La mare aux mots
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collection Maxi’boum

Pour vivre heureux, marrons nous !

Par 21 mars 2016 Livres Jeunesse

Pour bien commencer la semaine, j’ai décidé qu’il fallait qu’on se marre un peu, ça vous va ?

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Futurs métiers, grand-mère de 2015 et lune égarée

Par 20 juin 2015 Livres Jeunesse

Je seraiQuand elle sera grande, elle sera maîtresse… ou bien docteur ! Lui, sera vétérinaire. Un autre sera dresseur de requins et une autre astronaute. Chacun son envie et chacun a ses explications !
Avec beaucoup de tendresse et de poésie, Coralie Saudo et Nicolas Gouny croquent avec justesse les fantasmes de métier des enfants, des plus courants aux plus farfelus. On sourit en lisant que le futur chauffeur de bus imagine qu’il prendra son temps et l’on se réjouit en voyant que les filles ne veulent pas forcément être infirmière ou maîtresse (même si on regrettera le docteur sans « e » pour une fille).
Un livre plein d’humour sur les métiers rêvés des enfants.

MA MAMIE c'est de la dynamiteIl y en a qui se font appeler grand-mère, d’autres mamie ou mémé, elle c’est Minouche ! Faut dire que c’est une sacrée grand-mère ! Le genre qui va à son cours de Zumba en roller, qui tente toutes les coiffures (et de toutes les couleurs) et qui part à Noël avec ses copines en croisière au soleil !
Beaucoup de femmes sont grands-mères avant 60 ans et qui ressemble à ces vieilles avec canne qu’on croise à longueur de livres jeunesse à cet âge-là ? Maureen Dor et Roland Garrigue l’ont bien compris ! Ils dressent le portrait d’une grand-mère de 2015 avec beaucoup d’humour, tant dans le texte que dans les illustrations.
Un album qui montre enfin les grands-mères autrement que comme des vieilles mémés !

Bonne nuit MaxMais que fait Max encore debout ? Il est pourtant l’heure d’aller se coucher… il a d’ailleurs bien sommeil, ses yeux se ferment tout seuls. Il dit bonne nuit à tout le monde, poisson, carton, araignée, lune… lune ? Ah non, elle n’est pas là ! Mais où est-elle ? Max ne peut pas se coucher sans l’avoir vue, il part à sa recherche.
On retrouve Max, le héros irrésistible de Max le terrible, dans ce bel album. Des illustrations épurées avec de grands aplats de couleur, un récit simple, mais efficace, un héros qu’on espère retrouver d’album en album.
Un album tendre et poétique aux illustrations colorées.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres ouvrages de Coralie Saudo (Les trois petits champions, Viiite !, Mon monde de 1 à 1000 et bien plus encore…, À l’école des poussins !, Le vieux-vieux monsieur du 33e étage, Ca… caca… catastrophe !, Un pour tous, tous poussin, Et si je mangeais ma soupe ?, Au pied de ma lettre, Habille-toi, Zaza !, Ma classe de A à Z, Le petit pot de Zaza, Jour de grève chez les marmottes, Tout seul !, Tous ensemble !, S’échapper d’une île, 101 moutons au chômage, Manolo, un boudeur de petit fantôme et Manolo, un cochon de petit fantôme), de Nicolas Gouny (Viiite !, Léopold le chevalier au mille-pattes, À cache-cache avec les contraires, À cache-cache avec les formes et les couleurs, Quand on sera grands, Le soleil sur la colline, Vacances à la ferme, Il était une fois… une grenouille, Il était une fois… un papillon, Paolo, La vérité sort toujours de la bouche des enfants, Meuh non ! Y’a pas que les vaches qui pètent qui polluent la planète, Jérôme, Amédée et les girafes et Fête d’anniversaire chez la famille Pompom), de Maureen Dor (Tout et rien, Les 3 sœurs du roi méchant, Pauvre Stupidon, Moi, super moi, Le rêve de l’arbre, Rita la féroce fée rousse et Quelle chatastrophe !), de Roland Garrigue (L’encyclopédie des Martiens à l’usage des Terriens qui rêvent de visiter Mars, Le livre Super Pouvoirs, Au secours ! Un fantôme, Mille milliards de fourmis, Mon gros dico des monstres à ratatinerAu secours ! Une sorcière au nez crochu, Comment ratatiner les cauchemars, Comment ratatiner les méchants et  Ah ! Si j’étais président) et Ed Vere (Max le Terrible). Retrouvez également notre interview de Coralie Saudo et de Nicolas Gouny.

Je serai
Texte de Coralie Saudo, illustré par Nicolas Gouny
Frimousse dans la collection Maxi’Boum
15,50 €, 237×307 mm, 28 pages, imprimé en Malaisie, 2010.
Ma mamie c’est de la dynamite !
Texte de Maureen Dor, illustré par Roland Garrigue
Éditions Clochette dans la collection Quelle famille !
13 €, 214×289 mm, 25 pages, imprimé en Union Européenne, 2015.
Bonne nuit Max
d’Ed Vere (traduit par Emmanuelle Pingault)
Milan
11,90 €, 220×290 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2015.


Gabriel

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Un mooooonstre !!!!!

Par 6 février 2015 Livres Jeunesse

Un monstre à chaussettesUn enfant hurle, faut dire qu’il y a de quoi… y’a un monstre à chaussettes ! Oh attendez… ce n’est pas un monstre à chaussettes, c’était un déguisement et dessous c’est un fantôme à lunettes ! UN FANTÔME À LUNETTES !!!! c’est pas rassurant ! Ah, mais en fait…
Après le fantôme à lunettes, il y aura un crocodile frisé, la dame de la bibliothèque (elles vont apprécier…) ou encore un tigre en sandalettes, bref chaque fois on est rassuré de voir que c’est un déguisement, mais ce qu’on découvre est finalement aussi effrayant ! Bien sûr, on rit beaucoup en lisant ce nouvel album du génial Éric Veillé (surtout quand un adulte sait mettre le ton et hurler à chaque nouveau monstre). C’est vraiment drôle et jamais lassant, car ce n’est pas qu’une suite de monstres. Les illustrations sont pleines de pep’s, colorées, vivantes, modernes. Bref ici on adore !
Encore un super album d’Éric Veillé, un album à lire en hurlant !
Des extraits sur le site d’Actes Sud Junior et l’avis du Tiroir à Histoires.

Le MoustocUn moustique pique un vieux coq, mais ce dernier n’en a rien à faire et lâche un énorme pet sur le moustique… Qu’avait mangé le coq, l’histoire ne le dit pas, mais voilà que notre moustique se transforme en MOUSTOC ! Il n’a maintenant plus qu’une obsession, et ne cesse de le répéter « MANGER ! ». De son côté, comme tous les vendredis matin, Mademoiselle Lacourge va faire des tagliatelles aux queues de cochon et se rend donc chez son boucher, timidement, comme d’habitude. Leurs destins vont se croiser.
Michaël Escoffier/Matthieu Maudet, l’un des duos (LE duo ?) les plus efficaces de la littérature jeunesse. C’est drôle, plein de suspense et de rebondissements (à chaque instant, on croit que le moustoc va piquer Mademoiselle Lacourge mais il se passe toujours un truc). On pense à un dessin animé de Tex Avery. Les enfants adorent la répétition du seul mot prononcé par le moustoc et répète « Manger » en rigolant, bref un album vraiment réussi.
Un album où les enfants se marrent autant que les parents, un album plein de rebondissements, un album signé Michaël Escoffier et Matthieu Maudet, quoi !
Des extraits sur le site de Matthieu Maudet.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres d’Éric Veillé (Mon imagier après la tempête et Tout sur le grand méchant loup), de Michaël Escoffier (20 bonnes raisons de croire au Père Noël, Ouvre-moi ta porte, Le chevalier noir, L’anniversaire, La croccinelle, Le ça, Tous les monstres ont peur du noir, Trois petits riens, Le jour où j’ai perdu mes super pouvoirs, Zizi, Zézette, mode d’emploi, Le grand lapin blanc, Vacances à la ferme, Bonjour FacteurLa plume, Sans le A et Bonjour Docteur) et de Matthieu Maudet (Ouvre-moi ta porte, Un jeune loup bien éduqué, La croccinelle, Le ça, Bonjour facteur et Bonjour docteur).
Retrouvez également nos interviews d’Eric Veillé, Michaël Escoffier et Matthieu Maudet.

Un monstre à chaussettes !
d’Éric Veillé
Actes Sud Junior
13,50 €, 205×248 mm, 25 pages, imprimé en Belgique, 2014.
Le moustoc
Texte de Michaël Escoffier, illustré par Matthieu Maudet
Frimousse dans la collection Maxi’Boum
15 €, 237×306 mm, 30 pages, imprimé en Malaisie, 2011.

À part ça ?

QuotiAprès le Petit Quotidien (pour les 6-10 ans) et Mon quotidien (pour les 10-14)… voici que débarque chez les marchands de journaux Quoti ! Ce nouveau magazine s’adresse aux 4-8 ans et n’a de point commun avec ses deux aînés que son éditeur (et certains membres de son équipe éditoriale), car Quoti n’est pas un quotidien, mais un bimestriel. Il ne parle pas non plus d’actu. C’est donc une (super) revue pour les plus jeunes. Deux grandes histoires (l’une signée Adèle Tariel, l’autre est un épisode des Pyjamasques, les héros de Romuald), une BD, une partie documentaire (deux pages sur le lynx, deux pages sur le chamois, mais aussi sur la neige et la vie au Pôle Nord), des jeux, des devinettes, des coloriages, des comptines, un quiz, du bricolage, des conseils de lecture (et ils sont très bons ! On retrouve par exemple Ce n’est pas très compliqué de Samuel Ribeyron), de jeux ou d’applis, un courrier des parents… Dans Quoti, y’a de quoi lire ! C’est donc le numéro 1 et ici on est déjà fans. On peut feuilleter un extrait et même s’abonner sur ce même lien !
Quoti, 4,90 € (abonnement d’un an à 24,90 €), Playbac presse.

Gabriel

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Super héros (ou pas) et conquérants

Par 11 décembre 2014 Livres Jeunesse

On n'est pas des super hérosUn garçon c’est forcément fort ! Non ? En tout cas, c’est ce que clame un groupe de garçons habillés en super héros, ils se disent même les rois du monde. Un enfant les regarde, il leur affirme que lui, il n’est pas un super-héros, il est juste un garçon. Il n’est pas forcé d’être toujours le plus ceci ou le plus cela, il a le droit de pleurer, d’avoir peur, d’être câliné, de jouer à la poupée pour s’entraîner à être un papa… C’est un garçon !
Après On n’est pas des poupées, le premier manifeste féministe (chroniqué ici), voici donc son pendant masculin On n’est pas des super héros, mon premier manuel antisexiste. Même s’il est peut-être regrettable d’avoir fait un livre pour les filles, puis un livre pour les garçons (parce que justement…) et le fait que quand on parle des filles on parle de féminisme et des garçons d’antisexisme (alors que je trouverai ça tellement plus productif de toujours parler d’antisexisme, car les deux s’emboîtent et je pourrai développer, mais évitons les digressions)… Même si, donc… On n’est pas des super héros est vraiment réussi. Réussi parce qu’il dit simplement les choses (oui, un garçon peut pleurer, oui un garçon peut avoir peur, non on n’a pas besoin d’être le plus fort sous prétexte qu’on est un garçon), qu’il est percutant, direct. Que ce soit dans le texte de Delphine Beauvois ou dans les illustrations de Claire Cantais d’ailleurs. On y rappelle aussi que la parole, ça se partage et qu’il vaut mieux être super-égaux que super héros.
Un super livre antisexiste à offrir (avec On n’est pas des poupées, tant qu’à faire) aux garçons ET aux filles pour faire évoluer les mentalités, faire réfléchir, débattre (ces livres sont d’ailleurs parfaits pour les classes).

CV Le livre des superpouvoirsPuisqu’on parle des super héros, Le livre des super pouvoirs les met à l’honneur… mais ici ce ne sont que des garçons. On nous présente Marion Mégadécalage horaire (qui voyage dans le temps), Malcom maxi-minus (qui peut rétrécir), Baptiste Proutman (qui fait des superprouts), Zelda superfusée (qui vole plus vite que les avions)… En plus du catalogue de super héros on trouve les conseils pour s’habiller en super héros, se trouver un nom, etc. C’est décalé et franchement hilarant.

P'tit NapoP’tit Napo est passionné de clefs, il les collectionne depuis le berceau. Il y a la clef de la boîte à musique de laquelle sort un cheval qui tourne au son de « au pas mon dada, au pas mon dada, au pas, au pas… », la clef du coffre à jouets dans lequel sont rangés les soldats de plomb… Mais P’tit Napo grandit, il lui faut d’autres clefs : celles du palais de Paris, les clefs de nombreuses villes, celle du cœur de Joséphine, celle de la banque de France… petit à petit, P’tit Napo a la plus belle collection de clefs… mais attention, le vent peut tourner…
P’tit Napo, vous l’aurez compris, c’est la vie de Napoléon racontée dans un album jeunesse (la vraie vie est rappelée à la fin et l’on est bluffé de voir à quel point elle ressemble à celle de P’tit Napo). C’est drôle, bourré de référence (Ronan Badel parodie huit œuvres en rapport avec Napoléon, un régal !), bref c’est une vraie réussite ! Ça parle autant aux enfants qu’aux parents, ça permet d’apprendre des choses en Histoire et les illustrations de Ronan Badel sont magnifiques.
Vive le P’tit Napo !

léopold le chevalier au mille-pattesLéopold, lui, aime pérégriner. À cheval sur son mille-pattes, il va rencontrer Miguel de la Hipopotamidos de la Mancha (qui lui chevauche un hippopotame de combat) et un lapin-dragon amateur de barbecue. Mais Léopold a un rêve, il veut rencontrer une princesse… il va la trouver… mais elle ne sera pas aussi facile à séduire qu’il le croit !
Vous savez que j’adore Nicolas Gouny, mais je ne connaissais pas cet album qui date de 2010. On retrouve ici son humour déjanté, ses illustrations aussi drôles que poétiques et ses histoires décalées. Même si ici un prince rêve de sauver une princesse, elle n’est pas mièvre, ils n’auront pas forcément plein d’enfants (en tout cas pas tout de suite, y’a tellement de choses à faire avant !).
Un bel album aux pages épaisses, plein d’humour, où ça pérégrine beaucoup !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres de Delphine Beauvois (On n’est pas des poupées), Claire Cantais (On n’est pas des poupées et Avec de l’ail et du beurre), Roland Garrigue (Au secours ! Un fantôme, Mille milliards de fourmis, Mon gros dico des monstres à ratatinerAu secours ! Une sorcière au nez crochu, Comment ratatiner les cauchemars, Comment ratatiner les méchants et  Ah ! Si j’étais président), Géraldine Elschner (Je t’aime !), Ronan Badel (Cucu la praline met son grain de selCucu la praline mène la danse, Le cahier de Leïla, de l’Algérie à Billancourt, Lyuba ou la tête dans les étoiles, Les Roms, de la Roumanie à l’Île-de-France, Le carnet secret de Timothey Fusée, La bonne humeur de Loup GrisDragons père et fils, Billie du bayou, le banjo de Will, Billie du bayou, SOS Garp en détresseHenri ne veut pas aller au centre de loisirs, Cucu la praline se déchaîne, Émile se déguise, Bob le loup, Émile veut une chauve-souris, Émile est invisible, Émile fait la fête, Émile veut un plâtre, La mémé de ma mémé, Tout ce qu’une maman ne dira jamais et Le pépé de mon pépé) et Nicolas Gouny (À cache-cache avec les contraires, À cache-cache avec les formes et les couleurs, Quand on sera grands, Le soleil sur la colline, Vacances à la ferme, Il était une fois… une grenouille, Il était une fois… un papillon, Paolo, La vérité sort toujours de la bouche des enfants, Meuh non ! Y’a pas que les vaches qui pètent qui polluent la planète, Jérôme, Amédée et les girafes et Fête d’anniversaire chez la famille Pompom). Retrouvez aussi nos interviews de Ronan Badel et de Nicolas Gouny.

On n’est pas des super héros
Texte de Delphine Beauvois, illustré par Claire Cantais 
La ville brûle dans la collection Jamais trop tôt…
13 €, 171×239 mm, 36 pages, imprimé Union Européenne, 2014.
Le livre Super Pouvoirs
Texte de Xavier Mauméjean, illustré par Roland Garrigue
Syros
15,90 €, 200×267 mm, 110 pages, imprimé en Espagne chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
P’tit Napo
Texte de Géraldine Elschner, illustré par Ronan Badel
p’titGlénat dans la collection Quand les grands étaient petit
12 €, 255×284 mm, 40 pages, imprimé en Espagne chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Léopold le chevalier au mille-pattes
de Nicolas Gouny
Frimousse dans la collection Maxi Boom
15 €, 237×310 mm, 28 pages, imprimé en Malaisie, 2010.

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Des monstres qui font peuuuuuuuuuuur !!!!! (enfin presque…)

Par 18 novembre 2013 Livres Jeunesse

Des albums qui nous parlent de monstres terrifiants… ou qui aimeraient l’être ! Cinq albums surtout très drôles.

La croccinelleElle court, elle court la croccinelle, la croccinelle aux grandes dents… et gare à vous si vous croisez son chemin ! Tout ce qu’elle trouve elle le croque ! Heureusement que le coq sheriff est là pour mettre le hola. Stop la croccinelle! On arrête de tout croquer ! Mais finalement, quand le loup arrive… il va peut-être falloir continuer un peu à dévorer !

Ah le fameux duo Michaël Escoffier / Matthieu Maudet, on vous en parle régulièrement (encore dernièrement avec le génial Le ça) mais qu’est-ce qu’on aime leurs livres, leur esprit décalé ! On s’amuse énormément à la lecture des aventures de cette croccinelle, on est même tenté de chanter la première partie (sur l’air d’Il court le furet) avant d’être stoppé dans notre comptine par le coq. Forcément, les enfants s’éclatent à écouter cette histoire et en redemandent (vous savez les fameux « encore » quand l’histoire est finie). Un livre plein de pep’s, décalé, vraiment (mais vraiment) drôle… je suis fan !

GrongGrong est un monstre, le mot n’est pas galvaudé ! Il mord, il fait peur, il se régale des larmes des enfants et leurs cris le réjouissent. Ainsi, à la nuit tombée, Grong vient faire peur aux enfants, et dans ce domaine il est doué ! Sauf qu’un jour, l’amoureuse de Grong lui dit lui préférer Brouk… alors là forcément Grong se ramolit, il passe sa journée à manger des cookies, il compte ses poils de nez et il n’a plus envie du tout d’être Grong… il n’est plus inspiré, il ne fait plus peur aux enfants… Pauvre Grong !

Si je vous dis que l’album est signé Estelle Billon-Spagnol vous ne serez pas étonnés. Elle signe encore un album férocement drôle, avec un personnage méchant… mais attachant ! A travers l’histoire de ce monstre, on parle des coups de mou, des chagrins d’amour, des doutes qui nous empêchent d’avancer. C’est drôle, bourré de détails. Décidément Estelle Billon-Spagnol fait autant rire les enfants que les parents.

Vive la différenceLes trolls sont désordonnés et sales, ils passent leur temps à se faire peur et ils vivent dans la crasse. Pas Hippolyte Patel. Lui il aime le rangement, il est gentil et poli. Les enfants sont sages, ordonnés, serviables. Pas Pétula Pétal, elle, elle adore sauter sur son lit en criant et mettre ses doigts dans son nez. Forcément les trolls ne comprennent pas Hippolyte Patel. Forcément les parents de Pétula Pétal ne la comprennent pas. Donc nos deux héros fuient et ils finissent par se rencontrer. De leur rencontre germe une idée, et si on échangeait les places ?

Beaucoup d’humour ici aussi dans cet album sur la différence. Est-ce si important de ne pas être dans le moule, dans la norme, doit-on faire changer les gens qui ne sont pas comme nous ou les accepter comme ils sont ? C’est un très bon album pour aborder ce genre de sujet, ils sont traités avec beaucoup d’humour, le genre d’humour qui plait aux enfants (tout comme chez Escoffier/Maudet et Billon-Spagnol ce n’est pas du tout mièvre). Troll qui aime le thé et les macarons ou petite fille bruyante et bondissante, tout le monde a sa place et Vive la différence !

Le Mange DoudousIl s’est passé un truc assez effrayant, les doudous de cet enfant étaient là, tranquilles sur le lit pendant qu’il était à l’école (c’est Berk son canard qui le lui a raconté), quand une chose bizarre est entrée dans la chambre. Une sorte de patate molle… elle s’est approchée et a avalé Lapinot ! Imaginez la terreur des autres doudous ! Ils ont essayé de fuir mais rien à faire, il les trouvait tous et les mangeait un à un. Et plus il en mangeait, plus il grossissait. Il fallait que ça cesse, heureusement Berk était là !

Beaucoup d’humour ici aussi dans l’histoire de ce monstre mangeur de doudous qui prend la forme, ou certains attributs, de ce qu’il ingère (la forme du lapin, la trompe de l’éléphant, les zébrures du zèbres,…). Je suis un peu obligé de vous révéler la fin, vous ne m’en voudrez pas j’espère, mais c’est grâce à Berk, le doudou préféré du petit garçon, celui qu’il traine partout, à tel point que ses parents ne peuvent pas le laver, que tout le monde sera sauvé (je vous laisse imaginer). On sourit avec cette histoire de doudou dont les illustrations sont vraiment très belles. A noter un petit clin d’œil hommage au regretté Mario Ramos. Un très bon album.

ousteN’avancez plus ! C’est fini, on s’arrête là. De toutes façons il y a des pancartes partout vous voyez bien, on vous le dit de ne pas avancer, qu’il y a des ours, que le danger est partout. Mais pourquoi vous continuez ? Faites demi-tour on vous dit ! Vous voulez vraiment avancer dans cette forêt ? Tant pis pour vous…

J’adore ces livres où on s’adresse au lecteur, ils permettent vraiment de jouer avec l’enfant, de le faire participer. Ici, on avance donc dans cette forêt de plus en plus terrifiante, on soulève des volets, espérant ne pas tomber sur un ours, et même quand on arrive sur une maison, alors qu’un écriteau prévient qu’on y mange les enfants (et qu’il faut se méfier des brocolis), on continue. Finalement tout à l’air calme, ils ont l’air gentils ces ours… le final n’en sera que plus drôle ! On chuchote, on interroge les enfants (sont-ils sûr de vouloir continuer l’histoire ?), on crie quand vient le dénouement… Un autre livre à « encore » (voir premier livre de la chronique).

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres de Michaël Escoffier et Matthieu Maudet (Le ça, Bonjour facteuret Bonjour Docteur), Michaël Escoffier sans Matthieu Maudet (Tous les monstres ont peur du noir, Trois petits riens, Sans le A et Le jour où j’ai perdu mes supers pouvoirs, Zizi, zézette mode d’emploi, Le grand lapin blanc, Vacances à la ferme et La plume), Matthieu Maudet sans Michaël Escoffier (Papy), Estelle Billon-Spagnol (Bonne nuit Eddie, La catcheuse et le danseur, Bad Lino, Les chaussettes qui puent, Les soeurs Tsss, La planète des mius, Ti-Jack, Chiche !, La rentrée de Jacotte, Jacotte en vacances, 5h22, Petit Lagouin, Le jardin du secret, Jacotte, Le petit bois du dimanche soir, À table et Mister Mok) et Sally Grindley (Cher Max). Nous avons également interviewé Michaël Escoffier, Matthieu Maudet et Estelle Billon-Spagnol.

La croccinelle
Texte de Michaël Escoffier, illustré par Matthieu Maudet
Frimousse
13€, 205×250 mm, 36 pages, imprimé en Slovénie, 2013.
Grong
d’Estelle Billon-Spagnol
Frimousse dans la collection Maxi’Boum
15€, 236×307 mm, 32 pages, imprimé en Malaisie, 2013.
Vive la différence !
Texte de Leigh Hodgkinson (traduit par Anne Krief)
Gallimard Jeunesse
12,90€, 236×297 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2013.
Le Mange-doudous
de Julien Béziat
Pastel
13,50€, 216×305 mm, 40 pages, imprimé en Belgique, 2013.
Ouste !
Texte de Sally Grindley (traduit par Maurice Lomré), illustré par Peter Utton
Pastel
14€, 217×270 mm, 30 pages, imprimé en Chine, 2013

A part ça ?

Les petits canards de papierLes petits canards de papier est composé de 3 courts métrages extrêmement doux et poétiques. Ce sont des petits films tournés en 1961 en Chine qui ressortent aujourd’hui. On pense aux petits dessins animés qu’on voyait avec l’école. Les deux premiers sont muets et j’avoue que, même si je trouvais ça très beau techniquement ces personnages en papier découpés et pliés animés, j’ai eu très peur que les deux enfants de 5 ans qui m’accompagnaient s’ennuient. Et bien pas du tout ! Ils sont ressortis ravis, enchantés ! Il est question de dix canards qui sortent de l’œuf alors que leur mère n’est pas là et qui partent découvrir le monde (et doivent se méfier du renard qui rôde), de trois petits canards qui partent chasser les papillons en faisant attention au chat et d’un lapin et d’un chat dont l’un des deux sera accusé à tort de la bêtise de l’autre. C’est un programme qui doit tourner un moment pour que les écoles puissent le voir (contrairement à beaucoup de films qui disparaissent très vite de l’affiche). Il est actuellement dans une trentaine de salles et je vous le conseille fortement !
La bande annonce.

Gabriel

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