La mare aux mots
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Editions Chant d’orties

Avec ou sans sentiments

Par 15 septembre 2016 Livres Jeunesse

L’un n’a pas de larmes, l’autre est amoureux, aujourd’hui on parle des sentiments.

Pas une
Texte de Georges Printemps, illustré par Fabio Peissl
Chant d’orties dans la collection Les coquelicots sauvages
16 €, 270×240 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur eco-responsable, 2016.
Dragons amoureux !
Texte d’Alexandre Lacroix, illustré par Ronan Badel
Père Castor
16,50 €, 240×300 mm, 32 pages, imprimé en Portugal, 2016.

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Petit… mais fort !

Par 27 février 2015 Livres Jeunesse

Les trois romans du jour ne dépassent pas les 150 pages à eux trois… et pourtant ils risquent de vous marquer !

Je suis le fruit de leur amourSes parents s’aiment. Éperdument. À la folie. Elle en est la preuve, elle est le fruit de leur amour. Ils ne sont pas très présents, mais c’est normal, quand on s’aime on a envie de passer du temps ensemble. Et puis ils sont si intelligents, ils ont autre chose à faire qu’être avec elle. Ils passent leurs soirées avec leurs amis qui sont comme eux. Pour elle, pour les repas, pour l’accompagner à l’école, il y a MaTalie. Elle est là pour ça, MaTalie, mais ce n’est pas sa mère. Elle le sait, elle est la fille de ses parents si parfaits, le fruit de leur amour.
Je suis le fruit de leur amour est un roman extrêmement fort. Le genre de roman qui ne laisse personne indifférent. Le sujet est véritablement casse gueule et exige une vraie belle plume, c’est le cas de Charlotte Moundlic. On parle donc ici du désespoir d’un enfant qui ne se sent pas aimé (à raison), pas à la hauteur de ses parents, si beaux, si intelligents à ses yeux. Le texte trouve toute sa force lu à voix haute, lu comme un monologue, avec cette phrase qui revient sans cesse, Je suis le fruit de leur amour.
Un court roman, extrêmement fort. Un texte qui ne laissera personne indifférent.
Le même vu par Alias Noukette, La littérature de Judith et Sophie et Enfantipages.

CharlyComme tous les étés, Sam donne un coup de main à ses parents dans leur hôtel. Il aide à porter les valises des touristes qui arrivent, fait visiter les chambres. Il retrouve d’année en année des habitués, mais parfois des petits nouveaux débarquent. Alors là, il faut répondre aux questions, toujours les mêmes. Cette année, l’été de Sam sera bien différent. Il va rencontrer Charly.
Charly nous apparaît au départ comme une histoire d’amitié assez classique, une rencontre entre deux préadolescents. La suite sera bien plus originale, la fin surprendra certain-e-s. Charly est un court roman sur la différence, les clichés, les a priori.
Un bien joli roman qui bouscule les idées reçues.
Le même vu par La littérature de Judith et Sophie et Enfantipages.

le chien anarchisteIl n’aime pas les chiens. Il n’aime pas non plus les animaux abandonnés alors il a pris le chien que son frère a trouvé. Il faudra qu’il s’entende avec les chats. L’homme n’aime pas les chiens, mais il est bon avec lui. Il se lie d’amitié avec l’animal si craintif. L’homme est bon, tous ne le sont pas.
Le chien anarchiste nous parle de la bonté de certains hommes et de la cruauté des autres, en particulier des chasseurs (en même temps, quand on parle des chasseurs on parle rarement d’autre chose que de cruauté…). Avec, là encore, un texte très court, Thierry Maricourt fait passer beaucoup de choses. Son style particulier est déroutant au départ, mais il nous décrit parfaitement des choses simples, des scènes de vie… jusqu’au dénouement tragique.
Un beau texte sur l’amour des animaux et sur la méchanceté de certains hommes.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Charlotte Moundlic (Le papa de Simon, La boum ou la plus mauvaise idée de ma vie, Chamalo aime l’école, Je veux des lunettes !, Mon cœur en miette, Chamalo et sa baby sitter, Chamalo est jaloux, Les invités, Le slip de bain, ou les pires vacances de ma vie et La croûte).

Je suis le fruit de leur amour
de Charlotte Moundlic
Thierry Magnier dans la collection Petite Poche
5,10 €, 102×151 mm, 48 pages, imprimé en France, 2015.
Charly
de Sarah Turoche-Dromery
Thierry Magnier dans la collection Petite Poche
5,10 €, 102×151 mm, 48 pages, imprimé en France, 2015.
Le chien anarchiste
Texte de Thierry Maricourt, illustré par Loïc Mailly
Éditions Chant d’orties dans la collection L’églantine
6 €, 115×150 mm, 30 pages, imprimé en France, 2014.

À part ça ?

Trois minutes avec Samuel Ribeyron.

Gabriel

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Les invités du mercredi : Jean-François Dumont, Amélie Billon-Le Guennec et Béatrice Guillemard (+ concours)

Par 15 janvier 2014 Les invités du mercredi

J’ai été vraiment séduit par la série La ferme du bout du pré de Jean-François Dumont. C’est une série qui fait passer énormément de messages, un peu militante tout en restant vraiment adaptée pour les enfants (avec des animaux on peut faire passer beaucoup de choses). J’avais très envie de lui poser quelques questions, il a gentiment accepté de me répondre. À la suite de cette interview, vous pourrez tenter de gagner le dernier tome de cette série, Une poule derrière un mur. Puis nous reparlerons d’un album qui m’avait vraiment interpellé par son ton et par son sujet : Tais-toi ! Son auteur (Amélie Billon-Le Guennec) et son éditrice (Béatrice Guillemard des éditions Chants d’orties) ont toutes les trois accepté de nous parler de cet album original. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Jean-François Dumont

Jean-François DumontQuel a été votre parcours ?
J’ai beaucoup dessiné enfant, mon père étant professeur de dessin, c’était quelque chose de naturel à la maison. J’ai ensuite fait des études d’architecture, et mon diplôme obtenu, une année d’école de graphisme (ESAG). J’ai ensuite (1987) commencé à travailler dans l’illustration, presse, édition, affiche, etc. En 2000, j’ai écrit ma première histoire (Le roi qui rêvait d’être grand) et depuis je continue.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescent ?
En ce qui concerne les albums, je fais partie d’une génération nourrie par les albums du Père Castor… Mon histoire fétiche reste Michka qui me bouleversait enfant.
La petite oie qui ne voulait pas marcher au pasJe pense que je n’aurais pas écrit Le naufragé du rond-point sans cette histoire de nounours qui sacrifie sa liberté.
Mais j’ai aussi le souvenir d’un petit album : Le voyage de Lily et Lulu des éditions Emma dont j’aimais beaucoup les dessins. Ensuite, ado, j’ai dévoré la littérature d’aventure : London, Stevenson, etc..

Quel regard portez-vous sur la littérature jeunesse actuelle ?
La littérature jeunesse est devenue un genre à part, extrêmement prolifique, souvent riche et qualitative. Je trouve un peu dommage la catégorisation actuelle qui limite les passerelles entre âge, littérature jeunesse et adulte, album et roman, etc..
La position de la littérature jeunesse est un peu compliquée, lue par des enfants, Copains comme cochonsmais jugée et achetée par des adultes (avec entre autres leurs souvenirs d’enfance et leurs idées éducatrices), cela conduit forcément à de légères schizophrénies et des phénomènes de modes rétro assez amusants à observer avec un peu de recul…

Parlez-moi de la série « La ferme du bout du pré ».
Le premier album Gare à Edgar n’était pas sensé être le premier d’une série, mais j’avais bien aimé dessiner le cochon dans cet album, et j’ai voulu faire une histoire autour de cet animal. J’ai pensé que ça pouvait être amusant de mettre Edgar en « guest star » dans l’album, et voilà comment la série a débuté, l’idée étant que chaque album se déroule dans cette ferme, mais reste indépendant des autres. Les personnages des autres albums sont en quelque sorte des figurants.pinocchio
Ensuite au fil des histoires, le monde de la ferme représentant une sorte de micro-société, j’ai essayé d’y transposer des sujets dits justement de société de notre monde humain. Les animaux jouent classiquement ce rôle dans la littérature jeunesse

Quelles techniques de dessin utilisez-vous ?
La plupart du temps, je travaille avec des pigments que je mélange soit avec de la résine acrylique soit de l’huile suivant ce que je veux obtenir. L’intérêt de cette technique est de travailler par couches superposées plus ou moins transparentes qui donne de la profondeur à la couleur.

Quels sont vos projets ?
Je pense refaire un album pour conclure la série, 6 albums, ça me paraît un bon chiffre.
Et j’aimerais bien faire un tour de l’Atlantique en voilier, mais ça n’est pas professionnel. Quoique…

Bibliographie sélective :

  • L’ogre & l’orthodontiste, texte et illustrations, Père Castor (2013).
  • Une poule derrière un mur, texte et illustrations, Père Castor (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Cherche figurants, illustration d’un texte de Michael Escoffier, Kaléidoscope (2011)
  • Je suis un ours, texte et illustrations, Kaléidoscope (2010).
  • Bête comme ses pieds, texte et illustrations, Kaléidoscope (2010).
  • Copains comme cochons, texte et illustrations, Père Castor (2010), que nous avons chroniqué ici.
  • L’île au trésor, illustration d’un texte de Robert Louis Stevenson, Flammarion (2009).
  • L’attrapeur de mots, texte et illustrations, Père Castor (2009).
  • Le naufragé du rond-point, texte et illustrations, Père Castor (2008).
  • La petite oie qui ne voulait pas marcher au pas, texte et illustrations, Père Castor (2007), que nous avons chroniqué ici.
  • La grève des moutons, texte et illustrations, Père Castor (2007), que nous avons chroniqué ici.
  • Un bleu si bleu, texte et illustrations, Père Castor (2006).
  • Pinocchio, illustration d’un texte de Carlo Collodi, Flammarion (2004), que nous avons chroniqué ici.
  • Gare à Edgar, texte et illustrations, Père Castor (2004), que nous avons chroniqué ici.

Une poule derriere un murComme je vous le disais avant cette interview, grâce aux éditions Père Castor, je vais faire un chanceux parmi vous ! L’un de vous gagnera l’album Une poule derrière un mur, que nous avions chroniqué ici. Pour participer, laissez un commentaire sous cet article en disant que vous souhaitez tenter de remporter cet album. Vous avez jusqu’à mardi 10 h ! Bonne chance à tous.


Parlez-moi de… Tais-toi !

Régulièrement, on revient sur un livre qu’on a aimé avec son auteur, éventuellement son illustrateur et son éditeur. L’occasion d’en savoir un peu plus sur un livre qui nous a plu. Cette fois-ci, c’est sur Tais-toi ! (chroniqué ici), d’Amélie Billon-Le Guennec et Gaëlle Boulanger sorti chez Chants d’orties que j’ai eu envie de revenir.

Amélie Billon-Le GuennecAmélie Billon-Le Guennec (auteur):
C’est un texte qui est venu assez simplement, comme un cri. Histoire d’une enfant qui parle beaucoup et qui demande à être écoutée au milieu d’un emploi du temps chargé. Forcément, nous connaissons des enfants qui parlent peu et d’autres qui n’arrêtent pas de s’exprimer, forcément les deux comportements peuvent nous énerver. Alors, je me suis mise à la place de cette enfant qui a plein de choses à dire, à crier, à hurler. Des choses importantes ou pas, ce n’est pas le sujet. Envie de lui laisser la parole et de ne pas lui dire « je n’ai pas le temps »…
J’ai eu une remarque d’un éditeur me disant qu’il aimait bien ce texte, mais ne voyait pas comment l’illustrer.
Ensuite, les éditions Chants d’Orties ont été séduites par le projet proposé avec des illustrations. Le projet n’a pas pu se faire avec cette illustratrice et Béatrice a cherché quelqu’un d’autre et je trouve que les illustrations originales de Gaëlle Boulanger répondent bien au style du texte, à la forme du « cri » poussé par la narratrice.
Une belle aventure éditoriale.
Retrouvez Amélie Billon-Le Guennec en interview sur notre blog et sur son site.

Béatrice GuillemardBéatrice Guillemard (éditrice de Chant d’orties):
Chant d’orties est une maison d’édition associative. Elle vise la critique sociale à travers des textes de littérature destinés à un public adulte, mais aussi à de jeunes lecteurs. Il nous semblait important de ne pas se cantonner aux adultes, mais également de proposer une vision engagée, voire militante, pour les plus jeunes. Au fil des années la spécificité de Chant d’orties au niveau des enfants et adolescents s’est affirmée, si bien que nous ne publions plus que pour eux.
Nous partions avec plusieurs présupposés forts : ne pas prendre les enfants pour des « sous-adultes », mais bien comme des personnes à part entière, capables de réflexion, et auxquelles tous les problèmes de notre société peuvent être exposés sans en cacher les aspects les plus noirs, mais dans une langue adaptée à chaque âge. Nous souhaitions également que les illustrations des albums et romans échappent aux critères habituels des publications jeunesse pour offrir une dimension supplémentaire au texte, une double réflexion qui puisse porter le lecteur plus loin.
Il est très rare de recevoir des textes qui correspondent à tous ces critères, particulièrement pour les plus jeunes. Mais nous avons eu la chance de pouvoir mener à bien des projets d’albums à partir de 4 ans comme Aldo rêvait de Léna Ellka et Marion Claeys sur la société de consommation ou encore Tais-toi !. Le texte d’Amélie nous a immédiatement séduits, car c’est bien la parole brute et libérée de l’enfant qui est mise en scène. Ce parcours pour confronter l’adulte, qui lit l’album à haute voix, à son autoritarisme, parfois inconscient, face à son enfant dont la seule envie est d’être reconnu et considéré, se mêle à une formidable poésie du verbe.
Trouver quelqu’un pour illustrer Tais-toi ! a été particulièrement compliqué. Une maison d’édition comme la nôtre ne peut se satisfaire d’un illustrateur « mercenaire ». Il nous faut accueillir des professionnels qui partagent l’état d’esprit, et donc la ligne éditoriale, de Chant d’orties, tout en acceptant les contraintes financières d’une micro maison d’édition associative. Après plusieurs tentatives infructueuses pour Tais-toi !, particulièrement du fait du message qu’il véhiculait, j’ai découvert Gaëlle. Son travail et son style me semblaient tout à fait adaptés pour réussir à allier poésie et humour, originalité et discours militant. Elle a immédiatement été intéressée.
Ce fut un grand plaisir de travailler avec Amélie et Gaëlle. Le résultat est fantastique et l’accueil du public véritablement enthousiaste. Une vraie réussite littéraire et iconographique sur un sujet a priori très didactique.
Le site de Chants d’orties.

tais-toi
Tais-toi !
Texte d’Amélie Billon-Le Guennec
Illustré par Gaëlle Boulanger
Sorti chez Chants d’Orties
2013
Chroniqué ici.

 

 

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Son petit caractère

Par 19 décembre 2013 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vais vous présenter quatre héros qui ne se laissent pas faire.

Henri ne veut pas aller au centre de loisirsNon, Henri ne veut pas aller au centre de loisirs. C’est nul le centre de loisirs, il le sait même s’il n’y a jamais mis les pieds. Henri préfère aller chez ses tontons. Il a de la chance, ce garçon il a cinq tontons : un pompier, un agriculteur, un conducteur de métro, un conducteur d’engins et un gardien de musée. Alors Henri passe une journée avec chacun, ça sera bien mieux que le centre de loisirs… quoique !

Beaucoup d’humour dans Henri ne veut pas aller au centre de loisirs de Christophe Nicolas et Ronan Badel. Un petit garçon au caractère bien trempé, comme on les aime dans les livres, qui va se rendre compte qu’en fait ce que proposent ses parents c’est pas si mal, que les choses dont on rêve ne sont pas toujours aussi belles qu’on croit. Des illustrations crayonnées et très colorées, un texte avec des répétitions de situations, tout ce qu’il faut pour plaire aux enfants. Un album plein d’humour pour désamorcer la peur du centre de loisirs (mais qui se lit aussi quand ce n’est pas le cas !).

tais-toiSe taire, surtout se taire et ne rien faire, attendre sagement, sans trop bouger, ne pas déranger. Bébé dort, maman est sur l’ordinateur et papa est au téléphone, tout le monde est occupé, pas le temps ! TAIS-TOI !

Une petite fille qui ne se laisse pas faire… et qui a raison ! Elle aimerait tant danser, chanter, exister. Elle aimerait qu’on l’écoute, qu’on s’occupe d’elle. Qu’on sache qu’elle est là, alors elle parle plus fort, mais ne récolte que des reproches. Un magnifique album pour réfléchir sur la place des enfants, pour se rappeler qu’il est important de les écouter, qu’il est important qu’ils s’expriment. Décidément, Amélie Billon-Le Guennec, jeune auteur jeunesse, est un nom à suivre !

Je suis une lionneSa famille voudrait qu’elle soit bien rangée, qu’elle se tienne droite, qu’elle soit bien coiffée, qu’elle soit sage… Elle, ce n’est pas comme ça qu’elle est ! Elle aime faire des cabrioles, se mettre sous les gouttières ou bondir sur les gens, car personne ne le sait… mais c’est une lionne !

Encore un petit album plein d’humour, de fantaisie, de pep’s ! Même si je regrette toujours le côté « sage = lunettes » (flagrant ici), on a adoré cet album écrit par Sandrine Beau. Les illustrations de Gwenaëlle Doumont sont pleines de vitalité, c’est vraiment un album vivant, dont il se dégage une énergie folle.

moi méchant méchantAttention, crocodile méchant méchant ! Tour à tour il va voir l’éléphant, le chacal, le babouin, la mouffette, et le castor et tente de les terroriser… devant le lion il fait moins le malin !

Il paraît bien énervé ce crocodile ! Le texte ressemble à une comptine, chaque animal a quelque chose à répondre au « moi méchant méchant » du crocodile (l’éléphant lui dit qu’il est « pesant pesant », le chacal « bruyant bruyant »… et je vous laisse trouver tout seul pour la mouffette !), les enfants essayent de deviner ce qu’il va se passer. Le genre de texte qu’on adore raconter aux enfants, mis en valeur par des illustrations pleines de poésie.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres de Christophe Nicolas (La fabuleuse méthode de lecture du professeur Tagada), Ronan Badel (Cucu la praline se déchaîne, Emile se déguise, Bob le loup, Émile veut une chauve-souris, Émile est invisible, Émile fait la fête, Émile veut un plâtre, La mémé de ma mémé, Tout ce qu’une maman ne dira jamais et Le pépé de mon pépé), Amélie Billon-Le Guennec (Le secret de Madame Tannenbaum, Bonne nuit Eddie et Eulalie de la grande rêverie), Sandrine Beau (L’Ogre qui n’avait peur de rien, La girafe en maillot de bainRouge Bitume, Ma maman est comme ça, Mon papa est comme ci, On n’a rien vu venir, Roulette Russe Tome 1 Noël en Juillet, Des crêpes à l’eau, L’hippopotin, L’été où mon grand-père est devenu jaunophile, L’étrangleur du 15 Août, et Quand on sera grands) et Gwenaëlle Doumont (Tous différents, un livre jeu à emporter partout, La tapette à mouche et Firmin). Retrouvez aussi nos interview d’Amélie Billon-Le Guennec et de Sandrine Beau.

Henri ne veut pas aller au centre de loisirs
Texte de Christophe Nicolas, illustré par Ronan Badel
Didier Jeunesse
12,50€, 240×257 mm, 26 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Tais-toi !
Texte d’Amélie Billon-Le Guennec, illustré par Gaëlle Boulanger
Éditions Chant d’orties
12€, 277×190 mm, 24 pages, imprimé en France, 2013.
Je suis une lionne
Texte de Sandrine Beau, illustré par Gwenaëlle Doumont
Philomèle
12,50€, 190×230 mm, 32 pages, imprimé en Bulgarie, 2013.
Moi méchant méchant
d’Alessandro Sanna
Kaléidoscope
13€, 249×299 mm, 32 pages, imprimé en Italie, 2013.

A part ça ?

Des idées pour aider Saint Nicolas par Lu cie & co (et qui peuvent aider aussi le Père Noël !), l’occasion aussi de découvrir un super blog si vous ne le connaissez pas !

Gabriel

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L’utilité des artistes

Par 31 juillet 2012 Livres Jeunesse

Barbabé est un cancre, un vrai, de ceux qui passent leur temps au fond près du radiateur quand ils ne sont pas au coin. Barbabé aime surtout dessiner. Il dessine partout où il peut et tout le temps. Au crayon sur une feuille ou à la craie sur les murs. Des dessins extraordinaire qui prennent vie…

Je n’avais jamais entendu parler des éditions Chant d’orties et j’avoue ne pas avoir été attiré, au départ, plus que ça par Ailes d’arc-en ciel. Un petit livre à la couverture souple et aux illustrations étranges mêlées de photos de personnes, de lieux ou d’œuvres et dans lesquelles reviennent un personnage étrange fait à partir de recyclage. Et j’ai lu ce texte… ce très beau texte de Michel Perrin sur ce cancre qui est la risée de ses camarades et la plaie de son institutrice et qui va leur montrer que même si on sait mal compter, même si on n’est pas le meilleur en dictée, on peut offrir autre chose au monde, que l’art permet de s’évader. Un très bel album sur l’art, sur les artistes. On pense bien sûr à Prévert dans ce texte, au Cancre bien-sûr mais aussi à Pour faire le portrait d’un oiseau. Un bien beau texte, vraiment.

Ailes d’arc-en-ciel
de Michel Perrin, illustré par Béatrice Guillemard
Éditions Chant d’orties dans la collection Les coquelicots sauvages.
11€, 275×190 mm, 28 pages, imprimé en France.

A part ça ?

Vous aimez les vieux livres pour enfants ? My vintage book collection, un blog en anglais, les met à l’honneur.

Gabriel

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