La mare aux mots
Parcourir le tag

En vacances avec…

Les invité.e.s du mercredi : Olivier Pillé et Régis Lejonc

Par 31 mai 2017 Les invités du mercredi

On ne connait pas forcément leurs noms (et encore moins leurs têtes), mais dans les maisons d’édition il y a des éditeurs et des éditrices qui font un travail magnifique. Parce que j’aime particulièrement les romans du Rouergue, j’ai eu envie de poser quelques questions à l’un des éditeurs maison, Olivier Pillé. Ensuite, je vous propose de partir en vacances avec Régis Lejonc. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Olivier Pillé

Parlez-nous de votre parcours jusqu’à votre arrivée au Rouergue.
Avant de poser mes bagages au Rouergue, j’ai eu la chance de faire mes premières armes au sein de la formidable équipe de Didier Jeunesse (bises virtuelles à eux tous !). Ma mission était de participer au lancement de leur collection de romans et c’était à la fois très excitant et absolument terrifiant ! C’était un gros chantier et je n’avais vraiment pas beaucoup d’expérience… Heureusement mes super collègues étaient là et ça n’a pas été trop douloureux. Puis, petit à petit, j’ai pu faire entrer au catalogue des auteurs dont j’admire toujours autant le travail : Pascal Ruter, Taï-Marc Le Thanh et Tristan Koëgel (sans oublier Éric Senabre qui était déjà là à mon arrivée, mais que j’adore tout autant). À la fin de mon contrat, j’ai enchaîné les petits boulots : lecteur, éditeur freelance, libraire et même un passage au service communication/marketing du Rouergue. Je commençais un peu à me décourager quand Sylvie Gracia (éditrice litté adulte et jeunesse au Rouergue) m’a appelé pour me parler d’un poste à pourvoir à ses côtés, c’était l’euphorie totale, un poste dans la maison de mes rêves avec la possibilité d’apprendre le métier avec THE éditrice. Je n’ai pas hésité cent mille ans…

Quel est votre rôle au sein des éditions du Rouergue ?
Je suis éditeur sur les romans jeunesse. Avec Sylvie Gracia, nous travaillons en binôme pour animer ce secteur et on expérimente, on fait les chimistes. Elle a su développer un espace éditorial très créatif où les idées peuvent éclore. Du coup, j’ai pu apporter ma touche personnelle et donner corps à mes projets. Rapidement, j’ai pu faire entrer de nouveaux auteurs au catalogue, créer une collection, en refondre d’autres ou découvrir des auteurs étrangers… j’ai les deux mains dans le cambouis et j’adore !

Qu’est-ce qui fait que vous avez envie de publier une histoire ?
L’histoire justement ! Je grossis volontairement le trait, mais c’est réellement ça qui me fascine dans ce métier, ce flot continu d’histoires qui nous passe entre les mains. Alors quand il y en a une qui sort de l’ordinaire, qui est incarnée par un regard très personnel, l’envie d’en faire un livre, de le faire découvrir pointe le bout de son nez.

Vous avez une totale liberté sur les romans que vous décidez de publier ?
Oui ! Et je me sens très chanceux de pouvoir l’affirmer. Cette liberté me semble importante pour proposer aux lecteurs des livres parfois surprenants ou qu’a priori ils ne liraient pas. Puis cette liberté permet aussi de travailler sur le long terme avec nos auteurs et de les suivre pas juste sur des projets où l’on sait que ça va cartonner. Sans tout cela, il n’y aurait pas de surprise et ce serait plutôt ennuyeux !

Quand on est éditeur on doit passer son temps à lire des manuscrits, avez-vous encore le temps de lire d’autres romans ?
Non seulement j’ai le temps, mais j’en prends aussi pas mal pour tout le reste : les films, les séries, la musique ou les jeux vidéos. Ce sont autant de territoires où j’aime braconner. Il y a de l’écriture et des histoires ailleurs que dans les livres. Puis, j’ai aussi cette peur un peu irrationnelle qu’un jour en lisant un manuscrit, par exemple où l’on parle de hip-hop, je sois incapable de voir que les clichés s’enchaînent.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescent ?
Mon premier grand plaisir de lecture a été les Chair de poule de R. L. Stine, pétard, je ne sais pas combien j’en ai lu, mais c’était compulsif ! Ensuite, au collège, en 4e, une prof de français m’a fait lire Stephen King et là, je me suis mis à être accro aux livres. La pétoche que j’ai eue en lisant les Danse macabre a été si forte qu’après je n’avais qu’une seule idée en tête : retrouver ce sentiment, cette intensité un maximum de fois.

Sur quels romans travaillez-vous actuellement ?
Pour ne pas faire une liste de deux kilomètres, je ne vais en citer qu’un, celui sur lequel j’ai travaillé le plus récemment. Il s’agit du prochain roman de Stéphane Servant, Sirius, et c’est un bijou. Il arrive à revisiter le roman post-apocalyptique de la plus belle des manières, la sienne. Et il y a quelque chose de réellement excitant à voir un auteur s’approprier un genre déjà bien exploré et en tordre les frontières, lui ajouter de nouveaux codes. En plus, Stéphane Servant avec ce roman a voulu proposer quelque chose de différent de ses précédentes histoires, il y a un rythme nouveau, plus urgent, et plus rude aussi. J’admire beaucoup cette capacité à se mettre en danger, à partir sur de nouveaux chemins. Bref, vous l’aurez deviné, j’y crois énormément ! Ah ! et il sort en librairie le 23 août…

Quelques romans parus au Rouergue :

  • Comment maximiser (enfin) ses vacances, d’Anne Percin (2017).
  • Ma grand-mère est une terreur, de Guillaume Guéraud (2017).
  • Grizzli et moi, d’Alex Cousseau (2017).
  • Moi et ma bande / Zélie et moi, de Cathy Ytak et Thomas Scotto (2017).
  • La plus grande chance de ma vie, de Catherine Grive (2017).
  • Qui es-tu Morille ? / D’où viens-tu Petit-Sabre, d’Hélène Vignal (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Les aventures rocambolesques de l’oncle Migrelin, d’Elzbieta (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Ma fugue chez moi, de Coline Pierré (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Série Les autodafeurs, de Marine Carteron (2014-2015), que nous avons chroniqué ici et .


En vacances avec… Régis Lejonc

Régulièrement, nous partons en vacances avec un.e artiste. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la.le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet.te artiste va donc profiter de ce voyage pour nous faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle.il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… 5 de chaque ! 5 albums jeunesse, 5 romans, 5 DVD, 5 CD, sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il.elle veut me présenter et c’est elle.lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Régis Lejonc que nous partons ! Allez, en route !

5 ALBUMS JEUNESSE

  • PAUVRE ZOZZO – Pelton – Rue du Monde
  • GISÈLE DE VERRE – Beatrice Alemagna – Seuil jeunesse
  • JOJO LA MACHE – Olivier Douzou – ed du Rouergue
  • MAGASIN ZINZIN – Frédéric Clément – Albin Michel
  • AU POINT DU CŒUR – Rascal – Pastel – École des Loisirs

5 ROMANS

  • LE MAÎTRE ET MARGUERITE – Mikhail Boulgakov
  • WORLD WAR Z – Max Brooks
  • DEMANDE À LA POUSSIÈRE – John Fante
  • LE GARÇON – Marcus Malte
  • TROIS MILLE CHEVAUX VAPEUR – Antonin Varenne

5 BD

  • ROSE PROFOND – Jean-Pierre Dionnet – Michel Pirus – Casterman
  • LE GRAND POUVOIR DU CHNINKEL – Van Hamme – Rosinski – Casterman
  • LE RAYON U – Edgar P. Jacobs – Dargaud
  • COME PRIMA – Alfred – Delcourt
  • CHARLY 9  – Richard Guérineau – Delcourt

5 DVD

  • FAUT PAS PRENDRE LES ENFANTS DU BON DIEU POUR DES CANARDS SAUVAGES – Michel Audiard
  • HAIR – Milos Forman
  • SNATCH – Guy Richie
  • LES INDESTRUCTIBLES – Brad Bird
  • À BOUT DE SOUFFLE – Jean-Luc Godard

5 CD

  • THE VELVET UNDERGROUND and NICO –  (éponyme)
  • THE SMITH – The Queen is dead
  • THE BEATLES – White Album
  • BJORK – Debut
  • PORTISHEAD – Roseland Live in New-York

5 ARTISTES

  • GUSTAVE KLIMT pour ses esquisses
  • CARL LARSSON pour son humanité
  • EDWARD HOPPER pour son art du temps suspendu
  • WINSOR MC CAY pour son dessin inégalé depuis plus d’un siècle
  • ANTONI TAPIES pour la spontanéité et la matière

5 LIEUX

  • LA GUINGUETTE CHEZ ALRIQ À BORDEAUX
  • L’ÎLE DE KOH PHA NGAN (KOH SAMUI – THAÏLANDE)
  • LA POINTE DU CAP FERRET (BASSIN D’ARCACHON)
  • AUBERGE DU PÈRE BISE –  BAIE DE TALLOIRES SUR LE LAC D’ANNECY (HAUTE-SAVOIE)
  • LE MUSÉE DES ARTS POPULAIRES DE MEXICO (MEXIQUE)

Régis Lejonc est auteur et illustrateur.

Bibliographie sélective :

  • Bagdan et la louve aux yeux d’or, illustration d’un texte de Ghislaine Roman, Seuil jeunesse (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • La promesse de l’ogre, illustration d’un texte de Rascal, Pastel (2015).
  • Kodhja, avec Thomas Scotto, Thierry Magnier (2015).
  • L’Ogre Babborco, illustration d’un texte de Muriel Bloch, Didier Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Ianos et le dragon d’étoiles, illustration d’un texte de Jean-Jacques Fdida, Didier Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • La poupée de Ting-Ting, illustration d’un texte de Ghislaine Roman, Seuil jeunesse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • La mer et lui, illustration d’un texte d’Henri Meunier, Notari (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Loup ?, collectif, Association Mange-Livre (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Lumières, l’encyclopédie revisitée, collectif, L’édune (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • La rue qui ne se traverse pas, illustration d’un texte d’Henri Meunier, Notari (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Obstinément Chocolat, illustration d’un texte d’Olivier Ka, L’édune (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Le Petit Chaperon rouge ou La Petite Fille aux habits de fer-blanc, illustration d’un texte de Jean-Jacques Fdida, Didier Jeunesse (2010), que nous avons chroniqué ici.
  • La boîte à joujoux, illustration d’un texte de Rascal, Didier Jeunesse (2005), que nous avons chroniqué ici.
  • Fait pour ça, texte illustré par David Merveille, Actes Sud Junior (2004), que nous avons chroniqué ici.
  • Ma voisine est amoureuse, texte et illustrations, Actes Sud Junior (2003), que nous avons chroniqué ici.

You Might Also Like

Les invité.e.s du mercredi : Andrée Prigent et Flore Vesco

Par 3 mai 2017 Les invités du mercredi

Aujourd’hui, c’est Andrée Prigent qui a accepté de répondre à nos questions, puis on part en vacances avec Flore Vesco… et l’on va bien se marrer ! Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Andrée Prigent

J’aimerais que vous nous parliez de Poto le chien, qui est ce personnage qui donne son titre à un album qui vient de sortir chez Didier Jeunesse ?
Poto est un chien abandonné ! Attaché à un poteau qui lui donnera son nom : POTO

Quelles techniques d’illustration utilisez-vous ?
La technique ressemble à celle de la lithographie, chaque couleur est réalisée en noir au crayon 9B sur des feuilles séparées, ensuite ces matières noires sont scannées puis transformées en couleur puis en calque et ensuite tout est assemblé.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
Coté parcours j’ai fait les beaux arts de Rennes je passais mon temps dans l’atelier de gravure… j’ai adoré ces 5 années d’étude…

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Je n’ai pas eu beaucoup de livres quand j’étais enfant alors je me rattrape !

Quels sont vos projets ?
Mon prochain texte est en préparation le titre serait « C’est quand qu’il neige ».
Histoire d’un lièvre et d’une planète qui se réchauffe…

Bibliographie sélective :

  • Poto le chien, texte et illustrations, Didier Jeunesse (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Gérard et le machin collant, illustration d’un texte de Fred Paronuzzi, Kaléidoscope (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Didoune, texte et illustrations, Didier Jeunesse (2016).
  • L’Ogre Babborco, illustration d’un texte de Muriel Bloch, Didier jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Colografouillage, La maison est en carton (2014).
  • Quel radis dis-donc !, illustration d’un texte de Praline Gay-Para (2008).
  • Tibili, le petit garçon qui ne voulait pas aller à l’école, illustration d’un texte de Marie Léonard, Magnard Jeunesse (2001).


En vacances avec… Flore Vesco

Régulièrement, nous partons en vacances avec un.e artiste. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la.le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet.te artiste va donc profiter de ce voyage pour nous faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle.il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… 5 de chaque ! 5 albums jeunesse, 5 romans, 5 DVD, 5 CD, sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il.elle veut me présenter et c’est elle.lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Flore Vesco que nous partons ! Allez, en route !

5 albums jeunesse

Bon, je m’excuse, j’ai explosé le compteur… cet exercice est trop difficile. Sans mentir, j’ai terminé avec un tic nerveux à la paupière gauche, rien que d’avoir essayé de choisir entre tout ce que j’aime.

  • Album primo-avrilesque, Alphonse Allais
  • Tout-petits déjà, Nikolaus Heidelbach
  • Cuisine de nuit, Maurice Sendak
  • Il ne faut pas habiller les animaux, Judi et Ron Barrett
  • Marcel et Hugo, Anthony Browne
  • Papa ! Philippe Corentin
  • Pierre l’ébouriffé, Heinrich Hoffmann
  • Les Nibelungen, Carl Otto Czeschka

5 romans

Cette fois, je m’engage à respecter les règles. Cinq romans, pas plus. Promis, je ne triche pas. La preuve ? Je me suis retenue de poursuivre la liste ci-dessous en tassant encore L’Odyssée de Pi de Yann Martel et Le Passage de Louis Sachar. Et j’ai fait des efforts pour ne pas glisser également Neil Gaiman, Anthony Horowitz, François Place, Timothée de Fombelle, Gail Carson Levine, Franny Billingsley…

  • 1) Tout Marcel Aymé
  • 1bis) Dieu et nous seuls pouvons, Michel Folco
  • 1 ter) La Horde du contrevent, Alain Damasio
  • 2) La trilogie héraldique d’Italo Calvino
  • 3) Princess Bride, William Goldman
  • 3 bis) Gagner la guerre, Jean-Philippe Jaworski
  • 3 ter) Le cœur cousu, Carole Martinez
  • 4) La Stratégie Ender, Orson Scott Card
  • 5) Le nom du vent, Patrick Rothfuss

5 BD

Je continue à jouer le jeu. C’est la moindre des choses. Où irions-nous, si tous les auteurs s’amusaient à dépasser systématiquement le compte ? Ça n’aurait plus aucun sens.

  • 1) Tout Marcel Gotlib
  • 2) Tout Daniel Goossens
  • 2.5) Sunnymoon et Blotch, Blutch
  • 3) Petit Vampire, Joan Sfar
  • 3.8) Le Capitaine Ecarlate, David B et Guibert
  • 4) Nausicaä, Hayao Miyazaki
  • 4.33) Peter Pan, Loisel
  • 5) La ligue des gentlemen extraordinaires, Alan Moore et Kevin O’Neill

5 DVD

Ça n’a pas été facile, mais je suis fière de moi. Je suis à nouveau parvenue à me plier à cette contrainte du top 5.

  • -2) Tout Charlie Chaplin
  • -1) Le Sens de la vie, les Monty Python (et tous les autres films des Monty Python, évidemment)
  • 0) Old boy, Park Chan-Wook
  • 1) La Folle ingénue, Ernst Lubitsch
  • 2) Grindhouse, Quentin Tarantino et Robert Rodriguez
  • 3) 12 hommes en colère, Sidney Lumet
  • 4) Shaolin Soccer et Crazy kung fu, Stephen Chow
  • 5) Le Corbeau, Les Diaboliques et Le Salaire de la peur, Henri-Georges Clouzot

5 CD

En voilà cinq et seulement cinq. Je suis comme ça, moi. J’ai une discipline de fer.  

  • 1) Boris Vian et Boby Lapointe
  • 2) Hans Zimmer et James Newton Howard
  • 3) John Frusciante et R.E.M.
  • 4) Florence and the machine et alt-J
  • 5) Rimsky Korsakov et Camille Saint-Saëns

5 artistes

Clairement, je m’améliore à cet exercice. Je m’en tiens à cinq. Facile. Les cinq doigts dans le nez ! High five !

  • 1) Roland Topor
  • 2) Gustave Doré
  • 3) Jacques Prévert, les poèmes et les collages
  • 3) Plonk et Replonk
  • 4) Robert Doisneau
  • 5) Jean Lecointre

5 lieux

J’ai beaucoup cherché, et puis je suis enfin arrivée à trouver cinq lieux. Si, si. 

  • 1) Le nombril du monde, à Pougne-Hérisson (79)
  • 2) La colline de Taumata­whakatangihanga­koauau­o­tamatea­turi­pukaka­piki­maungah­oronuku­pokai­whenuaki­tanatahu en Nouvelle-Zélande
  • 3) La plaine où vivent les mulefas dans A la croisée des mondes
  • 5) Le jardin de ma grand-mère

Flore Vesco est autrice.

Bibliographie :

  • Louis Pasteur contre les loups-garous, roman, Didier Jeunesse (2016).
  • De cape et de mots, roman, Didier Jeunesse (2015).

Retrouvez Flore Vesco sur son site : florevesco.com

You Might Also Like

Les invité.e.s du mercredi : Anne-Caroline Pandolfo et Xavier-Laurent Petit

Par 19 avril 2017 Les invités du mercredi

Aujourd’hui, pour ma toute première interview, je rencontre Anne-Caroline Pandolfo ! Elle nous parle de bandes dessinées, d’albums de jeunesse mais aussi de son parcours. Ensuite, je pars en vacances avec le merveilleux Xavier-Laurent Petit ! Bon mercredi à toutes et à tous !


L’interview du mercredi : Anne-Caroline Pandolfo

Comment vous est venue l’idée de l’album Un portrait au poil qui est absolument génial et est-ce que vous avez autant ri en le créant que moi en le lisant ?
C’est toujours très difficile pour moi de dire comment une idée m’est venue. Je ne sais pas trop, ça vient, tout à coup c’est là, et je me pose la même question que vous. Ce qui est rassurant, c’est la cohérence qui s’installe d’un projet à l’autre, et même entre les livres jeunesse et la BD adulte. En l’observant, je me dis que quelque chose motive ces projets qui vient du même fond, et je continue pour apprendre un jour de quoi il s’agit. Ce qui est sûr c’est que j’ai en effet beaucoup ri en le faisant, et que je ris encore en le lisant. Je suis surprise des expressions de ces drôles d’animaux, et j’aime bien cette espèce de mauvaise foi qu’ils ont. Ils ont un goût du drame, ce qui est très drôle pour moi. Ils exagèrent, ils en font trop, ils sont à la fois fragiles et imbus d’eux-mêmes. Oui, ça me fait rire. Et plus sérieusement, l’histoire soulève la question de l’identité, de qui on est et qui on aimerait être, c’est très important, à tout âge.

Et quelles sont vos techniques d’illustration ?
Pour cet album, c’est de la gouache. C’est très beau la gouache, c’est mat et extrêmement lumineux, cela permet aussi des contours précis, ce qui est important sur des poses tordues. Je travaille aussi à l’aquarelle, ce sont des techniques très malléables. Pour commencer je fais des croquis avec un crayon un peu gras, je trouve les expressions comiques et les poses, les échanges de regards. Ensuite, il faut garder ce premier geste dans le dessin finalisé et propre.

Quelle est la raison de votre collaboration avec Talents Hauts ? Est-ce que c’est une maison qui vous parle particulièrement ?
D’abord ce sont de très bonnes éditrices, très agréables, consciencieuses et respectueuses du travail de l’auteur, c’est vraiment important, et puis elles font de beaux livres, bien suivis avec de belles impressions, de belles maquettes. Ensuite, oui c’est une maison qui m’intéresse particulièrement. Elles ont une ligne essentielle aujourd’hui, les discriminations en tout genre sont intolérables, et la littérature jeunesse est un médium décisif pour espérer que cela change : il faut commencer par là. Je suis effarée de voir le chemin qu’il y a encore à parcourir ! Les enfants sont encore enfermés dans des préjugés inadmissibles sur ce que doit être un garçon, ce que doit être une fille, et beaucoup de parents y contribuent sans en avoir conscience.
J’ai deux enfants, un garçon et une fille de 8 ans (jumeaux), je suis très sensibilisée à la question, d’autant que je ne supporte pas l’idée que l’un d’eux puisse ressentir une gêne à être ce qu’il/elle est ! Dernièrement ils sont revenus de classe verte où un karaoké a été organisé pour eux : les animateurs ont mis à tour de rôle des chansons pour filles, et des chansons pour garçons… je n’en revenais pas ! Les chansons pour garçons sont celles que ma fille et mon fils écoutent tous les jours, les chansons pour les filles sont toutes les licences Disney (Reine des neiges, etc.). Regardons un catalogue célèbre de vêtements pour enfants, ceux des garçons sont faits pour bouger, courir, avec des pantalons « indéchirables », des chaussures amortissantes, respirantes, des looks baroudeurs aux couleurs de la nature. Les vêtements des filles sont pastels, du blanc au corail, des petites robes fines à ne pas salir, des chaussures à lanières avec une semelle toute plate et toute lisse parce qu’elles ne sont pas prévues pour marcher avec, encore moins courir… c’est simplement révoltant. Je fais partie du « Collectif des créatrices de BD contre le sexisme », c’est un groupe courageux qui mène un combat difficile, dans le détail, parce que même dans des milieux créatifs on a affaire à des discriminations d’un autre âge. L’image de la femme aujourd’hui, n’est pas encore partout, celle d’un être humain complet.

Qu’est ce que vous dévoriez enfant ? Des romans, des albums, de la BD ?
De la BD, tout ce qui me passait sous la main, et j’ai relu des dizaines de fois tous les Tintin. J’aimais particulièrement Philémon qui se retrouvait dans des mondes parallèles, ça m’impressionnait beaucoup. J’ai lu beaucoup de romans, je lisais énormément, et je continue à le faire. J’ai un souvenir particulier pour Mon bel oranger de José Mauro de Vasconcelos, et aussi pour Le grand Meaulnes d’Alain Fournier.

Vous faites de la jeunesse, certes, mais surtout beaucoup de bande dessinée avec votre comparse Terkel Risbjerg, d’ailleurs vous êtes même passés à La grande librairie sur France 5 le 28 janvier pour votre album, La Lionne. À quel point le travail en BD est différent du travail en jeunesse ?
C’est très différent, en effet, mais cela se rejoint également par certains côtés. Je crois que dans la BD adulte, les idées me viennent au rythme des questions que je me pose. J’intellectualise beaucoup avant de me sentir à l’aise avec mon sujet pour le rendre « sensible », par le dialogue, le choix des scènes, le découpage et évidemment le dessin. Mon idée est de dés-intellectualiser (gros mot !) des idées qui sont profondes pour moi. Garder la profondeur en faisant un récit imagé, évocateur. Je travaille avec Terkel Risbjerg qui m’apporte son talent de dessinateur, il peut tout faire, il rend possibles mes idées sous forme d’images, c’est une très belle collaboration. Dans l’album jeunesse, mon rapport au sensible est peut-être plus direct.
Les idées qui me viennent relèvent d’une manière plus enfantine, inspirées par mes enfants et ceux que je côtoie, c’est à eux que je m’adresse. J’essaie, autant que possible, de garder une grande liberté de récit et de dessin. Mais je vois bien que le fond est le même, c’est l’attitude par rapport à la lecture qui change. J’ai des sujets récurrents, les questions d’identité, la quête de soi et celle des autres, c’est toujours la même histoire, parfois c’est l’enfant qui parle, parfois l’adulte (et parfois aussi les deux en même temps).

Si vous deviez donner un top 10 des BD qui composent votre bibliothèque intérieure, ça donnerait quoi ?
1. Mambo, de Claire Braud, ed. L’association.
2. Francès I/II/III, de Joanna Hellgren, ed. Cambourakis.
3. L’entrevue, de Manuel Fior, ed. Futuropolis.
4.  B&F, de Gregory Benton, ed. Ça et Là.
5. David, les femmes et la mort, de Judith Vanistendael, ed. Le Lombard
6. Salto, de Judith Vanistendael, ed. Le Lombard
7. Zaï Zaï Zaï Zaï de Fabcaro, ed. 6 pieds sous terre.
8. Ulysse les chants du retour, de Jean Harambat, ed. Actes Sud
9. Beauté, de Kerascoët, ed. Dupuis.
10. Klezmer, de Joann Sfar, ed. Gallimard.

Est-ce que vous voulez bien nous parler un peu de votre parcours, de votre licence de Lettres Modernes à votre participation au dessin animé Pop Secret (d’ailleurs, est-ce que vous saviez qu’il y a une marque de popcorn qui s’appelle pop secret ?) en passant par The Wall Street journal et même encore après ?
C’est déjà une longue histoire ! J’ai fais mes études à Strasbourg en Lettres Modernes, puis aux Arts Décoratifs. J’étais très heureuse dans cette école. J’y ai rencontré Isabelle Simler, nous sommes devenues amies et nous avons partagé un atelier. Ensemble nous nous sommes lancées dans l’illustration, et très vite, nous avons rencontré un agent à Paris, « Marie & Nous » qui s’est occupée de nos affaires. Nous avons beaucoup travaillé pour la publicité et la presse. Nous étions encore rares à travailler l’illustration en numérique. Un jour, nous avions fait une affiche pour la SNCF qui était accrochée dans le métro, et un producteur de dessins animés (Method films) est passé par là. Il nous a contactées. Nous nous sommes rencontrés, et nous avons travaillé ensemble, en association avec un autre producteur « Futurikon » pendant presque 10 ans. Nous avons créé l’univers graphique (personnages, décor, style) des séries télé Flatmania et Popsecret (oui j’étais au courant pour le pop corn), puis nous sommes passées à la réalisation. Réaliser une série animée est une excellente école ! Il faut aller vite, il faut travailler avec de grandes équipes, superviser les scénarios, les story-boards, la production graphique, les plans d’animation, la musique, le son, les voix… C’est très excitant.
J’ai rencontré Terkel Risbjerg (avec qui je travaille aujourd’hui en BD et avec qui j’ai 2 enfants sur la production, il était notre chef décorateur. Avec Isabelle, nous avons changé d’agent pour ouvrir un peu le champ à nos illustrations, et nous avons travaillé avec un agent américain « Anna Goodson » basé au Canada, et puis nos vies ont changé. Nous avons arrêté le dessin animé, j’ai déménagé et quitté Paris, j’ai eu besoin de travailler de façon plus personnelle, j’ai eu des enfants…
J’ai aussi un peu pris en grippe mon ordinateur après avoir passé tant de temps penchée dessus, alors j’ai recommencé à dessiner à la main, à profiter des matières, des papiers, de l’eau, de l’huile, et j’ai complètement abandonné le dessin numérique. Un grand renversement, une révolution à l’envers.
Je me suis mise à écrire des scénarios et à les envisager en bande dessinée avec Terkel au dessin, et nous avons trouvé notre 1er éditeur : Sarbacane à Paris. Nous avons publié Mine, une vie de chat, l’Astragale, Le Roi des scarabées et La Lionne chez Sarbacane. Ensuite nous avons eu une proposition (entre autres), des éditions du Lombard et nous avons publié chez eux Perceval. Nous avions envie de garder notre liberté d’auteur et de ne pas être associés à une seule maison d’édition. Parallèlement, j’ai fais plusieurs albums jeunesse, Les artistes aux éditions l’Edune, un livre que j’aime beaucoup, mais l’éditeur a disparu, aucun contact possible, un livre dans la nature… et puis chez Amaterra, les Upsilottes et Pépito ainsi qu’un carnet d’activité, et avec Talents Hauts, nous avons fait les deux derniers en date, La Cagoule, Un portrait au poil, et j’espère d’autres à venir.

Et sinon, quels sont vos futurs projets ? Plutôt BD, plutôt jeunesse, plutôt animation ?
Plutôt BD. Je travaille actuellement sur deux beaux projets BD, avec Terkel Risbjerg. Pour le printemps 2018, nous avons signé avec Sarbacane une adaptation d’un roman américain contemporain : Serena de Ron Rash. Un grand récit choral, plein de personnages, une nature gigantesque… Et puis un autre dont il m’est plus difficile de parler maintenant, mais qui nous tient à cœur car nous y pensons déjà depuis des années. Par ailleurs, je travaille encore sur un projet de bande dessinée jeunesse, que je dessine moi-même, je n’ai pas encore cherché son éditeur mais cela ne va pas tarder.

Bibliographie :

  • Perceval, BD avec Terkel Risbjerg au dessin, Lombard (2016).
  • Un portrait au poil, album, Talents hauts, (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • La Lionne, un portrait de Karen Blixen, BD avec Terkel Risbjerg au dessin, Sarbacane (2015).
  • La Cagoule, album, Talents hauts (2015).
  • Les petits curieux de la nature, cahier d’activités, Amaterra (2015).
  • Le Roi des scarabées, BD avec Terkel Risbjerg au dessin, Sarbacane (2014).
  • Upsilotte et Pépito, série de 3 albums, Amaterra (2013-2014).
  • L’Astragale, BD avec Albertine Sarrazin et Terkel Risbjerg au dessin, Sarbacane (2013).
  • Les Artistes, album, L’Edune (2012)
  • Mine, une vie de chat, BD avec Terkel Risbjerg au dessin, Sarbacane (2012).


En vacances avec… Xavier-Laurent Petit

Régulièrement, nous partons en vacances avec un.e artiste. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la.le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet.te artiste va donc profiter de ce voyage pour nous faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle.il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… 5 de chaque ! 5 albums jeunesse, 5 romans, 5 DVD, 5 CD, sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il.elle veut me présenter et c’est elle.lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Xavier-Laurent Petit que nous partons ! Allez, en route !

5 albums jeunesse :

  • Max et les maximonstres, de Maurice Sendak
  • Le Géant de Zéralda, de Tomi Ungerer
  • Les Derniers Géants, de François Place
  • Loup y es-tu ?, de Mitsumasa Anno
  • Papa sur la lune, d’Adrien Albert

5 romans :

  • Le Roi des aulnes, de Michel Tournier
  • Le Chasseur, de Julia Leight
  • Sukkwan Island, de David Vann
  • Dalva, de Jim Harrison
  • Le Vieux qui lisait des romans d’amour, de Luis Sepulveda

5 BD :

  • Les Cités obscures, de François Schuiten et Benoît Peeters
  • Le Magasin général, de Tripp et Loisel
  • Transperceneige, de Lob, Rochette et Legrand
  • Lulu femme nue, d’Étienne Davodeau
  • Persépolis, de Marjane Satrapi

5 DVD :

  • Dans ses yeux, de Juan José Campanella
  • The Ghost writer, de Roman Polanski
  • Mystic River, de Clint Eastwood
  • Fargo et The big Lebowski, de Joel et Ethan Coen
  • Le Goût des autres, d’Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri

5 CD :

  • Concertos italiens, de J.S. Bach, par Alexandre Tharaud
  • IV, de Led Zeppelin, avec le somptueux Stairway to heaven : 8 minutes de rock et de pur bonheur !
  • Continuo, d’Avishaï Cohen
  • Exile on Main Street, des Rolling Stones
  • Missa votiva, de Jan Dismas Zelenka

5 lieux :

  • Le Scoresby Sund : le plus grand fjord du monde, à 600 km au nord du cercle polaire, sur la côte est du Groenland. À son embouchure, Ittoqqortoormiit est le village le plus septentrional de cette même côte. Autant dire le bout du monde !
  • La Savane-roche Virginie, en Guyane
  • Le Cap Corse
  • Les lacs italiens
  • Baume les messieurs, dans le Jura

5 artistes :

  • Pierre Bonnard
  • Marige Ott
  • Dorothea Lange
  • Hokusaï
  • Edward Hopper

Xavier-Laurent Petit est auteur de romans.

Bibliographie jeunesse sélective :

  • Le fils de l’Ursari, l’école des loisirs (2016).
  • Un monde sauvage, l’école des loisirs (2015).
  • Itawapa, l’école des loisirs (2013).
  • Ma tête à moi, l’école des loisirs (2010).
  • Mon petit cœur imbécile, l’école des loisirs (2009).
  • L’Attrape rêves, l’école des loisirs (2009).
  • Il va y avoir du sport mais moi je reste tranquille, recueil de nouvelles collaboratif, l’école des loisirs (2008).
  • La Route du Nord, l’école des loisirs (2008).
  • Be safe, l’école des loisirs (2007).
  • Mastro, l’école des loisirs (2005).
  • Charlemagne, l’école des loisirs (2005).
  • Marie Curie, l’école des loisirs (2005).
  • Le Col des Milles Larmes, l’école des loisirs (2004).
  • Les yeux de Rose Andersen, l’école des loisirs (2003).

You Might Also Like

Les invité.e.s du mercredi : Anne-Isabelle Le Touzé et Martin Page

Par 12 avril 2017 Les invités du mercredi

Aujourd’hui, c’est avec Anne-Isabelle Le Touzé que nous avons rendez-vous. Avec elle nous revenons sur son actualité et sur son parcours. Ensuite, je vous propose de partir en vacances avec un grand nom de la littérature, Martin Page. Nous vous souhaitons un bon mercredi !


L’interview du mercredi : Anne-Isabelle Le Touzé

Pouvez-vous nous présenter Je veux voir le directeur, l’album plein d’humour que vous venez de sortir aux éditions Clochette ?
Je veux voir le directeur a été écrit au départ pour mon amie Christine Davenier à qui j’avais depuis longtemps envie de proposer un texte.
Nous avions déjà plusieurs fois évoqué l’idée de travailler ensemble, et j’avais envie (exercice que je n’ai encore jamais pratiqué : écrire un texte pour un autre illustrateur) qu’elle pose sur mon texte ses dessins enlevés, tendres et pleins d’humour.
Comme je suis connectée à ma radio du matin au soir, je me suis mise à réfléchir à une histoire d’actualité, et plus précisément sur… des élections ! Et j’ai inventé ce cochon, nouvel arrivant dans une ferme et qui, apprenant qu’il n’y a pas de directeur, décide de se présenter pour le poste. Bien sûr d’autres animaux vont se mettre également en lice et il y aura une mini campagne électorale à l’issue de laquelle ce nouveau directeur sera élu… non sans mal !

Quasiment au même moment vous sortez Monsieur Émile et petit Tom chez Pastel.
Cette histoire de Monsieur Émile et petit Tom, je l’ai créé il y a des années. Je dirais même qu’elle me vient du temps où j’étais moi même enfant (il y a presque cent ans !). J’adorais inventer des histoires un peu magiques avec des personnages fantaisistes…
Petit Tom a ainsi évolué, mais se confrontant toujours à une situation concrète (faire un dessin) qui dégénère. Ce qui est amusant c’est que la première réaction des enfants est une interrogation : Petit Tom, c’est un garçon ou une fille ? (il s’appelle Tom mais il a une robe), puis ils se laissent prendre par l’histoire de ces crayons magiques.

Comment naissent vos histoires ?
Je suis incapable de vous dire précisément comment naissent mes histoires. Certaines, comme Pips s’imposent d’elles-mêmes (l’histoire d’un petit oiseau qui ne peut pas dormir car ses parents l’en empêchent en l’appelant, se disputant… et à l’époque ma fille me réveillait toutes les nuits).
Je peux être interpellée par des événements extérieurs (mon histoire d’élection)… et de plus en plus je commence par le dessin, gribouille des personnages, les fais évoluer…
En fait j’ai dix mille histoires sous le coude, non éditées, et parfois je vais également remettre le nez dedans (comme pour Monsieur Émile et Petit Tom).

Quelles techniques d’illustration utilisez-vous ?
J’utilise beaucoup de techniques différentes. Lorsque j’ai débuté dans l’illustration jeunesse, je vivais entre la France et l’Allemagne. Pour la France je travaillais à l’aquarelle, encres et encre de Chine, et pour l’Allemagne, au pastel gras. Puis au bout d’une dizaine d’années, j’ai eu envie d’essayer de nouvelles choses. J’ai des albums à l’acrylique, au crayon de couleur, avec des collages, faits sur ordinateur, à la gouache… et des mélanges de tout ça !
Je fais des albums très simples graphiquement (Monsieur Émile et Petit Tom) et d’autres comme Est-ce que la maîtresse dort à l’école qui m’a pris beaucoup de temps car je voulais travailler chaque image presque comme des petits tableaux (avec un mélange de gouaches et crayons).

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
J’ai toujours aimé écrire et dessiner (j’ai entamé, enfant, quantité de romans) et après le bac je suis rentrée aux Beaux Arts de Rennes. J’y ai rencontré Andrée Prigent (et nous sommes restées grandes amies) et c’est grâce à elle que je me suis lancée dans l’édition jeunesse. Elle a commencé un peu avant moi, et c’est elle qui m’a poussée à prospecter auprès des éditeurs (à l’époque je ne savais pas trop ce que j’avais envie de faire).
J’ai eu la chance de faire très vite mon premier album chez Didier jeunesse avec qui j’ai réalisé plusieurs livres. Puis je suis partie vivre en Allemagne, et j’ai beaucoup travaillé pour une maison d’édition, Coppenrath verlag. Ce qui est marrant c’est que lorsque je dessinais pour les Allemands, ils me reprochaient souvent un travail trop « français » (?). Et lorsque je retrouvais mes éditeurs français, ils me demandaient de me lâcher plus… C’est anecdotique, mais je me rends compte que j’ai mis du temps à trouver vraiment mon style, ayant toujours peur d’en faire trop ou pas assez !

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Si vous me lancez sur mes lectures, on n’a pas fini !!! J’ai toujours ADORÉ lire, c’était pour moi une nécessité (ça l’est toujours, et je ne peux toujours pas m’endormir sans avoir lu quelques pages. Me retrouver sans livre par ex dans un hôtel lors d’un salon… c’est une catastrophe ! Je me souviens d’une anecdote avec Amélie Sarn, autre grande lectrice : sur un salon nous avions toutes deux oublié d’emporter un livre. Nous avons été demander à la réception si un client n’avait pas oublié un roman quelconque. Et, oui, il y en avait un ! Mais un seul… Du coup on a tiré au sort, et je me souviens que j’ai gagné. J’ai donc emporté le livre tandis qu’Amélie piquait tous les magazines disponibles qui traînaient sur une table !)
Mais pour en revenir à mes lectures, j’avais la chance d’avoir une famille très tournée vers les livres et chez mes grands-parents paternels comme chez ma grand-mère maternelle il y avait une importante bibliothèque. Toute petite j’ai lu tous les albums du Père castor, puis plus grande je me suis plongée dans les Comtesse de Ségur (la magnifique première bibliothèque rose, avec des gravures qui m’ont faite rêver). Mais j’avais également des Club des cinq, les Fantômette, Bennett et Mortimer (qui me font toujours hurler de rire). Puis j’ai découvert la fabuleuse bibliothèque internationale, chez Nathan, avec les Moumines (probablement le n° 1 du top 50 de mes lectures favorites), et des tas d’autres titres venant du monde entier. J’ai également dévoré les Okapi auxquels j’étais abonnée, mais aussi les Semaines de Suzette que ma mère a conservés.
Adolescente j’ai continué à lire beaucoup, tout ce qui me tombait sous la main. J’alternais -et toujours maintenant- des classiques avec des romans plus actuels. Comme j’aime les romans d’épouvante, j’ai commencé à lire Stephen King (je crois les avoir tous !). Puis j’ai découvert Bilbo le Hobbit et Le Seigneur des anneaux que j’ai dû lire 20 fois !

Quels sont vos projets ?
Ce troisième trimestre va être bien rempli car je vais beaucoup me déplacer sur des salons.
Et entre deux salons je travaillerai sur différentes choses, des albums en duo avec mon amie Elsa Devernois, mais aussi une compilation de proverbes chinois très amusants que j’aimerais proposer à des éditeurs (j’ai une sœur qui parle et écrit le chinois et qui m’a envoyé une liste savoureuse de citations). Et puis retravailler des projets, et pour l’instant je vais vers des albums destinés plutôt aux plus petits.

Bibliographie (sélective) :

  • Je veux voir le directeur !, texte et illustrations, Éditions Clochette (2017).
  • Monsieur Émile et petit Tom, texte et illustrations, l’école des loisirs (2017).
  • Surprise !, texte et illustrations, Les p’tits bérets (2016).
  • Est-ce que la maîtresse dort à l’école ?, illustration d’un texte de Carole Fives, l’école des loisirs (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Timoléon, illustration d’un texte de Steve Waring, Les éditions des Braques (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Le roi-lapin, illustration d’un texte de Nadine Brun-Cosme, l’école des loisirs (2011).
  • Les vaches de Noël, texte et illustrations, Didier Jeunesse (2009).
  • Tous sauf un, illustration d’un texte de Nadine Brun-Cosme, Points de suspension (2009), que nous avons chroniqué ici.
  • Antoine déménage, texte et illustrations, l’école des loisirs (2007).

Retrouvez Anne-Isabelle Le Touzé sur son site : http://minisites-charte.fr/sites/anne-isabelle-le-touze.


En vacances avec… Martin Page

Régulièrement, je pars en vacances avec un.e artiste (je sais vous m’enviez). Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la.le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet.te artiste va donc profiter de ce voyage pour me faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle.il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… 5 de chaque ! 5 albums jeunesse, 5 romans, 5 DVD, 5 CD, sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il.elle veut me présenter et c’est elle.lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Martin Page que je pars ! Allez en route !

5 albums jeunesse :

  • La plage magique, Crockett Johnson
  • Halte, on ne passe pas, Isabel Minhos Martins/Bernardo Carvalho
  • Le petit Nicolas, Sempé-Gosciny
  • A rule is to break, A Child’s Guide to Anarchy, Jana Christy et John Seven
  • Les musiciens de Brême, par les frères Grimm

5 romans :

  • David Goodis : Retour à la vie
  • Paul Nizan : Aden Arabie
  • Carson Mc Cullers : Frankie Adams
  • Boris Vian : Un automne à Pékin
  • Italo Calvino : Le Baron Perché

5 BD :

  • Insolente Veggie, Rosa B
  • Drinking at the movie, Julia Wertz
  • Approximativement, Lewis Trondheim
  • Nausicaä, Miyazaki
  • I Kill Giants, Joe Kelly and J.M. Ken Niimura

5 DVD :

  • His girl friday, Howard Hawks
  • Harold et Maud, Hal Ashby
  • Kissed, Lynne Stopkewich
  • Papa est parti en voyage d’affaires, Émir Kusturica
  • Journal intime, Nanni Moretti

5 CD :

  • OP8, Slush
  • Brel, Les Marquises
  • Marvin Gaye, What’s going on
  • Cartola, Cartola
  • Pulp, This is hardcore
  • Ô Paon, Fleuve
  • Mount Eerie, A crow look at me

5 artistes

  • Manon de Lastens
  • Sunaura Taylor
  • Ana Mendieta
  • Lavinia Fontana
  • Artemisia Gentileschi
  • Mon père (artiste secret)

5 lieux

  • Mon jardin
  • L’idée que je me fais du paradis
  • Là où est posé mon macbook
  • Mon lit
  • N’importe où avec ma compagne et mon fils (et mes amis)

Martin Page est auteur.

Bibliographie (jeunesse) :

  • La recette des parents, album illustré par Quentin Faucompré, Rouergue (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • La folle rencontre de Flora et Max, roman coécrit avec Coline Pierré, l’école des loisirs (2016).
  • Le zoo des légumes, roman illustré par Sandrine Bonini, l’école des loisirs (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Plus tard, je serai moi, roman, Rouergue (2013).
  • La bataille contre mon lit, album illustré par Sandrine Bonini, Le Baron Perché (2011).
  • Le club des inadaptés, roman, l’école des loisirs (2010).
  • Traité sur les dragons pour faire apparaître les miroirs, roman, l’école des loisirs (2009).
  • Je suis un tremblement de terre, roman, l’école des loisirs (2009).
  • Conversation avec un gâteau au chocolat, roman illustré par Aude Picault, l’école des loisirs (2009).
  • Juke-box, roman, collectif, l’école des loisirs (2007).
  • Le garçon de toutes les couleurs, roman, l’école des loisirs (2007).

Retrouvez Martin Page sur son site : http://www.martin-page.fr (et ne manquez surtout pas son dernier livre adulte, Les animaux ne sont pas comestibles).

You Might Also Like

Les invité.e.s du mercredi : Kochka et Rémi Courgeon

Par 15 mars 2017 Les invités du mercredi

Je connaissais le nom de Kochka, car j’avais lu beaucoup de ses livres, mais je savais peu de choses d’elle. J’ai eu envie d’en savoir plus, elle a accepté de répondre à mes questions. Ensuite, je vous propose de partir en vacances avec l’un de nos plus grands illustrateurs, Rémi Courgeon. Nous vous souhaitons un bon mercredi !


L’interview du mercredi : Kochka

Comment naissent vos histoires en général et plus particulièrement comment est née Brelin de la lune qui vient de sortir chez Oskar ?
Mon fils aîné est autiste asperger. Il a 26 ans maintenant. C’est lui que j’ai mis en scène dans Brelin. Lui et son frère. Dans la vraie vie, Julien qui est Jérémie est plus jeune. Mais quand ils étaient petits, nous le traitions comme le plus grand.

Vous avez proposé plusieurs interprétations de contes (Peau d’Âne, Le merveilleux voyage de Nils Holgersson, Les musiciens de Brême…), d’où vient cette passion pour les contes et quels sont les autres contes que vous aimeriez raconter ?
J’ai baigné dans les contes lorsque j’étais enfant. Nous n’avions que ça à la maison. J’ai grandi avec Peau d’Âne, je le lisais en boucle. J’aime le Petit Poucet, il est caché au fond de nous tous, c’est un merveilleux compagnon. J’aime aussi Peter Pan. En fait je crois aux contes de fées. On peut même dire qu’ils m’ont sauvée.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
Enfant, je le suis encore.
Adolescente, j’ai sauté cette étape, c’était la guerre au Liban, il a fallu grandir vite
Maman, 5 enfants.
Avocate, pendant quelques années. J’en ai retenu les principes fondamentaux de la Constitution. Les hommes naissent libres et égaux en droit.
Puis l’écriture…

Vous êtes la nièce de la grande auteure jeunesse Gudule, est-ce qu’elle a influencé votre écriture ? Est-ce qu’elle vous a donné des conseils ?
C’est grâce à elle que j’ai osé sauter le pas : lâcher mon premier métier, avocate, pour l’écriture. Elle m’envoyait ses livres en douce. Elle a été mon guide. Elle a su avant moi que l’écriture était ma voie.
Influencer ? Je ne pense pas que ce soit le mot juste. Elle m’a encouragée à être moi-même. Et en étant elle-même, elle m’a aussi montré le chemin de la naissance à soi.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Les contes.
Terre des hommes à 15 ans.
Jacques Prévert, et plein d’autres ensuite.

Quels sont vos projets ?
Mieux Aimer, et aller et emmener vers la joie…

Bibliographie (sélective) :

  • Brelin de la lune, album illustré par Charles Dutertre, Oskar Éditeur (2017).
  • Les animaux de l’arche, album illustré par Sandrine Kao, Grasset Jeunesse (2017).
  • La caravane, roman, Thierry Magnier (2017).
  • Le petit grand samouraï, album illustré par Chiaki Miyamoto, Tom’Poche (2016).
  • Le merveilleux voyage de Nils Holgersson, album illustré par Olivier Latyk, Père Castor (2016).
  • Bambi, album illustré par Sophie Lebot, Père Castor (2016).
  • Raiponce, album illustré par Sophie Lebot, Père Castor (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Les musiciens de Brême, album illustré par Amélie Dufour, Père Castor (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Les cygnes sauvages, album illustré par Charlotte Gastaut, Père Castor (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • À l’heure du loup, album illustré par Les Mamouchkas, Ricochet (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Le rossignol et l’empereur de Chine, album illustré par Qu Lan, Chan-Ok (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Peau d’âne, album illustré par Charlotte Gastaut, Père Castor (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Dans ma ville, il y a…, album illustré par Fabienne Cinquin, Ricochet (2012), que nous avons chroniqué ici.


En vacances avec… Rémi Courgeon

Régulièrement, je pars en vacances avec un.e artiste (je sais vous m’enviez). Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la.le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet.te artiste va donc profiter de ce voyage pour me faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle.il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… 5 de chaque ! 5 albums jeunesse, 5 romans, 5 DVD, 5 CD, sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il.elle veut me présenter et c’est elle.lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Rémi Courgeon que je pars ! Allez en route !

Difficile de ne choisir que 5, parmi toutes ces œuvres et ses artistes. Je vais essayer de sélectionner des choses qui me parlent sans être des incontournables absolus, connus et aimés du plus grand nombre.
Je crois au fond que ce qui me touche ce sont les œuvres qui ressemblent le plus à la vie, dans toute sa complexité. Passer du rire aux larmes, être traversé tour à tour par l’étonnement, la colère, la jalousie, le désir, la peur, la mélancolie, l’excitation, la joie, et bien sûr l’amour, c’est ça qui me plait. J’aime bien aussi quand les choses gardent une part de mystère, de non-dit. Justement parce que la vie est composée de beaucoup, beaucoup plus d’inconnu que de connu et que les artistes sont là pour en témoigner.

5 albums jeunesse :

  • Pecos Bill, l’album fétiche de mon enfance. G.Martina. Nardini. Aquenza.
  • Le grand Livre vert (dans sa version géante) Robert Grave. Maurice Sendak
  • Remue-Ménage chez madame K. Wolf Erlbruch
  • Strongboy le tee-shirt de pouvoir. Ilya Green
  • Le chien que Nino n’avait pas. Edward Van de Vendel. Anton Van Hertbruggen

5 romans :

  • Ne tuez pas l’oiseau moqueur. Harper Lee
  • La chorale des maîtres bouchers. Louise Erdrich
  • L’été meurtrier. Japrisot
  • Les belles endormies. Kawabata
  • Et que le vaste monde poursuive sa course folle. Colum Mc Cann

5 BD :

  • Bandonéon. Jorge Gonzalez
  • Trait de Craie. Prado
  • Jimmy Corrigan. Chris Ware
  • Les amateurs. Brecht Evens
  • Portugal. Pedrosa.

5 DVD :

  • Little Big Man. Arthur Penn
  • My sweet pepperland. Hiner Saleem
  • Cul de sac. Polanski
  • Mud. Jeff Nichols
  • Les rêves dansants. Pina Bausch

5 CD :

  • Transformer. Lou Reed
  • The key of life. Stevie Wonder
  • Let’s get lost. Vhut Baker
  • Salt rain. Susheela Raman
  • Parade. Prince

5 lieux :

  • Le chantier Naval et le restaurant du port à Essaouira, Maroc
  • La pointe d’Agon et la baie de Sienne. Cotentin.
  • Louisiana et son musée d’art contemporain près de Copenhague. Danemark.
  • La pointe des corbeaux à l’ile d’Yeu
  • Mon atelier aux Lilas.

5 artistes :

  • Le réalisateur Pedro Almodovar (impossible de ne pas le citer)
  • L’inventeur et sculpteur Théo Jansen
  • Le musicien Richard Galliano
  • La chorégraphe Marie Chouinard
  • Le sculpteur Ron Mueck

Rémi Courgeon est auteur et illustrateur.

Bibliographie sélective :

  • Tohu Bohu, texte et illustrations, Nathan (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Passion et Patience, texte et illustrations, Mango (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • C’est l’histoire d’un poisson bavard, texte et illustrations, Seuil Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • J’aime pas les clowns, illustration d’un texte de Vincent Cuvellier, Gallimard Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • L’oizochat, texte et illustrations, Mango (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Gros chagrin, texte et illustrations, Talents Hauts (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Le grand arbre et autres histoires, recueil d’albums, textes et illustrations, Mango (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Contes d’Afrique, illustration de textes de Jean-Jacques Fdida, Didier Jeunesse (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Pieds nus, texte et illustrations, Seuil Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Blancs comme neige, texte et illustrations, Milan (2013).
  • Toujours debout, texte illustré par Isabelle Simon, L’initiale (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Elvis Presley, illustration d’un texte de Stéphane Ollivier, Gallimard Jeunesse (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Brindille, texte et illustrations, Mango jeunesse (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Pas de ciel sans oiseaux, texte et illustrations, Mango Jeunesse (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Le géant petit cadeau, texte et illustrations, Père Castor (2012).
  • Dans sa tête, texte et illustrations, JBZ & cie (2010).
  • Invisible mais vrai, texte et illustrations, Mango (2006).

You Might Also Like