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En vacances avec…

Les invité·e·s du mercredi : Marie Moinard et Éric Senabre

Par 11 octobre 2017 Les invités du mercredi

Cette semaine, on reçoit l’éditrice (et autrice) Marie Moinard qui nous parle de sa maison d’édition : Des ronds dans l’O (maison dont on chronique régulièrement les livres). Ensuite, on part en vacances avec l’auteur Éric Senabre ! Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Marie Moinard

Parlez-nous de la naissance de votre maison d’édition, Des ronds dans l’O. D’où est venue cette envie de monter votre propre maison ?
J’ai toujours aimé vivre entourée de livres. Je ne passe pas de jour sans livre à proximité, ça fait partie de ma vie. Du coup, éditer a été un aboutissement personnel. Mais c’est aussi un moyen d’être libre de s’exprimer et de pouvoir échanger avec un grand nombre de personnes. C’est riche, passionnant, varié et on apprend tout le temps en faisant des livres.

D’où est venu ce nom, « Des ronds dans l’O » ?
« Des ronds dans l’O » vient du souvenir des ricochets que nous faisions dans les rivières avec mon père quand j’étais enfant, même un peu plus grande. Ce sont de très beaux souvenirs pleins d’humour, d’amour et de poésie, des choses qui comptent. Et puis le O représente les bulles de BD, majeure partie des publications de Des ronds dans l’O.

Aujourd’hui, on sent que c’est toujours une maison d’édition engagée, quelle est la ligne éditoriale ? Comment choisissez-vous les livres que vous allez publier ?
Disons que c’est une maison qui se positionne contre le sexisme, le racisme, l’antisémitisme, le fascisme et la violence. Je suis féministe et je ne comprends pas qu’on puisse rabaisser les filles sans trouver ça choquant, d’ailleurs, je pense que tous les parents de fillettes le sont tout autant que moi. L’intérêt d’être à la tête d’une maison d’édition et d’être une femme, c’est d’avoir le pouvoir de valoriser les femmes et de les installer aux mêmes fonctions que les hommes : pas de différence dans les rôles, ni dans les modèles, ni chez les auteurs·trices.

Qui compose l’équipe et quelles sont leurs fonctions ?
Je suis à la tête de la boîte et je fais un peu de tout ! Des décisions éditoriales aux choix de typo pour une couverture ou du montage de stand à la représentation des livres chez le diffuseur. C’est très varié, un peu chronophage et surtout passionnant. François Boudet a créé le site internet et s’occupe de le mettre à jour quotidiennement, il m’accompagne en salon, il fait les expéditions, les services de presse et participe aux prises de décision des choix éditoriaux. Nous sommes salariés tous les deux ; Nicolas Mallet vient renforcer l’équipe en freelance en tant qu’attaché de presse depuis ce mois d’août. Je travaille avec un expert-comptable pour la compta et le bilan et en freelance, on fait appel à une maquettiste, un fabricant, des correcteurs·trices, les relectures, les traductions, etc.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours personnel ?
J’ai suivi un parcours classique, fac de droit et j’ai d’abord travaillé dans le journalisme avant de passer à un emploi salarié dans une grande compagnie d’assurance où j’ai continué de me former à d’autres choses mais ça n’a pas été très loin, ce choix ne m’a pas convaincue. Je suis restée proche de la presse assez longtemps et j’ai vraiment repris l’écriture d’articles sur le net d’abord puis dans la presse spécialisée bande dessinée dès 2000. Malgré mon activité éditoriale, je n’ai pas complètement lâché la presse et je tiens la rubrique jeunesse dans le journal DBD. J’ai créé Des ronds dans l’O en autodidacte en 2004. Le premier livre a été publié en janvier 2005, la maison a eu 13 ans ce mois d’août.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Enfant, j’ai lu tous les Club des cinq, Clan des sept, Les six compagnons, les livres de Georges Sand et de la Comtesse de Ségur, les contes et légendes, je lisais tout le temps. Ado, je suis passée à la poésie avec Baudelaire, mon chouchou, mais aussi Verlaine, Ronsard, Rimbaud et tant d’autres. Des lectures très classiques que j’ai adorées : Crimes et Châtiment (Dostoïevski), Le rouge et le noir (Stendhal), Madame Bovary (Flaubert) et j’ai commencé à lire des bouquins plus politiques.

Que lisez-vous en ce moment ?
Je lis plusieurs livres en même temps, j’ai presque toujours fait ça, donc en ce moment, je relis la série de bande dessinée Julien Boisvert que j’avais tellement aimée de Michel Plessix, un grand poète auteur de BD qui vient de mourir prématurément, Les années de Annie Ernaux, Les lois naturelles de l’enfant de Céline Alvarez. Je viens de finir Vie de ma voisine (Geneviève Brisac) que j’ai beaucoup aimé.

Pouvez-vous nous présenter quelques-uns des prochains livres qui vont sortir chez Des ronds dans l’O ?
Ce sera des « beaux livres » illustrés par Virginie Rapiat abordant les questions écologiques. Le premier, La tisseuse de nuages écrit par Ingrid Chabbert met en scène une fillette qui va sauver son village des désastres de la sécheresse et le deuxième, Dame Nature écrit par Christos, parle de la création de la nature et des dangers qu’elle court sous le feu des guerres et de tant d’autres choses créées par les humains. Ce sont deux contes écolo. Ils seront dispo pour novembre.

Parmi les livres sortis chez Des ronds dans l’O :

  • Maria et Salazar, de Robin Walter (2017).
  • Les contes noirs du chien de la casse, de Remedium (2017)
  • Dépêche-toi, maman, c’est la rentrée !, d’Hubert Ben Kemoun et Marc Lizano (2017).
  • La dernière représentation de mademoiselle Esther, d’Adam Jaromir et Gabriela Cichowska (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Série C’est pas toujours pratique d’être une créature fantastique, de Sibylline et Marie Voyelle (2015-2017), que nous avons chroniqué ici et .
  • Série Lili Pirouli, de Nancy Guibert et Armelle Modéré (2014-2017), que nous avons chroniqué ici et .
  • La plus Belle, de Fanny Robin et Marjorie Béal (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Série Monsieur Lapin, de Loïc Dauvillier et Baptiste Amsallem (2012-2014), que nous avons chroniqué ici.
  • L’histoire qui fait peur !, de Marjorie Béal (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Série En chemin elle rencontre…, collectif (2009-2013), que nous avons chroniqué ici.
  • L’étrange histoire de Pétula-Élisabeth Artichaut, d’Amélie Billon-Le Guennec, et Kabuki (2013), que nous avons chroniqué ici.

En savoir plus sur Des ronds dans l’O : http://www.desrondsdanslo.com.


En vacances avec… Éric Senabre

Régulièrement, nous partons en vacances avec un·e artiste. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la·le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet·te artiste va donc profiter de ce voyage pour nous faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle·il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… 5 de chaque ! 5 albums jeunesse, 5 romans, 5 DVD, 5 CD, sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il·elle veut me présenter et c’est elle·lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Éric Senabre que nous partons ! Allez, en route !

Bon, alors voilà ma liste. Ce n’est pas « mes 5 trucs préférés », mais plutôt « 5 trucs que j’aimerais bien faire connaître ». Je suppose que ça marche aussi (et je suppose également que tout le monde s’en fiche, au fond :p)

5 CD

  • Dirty, Sonic Youth
  • The Olympus Sound, Pugwash
  • Red, King Crimson
  • Schmillco, Wilco
  • Shakespeare Songs, Alfred Deller, Deller Consort & Desmond Dupré

5 DVD

  • Profondo Rosso, Dario Argento
  • Scaramouche, George Sidney
  • Excalibur, John Boorman
  • La Maison du diable, Robert Wise
  • L’été de Kikujiro, Takeshi Kitano

5 romans

  • La Chambre ardente, John Dickson Carr
  • Le grand Dieu Pan, Arthur Machen
  • Un yankee à la cour du roi Arthur, Mark Twain
  • La Compagnie blanche, Arthur C. Doyle
  • La Flèche noire, Robert Louis Stevenson

5 albums jeunesse

  • Le masque, Stéphane Servant et Ilya Green
  • Le Vent dans les saules, Kenneth Grahame et Inga Moore
  • L’Aventure du Ruban moucheté, Conan Doyle et Christel Espié
  • Les Mystères de Harris Burdick, Chris Van Allsburg
  • Andromedar SR1, Heinz Edelmann

5 artistes

(on entendra par là « 5 personnes qui ont œuvré dans les arts graphiques, la peinture, l’illustration, etc. »)

  • John Everett Millais
  • Howard Pyle
  • John Waterhouse
  • Angelo Stano
  • Edmund Dulac

5 lieux

  • La ville de Tavistock, dans le Devon, en Angleterre
  • Les Monts d’Arrée, dans le Finistère, en France (pas loin de chez moi !)
  • Le Burren, dans le Comté de Clare, en Irlande
  • Le jardin du Mont des Récollets, dans le Nord, en France
  • Le Leighton Museum, à Londres

 

Éric Senabre est auteur.

Bibliographie sélective :

  • Megumi et le fantôme, roman, Didier Jeunesse (2017).
  • Star trip, roman, Didier Jeunesse (2017).
  • Elvide et Milon, la musique au temps du Moyen Âge, livre-CD illustré par Élodie Coudray, Didier Jeunesse (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Le dernier songe de Lord Scriven, roman, Didier Jeunesse (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Série Piccadilly kids, romans, ABC Melody (2015-2016).
  • Elyssa de Carthage, roman, Didier Jeunesse (2015).
  • Série Sublutétia, Romans, Didier Jeunesse (2011-2013).
  • Rockin’ Johnny, livre-CD illustré par Merlin, Didier Jeunesse (2013).

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Les invité·e·s du mercredi : Sandrine Bonini et Louis Thomas

Par 27 septembre 2017 Les invités du mercredi

Sandrine Bonini fait partie de ces auteur·trice·s dont je surveille chaque sortie. Qu’elle en soit l’autrice ou l’illustratrice, ses livres sont souvent des merveilles, j’avais donc envie de lui poser quelques questions. Ensuite, c’est avec Louis Thomas que je suis parti en vacances, encore un illustrateur dont je suis vraiment fan. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Sandrine Bonini

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
J’ai suivi une première formation à l’école des Beaux Arts à Rueil-Malmaison puis j’ai été diplômée en cinéma d’animation aux Arts décoratifs de Paris.
Je me suis tournée vers la littérature jeunesse à la sortie de l’école. L’écriture est arrivée après, lorsque j’ai publié mon premier livre, Secret, aux éditions Autrement, j’ai découvert le plaisir de raconter une histoire non seulement par l’image mais aussi avec les mots.

Parlez-nous de votre nouveau roman, Le lapin qui portait-malheur, comment est née cette histoire de lapin qui semble attirer plein de problèmes sur une famille ?
Je fais souvent appel à ma propre enfance dans mes histoires et comme j’ai une famille nombreuse, j’ai beaucoup d’anecdotes qui sont un merveilleux terreau. Cette histoire s’est produite avec l’une de mes sœurs, qui avait réussi à me persuader d’une chose un peu similaire mais avec une de ses peluches ! Petite, j’étais très sensible aux signes, à la superstition, à une forme de pensée magique et je pense que c’est un sujet qui touche de près les enfants. La volonté de trouver un sens aux choses qui arrivent, de pouvoir expliquer le réel peut emmener très loin dans l’imaginaire. J’aime aussi rendre compte des rapports qui existent au sein d’une famille et de la façon dont les enfants se débrouillent avec ça.

Vous illustrez des histoires d’autres auteurs.trices, vous écrivez des histoires illustrées par d’autres, mais vous faites rarement les deux, pourquoi ?
Lorsque j’ai commencé à publier des livres je faisais tout, le texte et l’image. Et puis au fil des rencontres, sur les salons, dans les ateliers, des projets sont nés. Ce qui m’a amené à faire beaucoup de collaborations sur des livres. Je trouve ça formidable car on associe alors des énergies et cela crée des choses nouvelles, uniques. Aujourd’hui cela me manque un peu de travailler seule, du coup, je prépare deux nouveaux projets où je travaillerai le texte et l’image moi-même. Mais il y a aussi d’autres livres en collaboration qui arrivent !

Comment se passent ces collaborations, êtes-vous tentée d’intervenir sur les textes quand vous êtes l’illustratrice et sur les dessins quand vous êtes l’autrice ?
Non pas vraiment. En tant qu’autrice, je suis toujours époustouflée devant la manière dont un autre illustrateur ou une autre illustratrice va s’emparer du texte et se l’approprier complètement. Il y a une vraie magie qui opère. Parfois on regarde ensemble le découpage et on affine le texte ensemble en fonction des envies ou des réticences de la personne qui va dessiner. Quand je suis au dessin, j’apporte un point de vue mais je ne peux pas intervenir sur le texte d’un autre auteur, c’est trop personnel ce moment de corriger, de peaufiner le texte, je trouve.

Quelles techniques d’illustration utilisez-vous ?
J’aime le changement, j’adore expérimenter des nouveaux outils. Et puis, le texte demande parfois à essayer des choses, à faire des propositions graphiques. J’ai d’abord travaillé troqué mes ciseaux contre une plume et des rotrings, en réfléchissant particulièrement à la ligne, aux motifs ornementaux comme dans la Bataille contre mon lit. Ensuite, j’ai jeté mon dévolu sur l’encre de couleur, mais cela peut encore changer !

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
J’adorais les nouvelles, les romans quand j’étais enfant, puis adolescente.
Marcel Aymé reste un de mes auteurs favoris pour les enfants, en particulier avec les contes du Chat Perché. Je trouve qu’il développe un point de vue très malicieux, drôle et vraiment touchant.
J’ai aussi lu et relu – et je relis encore – Pierre Gripari, Rudyard Kipling, La Comtesse de Ségur, Odile Weulersse, Tove Jansson et tous les contes de manière générale, j’en lisais énormément, dans de gros recueils.
Adolescente, je lisais Gaston Leroux, Barjavel, Sir Arthur Conan Doyle et Mark Twain, des histoires tournées vers l’aventure.

Quel.le.s sont, aujourd’hui, les auteurs.trices/illustrateurs.trices qui vous touchent particulièrement ?
Aujourd’hui, il y a des choses extraordinaires dans la littérature pour les adolescents.
J’en lis d’ailleurs très souvent, avec énormément de plaisir. J’aime particulièrement Yves Grevet, Gaia Guasti, Martin Page, Coline Pierré, Jacqueline Kelly, Susin Nielsen et pour les plus jeunes Toon Tellegen, dont je trouve l’écriture puissante et drôle.
Côté images, j’adore la légèreté et l’esprit de Laurent Simon, le travail de Jérémie Fischer, de Julia Wauters, d’Isabelle Arsenault… Et bien sûr les talentueux illustrateurs et illustratrices avec qui j’ai travaillé sur différents albums : Sandra Desmazières, Amélie Graux, Audrey Spiry, Merwan Chabane, Alice Bohl…

Pouvez-vous nous dire quelques mots de vos prochains ouvrages ?
Justement, j’ai en cours l’écriture d’un roman pour adolescents, dans un univers un peu fantastique, que je viens de commencer et que j’aimerais également illustrer…
Je continue aussi la série Igor et Souky aux éditions des Éléphants, avec Sigrid Baffert au scénario, le prochain tome se passera dans l’espace, cette fois !
Le mois prochain, il y a également la sortie de Clémence Évidence, aux éditions Delcourt, une bande dessinée que j’ai scénarisée et qui est dessinée par Merwan.
J’ai également quelques projets d’albums en préparation et aussi un projet de série animée que je développe actuellement, de quoi voir venir pour cette rentrée !

Bibliographie sélective :

  • Clémence Évidence a toujours raison, scénario dessiné par Merwan Chabane, Delcourt (à paraître, octobre 2017).
  • Le lapin qui portait malheur, texte illustré par Amélie Graux, Didier Jeunesse (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Mon enfant de la terre, illustration d’un texte de France Quatromme, Les éditions des éléphants (2017).
  • Série Igor et Souky, illustrations de textes de Sigrid Baffert, Les éditions des éléphants (2015-2017), que nous avons chroniqué ici et .
  • La reine des truites, texte illustré par Alice Bohl, Grasset Jeunesse (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Vladimir et Clémence, illustration d’un texte de Cécile Hennerolles, Grasset Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Tempête, texte illustré par Audrey Spiry, Sarbacane (2015).
  • La couverture de Jane, illustration d’un texte d’Arthur Miller, Gallimard Jeunesse (2015).
  • Lotte, texte illustré par Audrey Spiry, Sarbacane (2014).
  • Les quatre vœux, illustrations de textes de Richard Erdoes et Alfonso Ortiz, Magnard Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Le zoo des légumes, illustration d’un texte de Martin Page, l’école des loisirs (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Petits contes des 1001 nuits, illustration de textes de Claude Lemoine, Tana éditions (2012), que nous avons chroniqué ici.


En vacances avec… Louis Thomas

Régulièrement, nous partons en vacances avec un·e artiste. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la·le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet·te artiste va donc profiter de ce voyage pour nous faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle·il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… 5 de chaque ! 5 albums jeunesse, 5 romans, 5 DVD, 5 CD, sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il·elle veut me présenter et c’est elle·lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Louis Thomas que nous partons ! Allez, en route !

5 albums jeunesse : 

  • Crictor (Tomi Ungerer)
  • Les lunettes du lion (Charles Vildrac, illustré par Noëlle Lavaivre)
  • Charlie et la chocolaterie (Roald Dahl, illustré par Quentin Blake)
  • Marcelin Caillou (Sempé)
  • Madeline (Ludwig Bemelmans)
  • Eloïse (Hilary Knight et Kay Thompson)

5 romans :

  • Les enfants terribles (Jean Cocteau)
  • L’étranger (Camus)
  • Le Procès (Kafka)
  • Zorba (Nikos Kazantzakis)
  • L’amour (Marguerite Duras)

5 films :

  • L’avventura (Antonioni)
  • Pierrot le fou (Godard)
  • Chantons sous la pluie (Donen)
  • 2001 (Kubrick)
  • Love in the afternoon (Wilder)
  • Les 101 dalmatiens (Reitherman)

5 vinyls

  • Solitude (Billie Holiday)
  • Moon beams (Bill Evans)
  • Getz-Gilberto (João Gilberto et Stan Getz)
  • Cripple crow (Devendra Banhart)
  • Live at Pompéii (Pink Floyd)
  • 2 (Mac deMarco)

5 artistes

  • Pablo Picasso
  • David Hockney
  • Devendra Banhart
  • Alice Neel
  • Jean Cocteau

5 lieux

  • Death Valley (USA)
  • Ginostra (Italie)
  • Amorgos (Grèce)
  • Le Quartier latin/montagne sainte Geneviève/Jardin du Luxembourg (Paris)
  • Mon atelier (Paris)

Louis Thomas est auteur et illustrateur.

Bibliographie sélective :

  • Le roi qui n’aimait pas la musique, illustration d’un texte de Matthieu Laine, Gallimard Jeunesse (à paraître, octobre 2017).
  • J’adore les animaux !, illustration d’un texte de Katie Cotton, Milan (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Tarzan poney méchant, illustration d’un texte de Cécile Alix, Poulpe Fictions (2017).
  • Sur mon fil, illustration d’un texte de Séverine Vidal, Milan (2017).
  • Pourquoi je dois dire merci ?, illustrations de textes d’Emma Waddington et Christopher McCurry, Vigot (2017).
  • Pourquoi est-ce que je dois manger mes légumes ?, illustrations de textes d’Emma Waddington et Christopher McCurry, Vigot (2017).
  • Le Sultan Toufou, illustration d’un texte de François Vincent, Didier Jeunesse (2016).
  • New York la nuit, illustration d’un texte d’Arnaud Roi, Milan (2016).
  • Tout ce que les parents ne comprendront jamais !, illustration d’un texte d’Hélène Delavault, les éditions des Braques (2015)
  • Le compositeur est mort – Enquête à l’orchestre, illustration d’un texte de Lemony Snicket, Didier Jeunesse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Un monstre est entré dans ma vie, illustration d’un texte de Nathalie Kuperman, l’école des loisirs (2014).

Retrouvez Louis Thomas sur Instagram : https://www.instagram.com/louis_thomas_draw.

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Les invité·e·s du mercredi : Philippe UG et Mathis

Par 13 septembre 2017 Les invités du mercredi

Aujourd’hui, je vous propose un entretien avec un grand monsieur du pop up : Philippe UG. Ensuite, nous partons en vacances (comment ça « on en vient » ?) avec Mathis. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Philippe UG

Parlez-nous de votre parcours
Après les beaux arts et les arts appliqués, j’ai exercé comme professeur de dessin en même temps que la création de livres d’artiste, que je continue aujourd’hui encore activement parallèlement aux livres d’éditions courante chez Les Grandes Personnes

Pourriez-vous nous expliquer la façon dont vous créez vos magnifiques pop-up ? Quel matériel utilisez-vous ? Comment procédez-vous ?
Tout d’abord j’imagine les pop up ! ensuite des croquis rapides, ensuite des maquettes papier « sale » avec tout ce qui me tombe sous la main (scotch d’emballage, feutre…), puis des maquettes « propres et belles » en papier de couleur, puis une traduction des pièces détachées en fichier informatique, puis des maquettes techniques pour l’industrialisation.

Le dernier en date c’est Les maisons des animaux qui vient de sortir chez Les Grandes Personnes, pouvez-vous nous en dire quelques mots ?
J’ai voulu dessiner des animaux avec une esthétique moderne associée à des systèmes simples d’apparition/disparition.

Quelles sont vos principales sources d’inspirations ?
Ces dernières années, surtout la nature car j’y passe beaucoup de temps

Quelles étaient vos lectures d’enfant et d’adolescent ? Y a-t-il des livres pop-up qui ont marqué votre enfance ?
Aucun livre d’image étant enfant !, et ado très peu de choses ! À part La guerre du feu et Jules Verne. Je me rattrape maintenant en collectionnant les livres d’images des années cinquante et contemporains, pop up ou pas.

Pouvez-vous nous dire quelques mots de vos prochains ouvrages ?
Le petit peuple du sol va sortir cet automne chez Les Grandes Personnes, un pop up sur les champignons et la vie dans l’humus.
Un livre d’artiste sérigraphié sur les volcans La tectonique des pages.
Et plein d’autres en projet…

Bibliographie sélective :

  • Le petit peuple du sol, Les Grandes Personnes (à paraître, 2017).
  • Les maisons des animaux, Les Grandes Personnes (2017).
  • Tout au fond, Les Grandes Personnes (2017).
  • La princesse Flore et son poney bouton d’or, Les Grandes Personnes (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Les shadoks, texte de Thierry Dejean, Les Grandes Personnes (2015).
  • Le jardin des papillons, Les Grandes Personnes (2014).
  • Lutins des bois, Les Grandes Personnes (2014).
  • Vasarely, Les Grandes Personnes (2014).
  • Les robots n’aiment pas l’eau, Les Grandes Personnes (2013).
  •  Big Bang Pop, Les Grandes Personnes (2012).
  • Drôle d’oiseau, Les Grandes Personnes (2011).
  • Tobor, Seuil Jeunesse (2005)


En vacances avec… Mathis

Régulièrement, nous partons en vacances avec un·e artiste. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la·le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet·te artiste va donc profiter de ce voyage pour nous faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle·il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… 5 de chaque ! 5 albums jeunesse, 5 romans, 5 DVD, 5 CD, sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il·elle veut me présenter et c’est elle·lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Mathis que nous partons ! Allez, en route !

5 albums jeunesse

  • La deuxième fois que je suis née, de Vincent Cuvellier et Charles Dutertre
  • L’art d’être champion du monde, de Aurore Petit
  • Titi nounours et la soupe au pilipili, de Benoit Jacques
  • Vincent, le chien terriblement jaune, de Pierre et Dylan Pelot
  • Monstres malades, de Emmanuelle Houdart

5 romans

  • Martin Eden, de Jack London
  • Les oiseaux, de Tarjei Vesaas
  • Le chemin des âmes, de Joseph Boyden
  • La trilogie des confins, de Cormac McCarthy
  • Les racontars arctiques, de Jorn Riel

5 BD

  • Colombo, de Altan
  • L’incal, de Jodorowsky et Moebius
  • Snoopy et les Peanuts, de Charles M. Schulz
  • Calvin et Hobbes, de Bill Watterson
  • Nam-Bok, de Thierry Martin (d’après Jack London)

5 DVD

  • 2001, l’odyssée de l’espace, de Stanley Kubrick
  • Brazil, de Terry Gilliam
  • Le bon, la brute et le truand, de Sergio Leone
  • La chienne, de Jean Renoir
  • Le bouton de nacre, de Patricio Guzman

5 CD

  • Mirage, de Klaus Schulze
  • Phaedra, de Tangerine Dream
  • The Commercial Album, de The Residents
  • Il était une fois la révolution, de Ennio Moricone
  • Arvo Pärt für Anna Maria complete piano music, de Jeroen Van Veen

5 artistes

  • Jean Dubuffet
  • Francis Bacon
  • Sol LeWitt
  • Tibor Csernus
  • Pierre Soulage

5 lieux

  • La forêt Vosgienne
  • Le canal entre Nancy et Champigneulles
  • Une bonne salle de cinéma
  • La lune
  • Mars

Mathis est auteur et illustrateur.

Bibliographie sélective :

  • Le secret du lac Vert, roman, Thierry Magnier (à paraître, 2017).
  • Série Boris, albums, Thierry Magnier (2010-2017), que nous avons chroniqué ici, ici et .
  • Le petit oiseau, la vache et le renard, album, Thierry Magnier (2017).
  • Le petit pou rit, texte illustré par Aurore Petit, Les Fourmis Rouges (2016).
  • Le petit pou sait, texte illustré par Aurore Petit, Les Fourmis Rouges (2016).
  • Série Victor qui pète, albums, Chours (2016).
  • Le trésor du lac des trois chats, roman, Thierry Magnier (2016).
  • La gelée d’été, roman, Thierry Magnier (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Série Dolorès Wilson, albums, textes illustrés par Aurore Petit, Les Fourmis Rouges (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Cinq, six bonheurs, roman, Thierry Magnier (2013).
  • Je hais les vacances, album, Actes Sud Junior (2006), que nous avons chroniqué ici.
  • Du bruit sous mon lit, album, Thierry Magnier (2004), que nous avons chroniqué ici.

 

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Les invité.e.s du mercredi : Marie Desplechin, Magali Le Huche et Mélanie Rutten

Par 5 juillet 2017 Les invités du mercredi

La saison 2016-2017 se termine en beauté avec Marie Desplechin et Magali Le Huche que nous avons eu la chance de rencontrer à l’occasion de la sortie de la bande dessinée Verte. Ensuite, nous partons en vacances avec la douce et merveilleuse Mélanie Rutten. Dès mercredi prochain, retrouvez notre rubrique de l’été Du berger à la bergère, où des auteur.trice.s deviennent les « intervieweur.euse.s  » et posent toutes leurs questions à d’autres auteur.trice.s… Un beau mercredi à toutes et à tous !


L’interview du mercredi : Marie Desplechin et Magali Le Huche

Est-ce que la collaboration s’est bien passée ? C’était comment de travailler ensemble ?
Marie Desplechin :
J’avais déjà lu des albums de Magali, je la connaissais aussi nom, mais on ne s’était jamais rencontrées. Puis, Charlotte [NDLR Charlotte Moundlic, éditrice chez Rue de Sèvres] m’a montré Mères anonymes et nous a présentées. Mine de rien, ça reste difficile de juger quelqu’un uniquement sur son travail.
Magali Le Huche : Surtout que je n’ai pas fait beaucoup de BD…
M.D. : Avec Mères anonymes, j’étais déjà convaincue, même si ça n’était pas toi au scénario. Dans le dessin et dans le sujet qui était traité, pour moi, la collaboration valait le coup !
M.L.H. : C’était impressionnant de se lancer dans l’adaptation dans un roman comme ça, qui a été beaucoup lu.
M.D. : C’est vrai pour une génération, beaucoup d’enfants l’ont étudié à l’école. Même moi, j’aurais l’impression qu’on ne peut pas faire n’importe quoi dans une adaptation, vis-à-vis des autrices.
M.L.H. : Et puis, les gens aiment beaucoup Verte ! Moi aussi, donc je me suis posé des questions. Qu’est-ce que je peux faire de nouveau ? Et je pensais à l’histoire, mais aussi aux lecteurs qui connaissent Verte depuis longtemps. Moi, j’ai toujours peur d’aller voir un film tiré d’un roman ou d’une BD que j’ai beaucoup aimé. Donc je me suis beaucoup posé de questions avec cette appréhension de me dire « qu’est-ce que je vais apporter différent qui va servir l’histoire ? ».

Comment est-ce qu’on passe d’un roman à une bande dessinée ?
M.D. :
Alors en fait, c’est Magali qui a tout fait et que moi, je me suis contentée de dire : « oui c’est très bien ! ». C’est elle qui a fait l’adaptation, moi je n’ai rien fait.
M.L.H. : J’ai quand même beaucoup repris les dialogues…
M.D. : Oui, mais les découpages proprement dits, c’est toi qui les as choisis. On est sorti du système polyphonique pour être dans un système plus linéaire que tu as choisi toi-même.
M.L.H. : Après, toi et Charlotte vous m’avez encouragée à simplifier, à enlever ce qui est trop littéraire pour que ce soit plus parlé, pour la BD. Moi, j’aimais bien ces dialogues que je trouvais savoureux et je ne voyais pas comment les réécrire, ce n’était pas évident de réécrire !
M.D. : Mais il y a des coupes qui sont nécessaires, quand le texte décrit des images, des expressions de visages… on n’a pas la place pour ça dans une BD. Donc c’est surtout Magali qui a bossé. Elle m’envoyait des trucs et moi je disais juste « ouais c’est super ! »
M.L.H. : Tu ne te rends pas compte, mais c’est super de travailler avec toi pour ça ! Elle est trop gentille « C’est super ! C’est super ! » Rien que pour ça, c’était agréable et facile pour moi de travailler avec Marie.
M.D. : Et ce qui est vachement bien, c’est que tu ne dis pas dès le début, pas comme dans le dessin animé [NDLR il y a eu une adaptation en dessin animé du roman Verte], que la mère a abandonné le père, que Verte le cherche, qu’il y a plein de trous… tu gardes le principe du suspense.
M.L.H. : C’est ce qui marche dans le livre, garder l’émotion de la lecture et la découverte de l’histoire. C’est aussi l’intérêt des quatre voix différentes dans le roman, pour construire le puzzle, comme une sorte de petite intrigue…

Le roman Verte est sorti il y a maintenant 20 ans, mais l’histoire fonctionne encore merveilleusement bien aujourd’hui, pourquoi ?
M.L.H. :
Moi je crois que c’est la relation mère/fille qui est intemporelle et qui fait échos chez chaque mère, qui ont eu des filles et qui ont été petites filles… Et puis aussi ça parle de tout ce qui tourne autour de l’enfance vers 9-10 ans, l’école, les ami.e.s…
M.D. : C’est un âge qui est marrant parce qu’il est avant l’adolescence, ce n’est pas si spectaculaire. C’est facile de parler de l’adolescence, mais là, c’est la petite période de latence qui précède. Ce n’est pas la « belle enfance ». Dans le cas des filles, on voit tout le temps et partout les différents rapports avec les mères et avec les grands-mères. Et pour beaucoup de femmes, le rapport avec la grand-mère est très fondateur. Moi, dans ma vie, ça a été fondamental en tout cas.
M.L.H. : Mais moi, j’ai toujours entendu dire par ma mère que ma grand-mère était meilleure grand-mère que maman. J’ai toujours eu de bons rapports avec ma grand-mère, même un peu distants, mais certainement meilleurs que pour ma mère.
M.D. : Grand-mère, t’es désinvesti de la tâche de l’éducation. Il n’y a pas d’angoisses donc tu donnes le meilleur. Tu n’as pas cette rivalité super angoissée de voir l’enfant devenir la petite femme, le fait que t’es la reine et que ton enfant grandit et qu’un jour ça va être fini pour toi. Il y a toujours cette rivalité et même si tu y fais attention, c’est en jeu, c’est potentiellement là. Tu sais que tu vas grandir pour conduire quelqu’un dehors, mais c’est vachement beau !
Tout ça ce n’est pas dit dans Verte, quand je l’ai écrit ma fille avait 10 ans, ce n’est pas du tout explicite, c’est juste à l’œuvre. Moi, ma mère s’est identifiée en Anastabotte direct.
M.L.H. : Ma mère aussi s’est identifiée à Anastabotte…
M.D. : C’est un livre pas mal lu par des grands-mères et des petits enfants.
M.L.H. : C’est vrai que c’est peut-être plus facile de s’identifier à Anastabotte qu’à Ursule. Même si moi je n’ai pas de problème à m’identifier à Ursule, je me sens Ursule ! Des fois, j’ai l’impression d’être un genre de dragon (rires).
M.D. : Mais les mères sont des personnages à haut potentiel comique !
On nous demande quand même de faire des trucs déments. Tu bosses, tu gagnes le fric, si tu gagnes plus que tu mec et que tu divorces, c’est toi qui payes pension alimentaire, tu dois élever tes gosses, faire à manger tous les soirs, tout ça. Et après tu dois être la princesse machin… Le monde entier nous met une presse à imprimer.
M.L.H. : Ça existe aussi pour les pères, moi mon homme me dit pareil, même si c’est vrai qu’il le vit pas de la même façon.
M.D. :Moi mon mec, il est adorable, il est hyper féministe, pour lui Virginie Despentes ne va pas assez loin, mais il ne sait pas faire à manger, il ne l’a jamais fait.
M.L.H. : Moi mon père ne nous a jamais changées. Maintenant, moi avec mon mec on s’engueule pas mal parce qu’on fait les mêmes choses, mais on n’a pas forcément les mêmes façons de faire. Et j’ai ce souvenir de mon père « va demander à ta mère », alors que là, on partage vraiment. On s’engueule plus, mais c’est quand même beaucoup mieux !
M.D. : Je connais des gens qui faisaient des contrats avec le partage, « toi tu fais ça, toi tu fais ça », pour être sûr que ce soit équitable. C’est compliqué peut-être tordu et compliqué, mais finalement, c’est tellement facile de se faire avoir. Les filles ont tendance à vouloir en faire plus, pour être « Madame Parfaite » et tu finis même par penser qu’une partie de ta séduction est liée à ça.

Et sinon, qu’est ce que vous lisiez quand vous étiez enfants ?
M.L.H. :
Ben Verte (rire) ! Non quand il est sorti, j’étais pas si jeune. J’avais déjà 18 ans. Moi, je lisais Tom-tom et Nana, parce que j’ai mis du temps à lire. Puis j’ai découvert La Potion magique de George Bouillon que j’ai lu trois fois ! Puis James et la grosse pêche, Charlie et la chocolaterie… tous les Roald Dahl ! Quentin Blake, c’était mon dieu, d’ailleurs, ça l’est toujours ! Je lui ai serré la main, ça m’a impressionnée et j’ai dit un truc débile !
Et Marlaguette aussi. Ma mère le connaissait par cœur ! Du coup, les premières fois elle a commencé à me le raconter sans livre et c’est comme ça que je me suis fait mes premières images, ça me fascinait !
M.D. : Moi je lisais absolument n’importe quoi. J’ai appris à lire à 3 ans, donc j’ai lu la bibliothèque de mes parents, les Historia planqué chez mes grands-mères… C’était trop bien ça ! Complètement hétéroclite ! J’ai lu aussi les livres de la bibliothèque des enfants à Roubaix et vu que j’avais tout lu, j’ai eu le droit d’aller à la bibliothèque des adolescents, en avance ! Et ensuite la bibliothèque des adultes, en avance aussi. C’était vachement bien de pouvoir tout lire ! J’ai une culture d’une autre époque qui ne correspond pas à une génération. J’ai celle de mes parents, de mes grands-parents… J’avais vraiment accès à tout, j’ai lu des trucs que je n’aurais sûrement pas dû lire…

Bibliographie commune

  • Verte, Rue de Sèvres (2017), que nous avons chroniqué ici.

Bibliographie (sélective) de Marie Desplechin

  • Le Journal d’Aurore, adaptation du roman, illustré par Agnès Maupré, Rue de Sèvres (2016) que nous avons chroniqué ici.
  • Mauve, roman, l’école des loisirs (2014).
  • Le Bon Antoine, roman, Gallimard Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • La Belle Adèle, Gallimard Jeunesse (2010).
  • Babyfaces, roman, l’école des loisirs (2010).
  • Pome, roman, l’école des loisirs (2007).
  • Séraphine, roman, l’école des loisirs (2005).
  • Le Monde de Joseph, roman, l’école des loisirs (2000).
  • J’envie ceux qui sont dans ton cœur, roman, l’école des loisirs (1997).

Bibliographie (sélective) de Magali Le Huche

  • Qui a soufflé mes bougies ?, album, illustration d’un texte d’Ilan Brenman, P’tit Glénat (2017) que nous avons chroniqué ici.
  • Eléctrico 28, album, illustration d’un texte de Davide Cali (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Série Paco, albums sonores, textes et illustrations, Gallimard Jeunesse (2014-2017), que nous avons chroniqué ici et .
  • Peur du noir, moi ?, album, texte et illustrations, Albin Michel Jeunesse (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Série Jean-Michel, albums, textes et illustrations, Actes Sud Junior (2009-2016), que nous avons chroniqué ici et .
  • Série Non-Non, albums, textes et illustrations, Tourbillon (2009-2016), que nous avons chroniqué ici, et .
  • Un poisson dans le bidon, illustration d’un texte de David Sire, Sarbacane (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • À la recherche du nouveau père, BD, scénario de Gwendoline Raisson, Dargaud (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Même les princesses pètent, illustration d’un texte d’Ilan Brenman, P’tit Glénat (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Le poisson perroquet, album, illustration d’un texte d’Amanda Sthers, Nathan (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Ferme ton bec !, album, illustration d’un texte de Pierre Delye, Didier Jeunesse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • C’est de famille, album-CD, illustration d’un texte de David Sire,  Éditons des braques (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Drôles de courses pour M. Ours, album, illustration d’un texte de Monika Spang, P’tit Glénat (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Pépito super-héros, album-CD, illustration d’un texte de Yann Walcker, Gallimard Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Niet Popov, album-CD, illustration d’un texte de David Sire,  Éditons des braques (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Mères anonymes, BD, scénario de Gwendoline Raisson (2013), Dargaud, que nous avons chroniqué ici.
  • Le loup et la soupe aux pois, album, illustration d’un texte de Françoise DiepDidier Jeunesse (2012) que nous avons chroniqué ici.
  • Le Chat d’Elsa, album, illustration d’un texte d’Alice Brière-HaquetPère Castor (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Le voyage d’Agathe et son gros sac, album, texte et illustrations, Sarbacane (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • L’arpenteur, album-CD, illustration d’un texte de David Sire,  Éditons des braques (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • À la piscine, grande illustration, La maison est en carton (2010), que nous avons chroniqué ici.
  • Ma super famille, illustration d’un texte de Gwendoline Raisson, Père Castor (2009), que nous avons chroniqué ici.


En vacances avec… Mélanie Rutten

Régulièrement, nous partons en vacances avec un.e artiste. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la.le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet.te artiste va donc profiter de ce voyage pour nous faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle.il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… 5 de chaque ! 5 albums jeunesse, 5 romans, 5 DVD, 5 CD, sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il.elle veut me présenter et c’est elle.lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Mélanie Rutten que nous partons ! Allez, en route !

5 albums jeunesse

  • Les quatre saisons de Ranelot et Buffolet, Arnold Lobel
  • Le grand livre vert, Robert Graves et Maurice Sendak
  • Heureusement, Rémy Charlip
  • J’aimerais, Toon Tellegen et Ingrid Godon
  • Saisons, John Birmingham

5 romans

  • Le journal, Katherine Mansfield
  • Jane Eyre, Charlotte Brontë
  • Huckleberry Finn, Mark Twain
  • Le grand cahier, Agota Kristof
  • Vivre, penser, regarder, Siri Hustvedt

5 DVD

  • La nuit du chasseur, Charles Laughton
  • Les moissons du ciel, Terence Malik
  • Rebecca, Alfred Hitchcock
  • Fantastic Mr Fox, Wes Anderson
  • Fargo, Cohen

5 CD

  • A ceremony of Carols, Benjamin Britten
  • Coexist, XX
  • Ouï, Camille
  • Heads Up, Warpaint
  • Two grains of sand, Piers Faccini

5 artistes

  • Jorinde Voigt
  • Peter Doig
  • Paul Klee
  • Nalini Malani
  • Jockum Nordström

5 lieux

  • Les rives du fleuve Niger aux environs de Bamako, Mali
  • L’allée de baobabs à Morondave, Madagascar
  • Le bois du Schaveïs, Belgique
  • Les collines d’Ombrie, Italie
  • Les forêts du sud ouest du côté de Cahors.

Mélanie Rutten est autrice et illustratrice.

Bibliographie sélective :

  • Ploc, éditions MeMo (2017).
  • La Forêt entre les deux, éditions MeMo (2015).
  • Les Sauvages, éditions MeMo (2015).
  • La Source des jours, éditions MeMo (2014).
  • L’Ombre de Chacun, éditions MeMo (2013).
  • Nour, le moment venu, éditions MeMo (2012).
  • Eliott et Nestor, l’heure du matin, éditions MeMo (2011).
  • Öko, un thé en hiver, éditions MeMo (2010).
  • Mitsu, un jour parfait, éditions MeMo (2008).

Retrouvez Mélanie Rutten sur son site : http://www.melanierutten.com.

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Les invité.e.s du mercredi : Olivier Pillé et Régis Lejonc

Par 31 mai 2017 Les invités du mercredi

On ne connait pas forcément leurs noms (et encore moins leurs têtes), mais dans les maisons d’édition il y a des éditeurs et des éditrices qui font un travail magnifique. Parce que j’aime particulièrement les romans du Rouergue, j’ai eu envie de poser quelques questions à l’un des éditeurs maison, Olivier Pillé. Ensuite, je vous propose de partir en vacances avec Régis Lejonc. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Olivier Pillé

Parlez-nous de votre parcours jusqu’à votre arrivée au Rouergue.
Avant de poser mes bagages au Rouergue, j’ai eu la chance de faire mes premières armes au sein de la formidable équipe de Didier Jeunesse (bises virtuelles à eux tous !). Ma mission était de participer au lancement de leur collection de romans et c’était à la fois très excitant et absolument terrifiant ! C’était un gros chantier et je n’avais vraiment pas beaucoup d’expérience… Heureusement mes super collègues étaient là et ça n’a pas été trop douloureux. Puis, petit à petit, j’ai pu faire entrer au catalogue des auteurs dont j’admire toujours autant le travail : Pascal Ruter, Taï-Marc Le Thanh et Tristan Koëgel (sans oublier Éric Senabre qui était déjà là à mon arrivée, mais que j’adore tout autant). À la fin de mon contrat, j’ai enchaîné les petits boulots : lecteur, éditeur freelance, libraire et même un passage au service communication/marketing du Rouergue. Je commençais un peu à me décourager quand Sylvie Gracia (éditrice litté adulte et jeunesse au Rouergue) m’a appelé pour me parler d’un poste à pourvoir à ses côtés, c’était l’euphorie totale, un poste dans la maison de mes rêves avec la possibilité d’apprendre le métier avec THE éditrice. Je n’ai pas hésité cent mille ans…

Quel est votre rôle au sein des éditions du Rouergue ?
Je suis éditeur sur les romans jeunesse. Avec Sylvie Gracia, nous travaillons en binôme pour animer ce secteur et on expérimente, on fait les chimistes. Elle a su développer un espace éditorial très créatif où les idées peuvent éclore. Du coup, j’ai pu apporter ma touche personnelle et donner corps à mes projets. Rapidement, j’ai pu faire entrer de nouveaux auteurs au catalogue, créer une collection, en refondre d’autres ou découvrir des auteurs étrangers… j’ai les deux mains dans le cambouis et j’adore !

Qu’est-ce qui fait que vous avez envie de publier une histoire ?
L’histoire justement ! Je grossis volontairement le trait, mais c’est réellement ça qui me fascine dans ce métier, ce flot continu d’histoires qui nous passe entre les mains. Alors quand il y en a une qui sort de l’ordinaire, qui est incarnée par un regard très personnel, l’envie d’en faire un livre, de le faire découvrir pointe le bout de son nez.

Vous avez une totale liberté sur les romans que vous décidez de publier ?
Oui ! Et je me sens très chanceux de pouvoir l’affirmer. Cette liberté me semble importante pour proposer aux lecteurs des livres parfois surprenants ou qu’a priori ils ne liraient pas. Puis cette liberté permet aussi de travailler sur le long terme avec nos auteurs et de les suivre pas juste sur des projets où l’on sait que ça va cartonner. Sans tout cela, il n’y aurait pas de surprise et ce serait plutôt ennuyeux !

Quand on est éditeur on doit passer son temps à lire des manuscrits, avez-vous encore le temps de lire d’autres romans ?
Non seulement j’ai le temps, mais j’en prends aussi pas mal pour tout le reste : les films, les séries, la musique ou les jeux vidéos. Ce sont autant de territoires où j’aime braconner. Il y a de l’écriture et des histoires ailleurs que dans les livres. Puis, j’ai aussi cette peur un peu irrationnelle qu’un jour en lisant un manuscrit, par exemple où l’on parle de hip-hop, je sois incapable de voir que les clichés s’enchaînent.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescent ?
Mon premier grand plaisir de lecture a été les Chair de poule de R. L. Stine, pétard, je ne sais pas combien j’en ai lu, mais c’était compulsif ! Ensuite, au collège, en 4e, une prof de français m’a fait lire Stephen King et là, je me suis mis à être accro aux livres. La pétoche que j’ai eue en lisant les Danse macabre a été si forte qu’après je n’avais qu’une seule idée en tête : retrouver ce sentiment, cette intensité un maximum de fois.

Sur quels romans travaillez-vous actuellement ?
Pour ne pas faire une liste de deux kilomètres, je ne vais en citer qu’un, celui sur lequel j’ai travaillé le plus récemment. Il s’agit du prochain roman de Stéphane Servant, Sirius, et c’est un bijou. Il arrive à revisiter le roman post-apocalyptique de la plus belle des manières, la sienne. Et il y a quelque chose de réellement excitant à voir un auteur s’approprier un genre déjà bien exploré et en tordre les frontières, lui ajouter de nouveaux codes. En plus, Stéphane Servant avec ce roman a voulu proposer quelque chose de différent de ses précédentes histoires, il y a un rythme nouveau, plus urgent, et plus rude aussi. J’admire beaucoup cette capacité à se mettre en danger, à partir sur de nouveaux chemins. Bref, vous l’aurez deviné, j’y crois énormément ! Ah ! et il sort en librairie le 23 août…

Quelques romans parus au Rouergue :

  • Comment maximiser (enfin) ses vacances, d’Anne Percin (2017).
  • Ma grand-mère est une terreur, de Guillaume Guéraud (2017).
  • Grizzli et moi, d’Alex Cousseau (2017).
  • Moi et ma bande / Zélie et moi, de Cathy Ytak et Thomas Scotto (2017).
  • La plus grande chance de ma vie, de Catherine Grive (2017).
  • Qui es-tu Morille ? / D’où viens-tu Petit-Sabre, d’Hélène Vignal (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Les aventures rocambolesques de l’oncle Migrelin, d’Elzbieta (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Ma fugue chez moi, de Coline Pierré (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Série Les autodafeurs, de Marine Carteron (2014-2015), que nous avons chroniqué ici et .


En vacances avec… Régis Lejonc

Régulièrement, nous partons en vacances avec un.e artiste. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la.le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet.te artiste va donc profiter de ce voyage pour nous faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle.il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… 5 de chaque ! 5 albums jeunesse, 5 romans, 5 DVD, 5 CD, sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il.elle veut me présenter et c’est elle.lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Régis Lejonc que nous partons ! Allez, en route !

5 ALBUMS JEUNESSE

  • PAUVRE ZOZZO – Pelton – Rue du Monde
  • GISÈLE DE VERRE – Beatrice Alemagna – Seuil jeunesse
  • JOJO LA MACHE – Olivier Douzou – ed du Rouergue
  • MAGASIN ZINZIN – Frédéric Clément – Albin Michel
  • AU POINT DU CŒUR – Rascal – Pastel – École des Loisirs

5 ROMANS

  • LE MAÎTRE ET MARGUERITE – Mikhail Boulgakov
  • WORLD WAR Z – Max Brooks
  • DEMANDE À LA POUSSIÈRE – John Fante
  • LE GARÇON – Marcus Malte
  • TROIS MILLE CHEVAUX VAPEUR – Antonin Varenne

5 BD

  • ROSE PROFOND – Jean-Pierre Dionnet – Michel Pirus – Casterman
  • LE GRAND POUVOIR DU CHNINKEL – Van Hamme – Rosinski – Casterman
  • LE RAYON U – Edgar P. Jacobs – Dargaud
  • COME PRIMA – Alfred – Delcourt
  • CHARLY 9  – Richard Guérineau – Delcourt

5 DVD

  • FAUT PAS PRENDRE LES ENFANTS DU BON DIEU POUR DES CANARDS SAUVAGES – Michel Audiard
  • HAIR – Milos Forman
  • SNATCH – Guy Richie
  • LES INDESTRUCTIBLES – Brad Bird
  • À BOUT DE SOUFFLE – Jean-Luc Godard

5 CD

  • THE VELVET UNDERGROUND and NICO –  (éponyme)
  • THE SMITH – The Queen is dead
  • THE BEATLES – White Album
  • BJORK – Debut
  • PORTISHEAD – Roseland Live in New-York

5 ARTISTES

  • GUSTAVE KLIMT pour ses esquisses
  • CARL LARSSON pour son humanité
  • EDWARD HOPPER pour son art du temps suspendu
  • WINSOR MC CAY pour son dessin inégalé depuis plus d’un siècle
  • ANTONI TAPIES pour la spontanéité et la matière

5 LIEUX

  • LA GUINGUETTE CHEZ ALRIQ À BORDEAUX
  • L’ÎLE DE KOH PHA NGAN (KOH SAMUI – THAÏLANDE)
  • LA POINTE DU CAP FERRET (BASSIN D’ARCACHON)
  • AUBERGE DU PÈRE BISE –  BAIE DE TALLOIRES SUR LE LAC D’ANNECY (HAUTE-SAVOIE)
  • LE MUSÉE DES ARTS POPULAIRES DE MEXICO (MEXIQUE)

Régis Lejonc est auteur et illustrateur.

Bibliographie sélective :

  • Bagdan et la louve aux yeux d’or, illustration d’un texte de Ghislaine Roman, Seuil jeunesse (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • La promesse de l’ogre, illustration d’un texte de Rascal, Pastel (2015).
  • Kodhja, avec Thomas Scotto, Thierry Magnier (2015).
  • L’Ogre Babborco, illustration d’un texte de Muriel Bloch, Didier Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Ianos et le dragon d’étoiles, illustration d’un texte de Jean-Jacques Fdida, Didier Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • La poupée de Ting-Ting, illustration d’un texte de Ghislaine Roman, Seuil jeunesse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • La mer et lui, illustration d’un texte d’Henri Meunier, Notari (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Loup ?, collectif, Association Mange-Livre (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Lumières, l’encyclopédie revisitée, collectif, L’édune (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • La rue qui ne se traverse pas, illustration d’un texte d’Henri Meunier, Notari (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Obstinément Chocolat, illustration d’un texte d’Olivier Ka, L’édune (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Le Petit Chaperon rouge ou La Petite Fille aux habits de fer-blanc, illustration d’un texte de Jean-Jacques Fdida, Didier Jeunesse (2010), que nous avons chroniqué ici.
  • La boîte à joujoux, illustration d’un texte de Rascal, Didier Jeunesse (2005), que nous avons chroniqué ici.
  • Fait pour ça, texte illustré par David Merveille, Actes Sud Junior (2004), que nous avons chroniqué ici.
  • Ma voisine est amoureuse, texte et illustrations, Actes Sud Junior (2003), que nous avons chroniqué ici.

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