La mare aux mots
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Clothilde Delacroix

Une piscine incroyable et un bébé indésirable

Par 28 juillet 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, deux albums pleins d’humour ! On commence avec une piscine un peu spéciale qui va vite devenir sujet de discorde, avant de poursuivre avec une fillette que l’arrivée d’un futur petit frère fait légèrement paniquer…

La piscine magique
Texte de Carl Norac, illustré par Clothilde Delacroix
Didier Jeunesse
12,50 €, 250×250 mm, 36 pages, imprimé en France chez un imprimeur écoresponsable, 2017.
Le bébé s’appelle Repars
Texte d’Émilie Chazerand, illustré par Isabelle Maroger
Gautier-Languereau
10,50 €, 208×238 mm, 28 pages, imprimé en France, 2017.

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Les invité.e.s du mercredi : Téhem et Clothilde Delacroix

Par 7 juin 2017 Les invités du mercredi

Après avoir beaucoup ri à la lecture de Nowan, j’ai eu envie d’en savoir plus sur son auteur, Téhem. Je lui ai donc posé quelques questions, il a accepté de me répondre. Après cette interview, je vous propose de vous glisser avec moi dans l’atelier de Clothilde Delacroix ! Bon mercredi à vous.


L’interview du mercredi : Téhem

Pouvez-vous nous présenter Nowan ?
Nowan est un quidam, un passant, un anonyme, un monsieur-tout-le-monde qui traverse l’histoire de l’art en provoquant des évènements loufoques. Et cela aboutit toujours par la création d’une œuvre d’art connue. D’ailleurs « no one » en anglais signifie « personne »…

Comment est venue l’idée de cette série ?
Le magazine Je bouquine m’a invité à réfléchir à une série de bande dessinée en 6 pages parlant de la culture en général. Ayant été enseignant d’arts plastiques, c’est tout naturellement que je me suis penché sur le monde des œuvres d’art et au moyen de le rendre attractif pour des enfants de fin de primaire (qui sont la majorité des lecteurs du magazine). J’ai ensuite essayé de concevoir des personnages qui traversent le temps sans que cela pose problème pour le lecteur : l’idée d’un anonyme qui ne laissera aucune trace dans l’« histoire officielle » m’a semblé intéressante et pleine de possibilités.

Est-ce que vous vous renseignez sur la vraie histoire ou vous ne préférez pas pour ne pas être influencé ?
Je me renseigne bien sûr sur la véritable histoire de l’œuvre, c’est aussi un moyen de prendre des éléments importants qui peuvent m’aider à bâtir mon récit. Ensuite je prends beaucoup de distance avec la réalité, pour créer une histoire improbable.

Parlez-nous de votre parcours.
Je viens de l’île de la Réunion, où j’ai participé à un fanzine appelé « Le cri du Margouillat » et dans lequel j’ai fait mes premières armes avec une série en créole, Tiburce. Ensuite J’ai été contacté par un éditeur aux éditions Glénat pour créer une série d’humour, Malika Secouss. Parallèlement à tout ça, j’ai été enseignant d’arts plastiques. Puis j’ai dû faire un choix : me consacrer entièrement à la bande dessinée. J’ai enchaîné les séries, Zap Collège, Lovely Planet, Root (en tant que scénariste). J’ai à ce jour une quarantaine d’albums, et je réalise également des illustrations pour des magazines.

La transmission semble importante pour vous.
Oui, j’essaie d’aider un peu les jeunes auteurs en herbe à progresser en bande dessinée : je donne des cours dans mon atelier à des enfants de 10 à 15 ans, et nous participons régulièrement à des concours (nous avons régulièrement des lauréats !). Nous recevons aussi pas mal d’auteurs professionnels ou semi-professionnels tout au long de l’année. Je suis président d’une association qui s’appelle «Atelier KAWA », et qui a pour but de valoriser la bande dessinée à Mazé (le village où se trouve justement mon atelier). Je suis aussi favorable au parrainage des jeunes auteurs professionnels par des auteurs plus expérimentés. Nous avons créé un festival justement dans ce sens qui s’appelle « Cases Départ », où les auteurs ayant publié un premier album étaient parrainés par des auteurs plus « installés » dans la profession.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescent ?
Il y avait peu de bande dessinée à La Réunion à cette époque, mais j’arrivais cependant à me procurer des Pif Gadget, et surtout le Journal de Spirou. Adolescent, j’ai découvert l’étendu de la bande dessinée en fréquentant les bibliothèques et les albums que des copains ramenaient de Métropole.

Y a-t-il des illustrateurs.trices qui vous ont inspiré ?
J’ai lu et relu tous les albums de Gotlib, Gaston  mais je suis également assez fan de bande dessinée un peu décalée.

Quels sont vos projets ?
J’ai actuellement commencé une nouvelle série d’humour pour les éditions Dupuis qui s’appelle « ADOGO », et qui raconte les voyages de 3 ados insupportables et le vécu de leurs parents. J’ai aussi attaqué un roman graphique qui se passe dans un lycée à La Réunion en 1945.

Bibliographie :

  • Série Nowan, 1 tome, scénario et dessins, Bayard (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • 40 bonnes résolutions de mec, collectif, Bamboo (2016).
  • Zizi Zézette, illustration d’un scénario de Luc Chevallier, Des Bulles dans l’Océan (2010).
  • Quartier western, Des Bulles dans l’Océan (2010).
  • La grosse tête, illustration d’un scénario de Makyo et Toldac, Dupuis (2015).
  • Série Root, 3 tomes, scénario illustré par Xavier, Glénat (2007-2009).
  • Série Lovely Planet, 2 tomes, Glénat (2005-2009)
  • Série Zap collège, 7 tomes, Glénat (2002-2009)
  • Série Malika Secouss, 9 tomes, Glénat (1998-2008)
  • Série Tiburce, 6 tomes, Centre du monde puis Glénat (2002-2012)


Quand je crée… Clothilde Delacroix

Le processus de création est quelque chose d’étrange pour les gens qui ne sont pas créateur.trice.s eux-mêmes. Comment viennent les idées ? Et est-ce que les auteur.trice.s peuvent écrire dans le métro ? Les illustrateur.trice.s dessiner dans leur salon devant la télé ? Peut-on créer avec des enfants qui courent à côté ? Faut-il de la musique ou du silence complet ? Régulièrement, nous demandons à des auteur.trice.s et/ou illustrateur.trice.s que nous aimons de nous parler de comment et où ils.elles créent. Cette semaine, c’est Clothilde Delacroix qui nous parle de quand elle crée.

Mon « bureau » se trouve chez moi, dans la pièce principale, où j’ai aménagé une sorte d’open-space pour simuler un semblant de pièce.

Une « journée type » commence très tôt, entre 4 et 5 heures du matin. C’est le moment pour jeter des idées en vrac : grabouiller avec ou sans objectif ou poser des débuts d’idées qui n’aboutiront peut-être jamais. C’est un horaire à part, où l’obsession d’efficience dans l’utilisation du temps est un peu préservée, où « tout semble possible » comme on dit. C’est aussi dans cette tranche horaire que je vais généralement penser un chemin de fer ou dessiner la composition de nouvelles planches. C’est le moment du silence complet.

Si je suis grosse de l’intuition d’un projet dont les contours me sont encore totalement flous (c’est-à-dire que seul réside le sentiment d’une grossesse), c’est aussi le moment d’aller essayer d’y voir de plus près. Je ne crois pas aux projets sortis aux forceps, mais à la juste coïncidence des temps. C’est donc aussi à cette heure silencieuse que je vais faire un tour sur la pointe des pieds dans le jardin de ma grossesse, histoire de voir si j’entends le début de quelque chose de suffisamment intelligible pour me donner la preuve d’une juste maturation. De fait, il m’arrive de brasser du vide pendant trois heures à faire une échographie les yeux grands ouverts dans le noir, ce qui est assez ingrat.

Arrive la tranche horaire des nécessaires responsabilités maternelles. J’ai globalement abandonné depuis longtemps toute velléité de travailler pendant que ma fille joue autour de moi. Sauf, éventuellement, pour la mise en couleur de certains dessins de presse dont je connais très bien les personnages et les caractéristiques d’exécution. Mes journées sont donc assez saucissonnées.

Tant qu’il fait nuit, je ne travaille pas la couleur (sauf si c’est de la colorisation numérique) pour ne pas avoir de mauvaises surprises à la lumière du jour. Le reste de la journée est consacré à des tâches plus exécutives : peaufiner les grabouillages du petit matin, encrer ou mettre en couleur des planches en cours. Pour ces tâches-là, qui me demandent une attention plus flottante, j’oscille entre musique et radio.

Quand j’ai plusieurs jours de solitude et de tâches exécutives devant moi, j’opte plus facilement pour une lecture-audio fleuve (Guerre et paix par exemple) ou une série « easy non-regarding » (où il s’agit de pouvoir suivre sans regarder l’image). Cela met en place une sorte de temps continu factice assez enveloppant. Certaines de mes planches sont ainsi imbibées d’une mémoire auditive.

En cas de blocage, sur une idée de presse par exemple ou une composition que j’ai reprise plusieurs fois mais qui ne me convient pas, je vais m’allonger. La plupart du temps, je m’endors en réfléchissant et la solution vient d’elle-même.

Quant à savoir d’où viennent les idées… J’aimerais bien le savoir, ce serait plus facile de les trouver…

Ces derniers temps, elles me viennent surtout de la volonté de porter un regard décalé au second degré sur le quotidien. Sur ce, je vais aller m’allonger un peu…

Clothilde Delacroix est autrice et illustratrice.

Bibliographie :

  • Lolotte à l’école, texte et illustrations, l’école des loisirs (à paraître, septembre 2017).
  • Lolotte se déguise, texte et illustrations, l’école des loisirs (2017).
  • Bof, texte et illustrations, Talents Hauts (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • La chat-chat à sa chouchoute, illustration d’un texte d’Agnès de Lestrade, Sarbacane (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Happy Monkeys, illustration d’un texte de Stéphane Husar, ABC Melody (2017).
  • Hungry bears, illustration d’un texte de Maisie Fieschi, ABC Melody (2017).
  • Noisy cat, illustration d’un texte de Stéphane Husar, ABC Melody (2017).
  • Funny Penguin, illustration d’un texte de Stéphane Husar, ABC Melody (2017).
  • La piscine magique, illustration d’un texte de Carl Norac, Didier Jeunesse (2017).
  • Le goûter de Lolotte, texte et illustrations, l’école des loisirs (2016).
  • Presque toute la vérité sur les lutins, texte et illustrations, Seuil jeunesse (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Bonne nuit Lolotte !, texte et illustrations, l’école des loisirs (2016).
  • Gros mensonge, texte et illustrations, Talents Hauts (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • La paix, les colombes !, co-écrit avec Gilles Bachelet, texte et illustrations, Hélium (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Lolotte et le coffre à jouets, texte et illustrations, l’école des loisirs (2016).
  • Le chien-chien à sa mémère, illustration d’un texte d’Agnès de Lestrade, Sarbacane (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Lolotte et le polochon, texte et illustrations, l’école des loisirs (2014).
  • La valise de Lolotte, texte et illustrations, l’école des loisirs (2014).
  • La boîte de Zig et Zag, texte et illustrations, l’école des loisirs (2012).
  • Le petit rien d’Augustin, illustration d’un texte de Béatrice Gernot, Alice jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • La poupée d’Auguste, illustration d’un texte de Charlotte Zolotow, Talents Hauts (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Mercredi c’est sport, illustration d’un texte de Thomas Gornet, Éditions du Rouergue (2011).

Retrouvez Clothilde Delacroix sur son blog : http://clothildedelacroixillustrations.blogspot.fr.

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Nuage
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PassePartout
16,00 €, 210×290 mm, 32 pages, imprimé en Italie chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
Bof
de Clothilde Delacroix
Talents Hauts
12 €, 155×195 mm, 26 pages, imprimé en République Tchèque, 2017.
Mon chagrin
de Malika Doray
MeMo
12,90 €, 211×148 mm, 32 pages, imprimé en Belgique chez un imprimeur éco-responsable, 2012.
Broutille
d’Anne Herbauts
Casterman dans la collection Les Albums Casterman
13,90 €, 180×250 mm, 32 pages, imprimé en France, 2015.
L’heure bleue
de Ghislaine Herbéra
MeMo
14 €, 208×240 mm, 32 pages, imprimé en Europe chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Max et Lapin – La tarte à la colère
Texte d’Astrid Desbordes, illustré par Pauline Martin
Nathan dans la collection Max et Lapin
5,90 €, 177×179 mm, 24 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
Mölang – Piu Piu est malade
Texte de Marie Manand, illustré par Hye-Ji Yoon
Père Castor
6 €, 160×190 mm, 12 pages, imprimé en Pologne, 2017
J’aime PAS être grand
Texte de Stéphanie Richard, illustré par Gwenaëlle Doumont
Talents Hauts
11,50 €, 158×198 mm, 32 pages, imprimé en République Tchèque, 2017.

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Son chat-chat à sa Chouchoute
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Sarbacane
14,50 €, 260×210 mm, 48 pages, imprimé en France, 2017.
Poto le chien
d’Andrée Prigent
Didier Jeunesse
13,10 €, 204×255 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
Gros ours ?
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13,70 €, 198×268 mm, 32 pages, imprimé en Pologne, 2017.
Le grand livre des animaux
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Quand papa n’est pas là
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La Palissade
13,50 €, 220×250 mm, 32 pages, imprimé en France, 2016.
Presque toute la vérité sur les lutins
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Seuil Jeunesse
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