La mare aux mots
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Escabelle

Construisez votre petit village ou votre villa romaine !

Par 11 juin 2012 Loisirs Créatifs et Cahiers d'activités

Vous vous sentez l’âme d’un bâtisseur ? Alors c’est parti ! Ne prenez pas vos truelles et votre bétonneuse, un peu de colle et des ciseaux ça fera l’affaire !

C’est un petit village bien charmant que nous propose Escabelle. Des commerces, des maisons, des niches, des personnages… au total ce sont 17 maisons et des dizaines de personnages et leurs animaux de compagnie qui vont les habiter.

Photo extraite de la page Facebook d’Escabelle

C’est très simple à construire, les maisons sont précoupées, il n’y a qu’à suivre le modèle, ajouter de la colle et très vite on a notre habitation. Et le résultat est plus que charmant ! C’est une activité qu’on a adoré faire avec ma fille (ok j’avoue que je ne l’ai pas laissé faire grand-chose tellement moi ça m’a plu !). Le toit n’est pas fixé si bien que maintenant ça sert de déco et elle peut jouer avec (attention c’est du papier, ça reste fragile) ou mettre de petites choses dedans.

Le livre propose des maisons pas coloriées que l’enfant pourra mettre aux couleurs de son choix et même un « patron » en carton pour réaliser ce genre de petite maison à l’infini. On créera donc dans ce cas les décors.

Alors ça vous dit ? On commence par quoi ? Les habitations ou la librairie ? Et en parlant de librairie, petit clin d’œil à celle de mon quartier, La librairie des Batignolles (leur page facebook) car c’est dans leur vitrine que j’ai découvert Mon village. Si vous êtes dans le XVIIème à Paris, c’est un endroit que j’aime beaucoup !

On passe à tout autre chose, autre décor, autre époque… La villa Romaine !

Alors là j’avoue mon manque de courage (et de temps !)… j’ai délégué ! J’ai proposé à mon amie Camille de la faire, ça l’a enchantée ! Elle l’a réalisée avec Yuri, 11 ans, qui a beaucoup aimé. Il est maintenant très heureux d’avoir sa villa et d’avoir participé à sa construction.

Ici, contrairement aux petites maisons, rien n’est prédécoupé, il faut donc s’armer de cutter, de ciseaux… et de patience ! Au total, pour tout découper Camille a mis 3 heures… et ensuite il fallait tout assembler ! Le découpage, même s’il est long, est facile car le papier n’est ni trop épais ni trop souple. Un papier de bonne qualité, facile à plier (Camille note quand même qu’il serait mieux de plier certaines pièces AVANT de découper, ce qui n’est pas précisé).  Les dessins sont eux même très beaux, beaucoup de détails, de nombreux personnages à faire évoluer dans la villa. Le collage n’est pas ce qu’il y a de plus évident à faire, les languettes ne sont pas très grandes (vu qu’elles sont cachées, elles auraient pu l’être et auraient aidées à la stabilité de la villa). Le collage a nécessité 4h30 (3 heures à deux puis une heure trente seule)… puis la villa a été déplacée et il a fallu reconsolider ! (donc il est recommandé de la construire sur une planche).

En tout cas le résultat vaut le travail, et ici le but est certainement justement d’occuper de longues après-midi pluvieuses. La villa est assez grande (45 sur 65 cm). Par contre Camille note que ce n’est pas pour de trop jeunes enfants (il est indiqué sur certains sites que c’est à partir de 9 ans). Ça serait plutôt à partir de 11 ans.

Merci à Camille pour ses photos et son compte rendu !

Mon village
de Delphine Doreau
Escabelle
11,90€
Construis ta villa romaine
de Iain Ashman
Usborne
7€

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 A part ça ?

Connaissez-vous MonNuage ? C’est un réseau social de voyageurs. Chacun peut laisser ses idées de lieux à voir dans telle ou telle région, avant de partir vous n’avez plus qu’à le consulter ! Bien fait et pratique avant les vacances.

Gabriel

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Balade dans les rues

Par 2 juin 2012 Livres Jeunesse

A Vinaigrette-sur-Loire, on trouve la Rue de l’Articho. 16 illustrateurs très différents nous la présentent. C’est une rue très commerçante. On y trouve un boucher (Yassine), un pharmacien (Arnaud Boutin), un vendeur de farces et attrapes (Estocafich), un fromager (Vincent Pianina), une fleuriste (Nathalie Lété), un bazar (Delphine Durand), un magasin de sport (Lily Scratchy), un autre de jeux vidéos (Postics), un marchand de jouets (Vincent Mathy), un chausseur (Christian Aubrun), un poissonnier (Espen Friberg), un boulanger (Benjamin Chaud), une vendeuse de vêtements (Florie Saint-Val), une animalerie (Anouk Ricard), un libraire (Charles Dutertre) et un primeur (Chamo). Ça fait du monde j’en conviens ! Et ça donne donc lieu à un festival de couleurs et d’illustrations variées, souvent pleines d’humour. Le texte se résume à ce qu’on peut lire sur les vitrines à droite, et à la page de publicité de chaque magasin qui vante les mérites du commerce. C’est plein de jeux de mots, de produits farfelus, et de détails croustillants. Dans la vitrine de la librairie, qui a l’air d’être indépendante, soit dit en passant…), on retrouve par exemple des livres connus alors que l’animalerie propose des lapins myopes, des araignées funk, ou un caniche du Bengale. Et vous n’êtes pas au bout de vos surprises.
Même si de prime abord, j’ai pu penser que c’était une ode à la surconsommation, je l’ai finalement saisi dans l’autre sens : les illustrateurs, tous membres de l’association Articho qui vise à réunir des artistes d’horizons différents autour de l’image, se moquent finalement de toutes ces réclames, réductions, et stratégies plus farfelues les unes que les autres pour appâter le chaland !

On change de trottoir, pour se rendre Dans ma rue avec Rémi Saillard. Pas de mots, mais la force de l’illustration et de la trouvaille visuelle, et comme d’habitude, j’aime ces originalités. Le seul souci que je rencontre avec ce goût pour les livres un peu particuliers dans leur forme, c’est la difficulté que j’ai à être aussi claire que possible dans mes explications. Je me lance !
Dans ma rue, c’est donc une promenade dans cette allée résidentielle, de bâtiment en bâtiment. On démarre par la façade d’une petite maison à deux étages. On y observe des personnages : une dame qui regarde par la fenêtre, une jeune fille qui lit, un garçon qui s’avance d’un pas décidé vers l’arbre du jardin en tenant un nichoir dans ces bras, un homme marteau à la main et bleu de travail sur le dos… Sur cette page, deux trous.
On tourne la page, et comme par magie, on se retrouve à l’intérieur de la même maison, quelques minutes plus tard : on observe alors l’intérieur des pièces. Le temps a passé, les personnages ont bougé. La dame est affairée à soigner le doigt de l’homme (aïe le marteau), la jeune fille donne à manger au chien, le nichoir est en place et le petit garçon arrivé au grenier. On tourne de nouveau la page, et nous voici cette fois devant la façade de l’immeuble mitoyen. Et ainsi de suite, toujours sur le même principe. Tout au long des pages, on retrouve plusieurs détails : des personnages, mais aussi une cigale qui porte un baluchon, des oiseaux, des animaux…
J’aime beaucoup à la fois les traits et la fraîcheur des illustrations de Rémi Saillard (qui a aussi dessiné pour la presse, et dont j’ai reconnu immédiatement la marque, puisqu’il illustre plusieurs des magazines que je lisais enfant), mais également toute cette richesse visuelle. En écrivant la chronique, j’en découvre encore. Un beau support à la jolie couverture en relief cartonné, pour imaginer, discuter, et s’inventer les histoires de cette rue. Dans ces cas-là, le lecteur est auteur finalement, et j’aime cette idée !

Rue de l’Articho
de Yassine, Arnaud Boutin, Estocafich, Vincent Pianina, Nathalie Lété, Delphine Durand, Lili Scratchy, Postics, Vincent Mathy, Christian Aubrun, Espen Friberg, Benjamin Chaud, Florie Saint-Val, Anouk Ricard, Charles Dutertre, Chamo
Thierry Magnier
18 €
Dans ma rue
de Rémi Saillard
Escabelle
12,90 €

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A part ça ?

Une courte histoire d’amitié entre une marionnette de bois et un oiseau, c’est lumineux et poétique. Alors pourquoi s’en priver ?

Marianne

 

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