La mare aux mots
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D’orbestier

Ouh les amoureux !

Par 1 mai 2014 Livres Jeunesse

Et si l’on parlait d’amour ?

La princesse OptipoisIl était une fois une princesse qui était obsédée par les petits pois. À chaque repas, les cuisiniers devaient lui servir ce légume. Quand elle jouait, c’était avec des petits pois. En guise de bonbon, elle mangeait des petits pois. Ses vêtements, forcément, étaient à pois. Il est donc aisé de comprendre pourquoi on la surnommait la Princesse Optipois ! Quand elle fut en âge de se marier, ses parents lui présentèrent toutes sortes de princes, mais à tous elle trouvait un défaut. Jusqu’au jour où…

Je ne vous révèle pas la chute de ce très joli conte plein d’humour, mais elle est savoureuse ! Notre princesse Optipois va trouver l’amour. Un bien joli texte signé Orianne Lallemand magnifiquement illustré par Peggy Nille. Ses illustrations sont colorées, pleines de vie. Un petit livre (à prix mini) qui nous conte une histoire originale avec en prime de très belles illustrations.
Le même vu par À l’ombre du saule.

La CheneuilleUn mille-pattes était si vieux qu’il n’avait plus aucune patte d’origine. On savait qu’il arrivait au bruit qu’il faisait, Berdic ! Berdac ! Un jour, il rencontra la plus belle cheneuille de tout le pays, il en tomba fou amoureux. Notre mille-pattes promit à sa belle de s’occuper de tout, elle n’aurait plus besoin de ne rien faire, ses repas lui seraient servis. La cheneuille en était rouge d’émotion. Ces deux-là passaient leur temps à se bisouiller, et faisaient même des envieux. Sauf que la cheneuille a fini par s’ennuyer à ne rien faire de la journée… Elle est devenue triste… Elle est tombée malade… Son amoureux transi a fait venir tous les médecins du coin, mais aucun n’était capable de la guérir… Et un jour…

Je ne vous raconte pas la fin de ce très beau conte de Yannick Jaulin (un grand conteur). Notre pauvre mille-pattes va apprendre qu’on ne doit pas trop emprisonner son amour sinon il finit par nous échapper (cela dit, c’est ma version de l’histoire, mais vous y verrez peut-être toute autre chose ! C’est le genre de conte si bien fait que chacun y trouve quelque chose de différent). C’est rare, finalement, de trouver des histoires complètement originales en littérature jeunesse, à ma connaissance, celle-ci ne ressemble à rien d’autre ! Au niveau des illustrations, c’est Toni Demuro qui a mis en image le très beau conte de Yannick Jaulin et il a fait un très beau travail (vous pouvez découvrir plusieurs planches sur le blog de Rêves Bleus). Parfois, l’amour n’est pas si simple…

La jeune fille habillée en garçonDans un petit village d’Afrique du Nord, deux hommes étaient liés par une forte amitié, si forte qu’elle faisait l’admiration de tous, si forte qu’ils s’étaient mariés le même jour et le jour de leur mariage ils s’étaient dit que s’ils avaient l’un un fils et l’autre une fille ils les marieraient. Sauf que ces deux-là se sont fâchés… et quand l’un eut un fils, l’autre prétendit que son enfant était un garçon également. Les enfants ont grandi… et même si les parents faisaient tout pour que ça n’arrive pas, ils étaient devenus inséparables, et plus encore…

Muriel Bloch, encore une conteuse, nous raconte ce très beau conte kabyle dans lequel un garçon tombe amoureux d’un garçon (mais rassurez-vous, c’est en découvrant que le garçon est bel et bien une fille qu’ils auront le droit de s’aimer !). Encore un petit conte sorti dans la collection Il était une (mini) fois, dont je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises. Une super collection de petits contes, à prix tout doux, éditée par Didier Jeunesse. Encore un très beau titre, donc, dans cette collection à posséder absolument !

Chut, Lapingouin est amoureuxIl y a une nouvelle dans la classe de Lapingouin, elle s’appelle Chabeille. Lapingouin refuse de jouer avec elle, il rougit quand on lui parle d’elle, il est arrogant quand elle est là et sort même des phrases blessantes… mais qu’est-ce qui arrive à Lapingouin ?

On vous a déjà parlé plusieurs fois de ce petit personnage mi-pingouin mi-lapin et de ses amis qui sont tous des mélanges d’animaux. Une collection de livres qui jouent avec les mots tant sur le nom des personnages (Zébrillule, Chérisson, Tortuchon…) que sur les actions ou les objets (balloin, abeilloner, animathopées…). Illustrée par de jolis dessins pastels, Chut, Lapingouin est amoureux… est donc une histoire sur le fait de devenir méchant parce qu’on est gêné d’avoir des sentiments amoureux pour quelqu’un. Une histoire mignonne pour ceux qui aiment jouer avec les mots.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqués des ouvrages d’Orianne Lallemand (Le loup qui changeait de couleurLe loup qui fêtait son anniversaire, Sur les remparts de Saint-MaloLe loup qui n’aimait pas NoëlLes chaussettes de GaspardAu secours ! Un ogre gloutonP’tit loup rentre à l’écoleAu secours ! Une sorcière au nez crochuAu secours ! Un loup tout poilu et Pestouille et Jolicoeur), Peggy Nille (Le petit oiseau au grain de blé, Le voleur de lune, Le Petit Chaperon Rouge, Les amoureux du ciel, Le nom du diable et Contes d’un autre genre), Yannick Jaulin (Le tracteur aux dromadaires), Muriel Bloch (Le premier amour de grand corbeau, Le vieux Cric CracPetites sagesses du soir et Le Schmat doudou) et de Carole-Anne Boisseau, Galaxie Vujanic et Masami Mizusawa (En attendant Noël…, Raconte-moi quand j’étais né…, Aujourd’hui y’a école ? et Même pas peur des monstres).

La Princesse Optipois
Texte d’Orianne Lallemand, illustré par Peggy Nille
Lito dans la collection La minute papillon
3,90 €, 150×190 mm, 22 pages, imprimé en UE, 2012.
La Cheneuille
Texte de Yannick Jaulin, illustré par Toni Demuro
Rêves Bleus dans la collection Des livres d’enfants pour les grands
10 €, 145×210 mm, 34 pages, imprimé en Europe chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
La jeune fille habillée en garçon
Texte de Muriel Bloch
Didier Jeunesse dans la collection Il était une (mini) fois
3 €, 115×165 mm, 26 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Chut, Lapingouin est amoureux
Texte de Carole-Anne Boisseau et Galaxie Vujanic, illustré par Masami Mizusawa
HC éditions dans la collection Lapingouin
12,50 €, 266×218 mm, 29 pages, imprimé en Espagne, 2013.

À part ça ?

Comme tous les mois, nous vous donnons aujourd’hui nos coups de cœur du mois dernier. En avril, c’était donc, pour Marianne : Coucou, le grand cache-cache des animaux, d’Édouard Manceau (Tourbillon), Pile-poil pour deux de Tracey Corderoy et Rosalind Beardshaw (Gallimard Jeunesse) et Fabuleuses histoires de géants de Gérard Pourret et Nancy Ribard (Mouk Editions). Et pour moi : Raja de Carl Norac et Aurélia Fronty (Didier Jeunesse), L’orphelin d’Anouk Grinberg (Cèdre Lune) et Contes d’un roi pas si sage de Ghislaine Roman et Clémence Pollet (Seuil Jeunesse).
Retrouvez nos coups de cœur des mois précédents sur le blog, sur Facebook (ici pour les albums et pour les romans) et sur Pinterest (ici pour les albums et pour les romans).

Gabriel

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Parler de la mort…

Par 31 octobre 2013 Livres Jeunesse

Comme régulièrement voici une petite sélection de livres sur la mort. Parce que c’est un sujet tellement délicat qu’on est toujours content de trouver des livres jeunesse qui parlent de ce moment difficile que vont connaître certains enfants.

J'ai laissé mon âme au ventUn grand-père s’adresse à son petit-fils. Il lui conseille de ne pas s’inquiéter pour le jardin, le voisin s’en occupera. Il lui dit que les nuages seront toujours là pour l’abriter du soleil, qu’il y aura encore des sourires, des gourmandises (et qu’il faudra croquer dedans), lui… il a laissé son âme au vent.

Je commence par un coup de cœur, le magnifique J’ai laissé mon âme au vent de Roxane Marie Galliez et d’Éric Puybaret, véritable merveille de poésie. Ici, on dit que la vie continue, qu’il FAUT qu’elle continue malgré la tristesse. Le grand-père dit à son petit-fils qu’il est toujours là, quelque part et qu’il ne faut pas l’oublier. Mais quand il pense à lui il faut que ce soit en pensant à ses facéties, qu’il ne soit pas triste. Le texte est extrêmement bien écrit et les grandes illustrations d’Éric Puybaret les accompagnent à merveille. C’est assez rare un texte dont le narrateur est déjà mort. C’est souvent une personne âgée qui parle de l’après, là on y est… J’ai rarement été aussi ému par un album, un petit bijou.
Écoutez un extrait du texte sur le site de l’auteur.
Le même vu par Sous le feuillage et Enfantipages.

L'étoile de Grand'Pa Petit Ours entend ses parents parler, il perçoit des mots « Grand’ Pa », « lui dire », « demain »… Il sait très bien de quoi ils parlent, demain il ira voir son grand-père comme chaque été. Le lendemain, il se lève tout heureux, il a hâte d’y être. Sur le chemin, il imagine déjà tout ce qu’ils vont faire ensemble, il se remémore l’année dernière, il a hâte de lui montrer ce qu’il arrive à faire maintenant et qu’il ne savait pas faire avant. Son père, lui, est triste, il veut dire quelque chose à Petit Ours, mais n’y arrive pas. Quand ils arrivent chez Grand’ Pa ils ne l’y trouvent pas et ‘Pa trouve enfin la force de parler à son fils…

C’est une histoire sur la difficulté d’annoncer la mort aux enfants que nous raconte Jean-Marie Robillard. Que c’est difficile d’annoncer à un enfant qui se réjouit de revoir son grand-père que plus jamais il ne le reverra, mais qu’il est là toujours, en lui. Petit Ours se souviendra que son grand-père lui a dit que lorsqu’un ours meurt, un aigle vient cueillir sa dernière étincelle de vie et l’emporte dans le ciel, c’est ce qui fait les étoiles. Petit Ours saura ainsi que son grand-père veille sur lui. Xu Hualing  a fait un très beau travail sur cet album et certaines illustrations sont absolument merveilleuses. Elles sont bien mises en valeur par la taille de l’album et couvrent parfois des doubles pages. Un bien bel album sur ceux qui ne sont plus là, mais veillent encore sur nous.
Plusieurs planches du livres sur le site de l’illustratrice.

une chanson pour l'oiseauIl n’était pas mort depuis longtemps quand les enfants ont trouvé cet oiseau. Il était encore tiède, mais très vite il est devenu raide et froid. Alors, très tristes, ils décidèrent de l’enterrer. Ils ont creusé un trou dans la terre pour lui, ont mis une pierre sur laquelle ils ont écrit “Ici repose un oiseau qui est mort” et ils sont retournés jouer.

La collection Cligne cligne, chez Didier Jeunesse, ressort des petits trésors anciens de la littérature jeunesse, comme ce Une chanson pour l’oiseau sorti en 1958 aux États-Unis (et jamais sorti en France). Avec beaucoup de justesse et de poésie, Margaret Wise Brown et Remy Charlip nous montrent  les réactions des enfants face à la mort. C’est toujours la vie qui reprend le dessus, la tristesse est vite oubliée pour retourner jouer. C’est un petit album au format à l’italienne dont les doubles pages textes alternent avec les doubles pages illustrations. Un magnifique ouvrage sur l’enfance et son rapport à la mort.
Des extraits sur le site de Didier Jeunesse.
Le même vu par Fantasia, Les lectures de Kik et Les lectures de Liyah.

Le tracteur aux dromadairesC’est en patois que lui parlait son grand-père. Raphaël était très proche de ce vieux monsieur qui adorait son tracteur et qui se désolait de la désertification de la campagne. Le vieil homme se souvenait d’un voyage dans le Sahara, il repensait aux gens qui y vivent. Un soir, il prit une décision, après sa mort il voulait que son tracteur soit envoyé là-bas, il se disait qu’il aurait beaucoup plus d’utilité pour ces gens. Bien sûr, on l’avait écouté comme on écoute parfois (malheureusement) les paroles des vieux, se disant que ce ne sont que des délires séniles. Son petit-fils, lui, l’avait vraiment entendu.

J’avais eu la chance de voir il y a quelques années Yannick Jaulin sur scène (malheureusement trop brièvement). Très célèbre dans la région nantaise, sa popularité gagne de plus en plus le reste de la France… et réputation n’est pas usurpée ! Yannick Jaulin est fabuleux à écouter. Ici, il s’agit de le lire (mais tout en lisant l’histoire je l’imaginais la racontant). Il nous conte donc l’histoire de ce vieil homme plus vraiment écouté (parce qu’il ne parle pas comme ses enfants, parce que ses passions semblent désuètes) et de l’amour de son petit-fils. Alors bien sûr le grand-père va partir (sinon le livre ne serait pas dans une chronique sur la mort) et le petit-fils va tout faire pour honorer la mémoire de celui qu’il a tant aimé. C’est une histoire entre la réalité et le conte, un pied dans le réel (il y a rarement de tracteurs dans les contes) et un autre dans l’imaginaire (un enfant qui part en tracteur jusque dans le Sahara sans qu’on se demande où il trouve l’essence ou comment il traverse la mer). Et même si je n’ai pas du tout été touché par les illustrations (mais c’est une affaire de goût), j’ai trouvé très belle cette histoire sur la transmission, le partage, la mort et les expériences dont on sort grandit.
Des extraits sur le site de Rêves bleus.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres de Jean-Marie Robillard (Le messager du clair de lune), Xu Hualing (Manon et la caverne aux brigands) et Margery Williams (Le lapin en peluche).
Retrouvez toutes nos chroniques sur les livres pour enfants parlant de la mort et du deuil sur notre fiche thématique et sur le forum (que vous pouvez compléter !).

J’ai laissé mon âme au vent
Texte de Roxane Marie Galliez, illustré par Éric Puybaret
De la Martinière Jeunesse
14,50€, 251×352 mm, 32 pages, imprimé en Belgique, 2013.
L’étoile de Grand-Pa
Texte de Jean-Marie Robillard, illustré par Xu Hualing
Le buveur d’encre
16€, 300×280 mm, 40 pages, imprimé en Italie, 2011.
Une chanson pour l’oiseau
Texte de Margaret Wise Brown, illustré par Remy Charlip
Didier Jeunesse dans la collection Cligne Cligne
11,90€, 150×210 mm, 42 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Le tracteur aux dromadaires
Texte de Yannick Jaulin, illustré par Marie-France Goyet
Rêves Bleus
15€, 240×320 mm, 36 pages, imprimé en Europe chez un imprimeur éco-responsable, 2013.


À part ça ?

Paroles au Paradis Lucernaire 2013Puisque dans cette rubrique je parlais de conteur (avec Yannick Jaulin)… en ce moment au Lucernaire (à Paris) dans le cadre du festival Paroles au Paradis, un festival de contes, de très bons conteurs sont programmés. Moi je suis allé voir Zouj de Pierre Delye et Halima Hamdane, c’était absolument magnifique. Il s’agit d’un spectacle pour adultes dans lequel les deux conteurs content chacun à leur tour ou ensemble, en comparant les histoires de « chez eux ». Ils sont vraiment extraordinaires, il faut absolument aller les voir, c’est jusqu’au 9 novembre. Plus d’informations ici et sur le site de Clair de lune.

Gabriel

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Enfants et animaux

Par 4 octobre 2013 Livres Jeunesse

Les enfants aiment les animaux (quand ils sont élevés en les respectant !) et l’inverse est souvent vrai (sauf quand les animaux ont eu des épisodes douloureux avec des enfants pas cools). Aujourd’hui on parle de cette belle amitié.

Bas les pattes ZacArthur et Zac sont inséparables, aussi quand le petit garçon va à l’école, le chien le suit ! D’accord les chiens sont interdits dans l’établissement mais tant pis ! Zac sera donc là pour la récré, le cours de dessin et même la cantine !

Ah les illustrations d’Alison Murray… (avec Komako Sakaï et Suzy Lee c’est un de mes plus gros coup de cœur depuis que j’ai créé La mare aux mots). Ici on parle donc de l’amitié entre un enfant et son chien mais aussi d’une journée d’enfant, du lever au coucher en passant par l’école ou l’histoire du soir. De l’humour, des illustrations au style rétro, une jolie histoire (sans adultes), voilà un bien bel album !
Le même vu par Fantasia.

Kid-do
Sur une plage, un enfant scrute l’horizon avec ses jumelles. Au loin, dans la mer, il aperçoit une bouteille… contient-elle un message ? Il doit le savoir ! Il se précipite mais très vite il est rejoint par un dauphin… qui lui vole la bouteille… puis se glisse sous lui ! Doit-il en avoir peur ?

Nours
C’est l’hiver, la neige recouvre le sol. Alors qu’il fait nuit, deux enfants sortent mains dans la mains en courant pour s’amuser… C’est trop tentant ! Au programme jet de boules de neige et roulades… quand tout à coup deux ours arrivent… Amis ou ennemis ?

Li-Loup
Un enfant court après un loup, celui-ci se cache dans la forêt. L’enfant le rejoint mais les voilà dans le noir ! Heureusement la petite fille a une lampe… la course recommence, jusqu’à ce que…

Trois petits livres très beaux sur les apparences trompeuses et l’amitié entre des enfants et des animaux. Ici non plus pas d’adultes, juste des enfants et des ours, un dauphin ou un loup. Sans texte mais avec des illustrations très belles, voilà une collection qu’on a adorée ici. Chaque livre est entièrement en noir, blanc et une couleur. Le noir est superbe, très profond et il n’y a ici aucune nuance (pas de gris). Bref les livres sont vraiment très esthétiques. Un autre livre est sorti dans cette même collection, Chapillon, nous en reparlerons prochainement !

L'ABC-des-chiensLe Griffon Bruxellois (qui est drôle et affectueux… mais qui n’aime pas les enfants), le Poodle Barbone (l’animal de compagnie idéal), le Rottweiller (qui doit être dressé avec une grande rigueur) ou le Volpino Italiano (connu pour son instinct de garde), vous saurez tout sur les chiens !

L’ABC des chiens vous présente donc 26 races de chiens de l’Afghan Hound au Zwergpincher. De petits textes à hauteur d’enfant pour en savoir plus sur ces compagnons à quatre pattes. Julie Eugène croque avec beaucoup d’humour ces animaux. Une sorte de documentaire qui va plaire aux fans de chiens.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué un livre d’Alison Muray (Petite souris).
Nous avons déjà parlé des animaux de compagnie avec Sale Matou prend un bain, Je veux un animal, Cet élan est à moi, La tapette à mouche, Le pigeon qui voulait un chien, J’ai adopté un crocodile,…

Bas les pattes Zac !
d’Alison Murray (traduit par Yann Walcker)
Hatier Jeunesse
13,50€, 281×257 mm, 24 pages, imprimé en Chine, 2013.
Kid-do, Nours et Li-loup
de Layla Benabid
Rêves bleus dans la collection Cartoons
5,90€ chacun, 150×150 mm, 32 pages chacun, lieu d’impression non indiqué, 2013.
L’ABC des chiens
de Julie Eugène
Éditions L’Édune
14€, 200×200 mm, 56 pages, imprimé en Union Européenne, 2013.


A part ça ?

Vous pouvez tenter de gagner les beaux livres de la collection Cartoons présentés dans cette chronique sur le site de Rêves bleus.

Gabriel

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Aller vers l’inconnu et découvrir le monde

Par 8 avril 2013 Livres Jeunesse

Comme souvent le lundi, deux albums coups de cœur. Deux livres qui parlent de dépasser les peurs, les a priori, la routine, d’aller plus loin que ce que là où on a l’habitude d’aller, découvrir le monde.

Un autre mondeC’est bien enfoui sous la terre que vivent les Obscuris, leur royaume est là, dans la pénombre. Seul un long puits les relie au reste du monde, et la seule lumière qu’ils connaissent c’est celle lointaine qu’ils voient par ce long tunnel. Une lumière qui effraie car on ne la comprend pas. Pourtant un soir d’orage une branche enflammée va tomber dans le puits et tout à coup les Obscuris vont voir, voir à quoi ils ressemblent et voir autour d’eux. Mais quand on n’a jamais vu, imaginez le choc ! Una utre mondePourtant l’un d’eux va oser toucher cette lumière et même avoir envie d’aller voir d’où elle vient…

Il est difficile de résumer cet album tellement il est riche, tellement les thèmes abordés sont nombreux… La peur tout d’abord, peur de l’autre, de l’inconnu, de ce qui est différent, et puis le rejet de cette différence, le goût de l’aventure, la solitude, le mensonge (dans lequel on s’enferme), l’espoir,… Un autre monde est surtout un petit bijou, tant sur le plan visuel que sur son histoire. Un album qui marque, qui touche dans lequel on peut voir tellement de choses, de métaphores sur notre monde. L’histoire est superbe et les illustrations (Frédéric Laurent, tout est dit…) sont renversantes. J’adore les messages transmis ici, la richesse de cet album. Un album à se procurer d’urgence !

Les listes de WallacePour Wallace la vie est simple, tout est noté ! Wallace fait des listes de tout, quel gain de temps ! Ses journées sont ainsi prévues à l’avance, comme tout est noté il suffit de suivre. Seulement un jour Wallace croise Albert, qui vient s’installer dans l’appartement d’à côté, Albert le salue mais répondre n’est pas sur sa liste ! Pour demain c’est noté, Wallace dira bonjour à Albert… mais si ce n’était que le début d’une suite d’imprévus ?

Les listes de Wallace est également un magnifique album sur le fait de dépasser ses habitudes, son petit confort et vivre de folles aventures (comme faire une soupe avec deux oignons quand il était écrit trois !). C’est aussi un superbe album sur l’amitié. C’est parce qu’il a maintenant un ami (voir liste n°14) que Wallace va accepter des choses insensées, qu’il va sortir de sa routine. C’est également un album sur la peur, c’est pour se rassurer que Wallace fait des listes. Vous l’aurez compris c’est ici aussi un album extrêmement riche, un album très fort, plein d’émotion et là aussi avec de très beaux messages sur le monde, les gens. Bref là également un album à se procurer d’urgence… votre banquier va me détester (et votre libraire m’adorer).

Quelques pas de plus :
Nous avons déjà chroniqué plusieurs (tous ?) livres de Frédéric Laurent (Momotarō, Monstres en ville, Les deux poissons et Fipopus et Gropopus) et deux livres d’Olof Landström (Quelle chance ! et La tototte).

Un autre monde
de Frédéric Laurent
Rêves bleus
15€, 240×320 mm, 36 pages, imprimé en Turquie, 2013
Les listes de Wallace
de Barbara Bottner et Gerald Kruglik (traduit par Rémi Stefani), illustré par Olof Landström
Casterman dans la collection Les albums Casterman
13,95€, 222×287 mm, 30 pages, imprimé en Slovénie, 2011.


A part ça ?

Le sélection du prix des incos 2012-2013 a été révélée (plusieurs albums qu’on a adoré y figurent) et Hérisson nous la donne sur son blog.

Gabriel

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Douce nuit, sainte nuit…

Par 10 décembre 2012 Livres Jeunesse

L’autre jour on a commencé à parler de Noël avec des albums pour les tout-petits et de la musique, aujourd’hui voici des albums pour les plus grands. Comme je le disais l’autre jour, je ne suis pas des plus grands fans de cette fête et je ne suis pas forcément objectif sur le sujet ! Aussi j’ai décidé de faire plus une présentation de ces albums qu’une critique personnelle, à quelques exceptions près… et on commence par une exception car c’est mon préféré de la sélection.

Arthur est un jeune orphelin de sept ans. Depuis la mort de ses parents il vit dans une immense maison entouré de domestiques mais il s’ennuie profondément… Tout ce qu’on fait pour lui ne sert à rien… Pour son premier Noël sans famille, Arthur n’a qu’une seule demande : faire venir des morts à sa table, mais est-ce possible ?

Voilà un album sur Noël qui change vraiment de toute la mièvrerie servie habituellement (on est même au total opposé !). Le livre est très très esthétique avec des illustrations un peu à l’ancienne mais avec un côté décalé. Le texte, quant à lui, est très poétique et plein d’humour (humour parfois macabre). Alors bien-sûr on parle de la mort mais on parle aussi de l’imagination, de l’amour. On pense à la Famille Addams notamment. Si vous aimez les beaux albums avec un vrai sens de l’esthétique et de la poésie allez donc faire un tour à cet étrange réveillon.

On reste avec les albums très esthétiques… et les histoires pas forcément joyeuses…

Jonathan est un jeune orphelin qui grandit dans les rues de Londres à la fin du XIXème siècle. Il marche seul et triste dans les rues froides de la ville. Autour de lui tout le monde achète des cadeaux, lui sait qu’il n’aura rien… jusqu’au moment où il rencontre un étrange bonhomme qui va lui offrir… une étoile qui brille dans le ciel !

Ce conte, devenu un classique, existait sous forme de roman et sort ici dans un très bel album illustré par Martin Matje. Les illustrations sont magnifiques et la couverture est à la fois sobre (avec ses silhouettes en ombres chinoises) et en même temps le « doré qui brille » donne un côté très clinquant. L’histoire est extrêmement poétique (pensez donc, offrir une étoile) et les illustrations « à l’ancienne » sont superbes. Un très beau conte de Noël.

On reste dans le même esprit et dans les beaux contes avec une histoire inspirée du classique La petite fille aux allumettes.

Céleste est une allumette qui rêve de partir, de s’en aller de sa boîte, elle n’en peut plus d’être enfermée ainsi, elle imagine de quelle façon elle sera utilisée, qui elle illuminera le temps d’un instant. Et si c’était pour éclairer une célèbre petite fille ?

C’est une histoire originale que nous propose Gaëlle Callac, celle de l’allumette de la petite fille aux allumettes. C’est très doux, très poétique et les dessins de Marie Desbons viennent accentuer cette douceur et cette poésie. Le livre se glisse dans un fourreau cartonné pour rappeler la boite d’allumettes (et on trouve même un semblant de grattoir sur les tranches) et c’est une belle idée.

Rita et Machin vous les connaissez certainement ! Gallimard Jeunesse sort un grand album spécial Noël.

Chouette ! Rita et Machin vont passer Noël chez les grands-parents… sauf que la joie est de courte durée : les terribles cousins Aymeric et Ghislain sont là… Au programme lancé de boules de Noël et ski ! Des vacances pas de tout repos surtout lorsque Machin disparaît…

J’adore Rita et Machin, ils me font penser à Calvin et Hobbes (que j’adore aussi), c’est doux, pas mièvre, très poétique et très esthétique. Ici avec ce grand album c’est encore plus beau et cerise sur le gâteau, le livre vous propose des petites déco de Noël à accrocher dans son sapin (en carton avec des éléments argentés). Alors franchement accrocher du Olivier Tallec dans son sapin… si ça c’est pas chic ?!

La veille de Noël un loup affamé cherche en vain quelque chose à se mettre sous la dent jusqu’au moment où il croise 12 petits cochons. Il imagine déjà le festin qu’il va faire… mais voilà que dans la précipitation il se prend les pieds dans le sapin et BADABOUM il s’écroule ! Heureusement que les petits cochons sont là pour le soigner…

Énormément d’humour dans cet album japonais signé Tatsuya Miyanishi. J’adore le ton et le graphisme du livre, on quitte ici aussi la mièvrerie qui entoure Noël tout en parlant du partage, de l’esprit de Noël (le loup touché par la gentillesse des cochons les laissera en paix) et les illustrations sont très loin de ce qu’on a l’habitude de voir. L’histoire est géniale à lire aux enfants car vraiment rythmée (des petites chansons viennent compléter le récit), bref une vraie réussite !

On reste dans l’humour…

Les lutins vous les connaissez… ils passent leur temps à travailler pour le Père Noël, ils travaillent sans relâche et se tuent à la tâche pour combler les enfants… sauf que comme partout, chez les lutins il y a des exceptions ! Voici donc l’histoire d’un lutin rêveur, paresseux, décourageant… qui ne s’intéresse à rien à part la télé et qui est plus gênant qu’utile pour ses confrères… et si pourtant ce lutin était utile aux autres ?

Une sympathique histoire sur le thème de « on a tous quelque chose à apporter aux autres ». On parle aussi de la différence et du fait de refuser d’être dans la norme, de ne pas vouloir faire les choses sans réfléchir parce que c’est comme ça et pas autrement. Un album sur les rêveurs et quelque part sur les artistes…

Génibus est un génial inventeur qui veut toujours simplifier la vie des gens et ici celle du Père Noël. En effet il veut moderniser la façon de faire du vieux bonhomme notamment en remplaçant ses rennes par un super traineau à turboréacteur à propulsion électromagnétique, bulle thermo chauffante et écrans plasma indiquant les informations sur les enfants. Seulement voilà, le Père Noël y tient à ses rennes ! Mais Génibus tentera coûte que coûte de lui vendre son traîneau… quitte à tenter les pires choses…

On parle ici de la modernité et de la surconsommation, des vendeurs de produits toujours plus performants (alors qu’on n’en a pas besoin). Un thème important à Noël, période propice au consumérisme. L’album parle aussi des traditions, de l’amitié (pour rien au monde le Père Noël ne voudrait qu’on remplace ses rennes) et surtout de l’entraide (Génibus fait enlever les rennes et c’est grâce aux enfants du monde entier que le Père Noël va les retrouver).

Un roi acheta un gros rouleau de tissu pour faire un manteau à la princesse. Les couturières posèrent les chutes devant la porte et la cuisinière du roi les récupéra pour faire une veste à sa maman puis déposa les chutes devant chez elle… jusqu’à ce qu’un blaireau passant par là les prit pour en faire un chapeau pour son papa… les restes serviront ensuite à un écureuil puis à une souris.

Voilà un très beau conte de randonnée (qui me rappelle un peu le très beau Schmat doudou). Les illustrations sont pleines de douceur et le texte très beau, agréable à lire car rythmé et avec des petites touches d’humour. J’aime aussi le côté « recyclage » de l’histoire, que chacun fabrique son cadeau avec ce qu’il a trouvé, qu’un rouleau de tissu aura fait, au final, 5 heureux. Une façon de dire qu’il n’y a pas besoin de dépenser énormément pour faire plaisir à Noël.

La (célèbre) petite taupe a décidé de faire une surprise à ses amis ! Elle leur a fait un sapin de Noël et elle a préparé des cadeaux… seulement le méchant corbeau voit tout ça et il a décidé que tout ne se passerait pas aussi bien…

Je connaissais La petite taupe en dessin animé, pas en livre. Si vous aimez les albums rétro (le personnage a été créé dans les années 50) c’est un album que vous allez adorer ! On parle ici de l’amitié, du partage… et bien-sûr de Noël !

C’est Noël, Damien est très pressé de voir son cadeau. Son frère a eu un équipement de hockey et ses sœurs une trousse de maquillage pour l’une et un petit chimiste pour l’autre… lui a un ours en peluche. Seulement voilà Damien aimerait bien essayer les jouets des grands mais tous refusent avec le même argument… il est trop petit ! Mais Damien se rend compte qu’un cadeau n’a pas été ouvert et qu’il contient un sac qui rend invisible…

On est ici aussi dans les albums un peu anciens (celui-ci date de 1975) avec le charme qu’ont les livres qu’on lisait nous-même enfant. On parle dans cet album du partage et de l’imaginaire des enfants. Un album tout doux.

Mais que se passe-t-il cette nuit au le centre de tri ? Il y a de la lumière et quand la secrétaire arrive il y a plein de bazar ! Et si tout simplement c’était le Père Noël qui cherchait une des lettres qu’on lui a envoyées ?

Ici on est plus proche des premiers romans illustrés que de l’album et c’est surtout un bel hommage au service de La Poste qui chaque année reçoit les lettres du Père Noël et y répond (on retrouve d’ailleurs en fin d’ouvrage un historique de ce service qui fête cette année ces 50 ans)

On termine cette (grosse) sélection spécial Noël avec deux recueils sortis chez Lito, 24 histoires de Noël et 100 petites histoires de Noël. On y retrouve tout ce qui fait qu’on aime (ou pas) ces livres : des histoires très variées et courtes. Dans le premier les histoires sont classées sous quatre catégories : Avant Noël, La nuit de Noël, La tournée du Père Noël et L’ouverture des cadeaux. Il indique aussi J- suivi d’un chiffre ce qui permet de lire une histoire par soir du 1er décembre au 24… sauf que pour cette année j’arrive un peu tard ! On y retrouve les « habitués » des recueils Lito : Zemanel, Kochka, Virginie Aladjidi, Agnès de Lestrade,… Dans le second, 100 petites histoires de Noël on retrouve également un classement : Les lutins (histoires écrites par Agnès de Lestrade et illustrées par Marie-Hélène Grégoire), Noël autour du monde (par Virginie Monbrisson et illustrées par Sejung Kim), L’ambiance de Noël (par Zemanel et illustrées par Luana Rinaldo) et Dans la cheminée d’Elias (par Claire Renaud, illustrées par Mélanie Grandgirard). Le gros souci de ce dernier c’est que les histoires sont TRES courtes… (et du coup j’ai du mal à appeler ça des histoires). Ces deux recueils vous proposent en tout cas des histoires pour tous les goûts !

Quelques pas de plus…
Noël inspire beaucoup de monde ! Nous même nous avions parlé de plusieurs livres pour les tout-petits jeudi dernier mais aussi de Le Noël Vert de Siméon, Le fil rouge (qui vient d’être primé à Rouen), Petites histoires du Père Castor pour Noël et Les folies du Père Noël. Et les copains d’A l’ombre du grand arbre aussi en parlent, Le cabas de Za et Maman Baobab ont toutes les deux parlé de L’étrange réveillon, Un petit bout de ma bib a parlé de Céleste, une étoile dans la nuit, Les livres de Dorot et La littérature jeunesse de Judith et Sophie de Joyeux Noël Monsieur Loup. Parmi les livres dont je n’ai pas parlés, La littérature jeunesse de Judith et Sophie a parlé de Le plus beau de tous les Noëls et de Joyeux Noël, Splat !

L’étrange réveillon
de Bertrand Santini, illustré par Lionel Richerand
Grasset Jeunesse
13,50€, 290×194 mm, 48 pages, imprimé en Espagne
L’étoile de Noël
de Michel Piquemal, illustré de Martin Matje
Casterman dans la collection Les albums Casterman
13,95€, 266×208 mm, 32 pages, imprimé en Italie
Céleste, une étoile dans la nuit
de Gaëlle Callac, illustré par Marie Desbons
Le buveur d’encre
15,22€, 230×300 mm, 30 pages, imprimé en Asie
Joyeux Noël Rita et Machin
de Jean-Philippe Arrou-Vignod, Illustré par Olivier Tallec
Gallimard Jeunesse
13,50€, 250×307 mm, 32 pages, imprimé en Chine (à partir de papier composé de fibres naturelles, renouvelables et recyclables.)
Joyeux Noël Monsieur Loup !
de Tatsuya Miyanishi
Nobi Nobi !
12,40€, 208×240 mm, 40 pages, imprimé en italie
Le lutin bon à rien
de Nob
P’tit Glénat dans la collection Vitamine
11,00€, 255×284 mm, 32 pages, imprimé en Italie sur papier provenant de forêts gérées de manière équitable.
La Mystérieuse Disparition des rennes du père Noël
de Joël Guerriou, illustré par Mathieu Redelsperger
Éditions D’Orbestier dans la collection Rêves bleus
15€, 240×320 mm, 34 pages, imprimé en France
Pile-Poil
de Birdie Black (traduit par Anne Krief), illustré par Rosalind Beardshaw
Gallimard Jeunesse
11,50€, 279×258 mm, 24 pages, imprimé à Singapour
La petite taupe fête Noël
de Hana Doskočilová (traduit par Vincent Haubtmann), illustré par Zdeněk Miler
Autrement / Arte Editions
12,50€, 200×262 mm, nombre de pages, 36 République Tchèque
Le sac à disparaître
de Rosemary Wells (traduit par Marie Saint-Dizier et Raymond Farré)
Gallimard Jeunesse dans la collection L’heure des histoires
5,50€, 137×197 mm, 40 pages, imprimé en France
La mystérieuse lettre au Père Noël
de Christine Deroin, illustré par Sébastien Chebret
Oslo Éditions
13,95€, 145×235 mm, 40 pages, imprimé en Europe
100 petites histoires de Noël
de Collectif
Lito
18€, 240×240 mm, 144 pages, imprimé en UE
24 histoires de Noël
de Collectif
Lito
10€, 218×278 mm, 101 pages, imprimé en UE

A part ça ?

11 des blogueurs (dont moi) d’à l’ombre du grand arbre ont donné leur liste de livres à mettre sous le sapin, retrouvez les sur le blog.

Gabriel

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