Aujourd’hui, je vous emmène en voyage ! On embarque d’abord avec la famille Hippo (ça faisait longtemps que je n’avais pas mis les hippopotames à l’honneur !).
Toto vit avec ses parents et sa petite soeur, dans leur boutique-bazar. Ils ont beaucoup de succès auprès des habitants, jusqu’au jour où une grande route est construite et incitent les clients à préférer la ville pour faire leurs courses. Pour gagner en visibilité, ils décident d’accrocher une belle enseigne lumineuse… et de gros ballons. Résultat : en pleine nuit, la maison s’envole ! Voilà la famille Hippo embarquée dans une drôle d’aventure : ils vont devoir affronter la tempête, mais aussi sauver un fou brun (un oiseau maritime) un peu maladroit. Fêtés en héros par la famille et les amis du jeune volatile imprudent, ils se rendent compte que la vie de star n’est décidément pas faite pour eux, et décident de repartir à l’aventure, à laquelle ils ont finalement pris goût.
J’ai eu un véritable coup de cœur pour cet album écrit et illustré par Yukio Abe. Les illustrations, justement, c’est ce qui m’a d’abord impressionnée : extrêmement fouillées, on ne sait pas où donner de la tête : on passe un long moment à observer les détails de la maison, ou bien la foule qui ovationne les hippopotames courageux. Et en même temps, les héros sont toujours mis en valeur, comme éclairés. C’est vraiment un univers particulier, et on en prend plein les yeux. Et comme en plus, l’histoire est vivante, originale, et pleine d’humour, on a vraiment affaire à un album de qualité !
Maintenant, direction les rives de l’Océan Indien…
Ram et Lilac’est l’histoire de deux amis, voisins, qui aiment passer des heures sous le margousier. Un jour, Ram trouve dans ses branches un tout petit singe, Tombi. Mais une nuit, l’animal disparaît, et les deux enfants décident de partir à sa recherche. On les suit donc dans leur périple, au milieu des temples hindous et des jungles denses, à la rencontre de personnages, de traditions et de cultures indiennes.
Avec ce conte, Clotilde Bernos nous emmène loin, très loin de notre quotidien. Même si j’ai trouvé les visages des enfants un peu étranges, les illustrations, mélange de dessins et de collages nous transportent directement en Inde. Ram et Lila sont attachants, et pleins de vie, et on le suit avec plaisir dans leurs aventures pleines de péripéties et de rencontres. Voici un album idéal pour faire découvrir aux plus jeunes un peu de la culture indienne !
Pour terminer cette chronique placée sous le signe du voyage, je vous invite à suivre Yu Yamauchi, qui a photographié 600 levers de soleils au sommet du mont Fuji ! Evasion garantie !
Aujourd’hui, je vous présente deux livres-audio des éditions Le livre qui parle.
Quand on vous dit « Les contes d’Andersen », vous pensez certainement à La petite sirène, Le vilain petit canard, Les habits neufs de l’empereur, ou bien encore La princesse au petit pois.
Mais il y a fort à parier que les trois histoires proposées dans ce CD ne vous évoquent pas grand-chose. Et pourtant, elles méritent d’être connues !
On commence avec Le compagnon de voyage qui raconte la quête de Johanne, un jeune garçon qui doit répondre à trois questions pour pouvoir épouser la belle mais terrible princesse qu’il convoite… Puis, on fait la connaissance du Petit Ole Ferme-L’oeil, un lutin qui rend visite chaque soir à Hjalmar pour lui raconter une histoire et l’endormir… Enfin, on découvre le quotidien et la vie d’un Goulot de bouteille, prétexte pour raconter une très belle histoire d’amour.
Quand on découvre ces trois récits, adaptés par Joël Jarretie et racontés par une quinzaine de comédiens différents et talentueux, on comprend mieux pourquoi les histoires d’Hans Christian Andersen ont traversé les siècles. Aventure, action, amour, mais aussi magie et humour : il ne manque rien ! On prend du plaisir à écouter ces trois histoires originales, en se laissant charmer par les voix vivantes qui les racontent !
Je ne connaissais pas non plus Petite Princesse, un conte de Frances Burnett qui raconte l’histoire de Sara Crewe, une petite fille élevée par son père qui décide de l’envoyer parfaire son éducation dans l’école de Miss Minchin. Il ne fait pas ça pour se débarrasser de son enfant, mais vraiment pour lui offrir le meilleur… Pourtant, lorsqu’il meurt, et que Sara se retrouve confiée pour de bon à l’Institution, cette Miss Minchin va se révéler sous son vrai jour et faire vivre un véritable enfer à la fillette. Heureusement, elle est courageuse, entourée d’amies, et garde toujours un regard émerveillé sur le monde et sur Londres qu’elle ne peut admirer que de sa petite lucarne.
Racontée et jouée par Macha Méril, et de nombreux autres conteurs (dont Raphaëlle Moussafir, l’auteur de Du vent dans mes mollets), cette belle histoire se présente sous la forme de trois disques à écouter d’une traite (soit 3h30) confortablement installé chez soi ou bien lors d’un long trajet sur la route des vacances par exemple. Mais grâce au découpage en chapitres, on peut aussi savourer chaque jour un petit morceau de cette belle histoire de la fin du XIXième siècle qui nous plonge dans le quotidien de cette courageuse petite fille. Un CD audio pour découvrir ou redécouvrir le plaisir de découvrir les histoires uniquement par l’oreille !
Contes inédits : Le compagnon de voyage, Le petit Ole Ferme l’oeil, Le goulot de Bouteille
de Hans Christian Andersen adapté par Joël Jarretie Le livre qui parle 17 €, 1 CD Audio, durée 1h05, 2012
Petite Princesse
de Frances Brunett adapté par Joëlle Tiano Le livre qui parle 18,50 €, 3 CD Audio, durée 3h30, 2012
A part ça ?
Jusqu’au dimanche 26 Mai, la Gaité Lyrique propose le festival Capitaine Futur et les super pouvoirs avec ateliers, expositions interactives, contes et spectacles pour imaginer le monde de demain. Plus de renseignements sur le site du festival.
Un recueil de contes néérlandais et du Pierre Gripari en théâtre et en contes.
Le lièvre, le hérisson et le hibou vivent en toute amitié dans la forêt, tout se passerait bien si leur voisine n’était pas une méchante sorcière ! Enfin méchante… quand elle est malade nos trois amis lui préparent sa soupe et elle-même aide le hérisson à construire sa cabane, donc pas si méchante que ça !
Coup de cœur pour ce joli livre où sont ici compilées dix histoires écrites par un auteur jeunesse néerlandais, Hanna Kraan. Entre Gripari et Winnie l’ourson, des contes drôles et poétiques dans lesquels il est question de partage, d’amitié, d’entraide,… Ce sont vraiment de beaux contes sans mièvrerie, que les enfants prennent énormément de plaisir à écouter (et nous à lire). Ma fille (5 ans) a adoré ces histoires et était toujours pressée de savoir la suite (quand, fatigué, je divisais l’histoire en deux) ou de découvrir l’histoire suivante. Certains personnages sont extrêmement drôles (notamment le hérisson, toujours en train de ronchonner et souvent avec une phrase « en boucle », qu’on s’amuse à répéter). Esthétiquement c’est un beau livre avec son dos toilée et ses illustrations pleines de vie. Si vous aimez les contes pleins de malice, je vous conseille fortement de rencontrer cette méchante sorcière là… je pense que vous ne la trouverez pas si méchante que ça vous non plus…
Monsieur Pierre, Bachir, Nadia et la sorcière du placard à balais (qui osera dire « Sorcière sorcière prends garde à ton derrière » ?) sont de retour ! Ils ne sont pas venus seuls il y a aussi un ange qui a perdu ses ailes, un paysan qui veut vendre sa femme comme bourricot, un géant amoureux aux chaussettes rouges, un démarcheur chez le psy, une fée du robinet et des personnages de conte qui ont rendez-vous chez un certain Charles Perrault.
Certains de ses personnages vous disent quelque chose ? C’est normal, ils étaient présent dans les contes de Pierre Gripari, les voici héros de pièces de théâtre ! Huit farces pour collégiens regroupe donc huit pièces avec l’esprit si particulier et si drôle de Pierre Gripari. J’aime décidément beaucoup la plume de cet auteur, il a su adapter parfaitement son univers loufoque dans ces pièces (qui se lisent avec autant de plaisir que les contes).
Et puisqu’on parle de Pierre Gripari…
Un jeune pêcheur qui va devoir faire preuve de malice face à une sorcière et à sa fille, un personnage tout de glace à qui il vaut mieux bien parler, un enfant transformé en merle et les dix autres contes qui forment Les contes de la Folie-Méricourt(que j’avais déjà chroniqué ici) ressortent dans un très beau livre (grand format, dos toilé, beau papier, illustrations de Claude Lapointe). Ces contes sont des petites merveilles d’humour et de poésie, on trouve ici des contes russes et grecs et des contes nés de l’imagination de Pierre Gripari. Un très beau livre cadeau.
Qui a peur de la méchante sorcière
de Hanna Kraan (traduit par Anne-Lucie Voorhoeve), illustré par Annemarie van Haeringen Syros 14€, 153×220 mm, 121 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Huit farces pour collégiens
de Pierre Gripari, illustré par Till Charlier Grasset Jeunesse dans la collection Gripari Théâtre 9€, 130×180 mm, 205 pages, imprimé en France, 2013.
Les contes de la folie Méricourt
de Pierre Gripari, illustré par Claude Lapointe Grasset Jeunesse 23€, 235×247 mm, 144 pages, imprimé en Espagne, 2013.
Aujourd’hui des contes que nous connaissons (même si parfois on les a un peu oubliés) mais parfois dans des versions moins connues ou originales.
On commence avec deux livres de la somptueuse collection Contes du temps d’avant Perrault.
Un homme vivait seul dans son château, il était craint, on disait même qu’il ressemblait à une bête. Sa barbe était si noire qu’elle en avait des reflets bleutés… on l’appelait donc Barbe Bleue. On disait que six fois il s’était marié et que six fois ses femmes étaient mortes. Imaginez donc la peur des gens du village quand une des filles vivant parmi eux décida de l’épouser…
J’avoue que j’avais un souvenir très lointain de ce conte mais en le lisant tout me revenait, la petite porte à ne pas ouvrir, la clef ensanglantée. Je suis toujours surpris par la cruauté des contes pour enfants (celui-ci a rarement été édulcoré et finalement la version de ce livre est assez proche de celle que nous connaissons), surpris que ça ne les traumatise pas plus. Car ici c’est vraiment une histoire dure (le cadavre des femmes retrouvées dans la cave, la fin de Barbe Bleue,…), un conte cruel qui pourtant plaît. Les illustrations de Claude Cachin sont absolument magnifiques, elles ressemblent presque à des photos par moment ou à des tableaux de Georges de la Tour. Un très très beau travail d’illustrations.
Une petite fille voulait absolument quitter sa maison et se promener dans la forêt. Sa mère le lui avait interdit et pour gagner du temps lui avait promis qu’elle n’irait que quand ses souliers de fer blanc et son habit seraient usés. La petite fille fit tout ce qu’il faut pour les user le plus vite possible. Son habit déchiré sa mère la revêtit d’un grand manteau de velours rouge et lui accorda d’aller dans la forêt si elle allait chez sa grand-mère. Chemin faisant, l’enfant rencontra le loup…
Vous aurez reconnu l’histoire du petit Chaperon Rouge sauf qu’ici on est loin de la version aseptisée… et ça va même très loin, le loup « déchire en morceaux » la grand-mère et fera boire son sang à la petite fille. L’enfant va devoir se déshabiller devant le loup et se coucher nue contre lui. On parle souvent de métaphore avec la pédophilie dans beaucoup de contes avec des loups, c’est ici encore plus flagrant. Ici aussi les illustrations (signées Régis Lejonc) sont très belles avec un rouge éclatant et un loup vraiment terrifiant. Une version inédite du petit chaperon rouge.
J’avais déjà chroniqué La belle au bois dormant dans cette collection (ici) et j’avoue être très fan, les livres sont absolument superbes avec leur papier épais, leur dos toilé,… au niveau édition c’est une pure merveille. C’est une chose rare que de lire les contes d’origine, ceux transmis par oralité, avant qu’ils n’aient été écrits… et quel bonheur ! Jean-Jacques Fdida a une superbe plume et ce sont vraiment des livres agréables à lire, la langue est belle. Des petits joyaux à faire entrer d’urgence dans sa bibliothèque.
Une chèvre avait sept chevreaux, elle avait peur pour eux quand elle devait s’absenter… elle craignait que l’ogresse ne vienne les dévorer. Elle leur faisait toujours la même recommandation : de demander à la personne qui frappait de passer sa queue par la chatière et ne surtout pas ouvrir si celle-ci était rêche et sèche.
Vous connaissez certainement le conte du loup et des sept chevreaux (que j’avais d’ailleurs chroniqué ici dans une très belle version sortie chez OQO), voici sa version libanaise ! J’aime toujours retrouver des versions étrangères (et exotiques pour nous) des contes que nous connaissons, ici je n’ai pas été déçu. Quel bonheur de retrouver cette mère prête à tout pour sauver ses petits et de découvrir une ogresse dévoreuse de chevreaux et de gâteaux au miel. Même si le fond reste le même il y a beaucoup de différences assez savoureuses. Praline Gay-Para a écrit un très beau texte, très rythmé, c’est un bonheur que de le lire à voix haute. Martine Bourre a fait des illustrations « à l’orientale », avec des collages. Un bien bel album, une version qui change d’un des contes qui me ramène le plus en enfance.
Une petite fille nommée Boucle d’Or s’était perdue en forêt, sa mère lui avait pourtant demandé de ne pas s’y aventurer mais vous savez comment c’est, on fait un pas, puis un autre et nous voilà perdu. Heureusement elle trouva une petite maison sur son chemin, une maison dans laquelle elle vit une grande chaise, une moyenne chaise et une petite chaise…
Qui ne connaît pas l’histoire de Boucle d’Or ? Ici c’est la géniale Charlotte Gastaut qui l’illustre et c’est un pur régal. Cette illustratrice de grand talent nous avait déjà ravis avec Poucette, Peau d’âne,… dans la même collection. On veut bien qu’elle nous refasse tous les contes classiques ! Ce sont des contes qu’on aime avoir et ses illustrations sont superbes. Certaines images sont en noir et blanc et « doré », une pure merveille.
L’empereur de Chine avait des jardins si grands qu’il ne les connaissait pas entièrement. Un jour on lui rapporta que dans ses jardins vivait un rossignol dont le chant était une des plus belles choses qu’on puisse entendre. Il voulut donc qu’on lui rapporte cet oiseau et le garda pour lui, dans une belle cage dorée. Mais l’empereur aimait écouter souvent son chant, et le rossignol ne pouvait chanter tout le temps donc on lui en fabriquât un mécanique sertit de pierres précieuse bien plus beau que l’original et qui chantait sans se lasser… Le vrai rossignol pouvait donc partir… jusqu’au jour où…
Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises de ce très beau conte d’Andersen qui évoque tellement de choses dans notre époque actuelle (tradition contre modernité, choses naturelles contre choses plus « pratiques »,…). Cette très belle version sortie chez Chan-Ok a été réécrite par Kochka et est magnifiquement illustrée par Qu Lan. Un grand album très beau, très poétique qui fait part belle aux illustrations. Un beau voyage dans la Chine ancestrale.
On change radicalement de style avec deux adaptations de contes… en bande dessinées (sans texte).
Un petit garçon reçu en cadeau des soldats de plombs. Tous semblaient identiques pourtant l’un deux n’avait qu’une seule jambe. Il le mit donc à part, sur une table où étaient posés une fusée, un château, un dragon… et une danseuse. Tout de suite entre le soldat et la danseuse ce fût le coup de foudre… mais un petit diable caché dans une boîte allait vite se débarrasser de ce rival. C’était le début d’une longue aventure pour notre petit soldat.
Une canne couvait ses œufs, de jolis petits canards en sortirent bientôt… et un autre bien moins joli. Tout de suite rejeté, l’oiseau allait devoir se trouver une famille, des gens comme lui… un parcours pas de tout repos !
Le vaillant soldat de plomb et Le vilain petit canard version bandes dessinées sans parole… il fallait y penser ! Les enfants dès 3 ans peuvent donc suivre seuls case après case les périples du petit soldat et du cygne (oui en fait le canard n’en est pas un, rappelez-vous). Une bonne façon d’apprendre à lire les images et de s’initier à la bande dessinée. En fin d’ouvrage on nous propose d’apprendre à dessiner les personnages de l’histoire (avec une méthode pas à pas) et on retrouve l’histoire version texte. Les illustrations sont très « BD pour enfants », j’avoue que personnellement ce n’est pas ce qui me touche le plus mais ça fonctionne bien auprès du public concerné ! D’autres titres existent dans la même collection.
La barbe bleue ou Conte de l’Oiseau d’Ourdi
de Jean-Jacques Fdida, illustré par Claude Cachin Didier Jeunesse dans la collection Contes du temps d’avant Perrault 14,20€, 130×190 mm, 58 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2011
Le Petit Chaperon rouge ou La Petite Fille aux habits de fer-blanc
de Jean-Jacques Fdida, illustré par Régis Lejonc Didier Jeunesse dans la collection Contes du temps d’avant Perrault 14,20€, 130×190 mm, 60 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2010
L’ogresse et les sept chevreaux
de Praline Gay-Para, illustré par Martine Bourre Didier Jeunessedans la collection à petits petons 5,50€, 164×166 mm, 30 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2013
Boucle d’Or & les 3 ours
de Rose Celli, illustré par Charlotte Gastaut Père Castor 13,50€, 240×300 mm, 32 pages, imprimé en France, 2013
Le rossignol et l’empereur de Chine
de Kochka d’après Andersen, illustré parQu Lan Chan-Ok 13,25€, 260×280 mm, 32 pages, imprimé en France, 2013
Le Vaillant Soldat de plomb
de Hélène Beney, illustré par Olivier Supiot Bamboo dans la collection Pouss’ de Bamboo 9,95€, 210×285 mm, 48 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2013
Le Vilain Petit Canard
de Hélène Beney, illustré par Curd Ridel Bamboo dans la collection Pouss’ de Bamboo 9,95€, 210×285 mm, 48 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2013
En CD ou en livre-CD voici quelques histoires à écouter dans la pénombre d’une chambre, dans l’autoradio des parents ou sur un lecteur mp3 dans le train. Des plus petits aux plus grands, y’en aura pour tout le monde !
On commence par un voyage aux Antilles ! Dans un double CD, Magguy Faraux nous raconte des histoires que sa mère lui racontait au pied du mango. Rythmées par un violon, une guitare et des percussions on est captivé par les aventures de Compère lapin, du diable et beaucoup d’autres personnages. Au total 10 histoires (d’une durée moyenne de 9 minutes chacune) pleines d’humour et totalement dépaysantes pour le breton que je suis. Compère lapin est un sacré personnage qui n’en manque pas une, rusé il se sert des autres animaux pour avoir à manger, il se joue de ses amis pour voler l’eau d’une source ou pour devenir plus intelligent (même si au final il préfèrera renoncer plutôt que de leur faire du mal). On rencontrera aussi Nanie Rosette qui devra affronter le diable des gourmandises, une femme qui voulait tant un enfant qu’elle signe un pacte avec le diable lui-même ou encore Ti Pay Ver un enfant qui doit affronter les pièges d’une horrible belle-mère. Avec ma fille on a adoré ces histoires rythmées, qui nous ont fait rire et danser. Un très bon moment au son du bel accent de Magguy Faraux. Vous pouvez les écouter, avant de les acheter, ici.
Fatoumata n’a qu’une passion dans la vie : manger des cacahuètes. Et malgré les quolibets, les remarques de ses parents, rien n’y fait, Fatoumata mange ses cacahuètes. Et même lorsqu’un lion arrive dans le village et que tout le monde se cache, Fatoumata, elle, continue son occupation favorite… Forcément ce qui devait arriver arriva, Fatoumata se fait dévorer par le lion… mais si elle était sauvée par une cacahuète ?
Bande annonce
Fatoumata a été à l’origine d’un très grand moment ici. Ma fille n’arrivait pas à dormir le soir où j’ai reçu ce livre-CD et je le lui ai mis en lui disant d’écouter l’histoire, qu’elle me la raconterai le lendemain. Quand elle m’a raconté cette histoire de petite fille, de cacahuète et de pet je me suis dit que les rêves de la nuit avaient certainement déformé l’histoire, et j’ai beaucoup ri à écouter ma fille me raconter ce conte surréaliste… mais elle n’avait rien inventé ! Fatoumata est une histoire très drôle, complètement décalée, qui a séduit ma petite fille de 5 ans et son père. En plus de l’humour, c’est vraiment bien rythmé, on rit, on danse, on ne s’ennuie vraiment pas. Les illustrations du livre sont colorées et pleines d’humour. Ici c’est vite devenu un de nos livres-CD culte !
Un petit garçon habitait dans une maison près d’une forêt, les loups ne l’impressionnait plus, il les entendait tout le temps. Aussi quand il croisa un loup un matin, décontracté il lui proposa juste un bonbon, quelques heures après ce fut la même chose pour un autre loup et encore la même chose pour un troisième… mais quand la nuit fût tombée, le loup que le petit garçon croisât l’impressionnât un peu plus…
Les quatre loups de et raconté par Alain Gaussel est une très belle histoire pleine d’humour et de malice (et qui fait quand même un peu peur !). Grâce à son ingéniosité le petit garçon s’en sortira auprès des premiers loups et ensuite c’est grâce à leur amitié nouvelle qu’il pourra être débarrassé du dernier loup. On parle donc aussi d’entraide, d’amitié. Le texte dit ne suis pas parfaitement le texte écrit, c’est plutôt un CD a écouter en plus du livre mais Alain Gaussel est captivant. Les illustrations de Caroline Dall’Ava sont magnifiques, vous pouvez les découvrir en feuilletant l’album.
A sa naissance un enfant reçu de son grand-père tailleur une couverture qu’il avait faite pour lui. Cette couverture devint son doudou. Seulement à force de la traîner partout et les années passant, la couverture s’était abîmée, sa mère voulu la jeter. Ni une ni deux l’enfant couru chez son grand-père qui pour sauver le doudou en fit une veste. Bientôt la veste fut trop petite et le grand-père sauva encore le doudou qui devint une cravate…
Si vous suivez La mare aux mots vous connaissez certainement cet album, j’en ai parlé plusieurs fois car j’avais eu un gros coup de cœur. J’ai été ravi qu’il sorte en livre-CD et d’écouter Muriel Bloch raconter elle-même cette histoire de transmission qu’elle a écrite. Je n’ai pas été déçu, elle est passionnante à écouter. Un très beau moment avec une magnifique histoire. Ici aussi vous pouvez feuilleter l’album et écouter l’histoire racontée par Muriel Bloch.
Attention, attention, voici que s’avance le bazar circus ! Venez applaudir Angelo l’homme canon, Gala la dompteuse ou encore El Toutou le chien savant ! Mais aujourd’hui c’est une représentation très spéciale… le roi y assiste alors forcément rien ne se passe comme prévu…
C’est au son de Chostakovitch, Khatchatourian ou encore Rachmaninov que Dominique Pinon nous raconte cette histoire pleine d’énergie. Un très bel hommage à la musique slave et au cirque. Une histoire surréaliste (l’homme canon qui ne retombe pas, un chien qui parle,…) mais surtout une histoire d’amour. On évoque aussi les brimades dont les nomades sont souvent victimes au détour d’une phrase « Dehors ! Plus de Roms au royaume, plus de gens du voyage. Adieu Saltimbanques !». Comme toujours chez Didier Jeunesse c’est un très bel objet, un grand livre aux superbes illustrations (signées Isabelle Chattelard). Les amoureux de musique russe et d’histoires avec un grain de folie vont se régaler ! Vous pouvez écouter des extraits sur le site de Didier Jeunesse.
Envie de contes classiques ? Larousse vient de sortir 4 livres-CD reprenant les histoires du Petit chaperon rouge, du Chat Botté, du Petit Poucet et des Trois petits cochons. Les quatre livres sont très colorés, avec des illustrations très actuelles avec lesquelles on accroche… ou pas ! (personnellement j’ai accroché avec Le petit poucet et Les trois petits cochons, moins avec le côté très numérique des deux autres). Les histoires vous les connaissez (normalement), ici le bonus ce sont les chansons qui entrecoupent le récit, là aussi on accroche ou pas (moi j’avoue que, comme dans les films de Disney, quand ça chante au milieu d’une histoire j’ai envie de partir en courant…). Par contre une chose est sûre les enfants adorent (et finalement c’est eux la cible), ils aiment reprendre les chansons (surtout que le CD propose les versions instrumentales à la fin du récit). Une bonne façon de leur faire découvrir les « classiques ».
On termine avec des romans lus pour les plus grands.
L’imposant (1m96) Robert Poutiffard part à la retraite, ses collègues et élèves lui ont préparé une surprise avec cadeaux et compliments… Lui, compte les heures, les minutes… il n’en peut plus, il veut quitter cette école et ces élèves qu’il méprise. Ses collègues s’inquiètent… Robert Pouttifard ne s’ennuiera-t-il pas à la retraite ? Visiblement il n’en a pas l’intention. Mais voilà que… il est heure ! C’est pas trop tôt… il rentre chez lui, où il retrouve sa vieille mère avec qui il vit seul depuis la mort de son père, il y a 30 ans. Il ne lui reste plus qu’à préparer… sa vengeance ! Il sort toutes ses photos de classes, celle de chaque années et établi des listes, puis raye, choisi, élimine jusqu’à ce qu’il ne lui reste que 4 noms…
Je n’avais encore jamais lu de livre de Jean-Claude Mourlevat (cela dit vu que là j’ai écouté, techniquement j’en n’ai toujours pas lu) mais j’en avais beaucoup entendu parler… J’ai adoré cette histoire d’enfant souffre-douleur qui devient prof pour se venger des enfants sur ses élèves, et frustré de ne pas pouvoir le faire (on ne peut plus les fesser !) il décide de passer à l’action arrivé à la retraite. C’est extrêmement drôle, pas politiquement correct (même si la fin l’est beaucoup plus), c’est un pur régal. Ici l’histoire est lue (je dirai même racontée) par Jean-Claude Mourlevat, lui-même, et c’est un énorme plaisir que de l’entendre prendre les différentes voix, changer ses intonations. On ne s’ennuie pas une seconde en écoutant ces 3h10, on a toujours envie de savoir la suite et c’est difficile de ne pas tout écouter d’affilée ! Un très bon roman audio pour les enfants qui aiment l’humour piquant.
L’adorable Mathilde Blondin, l’insupportable Pierre-Paul Louis de Culbert et l’élève moyen Rémi Pharamon sont dans le train pour Venise ! Ah Venise… c’était le lot d’un concours organisé à l’école et c’est dans l’excitation qu’ils voyagent. Mais très vite les choses se compliquent, Le professeur qui les accompagne disparaît mystérieusement du train ! Les voilà seuls à Venise, ils vont devoir mener l’enquête et retrouver le professeur… et ça ne sera pas vraiment des vacances !
Quel bonheur là aussi que d’écouter Olivier Chauvel nous raconter cette histoire pleine d’humour et de suspense ! Les personnages sont superbement bien croqués, surtout le petit intello, héritier d’une grande famille, P.P. C’est un vrai roman d’aventure, les collégiens vont devoir mener une vraie enquête et on ne s’ennuie pas une minute ! J’avoue que je ne connaissais Jean-Philippe Arrou-Vignot que pour les Rita et Machin, je découvre là un romancier qui sait tenir les jeunes lecteurs en haleine. Vraiment drôle et tellement prenant !
Maître Corbeau sur un arbre perché… vous connaissez la suite ! 18 fables de La Fontaine réunies dans un CD.
Le génial Christian Hecq lit les fables de La Fontaine, des très connues et des moins connues (La Cigale et la Fourmi, Le Savetier et le Financier, Le Rat et l’Huitre,…). Cet excellent comédien nous conte ces histoires qui ont près de 400 ans en leur donnant un air de modernité. Une bonne manière de les découvrir ou de les redécouvrir.
Contes du diable des gourmandises
de Magguy Faraux ARB Music 19,40€ (prix de vente conseillé), CD d’1h19 environ.
Fatoumata
de Renée Robitaille, illustré par Eloïse Brodeur Planète Rebelle dans la collection Conter Fleurette 21,95$ canadien (avec les frais de ports environ 23€) ou 9,99€ en numérique, 203×203 mm, 24 pages, CD de 11min16, imprimé au Canada, 2013
Les quatre loups
d’Alain Gaussel, illustré par Caroline Dall’Ava Syros dans la collection Albums Paroles de conteurs 15,90€, 210×310 mm, 37 pages, CD de 10 minutes environ, imprimé en France 2013
Le schmat doudou
de Muriel Bloch, illustré parJoëlle Jolivet Syros dans la collection Albums Paroles de conteurs 15,90€, 210×310 mm, 30 pages, CD de 7 minutes environ, imprimé en France 2013
Bazar Circus
de Carl Norac, raconté par Dominique Pinon, illustré par Isabelle Chatellard Didier Jeunesse dans la collection Un livre, Un CD 23,80€, 265×265 mm, 48 pages, CD de 40 minutes environ, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2013
Les 3 petits cochons
adapté par Camille Finateu, interprété par Laetitia Guyader etLaurent Pradeau, illustré par Baptiste Amsallem Larousse dans la collection Les contes en chanson 11,90€, 195×235 mm, 32 pages, CD de 19 minutes environ, imprimé en Espagne, 2012.
Le petit chaperon rouge
de Charles Perrault et les Frères Grimm, adapté par Camille Finateu, interprété par Laetitia Guyader etLaurent Pradeau, illustré par Marzia Giordano Larousse dans la collection Les contes en chanson 11,90€, 195×235 mm, 32 pages,CD de 17 minutes environ, imprimé en Espagne, 2012.
Le chat botté
de Charles Perrault, adapté par Camille Finateu, interprété par Laetitia Guyader etLaurent Pradeau, illustré par Dania Florino Larousse dans la collection Les contes en chanson 11,90€, 195×235 mm, 32 pages,CD de 19 minutes environ, imprimé en Espagne, 2012.
Le petit Poucet
de Charles Perrault, adapté par Camille Finateu, interprété par Laetitia Guyader etLaurent Pradeau, illustré par Eric Gasté Larousse dans la collection Les contes en chanson 11,90€, 195×235 mm, 32 pages,CD de 23 minutes environ, imprimé en Espagne, 2012.
La troisième vengeance de Robert Poutifard
de Jean-Claude Mourlevat, lu par lui-même Gallimard Jeunesse dans la collection écoutez lire 21,90€, CD de 3h10 environ.
Enquête au collège : Le professeur a disparu
de Jean-Philippe Arrou Vignod, lu par Olivier Chauvel Gallimard Jeunesse dans la collection écoutez lire 16,15€, CD de 2h16 environ.
La cigale et la fourmi et autres fables
de Jean de la Fontaine, lu par Christian Hecq Gallimard Jeunesse dans la collection écoutez lire 21,90€, CD de 40 minutes environ.
A part ça ?
Du 7 au 9 mai à Deauville (dans le Calvados) se déroulera le Salon Livres & Musiques de Deauville, qui fête cette année son 10ème anniversaire avec une programmation aux couleurs de l’Amérique latine. Au programme : des lectures musicales, des concerts, des spectacles, des débats et des rencontres pour tous. Une centaine d’invités dont, en jeunesse, Thomas Baas, Muriel Bloch, Bertrand Dubois, Marie Nimier,… L’entrée est gratuite. Pour plus d’informations, la page facebook de l’évènement.