La mare aux mots
Parcourir le tag

Fox and Sheep

Il n’y a pas que les livres dans la vie : applis !

Par 12 mars 2016 Numérique

Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas parlé d’applis par ici. Alors, voici une sélection d’applis intelligentes et créatives à vous mettre sous la dent pour les week-ends. Première partie aujourd’hui, avec des applis pour les plus petits, mais sans limite d’âge…

You Might Also Like

La chronique numérique : histoires pour s’endormir

Par 3 mai 2015 Livres numériques, Numérique

Le marchand de sable va passer, il est temps de franchir la porte du royaume des rêves, bonne nuit… Aujourd’hui, deux petits livres numériques à lire le soir pour nous accompagner dans ce long voyage.

Et si la nuitLe premier, Et si la nuit…, est un ebook enrichi d’Adèle Pedrola illustré par Douglace, et réalisé par l’Apprimerie.
La nuit tombe sur la ville, il est temps d’aller au lit. Tout se fait silencieux, on se prépare : on installe les doudous qui vont veiller sur notre sommeil ; on se brosse les dents et on n’oublie pas le verre d’eau à portée de main, au cas où ; enfoui sous la couette, on compte les moutons et nous voilà embarqués jusqu’au petit matin. Voici le monde de la réalité, avec ses petits rituels du soir. Mais derrière le miroir, les choses prennent une autre forme : les étoiles murmurent, les doudous se font agents secrets, indiens Et si la nuitou pirates, les réverbères se transforment en fleurs géantes, la sonnerie du réveil devient le « bzzz bzzz » des abeilles qui préparent le miel pour le petit-déjeuner. Et si la nuit… se présente comme un livre d’une dizaine de pages, délicatement animées. À chaque page, le texte offre un mot passerelle, en couleur ou plus gras, « vent » ou « étoile », sur lequel le lecteur peut cliquer pour naviguer entre réalité et imaginaire.
Jusqu’à présent spécialisée dans les adaptations de classiques littéraires, L’Apprimerie nous offre ici son premier livre Et si la nuitinédit. Elle reste ici fidèle à sa volonté de proposer une expérience de lecture immersive, en explorant de nouvelles pistes de réflexion sur le lien entre texte et illustrations. Une fois de plus, le résultat est formidable. L’univers sonore créé par Emmanuel Seguin est doux et léger ; il invite à la rêverie et accompagne délicieusement les illustrations de Douglace, très graphiques, toutes en rondeur et aux coloris francs. Il faut aussi noter le travail formidable mené sur la typographie. Tout y est élégant, délicat, intelligent et inventif. Décidément, L’Apprimerie est un « laboratoire éditorial » qui déménage !
Bande-annonce :

Bonne nuit cirqueBonne nuit cirque est la suite de Bonne nuit, berceuse numérique du même éditeur, Fox and Sheep. Dans le premier opus, on souhaitait bonne nuit aux animaux de la ferme ; ici c’est au tour des animaux du cirque.
Nous voilà donc transportés dans un cirque. La nuit tombe et la petite chouette se prépare à aller se coucher. Tout à coup retentit un barrissement d’éléphant. Nous voici transportés dans un cirque. Les animaux aussi ont sommeil. Chacun se trouve dans sa maison et il faut leur éteindre la lumière. Il est temps de se coucher : finis les tours de magie pour le lapin, les espiègleries de l’ours dans sa roulotte, les jongleries duBonne nuit cirque serpent, les acrobaties du l’éléphant, les clowneries des puces sauteuses, les jeux de ballon du phoque, et les facéties du lion. Dans chaque maison, on éteint la lumière pour que les animaux puissent s’endormir. Puis c’est le tour de la chouette. Et le nôtre enfin. Deux modes d’utilisation sont possibles : la lecture automatique (l’appli se transforme alors en petit dessin animé), ou bien le mode jeu (dans lequel c’est au lecteur d’éteindre les lumières). On peut aussi choisir la saison : nuit d’été ou nuit d’hiver sous la neige (et c’est vraiment joli !).
Bonne nuit cirqueBonne nuit cirque est une jolie appli, toute simple et douce, au graphisme réussi. On peut lui reprocher d’être un peu courte, surtout si on ne télécharge pas les animaux supplémentaires disponibles en achats in-app (1,99 € pour trois animaux, le singe, le poisson et le cochon), mais elle s’adresse en priorité aux tout-petits.

Et si la nuit…
Texte d’Adèle Pedrola, illustrations de Douglace, création sonore d’Emmanuel Seguin, conté par Patrick Mancini
L’Apprimerie
Prix constaté : 6,99 € (Apple et Cartealire).
Bonne nuit cirque
de Heidi Wittlinger
Fox and Sheep
Prix constaté : 2,99 € (Apple).

À part ça ?

Conte moiN’hésitez pas à télécharger ici Conte-moi, une petite appli gratuite issue d’une collaboration entre Tralalère et l’association Deci-delà, qui réunit cinquante contes francophones traditionnels. Ici, pas d’enrichissement ou d’interactivité. Les contes ont été collectés sur place par des associations locales — cinq pays sont représentés, Mali, la Mauritanie, le Sénégal, Haïti et le Maroc — et sont lus par des conteurs, en français et en langue vernaculaire (wolof, arabe, bambara, etc.). Chaque conte est illustré d’un dessin réalisé par un artiste du pays d’origine. On peut choisir les contes par pays, par titre, au hasard ou bien encore écouter (ou lire) le conte de la semaine. Simplissime mais vraiment chouette. Cette appli fait partie d’un projet plus vaste de valorisation du patrimoine oral francophone. Dix de ces contes ont ainsi donné lieu à une série de films d’animation (en partenariat avec TV5 Monde), visibles ici, et quatre à des adaptations en livres cd publiés par les Éditions des Braques (La Fourmi et le Roi Salomon chroniqué ici, La Princesse orgueilleuse chroniqué , Les Moitiés, et Le Garçon aux grandes oreilles chroniqué ici).

Erica

You Might Also Like

La chronique numérique : pour les petits doigts

Par 5 avril 2015 Livres Jeunesse, Livres numériques, Numérique

Aujourd’hui, voici trois applis pour initier les tout-petits à l’univers numérique. Elles sont toutes trois jubilatoires !

Petting zooPetting zoo, zoo pour enfants est une appli interactive complètement frappadingue de Christoph Niemann, illustrateur pour le New Yorker, qui met en scène vingt et un animaux dans des situations plus loufoques les unes que les autres.
Comment ça marche ? L’écran s’ouvre sur un crayon. Un crayon qui va nous dessiner un lapin sortant d’un chapeau. Un coup de baguette magique et hop, nous voilà entrés dans un zoo des plus farfelus. Il n’y a pas de texte. On passe d’un animal à l’autre enPetting zoo cliquant sur une flèche. Pour chacun d’entre eux, on est invité à tapoter l’écran, à y faire glisser son doigt à droite, à gauche, en haut et en bas. Ce qui déclenche des animations rigolotes. On coiffe et décoiffe le lion, on fait danser le break dance à un teckel, on lave un éléphant, on fait courir une coccinelle sur une pomme, on joue de la mandoline sur une pieuvre ou du xylophone sur les dents d’un crocodile. Il est possible de feuilleter l’appli à la manière d’un livre ou bien de choisir l’animal que l’on veut regarder dans le joli sommaire.
Petting zooEt j’en pense quoi ? Ça ne sert à rien, il n’y a pas de but, c’est juste drôlement bien fait et très amusant. Les illustrations, délicieuses, sont un mélange de dessins au trait, un peu à la manière de La Linéa, et de photos qui campent les décors. Et surtout, les transitions entre les différents animaux sont très réussies : il pleut sur le cerf, l’écran se remplit peu à peu d’eau, et nous nous retrouvons dans l’océan à nager avec des petits poissons. Les bruitages qui accompagnent l’appli sont aussi très bien pensés, drôles et poétiques. Les plus petits comme les plus grands s’amusent comme des fous à étirer les animaux en tous sens et à feuilleter ce drôle de bestiaire pas comme les autres. On peut retrouver ici l’histoire de la création de l’appli, mise en dessin par Christoph Niemann lui-même.

Plic Ploc WizLes gommettes, c’est super chouette ! Et voici deux ateliers de gommettes numériques, Plic Ploc Wiz et Bigplic Miniploc, de Céline Vernier.
Comment ça marche ? Rien de plus simple. Chacun des deux ateliers comporte dix tableaux, qui représentent des animaux, des véhicules, des maisons, des lettres alphabétiques ou encore des arbres. Après avoir choisi un tableau, les gommettes qui le composent s’affichent en bas de l’écran. Les différentes formes s’envolent, il ne reste plus que leur ombre. Et c’est un puzzle à gommettes qui sePlic Ploc Wiz présente puisqu’il s’agit de reconstituer le tableau avec les gommettes à notre disposition. Plic Ploc WizUne petite flèche en haut à droite permet de réaliser ses propres tableaux à partir des mêmes gommettes. On peut les combiner, les superposer pour en changer la couleur, les agrandir ou les rapetisser en tapotant dessus. Pour les effacer, il suffit de les glisser en bas de l’écran. Une fois le tableau terminé, il est possible de le sauvegarder et de le partager.
Et j’en pense quoi ? C’est joli, gai, graphique et coloré. Ces deux petites applis sont très simples d’utilisation et intuitives. À la fois exercice de reconnaissance des formes et jeu de création libre, elles sont absolument délicieuses ! Un excellent moyen de faire passer le temps dans une salle d’attente ou autre, en s’amusant.

Sago Mini Ocean SwimmerSago Mini Ocean Swimmer fait partie de la superbe série d’applis Sago Mini de l’éditeur Sago Sago, série constituée de petits jeux d’exploration pour les tout-petits. Ici, comme le nom l’indique, c’est l’épisode sous-marin.
Comment ça marche ? Ici, on incarne Fins, un petit poisson vert, curieux de tout. On va le diriger dans ce monde sous-marin plein de surprises. Il faut vraiment tout explorer, car les animations se cachent dans les coins et recoins de l’image. De la découverte d’un trésor à la course poursuite avec un requin, la balade ne manque pas de rebondissements. Sago Mini Ocean SwimmerFins se régale de glace, participe à un concert sous-marin, rencontre des créatures maritimes bizarres, prend un bain moussant, et fête même son anniversaire. Certaines des animations sont signalées par une petite étoile de mer jaune. Au total, une trentaine de petits jeux ou animations à découvrir.
Et j’en pense quoi ? Fins, c’est un sacré numéro ; Sago Mini Ocean Swimmerses aventures sont pleines d’humour et de fantaisies, ses facéties désopilantes. Cette appli est vraiment bien pensée pour les petits qui découvrent les tablettes ; c’est extra. L’univers est très doux, sans règle ni consigne, et l’utilisation extrêmement fluide. Pas de scénario prédéfini, c’est nous qui inventons l’histoire au fur et à mesure de l’exploration. Très loin des applis un peu niaises que l’on voit fleurir pour les tout-petits. Même les plus grands ne peuvent manquer de succomber au charme de Fins.
Bande-annonce :

Petting zoo, zoo pour enfants
de Christoph Niemann
Fox and Sheep
Prix constaté : 0,99 € en promotion en ce moment puis 2,99 € (Apple), 2,99 € (Android).
Plic Ploc Wiz et Bigplic Miniploc
de Céline Vernier
Pepillo
Prix constaté : gratuit pour le premier tableau, puis 1,99 € pour les 9 tableaux suivants (Apple et Apple).
Sago Mini Ocean Swimmer
Sago Sago, collection Sago Mini
Prix constaté : gratuit (Apple).

À part ça ?
Toutes les applis Edoki (anciennement Les Trois Elles) sont à 1,99 € pour une durée limitée. Profitez-en, leur catalogue est vraiment génial ! Ici, on avait adoré Astropolo (chroniqué ici) ; Maths City et Le Son des lettres sont tout aussi réussis.

Erica

You Might Also Like

La chronique numérique : Jeux de miroirs

Par 7 décembre 2014 Livres numériques, Numérique

Quel rapport peut-il y avoir entre un singe et un oiseau ? Aucun, sauf qu’ils sont les héros de deux applis formidables pour les plus petits, imaginées par deux illustrateurs.

Petites chosesPetites choses de Benjamin Gibeaux est une appli de mini-jeux reliés par un fil narratif, inspirée de son court métrage d’animation, Les Petites Choses de la vie.
Ça parle de quoi ? Petites choses, on pourrait dire que c’est l’écho inversé du poème de Prévert, Page d’écriture. Vous vous souvenez : alors qu’il est en train de répéter ses tables d’addition en classe, un enfant voit passer un oiseau-lyre, il l’appelle et l’oiseau le délivre de la ritournelle des chiffres par son chant. Ici, c’est l’enfant qui libérera l’oiseau, enfermé dans une cage, verrouillée par sept cadenas. L’oiseau appelle l’enfant à son secours. Pour ouvrir sa cage, il faut retrouver les sept clefs de couleurs qui correspondent aux différents cadenas. Elles sont cachées derrière les fenêtres d’immeubles et au détourPetites choses des rues d’une grande ville. Pour les obtenir, l’enfant doit résoudre sept petites énigmes. C’est cela Petites choses, mais c’est peut-être aussi l’envers du décor du court-métrage qui en est à l’origine, et dans lequel un enfant s’envole parmi les oiseaux…
Ça marche comment ? L’application se présente comme un grand panoramique représentant une ville. Lorsqu’on effleure l’écran, les rues se déroulent petit à petit. Le lecteur n’y est jamais perdu puisque le doigt pointé d’une main le guide et lui suggère le chemin. Les cachettes des clefs sont signalées par un petit dessin qui clignote, sur lequel il faut cliquer. Un Petites chosesnouvelle page s’ouvre alors et invite l’enfant à trouver comment capter les ondes qui feront fonctionner des téléviseurs, à transformer des immeubles en touches de piano, à aider un jeune homme à offrir des fleurs à une demoiselle, à retrouver des paires dans un mémo de fenêtres, à transformer la cacophonie des embouteillages en musique jazzy… Une fois les sept clefs récupérées, l’enfant peut ouvrir la cage et délivrer l’oiseau qui s’envole en sifflotant. Les réglages de l’appli permettent de réinitialiser le jeu et de visionner le court-métrage Les Petites Choses de la vie.
Et j’en pense quoi ? Un vrai coup de cœur ici. Tout concourt à faire de cette appli une petite merveille. Le graphisme est d’une grande finesse : un dessin crayonné, dans les tons gris, avec des touches de couleurs pastels qui surgissentPetites choses ici ou là et envahissent la ville. S’il n’y a aucun texte, la musique quant à elle se retrouve à chaque coin de rue. Elle est présente en filigrane dans presque tous les jeux. Et c’est pour que l’oiseau puisse chanter la liberté que l’enfant accomplit ce voyage. L’appli est simple, tout y est clair et fluide. Rien ne fait obstacle à la douce rêverie à laquelle le lecteur est invité. Ne passez pas à côté du court-métrage qui accompagne l’appli, Benjamin Gibeaux y aborde avec une grande délicatesse et sensibilité la perte d’un enfant. Petites choses, c’est une bulle de douceur et de poésie. Preuve est faite qu’avec de petites choses, on peut en faire une grande !

Bande-annonce :

Le Singe au chapeauLe Singe au chapeau de Chris Haugthon est un album à jouer composé de neuf saynètes.
Ça parle de quoi ? Ici, il n’y a pas vraiment d’histoires, ce sont plutôt des petits sketchs mettant en scène un singe, affublé d’un bonnet à pompon et d’une paire de lunettes de ski, qui explore son environnement.
Ça marche comment ? Chaque scène s’ouvre sur un texte rouge sur fond bleu, les deux couleurs de l’appli, qui interpelle l’utilisateur avec une consigne (pas de son ici, le non-lecteur doit donc être accompagné dans sa lecture). Première scène : « Le singe arrive. Peux-tu lui ouvrir la porte ? » On se retrouve dans un appartement, devant une porte d’entrée. Par la fenêtre, on voit arriver le pompon du bonnet du singe. Le singe se hisse sur la pointe des pieds et toque à la fenêtre. À nous d’actionner la poignée pour ouvrir la porte. Le singe fait alors son entrée. En cliquant dessus, on a droit à une série de pantomimes franchement rigolotes. Suivent différents tableaux dans lesquelles le lecteur doit aider le singe dans ses activités quotidiennes ou communiquer avec lui : lui envoyer un message sur son téléphone, taper dans ses mains pour le faire danser, jouer de la musique avec lui, lui donner une banane. La navigation dans l’application est simplissime. On passe d’une scène à l’autre au moyen des flèches à droite et à gauche de l’écran, une flèche en haut permet de revenir au menu, qui offre la possibilité de choisir une scène précise ou bien de découvrir les planches de trois albums de Chris Haughton, Un peu perdu, Oh non, George ! et Chut ! On a un plan (que nous avons chroniqués ici et ).
Et j’en pense quoi ? Ce singe, c’est un drôle de numéro. Comment ne pas craquer sur ce personnage facétieux, à la dégaine improbable ? Il est irrésistible ! Le principe de l’appli est simple : le singe est un double virtuel de l’enfant. Dans la vie réelle, le petit enfant a besoin de l’aide d’un adulte pour accomplir un certain nombre d’actions. Ici, les rôles sont inversés, et c’est l’enfant qui se retrouve à aider le singe à faire ce que lui-même ne parvient pas à faire seul : ouvrir une porte, attraper une banane sur une table ou feuilleter un livre. Chaque scène est prétexte à une série de mimiques inattendues et extravagantes. Il faut voir le singe imiter le Moonwalk de Michael Jackson puis danser à la façon d’une méduse ! Et nous de prendre le pas et d’imiter le singe… On retrouve ici le graphisme impeccable de Chris Haughton qui a fait son succès : larges aplats de couleur, style très graphique, simplicité et expressivité du trait ; et son sens de l’humour un peu décalé. À cela s’ajoute une musique jazzy, accompagnée de bruitages malicieux. Joyeux, court, et drôlement efficace.

Bande-annonce :

Petites choses
de Benjamin Gibeaux
C’est magnifique
Prix constaté : 1,79 € (Apple, Android).
Le Singe au chapeau
de Chris Haughton, musique de Matt Wand
Fox and Sheep
Prix constaté :  2,99 € (Apple).

À part ça ?

Le Chant de la merOn a eu la chance de voir le nouveau film de Tomm Moore, Le Chant de la mer, qui sort sur les écrans le 10 décembre. Il raconte l’histoire de Ben et Maïna qui, après la disparition de leur mère, se retrouvent seuls avec leur père, gardien de phare, anéanti par la douleur. Ben est en colère, et Maïna ne parvient pas à parler. Leur grand-mère, persuadée que la mer constitue un danger pour eux, décide, contre leur volonté, de les emmener vivre dans la grande ville. Mais ils sont étrangers à ce monde, et ils n’ont qu’une idée en tête : fuir. Commence alors un parcours semé d’embûches, véritable voyage initiatique. Maïna découvrira qu’elle est une selkie, une fée de la mer, dont le chant est seul capable de libérer les êtres magiques du sortilège de la sorcière aux hiboux. Le Chant de la mer revisite les mythes et les légendes irlandaises pour nous livrer un conte de fées moderne et merveilleux. Sur des images magnifiques, au graphisme tout en rondeur (le motif du cercle, à la fois protecteur et enfermant, est omniprésent), et une musique envoûtante (plusieurs chansons, d’inspiration celtique, sont interprétées par Nolwenn Leroy), Tomm Moore nous parle ici de la douleur de la perte et de la façon de la surmonter. On ne peut s’empêcher de penser à Hayao Miyazaki pour cet enchevêtrement entre le monde réel des adultes et le monde magique de l’enfance et pour la célébration de la nature. Mon fils de 5 ans et moi, on a été émerveillés et émus (très…) par Le Chant de la mer, un petit bijou d’animation !

Erica

You Might Also Like