La mare aux mots
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Editions Dominique et Compagnie

On s’échappe ?

Par 22 mai 2017 Livres Jeunesse

Des enfants qui s’ennuient, un homme lassé par son quotidien et un ours en cage, aujourd’hui les héros et les héroïnes de nos histoires ne rêvent que d’une chose : s’échapper !

Carl et Elsa s’échappent
Texte de Jenny Westin Verona (traduit par Marie Valera), illustré par Jesús Verona
Cambourakis
14 €, 225×305 mm, 32 pages, imprimé en Lettonie, 2017.
La valise d’Osvaldo
Texte d’Emma Anticoli Borza, illustré par Alessandra Vitelli
Versant Sud dans la collection Les pétoches
14,90 €, 230×285 mm, 40 pages, lieu d’impression non indiqué, 2017.
C’est l’histoire d’un ours
Texte de Dominique Demers, illustré par Geneviève Després
Dominique et compagnie
15,70 €, 260×260 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2016.

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L’orthophonie [2/2]

Par 18 mars 2014 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on continue notre découverte des troubles du langage et de la communication, avec une sélection, loin d’être exhaustive, de livres en lien avec ces thèmes ! Retrouvez également la chronique d’hier.

coucou !Coucou est un oiseau. Un bel oisillon qui vit avec ses parents et ses frères. Mais Coucou est différent. On ne le comprend pas, malgré tous ses efforts, et tout cela est bien déconcertant. Alors il part à la recherche de quelqu’un qui puisse le comprendre. Aucun succès auprès des moutons, des grenouilles, des cochons, des serpents, des vaches, des lapins. Il décide alors, à défaut de pouvoir utiliser la sienne, d’apprendre une autre langue. Mais une nouvelle fois, c’est insurmontable pour lui. Trouvera-t-il enfin quelqu’un qui le comprenne ?

Quelle belle histoire ! Je ne sais pas si Fiona Roberton a pensé aux personnes souffrant de troubles de la communication en écrivant l’histoire de Coucou !, mais je trouve qu’il y a énormément de similitudes avec ces enfants (et ces adultes) qui malgré tous leurs efforts, peinent à être compris. Les illustrations sont elles aussi vraiment réussies, douces, rondes, tendres, et vivantes à la fois, et ce petit oisillon est vraiment très attachant ! Je peux le dire, j’ai eu un coup de cœur pour cet album, qui sans en avoir l’air, aborde les troubles du langage.

les victoires de grégoireC’est la rentrée pour Grégoire. Mais quelle épreuve pour lui qui souffre de dysphasie, ce trouble spécifique du langage oral. Il a du mal à s’exprimer, mais également des difficultés à comprendre tout ce que dit la maîtresse. Pourtant, il n’en est pas moins un petit garçon très intelligent, qui dessine extrêmement bien, joue aux dominos plus vite que bien des copains, et comprend énormément de choses, tant qu’elles ne passent pas par le langage oral. Alors il va voir une orthophoniste régulièrement, et par ailleurs, la maîtresse et ses petits copains s’adaptent et s’appuient sur ses forces ! Les progrès ne tardent pas !

On sent décidément bien que Danielle Noreau est orthophoniste. Les victoires de Grégoire est une histoire pleine de vérité sur le quotidien des jeunes enfants dysphasiques. Ces enfants sont pleins de ressources, et ce texte met justement l’accent sur leurs forces ! C’est plein d’espoir, réaliste, et les grandes illustrations de Stéphane Jorisch aideront justement les enfants concernés à bien comprendre l’histoire. En fin d’ouvrage, comme toujours dans la collection J’apprends la vie, on trouve des informations théoriques sur la dysphasie et l’orthophonie !

Autre domaine dans lequel intervient l’orthophoniste : les troubles du langage écrit.

le lion qui ne savait pas écrireLe lion ne savait pas écrire. Mais il s’en fiche un peu, car il a d’autres talents : il rugit et il montre les crocs. Mais lorsqu’il tombe amoureux d’une lionne, il se dit que pour lui déclarer sa flamme, avant de l’embrasser, il doit lui écrire une lettre. Et là, il est bien embêté ! Il demande donc autour de lui que les animaux lui écrivent une lettre. Mais chacun écrit en fonction de sa propre personnalité : le singe propose à la lionne de grimper aux arbres, l’hippopotame de patauger dans la boue, et ainsi de suite. Le lion est en colère, parce que lui a une idée très précise de ce qu’il veut lui dire… Mais après tout, est-ce trop tard pour apprendre ? Certainement pas !

La lutte contre l’illetrisme (qui contrairement à l’analphabétisme, désigne l’incapacité à lire et écrire alors que l’on a été scolarisé) fait partie du champ de compétence de l’orthophoniste, et a récemment fait l’objet d’un plan national. L’histoire du lion qui ne savait pas écrire traite de ce sujet peu abordé dans la société, avec humour et tendresse. Martin Baltscheit nous fait comprendre qu’il n’y a pas d’âge pour avoir accès au langage écrit, source de tant de libertés et d’indépendance. Accessible aux enfants, ingénieuse et drôle, cette histoire peut également redonner confiance aux enfants en peine avec l’écrit. Marc Boutavant propose de très belles illustrations expressives et pleines d’humour comme je les aime ! A découvrir, lire et faire lire !

j'ai attrapé la dyslexieCette petite fille « nage en écriture et [s]’enlise en lecture ». Le retard s’accumule et c’est de plus en plus difficile ! Alors commence un parcours du combattant : psychanalyste, pédopsychiatre, ophtalmo, ORL, radio, rien de rien pour éclairer cette situation ! Et si c’était la dyslexie ? Madame Charabia, l’orthophoniste devrait pouvoir l’aider !

Quelle belle histoire ! J’ai attrapé la dyslexie de Zazie Sazonoff est un petit bijou ! Avec beaucoup de poésie mais aussi beaucoup de simplicité qui permet de rendre ce texte accessible aux lecteurs en difficultés (qui peuvent être accompagnés pour le découvrir), elle retrace avec force le parcours d’un enfant dyslexique. Les illustrations très simples, noires, blanches et rouges sont un mélange de lettres et de dessins, pour traduire un peu ce qu’il peut se passer dans la tête de cette petite fille qui retrouve progressivement confiance en elle et prend le pouvoir sur les mots ! J’ai attrapé la dyslexie est une belle histoire à diffuser pour faire connaître ce trouble dont on entend tant parler, et rassurer les enfants concernés !

l'orthographeAhhh, l’orthographe ! Cet ensemble de règles qui font notre belle langue, mais aussi sa complexité ! Alors pourquoi est-ce parfois aussi difficile ? Et quelle est son histoire, toujours en mouvement aujourd’hui ? Et puis comment faire pour l’apprivoiser ?

Mine d’informations et de réflexions, L’orthographe est un carnet original à mettre entre toutes les mains. Il est bien possible qu’il parvienne à en réconcilier certains avec ce mot, qui déjà, n’est pas simple à écrire. Sous forme d’un petit carnet facilement manipulable, Catherine Benedetto-Nazarenko, propose de retrouver sur la page de gauche des informations historiques et sociologiques pour comprendre l’évolution de l’orthographe et à droite, une page pour réfléchir à son propre rapport aux mots, à l’écrit, et aux règles parfois complexes ! De manière ludique, le lecteur s’interroge sur ses forces, ses faiblesses, mais aussi les moyens qu’il a à sa disposition de contourner les difficultés ! C’est bien pensé, complet et je pense que ça peut permettre d’apprendre à apprécier la langue française avec ses particularités !

Mais l’orthophonie concerne bien d’autres domaines !

mamie a besoin de bisousMamie doit venir vivre à la maison. Elle ne peut plus vivre seule. En effet, elle perd la mémoire et a besoin d’aide au quotidien. Alors ses petits-enfants se démènent. Ils créent des dessins à afficher sur chaque porte pour que Mamie se repère, l’aide à mettre sa grande serviette parce qu’elle a de plus en plus de mal à manger proprement, construisent un album photo de toute la famille avec les noms inscrits dessous, et prennent le temps d’inscrire chaque jour sur le tableau la date et la météo…

Quelle belle manière d’aborder la démence de la personne âgée… ! Alors que le sujet est difficile, et que les enfants se sentent souvent impuissants face aux changements dont sont frappés leurs grands-parents, Ana Bergua parvient à proposer, avec Mamie a besoin de bisous, une magnifique histoire, pleine de douceur, de vie, et d’espoir. Les petits-enfants se démènent et proposent des solutions concrètes pour aider leur grand-mère. J’ai eu un coup de cœur pour les illustrations de Carme Sala, tout en rouge et blanc ! Et mine de rien, tous les aspects de la maladie sont là : désorientation, chutes, difficultés avec les gestes quotidiens, troubles de la mémoire,… Rien n’est oublié, et on parle même de l’accueil de jour proposé aux familles pour souffler de temps en temps. Et surtout, on parle d’amour, de famille, de tendresse, et de gaieté ! L’orthophonie, c’est aussi la prise en charge des personnes atteintes de maladies dégénératives qui impactent le langage et la communication, dont la Maladie d’Alzheimer.

annie sullivan et helen kellerRemontons à la fin du XIXème siècle, époque à laquelle Annie Sullivan et Helen Keller vont se rencontrer. Helen Keller est une petite fille de l’Alabama qui devient sourde et aveugle à l’âge de 18 mois. La communication avec son entourage est alors extrêmement difficile, et c’est grâce à Annie Sullivan, sa gouvernante elle aussi malvoyante que la fillette pourra s’ouvrir au monde. En effet, celle-ci va lui apprendre la langue des signes, en s’aidant du toucher, un des sens que la fillette possède encore. Elle parviendra même à accéder au langage écrit et Helen et Annie resteront liées pour la vie.

Je crois que cette histoire, découverte sous forme de roman alors que j’étais encore collégienne, est une de celles qui m’a mise sur la voie de l’orthophonie. La discipline n’existait pas en tant que telle à l’époque, mais tous les efforts déployées par Annie Sullivan pour permettre à cette fillette de communiquer malgré ses difficultés est finalement une belle définition du métier. Inspirée d’une histoire vraie, souvent adaptée dans la littérature ou au cinéma, l’histoire d’Helen Keller est aujourd’hui adaptée en bande dessinée par Joseph Lambert, et c’est une réussite. Ses toutes petites cases, comme des petites fenêtres sur la vie d’Helen et Annie nous plonge au cœur de la relation de ces deux personnages, qui n’a pas toujours été des plus sereines ! Esthétique, graphique, et émouvant, c’est une réussite !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de Danielle Noreau (Les noeuds dans la gorge d’Ariane), Marc Boutavant (Chien pourri, Bogueugueu est amoureux, Edmond la fête sous la lune et Mon copain Bogueugueu), et Stéphane Jorisch (Un cadeau pour Sophie). Retrouvez d’autres livres qui mettent en scène la différence sous toutes ses formes, et notamment divers handicaps dont des troubles du langage et de la communication grâce à la fiche thématique.

Coucou !
de Fiona Roberton (traduit par Mireille Chauveinc)
Circonflexe
13 €, 293 x 287 mm, 32 pages, imprimé aux Émirats Arabes Unis, 2014
Les victoires de Grégoire
Texte de Danielle Noreau, illustré par Stéphane Jorisch
Dominique et Cie
14 €, 223 x 288 mm, 24 pages, imprimé en Chine, 2010
L’histoire du lion qui ne savait pas écrire
Texte de Martin Baltscheit (adapté en français par Bernard Friot), illustré par Marc Boutavant
P’tit Glénat
11 €, 285 x 200 mm, 32 pages, imprimé en Italie, 2012
J’ai attrapé la dyslexie
de Zazie Sazonoff
Actes Sud dans la collection Encore une fois
4,95 €, 150 x 190 mm, 36 pages, imprimé au Portugal, 2013
L’orthographe
de Catherine Benedetto-Nazarenko
L’épicerie de l’orage
10,50 €, nombre de pages, imprimé en Italie, 2011
Mamie a besoin de bisous
Texte d’Ana Bergua, illustré par Carme Sala
Océan Jeunesse
15,22 €, 205 x 225 mm, 33 pages, imprimé en Italie, 2011
Annie Sullivan et Helen Keller
de Joseph Lambert (traduit par Sidonie Van den Dries)
Cambourakis
22 €, 215 x 307 mm, 90 pages, imprimé en Lettonie, 2013

A part ça ?

100 idées pour exercer la mémoire des enfants100 idées pour accompagner une enfant avec autisme100 idées pour accompagner les enfants déicients intellectuelsLes éditions Tom Pousse, dont nous avons déjà parlé hier avec Mon enfant bégaie, publient des guides très bien faits pour aider concrètement les enfants concernés par les troubles du langage et des apprentissages, dans la collection 100 idées. J’ai notamment lu 100 idées pour développer la mémoire des enfants, 100 idées pour accompagner un enfant avec autisme, et 100 idées pour accompagner les enfants déficients intellectuels. Des sources d’informations, de conseils, et d’idées pratiques à piocher ! Une collection à découvrir !

Marianne

Marianne

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L’orthophonie [1/2]

Par 17 mars 2014 Livres Jeunesse

Dans la vie, quand je n’écris pas des chroniques pour La Mare aux Mots, je suis orthophoniste. J’aime énormément mon métier, et j’ai décidé de vous présenter aujourd’hui et demain, une sélection de livres qui traitent des troubles du langage et de la communication. Troubles d’articulation, dysphasie, bégaiement, autisme, surdité, dyslexie, handicap, maladies dégénératives, déficience intellectuelle… : de 0 à 100 ans on peut avoir besoin d’un orthophoniste !

quelle chatastropheQuelle chatastrophe ! Émile se réveille un matin avec un chat dans la gorge. Un vrai chat qui l’empêche de bien prononcer les mots : tous les « ca » deviennent des « cha ». Dur dur de se faire comprendre avec un tel problème de prononciation. Avec Madeleine, il va tout tenter pour se débarrasser du vilain matou :  faire le poirier pour le faire tomber, l’inciter à sortir chasser les souris, se laver les dents 100 fois par jour parce que c’est bien connu, les chats n’aiment pas l’eau… Mais rien n’y fait et Émile est désespéré !

Même si en réalité, le son « k » et le son « ch » n’ont que peu de liens entre eux, et que le « chat dans la gorge » dont on entend souvent parler n’est pas un défaut de prononciation, ce petit Émile est bien ennuyé de ne pas réussir à se faire comprendre, comme beaucoup d’enfants concernés par un trouble d’articulation et plus généralement du langage oral. Et cette histoire pleine d’humour de Maureen Dor permet de dédramatiser, d’en rire, et de se dire qu’on n’est pas seuls dans cette situation ! Les illustrations de Charlotte Meert, toutes en rondeurs et en couleurs sont drôles, et nous plongent même parfois à l’intérieur de la bouche ! On prolonge le plaisir avec le CD de l’histoire et une chanson ! Le chat n’a qu’à bien se tenir !

le petit princheUn roi et une reine s’aiment et donnent un jour naissance à un beau prince qui a tout pour ravir ses parents et la cour. Jusqu’à ce qu’il se mette à parler ! Il transforme tous les « s » en « ch » ! Mais qu’à cela ne tienne, le roi et la reine décident d’instaurer un nouveau décret : dorénavant, tout le monde chuintera ! Les chaussettes deviendront des « chauchettes », les saucisses des « chauchiches » et ainsi de suite. Le petit prinche grandit donc sans souci dans un monde complètement fait pour lui. Jusqu’au jour où…

Un « s » qui devient « ch » dans la bouche des enfants, c’est fréquent. Et si ça fait parfois sourire l’entourage, ce n’est pas toujours aussi drôle pour celui qui est concerné. Et pourtant, qu’est-ce qu’on sourit avec cette histoire d’Alice Brière-Haquet ! Un royaume où les « sous » deviennent des « choux » c’est assez drôle, et quand en plus la « salsa » devient le « chachacha », c’est du grand n’importe quoi ! Les illustrations de Camille Jourdy fourmillent de détails et sont très expressives puisqu’une partie du texte y est même intégré sous forme de bulles de bande dessinée. Un bel album tendre et malin pour voir d’un autre œil les défauts de prononciation !

qu'est-ce que tu dis Coralie« Qu’est-ce que tu dis, Coralie ? » Toute la journée, la petite fille entend cette phrase. Effectivement, son problème à elle, ce sont les sons « k » et « g ». Elle les transforme en « t » et « d », et si ça fait rire tout le monde, ça a tendance à l’agacer. Elle va chez Hélène, une orthophoniste depuis quelques temps, et ça va déjà mieux : la preuve, si elle décompose le mot lentement, elle peut y arriver. Mais de là à lire une poésie devant toute la classe, elle n’est pas encore prête…

Cette fois, l’orthophoniste entre en scène. On assiste à une séance, où un perroquet, en répétant ce que dit Coralie, l’aide à prendre conscience de ses erreurs et à se corriger. Bon, dans la réalité, on a rarement un vrai perroquet dans le bureau, mais effectivement, c’est aussi une partie de notre travail que d’aider l’enfant à avoir un bon retour de ses productions. Cet album de Stefan Boonen est bien fait, et décrit vraiment tout ce qui se joue autour d’un trouble d’articulation : la peur et la honte parfois de parler en public, le fait que l’entourage puisse aider en redonnant à chaque fois le bon modèle sans exiger de faire répéter constamment, ou bien comment les enfants trouvent eux-mêmes des stratégies pour contourner la difficulté. La lecture est agréable notamment grâce aux grandes illustrations de Pauline Oud et en fin d’ouvrage, on trouve aussi quelques pages adressées aux adultes, plus théoriques, sur la prononciation, l’articulation, et l’orthophonie. À cheval entre réalité et fiction, cet album est au plus près du quotidien des enfants concernés par de tels troubles !

En orthophonie, nous sommes également amenés à prendre en charge les personnes et notamment les enfants concernés par le bégaiement, ce trouble du langage oral complexe dont on entend tant parler !

les noeuds dans la gorge d'arianeAriane bégaie. Elle répète des syllabes, des mots, et tout cela se bouscule. Parfois même, ça ne sort pas du tout. Elle le sait bien, et se rend compte de sa différence quand elle entend ses copains parler. À la maison, elle a parfois du mal à trouver un espace pour parler. Quand Mamie vient, c’est plus calme. D’ailleurs, Mamie tricote, et Ariane trouve que la pelote et ses nœuds ressemblent un peu à son bégaiement. Tout est là, mais tout est enchevêtré, coincé… Alors, avec de la patience, elles vont s’atteler à démêler Les nœuds dans la gorge d’Ariane, pour retrouver de la fluidité.

Avec cette métaphore de la pelote de laine, Danielle Noreau (qui est également orthophoniste) tente d’expliquer aux enfants ce trouble complexe qu’est le bégaiement. Et surtout, elle l’explore dans toutes ses dimensions. En effet, Ariane apprécie d’avoir un moment sans ses frères bruyants pour s’exprimer ou pouvoir prendre son temps non seulement pour parler, mais aussi pour manger sa soupe par exemple, tranquillement et sans pression. L’histoire reprend de nombreux conseils qui sont donnés aux parents lors des séances, et encore une fois, les enfants concernés se reconnaîtront dans cette petite fille si courageuse. Louise Catherine Bergeron met des images tout en finesse sur ce beau texte, qui permet d’appréhender un peu plus sereinement le bégaiement.

le prince bégayantMême les princes peuvent bégayer ! C’est le cas de ce prince de tribu africaine. Et pour un chef, c’est parfois difficile : les regards moqueurs des siens, la difficulté à impressionner l’ennemi, et la profonde tristesse d’être différent et de ne pouvoir faire des mots une force. Alors, un jour, il part en pirogue, s’isoler et surtout prendre le large avec toutes ses difficultés. Là, il découvre d’autres langages, et même un langage un peu particulier : celui de l’amour…

Totalement écrit en vers, Le prince bégayant est un magnifique texte, très joliment illustré qui s’adresse à mon sens aux lecteurs un peu plus âgés. Avec justesse, et surtout beaucoup de sensibilité, François Place parle de la difficulté d’être bègue. Toutefois, ce n’est ni larmoyant ni démoralisant, et que l’on soit ou non concerné, on se laisse porter par cette belle aventure lointaine. Voilà une bien jolie manière de mettre des mots sur toutes ces difficultés !

moncopainbogueugueuFerdinand a un ami : Basile Tambour. Basile Tambour bégaie.  Et il est rapidement surnommé Bogueugueu par tout le monde. Ce bégaiement, ça lui gâche un peu la vie ! Il bégaie surtout sur les « b », les « t », les « g », les « d », tous les sons un peu durs finalement. Et parfois, pour éviter ça, il en arrive même à ne pas dire tout à fait ce qu’il voulait. Il voit une « orthomachinchose », mais ça ne fait pas tout malheureusement, et ça reste quand même difficile. Mais accompagné de Ferdinand, Basile finira par surpasser tout cela, pour en faire une force !

Avec Mon copain Bogueugueu, Béatrice Fontanel s’adresse aux enfants qui commencent à lire seuls. Ce court roman joliment illustré par Marc Boutavant dresse le portrait d’un petit garçon courageux, qui essaye de résister aux moqueries et de vivre avec son bégaiement. Là encore, pas de niaiserie ou de passages larmoyants, mais un récit plein de vérité, à la fois tendre, plein d’humour et parfois un peu cruel, pour coller au plus près du quotidien des enfants concernés ! Et en même temps, c’est plein d’espoir et lumineux, pour relativiser, se sentir compris et prendre la vie du bon côté !
Gabriel a déjà chroniqué un livre où Bogueugueu est présent : Bogueugueu est amoureux.

mon enfant bégaieEt pour aller plus loin, je vous conseille le guide d’Anne-Marie Simon, Mon enfant bégaie. Sans se substituer à une prise en charge spécifique et aux conseils d’un orthophoniste adaptés à chaque situation particulière, il permet d’aborder de nombreuses questions, non seulement sur le bégaiement en général, mais aussi sur les particularités de ses manifestations et de ses répercussions selon l’âge. Des tas d’informations à piocher au fil des besoins pour s’informer, se rassurer, trouver les mots et avancer aussi bien en famille que dans les différents lieux de vie de l’enfant (crèche, école, collège…).

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres d’Alice Brière-Haquet (Mon voyage en gâteau, Mélina, Pierre la lune, Mademoiselle Tricotin, Une vie en bleu, Aliens mode d’emploi, Dis-moi l’oiseau, Le peintre des drapeaux, Paul, A quoi rêve un pissenlit ?, Perdu !, Rouge, et Le bonhomme et l’oiseau), François Place (Le sourire de la montagne), et Béatrice Fontanel et Marc Boutavant (Bogueugueu est amoureux).

Quelle chatastrophe !
Texte de Maureen Dor, illustré par Charlotte Meert
Éditions Clochette dans la collection Les Zygomots
14,95 €, 220 x 220 mm, 24 pages, imprimé en Belgique, 2013
Le petit prinche
Texte d’Alice Brière-Haquet, illustré par Camille Jourdy
P’tit Glénat 
11 €, 306 x 215 mm, 24 pages, imprimé en Italie, 2010
qu’est-ce que tu dis Coralie ? Une histoire sur… la prononciation
Texte de Stefan Boonen (traduit par Laurence Baulande), illustré par Pauline Oud
Dominique et Cie
14 €, 225 x 285 mm, 24 pages, imprimé en Chine, 2009
Les nœuds dans la gorge d’Ariane. Une histoire sur… le bégaiement
Texte de Danielle Noreau, illustré par Louise Catherine Bergeron
Dominique et Cie
14 €, 221 x 285 mm, 24 pages, imprimé en Chine, 2009
Le prince bégayant
de François Place
Gallimard Jeunesse
13,50 €, 170 x 275 mm, 46 pages, imprimé en Italie, 2006
Mon copain Boguegueu
Texte de Béatrice Fontanel, illustré par Marc Boutavant
Gallimard Jeunesse
9,15 €, 155 x 215 mm, 41 pages, imprimé en Italie, 2006
Mon enfant bégaie
d’Anne-Marie Simon
Tom Pousse dans la collection Concrètement que faire ?
11 €, 125 x 190 mm, 111 pages, imprimé en UE, 2012

À part ça ?

Info-langage.org propose des informations le développement du langage de l’enfant, très utiles aux parents ou professionnels de la petite enfance.

Marianne

 

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Pinocchio

Par 29 novembre 2013 Livres Jeunesse

Il y a quelque temps, suite au visionnage de la version d’Enzo D’Alò de Pinocchio (que j’avais chroniqué ici) j’ai eu très envie de revoir les autres versions que j’avais vues il y a quelques années. En quelques semaines, avec ma fille de 5 ans, j’ai donc vu le magnifique dessin animé d’Enzo D’Alò, le téléfilm en plusieurs parties de Luigi Comencini avec Nino Manfredi dans le rôle de Geppetto et Gina Lollobrigida dans celui de la fée bleue et enfin la version de Roberto Benigni. Trois versions au final très différentes, qui m’ont donné envie de lire l’œuvre originale de Carlo Collodi. Flammarion venant justement de la sortir en version intégrale… C’était le moment idéal !

pinocchioPère Cerise fit un jour l’acquisition d’un magnifique morceau de bois. Il se réjouissait déjà de ce qu’il allait en faire : un pied de guéridon ! Il prit sa hache quand il entendit une voix le suppliant de ne pas lui faire mal. D’où venait donc cette voix ? Il avait beau chercher, il ne trouvait pas ! Il reprit sa hache… la voix repris. Le vieil homme était terrorisé ! Quand son vieil ami Geppetto se présenta chez lui pour chercher un morceau de bois pour faire un pantin, il ne se fit pas prier pas pour lui donner la bûche qui semblait ensorcelée. Geppetto rentra chez lui, commença à façonner son pantin et décida de lui donner le nom de Pinocchio. Il ne savait pas encore quels malheurs l’attendaient !

Pour vous raconter ma vie (après tout, c’est un blog ici), nous avons lu ce livre par chapitre (ou par demi-chapitre) chaque soir avec ma fille pendant plus de deux mois. Chaque soir, elle attendait avec impatience la suite des aventures du petit pantin pas très sage (et quand le livre a été fini, elle était très déçue que ça soit déjà la fin). Il faut dire que c’est une histoire magnifique, pleine de rebondissements. C’est drôle et tendre, poétique et moral (parfois un peu trop). On ne s’ennuie jamais avec ce pantin qui passe son temps à mentir, à se lamenter, qui est extrêmement naïf et à la fois qui sait profiter de la bonté des gens. Pinocchio est un personnage assez insupportable (mais qui rentrera dans le droit chemin), mais tellement drôle ! On suit donc ses aventures extraordinaires, on tremble pour lui lorsqu’il est pendu par le chat et le renard, lorsqu’il est sur le point d’être rôti dans la poêle d’un pêcheur ou quand un marionnettiste veut le faire cuire. On est émerveillé quand il vole à dos de pigeon, rencontre une fille aux cheveux d’azur ou parle avec les animaux (qui tentent toujours de lui donner des conseils qu’il n’écoute jamais). On est triste quand il apprend la mort de sa fée, quand il pense que son père a été mangé par un requin ou lorsqu’un de ses compagnons meurt dans ses bras. C’est un roman absolument superbe, une grande aventure. À écouter à 5 ans, à lire à 80, un roman multigénérationnel, un bon livre quoi ! Cette version sortie chez Flammarion, avec sa couverture à rabat et ses illustrations de Jean-François Dumont est vraiment un bel ouvrage.

Petit aparté, forcément en lisant l’œuvre originale on se souvient des films vus… force est de constater que c’est Roberto Begnini qui a été le plus fidèle à l’œuvre. Le côté insupportable du personnage, le côté bavard (ça m’avait choqué dans le film, on a envie de lui dire « mais tais-toi ! » et je m’étais dit que Begnini faisait du Begnini… en fait, Pinocchio est comme ça, certaines « tirades » font des demi-pages). C’est intéressant aussi de voir que Luchignolo (appelé Lumignon dans cette version) est un personnage mineur contrairement aux versions cinéma. Et là encore, la fin de Luchignolo n’est montrée que dans le Begnini. Il a, à mon sens, été le seul à être vraiment fidèle au ton de l’œuvre de Carlo Collodi.

PinnochioUn menuisier qui n’avait jamais eu d’enfant et se sentait seul décida de se faire un pantin de bois. Seulement une fois fait le pantin est doué de parole et est même très doué en bêtises !

Oui, c’est la même histoire ! Mais drôlement résumée… Le roman de plus de 150 pages de Carlo Collodi tient ici sur 18 ! Alors bien sûr il manque énormément de choses, le personnage de Pinocchio, lui-même, n’a plus sa saveur (et en enlevant certains passages on est obligé d’en changer d’autres choses) et perd même en cohérence (« Mais, Pinocchio s’enfuit de la maison. Bientôt, il fut arrêté par deux gendarmes. – Que fait un petit garçon comme toi, tout seul dans la rue ? demandèrent-ils. Ils le laissèrent partir, mais, à la place, ils allèrent chercher Geppetto et le menèrent en prison »… Pinocchio est à peine arrêté qu’il est libéré et Geppetto est arrêté sans qu’on sache pourquoi !). Par contre les illustrations tout en découpages sont absolument superbes. C’est du papier découpé au laser qui est collé sur du papier de couleur. Comme si l’on voyait l’histoire en ombres chinoises. Un ouvrage très graphique parfait pour une première approche de l’histoire de Pinocchio.

L’œuvre de Carlo Collodi a souvent donné des idées aux auteurs jeunesse (pas uniquement jeunesse d’ailleurs, on pense à la BD de Winshluss), on a vu plein d’histoires librement inspirées du pantin de bois (au cinéma aussi d’ailleurs, on pense à A.I. Intelligence Artificielle). Voici un exemple.

LapinokioUn vieux lapin en peluche rêvait d’être un vrai lapin. Posé sur le rebord d’une fenêtre, il regardait les animaux dehors et rêvait d’être parmi eux. À force de le répéter, une fée apparut et lui exauça son souhait… sauf que le lapin (qu’on appelait maintenant Lapinokio) ne faisait que des bêtises et se mettait à dos les animaux de la ferme. Et si être sage était finalement mieux ?

Lapinokio s’inspire donc de Pinocchio (le rêve de devenir « vrai », les oreilles qui s’allongent quand il fait des bêtises, le fait de ne pas être sage). Voilà donc une version adaptée aux plus petits pleine de pep’s, très colorée, qui devrait plaire aux enfants. Et c’est bien connu, tous les doudous aimeraient devenir vivants, non ?

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué plusieurs ouvrages de Jean-François Dumont : Copains comme cochons, Gare à Edgar, La petite oie qui ne voulait pas marcher au pas et La grève des moutons.

Pinocchio
Texte de Carlo Collodi (traduit par Claude Poncet), illustré par Jean-François Dumont
Flammarion
13€, 165×220 mm, 160 pages, imprimé en Slovénie, 2013.
Pinocchio
d’Agnese Baruzzi (d’après Carlo Collodi et traduit par Françoise Nagel)
Mango Jeunesse
16€, 220×220 mm, 14 pages, imprimé en Chine, 2013.
Lapinokio
Texte de Lili Chartrand, illustré par Pishier
Dominique et compagnie
14,50€, 236×236 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 14,50€.

A part ça ?

Quelques photos de Montreuil

Gabriel

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COLÈRE !

Par 8 novembre 2013 Livres Jeunesse

On est grincheux
On est grognons
Ça va gronder
Et vous les grands attention ça va grincer !
Grrr pas contents – Zut

Et si nous parlions de la colère ? Tout comme nos marmots, les héros des albums jeunesse poussent aussi des colères.

Bleu d'orageElle s’est disputée avec Théo. Théo est parti chez Phil, elle a fui avec Lucette (sa poupée) dans la campagne. Elle a marché pour éliminer sa colère. Dans le vent, sous la pluie. Elle ne rentrera plus, c’est décidé. Elle cueille des mûres mais comme elle pense à Théo elle les écrase dans sa main de colère. Et même Lucette commence à l’énerver.

Bleu d’orage est un album très poétique sur la colère. Les illustrations de Sarah Pinson (qui signe aussi le texte) à la peinture sont magnifiques. Ici on raconte parfaitement les colères de l’enfance, où l’on finit même par faire des choses qu’on sait mauvaises pour nous, mais juste parce qu’on pense que ça va punir l’autre. Le dialogue de la petite fille avec sa poupée est extrêmement poétique. Un très bel album.
Plus d’illustrations sur le site de Lirabelle.

la colère d'AlbertAlbert veut bien que sa sœur l’appelle Bibi, il aime ça même, mais les copains de l’école hors de question ! Faut dire que c’est souvent accompagné de moqueries… Un jour qu’Albert est déjà bien énervé, il se reçoit un ballon sur la tête et ça, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Albert est hors de lui, la colère monte en lui, si fort qu’Albert grandit, grandit, grandit et ses canines s’allongent, s’allongent, s’allongent. Il n’y a pas à dire Albert est en colère et il est terrifiant !

Ici, c’est avec beaucoup d’humour qu’on parle de la colère avec cette image de devenir terrifiant. Bien-sûr les copains d’Albert osent moins se moquer. La colère d’Albert sera quand même désamorcée (mais désormais on réfléchira à deux fois avant de lui dire qu’il est tout petit ou de l’appeler Bibi !). Un texte plein d’humour et de très belles illustrations pour un petit album ressorti chez Tom’Poche (qui ressort en format poche des albums sortis chez d’autres éditeurs).
Le même vu par Œil d’ailleurs et par Parfums de livres (dans une chronique sur la colère).

Albert le hamster qui pique une grosse colèreAlbert (oui oui encore mais c’en est un autre) est un hamster qui pique de grosses colères ! Mais alors vraiment grosses ! Qui font jeter les affaires par terre ! On a beau essayer de le calmer, rien n’y fait ! Albert quand il est en colère c’est la guerre !

Ici aussi quelqu’un saura désamorcer la colère d’Albert et le petit hamster se rendra compte que s’il est moins colérique on l’aimera davantage. Albert, le hamster qui pique une grosse colère de Nathalie Dujardin et Marie Moray est un album au texte simple, en rime (on accroche ou pas aux textes en rimes, moi j’ai plutôt du mal) avec des illustrations modernes. Un album pour parler avec les petits de leurs colères.
Le même vu par Maman Baobab (dans une thématique sur la colère, d’ailleurs).

SinonUn loup entre dans la boulangerie de Madame Bonpain et réclame très énervé « un éclair au chocolat, SINON… ». Forcément, devant un loup aussi énervé, on cède ! Mais la boulangère, terrifiée, cherche quelqu’un pour la remplacer le lendemain. Les gens derrière le comptoir vont se succéder jusqu’à ce que quelqu’un ose répondre au loup.

Un album que j’ai adoré lire à ma fille (et qu’elle a adoré écouter), un album très drôle dans lequel on imite la voix du loup (et les répétitions permettent aux enfants de dire aussi les dialogues). Une histoire pleine d’humour, des dessins simples mais efficaces. On regrettera juste cette succession de personnages féminins qui tremblent devant le loup et ce n’est que lorsqu’il aura un personnage masculin que le loup trouvera enfin un interlocuteur qui ose lui tenir tête

méchant petit princeIl était une fois un petit prince qui était si méchant qu’il pinçait son père pour lui dire bonjour et mordait sa mère au lieu de l’embrasser. Il énervait tellement son monde qu’on décida de l’enfermer dans une tour du château. Seulement il réussit à s’enfuir ! Et après avoir beaucoup voyagé, il rencontra une princesse aussi méchante que lui avec qui il eut de nombreux enfants (c’est peu dire) qui adoraient mettre leur père en boule.

Grégoire Solotareff nous embarque encore dans une histoire complètement folle et décalée où ce qui l’entoure devient entièrement rouge quand le prince s’énerve (ce qui fait beaucoup rire ses enfants, qui, du coup, provoquent ses colères). Le méchant petit prince est un album très coloré dans lequel finalement les colères (et la méchanceté) ce n’est pas si grave que ça, et même c’est plutôt drôle.

anais voit rougeAnaïs vient de déménager, elle va donc dans une nouvelle école. Seulement, de tout ça, Anaïs n’a aucune envie, et que ce soit chez elle ou à l’école, elle pousse de grosses colères. Ses parents et sa maîtresse vont devoir y faire face, heureusement que la psychologue de l’école est là pour aider Anaïs à maîtriser ses colères.

On termine par un album beaucoup plus pédagogique. Anaïs voit rouge est écrit par une psychoéducatrice et l’histoire pour les enfants est accompagnée d’un texte à destination des adultes où l’on parle de la colère chez les tout-petits, des attitudes à avoir devant cette situation… J’ai toujours du mal avec ces albums très pédago-psycho-quelque chose… Mais c’est très personnel et si vous cherchez un livre qui donne des solutions pour faire face aux colères des enfants et en parler avec eux, cet album peut vous plaire.

Quelques pas de plus…
D’autres livres sur la colère que nous avons chroniqué : Pas envie, Joseph Fipps, Gros-gris, Lili, capricieuse petite sorcière, Le masque et Plus de bisous !.
Nous avons déjà chroniqué des livres de Nathalie Dujardin et Marie Morey (Ronchon le cochon qui répond toujours non), Grégoire Solotareff (Adam et Eve) et Sophie Martel (Yoganimo, Le yoga des enfants).

Bleu d’orage
Texte de Sarah Pirson
Lirabelle
15€, 240×170 mm, 32 pages, imprimé en France, 2005.
La colère d’Albert
Texte de Françoise Laurent, illustré par Pascal Vilcollet
Tom’Poche
5,50€, 150×211 mm, 30 pages, imprimé en Chine, 2011.
Albert, le hamster qui pique une grosse colère !
Texte de Nathalie Dujardin, illustré par Marie Morey
Éveil et découvertes dans la collection Mini rimes
12€, 220×305 mm, 34 pages, imprimé en Union Européenne, 2012.
Sinon…!
Texte de Alice Bassié, illustré par Sylvain Diez
Kaléidoscope
12,70€, 175×255 mm, 22 pages, imprimé en Italie, 2009.
Méchant petit prince
de Grégoire Solotareff
L’école des loisirs
12,70€, 225×317 mm, 30 pages, imprimé en France, 2013.
Anaïs voit rouge
Texte de Sophie Martel, illustré par Christine Battuz
Dominique et compagnie dans la collection Une histoire sur…
14€, 220×285 mm, 24 pages, imprimé en Chine, 2010.

A part ça ?

Si vous cherchez un livre pour apprendre à gérer les colères des enfants, les comprendre je peux vous conseiller Pleurs et colères des enfants et des bébés d’Aletha Solter sorti chez Jouvance éditions dont on m’a dit du bien (oui j’avoue que je ne l’ai lu moi-même, je lis peu de lire sur l’éducation). Un article qui en parle.

Gabriel

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