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En vacances avec…

Les invité·e·s du mercredi : Christophe Loupy et Clotilde Perrin

Par 9 janvier 2019 Les invités du mercredi

Aujourd’hui, on reçoit l’auteur Christophe Loupy, avec lui on revient sur son dernier album, Suis le chemin des fourmis, et sur son parcours, puis on part en vacances avec Clotilde Perrin ! Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Christophe Loupy

J’aimerais que vous me parliez de Suis le chemin des fourmis, votre dernier album. Pouvez-vous nous raconter ce projet et comment vous avez travaillé dessus ?
Ce projet, comme beaucoup de mes albums, est le fruit de mon travail en classe. Étant professeur des écoles en maternelle, je me suis toujours intéressé aux méthodes pédagogiques qui permettent d’apprendre en s’amusant. Car je trouve que l’on n’apprend jamais mieux qu’en s’amusant, que l’on soit enfant ou adulte. Quand j’ai découvert la technique de l’ombro-cinéma, j’ai tout de suite été séduit par le côté ludique et esthétique du concept. Et je me suis mis à réfléchir de quelle manière je pouvais l’utiliser en classe. Le côté ludique, c’était bien, mais si, en plus, on pouvait le rendre utile, c’était encore mieux. Et puis, un jour, j’ai eu l’idée de ces petites fourmis qui avancent en ligne et qui dessinent par le mouvement les graphismes de base. J’ai aussitôt monté quelques prototypes pour ma classe et j’ai présenté mes fourmis à mes élèves. Ils ont adoré ! Ils ont passé des heures à expérimenter l’outil, à faire circuler mes petites fourmis et à en reproduire les tracés sur des feuilles.
À ce moment-là, je me suis dit qu’il fallait vraiment mettre en forme ce concept pour en faire profiter le plus grand nombre. Et j’ai pensé à en faire un album ludique, avec une vraie histoire, et un enjeu qui entraîne le lecteur au fil des pages.

Vous êtes enseignant en plus d’être auteur, est-ce que ça a une influence sur votre travail ?
Oui, énormément. J’adore observer les gens, décrypter leurs émotions, leurs comportements… Alors, entouré d’une trentaine d’enfants de 3 à 4 ans toute la journée, vous imaginez, c’est une vraie richesse qui s’offre à moi. Non seulement, je vis avec eux des situations incroyables, mais en plus, ils me confient leurs joies, leurs peines, leurs colères, sans aucun filtre. C’est une chance extraordinaire de pouvoir appréhender leur monde au plus près, de comprendre leur mode de fonctionnement et de pouvoir ainsi écrire des livres qui leur parlent.

Comment naissent vos histoires ?
Comme je vous l’ai dit, j’observe beaucoup, j’écoute, je ressens… Je crois que tout artiste, quelle que soit sa spécialité, est quelque part un contemplatif. Il utilise ses sens pour se nourrir de ce qui l’entoure, puis le digère et le transforme pour le restituer à sa façon. Par exemple, un jour, mes élèves ont commencé à me parler du bisou de leur papa et de leur maman, et ils ont débattu avec toute leur candeur de celui qui serait le meilleur. Cela m’a inspiré l’histoire d’un petit chien qui fait le tour de la ferme pour quémander un bisou à chaque animal, et qui revient voir sa maman pour lui dire dans un câlin qu’il sait maintenant quel est le meilleur de tous les bisous ! (Rien qu’un bisou !, Ed. NordSud)

Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?
Mon parcours n’est pas commun car je n’étais pas destiné, au départ, à faire une carrière littéraire. J’ai appris à lire avec difficulté. Et ce handicap faisait que j’avais peur des livres (surtout des romans). Je ne lisais que des BD ou des textes très courts, faciles à lire. J’étais mauvais en français et j’ai commencé à m’améliorer seulement vers 10/11 ans quand j’ai enfin réussi à « entrer » dans l’univers des romans. Mais aussi, je pense, parce que j’adorais inventer des histoires et que j’avais besoin du français pour ça…
J’ai commencé par faire de la BD, tout seul, dans ma chambre d’ado. Vers 16/17 ans, j’ai même gagné une publication dans le journal Spirou. À la même époque, je faisais partie d’un groupe de rock dont j’étais le chanteur et le parolier. Cela a donné une nouvelle dimension à ma passion pour l’écriture. Et puis, je suis devenu instit et j’ai sorti mes premiers albums, ceux de La Petite Boule Blanche, aux éditions Milan. Cette série a gardé quelque chose de magique, car non seulement elle est devenue un vrai succès littéraire mais, en plus, elle continue à se vendre encore aujourd’hui (éditions Belin).

Vous ne vous contentez pas d’écrire, vous faites également des actions bénévoles en direction des auteurs, je pense notamment aux conseils que vous leur donnez, prolongement du Guide de l’édition Jeunesse dont on a déjà parlé ici
Oui, effectivement, cela fait plus de 17 ans que je m’investis personnellement pour les auteurs. J’ai tout d’abord créé Le Guide de l’Édition Jeunesse car à mes débuts, j’ai eu beaucoup de difficultés à obtenir les conseils utiles pour percer, les contacts et les astuces (que les professionnels s’échangent entre eux mais qui n’atteignent jamais les débutants « hors circuit »). Je m’étais promis, à l’époque, que si je faisais mon trou dans le milieu professionnel, je réunirais dans un ouvrage tous ces conseils, ces contacts, et ces astuces (avec, en plus, quelques « bruits de couloirs », normalement réservés aux pros, comme les nouvelles collections qui sortent et les recherches spécifiques de manuscrits des éditeurs). Du coup, à aider au quotidien les auteurs en herbe (conseils au téléphone, lecture de manuscrits…), j’ai parfois du mal à dégager du temps pour moi, pour écrire. Il m’arrive même d’être en retard avec l’un de mes éditeurs qui attend mon texte. Mais je suis un hyperactif. Je ne sais pas me poser. L’an dernier, j’ai ajouté une conférence intitulée « Tout le monde peut devenir auteur jeunesse » (même quand, au départ, on est nul en français comme moi !) qui me permet également de donner tous les conseils utiles à ceux qui veulent se lancer, ainsi que toutes les petites astuces qui m’ont permis d’être édité aujourd’hui par une trentaine d’éditeurs à travers une quinzaine de pays.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescent ?
Enfant, je lisais beaucoup de BD : Tintin, Lucky Luke, Spirou, Gaston Lagaffe, Astérix, Chick Bill, Ric Hochet, Blake et Mortimer, Valerian… À l’adolescence, j’ai commencé à lire des romans grâce à une série, Bob Morane, que je lisais déjà en BD. Ce n’était pas de la grande littérature, mais cela a nourri mon imaginaire. Puis, j’ai continué avec des lectures plutôt fantastiques ou science-fiction : Lovecraft, King, Kafka, Edgar Poe, Maupassant, Buzzati, Matheson, Bradbury…

Sur quoi travaillez-vous actuellement ?
Actuellement, je travaille sur mes séries en cours. J’en démarre aussi une nouvelle chez Little Urban (romans première lecture), et une autre chez Belin (albums). Je mets également la dernière touche sur un album chez Milan, un autre chez Mijade, et un conte chez La Souris qui raconte.

Bibliographie sélective :

  • Suis le chemin des fourmis, album, texte et illustrations, Milan (2018), que nous avons chroniqué ici.
  • Un goûter haut perché, roman, texte illustré par Sébastien Braun, Milan (2018).
  • Ma maternelle épanouie, cahier d’activité, Nathan (2018).
  • Rien qu’un bisou !, album, texte illustré par Eve Tharlet, Nord Sud (2018).
  • Le grand Monstrouilleux, roman illustré par Prisca Le Tandé, Milan (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Après la récré, album, texte et illustration, Milan (2015).
  • Au secours ! J’ai perdu mon slip ! ou la véritable histoire de Tarzan, album illustré par Bérengère Delaporte, Marmaille & compagnie (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Dans la cour de l’école, album, texte et illustrations, Milan (2007).
  • Vive les bêtises, roman, texte illustré par Laurent Richard, Milan (2007).


En vacances avec… Clotilde Perrin

Régulièrement, nous partons en vacances avec un·e artiste. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la·le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet·te artiste va donc profiter de ce voyage pour nous faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle·il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… Des livres, de la musique, des films… sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il·elle veut me présenter et c’est elle·lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Clotilde Perrin que nous partons ! Allez, en route !

« Plus la vie de l’esprit se diversifie plus votre inspiration a des chances d’être protégée, l’imagination imprévisible, celle qui jaillit de l’intérieur » Rainer Maria Rilke

Livres :

  • Le monstre de Hawkline de Brautigan
  • Ronce-rose d’Éric Chevillard
  • Le Sacré livre de Proutto de Roland Topor
  • Contes bleus de Marguerite Yourcenar
  • Je, d’un accident ou d’amour de Loïc Demey
  • Respirer l’ombre de Giuseppe Penone

Artistes :

  • Jérôme Bosch
  • Giuseppe Penone
  • Peter Doig
  • David Hockney
  • Maia Flore
  • Pina Bausch
  • Gérard Garouste

Livres jeunesse :

  • Les derniers géants de François Place
  • Cher Grillon de Janosh
  • Voyage d’hiver d’Anne Brouillard
  • Professeur Totem et Docteur Tabou de Nicole Claveloux
  • Paysajeux de Henri Galeron
  • Lutin Veille d’Astrid Lindgren et Kitty Crowther
  • J’aimerai de Toon Tellegen

Musique :

  • Dead Man’s Bones
  • Nick Cave – Push the sky away
  • Exploded View – Obey
  • Jun Miyake – Stolen from Stranger
  • Beck – Sea change
  • The Do – Both ways open jaws

Films :

  • La science des rêves de Michel Gondry
  • Phenomena de Dario Argento
  • Les habitants d’Alex Van Warmerdam
  • Chat noir chat blanc d’Emir Kusturica
  • Scène de vie conjugale d’Ingmar Bergman

Lieux :

  • Lac de la Maix dans les Vosges
  • Les bains romains de Strasbourg
  • Le musée des estampes de Strasbourg
  • Musée Tinguely à Basel
  • Le sommet du Hohneck dans les Vosges
  • Cartoonmuseeum de Basel

Images :

  • Mattoti
  • Blutch
  • Edward Gorey
  • Maja
  • Topor

Clotilde Perrin est autrice et illustratrice.

Bibliographie :

  • À l’intérieur de mes émotions, album, texte et illustrations, Seuil Jeunesse (2018), que nous avons chroniqué ici.
  • Ici et là, les maisons d’Akira, album, illustration d’un texte de Claire Ubac, Albin Michel (2018).
  • À l’intérieur des gentils : pas si gentils, album, texte et illustrations, Seuil Jeunesse (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • À l’intérieur des méchants, album, texte et illustrations, conçu et animé en collaboration avec l’atelier SAJE, Seuil Jeunesse (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Weepers Circus chante n’importe nawak !, livre-CD, illustrations de chansons des Weepers Circus, Gallimard Jeunesse musique (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Mes plus belles berceuses jazz et autres musiques douces pour les petits, Collectif, Gallimard Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Mannele, album, illustration d’un texte de Lionel Larchevêque, Le thé aux histoires (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • L’enfant lumineux, album, texte et illustrations, Rue du Monde (2014).
  • L’enfant minuscule, album, texte et illustrations, Rue du Monde (2014).
  • L’enfant volant, album, texte et illustrations, Rue du Monde (2014).
  • Mes plus belles musiques classiques pour les petits 2, livre-CD, Collectif, Gallimard Jeunesse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Le bonhomme et l’oiseau, album, illustration d’un texte d’Alice Brière-Haquet (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Lumières, l’encyclopédie revisitée, album, collectif, L’Édune / CRDP de Champagne-Ardenne (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • L’ogre bouquiniste, roman, illustration d’un texte de Janine Teisson, Gallimard Jeunesse (2012), que nous avons chroniqué ici.

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Les invité·e·s du mercredi : Thibault Prugne et Marie Pavlenko

Par 19 décembre 2018 Les invités du mercredi

Dernier·ère·s invité·e·s de 2018 (comme chaque année, on prend nos vacances annuelles pendant les fêtes de fin d’année)… et quel·le·s invité·e·s ! Le premier vient de sortir un sublime album aux éditions Margot, la seconde sort bientôt son nouveau roman chez Flammarion Jeunesse… On commence par une interview de Thibault Prugne qui nous en dit plus sur son travail et son parcours, puis on part en vacances avec Marie Pavlenko ! Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Thibault Prugne

Pouvez-vous nous présenter le magnifique Maestro, votre dernier album ?
Maestro est un livre CD, que j’ai écrit et illustré, raconté par François Morel sur des musiques aux sonorités gitanes de Jean-Pierre Jolicard. Cet album raconte l’histoire de Téo, un jeune orphelin adopté par Lucien, un charpentier de marine. Il vit dans un village au bord de l’océan, où tous les habitants sont pêcheurs. Mais voilà, Téo n’est pas du tout à sa place ici. Pour lui, tout ce qui compte, c’est la musique. Il en crée avec tout ce qu’il touche, et en entend partout, dans le cliquetis des mâts et le clapotis des vagues, dans le chant des mouettes et le souffle du vent… Lorsqu’il a un moment, il emprunte une barque et file au large pour jouer du charango, un petit instrument bolivien à 10 cordes. C’est tout ce qui lui reste de ses parents. Un jour, il va rencontrer Wayra, une petite gitane, accompagnée par son père Djypee et sa famille. Leurs roulottes sont bloquées par la grande marée. Avec eux, Téo va découvrir son immense talent pour la musique. Il s’agit d’une histoire positive, qui a pour thème fort la poursuite de ses rêves.

Comment est née cette histoire ?
Cela faisait quelques années que nous voulions travailler ensemble avec Jean-Pierre Jolicard. Faire un livre-CD où mon texte serait porté par ses musiques. J’ai donc fait en sorte de trouver une histoire qui s’adapte à ses deux styles de prédilection : la musique gitane et la musique bolivienne. Ainsi, nous avons ces gitans qui apportent la touche gitane, et ce charango, dont joue Téo, qui est typique de Bolivie. Cela nous a permis de mélanger ces deux sonorités. Pour ma part, j’ai toujours aimé dessiner des instruments de musiques et peindre l’océan, les grands ciels, etc. J’avais donc un décor tout trouvé pour cette histoire. L’idée avec Maestro, c’était surtout que chacun se fasse plaisir et donne le meilleur.

Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?
J’ai d’abord fait des études en architecture d’intérieur. Puis un jour, j’ai voulu changer de voie. J’ai toujours dessiné et voulais depuis tout petit devenir illustrateur ou auteur de BD. Mais c’est un rêve que j’avais plus ou moins mis de coté. Avec un ami, nous nous sommes lancés en 2011 dans un carnet de voyage, qui fut ma première expérience dans l’édition. Et j’ai trouvé cela super. Après ce livre, j’ai sorti mes gouaches et j’ai cherché des techniques pour faire de l’illustration jeunesse. Pour mon premier livre jeunesse, Le Bout du Fil aux éditions des Braques j’avais écrit l’histoire, l’avais illustré et composé les musiques, car il s’agissait aussi d’un livre CD. J’ai ensuite fait quelques albums dans différentes maisons pour enfin trouver un éditeur plus régulier, Gautier Languereau, avec qui j’ai fait 3 livres, écrits par Bernard Villiot. Pour Maestro, je voulais le faire aux éditions Margot, ma propre maison car la volonté première que nous avions avec Jean-Pierre Jolicard, c’était de réaliser notre livre sans aucune contrainte.

À propos des éditions Margot, dites-nous quelques mots sur cette belle maison ?
Nous avons créé cette maison en 2012 avec Anne-Fleur Drillon. Nous publions assez peu de livres et attachons une grande importance aux objets. Notre collection la plus marquante, dans laquelle s’inscrit Maestro, c’est celle des grands albums. Les formats permettent de mettre en avant les illustrations, de se plonger dedans, de s’immerger avec les personnages.

Quelles techniques d’illustrations utilisez-vous ?
Pour faire une illustration, je réalise d’abord plusieurs croquis, pour trouver les bonnes attitudes, le bon cadrage, etc. À cette étape, j’imagine d’où viendra la lumière, où seront positionnées les zones d’ombres, afin de définir un sens de lecture pour l’image. Je scanne ensuite mon croquis et l’imprime en plus grand pour le décalquer proprement à la table lumineuse sur un format 40×60 cm.
Pour la couleur, je travaille avec de la gouache très diluée. Cette technique s’approche de celle de l’aquarelle, où l’on monte les couleurs du plus clair au plus foncé. Mais la gouache me permet de travailler parfois plus en pâte, de rehausser mes lumières avec de la gouache blanche ou jaune pâle. J’utilise également du drawing gum, un liquide proche du latex, qui permet de cacher certaines zones. Cela me permet de réaliser des effets de textures, de reflets, etc. Pour finir, au crayon de couleur, je rehausse certains contours pour que chaque élément se détache bien les uns des autres.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescent ?
Mon livre préféré quand j’étais petit, c’était Pélagie la sorcière. Je ne sais pas s’il est encore édité. Et plus grand, je lisais plus de BD humoristique, ou de grandes histoires. Peter Pan de Loisel est surement celles qui m’ont le plus marqué.

Sur quoi travaillez-vous actuellement ?
C’est ma grande question en ce moment. Après Maestro, j’ai du mal à me lancer sur autre chose, j’ai l’impression d’avoir mis tout ce que j’aimais dans cet album. Mais je vais finir par trouver une nouvelle idée. J’ai également un projet de BD, que j’ai également écrit, mais là, c’est le temps qui me manque.

Bibliographie sélective :

  • Maestro, texte et illustrations, Margot (2018), que nous avons chroniqué ici.
  • Monsieur Django et Lady Swing, illustration d’un texte de Bernard Villiot, Gautier-Languereau (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Le dompteur de vent, illustration d’un texte de Bernard Villiot, Gautier-Languereau (2016).
  • Le souffleur de rêves, illustration d’un texte de Bernard Villiot, Gautier-Languereau (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Les hirondelles, illustration d’un texte d’Anne-Fleur Drillon, Bilboquet (2014).
  • Brel, des nouvelles d’en bas, collectif, Margot (2013).
  • Brassens, un p’tit coin de paradis, collectif, Margot (2012).
  • Le bout du fil, texte et illustrations, Les éditions des braques (2012).
  • Le mystère des cinq soleils d’Égypte, illustration d’un texte de Jean-Michel Jakobowicz, Hachette (2012).
  • À la rencontre des plus beaux villages de France, illustration d’un texte d’Alexandre Marion, éditions Eyrolles (2011).
  • Y’a de la joie, illustration d’un texte de Charles Trénet, Casterman (2011).


En vacances avec… Marie Pavlenko

Régulièrement, nous partons en vacances avec un·e artiste. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la·le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet·te artiste va donc profiter de ce voyage pour nous faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle·il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… Des livres, de la musique, des films… sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il·elle veut me présenter et c’est elle·lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Marie Pavlenko que nous partons ! Allez, en route !

5 albums jeunesse

  • Crotte de nez d’Alan Mets (L’école des loisirs)
  • Marlaguette de Marie Colmont et Gerda Muller (Père Castor)
  • Pou Poupidou d’Édouard Manceau (Albin Michel Jeunesse)
  • Les oiseaux globe-trotters de Fleur Daugey et Sandrine Thommen (Actes Sud junior)
  • Le Torchecul de François Rabelais et Pef (Mouck).

5 romans

  • Quatre-vingt-treize de Victor Hugo
  • Les Tombeaux d’Atuan d’Ursula Le Guin (deuxième volume du Cycle de Terremer)
  • La Vie devant soi de Romain Gary
  • Des souris et des hommes de John Steinbeck
  • La Guerre des mercredis de Gary d. Schmidt

5 DVD

  • Vertige d’une rencontre de Jean-Michel Bertrand
  • Sword of the stranger de Masahiro Andō
  • Quand la ville dort de John Huston
  • Il était une forêt de Luc Jacquet
  • Love Actually de Richard Curtis

5 CD

  • Odesea de Secret of elements
  • La jeune fille et la mort de Schubert
  • Fratres de Arvo Pärt
  • Re:member d’Ólafur Arnalds
  • Creatures de Rone

5 artistes

  • Hayao Miyazaki
  • Bill Watterson
  • Ramón Gaya
  • Caspar David Friedrich
  • Dalí

5 lieux

  • Le Parc de Marquenterre
  • L’île de Groix
  • Le Caillou de Soques, dans la vallée d’Ossau
  • Les rochers des Fiz, dans les Alpes
  • Toutes les forêts primaires de Thaïlande

Marie Pavlenko est romancière.

Bibliographie :

  • Un si petit oiseau, Flammarion jeunesse (2 janvier 2019)
  • Zombies zarbis, avec Carole Trébor, Flammarion jeunesse (3 tomes 2018-2019)
  • La Mort est une femme comme les autres, J’ai Lu (2018) – Pygmalion (2015)
  • Je suis ton soleil, Flammarion jeunesse (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • La Fille-Sortilège, Folio SF (2017)

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Les invité·e·s du mercredi : Stéphane Kiehl et Anaïs Massini

Par 21 novembre 2018 Les invités du mercredi

Cette semaine, je vous propose une interview de l’auteur-illustrateur Stéphane Kiehl qui vient de sortir une super série pour les tout-petits chez Actes Sud. Puis nous partons en vacances avec l’autrice et illustratrice Anaïs Massini. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Stéphane Kiehl

Racontez-nous votre parcours
Je suis né avec l’accent alsacien, puis diplômé de l’école des Beaux Arts de Nancy où j’ai passé 5 ans. Je deviens illustrateur en 1999 quand je fais mes premières illustrations pour la presse et deviens auteur à la sortie de mon premier album « Y a un truc » paru aux éditions du Rouergue en 2001. Depuis j’entretiens une relation étroite entre mon travail pour la presse et pour l’édition qui m’a amené à travailler pour de nombreux autres projets.

Pouvez-vous nous parler de votre série de livres cartonnés éditée Actes Sud Junior
Simple, pourrait résumer cette série de 4 livres pour les petits. Chacun développe un concept d’apprentissage lié à la petite enfance, l’objet, le nombre, le temps et l’espace. Tous deviennent histoire et sont illustrés par une bande d’animaux tendres qui vivent ensemble sur fond blanc. La mise en situation de chacun d’eux se fait exclusivement par le cadrage, ce sont toujours les mêmes dessins c’est l’intention qui change.

Quelles techniques d’illustrations utilisez-vous ?
Je dessine, je compose sur ordinateur. Je n’ai pas de technique de prédilection, c’est le projet qui dicte mes envies. Un trait à la main s’impose, parfois une forme numérique, parfois une photo, mais toujours au service du projet.

Où trouvez-vous votre inspiration ?
Mes sources d’inspirations sont très urbaines souvent liées à mon univers au quotidien, parfois c’est le contraire. Le présent et le lieu dans lequel je travaille ont leur importance. Mais c’est plutôt mes rêveries qui dictent mes idées.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescent ?
J’ai très peu lu quand j’étais enfant. C’est par le cinéma que je suis passé à la lecture à la fin de mon adolescence.

Il y a-t-il des illustrateurs et des illustratrices dont le travail vous touche ou vous inspire ?
J’ai beaucoup d’estime pour le travail de Paul Cox, il a su trouver le bon équilibre entre l’expérimentation et une certaine réalité du travail, sans se soucier de la cohérence de style. J’ai eu la chance de faire une exposition avec lui en 2016 à la galerie des enfants du Centre Pompidou et de partager sa grande sensibilité. J’aime également Katsumi Komagata pour son efficacité et la beauté poétique de chacun de ses ouvrages.

Sur quoi travaillez-vous actuellement ?
Une gamme de produits dérivés va sortir cet automne pour les boutiques du Centre Pompidou autour de l’architecture du Centre. Quelques projets de livres sont en route pour 2019, un imagier sans thème avec une scénarisation particulière, un album avec une vraie histoire, dans un univers très vert, et d’autres propositions, matières à réflexion, nouveaux paris, légers ou plus profonds.

Bibliographie sélective :

  • Derrière l’écran, illustration d’un texte Réjane Hamus-Vallée, Actes Sud Junior (2017).
  • Copains, Chauve-souris, Oeuf dix et Bonjour et Bonne nuit !, texte et illustrations, Actes Sud Junior (2018), que nous avons chroniqué ici.
  • La vie en typo, illustration d’un texte de Céline Delavaux, Actes Sud junior (2017).
  • Léon l’extra petit terrestre, illustration d’un texte de Jo Witek, La Martinière jeunesse (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • La guerre secrète des microbes, illustration d’un texte de Florence Pinaud, Actes Sud junior (2016).
  • La vie en design, illustration d’un texte de Céline Delavaux, Actes Sud junior (2015).
  • Mon amie Carla, texte et illustrations, Autrement Jeunesse (2010).
  • Grand joueur, texte et illustrations, Autrement Jeunesse (2008).
  • Football club, texte et illustrations, Autrement Jeunesse (2008).
  • Vos enfants et l’argent, illustration d’un texte de Juliette Salin, Autrement Jeunesse (2008).
  • Y’a un truc !, texte et illustrations, Rouergue (2001).


En vacances avec… Anaïs Massini

Régulièrement, nous partons en vacances avec un·e artiste. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la·le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet·te artiste va donc profiter de ce voyage pour nous faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle·il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… Des livres, de la musique, des films… sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il·elle veut me présenter et c’est elle·lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Anaïs Massini que nous partons ! Allez, en route !

5 albums jeunesse (très dure sélection… non exhaustive) :

  • mon préféré de tous les temps, celui qui a marqué mon enfance et auquel je m’identifie encore complètement : La petite géante de Philippe Dumas.
  • Boréal Express de Chris Van Allsburg, émotion intacte depuis plus de 30 ans.
  • Rhino des villes de Gaëtan Dorémus, un livre de photos et d’illustrations qui raconte la ville, le regard, le déplacement, d’une poésie infinie et toujours renouvelée.
  • Le voyage d’Ignacio d’Anne Cortey et Vincent Bourgeau, on pourra me soupçonner de sponsoriser mes amis (j’ai publié 4 albums avec Anne, fait mes études avec Gaëtan et partagé un atelier avec Vincent), mais ce livre aborde la complexité de l’amitié à travers une histoire très bien amenée et ficelée avec rare justesse.
  • Attention au départ d’Élisabeth Corblin, c’est le premier livre de cette auteure-illustratrice dont j’ai la chance d’avoir fait connaissance alors qu’elle était étudiante, autant dire comme j’étais impatiente ! Élisabeth a un sens de l’écriture comme du dessin particulièrement fin, détaillé mais léger, teinté d’un humour presque british. Et l’album vient de paraître aux très intéressantes et exigeantes Éditions Biscoto. Un petit monde à suivre de près !

5 romans :

  • Les demeurées de Jeanne Benameur
  • Le gang de la clé à molette d’Edward Abbey
  • Le livre de Dina d’Herbjørg Wassmo
  • Terre des oublis de Dương Thu Hương
  • L’or de Blaise Cendrars

5 DVD :

  • La dernière séance de Peter Bogdanovich
  • My architect de Nathaniel Kahn
  • Bigamie d’Ida Lupino (et tous ses films (j’aimerais tous les voir…) en tant qu’actrice ou réalisatrice, elle est géniale !)
  • Mr Smith au sénat de Frank Capra
  • Un portrait de Baudouin de Lætitia Carton

5 CD :

  • 6 feet beneath the moon par King Krule
  • To the east par Electrelane
  • Itinéraire par le Quatuor Voce
  • 6 concertos brandebourgeois, de J.S.Bach, dirigés par Otto Klemperer
  • Teresa Berganza sings Villa-Lobos, Braga, Guastavino, T.Berganza a une voix merveilleusement joyeuse et chaleureuse, notamment sur ce disque

5 artistes :

5 lieux (la demande la plus difficile !) :

je n’ai pas de lieux en particulier à faire découvrir, ou alors des lieux secrets…
mais je suis amoureuse des longs trajets en train, du temps et de la beauté qu’ils offrent.
Je fuis le TGV !
Autour de chez moi, je recommande :

  • La ligne de TER/ou intercité Clermont-Aurillac-Toulouse, fascinante par sa richesse et variété des paysages traversés.
  • La ligne de TER/ou intercité Béziers-Neussargues-Clermont, juste époustouflante par sa traversée de paysages désertiques et désertés, elle passe sur le viaduc de Garabit (un monument !)
  • La petite ligne de TER Aurillac-Brive remonte une rivière et des gorges étroites, complètement dingue, on a l’impression d’avancer en train dans la forêt.
  • La ligne Rodez-Brive, descente du Lot et traversée du Quercy, avec un plat du jour au buffet de la gare de Brive.
  • et enfin, un lieu fixe qui défie le temps : le tympan de l’abbatiale de Conques, une merveille de l’art roman devant lequel je peux rester des heures (avec une glace l’été après 18 h quand le flot de touristes est parti = perfection)

Anaïs Massini est autrice et illustratrice.

Bibliographie sélective :

  • Chapacha, texte et illustrations, Thierry Magnier (2018).
  • Le souffle de l’été, illustration d’un texte d’Anne Cortey, Grasset jeunesse (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Les petits jours de Kimi et Shiro, illustration d’un texte d’Anne Cortey, éditions Grasset jeunesse (2015).
  • Composition familiale, éditions de l’Épicerie de l’orage (2014).
  • Nuit d’hiver, illustration d’un texte d’Anne Cortey, Autrement jeunesse (2012).
  • Dans la maison de Poupée, texte et illustrations, Autrement jeunesse (2011).
  • Les ailes d’Anna, illustration d’un texte d’Anne Cortey, Autrement jeunesse (2009).
  • Hurlovent, d’après un texte d’Heinrich Hannover, De La Martinière jeunesse (2000).
  • On a un monstre dans la classe, illustration d’un texte de Gudule, Nathan (1999).

 

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Les invité·e·s du mercredi : Marion Achard et Malika Ferdjoukh

Par 31 octobre 2018 Les invités du mercredi

Cette semaine, je vous propose une interview de Marion Achard qui est certainement mon plus gros coup de cœur littéraire de l’année, avec elle on revient sur ses livres, son parcours, son écriture. Puis nous partons en vacances avec une autrice que nous aimons particulièrement dans l’équipe (mais on est loin d’être les seul·e·s !), Malika Ferdjoukh, une rubrique réalisée dans le cadre d’un Blog Tour organisé par L’école des loisirs, pour la sortie du second tome de Broadway Limited.


L’interview du mercredi : Marion Achard

Tout d’abord j’aimerais vous dire que vous êtes l’un de mes plus gros coups de cœur littéraires de l’année, je n’avais jamais lu vos ouvrages et j’ai tellement aimé le premier que j’ai lu que j’ai enchaîné sur les autres. Une des choses qui m’a particulièrement plue, surtout dans les histoires de Taloula (Échange caravane pourrie contre parents compétents, Je veux un chat et des parents normaux et Comment j’ai survécu à la sixième) et dans Trop de chefs, pas assez d’Indiens c’est votre écriture qui fonctionne extrêmement bien à l’oral, on prend énormément de plaisir à lire vos textes à voix haute. Je me demandais si c’était voulu.
Merci pour vos retours sur mes livres. Ça fait vraiment plaisir !
Je ne lis jamais mes livres à voix haute. Je sais que certains auteurs ont cette habitude mais ce n’est pas mon cas. En revanche je cisèle et je retravaille énormément mes textes. Quand je relis mes lignes (dans ma tête), je guette la moindre hésitation ou le moindre accrochage et je le reprends. Je m’attache vraiment au rythme. Un peu comme les spectacles où il faut garder l’attention du public en rythmant les séquences et en enlevant tout ce qui est superflu.
C’est peut-être ce travail-là qui donne du confort à la lecture à voix haute.

En parlant de spectacle, vous êtes aussi artiste de cirque, domaine très présent dans vos livres (je pense aux parents de Taloula, mais aussi à la compagnie croisée par les héros de Tout seuls), pouvez-vous nous parler de cette autre facette de votre vie et de l’influence que ça a sur votre écriture ?
J’ai écrit mon premier roman quand j’avais 8 ans. C’était l’histoire d’une petite fille abandonnée qui grandissait dans un cirque.
Mes deux métiers sont tous les deux intimement liés à mon enfance. Je voulais écrire des romans et faire du cirque. Avec beaucoup de ténacité et d’obstination j’ai réussi à faire les deux. Ayant toujours eu ces deux métiers en ligne de mire, je n’ai jamais hésité. C’était ça ou rien. Ce qui ne veut pas dire que c’était facile.
Je fais des spectacles de cirque professionnellement depuis 18 ans. Les tournées, les voyages, les rencontres nourrissent beaucoup mes histoires. Elles s’inspirent de ce que je vois, des rencontres, du mouvement.
En revanche je n’ai encore jamais fait le chemin inverse : nous n’écrivons pas nos spectacles, le scénario n’est pas prévu. Nous travaillons dans une forme de composition directement sur le plateau.
J’aimerai bien réussir à inverser les choses : que mes compétences d’écritures me servent sur scène. Je ne sais pas encore comment.

On a parlé de vos romans où l’humour prime, mais vous avez aussi des romans bien plus sombres, je pense au magnifique Des petits trous dans les doigts qui aborde la maladie d’un enfant, Le peuple du chemin sur l’assassinat d’un peuple d’Amérique du Sud (et l’asservissement d’enfants) ou encore Tout seuls (où deux enfants fuient après un accident dans lequel leur père semble avoir perdu la vie). Ces romans sont tellement différents que j’ai cru tout d’abord à une homonyme ! Est-ce que le processus d’écriture change pour ces romans-là ?
Je crois qu’avant tout, ces différents livres parlent de l’enfance. De l’enfance meurtrie. Des enfants qui subissent.
Parce qu’après tout, même dans Trop de chefs, pas assez d’Indiens, et même si le ton semble léger, le fond est assez grave.
Quant au processus d’écriture, c’est sûr qu’il est plus léger pour moi d’écrire un roman avec le personnage truculent de Taloula que de parler du massacre d’une tribu au fond de la jungle.
En écrivant Le peuple du chemin j’étais certaine qu’aucun éditeur ne voudrait d’un texte aussi dramatique et qu’aucun parent ne le mettrait entre les mains de son enfant.
Mais j’ai continué car je voulais et j’avais besoin de parler de cela. Ça n’a pas été simple car comme pour tous les livres j’ai essayé de me placer à hauteur de l’enfant que j’étais en me demandant comment j’aurai réagi si… Et pour Le peuple j’avais en plus au fond de moi un sentiment d’illégitimité à écrire sur une société dont on ne sait rien. C’était donc un exercice compliqué.
Au final c’est le livre qui a eu le plus de sélection (près d’une quinzaine).
Moi qui pensais que personne n’en voudrait…
Avant tout j’essaie d’écrire ce qui me tient à cœur, une idée sur laquelle je suis capable de me pencher et de me questionner pendant plusieurs mois (je suis assez lente). Et plus j’avance plus j’aime travailler sur l’émotion que le texte va susciter.

Dans vos romans les adultes sont souvent des personnages peu exemplaires. Parfois c’est anecdotique comme la mère de Taloula qui l’incite à laisser sa copine tricher sur elle, parfois plus dur comme la mère qui a abandonné ses enfants dans Tout seuls.
Mais pour la mère de Taloula je pense réellement qu’il faut laisser les copines tricher !
J’étais très mauvaise élève à l’école, dès le CM1 et jusqu’à mon bac que j’ai arraché avec 2 années de retard. J’avais des rapports très compliqués avec les enseignants (ou pour inverser les choses, les enseignants avaient des rapports compliqués avec moi). J’avais des idées atypiques, en marge, et mon histoire familiale était également complexe.
J’ai donc grandi avec une image sans concession des adultes. C’est probablement cela qui transparait au fil des textes. Comme Lally le dit, les adultes sont « potentiellement défaillants ».
Qu’arrive-t-il alors à l’enfant qui est là ?
Ce sont toutes ces histoires d’enfants confrontés à une défaillance qui m’intéressent. Comment réagit-il et comment cela le fait grandir ?
Je crois que j’ai atteint le pire de cette enfance brisée avec Tamba l’enfant soldat une BD qui est sortie chez Delcourt et dont j’ai écrit le scénario. Une histoire d’enfants à la merci d’hommes qui ont le pouvoir de disposer d’eux.
Alors oui, les adultes dans mes textes sont des personnages peu exemplaires… Ça fait grandir mes personnages enfants…

Oui, mais il y a aussi des adultes vers qui se réfugier comme Aldo (Trop de chefs pas assez d’Indiens) ou Opap (Tout seuls), mais c’est drôle de constater que l’un est trop jeune pour être parent (ou professeur) et l’autre trop vieux…
Durant mon adolescence, dans les grands moments où comme beaucoup de jeunes j’ai remis en question mon éducation, les valeurs familiales, l’école, la société… j’ai fait de belles rencontres. J’ai découvert que l’autre n’était plus forcément celui que la famille présentait, mais celui qu’on choisissait.
Ces rencontres adolescentes nourrissent une vie. Beaucoup d’adultes parlent encore de ceux qui leur ont montré un chemin, donné confiance, cru en eux, ouvert à d’autres réflexions…
Et justement les gens que l’on croise ne ressemblent pas à des parents. Ils sont plus jeunes, plus vieux, plus sages ou plus farfelus….

Que lisiez-vous enfant, adolescente ?
J’ai eu des gros coups de cœur pour Mon bel oranger, Sans famille. Puis plus tard Les enfants Tillerman. J’ai lu ces livres au moins 5 fois chacun.
En classe de cinquième j’allais à la bibliothèque avec une copine et nous empruntions des livres pour faire des « cures de lecture ». L’objectif était de lire toute la nuit en notant l’heure de début, de fin du livre et le nombre de pages avalées pendant la nuit. J’adorais particulièrement les livres qui parlaient des Indiens d’Amérique, les récits d’aventures et les questionnements sociaux ou familiaux à hauteur d’enfants ou d’ados…

Sur quoi travaillez-vous en ce moment ? Et ma fille m’en voudrait de ne pas vous poser la question… reverrons-nous Taloula ?
Humm… alors Taloula pour votre fille : le problème que je rencontre est assez bête mais je crois bien qu’Actes Sud arrête sa collection de « roman junior » où Taloula avait trouvé une place…. Ils poursuivent toutefois les anciens titres mais ne vont pas faire de nouvelles publications…. (je ne sais pas si tout ça est très officiel).
Donc a priori… Plus de Taloula.
Sur quoi je travaille ? Actuellement sur un gros projet de scénario BD avec Delcourt. L’idée est de raconter l’histoire d’un collectif d’artiste qui essaie de créer un spectacle de cirque et qui patauge. Je pense que ça va me prendre une bonne partie de l’année. Le travail a commencé mais j’ai 150 pages à gérer et c’est un vrai casse-tête même si je connais bien mon sujet. J’ai tendance à toujours croire que les choses vont se faire rapidement mais la création… C’est long !
Le projet suivant sera un sujet sur les petites filles contorsionnistes mongoles, mais je ne sais pas encore sous quelle forme…

Une toute dernière question, il faut vraiment se méfier du Manuel des Castor Junior ?
Ah les Castor Junior… ! Les manuels étaient superbes, ils parlaient des étoiles, des arbres, des insectes, de comment allumer un feu, des nœuds de marin, des codes secrets… de quoi bien s’évader pour un enfant qui s’ennuie ! Mais bon… pour le code morse… y’a pas à tergiverser : ils n’étaient pas compétents !

Bibliographie :

  • Tamba, l’enfant soldat, BD, scénario, dessins de Yann Dégruel, Delcourt (2018).
  • Trop de chefs, pas assez d’Indiens, roman, Actes Sud Junior (2018), que nous avons chroniqué ici.
  • Le peuple du chemin, roman, Talents Hauts (2017).
  • Comment j’ai survécu à la sixième, roman, Actes Sud Junior (2016).
  • Échange caravane pourrie contre parents compétents, roman, Actes Sud Junior (2014).
  • Je veux un chat et des parents normaux, roman, Actes Sud Junior (2014).
  • Des petits trous au bout des doigts, roman, Actes Sud Junior (2014).
  • Pourquoi je suis devenu une fille, roman, Actes Sud Junior (2013).
  • Tout seuls, roman, Actes Sud Junior (2012).


En vacances avec… Malika Ferdjoukh

Régulièrement, nous partons en vacances avec un·e artiste. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la·le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet·te artiste va donc profiter de ce voyage pour nous faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle·il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… Des livres, de la musique, des films… sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il·elle veut me présenter et c’est elle·lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Malika Ferdjoukh que nous partons ! Allez, en route !

5 Albums

  • L’Angleterre est une fête de Philippe Dumas
  • Le Singe à Buffon de Gilles Bachelet
  • Paris sous l’eau de Fabian Grégoire
  • Ma voisine est amoureuse de Régis Lejonc
  • Portraits devinettes d’auteurs illustres d’Anne Trotereau et Philippe Dumas

5 BD

  • Steve Canyon de Milton Caniff
  • Fatale de Cabanes et Manchette
  • Tamara Drewe de Posy Simmonds
  • Emma G. Wildford de Édith et Zidrou
  • La Folie de Ziegfeld de Goldman

5 DVD

  • Chaque soir à neuf heures de Jack Clayton ex aequo avec Boom de Joseph Losey
  • City Girl de Friedrich Wilhelm Murnau
  • The War Lord de Franklin F. Schaffner
  • Zoo in Budapest de Rowland V.Lee
  • Entre le ciel et l’enfer d’Akira Kurosawa ex aequo avec Goût du saké de Yasujiro Ozu

5 romans

  • Dark Place de Mildred Davis
  • Le comte de Monte Cristo d’Alexandre Dumas et Auguste Maquet
  • Seul dans Berlin de Hans Fallada
  • Le Bal d’Irène Nemirovski
  • Au pied du mur d’Elizabeth Sanxay Holding ex aequo avec Nous avons toujours vécu au château de Shirley Jackson

5 CD

  • Ella Fitzgerald , The Jerome Kern songbook
  • Nashville Skyline, Bob Dylan
  • Joe’s garage, Frank Zappa
  • Winter Romance, Dean Martin
  • High Society, Cole Porter

5 artistes

  • Gorge Barbier ex aequo avec Maxwell Parrish
  • John Singer Sargent.
  • Carl Erickson alias Éric, ex aequo avec René Gruau
  • Winsor Mc Kay ex aequo avec Joseph C. Leyendecker
  • Ronald Searle

5 endroits

  • La Punta Tregara et la Grotta azzurra, à Capri
  • Le Stromboli, au sommet, et depuis le large, la nuit
  • La rue Jules-Siegfried, Porte de Bagnolet, à Paris
  • Tudor City à Manhattan
  • Le cimetière aux pirates dans l’île de Desroches aux Seychelles

Malika Ferdjoukh est autrice.

Bibliographie sélective :

  • Série Broadway Limited, romans, L’école des loisirs (2015-2018).
  • La bobine d’Alfred, BD, scénario, dessins de Nicolas Pitz, Rue de Sèvres (2018), que nous avons chroniqué ici.
  • Série Quatre sœurs, BD, scénario, dessins de Cati Baur, Delcourt puis Rue de Sèvres (2010-2017) que nous avons chroniqué ici, et ici.
  • Série Le club de la pluie, romans, L’école des loisirs (2014-2016), que nous avons chroniqué ici.
  • La bobine d’Alfred, roman, L’école des loisirs (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Les quatre sœurs, 4 saisons, BD, scénario, dessins de Lucie Durbiano, BD Kid (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • L’assassin de papa, roman, Syros (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Aggie change de vie, roman, L’école des loisirs (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Chaque soir à 11 heures, roman, Flammarion jeunesse (2011).
  • Série Quatre sœurs, romans, L’école des loisirs (2003-2004).
  • Sombres citrouilles, roman, L’école des loisirs (1999), que nous avons chroniqué ici.

Ce En vacances avec a été réalisé dans le cadre du super blog tour organisé par L’école des loisirs. Rendez-vous chez Les lectures de Marinette, Chez Clarabel, Deedr, Bob & Jean-Michel, Whoopsy Daisy, Un petit bout de Bib(liothèque) et rendez-vous demain chez Les mots de la fin et vendredi chez Ginger Force.

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Les invité·e·s du mercredi : Émilie Vast et Clémence Pollet

Par 17 octobre 2018 Les invités du mercredi

Deux autrices/illustratrices sont aujourd’hui nos invitées du jour, et je dois dire que je suis très sensible à leur travail à toutes les deux. Tout d’abord Émilie Vast avec qui l’on revient sur son parcours et sur son travail, puis on part en vacances, afin de faire mieux connaissance avec elle, avec Clémence Pollet. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Émilie Vast

Pouvez-vous nous présenter le magnifique Moi, j’ai peur du loup, qui vient de sortir chez MeMo et que nous avons chroniqué hier ?
Ce livre m’est venu pour deux raisons. D’une part, j’avoue que voyant que nombre d’auteurs avaient un livre à propos d’un loup, je me suis dit que moi aussi j’en voulais un ! De plus il est fréquent que le thème du loup soit porteur d’expos et rencontres, c’était donc tentant !
Et puis, j’avais surtout envie de rendre justice à cet animal mal compris ! On en parle beaucoup en ce moment… Les enfants à force de dessins hors normes du loup, perdent de vue sa réelle représentation, c’est un peu comme le poisson pané à la cantine !
C’était donc amusant de finalement partir à l’inverse des autres, déconstruire le mythe du monstre pour faire réapparaitre l’animal.

Vous avez une belle fidélité à l’éditeur MeMo, pouvez-vous nous en dire quelques mots ?
Oui, c’est une fidélité aux gens de chez MeMo, à la qualité de leur travail, à la qualité de l’impression, du papier… on se comprend, on est sensible aux mêmes choses. De plus, ils me font confiance, c’est reposant et ça aide réellement à être créatif !

Parlez-nous de votre parcours ?
Il est un peu alambiqué… la source vient clairement de mon enfance, influencée par mes parents pour la sensibilité à la nature et aux arts décoratifs. Dessiner et m’inventer des histoires faisaient déjà partie de mes passe-temps.
J’ai perdu un peu de vue cela à l’adolescence, je suis partie dans un cursus scientifique au lycée, mais pas inutile puisqu’avec option Biologie ! Ça me sert toujours…
Ensuite retour des aspirations artistiques puisque j’ai fini par intégrer une école d’art. Je visais le design, j’ai opté pour la section art, pour la photo (il paraît que le dessin n’était pas mon truc, dixit un prof…;-) ). J’ai poussé jusqu’au DNSEP art contemporain pour me rendre compte que finalement, la photo avec l’avènement du numérique ne me passionnait plus autant.
Je me suis donc un peu improvisée graphiste. Et là ce fut la révélation ! Le retour du dessin dans ma vie grâce à un outil numérique inattendu : illustrator. J’ai fui ce logiciel toute ma scolarité pour en tomber dingue après ! Plus qu’un logiciel, c’est clairement une technique, on appelle cela du dessin vectoriel. On construit point par point un contour, on manipule la souris jusqu’à ce que l’on trouve la courbe parfaite…
Pour représenter la nature, ses volutes, ses symétries, c’est idéal. Je trouvais enfin une technique qui me permettait de rendre ce que j’avais en tête.
Et de graphiste j’ai glissé très surement vers l’illustration avec beaucoup de bonheur.
Le livre, lui est venu par ma rencontre avec l’auteure Anne Mulpas, elle m’a confié une histoire, notre premier livre est né et le déclic était fait…
L’écriture, est venue ensuite avec les sollicitations de Christine Morault de chez MeMo. Quand je vous dis qu’ils me font confiance !

Vous parliez à l’instant de la nature, elle tient une place très importante dans vos livres.
Pas que dans mes livres, dans ma vie aussi. J’y suis extrêmement sensible.
Et j’ai terriblement envie de partager cela. Et quoi de mieux que le livre comme vecteur.

Faites-vous des recherches avant d’illustrer un ouvrage comme, par exemple, vos imagiers ?
Oui, je fais des recherches dès que l’on touche au réel, je ne veux pas me tromper dans la représentation des choses. Cela a été surtout essentiel pour les Herbiers aussi bien pour le texte que pour les images.

Qu’est-ce qui vous inspire ?
En plus de la nature en elle-même ? L’art nouveau, l’art Déco, l’Égypte ancienne, le sculpteur Pompon, les illustrations des années 20 à 60…
Et puis certains livres sont nés de mes rencontres avec les enfants dans les classes. Et malheureusement de par certaines lacunes ! Abeilles et Épeire vient de leurs craintes racontées maintes fois à propos de ces créateurs, Plantes vagabondes de leurs méconnaissances du monde végétal.
Protéger la faune et la flore, passe par la connaissance de ces dernières, j’essaye d’apporter ma contribution à cette connaissance…

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Et bien, je lisais peu ! Je faisais partie de ces traumatisés de la lecture. Par contre je regardais beaucoup les images ! Et notamment de vieux livres tout à fait ringards de biologie pour enfants dont les images d’animaux, de plantes et minéraux très variés me fascinaient. Sinon pas mal de Picsou ! C’est bête mais cela à fini par me mettre à l’étrier de la lecture
Comme quoi, il n’y a pas de mauvaises lectures !

Quelques mots sur les prochaines histoires que vous nous proposerez ?
Sur le prochain projet, je serai moins dans la pédagogie, puisque ce sera une petite histoire simple où l’on remonte une action pour en connaître l’origine. Je sais c’est vague, mais c’est trop frais pour en dire plus. Petite variante cependant avec d’habitude, les personnages seront issus non pas des bois européens mais de la forêt amazonienne…

Bibliographie sélective :

  • Moi j’ai peur du loup, texte et illustrations, MeMo (2018), que nous avons chroniqué ici.
  • Plantes vagabondes, texte et illustrations, MeMo (2018).
  • Alphabet des plantes et des animaux, texte et illustrations, MeMo (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Abeille et Épeire, texte et illustrations, MeMo (2017).
  • Chamour, texte et illustrations, MeMo (2016).
  • De papa en papa, texte et illustrations, MeMo (2016).
  • De maman en maman, texte et illustrations, MeMo (2016).
  • Le secret, texte et illustrations, MeMo (2015).
  • En t’attendant, texte et illustrations, MeMo (2014).
  • Il était un arbre, texte et illustrations, MeMo (2012).
  • L’herbier, plantes sauvages des villes, texte et illustrations, MeMo (2011).
  • Korokoro, texte et illustrations, Autrement (2011).
  • L’herbier, petite flore des bois d’Europe, texte et illustrations, MeMo (2010).
  • L’herbier, arbres feuillus d’Europe, texte et illustrations, MeMo (2009).
  • Koré-No, l’enfant hirondelle, illustration d’un texte d’Anne Mulpas, MeMo (2008).

Le site d’Émilie Vast : https://emilievast.com.


En vacances avec… Clémence Pollet

Régulièrement, nous partons en vacances avec un·e artiste. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la·le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet·te artiste va donc profiter de ce voyage pour nous faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle·il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… Des livres, de la musique, des films… sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il·elle veut me présenter et c’est elle·lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Clémence Pollet que nous partons ! Allez, en route !

Albums jeunesse

  • Pétronille et ses 120 petits de Claude Ponti
  • Un monde à l’envers d’Atak
  • Romance de Blexbolex
  • Les lettres de l’ourse de Gauthier David et Marie Caudry
  • Les morceaux d’amour de Géraldine Alibeu

Romans

  • Tess d’Uberville de Thomas Hardy
  • Les enfants terribles de Jean Cocteau
  • Les mangeurs d’étoiles de Romain Gary
  • Les âmes mortes de Gogol
  • un Fred Vargas

DVD

  • Les parapluies de Cherbourg de Jacques Demy
  • Smoking, no smoking d’Alain Resnais
  • Phantom of the Paradise de Brian de Palma
  • Charade de Stanley Donen
  • Fargo des frères Cohen

CD

  • Diamonds and Rust de Joan Baez
  • Le Soleil noir de Barbara
  • Soleil Dedans d’Arthur H
  • The Suburbs d’Arcade Fire
  • Starmania de Michel Berger et Luc Plamondon

BD

  • Ghost World de Daniel Clowes
  • Jimmy Corrigan de Chris Ware
  • Vol 714 pour Sydney d’Hergé
  • Pinocchio de Winshluss
  • Coucous Bouzon d’Anouk Ricard

Artistes

  • Giotto
  • Fra Angelico
  • Jérôme Bosch
  • Utagawa Kuniyoshi
  • Albert Renger-Patzsch

Lieux

  • La Chapelle des Scrovegni à Padoue
  • Un champ de cannes sur l’île de la Réunion
  • Petra
  • L’île d’Arz dans le golfe du Morbihan
  • Les rues de Taipei

Clémence Pollet est autrice et illustratrice.

Bibliographie sélective :

  • Dis, comment ça pousse ?, illustration d’un texte de Françoise de Guibert, De La Martinière Jeunesse (2018).
  • Animal Totem, illustration d’un texte d’Agnès Domergue, HongFei (2018).
  • Tout doux, illustration d’un texte de Patrick Roger, Didier Jeunesse (2018).
  • Confucius toute une vie, illustration d’un texte de Chun-Liang Yeh, HongFei (2018), que nous avons chroniqué ici.
  • Une journée à la ferme, texte et illustration, De La Martinière Jeunesse (2018), que nous avons chroniqué ici.
  • Dis, que manges-tu ?, illustration de textes de Françoise de Guibert, De La Martinière Jeunesse (2018), que nous avons chroniqué ici.
  • Alice et merveilles, illustration d’un texte de Stéphane Michaka, Didier Jeunesse (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Dis, où tu habites ?, illustration de textes de Françoise de Guibert, De La Martinière Jeunesse (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Il était une fois… La traversée, illustration d’un texte de Véronique Massenot, HongFei (2017).
  • Une poule sur un mur, illustration de textes de divers auteur·trice·s, P’titGlénat (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Mon grand livre-disque de comptines, illustration de textes de divers auteur·trice·s (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • La ballade de Mulan, illustration d’un texte de Chun-Liang Yeh, HongFei (2015).
  • Contes d’un roi pas si sage, illustration d’un texte de Ghislaine Roman, Seuil Jeunesse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • La langue des oiseaux et autres contes du palais, illustration d’un texte de Chun-Liang Yeh, HongFei (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Ton coffret pour découvrir la ferme, De la Martinière Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • L’auberge des ânes, illustration d’un texte d’Alexandre Zouaghi et Chun-Liang Yeh, HongFei (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Le Petit Chaperon bleu, illustration d’un texte de Guia Risari, Le baron perché (2012).
  • L’ébouriffée, illustration d’un texte d’Hélène Vignal, Rouergue (2009).

Retrouvez Clémence Pollet sur Instagram : https://www.instagram.com/clemencepollet.

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