La mare aux mots
Parcourir le tag

Editions Les lucioles

Mes parents ne s’aiment plus… (thématique sur le divorce 1/3)

Par 31 mai 2012 Livres Jeunesse

Ce soir elle ne rentre pas
Je n’sais plus, je n’sais pas
Elle écrira demain peut-être
Nous aurons une lettre
Il pleut sur le jardin
Je vais faire du feu
Je n’ai pas de chagrin
On est là tous les deux
Seuls
Mon petit garçon
Serge Reggiani

Aujourd’hui un sujet pas forcément évident : le divorce. C’est souvent un évènement difficile pour les enfants. Les livres sont là pour leur montrer qu’ils ne sont pas seuls dans ce cas. Les livres sont aussi une bonne façon d’entamer des conversations, de leur faire parler de leurs propres questionnements, de voir comment ils voient les choses. Je vous propose une chronique en trois parties, aujourd’hui et la semaine prochaine les livres pour les plus jeunes et la semaine d’après pour ceux qui savent déjà bien lire.

Camille a bien de la chance d’avoir deux familles ! Deux maisons, deux gâteaux d’anniversaire, partir deux fois en vacances,…

Camille a deux familles d’Ophélie Texier est un livre tout cartonné idéal pour les toutpetits. Le texte est simple, les illustrations épurées, le genre d’album qui va leur parler. Ici on dédramatise donc la famille recomposée. Camille est heureuse et ne voit que des avantages à sa situation. Par contre un enfant dont les parents ne sont pas divorcés va envier Camille ! Il est sorti dans la collection Loulou & cie chez L’école des loisirs, un gage de qualité !

Les parents se séparent est un livre de la collection Mine de rien de Catherine Dolto (chez Gallimard Jeunesse), une collection que j’aime assez mais qui sur certains point à tendance à me hérisser le poil… Pourtant elle est plutôt bien faite, joliment illustrée et bien écrite. Mais voilà il y a souvent une phrase qui chez moi ne passe pas, ici c’est la première « Tous les enfants naissent de l’amour d’une femme et d’un homme » que je trouve assez hétérocentrée et même au-delà… Mais passons cette première phrase et intéressons-nous au reste. Ici donc Catherine Dolto explique avec beaucoup de psychologie et de finesse le processus de la séparation des parents. Du désamour à la reformation d’une nouvelle famille en passant par le divorce en lui-même avec les avocats,les juges et les disputes. Cette collection arrive toujours à parler aux enfants avec des mots simples, leur expliquer les choses qu’ils vivent, les dédramatiser.

Pétard préférait sa vie d’avant. Une femme qui lui donnait des croquettes, un homme qui le faisait sortir et des enfants avec lesquels il jouait ou faisait des câlins. Mais maintenant c’est vraiment plus pareil, il vit un coup chez l’un, un coup chez l’autre. Et ils ont l’air bien tristes tous séparés. Il faut tenter de remettre de la vie dans tout ça ! Oh Pétard !

Le divorce vu par le chien de la famille, c’est original ! Fallait y penser ! Le texte de Christine Naumann-Villemin (dont j’avais entendu le plus grand bien mais je n’avais rien lu d’elle) est très beau et en même temps très drôle, plein de tendresse et d’humour. Le côté « vu par le chien » permet vraiment de dédramatiser tout ça, d’en rire. À la fin, forcément, le chien se rend compte que cette nouvelle vie n’est pas si mal. Les illustrations de Christine Davenier sont pleines de mouvement, ce qui donne énormément de dynamisme à cet album. Un album très vivant, loin de toute morosité.

La vie d’enfant en garde alternée ce n’est pas toujours facile, une semaine chez l’un, une semaine chez l’autre… heureusement la petite fille de cette histoire a tendu un fil entre les deux maisons.

« Mes parents ils ne s’aime plus. Et ça, ça veut dire plus de bisous, même sur la joue. Ils se disent un coucou de loin. Rusée, je me mets entre eux deux et je leur prends la main. On forme un trio pour quelques secondes. Je suis le fil entre les deux. » Pour parler de sujet pas facile avec humour et tendresse qui de mieux, franchement, que Séverine Vidal ? Son Du fil à retordre est comme la plupart de ses écrits un livre qui nous fait sourire autant qu’il nous fait ressentir des émotions. Le personnage principal est attachant et touchant mais en même temps si drôle et si pétillant. On parle donc ici de la garde alternée, des vacances « partagée » entre les deux, d’essayer d’être le lien entre deux personnes qui se sont aimées. L’enfant tente de faire des choses drôles pour que les parents se le racontent, pour recréer le dialogue, pour allonger ce temps où ils sont à nouveaux trois. On parle aussi de ce qu’on emporte, du sac qui est la seule chose commune aux deux maisons et des odeurs, emporter avec soi, chez papa, l’odeur de maman. Et ce fil qui lie les deux vies, ce fil parfois tendu, parfois emmêlé mais qui est toujours là heureusement, pour continuer de marcher dessus en essayant de ne pas tomber. Qu’elle est belle cette histoire, qu’ils sont beaux les mots de Séverine Vidal. Qu’ils font du bien !

Cette famille c’est simple comme un jeu de carte ! Le père, la mère, le fils, le chien. Mais un jour il y a eu un souci. Au milieu le fils et le chien, d’un côté le père et de l’autre la mère. À partie de là le jeu est devenu de plus en plus compliqué. Il y avait toujours le père, la mère, le fils et le chien mais sont venus s’ajouter l’amoureux de la mère , l’amoureuse du père, la fille de l’amoureux de la mère, le fils de l’amoureux de la mère, la chat du fils de l’amoureux de la mère,… bref un jeu de carte bien différent… pas forcément moins bien… mais plus pareil !

Le parallèle entre le jeu de 7 familles (les personnages sont souvent représentés sur des cartes et on les voit souvent jouer aux cartes) et l’évolution de la famille est à la fois très intelligent et super original. Le texte est une petite merveille. C’est drôle, fin, bien écrit. L’objet en lui-même est très beau. C’est un album que j’adore. À la fin du livre on nous montre d’autres sortes de jeux, des familles différentes, ce qui souligne bien qu’aucune famille n’est semblable, celle de l’enfant unique, l’enfant sans parents, l’enfant adopté ou l’enfant à deux papas (rares sont les livres qui parlent d’homoparentalité et ça mérite d’être souligné !). Pour citer un peu la quatrième de couverture qui reprend les règles du jeu de cette famille « On peut y jouer avec le cœur à l’envers et le moral dans les chaussettes. On peut y jouer en inventant les règles au fur et à mesure (…) On peut y jouer autant qu’on veut parce que c’est jamais interdit de rigoler ». Cet album est une vraie réussite !

Quelques pas de plus…
Oh, Pétard ! et Du fil à retordre sur Enfantipages.
Le jeu de cette famille, Du fil à retordre et d’autres livres sur le divorce sur 3 étoiles
Et la suite de cette thématique jeudi prochain (d’autres albums) et le jeudi suivant (romans).

Camille a deux familles
de Ophélie Texier
L’école des loisirs dans la collection Loulou & cie
7,70€
Les parents se séparent
de Catherine Dolto et Colline Faure-Poirée, illustré par Frédérick Mansot
Giboulées Gallimard Jeunesse dans la collection Mine de rien
6,00€
Oh, Pétard !
de Christine Naumann-Villemin, illustré par Christine Davenier
Kaléidoscope
13€
Du fil à retordre
de Séverine Vidal, illustré par SeL
Éditions Les Lucioles
14,90€
Le jeu de cette famille
de Annie Agopian, illustré par Claire Franek
Rouergue
12€

———————————————————————————————————————

À part ça ?

Oh mais c’est déjà le dernier jour du mois, et donc le jour des coups de cœur ! Pour le mois de mai Marianne a choisi Les pendules de Dana et moi Patabulle cultive son jardin. Retrouvez nos coups de cœur des mois précédents sur le blog et sur Facebook.

Gabriel

You Might Also Like

Deux romans très différents sur des filles d’aujourd’hui

Par 4 mai 2012 Livres Jeunesse

Lisbeth vit avec sa mère et ce n’est pas la joie depuis la mort de son père. Ambiance lourde… très lourde… Heureusement elle est là pour sa mère, mais qui est là pour elle ?
Jeanne aussi vit avec sa mère, mais chez elle c’est plutôt l’inverse : c’est vivant ! Ça court dans tous les sens, trois frères très vivants et une maman-copine… ça met l’ambiance !
Ces deux-là vont se rencontrer, se découvrir, s’aimer.

J’ai lu ce roman d’une traite et j’ai été absolument conquis ! C’est une pure merveille. C’est un des plus beaux romans que j’ai lu sur les amours adolescentes. On le lit avec un sourire au coin des lèvres et une larme au bord de l’œil et on ne peut pas le lâcher avant de l’avoir fini. Alors bien sûr ça parle d’une histoire d’amour mais aussi de tellement d’autres choses ! Des pères absents, des parents qui ne sont jamais comme on voudrait (et ceux des autres qui nous semblent exemplaires), de la mort, de la dépression,… mais sans être noir, ce n’est absolument pas un roman triste (les larmes qu’il provoque sont des larmes d’émotion). Alors bien-sûr ce sont deux filles qui s’aiment mais ce n’est pas un roman sur l’homosexualité. Je veux dire peut importe ici que ce soient deux filles, deux garçons ou un garçon et une fille, le propos du livre n’est pas là. Ce n’est pas un livre militant, c’est justement ça qui est parfait, c’est justement avec ce genre de romans que les choses passent, que les idées avancent. C’est le genre d’ouvrage qui devrait être dans les CDI de tous les collèges. L’écriture des deux auteures est absolument parfaite, un style ni trop littéraire ni pas assez, juste parfait, des mots qui nous touchent, qui font mouche. Un roman qui déclenche des vagues d’émotion, un petit bijou.

Jo a un étrange don depuis la mort de ses parents… elle voit le vent. Peu de gens le savent. Il y a son meilleur ami Adrien le fan de films d’horreur qui essaye de faire des masques les plus horribles possible, sa tante chez qui elle vit et qui n’est jamais vraiment là et puis les terribles Rudy et Kevin qui la traitent de monstre. Mais quand des choses étranges se passent au point de vue climatique son don risque d’être utile. Pour elle… mais aussi pour le reste de la planète.

La couleur du secret est le premier volet d’une trilogie et… comment dire… le départ m’a franchement ennuyé. C’est très bien écrit mais c’est bourré d’info sur la météo (l’auteur est lui-même scientifique – il a un doctorat de physique – et je pense donc que ce genre de chose est passionnant si le sujet intéresse mais personnellement ce n’est pas trop mon cas…) et j’ai trouvé que ça cassait un peu le récit… Et j’ai hésité à finir le livre… puis j’ai lu le dernier tiers d’une traite et j’attends avec impatience la suite ! Un peu comme ces films en plusieurs parties où le début est horriblement long car on vous présente tous les personnages et à la fin du film on veut voir le 2ème tout de suite. Alors ici, n’exagérons rien, ce n’est pas horriblement long (encore une fois c’est très bien écrit et l’histoire est quand même intéressante). Le début n’est juste, à mon goût, pas captivant… Bref ça vaut le coup de s’accrocher… Ça parle donc d’écologie (on est en 2012 et le monde se détraque), légèrement de surnaturel, mais aussi de recherche de soi (la jeune fille se demande d’où vient son don et un mystère entoure la mort de ses parents) et ça se passe en Bretagne (à Loguivy). Et comme je le disais plus haut… j’attends la suite avec impatience !

Quelques pas de plus…
D’autres livres d’Anne Loyer chroniqués ici : Ma grande soeur et Moi Einstein gardien de maizoo
D’autres livres d’Ingrid Chabbert chroniqués ici : Le bateau de Malo, Les yeux du parapluie, Raconte moi la révolution… et La fête des deux mamans. Retrouvez également notre interview d’Ingrid Chabbert.

Sur les quais
d’Anne Loyer et Ingrid Chabbert
Éditions Les Lucioles
6€
L’oracle du vent T.1 La couleur du secret
de Xavier Müller
Gulf Stream
12,30€

——————————————————————————————————————–

A part ça ?

Le nouveau numéro d’ANORAK est sorti ! Si vous ne connaissez pas c’est une grande et belle revue au papier épais dont Milimalimalou avait parlé sur le forum (ici). Au programme de ce numéro : des histoires (sous forme de BD ou d’histoires illustrées par des dessins très graphiques), des jeux, des coloriages, des reportages, des interviews, la recette de la tarte tatin, des chroniques de livres par des enfants, des monuments de Paris à découper pour faire une petite maquette,… c’est très complet ! Ce numéro est sur la thématique du rire, on va donc s’amuser mais aussi apprendre des choses sur le rire, sur les premières blagues,… Plus d’information, des extraits,.. ici : http://www.anorakmagazine.com/france/

Gabriel

You Might Also Like

Quand la littérature jeunesse s’intéresse aux grands-pères…

Par 7 février 2012 Livres Jeunesse

Le grand-père on peut dire qu’il a été heureux. Il a pris le bon côté des choses. Les dernières années, il les a passées à sculpter de la vigne sur les buffets et les chaises, à se balader avec les gosses, faire des bons petits plats, aller voir le lever de la lune au-dessus des genêts.
Le grand père,
Brigitte Fontaine

Quand j’avais chroniqué deux livres parlant de grands-mères on m’avait demandé des livres sur les grands-pères. J’ai donc décidé de vous faire une petite chronique thématique sur ce sujet. Par contre j’ai remarqué que très souvent, quand on évoque le grand-père, c’est pour parler de la mort. Mais il y a quelques exceptions.

Dis, pépé, est-ce que toi aussi tu as eu un pépé ? c’est ce que demande un petit garçon à son grand-père, et à peine a-t-il eu sa réponse qu’il veut savoir qui était le pépé de ce pépé là… et ainsi de suite. Ainsi on va remonter l’histoire du pépé du temps des voitures tirées par les chevaux à celui qui vivait à l’époque des dinosaures.

Ce grand-père là déborde d’imagination et il met toute son énergie à raconter la vie de ses aïeux : il lève les bras au ciel, s’agite, met sa veste sur sa tête bref il vit les histoires qu’il raconte. Et c’est grâce aux illustrations à la Sempé de Ronan Badel que cet album est aussi vivant et aussi drôle. Cet album a eu le prix chronos de la littérature 2011 CE1-CE2. Un grand père très tendre, qui aime raconter des histoires à son petit fils… comme dans l’histoire suivante.

Il en est arrivé des aventures à ce grand-père ! Une abeille qui l’a suivi toute une semaine, un ballon lancé si fort qu’il a crevé un nuage et fait tomber la pluie, une paire d’ailes trouvée dans un bois qui lui a permis de voler… bref des périples extraordinaires racontés par un grand-père aux joues rouges et quand mon grand père dit quelque chose, c’est que c’est vrai.

Les joues rouges est un très bel album, sorti chez Notari (Marianne vous a parlé régulièrement d’eux et de leurs magnifiques ouvrages). Le grand-père, ici aussi, déborde d’imagination (mais il y a vraiment une différence de ton entre les deux albums, dans Le pépé de mon pépé on est vraiment dans le registre comique et ici c’est très très poétique), les histoires qu’il raconte semblent sortir d’un conte. Mais ce grand-père raconte-t-il vraiment tout ça ou est-ce ce petit garçon qui imagine son grand-père ? Les grands illustrations d’Aljoscha Blau sont très belles et ajoutent encore de la poésie au texte de Heinz Janish qui n’en manquait pourtant pas, de plus il y a une vraie recherche graphique, le texte est écrit sur des lignes comme si c’était un enfant qui avait rédigé cette histoire dans son cahier d’écolier.

Le petit garçon de Se balader  a un grand père qui marche, qui se promène tout le temps, alors il le suit. Et quand on suit son grand-père, rien ne peut vous arriver… et il s’en passe des choses ! Un bâton trouvé sur le bord de la route se transforme en rame et voilà notre héros qui conduit son bateau pour rejoindre son grand-père, parfois il faut traverser un pont qui va s’écrouler et sous lequel attendent des tigres affamés mais si une voiture noire apparaît au bout de la rue on est sauvé… Se balader avec son grand-père c’est une vraie aventure !

Cet album, également édité par Notari, est une magnifique ode à l’imagination comme dans les livres précédents. On parle aussi de l’amour des balades (et de ceux qui n’ont pas la chance de connaitre ça et passe leur temps devant la télé) et de l’amour pour son grand-père (qui permet plus de choses que les parents !). Les illustrations de Madalena Matoso sont lumineuses, c’est un album très joyeux. On est dans l’univers délirant des enfants et des jeux qu’ils font en marchant (vous n’avez jamais, vous, joué à « si je fais plus de 37 pas avant d’arriver au poteau je suis mort » ou « si mes pieds touchent un des traits je vais être mangé par des crocodiles » ?). Un bien bel album.

Et les grands-pères amoureux ?

Chaque année Adrien passe ses vacances chez son grand-père, c’est pour lui le meilleur moment de l’année, il l’attend avec impatience. Faut dire que son grand-père c’est quelqu’un ! Incollable sur la nature (et surtout sur les chauves souris), drôle, inventif,… Et donc cette année encore Adrien est heureux de le retrouver… sauf que son grand-père a rencontré quelqu’un, et ça, ça ne plaît pas du tout à Adrien qui aurait préféré avoir son grand-père pour lui seul.

Elle est belle cette histoire d’amour entre un petit-fils et son grand père, belle et originale. Déjà la complicité entre un petit-fils et son grand-père c’est un sujet peu traité mais les histoires d’amour du troisième-âge… n’en parlons pas ! Et ici c’est fait avec délicatesse et avec humour. J’aime décidément la plume de Sandrine Beau, pleine d’énergie. Comme dans L’hippopotin c’est multicouche, ça traite d’un sujet mais pas que… il y a plein de petites choses abordées, sous-jacente. Bref une très belle histoire d’amour, d’admiration d’un petit-fils pour son grand-père.

Et parfois le grand-père nous quitte…

Barzolo et Barzolino se souviennent de leur grand-père. Quand ils faisaient du ski avec lui ou partaient à la pêche… ou quand il leur faisait des farces ! Les deux oursons ont grandit aujourd’hui mais leur grand-père est toujours dans leur mémoire.

Avec Tu te souviens ? on est vraiment dans la littérature jeunesse classique, des albums comme on a lu chez nos grands-parents justement. C’est doux et tendre. Dans celui-ci on parle donc de la mort, mais ce n’est pas triste. Les ours, à l’âge adulte, sont pressés de parler de leur grand-père à leurs enfants, on parle des générations, de la transmission.

Boubou adore son grand-père, quand il doit passer la journée avec lui c’est la fête ! Faut dire qu’il est drôle le grand-père, il est farceur et joueur. Mais un matin le grand-père de Boubou ne se réveille plus…

Boubou est un héros récurent des éditions Casterman, à qui il arrive beaucoup d’aventures. C’est un enfant Pygmée. Ici donc il va rencontrer Jèngi, un esprit qui va emmener son grand-père. L’album n’est pas triste (il s’adresse aux plus petits et la mort est pour eux une notion inconnue) et Boubou va très vite reprendre sa vie normale et continuer à faire ce qu’il faisait avec son grand-père, mais seul… et tout en pensant à lui. C’est très tendre. En fin d’ouvrage l’auteur nous explique comment se passe la mort chez les Pygmées. Ce livre a reçu également le prix chronos 2011 pour les maternelles et CP.

Le pépé de mon pépé de Noé Carlain, illustré par Ronan Badel
L’élan vert, 12€
Public : A leur lire / lecteurs débutants

Les joues rouges de Heinz Janisch, illustré par Aljoscha Blau
Notari, 17€
Public : A leur lire / lecteurs débutants
Extraits

Se balader d’Isabel Minhós Martins, illustré par Madalena Matoso
Notari, 14€
Public : A leur lire / lecteurs débutants
Extraits

L’été où mon grand-père est devenu jaunophile de Sandrine Beau, illustré par Élice
Éditions Les Lucioles
Public : lecteurs débutants / Lecteurs confirmés

Tu te souviens ? de Martine Beck, illustré par Annie Bonhomme
Kaléidoscope, 12,04€
Public : A leur lire / lecteurs débutants

Boubou et grand-père de Cyril Hahn
Casterman, 8,50€
Public : Tout petits / A leur lire / lecteurs débutants

———————————————————————————————————————

A part ça ?

Un petit court-métrage sur le temps qui passe, très poétique et avec pas mal de métaphores. Je vous préviens c’est pas super gai…

Gabriel

You Might Also Like

« Il s’appelle Charles, mais on l’appelle Papi-Guérit-Tout, parce qu’il est pharmacien. »

Par 6 juin 2011 Livres Jeunesse

Arthur a un grand père pas comme les autres ! Il est certes pharmacien, mais dans son arrière-boutique, il fabrique des potions magiques pour toutes sortes de petits et gros soucis !
Arthur en profite pour réussir son contrôle de grammaire, ne plus se faire taper dans la cour de récré, devenir même chef de bande !
Mais Arthur a un problème plus important… Il voudrait conquérir le coeur d’Elise ! Mais Papi-guérit-tout n’est pas d’accord ! On ne joue pas avec les sentiments ! Arthur décide alors de fabriquer lui même un remède magique… Mais il ne va pas obtenir les résultats attendus !!

Les potions de Papi-guérit-tout est le premier roman d’Anne-Gaelle Balpe,bien sympathique, avec un texte simple et des illustrations rigolotes, très bien pour les enfants qui commencent à lire.
L’histoire n’est pas des plus originales mais est assez drôle et saura séduire les enfants. Quel enfant n’a jamais rêvé d’avoir une potion magique pour régler ses problèmes ?
De plus, l’histoire se passe sur un laps de temps assez court, ce qui peut donner envie au lecteur de le poursuivre pour savoir comment ça va se terminer.

Bref, un avis plutôt positif, pour ce petit roman, et je remercie Lire pour le plaisir et Les éditions Les lucioles de m’avoir permis de le lire.

Les potions de Papi-guérit-tout d’Anne-Gaelle Balpe aux éditions Les lucioles
Public : Lecteurs débutants

Alexandra

You Might Also Like