La mare aux mots
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Edoki

Il n’y a pas que les livres dans la vie : applis

Par 19 mars 2016 Numérique

Deuxième partie de la sélection applis avec trois applis ludo-pédagogiques pour les plus grand.e.s.

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La chronique numérique : Des chiffres et des nombres en veux-tu en voilà

Par 5 juillet 2015 Numérique

La bête 1La Bête solitaire 123 est un petit album à compter, créé par un illustrateur irlandais, Chris Judge. Parce que, pour apprendre à compter jusqu’à 10, quoi de mieux qu’un petit album numérique plein d’humour ? Ça se présente sous la forme de dix petits tableaux dans lesquels on suit une grosse bête poilue et toute noire. Chaque tableau correspond à un nombre. Une voix annonce le chiffre, qui s’affiche en haut à gauche de l’écran, et l’on doit chercher quels sont les éléments dans l’image qui correspondent au chiffre et cliquer dessus. Le « 1 » poilu et noir ? La bête bien sûr, qui est dans son lit et qu’on doit réveiller. La bêteLe « 3 » violet avec un bouton et une fermeture éclair ? Les trois manteaux de la bête accrochés au portemanteau. On clique (la voix compte les éléments trouvés) et l’on habille la bête qui s’apprête à sortir. Dans chaque scène se cachent quelques petites interactivités : faire rouler des billes ou manger du gâteau.
C’est simplissime, mais c’est ça qui marche. Les illustrations, très colorées, les gargouillis et borborygmes de la bête, l’univers un peu farfelu, voilà ce qui fait tout le charme de cette jolie petite appli à compter !

NumberlandUn peu plus sérieuse, Numberland est, comme toutes les applis d’Edoki, basée sur la méthode Montessori. Il s’agit ici d’explorer le monde des nombres en compagnie de Tam et de Tao.
Dès la page d’accueil, trois activités sont disponibles : « 123 », « Playbox » et « Toolbox ». Dans « 123 », on choisit un chiffre entre 0 et 9, qui nous ouvre sur une saynète représentant un paysage (la mer, l’espace, la ville ou la montagne) dans laquelle tous les éléments de l’image sont au nombre du chiffre choisi. Tam et Tao énoncent alors quelques consignes : dénombrer les différents éléments, toucher tel objet du décor. Par exemple, le « 9 » mène à une grotte sombre. Une fois les lampes frontales allumées, on compte : 9 serpents siffleurs, 9 cailloux, 9 stalactites, 9 stalagmites, un monstre à 9 yeux et 9 dents. À droite de l’image, le chiffre dessiné (avec les flèches qui indiquent le Numberlandsens d’écriture) et écrit en lettres script et cursives. En cliquant sur Tam, on accède à la barre de dénombrement qui permet de visualiser la quantité en la remplissant avec le doigt, et sur Tao, au cahier d’écriture sur lequel on peut tracer les chiffres avec ou sans guidage. La « Playbox » ouvre deux espaces : celui des fuseaux, petits bâtonnets de bois utilisés dans la méthode Montessori (il faut placer le bon nombre de fuseaux dans chaque case) et les balles (un chiffre s’affiche et l’on doit créer le nombre de balles correspondantes, avec un ou plusieurs doigts). Enfin, la « Toolbox » permet d’accéder à un tableau blanc ou bien un bac à sable qui offrent un espace de dessin libre.
NumberlandAu-delà de la simple comptine numérique, Numberland permet aux enfants d’apprendre comment quantifier les chiffres grâce à un matériel Montessori virtuel, fuseaux, barres, etc. Les différentes scènes fourmillent de petites interactions rigolotes pour maintenir l’intérêt du joueur, et certaines comportent de mini jeux (dans le « 8 », on découvre ainsi un petit puzzle). Le côté coloré et tout en rondeur des graphismes plaît beaucoup aux enfants, et le guidage audio est très bien fait (même s’il peut être un peu répétitif pour les parents). L’absence totale de système d’auto-évaluation est tout de même un peu déroutante. Et comme il n’y a pas de système de récompense, l’enfant n’est pas forcément incité à poursuivre le jeu.
Une appli intéressante, mais qui demande l’accompagnement d’un parent pour profiter pleinement de toutes ses fonctionnalités.
Bande-annonce :

La Bête solitaire 123
Illustrations de Chris Judge
James Kelleher

Prix constaté : 1,99 € (Apple).
Numberland
Edoki
Prix constaté : 3,99 € (Apple).

À part ça
À propos d’applis basées sur la pédagogie Montessori, je vous signale une promotion pendant une semaine sur l’appli Le Son des lettres d’Edoki, qu’on avait chroniqué ici, et qui est à 0,99 € au lieu de 4,99 € du 3 au 8 juillet.

Erica

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La chronique numérique : Boîtes à lettres

Par 7 juin 2015 Numérique

Aujourd’hui, je vous présente deux applis qui nous plongent dans un bain de lettres en proposant des initiations en douceur à la lecture et à l’écriture, complémentaires de l’apprentissage scolaire.

Son des lettresLe Son des lettres est une appli d’Edoki (anciennement Les Trois Elles), basée sur la pédagogie Montessori. Les enfants sont guidés dans leur découverte du monde des lettres par Tam et Tao qui leur font parcourir quatre étapes contenant elles-mêmes plusieurs niveaux : la boîte à sons, la boîte à lettres, images et lettres et la dictée muette. Les deux dernières sections se débloquent après que les deux premières aient été expérimentées. Chaque section comprend une partie apprentissage et une partie jeu. La « Boîte à sons » est un jeu d’écoute et de prononciation : un magnétophone s’affiche sur l’écran, l’enfant choisit une image et doit prononcer son nom en s’enregistrant. ISon des lettresl a aussi la possibilité de se réécouter. Il s’agit donc ici de reconnaître le son des lettres. Dans la « Boîte à lettres », on entre en contact plus direct avec les lettres elles-mêmes : l’enfant écoute le son d’une lettre, regarde comment on l’écrit, et reproduit ce tracé dans un bac à sable tactile. Dans « Images et lettres », l’enfant doit reconnaître des sons dans les mots proposés. Enfin, dans la « Dictée muette », une image s’affiche sur un tableau noir. Une craie trace le nombre de lettres et c’est à l’enfant de retrouver quelles lettres composent le mot en s’aidant du son de chacune d’elles. Attention, il ne Son des lettress’agit pas ici d’apprendre l’orthographe des mots, mais bien les différents sons qui composent les mots, l’appli validera donc un « i » à la place d’un « y » par exemple, mais l’orthographe correcte s’affiche à la fin de l’exercice. Quant à la partie jeu de chaque section, elle permet de gagner des billes et des calots qui débloquent les autres sections et les autres niveaux. Sur la page d’accueil de l’appli, on peut d’une part créer différents profils d’utilisateurs, et d’autre part accéder à une « Boîte à outils », sorte d’« utilisation libre » de l’appli avec le bac à sable tactile, un imagier, un cahier d’écriture, et un alphabet sonore.
Son des lettresLe Son des lettres est une appli très bien pensée qui a le grand mérite d’éveiller la curiosité des enfants pour les lettres. L’ergonomie est très fluide et le graphisme impeccable. Les consignes peuvent paraître un peu répétitives puisqu’elles sont répétées à chaque nouvelle image, notamment dans la « Boîte à sons ». Mais, et ça c’est vraiment génial, les réglages permettent de faire évoluer l’appli de façon très intéressante : on peut ainsi choisir la forme des lettres (majuscules, cursives, ou script) et surtout la langue (français bien sûr, anglais, italien, espagnol ou allemand), se qui transforme l’appli en une initiation aux langues étrangères. La progression dans la difficulté a aussi été bien réfléchie. Un exemple : dans la « Boîte à sons », le premier niveau correspond aux voyelles, le deuxième comprend tout l’alphabet, le troisième se concentre sur quelques phonèmes. Au bout du compte, en dehors de la méthode employée et d’un design soigné, c’est une appli ludo-éducative très évolutive, originale et bien élaborée que nous propose Edoki.
Bande-annonce :

Le Bonheur de lireBonheur de lire est une appli développée par Seven Academy en collaboration avec Françoise Boulanger, pédagogue et experte du processus d’acquisition du langage écrit. Voici ce qu’elle en dit : « Le but du jeu est de donner accès au jeune enfant aux fondamentaux de la lecture en se basant sur ses aptitudes innées et son raisonnement naturel ».
On se trouve sur la place d’un village, un kangourou nous fait signe pour nous inviter à entrer dans sa boutique. C’est ici qu’on va pouvoir acheter des mots. Plusieurs mots nous sont proposés sur des tableaux accrochés au mur. L’enfant en achète un en donnant une pièce à la caisse enregistreuse. À la première utilisation, l’appli offre trois mots à l’enfant : son prénom, « papa » et « maman ». Après, il faut gagner des pièces, et pour cela, on clique sur le coffre et on joue à différents petits jeux autour des mots. « Les mots que je connais » : dans cette section,Bonheur de lire on fait glisser un mot sur son jumeau, on appuie sur le magnétophone et l’on doit reconnaître le mot prononcé parmi d’autres, on associe les mêmes mots ensemble. « Le son des lettres » : des ballons présentent des lettres et l’on doit retrouver dans une liste les mots qui commencent par ce son, on jette à la broyeuse les mots qui ne commencent pas par un certain son, on déplace une loupe sur le mot qui commence par le son choisi. « Les lettres qui chantent » : accompagné d’un petit oiseau, on replace les voyelles dans des mots incomplets, on place sur une portée de musique les mots qui contiennent la voyelle en question. « Les casse-têtes des mots » : Bonheur de lireun castor nous aide à couper les mots en plusieurs syllabes puis à les recoller. « Les collections » : un écureuil a faim, il veut manger des noisettes sur lesquelles sont inscrits des sons complexes (« ette », « oi », « in », etc.) ; à nous de le nourrir. « Les lettres se rencontrent » : on nourrit des petites chenilles porteuses de consonnes avec des feuilles porteuses de voyelles pour reconstituer des syllabes. Une fois qu’on a gagné des pièces, on peut aller voir le kangourou pour acheter de nouveaux mots. L’appli en propose environ cent cinquante, mais les parents peuvent en ajouter de nouveaux en cliquant sur la boîte aux lettres. Enfin, dans la section « Je lis », une phrase s’écrit (qu’on peut écouter), et l’on doit replacer dans l’ordre les images qui illustrent chaque mot pour reformer la séquence. Bonheur de lireDans l’espace parental, on accède au suivi parental qui permet d’ajouter des utilisateurs et de voir les progrès réalisés par l’enfant (mots gagnés ; consonnes, voyelles et sons joués, etc.).
Ici, on a été vraiment séduit par cette appli, ludique et intelligente. C’est un vrai plaisir d’utilisation, les graphismes sont un peu vintage, mais plaisent aux enfants. Une excellente familiarisation à l’apprentissage de la lecture (mais non, vos enfants ne vont pas apprendre à lire vraiment grâce à elle…) !
Bande-annonce :

Le Son des lettres
Edoki
Prix constaté : 4,99 € (Apple).
Le Bonheur de lire
Seven Academy
Prix constaté : 4,99 € (Apple) et 3,99 € (Android).

Erica

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La chronique numérique : do you speak english ?

Par 10 mai 2015 Numérique

Des applis pour se familiariser avec l’anglais, il en existe quelques-unes. Mais en voici deux, ludiques et intelligentes, qui sortent un peu du lot.

Easy Song StudioEasy Song Studio est une petite appli drôlement bien faite d’Edoki qui permet de créer une chanson, en anglais, à partir d’une chanson existante, Crazy holidays, chantée par Micky Green (mais si, vous savez, celle qui chante en duo avec Julien Doré !).
Nous voilà donc dans un studio d’enregistrement. Pour créer notre chanson, ça se passe en trois étapes. La première : l’écriture. On choisit les mots qui vont composer la chanson grâce à un menu déroulant qui présente un certain nombre d’images, le nom de chacune d’entre elles est énoncé en anglais et écrit en dessous. On fait glisser les images pour créer notre propre suite de mots. Une flèche permet de faire jouer la « partition » créée, mais le mode shuffle peut aussi être utilisé pour bouleverser l’ordre choisi. Easy Song StudioAttention, le refrain n’est pas modifiable. Après les paroles, la mélodie. Trois arrangements musicaux sont possibles : électronique, acoustique et pop. Évidemment, la chanson n’existe qu’en anglais, puisqu’elle est prétexte à enrichir son vocabulaire. Deuxième étape, le mixage. Déformer la voix, accélérer ou ralentir la vitesse, quoi de plus rigolo ? Là, on peut « robotiser » la voix, lui appliquer un écho ou une réverbération. Enfin, troisième et dernière étape, le karaoké : on peut écouter la chanson créée, afficher ou non les paroles et s’enregistrer.
Easy Song StudioEn résumé : un principe ludique, une centaine de mots en anglais, une musique… entraînante (bon, moi, ce n’est pas ce que j’écoute tous les jours, hein !), une prise en main simplissime. Les mots ne sont pas traduits, mais simplement associés à des images ; on les entend et on les lit ; le but est atteint : on enrichit son vocabulaire tout en s’entraînant à la prononciation. Cela n’empêche pas de regretter de ne pas avoir le choix entre plusieurs mélodies…
Bande-annonce :

Pili PopPili Pop est, quant à elle, une appli « évolutive ». Il ne s’agit pas d’un jeu, mais d’une véritable méthode d’apprentissage, sur le long terme, guidée par quelques principes : l’oral, l’immersion, la motivation par le jeu.
Pili Pop procède d’un modèle un peu particulier : il s’agit d’une appli que l’on télécharge gratuitement pour une période d’essai de sept jours, après lesquels on peut souscrire un abonnement qui va permettre de télécharger de nouveaux contenus chaque mois. Comment cela se présente-t-il ? Après avoir créé un profil (on peut bien sûr en créer plusieurs afin de multiplier les utilisateurs), une série de thèmes est mise à disposition : les chiffres, les légumes, la famille, les vêtements, les jouets, les couleurs, etc. Pour chaque thème, deux activités sont proposées : Pili Popl’écoute et la prononciation, et cela avec trois niveaux de difficulté. Les activités d’écoute sont mêlées à des petits jeux. Prenons le thème des vêtements. Une petite fille se tient devant un champ de neige dans lequel surgissent des bonshommes de neige. Certains lui ont volé ses vêtements. Il faut réussir à les toucher en leur lançant une boule de neige. Pili PopLorsqu’on réussit, la voix prononce le nom du vêtement volé. Le tout chronométré. Dans le deuxième niveau, une voix nous indique un vêtement et il faut réussir à toucher le bonhomme qui porte ce vêtement. Idem dans le troisième niveau, sauf qu’il ne s’agit plus de mots, mais de phrases entières. Les activités de prononciation sont organisées de la même manière, avec une difficulté croissante. Il s’agit de répéter des mots puis des phrases, validés par l’appli. Si l’on souscrit à l’abonnement, un nouveau thème est disponible chaque mois. Les parents reçoivent aussi par mail un carnet de suivi de la progression, le Pili Report.
Pili PopJe dois dire que j’ai été vraiment séduite par cette méthode. Les thèmes sont nombreux et diversifiés, bien choisis, et les jeux suffisamment amusants pour donner envie de s’améliorer. Les niveaux de progression sont aussi bien échelonnés. C’est vraiment bien conçu ! Tout est fait pour accrocher l’attention de l’enfant, et ça marche !! L’environnement graphique est très chouette, coloré et gai. La reconnaissance vocale est en revanche un peu aléatoire, mais cela a le mérite de ne pas décourager l’enfant.
À télécharger de toute urgence si vous voulez vous mettre à l’anglais en famille !
Bande-annonce :

 

Easy Song Studio
Edoki
Prix constaté : 2,49 € (Apple et Android).
Pili Pop
Pili Pop Labs
Prix constaté : gratuit pour sept jours d’essai (Apple), puis 9,99 € par mois, ou 39,99 € pour six mois, ou encore 59,99 € pour un an.

À part ça ?
120 ans de cinéma
Il fait gris, vous n’avez rien de prévu pour le week-end et vous êtes sur Paris ? Courez, foncez voir l’exposition du 104 qui célèbre les cent vingt ans de Gaumont, un voyage cinématographique génial à travers quatre espaces : la tente foraine dans laquelle sont projetés des extraits de films muets (ceux que j’ai vu étaient très drôles, dans la lignée de Chaplin et Buster Keaton) et d’actualités d’époque ; le Gaumontrama (sept écrans suspendus sur lesquels est projetée toute la production de Gaumont, de Dreyer à Luc Besson, entourés de magnifiques costumes de films ; à ne pas rater une petite pièce à côté qui présente quelques œuvres d’Annette Messager) ; la cueillette des marguerites, une installation d’Alain Fleischer dans laquelle le spectateur, muni d’un petit miroir, doit attraper les visages acteurs célèbres projetés par quatre projecteurs ; les trésors de Gaumont, où l’on découvre de vieux appareils de cinéma, des affiches anciennes, et surtout un diorama absolument somptueux. En plus, l’exposition est gratuite. Un vrai moment de rêve.

Erica

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