La mare aux mots
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Complexes

Mots d’ados

Par 14 juin 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on plonge dans les dédales de l’adolescence avec l’excellente adaptation du Journal d’Aurore de Marie Desplechin par Agnès Maupré et Les Grandes Jambes de Sophie Adriansen.

Le journal d’Aurore : jamais contente… toujours fâchée !
Texte de Marie Desplechin, illustré par Agnès Maupré
Rue de Sèvres
15 €, 210×275 mm, 140 pages, imprimé en France, 2016.
Les grandes jambes
de Sophie Adriansen
Slalom
10,90 €, 141×201 mm, 124 pages, imprimé en France, 2016.

You Might Also Like

Juste différent (+ concours des deux ans du blog)

Par 29 août 2013 Livres Jeunesse

Aujourd’hui le blog a deux ans (voir après l’article avec des cadeaux à gagner !) et j’avais envie de faire pour l’occasion une chronique avec un sujet qui nous tient à cœur… j’aurais pu choisir « anti sexisme » (qui est quand même le sujet que je préfère aborder) mais j’ai choisi la différence, car comme le disait le poète « C’est vrai, faut de tout tu sais. Faut de tout c’est vrai. Faut de tout pour faire un monde ».

pieds nusPlus de chaussure, plus de chaussette, il marcherait maintenant pieds nus, il l’avait décidé ! Pieds nus dans la rue (malgré le froid), pieds nus à l’école (malgré le désaccord du directeur),… ses parents avaient beau tout tenter, c’est pieds nus qu’il resterait ! Tim grandit ainsi, les pieds libres.

Pieds nus est un magnifique album signé Rémi Courgeon (auteur/illustrateur au grand talent). Il parle ici d’accepter les gens tels qu’ils sont, si Tim veut vivre pieds nus devons-nous l’en empêcher ? Est-ce parce que dans notre société tout le monde porte des chaussures qu’on doit obliger ceux qui ne veulent pas à en avoir ? Au-delà des chaussures on parle évidemment de liberté, liberté de choix, liberté d’expression. Tim va aller loin, très loin même pieds nus. Les illustrations sont merveilleuses et l’objet lui-même est magnifique (couverture à bord franc, beau papier, grandes illustrations). Un magnifique ouvrage drôle et poétique signé Rémi Courgeon.

SUZANNE est à la hauteurDès l’enfance Suzanne (quel joli prénom) se démarquait par sa grande taille. A l’orphelinat où elle vivait, la plupart de ses camarades lui arrivaient aux genoux ! Pas facile de mettre ses chaussettes, faire du vélo ou même tenir sous un bureau avec des jambes grandes comme des échasses… et forcément on est sujet à plaisanterie, victime de moquerie… Jusqu’au jour où elle se rend compte que son « handicap » est une force !

Suzanne est à la hauteur est sorti dans la très jolie collection Les papareils chez Talents Hauts. Superbes illustrations un peu rétro, ce petit livre est un très bel album sur la différence. Alors bien-sûr personne ne fait cinq fois la taille de ses camarades mais c’est parfois comme ça qu’on se voit, on accentue toujours les choses qui nous complexent. Fred L. veut aussi nous montrer que tout défaut a son avantage, qu’une pièce a deux faces, qu’on peut prendre nos différences comme des freins ou au contraire comme une force. Un album plein d’humour.

Le livre de mamanElle a toujours vu sa mère avec un livre, toujours le même. Un livre qu’elle parcoure sans arrêt… mais sans le lire. Parce qu’elle vient d’un pays où l’on n’apprend pas à lire aux petites filles, cette mère ne sait pas lire. Elle ne peut aider que par des encouragements quand sa fille fait ses devoirs. Elle veut que son enfant aille plus loin qu’elle, qu’elle apprenne ce qu’elle n’a pas appris, qu’elle ait une meilleure vie… et si cet enfant lui apprenait aussi à lire ?

Le livre de maman est un très joli livre qui aborde un sujet finalement peu abordé : l’illettrisme des parents. Un texte sensible et poétique pour aborder ce sujet difficile. Au-delà de l’illettrisme on parle de la transmission (qui ne se fait pas que dans un sens), du partage, de l’amour entre un enfant et ses parents, de l’éducation des petites filles dans certains pays. Le texte est simple mais dit plein de choses. Les illustrations douces de Cécile Bondon rendent l’histoire moins dure. On ne part pas tous avec les mêmes chances dans la vie. Un livre qui a eu le soutien d’Amnesty International.
Des extraits en ligne.

Quelques pas de plus…
Retrouvez nos autres chroniques sur la différence sur notre fiche thématique.
Nous avons déjà chroniqué plusieurs livres de Rémi Courgeon (Toujours debout, Pas de ciel sans oiseaux et Elvis Presley) et d’Ingrid Chabbert (Y’a un monstre à côté, Les chaussettes qui puentIndira l’indépendante, Firmin, Un accordéon sinon rien, La vérité sort toujours de la bouche des enfants, La mémoire aux oiseaux, L’oiseau, Les écharpes de Mamie Berthe, Tonnerre de catch, La fête des deux mamans, Raconte-moi la révolution, Les yeux du parapluie, Sur les quais et Le bateau de Malo).

Pieds nus
de Rémi Courgeon
Seuil Jeunesse
13,90€, 195×225 mm, 80 pages, imprimé en Belgique, 2013.
Suzanne est à la hauteur
de Fred L.
Talents Hauts dans la collection Les papareils
13€, 159×218 mm, 40 pages, imprimé en Italie, 2011.
Le livre de maman
Texte d’Ingrid Chabbert, illustré par Cécile Bondon
Des ronds dans l’O
13,50€, 205×270 mm, 24 pages, imprimé en Espagne chez un éditeur éco-responsable, 2013.

Concours des deux ans !

Le blog a deux ans (La mare aux mots, un peu plus car le forum a été créé en novembre 2009). Deux ans, plus de 800 articles, plus de 100 interviews, près de 5000 commentaires et 4000 fans facebook ! Merci à vous qui nous suivez, qui commentez, qui participez d’une manière ou d’une autre (merci infiniment à ceux qui nous font des dons). C’est grâce à vous que nous continuons, parce que vous partagez nos articles et les commentez que nous trouvons l’énergie pour en publier un chaque jour. Pour vous remercier on a décidé d’organiser un « petit » concours. J’ai demandé à onze éditeurs s’ils étaient d’accord de vous faire gagner un album que nous avons adoré Marianne ou moi, ils ont accepté (merci infiniment à eux). Vous allez donc pouvoir gagner non pas des livres qu’on a trouvé « pas mal » ou « sympa » mais des livres qu’on a adoré et qu’on a choisi spécialement pour vous, c’est un beau cadeau non ? Voici ce que vous pouvez gagner :
Dans l'herbe

Dans l’herbe de Komako Sakaï et Yukiko Kato édité par L’école des loisirs, un petit bijou de poésie, des illustrations magnifiques (Komako Sakaï est une de mes plus belles découvertes de cette année). Un superbe album sur l’enfance.
Chroniqué ici.Augustine ne rentre plus dans ses bottes

Augustine ne rentre plus dans ses bottes de Lydia Devos et Arnaud Madelénat édité par Le pommier. Quand les enfants grandissent… un très bel album plein d’humour aux grandes illustrations.
Chroniqué ici.
Turandot

Turandot du génial Dedieu, édité par HongFei, chef d’œuvre, tout simplement, un des plus beaux albums (le plus beau ?) que nous ayons chroniqué. Un grand album plein de poésie aux illustrations absolument magnifiques.
Chroniqué ici.Les souliers écarlates

Les souliers écarlates de Gaël Aymon et Nancy Ribard édité par Talents Hauts. Un magnifique conte sur la violence faites aux femmes (mais ça reste un conte pour enfants). Un texte d’un des meilleurs auteurs de la littérature jeunesse.
Chroniqué ici.

C'est ferméC’est fermé de Duval MC et Caroline Dalla, édité par L’initiale. Une histoire malicieuse, drôle et décalée (qui ne peut être lue parce qu’elle est fermée) servie par des illustrations originales, un vrai coup de coeur !
Chroniqué ici.Quelque chose de grand

Quelque chose de grand de Sylvie Neeman et Ingrid Godon, édité par La joie de lire. Un petit enfant qui demande à un grand ce qu’il peut faire pour faire quelque chose de grand justement… Un texte et des illustrations pleins de poésie !
Chroniqué ici.
sweet sixteen

Sweet Sixteen d’Annelise Heurtier édité par Casterman, un roman sur les premiers noirs qui sont allés dans une université de blancs aux États Unis. Un récit passionnant, captivant. Annelise Heurtier a une plume incroyable.
Chroniqué ici.Petite souris

Petite souris d’Alison Murray édité par Hatier Jeunesse, un album aux sublimes illustrations (gros coup de cœur pour cette illustratrice), plein de douceur et de poésie.
Chroniqué ici.

La fille verteLa fille verte de Vincent Cuvellier (qui sort très prochainement Je suis un papillon) et Camilla Engman  édité par Gallimard Jeunesse. Entre enfance et adolescence, on suit une jeune fille qui s’interroge et se réfugie dans son jardin. Curieux, poétique et joliment illustré, un « album-roman » pour ados original !
Chroniqué ici.adam_bd

Adam est fort de Sophie Lescaut et Éléonore Thuillier édité par Kaléidoscope. Adam n’est pas très grand, mais à bord de son tricycle, il a l’étoffe d’une super-héros… Jusqu’à quel point ? Tendresse et humour sont au rendez-vous de ce bel album !
Chroniqué ici.
Bob le loup

Bob le loup de Jean-Luc Le Pogam et Ronan Badel, édité par P’titGlénat une magnifique histoire sur les a priori, sur les apparences. Ne jamais juger quelqu’un à ce qu’il semble être !
Chroniqué ici.

Alors comment gagner ces livres ? Je ne vous demanderai pas de partager sur les réseaux sociaux (mais je ne vous empêche pas de le faire car forcément ça nous fait de la pub !) ou de répondre à des questions toutes plus difficiles les unes que les autres… simplement de laisser un commentaire sous cet article. Vous pouvez dire ce que vous voulez ! Pourquoi vous nous suivez ou même pourquoi vous ne nous aimez pas, vous participerez quand même ! Bref dites ce que vous voulez !

Il y aura 4 gagnants, le premier remportera 5 livres, le suivant 3 et les trois suivants un chacun ! Vous avez jusqu’à mardi 20 h… bonne chance à tous !

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Toutes les filles sont des princesses

Par 28 juin 2012 Livres Jeunesse

C’est la rentrée des classes pour Song-i, une jeune coréenne. À la rentrée il ne faut pas faire de vague, ne pas se faire remarquer pour ne pas devenir le souffre-douleur toute l’année. Song-i aimerait bien une amie, on le sait une personne seule est plus fragile. Heureusement Chun-hee arrive. Qui est cette inconnue, doit-elle se méfier et surtout doit-elle la croire quand elle dit être une princesse ?

Mon amie est une princesse est un très joli petit roman coréen sur les complexes sociaux, la précarité, l’amitié, la rentrée scolaire, le secret… et les princesses (réelles ou imaginaires). Parfait pour les jeunes lecteurs (l’éditeur le conseille à partir de 8 ans), il est superbement illustré par Charlotte Gastaud. On a peu (en tout cas moi) l’habitude de lire des romans coréens, c’est un vrai dépaysement, tant dans le style que dans l’histoire, la façon de vivre des personnages. La littérature est toujours un beau moyen de découvrir d’autres cultures.

Luz ça veut dire « lumière » en espagnol, ça veut aussi dire « amande » en arabe littéraire mais Luz c’est surtout le surnom de la jolie Lisa, jeune fille de 14 ans. Un peu trop jolie d’ailleurs, surtout dans son nouveau maillot de bain deux pièces,  car un des copains de son père traine un peu ses sales pattes sur elle. Luz n’en peut plus de ces ambiances de fin de banquet, de ces adultes alcoolisés, elle veut fuir, aller se baigner dans la Volte, retrouver des amis et essayer son maillot. Elle va y retrouver Thomas, le beau garçon dont elle est un peu amoureuse, et Manon une fille du collège un peu pimbèche que Luz n’aime pas… Elle leur propose de fuir le monde et de se retrouver dans une petite crique isolée et difficile d’accès, regrettant déjà la présence de Manon…

Voilà un roman très troublant et dérangeant. Il m’est difficile de vous le raconter sans trop vous en dire. Ce qui commence par une sortie avec des copains va vite se transformer en tout autre chose… Le roman est très vite prenant, on veut savoir la fin. On avance avec Luz dans une sorte de cauchemar, tout lui échappe. La nuit tombe et tout devient de plus en plus sombre pour elle,  on espère pour elle un dénouement heureux (à ce sujet il y a quelque chose qui me dérange sur la fin mais ça serait matière à débat). Un roman noir et angoissant pour ados (à partir de 13 ans d’après l’éditeur).

Quelques pas de plus…
Luz vu par Enfantipages.
Un autre roman sur la précarité que nous avons chroniqué : Des crêpes à l’eau de Sandrine Beau.

Mon amie est une princesse
de Konj Ji Hee, illustré par Charlotte Gastaut
Chan-ok dans la collection Matins calmes
9€, 80 pages, imprimé en Italie.
Luz
de Marin Ledun
Syros dans la collection Rat noir
14€, 128 pages, imprimé en France.


A part ça ?

Il ne vous reste que deux jours pour tenter de gagner des livres numériques La souris qui raconte. Pour ça il suffit d’envoyer une souris (dessin ou juste le mot) à concourssouris@lamareauxmots.com. Plus d’informations dans le Hors série de l’été ici (page 18)

Gabriel

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Jeunes filles amoureuses

Par 11 mai 2012 Livres Jeunesse

Trois histoires d’amour déçues traitées de façon très différentes.

Parfois on n’est pas aimé parce qu’on est moche…

Gisèle est moche ! Du moins c’est ce que pensent certains… Elle a surtout des cheveux qui lui posent problème… déjà elle en a beaucoup, ensuite ils ne sont ni raides, ni bouclés, ni bruns, ni blonds, ni doux, ni rêches… ils sont juste moches d’après sa sœur. Alors comment se faire remarquer par Maurice, un garçon qui est dans sa classe depuis des années et qui ne sait pas qu’elle existe ? C’est simple ! En lui proposant de garder son poisson rouge pendant les vacances ! Mais il ne faut pas qu’il lui arrive quelque chose à ce poisson… Mission impossible ?

Je n’avais jamais lu de romans d’Agnès Desarthe (juste des nouvelles et sa participation aux Carnets de Lieneke, chroniqués ici) et j’ai été séduit par son style. Mission impossible est drôle et fin. Le personnage de Gisèle est absolument irrésistible. On reconnaît bien ici les petits complexes de l’adolescence, les amours à cet âge, les petites choses idiotes qu’on fait par amour. L’écriture d’Agnès Desarthe est jeune et moderne, vraiment efficace. Le roman est illustré par Anaïs Vaugelade et là aussi c’est un régal, les dessins de Gisèle ajoutent encore plus d’humour au personnage. Un roman où l’on découvre que les moches ne sont peut pas ceux qu’on croit, une histoire qui risque de beaucoup plaire aux jeunes ados !

Parfois c’est juste qu’on ne correspond pas à la recherche de l’autre…

Mona, 15 ans, part pour Saint-Malo, Saint-Malo où Mamy vient de mourir, Saint-Malo où il y a Gaël, l’amoureux de toujours, celui qu’elle rejoignait chaque été, celui qui l’a tant fait souffrir quand il l’a quitté. Depuis Gaël, Mona espère rencontrer un amour calme. Un truc qui ne déborde pas. Un genre de ruisseau, quoi.

Séverine Vidal nous livre une fois de plus un roman plein d’émotion, drôle et émouvant. Son personnage de Mona (dite Mo) est comme la plupart de ses personnages, une boule d’émotion au caractère fort. Ça parle des amours qui commencent à 18h51, de l’enfance qui se termine mais revient en bouche grâce à des vieux bonbons, de l’amour/amitié. Ça parle surtout de ces amours d’enfance, qu’on connait depuis toujours et qu’il est évident qu’on finira notre vie avec, à tel point que le jour où ça se brise ça fait très très mal. Des amours impossibles. Le texte est magnifique, truffé de jolies petites phrases, très bien ciselées. Ah le style de Séverine Vidal… Un roman absolument magnifique, une fois de plus. J’ai juste ouvert mon portable pour éclairer son visage, vu que la lune n’y mettait pas du sien.

Et parfois on est juste amoureux de la mauvaise personne…

Lucy,  jeune canadienne de 13 ans, est fille de pasteur, on est en 1936, il fait très chaud, et c’est la crise économique. Prêches, sécheresse et pauvreté, voilà son quotidien. Alors Lucy décide décrire dans un journal, là elle peut blasphémer, laisser libre court à ses pensées, dire ce qu’elle veut ! C’est donc par les mots de Lucy qu’on découvre sa vie, qui va changer le jour où ses parents vont recueillir un médecin défroqué énigmatique qui va beaucoup troubler la jeune fille.

Ultraviolet est un beau petit roman. Même si l’action se passe en dans un milieu et une époque loin de nos ados, ils se retrouveront pourtant en Lucy, ils reconnaitront ces révoltes qui nous animent à cet âge, contre l’ordre établi, contre les parents. Cette force qui nous pousse vers les plus grands. Cette envie de fuir. Le mystérieux Dr Beauchemin va changer la vie de Lucy, lui ouvrir les yeux sur plein de choses, l’aider à s’affirmer, à comprendre le monde et les autres. Alors bien sûr Lucy va ressentir plus que de l’admiration pour cet homme qu’elle trouve si beau… On parle ici de quitter l’enfance, des sentiments amoureux, de ces adultes qu’on rencontre enfant et qui façonnent notre personnalité, qui nous aident à sortir de ce pour quoi on était destinés. Le récit fait parfois sourire, Lucy est une jeune fille avec un caractère très fort, dans son journal elle accepte d’être tout ce qu’elle ne peut pas être par ailleurs. Elle disserte souvent sur les mots, les analyse, sans peur de passer pour une intello, ici personne ne la juge. Elle y raconte toutes ses pensées, de la même façon, sans peur du jugement.

Quelques pas de plus…
D’autres livres de Séverine Vidal chroniqués sur La mare aux mots : Philo mène la danse, Plus jamais petite, Comment j’ai connu papa, Arsène veut grandir, Lâcher sa main, Comme une plume, J’attends Mamy, Roulette Russe tome 1 Noël en juillet; Je n’irai pas, Léontine, princesse en salopette, Prune Tome 1 La grosse rumeur, Prune Tome 2 Le fils de la nouvelle fiancée de papa, Mamythologie, On n’a rien vu venir.
Deux autres très beaux romans sur les amours d’adolescence : Sur les quais et La fille aux cheveux d’encre.
Les petites marées chroniqué par enfantipages.
Ultraviolet chroniqué aussi par enfantipages.

Mission impossible
d’Agnès Desarthe, illustré par Anaïs Vaugelade
L’école des loisirs dans la collection Mouche
8,70€
Les petites marées
de Séverine Vidal
Oskar éditeur dans la collection Court MÉ-trage.
5€
Ultraviolet
de Nancy Huston
Thierry Magnier
8€

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 A part ça ?

Vous venez de lire cet article et vous vous dites « Tiens j’aimerai bien m’acheter Les petites marées et ça serait bien qu’il soit dédicacé… j’habite près de Bordeaux et je suis libre demain et après-demain… Y-a-t-il une solution ? » ET BIEN OUI ! Séverine Vidal est à la fête du livre « Lis tes ratures » à St Loubès demain et après-demain ! Ça tombe bien non ? (ça pour un hasard…). Et elle ne sera pas seule ! Jean-Claude Mourlevat, Jérôme D’Aviau,… Plus d’informations sur le site de Séverine Vidal, ici : http://severinevidal.blogspot.fr/2012/05/lis-tes-ratures.html

Gabriel

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Un assassin qui rôde et une hippopotame qui complexe

Par 19 janvier 2012 Livres Jeunesse

Deux romans, un gros et un petit, qui ont comme point commun Sandrine Beau.

Youri, Emma et Tomaso ont quinze ans, ils vivent dans le même immeuble. Les deux garçons sont amoureux de la jeune fille qui elle-même a le cœur qui balance entre les deux. Mais surtout dans l’immeuble il se passe un truc : on retrouve des chats morts ! Les trois jeunes commencent à mener l’enquête.

Écrit à trois mains par Sandrine Beau, Anne-Gaëlle Balpe et notre chouchou Séverine Vidal, Noël en juillet est un polar hyper prenant. J’ai moi même lu la dernière moitié d’une traite tellement j’avais envie de savoir la fin. Tous les à côtés (leur histoire d’amour notamment) rendent le récit tendre et touchant. Les personnages sont particulièrement bien écrit, on a envie de suivre leurs aventures au delà du livre… et on va pouvoir le faire car une suite va sortir prochainement ! C’est sans doute le polar pour enfant le plus prenant que je n’ai jamais lu. Par contre il s’adresse aux grands enfants car quelques scènes sont peut-être un peu dures (quoiqu’avec la télé ils sont habitués à tout maintenant !). Mais pour vous également c’est parfait ! Au début du livre on a un petit plan de l’immeuble avec ses habitants et je m’amusais à rayer chacun des suspects pour trouver l’assassin. Une vraie réussite !

On quitte les meurtres de chats du 180 pour parler de complexes.

Rose l’hippopotame est bien embêtée… C’est la saison des baignades, elle aimerait bien en profiter comme ses copines Isabelle la gazelle et Gigi la girafe, sauf que contrairement à elles, elle n’a pas les pattes toutes menues et elle a un gros ventre. Elle sait que si elles la voient en maillot elles vont encore l’appeler « l’hippopotin »…

Voilà un livre très sympa sur les complexes… mais pas que ! Bien sûr on parle ici de poids mais au-delà de ça on parle aussi de la différence (un hippopotame aura beau faire il ne sera pas une girafe et elle trouvera qu’elle a des avantages aussi que les autres n’ont pas), du respect, des moqueries,… C’est une petite histoire très drôle et bien écrite qui plaira beaucoup aux jeunes lecteurs, une magnifique ode à l’affirmation de soi.

Ce sont les deux premières histoires que je lis de Sandrine Beau et ça ne sera pas les dernières ! Je vous reparlerai d’elle prochainement

Roulette Russe : Noël en juillet, Sale temps pour les chats : le tueur sort les griffes
d’Anne-Gaëlle Balpe, Sandrine Beau et Séverine Vidal
Oskar Éditeur
9,95€
L’hippopotin
de Sandrine Beau, illustré par Hajnalka Cserhati
Talents Hauts
6,90€

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A part ça ?

J’ai découvert il y a peu une jeune illustratrice non éditée. J’adore son univers. Elle s’appelle Magali Ben voici l’adresse de son book : http://magaliben.ultra-book.com et je vous invite à aller le découvrir !

Gabriel

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