La mare aux mots
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Dépression

Ça va bof

Par 5 mai 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui ça ne va pas trop… N’y voyez pas une allusion à l’ambiance actuelle, c’est juste que les personnages des livres d’aujourd’hui ne vont pas super bien.

Nuage
Texte d’Alice Brière-Haquet, illustré par Monica Barengo
PassePartout
16,00 €, 210×290 mm, 32 pages, imprimé en Italie chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
Bof
de Clothilde Delacroix
Talents Hauts
12 €, 155×195 mm, 26 pages, imprimé en République Tchèque, 2017.
Mon chagrin
de Malika Doray
MeMo
12,90 €, 211×148 mm, 32 pages, imprimé en Belgique chez un imprimeur éco-responsable, 2012.
Broutille
d’Anne Herbauts
Casterman dans la collection Les Albums Casterman
13,90 €, 180×250 mm, 32 pages, imprimé en France, 2015.
L’heure bleue
de Ghislaine Herbéra
MeMo
14 €, 208×240 mm, 32 pages, imprimé en Europe chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Max et Lapin – La tarte à la colère
Texte d’Astrid Desbordes, illustré par Pauline Martin
Nathan dans la collection Max et Lapin
5,90 €, 177×179 mm, 24 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
Mölang – Piu Piu est malade
Texte de Marie Manand, illustré par Hye-Ji Yoon
Père Castor
6 €, 160×190 mm, 12 pages, imprimé en Pologne, 2017
J’aime PAS être grand
Texte de Stéphanie Richard, illustré par Gwenaëlle Doumont
Talents Hauts
11,50 €, 158×198 mm, 32 pages, imprimé en République Tchèque, 2017.

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Pendant ce temps là au collège…

Par 6 juin 2013 Livres Jeunesse

Deux romans pour adolescents qui se passent au collège.

Là où je vaisUne heure de cours, entre 11h10 et 11h59. Une fille va vivre une belle histoire d’amour, un enfant né dans un autre pays va prendre conscience que sa différence n’est plus un problème, un garçon dont la sœur vient de mourir va se rendre compte que l’école n’est plus faite pour lui et une jeune fille va raconter l’inracontable. Quatre destins, quatre jeunes lycéens comme il y en a des milliers. Une heure, juste une heure dans leurs vies, à un moment particulier.

Là où je vais de Fred Paronuzzi est un bijou, un livre qui bouleverse, qui nous emporte comme finalement peu de livres le font. Scènes de vies, scènes d’amour, scènes de questionnement,… Fred Paronuzzi a une plume magnifique, il nous parle avec pudeur de sujets lourds sans que son roman ne soit jamais plombant. On suit les histoires de ses personnages et des gens qui gravitent autour (professeurs épuisés, CPE à l’écoute, conseiller d’orientation qui se préoccupe vraiment de ses élèves,…), ce qu’ils ramènent au lycée de leurs vies, de leurs fêlures. Le roman parle d’amour (homosexuel mais on s’en fout), de viol, d’immigration, d’intégration, d’amitié, de théâtre, de se trouver, d’écoute,… il parle de moi, de vous, de ceux qui nous entourent, ceux que l’on croise tous les jours. Une heure dans la vie de quatre jeunes que vous n’êtes pas prêts d’oublier.

L'arène du collègeC’est la rentrée pour Anna, grand moment de stress car c’est sa première. A partir d’aujourd’hui elle pourra dire qu’elle est prof, ça y est. Anna va devoir apprendre à gérer une classe en suivant, ou pas, les conseils de son tuteur, une classe parfois très dure, avec des élèves désespérés face à leur avenir (au point qu’une de ses élèves se suicide), des élèves qui pensent qu’il peut être amusant de faire craquer les profs. Alors bien-sûr il y a parfois le soutien des collègues qui vivent la même chose, du principal dépassé mais compatissant, des élèves plus sympa mais il y a aussi les parents qui pensent savoir mieux que les enseignants ce qu’ils doivent faire, les gens qui ne comprennent pas qu’un prof craque… Anna entre donc dans l’arène… mais est-elle un taureau ou un matador ?

J’ai trouvé L’arène du collège très fort et en même temps quelque chose m’a dérangé. Pour moi ce roman n’est pas du tout un roman pour adolescents. C’est tout au long de l’histoire la vie d’une prof, ses peurs, ses doutes, ses histoires de famille, ses histoires d’amour,… J’ai l’impression que la plupart des adolescents ne vont pas être intéressés (alors que forcément ça serait intéressant pour eux de connaître « l’autre côté », ce que vivent leurs profs). Passé ce sentiment de ma part, j’ai trouvé ce roman très fort sur la détresse et le sentiment de solitude que peuvent vivre des enseignants face à des jeunes qui ne croient plus en rien, des jeunes qui s’amusent avec les nerfs de ceux qui sont là pour les aider. C’est un roman franchement plombant par moment mais pourtant avec de l’optimisme. Un roman dur mais fort sur le quotidien des enseignants.

Quelques pas de plus…
Là où je vais chroniqué par Enfantipages.

Là où je vais
de Fred Paronuzzi
Éditions Thierry Magnier
7,20€, 122×211 mm, 80 pages, imprimé en France, 2013.
L’arène du collège
de Micheline Jeanjean
Le griffon bleu dans la collection On ré-agit !
7€, 147×210 mm, 133 pages, imprimé en France, 2011.


A part ça ?

Mon frère, ma princesse de Catherine Zambon, qu’on avait adoré et chroniqué ici a reçu le prix Collidram (prix décerné par des collégiens). Félicitation donc à Catherine Zambon !

Gabriel

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Une fille qui fait disparaître les choses et un garçon qui se fait passer pour une fille

Par 17 janvier 2013 Livres Jeunesse

Les disparitions d'Annaëlle FaierAnnaëlle est une héroïne inversée. Elle ne vole pas, elle n’a pas de batmobile, elle fait disparaître les choses… Ça pourrait sembler positif, intéressant, utile… sauf qu’Annaëlle fait disparaître les sentiments (ceux de ses parents, ceux de son amoureux). La jeune fille voit aussi autour d’elle des tas de choses qui disparaissent. Elle voudrait que cesse cette malédiction.

Quel beau roman que Les disparitions d’Annaëlle Faier. Je découvre avec ce livre son auteur Jean-Noël Sciarini et ça aurait été dommage de passer à côté d’une telle plume. J’ai adoré son écriture, l’histoire d’Annaëlle. On parle ici des ruptures sentimentales, de l’amour, de la dépression, de l’amitié et de la magie. Le livre parle bien des moments où l’on sombre, où tout semble nous échapper. Il y a quelque chose de magique dans ce roman justement. Le genre de roman qui nous reste en tête bien après l’avoir posé. Le genre de personnage qui rentre vraiment dans notre vie. C’est à la fois beau et plein d’humour, Annaëlle jeune fille bien dans son époque qui bascule d’un coup dans une période noire tout en gardant son côté piquant. Jean-Noël Sciarini a mis dans son récit des tas de petites scènes ou de détails qui sont de très beaux moments (une théorie sur les gens et les livres, des couverts qui disparaissent et réapparaissent au restaurant, des anniversaires aléatoires). C’est beau, c’est poétique, c’est un roman qui fait du bien.

Garcon ou FilleA partir d’aujourd’hui, Matthew va devoir cohabiter avec son cousin Sam. Celui-ci vient de perdre sa mère et son père est en prison, il va donc quitter les Etats-Unis pour l’Angleterre et vivre dans cette famille très différente de la sienne. Pour les deux garçons pas facile de cohabiter. Sam est arrogant, méprisant et assez vite ça tourne mal. Pourtant il n’imagine pas arriver dans une nouvelle école sans amis et va donc devoir accepter un petit « jeu » pour se faire accepter, Matthew et ses copains ont eu comme idée que Sam deviendrait Samantha et qu’il se ferait donc passer pour une fille à l’école.

Ici on est très loin du style littéraire, de la belle plume de Jean-Noël Sciarini, on est plus proche de la littérature de plage mais Garçon ou fille est un roman plaisant à lire, où l’on ne s’ennuie jamais. Construit sous forme de petits chapitres qui donnent chaque fois la parole à des héros de l’histoire (excepté Sam), c’est un roman assez original. On pense à des films où plusieurs personnages raconteraient comment ils ont vécu un évènement. On va, par exemple, avoir la vision du barman lors d’une altercation dans un bar ou celle de la directrice de l’école lors d’une partie de foot au collège, chaque personnage, même croisé, aura ainsi la parole. Le roman parle aussi bien-sûr des différences entre les filles et les garçons et notamment des différences « clichées ». Les garçons jouent au foot et les filles sont plutôt superficielles mais elles vont se rendre compte qu’une fille peut faire du foot. De même un garçon et une fille vont tous les deux tomber amoureux de Sam en croyant que c’est un garçon… mais tout ça restera très bon enfant.

Quelques pas de plus…
Un autre roman de Jean-Noël Sciarini chroniqué par Kik, Tarja (dont je vous parlerai prochainement)

Les disparitions d’Annaëlle Faier
de Jean-Noël Sciarini
L’école des loisirs dans la collection Médium
10€, 125×190 mm, 231 pages, imprimé en France, 2013
Garçon ou fille
de Terence Blacker (traduit de l’anglais par Stéphane Carn)
Gallimard Jeunesse dans la collection Pôle fiction
6,70€, 110×180 mm, 332 pages, imprimé en France, 2012.

A part ça ?

Gallimard Jeunesse a commandé à l’institut Ipsos une grande étude nationale sur la lecture chez les 7-15 ans. Vous pouvez lire ces chiffres intéressants (et plutôt encourageants) ici.

Gabriel

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Qui est la bête ?

Par 14 mai 2012 Livres Jeunesse

Les bêtes ne sont pas forcément celles que l’on croit

La bête rencontre un poisson qui ne veut pas être élevé par elle et préfère vivre dans une rivière que dans un seau et un homme qui pense être plus important qu’elle. Elle va aussi disserter avec un lapin et une grenouille sur les vœux et chercher celle qui sera SA fleur.

Voilà le retour de la bête ! Après La bête et les petits poissons qui se ressemblent beaucoup (que l’on avait chroniqué ici), la Bête revient avec 4 nouvelles histoires. On retrouve ici toute la poésie et l’humour de Pei-Chun Shih, ces petites nouvelles sont aussi drôles qu’elles sont profondes, on réfléchit ici beaucoup, on disserte. Avec le poisson on va se demander s’il vaut mieux emprisonner un animal et lui donner tout ce qu’il souhaite ou si la liberté n’est pas plus belle.  Avec l’homme  c’est toute une réflexion sur la supériorité ou pas de la race humaine par rapport aux animaux. La conversation de la bête avec ses amis grenouille et lapin est passionnante sur le thème de doit-on désirer ce qui est à notre portée ou doit-on désirer l’inaccessible. L’histoire de la fleur va être l’occasion de s’interroger sur la propriété, si avoir quelque chose c’est le garder uniquement pour soi ? Qu’est-ce que posséder quelque chose ? Quel en est l’intérêt s’il n’y a aucune interaction avec les autres ? Ces 4 histoires, pleines de sens, n’en sont pas ennuyeuses pour autant, bien au contraire, c’est bourré d’humour. J’ajouterai qu’il y a plusieurs couches, un enfant de 4 ans va voir une histoire au premier degré, des enfants plus grands, eux, vont essayer de comprendre les sens cachés de l’histoire, ils vont être amenés à réfléchir, à philosopher. Niveau illustration je ne suis pas le plus grand fan de Géraldine Alibeu, tout en lui reconnaissant du talent c’est juste que ça ne me parle pas… Il y a comme ça des gens dont je ne peux pas dire « c’est moche » mais c’est juste que je n’accroche pas à ce style d’illustrations, ça ne provoque rien en moi. Mais les fans de Géraldine Alibeu se régaleront. Les textes sont de petits bijoux, le livre est très beau… comme toujours chez HongFei.

Un jour le Crafougna a débarqué… comme ça… sans raison… dans la vie du jeune héros. Il est entré dans la maison et s’y est installé. Il était tout gris, tout grincheux, tout velu. Et là tout a commencé… Tout le monde à la maison a changé : plus de petit déjeuner de préparé, plus d’aide pour les devoirs, plus de sœur pour jouer au parc… le Crafougna occupe toute la famille et chacun reste avec lui. Comment le faire partir ?

Un album absolument génial où chacun peut mettre le mot qu’il veut sur le Crafougna. Est-ce la dépression ? Est-ce le laisser-aller ? La flemme ? La bêtise ? La routine ? Dans cette famille, à part le jeune héros, tout le monde crafougne et il va tout faire pour chasser ce Crafougna, que sa famille redevienne normale. C’est un album drôle avec un vrai fond, une vraie réflexion. Le texte de Stéphane Servant est vraiment drôle, les enfants s’amusent avec cette répétition de crafougni et de crafougna. Les illustrations d’Anne Montel ajoutent encore plus d’humour à l’album, son Crafougna sous forme de monstre poilu qui prend beaucoup de place est irrésistible. Une vraie réussite, un coup de cœur. A bas le Crafougna !

Quelques pas de plus…
D’autres livres illustrés par Géraldine Alibeu sur La mare aux mots : La bête et les petits poissons qui se ressemblent beaucoup et As-tu vu le lion ?
D’autres livres écrits par Stéphane Servant sur La mare aux mots : Le masque.
Veux-tu devenir bête ? sur le site d’HongFei avec extraits, vidéo,…

Veux-tu devenir bête ?
de Pei-Chun Shih, illustré par Géraldine Alibeu
HongFei
10,80€
Le crafougna
de Stéphane Servant, illustré par Anne Montel
Didier Jeunesse.
12,90€

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A part ça ?

Vos enfants (ou vous-même !) rêvent de visiter l’Élysée ?  Une petite visite virtuelle plutôt sympa.

Gabriel

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