La mare aux mots
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Code public canard

Poésies

Par 27 juin 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, deux albums précieux comme des petits bijoux. Le premier, parce qu’il mêle décors en relief et poésie. Le second, parce qu’il joue avec la langue en la rendant rythmée, douce, poétique. Deux albums compliqués à résumer, donc.

Le Bonheur est dans le pré
Texte de Paul Fort, mis en volume par Marie-Hélène Taisne
Flammarion Jeunesse
16,50 €, 202 x 267 mm, 16 pages, imprimé en Chine, 2017.
Petits Poèmes pour passer le temps
Textes de Carl Norac, illustrés par Kitty Crowther
Didier Jeunesse
15,90 €, 160 x 218 mm, 60 pages, imprimé en France, 2016.

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Invisibles

Par 26 juin 2017 Livres Jeunesse

Deux romans aujourd’hui. Dans le premier, le héros tombe amoureux d’une jeune fille invisible, dans le second c’est un garçon invisible qui témoigne.

Vladimir et Clémence
Texte de Cécile Hennerolles, illustré par Sandrine Bonini
Grasset Jeunesse
14 €, 150×210 mm, 80 pages, imprimé en Espagne, 2015.
Manuel d’un garçon invisible
d’Hélène Vignal
Rouergue dans la collection Dacodac
8,50 €, 140×190 mm, 101 pages, imprimé en France, 2016.

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Parler des attentats et du suicide [article en accès libre]

Par 23 juin 2017 Livres Jeunesse

Les livres du jour parlent de sujets pas faciles à aborder avec les enfants : les attentats et le suicide de l’un des parents.

Il était une fois un village qu’on appelait Le village aux mille roses parce qu’il y poussaient des roses de toutes les couleurs. Un jardinier réussi à réaliser un jour des roses noires et pour le chef ce fut le coup de foudre pour cette nouvelle fleur. Désormais, il ne voulait plus voir d’autres roses, les noires seules étaient admises… et gare à quiconque oserait cultiver d’autres fleurs.
C’est en pensant à Arianne Theiller, ancienne stagiaire chez Flammarion décédée au Bataclan, que Philippe Nessmann a écrit ce conte magnifique. Il y est question de diversité et de dictature, il évoque avec des mots poétiques le totalitarisme. La fable est pourtant pleine d’espoir. C’est un formidable outil pour discuter avec les enfants (en famille ou à l’école).
Un ouvrage pour évoquer les attentats et rendre hommage à ceux et celles qui nous ont été arrachés par les barbares.

Un enfant s’interroge… c’est quoi un attentat ? Difficile d’expliquer, même avec des métaphores… Comment expliquer l’inexplicable, comment faire comprendre aux enfants le sens de ce mot qu’ils ont beaucoup entendu ces derniers temps, sans les terroriser.
On avait déjà parlé de C’est quoi un attentat, lors d’un Parlez-moi de (lire ici), mais nous ne l’avions pas chroniqué. Contrairement au livre précédent, ici on n’est pas dans une fable, mais dans quelque chose de plus concret (le livre vise un public plus jeune) et si le début peut décontenancer (c’est mon cas), la fin répond avec justesse à la question. Difficile de lire sans avoir la chair de poule, mais le livre est pourtant plein d’espoir en parlant de l’après.
Un album dur, mais nécessaire pour parler avec les plus jeunes de ces tragédies qui font maintenant partie de leur quotidien.

Maman est forte, elle ne pleure jamais… pourtant ce soir, elle pleure. C’est depuis le coup de tonnerre… mais normalement l’orage ne la fait pas pleurer et là elle ne peut plus s’arrêter. Papa aussi pleure, ainsi que le grand frère. Après l’orage, tout est devenu calme… trop calme… plus de bisous, plus de câlins, pourtant l’enfant n’a rien fait… Pourquoi tout le monde est devenu bizarre ?
On évoque ici les policiers qui sont apparus devant l’école, « l’épidémie de tristesse », la vérification des sacs dès qu’on va dans les magasins et des bougies et des dessins qui sont apparus à un endroit. C’est délicat, poétique, et les enfants vont reconnaître des moments qu’ils ont traversés il y a peu. Hélène Romano évoque avec beaucoup de justesse ce sentiment d’impuissance des enfants face au désarroi des parents et leur peine quand on leur explique qu’ils sont trop petits pour comprendre (l’album est un vrai plaidoyer pour parler aux enfants, nommer les choses). Graphiquement, c’est tout aussi réussi.
Un bel album pour évoquer les attentats et rappeler la nécessité d’expliquer aux enfants.

Un autre livre pour parler des attentats, Graines de Charlie, que l’on avait chroniqué ici.

Un enfant se souvient de la vie « avant », quand il partait à la plage avec ses parents, le bonheur qui régnait dans la maison. C’était il y a seulement deux ans, depuis son père n’est plus là à cause d’un arbre. C’est sur cet arbre que l’enfant a vu son père se balancer à une branche, sans bouger.
On retrouve Hélène Romano et Adolie Day dans cet album également sorti chez Courtes et Longues. Avec beaucoup de délicatesse, tant dans le texte que dans les illustrations, elles évoquent le suicide de l’un des parents. Disons les choses franchement, le livre est vraiment destiné aux enfants vivant ce drame-là (on trouve d’ailleurs, en fin d’ouvrage, une fiche détachable à destination des adultes pour aider ces enfants), mais (contrairement à pas mal de livres « médicament ») l’album est particulièrement réussi, c’est un livre de qualité comme on a l’habitude de voir aux éditions Courtes et Longues.
Un bel ouvrage pour aider les enfants dont l’un des parents s’est suicidé.

Le village aux mille roses
de Philippe Nessmann
Flammarion jeunesse
5 €, 140×200 mm, 48 pages, imprimé en Espagne, 2016.
Dis, c’est quoi un attentat ?
Texte d’Oulya Setti, illustré par Perrine Rempault
Bilboquet dans la collection Les trésors bilboquet
13,50 €, 256×188 mm, 34 pages, imprimé en Union Européenne, 2017.
Après l’orage
Texte d’Hélène Romano, illustré par Adolie Day
Éditions Courtes et Longues
15 €, 175×250 mm, 40 pages, imprimé en France, 2017
L’arbre et l’ombre de la lune
Texte de Hélène Romano, illustré par Adolie Day
Éditions Courtes et Longues
19,90 €, 172×247 mm, 32 pages, imprimé en France, 2017

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Des filles pendant la guerre

Par 20 juin 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on plonge en pleine Seconde Guerre mondiale grâce à deux superbes ouvrages. Direction le ghetto de Varsovie, où Mademoiselle Esther et le docteur Korczak tentent de redonner de l’espoir aux orphelins juifs… Puis l’on part sur les routes de France avec Catherine – de son vrai nom Rachel – contrainte de fuir et de se cacher pour échapper aux nazis…

 

La dernière représentation de mademoiselle Esther
Scénario d’Adam Jaromir (traduit par Nelly Lemaire), dessins de Gabriela Cichowska
Des ronds dans l’O
24 €, 193×265 en mm, 140 pages, imprimé en Pologne, 2017.
La guerre de Catherine
Scénario de Julia Billet, dessins de Claire Fauvel
Rue de Sèvres.
16 €, 213×274 mm, 160 pages, imprimé en France, 2017.

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À quoi rêvent les enfants ?

Par 19 juin 2017 Livres Jeunesse

Les enfants rêvent de fuir, de s’enfuir, ils aiment profiter de l’avant… mais au fait, c’est quoi un enfant ?

Azadah
de Jacques Goldstyn
La Pastèque
15 €, 172×217 mm, 50 pages, imprimé en Malaisie, 2016.
Le pays d’avant
de Martine Delerm
Seuil Jeunesse
13,50 €, 180×250 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
C’est quoi un enfant ?
de Beatrice Alemagna
Casterman
16,90 €, 242×324 mm, 32 pages, imprimé en Italie, 2017 (première édition 2009).

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