La mare aux mots
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Collection Un regard sur

Récits historiques

Par 23 mai 2015 Livres Jeunesse

ce qu'ils n'ont pas pu nous prendreLina a 15 ans. Elle vit avec ses parents et son frère dans une maison accueillante, remplie des rires et des débats des amis de l’université de son père. Elle connaît aussi ses premiers émois amoureux, se projette dans sa future vie d’étudiante puisqu’elle s’apprête à intégrer une école d’art… Elle mène la vie classique d’une adolescente, en somme. Mais un soir de 1941, la vie telle qu’elle la connaissait est interrompue par une volée de coups sur la porte d’entrée de la maison familiale. Ce soir-là, elle est déportée avec sa famille pour servir de main-d’œuvre dans les camps de travail soviétiques pendant les dix années à venir.
Ce roman de 400 pages est de ceux dont on ne sent pas les pages tourner. On se retrouve aimanté à la destinée de cette famille brisée par le régime de Staline. La grande force du récit réside dans le point de vue adopté. Ruta Sepetys parvient à se mettre dans la peau d’une jeune adolescente lituanienne sans caricature ni concession. L’histoire qui nous est racontée est bien celle d’une enfant, mais une enfant qui va vivre les pires atrocités. Elle va connaître la promiscuité du wagon à bestiaux pendant six semaines, les travaux forcés dans le froid sibérien, la violence des officiers qui n’hésitent pas à abattre les réfractaires d’une balle dans la tête… Mais elle conserve malgré tout une part d’enfance. Elle s’émeut pour les grands yeux d’Andrius, un jeune Lituanien de son âge. Elle brave les interdits et persiste à dessiner ce qu’elle voit pour témoigner des crimes soviétiques. Elle se raccroche au doux regard de sa mère pour surmonter les épreuves. Le ton est direct, sans mélo, mais touche en pleine poitrine.
À plusieurs reprises ce récit poignant m’a arraché des larmes. On ne peut pourtant pas lui reprocher d’être larmoyant ni de faire du sensationnel. Ce livre est bien construit, alternant le récit au jour le jour des épreuves subies par Lina et les souvenirs de sa vie d’avant. Il nous pousse à nous poser des questions, non seulement sur les crimes des systèmes totalitaires, mais aussi sur notre vision de l’Histoire. J’ai personnellement assisté à un bon nombre de leçons concernant la dictature soviétique, j’ai peiné à orthographier correctement le mot “kolkhoze” dans mes devoirs, mais je n’ai jamais compris aussi clairement ce qu’était la vie dans les camps de Staline qu’en lisant ce roman. Cette lecture forte, parfois violente, est un plaidoyer pour le devoir de mémoire sans pathos, une description des horreurs que les hommes peuvent commettre, mais aussi de leur incroyable instinct de survie.
Ce livre a obtenu le Prix Lire en 2011 et le Prix des Incorruptibles en 2014.
Le même vu par L’ivresse des mots et Délivrer des livres.

le sang du serpent à plumesÀ l’arrivée de la flotte espagnole sur le territoire mexicain en 1519, Marina, jeune esclave propriété d’un marchand maya, est offerte en cadeau aux visiteurs de l’Ancien Monde. Sous la protection du capitaine Hernán Cortés, elle va s’arracher à sa destinée d’esclave autrefois promise au sacrifice humain en l’honneur des divinités mayas. Marina est en effet dotée d’une très grande aisance avec les langues étrangères, elle devient donc l’interprète officielle de l’expédition espagnole. Mais ce qui commençait comme une découverte devient rapidement une conquête. Charles Quint, qui entend soumettre le Nouveau Monde à la domination catholique et Cortès est son bras armé en Amérique latine. En sa qualité d’interprète, Marina est aux premières loges de la rencontre entre les peuples et les conquistadores espagnols. Elle va peu à peu apprendre à connaître ces chrétiens qui vénèrent un Dieu unique, comme elle va découvrir la richesse de la culture mexica qui sacrifie tant à des divinités auxquelles elle prête des pouvoirs colossaux. A travers son journal, Marina offre son point de vue spécial sur l’histoire de la conquête du Mexique, à la fois reconnaissante envers les Espagnols et admirative de la beauté de l’empire mexica dont elle est originaire.
La forme du journal permet de suivre ce récit historique avec beaucoup de subtilité. Si le propos est bien un récit de conquête, on échappe aux longues descriptions de batailles qui peuvent être assez assommantes. Marina, surnommée “la Malinche”, a été témoin de la rencontre, puis de l’affrontement entre deux peuples. Les récits au jour le jour permettent de comprendre la difficulté de la diplomatie, de la rencontre entre les cultures chrétienne et mexica, et aussi de la violence des affrontements et des pertes humaines, d’un côté comme de l’autre.
Le journal instaure un rythme tout à fait soutenu, on dévore le récit de Marina à toute vitesse, découvrant en même temps qu’elle le Monde Unique, empire mexica aux centaines de couleurs et de divinités. L’univers décrit est terrifiant, mais fascinant. Je n’avais aucune idée de l’existence de la Malinche, cette ancienne esclave qui a accompagné les troupes espagnoles sur les terres mexicas. Si, bien sûr, ce journal a été réécrit de toutes pièces et certains éléments ont été romancés, ce récit est riche d’enseignements. L’enjeu est moins de retenir les dates clefs de la conquête du Mexique que de comprendre la complexité de l’Histoire qui ne connaît ni bons, ni méchants. Le témoignage de Marina comporte bien des interrogations. L’avidité de l’homme, qui le conduit à constamment rechercher les richesses, n’est-elle pas le moteur de toute aventure ? Les sacrifices humains qui répugnent tant les Espagnols sont-ils si différents des guerres que ceux-ci perpètrent pour conquérir le monde ? Comment des croyances diamétralement opposées peuvent-elles se tolérer ?
Ce livre dense séduira les bons lecteurs et les passionnés d’Histoire.

La Marque Des SoyeuxVivien est un jeune écolier qui peine à se faire des amis : ses parents ne cessent de déménager, mais en plus il est défiguré par une tache de vin qui lui vaut les insultes et le harcèlement de la part des autres enfants. Nouvellement arrivé à Lyon, Vivien ne se fait guère d’illusion sur l’accueil que vont lui réserver les autres enfants et se réfugie une fois de plus dans les livres, ses compagnons fidèles. Mais, alors qu’il se plonge dans la lecture d’un documentaire sur sa nouvelle ville, il est littéralement happé par l’histoire de la révolte des canuts en 1831. Grâce à ce voyage dans le temps, il va découvrir les conditions difficiles dans lesquelles vivaient ces ouvriers tisserands lyonnais qui se sont battus pour leurs droits en faisant preuve de solidarité.
J’ai été agréablement surprise par le sujet de ce petit livre destiné aux lecteurs débutants. La révolte des Canuts est une des premières révoltes ouvrières de l’Histoire, et elle a marqué la ville de Lyon, comme la France du XIXe siècle. Nous traversons le Lyon des tisserands, qui est un dédale de traboules, vivons au rythme des enfants employés par les négociants en soie, tremblons au bruit des bottes de la Garde Nationale venue mater la rébellion. Dommage que le personnage de Vivien manque de caractérisation, on passe un peu rapidement sur son histoire personnelle qui n’est au final qu’un prétexte. Le livre est suivi d’un dossier documentaire succinct mais évocateur, bien utile pour replacer cette révolte dans son époque troublée.
Bien que l’intrigue de départ reste un peu artificielle, ce petit roman est très intéressant et éveille la curiosité sur des aspects peu connus de l’Histoire de France.
Un extrait sur le site de l’éditeur.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de la collection Un regard sur…

Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre
de Ruta Sepetys
Gallimard Jeunesse dans la collection Pôle fiction
7,75€, 108×178 mm, 432 pages, imprimé en France, 2015.
Le sang du serpent à plumes, journal de la conquête du Mexique
de Laurence Schaack
Nathan dans la collection Un regard sur…
5,50€, 121×181 mm, 192 pages, imprimé en France, 2015.
La marque des soyeux
de Laura Millaud
Balivernes dans la collection Carabistouilles
9,50€, 130×180 mm, 128 pages, imprimé en Europe, 2014.

À part ça ?

revue dadaLa revue Dada fête son 200e numéro. Depuis 1991, cette revue rend l’art accessible aux plus jeunes, sans lésiner sur le fond, toujours exigeant et varié. Pour ce nouveau numéro sorti fin avril, l’équipe Dada se penche sur les œuvres de jeunesse des grands maîtres. Comment dessinaient Picasso, Giacometti, Hergé ou Raphaël lorsqu’ils étaient enfants et adolescents? Éclectique et didactique, Dada offre des éclairages historiques et des idées d’ateliers pour sensibiliser les plus jeunes à l’art avec humour et pédagogie. À l’occasion de ce numéro anniversaire, une série d’ateliers en librairies et une exposition seront organisés dans les mois à venir, retrouvez le programme sur le site de la revue Dada.
Dada numéro 200 : L’enfance de l’art, 66 pages, 9,90€.
Des extraits sur le site de la revue.

Laura

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On prend la mer ! En route moussaillons !

Par 14 août 2014 Livres Jeunesse

Prenons à place à bord de gros vaisseaux qui parcouraient mers et océans avec ces deux romans !

un-marin-de-tropTiago est un mousse. Il embarque en 1492 sur la Santa Maria de Christophe Colomb pour un immense voyage : celui qui les emmènera jusqu’en Amérique. La vie à bord de ce géant des mers du XVème siècle n’est pas de tout repos. Conditions de vie difficiles, nerfs mis à rude épreuve, tempêtes,… Une telle traversée demande d’avoir les reins solides ! Tiago apprendra beaucoup sur lui, mais aussi sur les autres et les hommes en général, parfois cruels entre eux…
Avec Un marin de trop, Flore Talamon nous plonge au cœur de cette époque et de ce monde de conquistadors avec un roman d’aventure fourmillant de détails historiques. En fin d’ouvrage on trouve quelques informations plus précises sur le contexte historique et le déroulement des évènements.
Il y a de l’action, on tremble avec Tiago et on embarque avec plaisir dans cette folle aventure au milieu des mers !

la malédiction de samainEn 1696, Mathurin embarque sur Le Téméraire, un vaisseau corsaire envoyé par le roi. Mais il tremble de peur ! Une vieille marchande de poissons vient en effet d’annoncer, avant qu’ils ne quittent le port, qu’un cruel malheur allait s’abattre sur le navire…
Avec La malédiction de Samain, on plonge dans le monde des corsaires, ces pirates assermentés par le roi en quelque sorte !
Colette Godest Morel signe un texte court mais intense qui nous transporte quelques siècles en arrière, sur la mer, au départ de la Bretagne. A la fin du roman, on trouve quelques informations sur des corsaires célèbres, l’archéologie sous-marine, et même le témoignage d’un célèbre chercheur d’épaves.
Instructif et divertissant, ce roman ravira les amateurs d’aventures iodées !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de la collection Un regard sur….

Un marin de trop. Voyage avec Christophe Colomb
de Flore Talamon
Nathan dans la collection Un regard sur…
5,20 €, 123 x 181 mm, 160 pages, imprimé en France, 2014
La malédiction de Samain
de Colette Godest-Morel
Millefeuille
6,50 €, 135 x 180 mm, 63 pages, imprimé en France, 2013

À part ça ?

Daniel Agdag réalise des maquettes de machines improbables avec des bouts de cartons…

Marianne

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Aventures historiques

Par 29 mars 2014 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on suit deux hommes qui ont marqué l’histoire, chacun à leur manière !

alexandre le grandAlexandre est le fils du roi de Macédoine. Dès sa plus tendre enfance, il rêve de conquérir de nouvelles terres pour agrandir le royaume. Batailles, alliances, amitiés et grands combats, il est prêt à tout pour accomplir son projet et régner sur le monde !

Véritable plongée dans l’antiquité, Alexandre le Grand, jusqu’au bout du monde, nous propose de suivre le parcours de ce personnage ambitieux ! Organisé en courts chapitres, ce roman aux allures de documentaire historique permet d’apprendre plein de choses sur cette période historique sans en avoir l’air ! Hélène Montardre dépoussière l’antiquité, et dresse un portrait complet de ce personnage célèbre ! Dépaysement garanti !

moi, stevensonAutre siècle et autre ambition, partons à la découverte de Robert Louis Stevenson, le célèbre auteur de L’île au Trésor. Finalement, écrire un livre d’aventures en est déjà une en soi ! Comment viennent les idées ? Comment les organiser ? Quels liens avec la “vraie vie” ? On n’imagine pas tout ce travail quand on lit un roman d’aventures !

Accéder aux coulisses d’un livre, c’est un peu ce que nous propose Jean René, en écrivant cette histoire sur l’écriture de l’œuvre majeure de Stevenson. C’est finalement un prétexte, et il n’est pas nécessaire d’avoir lu L’île au trésor pour apprécier ce récit : on a un peu l’impression de pouvoir se mettre dans la peau de l’écrivain et c’est déjà un sacré voyage ! Original et rythmé, discrètement illustré par Zaü, mais aussi instructif, Moi, Stevenson est un roman biographique est réussi !

Quelques pas de plus...
Nous avons déjà chroniqué un autre livre de la collection Un regard sur… : D’un combat à l’autres, les filles de Pierre et Marie Curie, de Béatrice Nicodème.

Alexandre le Grand, jusqu’au bout du monde
d’Hélène Montardre
Nathan dans la collection Un regard sur…
5 €, 121 x 180 mm, 166 pages, imprimé en France, 2013
Moi, Stevenson, l’aventure de ma vie
Texte de Jean René illustré par Zaü
Bulles de savon
9 €, 140 x 210 mm, 80 pages, imprimé en UE, 2013

A part ça ?

Encore et toujours du papier découpé, mais vous savez comme j’aime ça ! Cette fois, Hari et Deepti nous présentent des scènes en relief de toute beauté !

Marianne

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Mystère, sciences et histoire font bon ménage

Par 8 mars 2014 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous présente deux romans en lien avec les sciences !

l'affaire olympiaApolline a 18 ans, et depuis la mort de son arrière-grand-père il y a une dizaine d’années, elle respecte ses dernières volontés en se rendant chaque année sur la tombe d’Henri Poincaré, célèbre mathématicien, avec son petit frère Pierrot. Rien d’extraordinaire, c’est un rituel, ils s’exécutent en souvenir de leur aïeul. Jusqu’à ce que Pierrot, qui grandit, découvre une énigme dans le testament. Aidés par leur grand-mère, ils vont tenter de résoudre ce mystère et intégrer l’académie Olympia fondée par Albert Einstein et dirigée un temps par Théodore Folifou.

Quand un scientifique, expert en probabilités se transforme en auteur de romans pour la jeunesse, ça donne L’affaire Olympia, les secrets mathématiques de T. Folifou, et c’est réussi ! Bon, comme avec la physique il y a quelques temps, je vous avoue n’avoir pas saisi toutes les subtilités des énigmes mathématiques, mais comme les héros réfléchissent pour nous, cela ne gêne en rien la progression de l’intrigue. Et nul doute que certains jeunes lecteurs auront l’esprit bien plus mathématique que moi ! Mickaël Launay, nous propose une intrigue bien ficelée, pleine de rebondissements et de mystère, et même si je me suis parfois un peu perdue, je me suis attachée aux personnages, et les ai encouragés dans leur quête ! Un savant mélange de mathématique, d’histoire, et d’aventure, pour se divertir et réfléchir !

complot à florenceFiorina vit à Florence, en Italie, au XVIIème siècle. En 1611, elle est encore enfant et vit dans la rue, jusqu’à ce qu’un mystérieux personnage lui permette de s’introduire dans la maison de Galilée, le célèbre scientifique. Elle parvient même à se faire engager comme servante pour la future fête que le savant a prévu de donner en l’honneur du Duc de Florence. Mais elle cache un lourd secret qui pourrait bien l’empêcher de remplir correctement sa mission…

Cette fois, pas d’énigmes ou de défis à proprement parler. Avec Complot à Florence, dans l’observatoire de Galilée, on a plutôt affaire à une aventure qui met en scène une jeune fille qui n’a pas froid aux yeux. Mais le contexte de l’intrigue est tout de même nettement scientifique, et Guy Jimenes nous plonge au milieu des étoiles, des grandes découvertes de l’époque et on découvre en profondeur Galilée, célèbre savant ! L’aventure est fictive, mais côtoie souvent de vrais faits historiques, et nous plonge dans l’Italie foisonnante de l’époque.

Quelques pas de plus…
Pour prolonger le plaisir, retrouvez d’autres chroniques de livres en lien avec les sciences ici, ici, ou .

L’affaire Olympia, les secrets mathématiques de T. Folifou
Texte de Mickaël Launay, illustré par Benjamin Bachelier
Editions Le Pommier
12 €, 135 x 200 mm, 236 pages, imprimé en France, 2013.
Complot à Florence, dans l’observatoire de Galilée
de Guy Jimenes
Nathan
5 €, 120 x 180 mm, 169pages, imprimé en France, 2014.

A part ça ?

Tineke Meinrink donne vie à des objets de notre environnement quotidien : une photo, on clique et on découvre l’envers du décor !

Marianne

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Héritages

Par 13 novembre 2012 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous présente deux héros qui s’interrogent sur leur histoire personnelle.

Albinio n’aime pas du tout son prénom. A l’occasion d’un événement familial, un enterrement, l’adolescent voyage en car. Progressivement, en voyant le paysage espagnol défiler, ses pensées s’échappent et retracent son histoire familiale. Non seulement, il remonte le temps sur les traces de ses ancêtres, mais il s’interroge également beaucoup sur lui-même. Apprivoisera-t-il son prénom, son identité ?

Voyage autour de mon nom est un roman pour adolescents intelligent et sensible comme sait les écrire Alice Vieira. Le Portugal est toujours en toile de fond, et j’aime cet exotisme qu’on retrouve dans le nom des personnages, ou dans certains détails de la vie quotidienne. Au centre de l’histoire, on retrouve les questions de transmission, de famille, et d’identité, chères à la période adolescente ! Un voyage que l’on fait volontiers aux côtés d’Albinio.

Autre héros, autre destin. Cette fois, avec Le fils de Picasso, on suit Pablo un jeune garçon américain, qui vient de perdre sa mère dans un accident. Avec Betty, sa grand-mère dont il est très proche, il traverse l’Atlantique et arrive dans le Paris des années 50, dans l’idée de retrouver son père qui pourrait bien être le célèbre Pablo Picasso pour qui sa mère aurait posé. Un grand voyage s’annonce, à tous les points de vue !

Ce roman pour adolescents nous plonge dans l’histoire du grand peintre, et plus largement de l’art contemporain. En effet, sous couvert de l’aventure de Pablo et de sa grand-mère, Marie Sellier livre de vraies informations sur la vie de l’artiste, et le milieu artistique français des années 50. Une histoire courte, un style rapide, et une visée pédagogique (la couverture indique que le livre a été réalisé en lien avec les programmes scolaires, pour les enfants dès 11 ans) bien camouflée derrière la fiction ! Voici un roman original et très plaisant !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des romans d’Alice Vieira : un roman, Carnet d’Août et un album pour les plus jeunes, La charade des animaux.
Retrouvez la chronique de Gabriel à propos de Dragons et Dragon, un très beau livre de Marie Sellier.

Voyage autour de mon nom
d’Alice Vieira traduit du portugais par Marie-Amélie Robillard
La joie de lire dans la collection Hibouk.
10,90 €, 130×185 mm, 194 pages, imprimé en Allemagne
Le fils de Picasso
de Marie Sellier
Nathan
4,95 €, 124×182 mm, 158 pages, imprimé en France

A part ça ?

A Nice, en Novembre, chaque année, c’est Ciné Récré. Les 17, 18, 21, 24 et 25 Novembre, des séances à 3 € pour les 3-12 ans et leurs accompagnants, une programmation variée, et des animations. Plus de renseignements ici.

Marianne

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