Dautremer (Babayaga, Le loup de la 135e, La chèvre aux loups et Les deux mamans de Petirou), de Christine Palluy (Les Tip-Top et les plans secrets, Qui a enlevé Odilon ?, Histoires d’aventurières, Princesses d’Afrique, Princesses de la cour de Versailles aux palais de Vienne et Princesses de tous les pays), de Samuel Ribeyron (Yllavu, Ce n’est pas très compliqué, Les plus belles chansons anglaises et américaines, 38 perroquets, Le grand papa et sa toute petite fille, Super Beige, Super Beige, le retour, Beau voyage, Yllavu, Pi, Po, Pierrot et Salade de fruit. Et aussi les films Et 10,11,12 Pougne le Hérisson, L’hiver de Léon, Le printemps de Mélie et L’été de Boniface), de Charles Perrault (Peau d’âne, Le chat botté, Cendrillon, Le chat beauté, Le petit chaperon rougeLe chat botté et Le petit Poucet dans la collection Les contes en chanson chez Larousse, Peau d’âne illustré par Charlotte Gastaut, Le petit chaperon rouge dans une version « herbier » et une version sans texte et Cendrillon en petit théâtre d’ombre), de Zelda Zonc (C’est pas toi qui commandes !, On est de vrais espions !, Kikekoa et Ornicar, On est de vrais espions !), de Rémi Chaurand (Quel beau troubadour !), de Céline Lamour-Crochet (La veilleuse pour Juliette, Laurélie la chauve souris et Ydriane), de Florian Le Priol (Patatra la p’tite sorcière et les crapauds), de Gilles Bachelet (Le chevalier de Ventre-à-terre), de Joëlle Jollivet (Le ventre de l’arbre et autres contes d’Afrique de l’Ouest, Légendes de Bretagne, Le schmat doudou, Au loup, Zoologique et 10 p’tits pingouins autour du monde), de Kochka (Les cygnes sauvages, À l’heure du loup, Le rossignol et l’empereur de Chine, Peau d’Âne et Dans ma ville il y a…), des Frères Grimm (Contes de Grimm, Grimm contes choisis, Tom Pouce, Les musiciens de Brême, Le vieux Cric Crac, Le voleur de lune, Les musiciens de Brême, L’homme à la peau d’ours, Tom Pouce, Le petit chaperon rouge, Blanche Neige, Hansel et Gretel et Hans la chance), d’Amélie Dufour (Tom Pouce et Où est cachée la maîtresse ?) et de Sandra Desmazières (Le garçon qui voulait se déguiser en reine). Retrouvez aussi notre interview de Christine Palluy, de Samuel Ribeyron et de Florian Le Priol

Une bible
Textes de Philippe Lechermeier, illustrés par Rebecca Dautremer
Gautier Languereau
45 €, 250×275 mm, 381 pages, imprimé en Italie, 2014.
La moufle
Texte de Christine Palluy, illustré par Samuel Ribeyron
Milan dans la collection Mes albums Milan
9,90€, 205×255 mm, 40 pages, imprimé en Espagne, 2015.
Le Petit Chaperon rouge n’a pas tout vu
de Mar Ferrero (traduit par Cécile Hermellin)
Gallimard Jeunesse Giboulées
10,50 €, 180×238 mm, 40 pages, imprimé en Espagne, 2015.
Le Petit Chaperon rouge
Texte de Fabrice Colin d’après Charles Perrault, illustré par Zelda Zonk
Playbac dans la collection Les contes de fées défaits
11,90 €, 207×245 mm, 32 pages, imprimé en Slovénie chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Un petit chaperon à croquer
Texte de Rémi Chaurand, illustré par François Maumont
Milan dans la collection Mes albums Milan
9,90€, 200×245 mm, 24 pages, imprimé en Espagne, 2015.
La petite fille en pain d’épice
Texte de Céline Lamour-Crochet, illustration de Florian Le Priol
La Palissade
13,90 €, 290×195 mm, 36 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Il n’y a pas d’autruches dans les contes de fées
de Gilles Bachelet
Seuil Jeunesse
15,20 €, 300×305 mm, 22 pages, imprimé en Belgique, 2008.
Pas de violon pour les sorcières
Texte de Catherine Fogel, illustré par Joëlle Jolivet
Seuil Jeunesse dans la collection Seuil’issime
5,90 €, 150×190 mm, 32 pages, imprimé en France, 2015 (première édition 1995).
Le Vilain Petit Canard
Texte de Sophie Koechlin d’après Andersen, illustré par Pascal Vilcollet
Deux coqs d’or dans la collection Mes contes préférés
4,90 €, 153×156 mm, 32 pages, imprimé en Roumanie chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Les musiciens de Brême
Texte de Kochka d’après les Frères Grimm, illustré par Amélie Dufour
Père Castor dans la collection Les classiques du Père Castor
4,75 €, 210×180 mm, 24 pages, imprimé en France, 2015.
La Belle au bois dormant
Texte de Charles Perrault, illustré par Marc Majewski
Magnard Jeunesse dans la collection Contes & Classiques
13,90 €, 280×238 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Le Chat botté
Texte de Charles Perrault, illustré par Sandra Desmazières
Magnard Jeunesse dans la collection Contes & Classiques
13,90 €, 280×230 mm, 48 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Les contes de fées illustrés
Collectif
Usborne
16,95 €, 181×229 mm, 352 pages, imprimé en Chine, 2015


À part ça ?

conteurs.netVous aimez les conteur-euse-s, vous voulez recevoir un-e conteur-euse dans votre structure ou vous êtes vous-même conteur-euse ? Conteurs.fr c’est le portail du conte et des arts de la parole. On peut y trouver les festivals ou les spectacles qui vont se dérouler près de chez nous, contacter des conteur-euse-s, regarder des vidéos, voir les dernières parutions de CD/DVD et bien d’autres choses encore. Le site est un peu confus, pas toujours facile de s’y retrouver mais avec un peu de patience et de recherche vous devriez trouver ce que vous cherchez ! Une newsletter hebdo vous assurera de ne rien louper. Vous pouvez vous y abonner ici.

Gabriel

You Might Also Like

Les jeunes lecteurs mènent l’enquête

Par 24 juillet 2014 Livres Jeunesse

Une sélection de petites enquêtes pour les jeunes lecteurs.

Les tip top et les plans secretsIl y a les enfants, Théo, Inès et Pétronille (appelés les TIP) et le chat Top. Ils vivent dans l’hôtel où leur père est cuisinier.
Aujourd’hui, un grand savant arrive dans l’hôtel, les enfants sont pressés de le rencontrer, mais grâce à Top ils aperçoivent quelque chose de louche… Un homme espionne le savant et au moment de partir il glisse même un papier sous le banc où il était assis… Les Tip-Top vont mener l’enquête !
Voilà typiquement le genre de héros que j’aimais quand j’étais enfant. Des sœurs et frères débrouillards, indépendants, intrépides qui aiment mener des enquêtes, décoder des messages secrets, démasquer des bandits !
C’est à Christine Palluy que l’on doit ce petit roman destiné aux 6-7 ans d’après l’éditeur, auteur que l’on aime beaucoup ici !
Pour les jeunes lecteurs fans d’enquêtes !

SortiQui a enlevé odilon dans la même collection que le précédent, Qui a enlevé Odilon ?. On y retrouve les Tip-Top ! Ici, il est question d’un perroquet qui a disparu. Les trois enfants vont devoir faire preuve d’intelligence et de malice pour retrouver le volatile. Ils seront aidés par Top, leur fidèle chat… qui devra faire attention de ne pas être accusé d’avoir mangé l’oiseau !
Une autre très bonne aventure, Les mystères du Grand-Hôtel est vraiment une super série à suivre de près !

IgorIgor petit vampire, Vladimir, Molaire et Mimi-Sanguine sont devant la télé pour regarder leur émission préférée Les monstres ont un effroyable talent quand tout à coup, pendant la pause publicitaire, ils aperçoivent le Père Noël… sauf qu’ils ne le reconnaissent pas du tout ! Quel est ce gorille vert, poilu, aux grandes oreilles pointues qui se fait passer pour lui ? Les jeunes vampires décident de mener l’enquête et pour ça de partir dans le village du Père Noël.
Beaucoup d’humour dans ce petit roman de Yann Walker illustré par Henri Fellner et sorti dans la collection Folio Cadet. Ici, on nous indique que c’est à lire tout seul pour les jeunes apprentis lecteurs niveau 2, et il y a des chances qu’ils apprécient cette lecture !
Qui est donc ce monstre qui se fait passer pour le Père Noël et qu’a-t-il fait du vrai ? Heureusement, les petits vampires sont là !

KikekoaOn Est De Vrais Espions et Ornicar ont décidé d’être de vrais espions ! Pour l’occasion, ils se rebaptisent même Kike 007 et Orni 008 et les voilà qui ligotent Kidodou pour lui faire avouer qui est son chef… Quand tout à coup ils entendent des bribes de conversation de leurs parents qu’ils trouvent assez louches. Voilà une enquête pour eux !
Ici aussi, c’est un petit roman première lecture (pour les élèves de CP d’après l’éditeur). Il peut se lire à deux voix, l’adulte lit le texte et les enfants le dialogue. Un joli moyen de partager la lecture, de laisser l’enfant participer. L’histoire et les dessins sont pleins d’humour, ça devrait plaire à beaucoup d’enfants !

SortiNage Petit Phoque dans la même collection et sur le même principe de lecture à deux voix, Les animaux de Lou, Nage petit phoque ! deMymi Doinet et Mélanie Allag nous raconte comment Lou et ses camarades vont tout faire pour sauver un phoque englué dans une marée noire lors d’une sortie de classe.
Un charmant petit roman avec un côté écolo pas désagréable et les jolies illustrations de Mélanie Allag.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres de Christine Palluy (Histoires d’aventurières, Princesses d’Afrique, Princesses de la cour de Versailles aux palais de Vienne et Princesses de tous les pays), Yann Walcker (Pépito super-héros et Coccinelle ouvre ses ailes), Henri Fellner (La rentrée des animaux et La mode), Arnaud Alméras (Calamity Mamie à l’hôpital et Les bêtises magiques de Lucie Caboche ), et Mélanie Allag (Mon parc d’attractionsAliens mode d’emploi, Défends-toi !, Dis-moi pourquoi ? L’écologie des petits). Retrouvez aussi notre interview de Christine Palluy.

Les Tip-Top et les plans secrets
Texte de Christine Palluy, illustré par Cyrielle
Hatier Jeunesse dans la collection Les mystères du Grand Hôtel
4,99 €, 143×190 mm, 47 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Qui a enlevé Odilon ?
Texte de Christine Palluy, illustré par Cyrielle
Hatier Jeunesse dans la collection Les mystères du Grand Hôtel
4,99 €, 143×190 mm, 47 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Igor petit vampire, opération Père Noël
Texte de Yann Walcker, illustré par Henri Fellner
Gallimard Jeunesse dans la collection Folio Cadet
4,90 €, 140×190 mm, 31 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Kikekoa et Ornicar, On est de vrais espions !
Texte d’Arnaud Alméras, illustré par Zelda Zonk
Nathan dans la collection Premières lectures
5,60 €, 147×192 mm, 29 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Les animaux de Lou, Nage, Petit Phoque !
Texte de Mymi Doinet, illustré par Mélanie Allag
Nathan dans la collection Premières lectures
5,60 €, 147×192 mm, 31 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.

À part ça ?

Un aperçu du prochain Antoine Guilloppé.. Vivement !

Gabriel

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Des livres avec plusieurs histoires

Par 25 avril 2014 Livres Jeunesse

Trois livres, dix-neufs histoires !

Contes d'un roi pas si sageIl aurait pu être heureux le roi Artégan. Il avait tout pour lui. Seulement, voilà, il se rendit compte qu’il lui manquait une chose, et une chose importante : du temps. Alors il eut une idée, il fallait rajouter des heures aux journées, il avait bien le droit, il était le roi !
Quand Artégan apprit que la reine Azélia avait construit une haute tour, il décida qu’il lui en fallait une plus grande. Quand il apprit qu’Azélia avait agrandi sa flotte, Artégan fit construire plus de bateaux. Puis ce fut au tour de l’armée, il la voulait plus forte que celle de la reine d’à côté… Était-ce si important d’avoir toujours plus ?
Artégan eut un fils, Félix. Pour lui, il était le plus grand trésor, et un trésor, ça se protège. Il le gardait précieusement, faisant en sorte que jamais il ne se blesse. Quand Félix tomba, Artégan fit recouvrir tous les sols de tapis. Quand Félix fut piqué par une abeille, on déménagea les ruches. À cet enfant-là, il n’arriverait rien ! Mais était-ce cela le bonheur ?

Ce qui marque tout d’abord quand on a Contes d’un roi pas si sage dans les mains c’est la beauté de l’objet : sur-couverture, beau papier, magnifiques illustrations signées Clémence Pollet. C’est typiquement le genre de beau livre qu’on garde longtemps. Côté texte, on n’est pas en reste ! Ghislaine Roman manie la plume avec énormément de délicatesse et de poésie. Non seulement ses histoires sont passionnantes et pleines de sens, mais elles sont particulièrement bien écrites. Elles amènent à réfléchir, à la conversation avec les enfants. Un magnifique ouvrage.

Histoires d'aventurièresAlors qu’elle cherche son chat, Rosita se trouve entraînée dans une folle aventure… qui la mène en Amazonie ! Là elle rencontre un peuple dont le chaman lui remet un coffre contenant dix carnets. Dix histoires que la jeune fille va lire. Il sera question d’une fille se faisant passer pour un garçon qui est devenue pirate, d’une aviatrice, d’une égyptologue, d’une esclave qui décide de s’enfuir, d’une Bretonne qui lutte contre un cruel seigneur, de deux copines qui vont faire arrêter un réseau de trafic de chats, d’une Américaine du Far West qui va être accusée à tort de vol, d’une comédienne qui va mener une enquête à Venise pour retrouver un trésor, d’une anthropologue passionnée par les primates qui va se battre contre les braconniers et d’une jeune Indienne qui va réussir à dompter un cheval. Dix destins de femmes exceptionnelles.

Oh que j’aime les personnages féminins de Christine Palluy ! Avec ses Histoires d’aventurières, on est loin des clichés de filles passives, sauvées par des princes charmants, qui attendent en tricotant que leurs histoires se déroulent. Ici, les femmes se battent. Contre les oppresseurs, contre les hommes qui aimeraient les faire taire. Elles osent dire non même quand elles n’ont pas le droit de s’opposer, montrent aux hommes qu’elles peuvent être plus fortes qu’eux. La seule déception dans ce recueil ce sont parfois les illustrations, qui ne sont pas toujours à la hauteur du texte. Mais voilà un recueil qui va montrer que non, une fille ce n’est pas forcément un être fragile et passif. Bravo Christine Palluy !

Bonolon l'île de la tortueBonolon c’est un géant orange qui vit à Tasman, la forêt des arbres sacrés. Lorsque quelqu’un pleure au pied d’un arbre, Bonolon apparaît pour lui exaucer un vœu. Une tortue qui avait vu son île ravagée par les hommes, un enfant qui n’avait plus d’amis, une vieille dame qui voulait revoir son fils avant de mourir, deux fils qui voulaient connaître le rêve de leur père qui venait de mourir et une petite fille très malade qui voulait voir ce qu’il y avait au pied de l’arc-en-ciel, tous allaient rencontrer Bonolon.

Je vous avais déjà parlé de Bonolon lors de la sortie du premier tome chez Nobi Nobi ! Voici donc cinq nouvelles histoires du géant effrayant au premier abord, mais qui déborde de gentillesse. Les livres sont absolument superbes tant au niveau de l’objet que des illustrations ou que des messages qu’ils font passer (respect de la nature, aider son prochain, être à l’écoute des autres…). Toutefois, j’ai été un peu surpris dans ce tome par la tristesse des histoires ou du moins le fait de lire à la suite les trois dernières a été assez difficile ! Une dame qui est en train de mourir (et qui veut revoir son fils qui est mort), un père qui vient de mourir et une petite fille malade dont le médecin a annoncé aux parents qu’elle n’en avait plus pour très longtemps à vivre (mais au final, elle va vivre). Ces trois histoires à la suite, c’est un peu rude ! Mais il n’empêche que ces contes venus du Japon sont absolument merveilleux, touchants, plein d’humanité. Une collection qu’on adore, un héros qu’on espère retrouver encore et encore.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Clémence Pollet (La langue des oiseaux et autres contes du palais, Mon coffret pour découvrir la ferme et L’auberge des ânes), Christine Palluy (Princesses d’Afrique, Princesses de la cour de Versailles aux palais de Vienne et Princesses de tous les pays) et Seibou Kitahara et Go Nagayama (Bonolon, le gardien de la forêt). Retrouvez aussi notre interview de Christine Palluy.

Contes d’un roi pas si sage
Texte de Ghislaine Roman, illustré par Clémence Pollet
Seuil Jeunesse
13,50 €, 179×233 mm, 72 pages, lieu d’impression non précisé, 2014.
Histoires d’aventurières
Texte de Christine Palluy, illustrés par un collectif
Lito dans la collection Au pays des merveilles
19 €, 245×246 mm, 133 pages, imprimé en UE, 2013.
Bonolon l’île de la tortue
Texte de Seibou Kitahara (d’après Tetsuo Hara, traduit par Fédoua Lamodière), illustré par Go Nagayama
Nobi Nobi ! dans la série Bonolon
16,50 €, 191×267 mm, 139 pages, imprimé en Slovaquie, 2014.

À part ça ?

Il y a un super festival qui se prépare à Montbazillac ! Un festival jeunesse (mais les vieux aussi son acceptés, comme le précise l’affiche) gratuit avec de supers invités : Anne Montel, Nicolas Gouny, Vincent Mathy, Frédéric Laurent, Gaëlle Perret, Zad, Stéphane Nicollet… et bien d’autres ! y’a même un spectacle de Pascal Parisot ! Pour tout savoir : la page facebook et le site. C’est les 16 et 17 mai. Bon je vous laisse… faut que je réserve mon billet de train !

Gabriel

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