La mare aux mots
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France Télévision

Quelques réflexions sur l’amitié

Par 19 juin 2015 Livres Jeunesse

le pirate et le roiAprès le naufrage de son galion, le roi Jehan 1er se retrouve à partager la vie d’un pirate, lui-même échoué sur une île déserte. Malgré les abords un peu rudes de son compagnon et leur différence évidente de classe sociale, une amitié naît entre les deux hommes qui partagent leur temps entre l’aménagement de l’île, la chasse et la cueillette, et la dégustation de lait de coco au coin du feu. Au fil des jours, ils finissent par se ressembler comme des frères. Un matin, le pavillon de la marine royale apparaît à l’horizon, l’amitié entre le roi et le hors-la-loi résistera-t-elle à ce sauvetage inattendu ?
Matthieu Maudet et Jean Leroy sont adeptes d’un humour « pince-sans-rire » et cet album ne déroge pas à la règle. L’accueil réservé au royal naufragé par Matt le pirate est bien loin de l’étiquette dévolue aux grands de ce monde. Jehan 1er est rapidement ramené à la dure réalité : sur une île déserte, tous les hommes sont égaux dans la survie. « Les rois ne pêchent pas », se plaint-il. « Alors, mange ta main… », lui balance l’autre, « et garde l’autre pour demain ! ». On se délecte de ce ton gouailleur qui nous embarque dans cette histoire d’amitié incongrue. Il faut dire que les illustrations jouent superbement du dramatique de la situation, en travaillant la houle dans l’immensité de l’océan ou la profondeur de la jungle inhospitalière. Mais comme souvent quand le duo Maudet-Leroy est dans le coup, il faut se méfier du piège qui nous est tendu : une amitié entre un pirate et un roi, pensez-vous sincèrement que ça peut exister ? Cet album se savoure de page en page jusqu’au retournement final qui ne manque pas de nous voler un dernier sourire.
Un vrai plaisir.
Le même vu par Chez Clarabel


Amélie et le poissonLa petite Amélie se prélasse sur la plage quand un petit poisson vient jouer avec elle. Chaque jour, ils s’amusent ensemble, découvrent l’océan, profitent de l’été. Amélie aime tellement son nouvel ami qu’elle voudrait rester toujours avec lui. Elle entreprend donc de l’emporter avec elle et l’installe dans un bocal qu’elle a spécialement aménagé pour lui. Mais le poisson dépérit, privé de sa liberté.
Cette petite histoire toute simple donne un exemple édifiant de l’importance du respect de l’autre. En amitié, les rapports doivent être réciproques et les envies de l’un ne doivent pas empiéter sur la liberté de l’autre. Les illustrations mêlent un aspect naïf et une certaine dureté des traits aux crayons. Elles traduisent avec justesse les sentiments de la petite fille : elle ne cherche pas volontairement à faire du mal à son compagnon, elle est plus qu’enthousiaste à l’idée de rester près de lui, et elle ne comprend pas pourquoi il se détourne d’elle et elle le vit mal. Parfois, simplement en ne pensant qu’à soi, on peut perdre un ami.
Une lecture pleine d’enseignements.
Le même vu par Délivrer des livres

C'est Quoi Un AmiAujourd’hui, personne ne veut jouer avec Hugo. Il croise pourtant beaucoup d’enfants de son âge, mais ils semblent complètement absorbés par leurs jeux ou leurs conversations avec leurs amis. Hugo aimerait tellement partager ce genre de relation avec quelqu’un, mais comment trouver un ami ? Qu’est-ce que c’est, exactement ?
Être ami, est-ce se ressembler ? Avoir les mêmes goûts ? Est-ce pour toute la vie ? À l’image de la collection C’est quoi l’idée ? et de la série télévisée du même monde, ce petit livre incite les plus jeunes à se poser des questions sur le monde qui les entoure et les sentiments qu’ils ressentent. La bouille toute ronde d’Hugo les aide bien à s’identifier et à partager ses questionnements. La réflexion n’est pas forcément de haute volée, elle reste destinée aux petits, mais elle a le mérite de les encourager à s’interroger sur un aspect central de leur vie de petits humains : l’amitié. Le propos est d’ailleurs abordé du point de vue de l’exclusion. À l’âge auquel on commence à se faire une place dans la société, il est très constructif de réfléchir à cette question.
Le même vu par Chez Clarabel

Reste mon ami Petit-OursPetit-Ours et Nestor partent jouer dans la forêt, mais les désaccords ne tardent pas à s’immiscer dans leurs jeux. Tant pis, ils poursuivront leurs occupations chacun de leur côté, fâchés. Mais quand Petit-Ours doit venir en aide à un louveteau en bien mauvaise posture, il sait bien en qui il peut avoir confiance pour lui prêter main-forte.
Les amis, c’est sympa pour jouer, mais c’est aussi essentiel pour traverser des épreuves difficiles et s’entraider. Les deux ours savent mettre leur brouille de côté quand un danger menace. Cette mignonne petite histoire apprend qu’en amitié, il y a peut-être des maux, mais que le plus important est de savoir s’excuser et de tirer une leçon de ses agissements.
Un livre tendre et un récit rassurant pour les petits.
Le même vu par Les lectures de Liyah.

La Petite Poule RoussePetite Poule Rousse a besoin d’aide pour semer son blé, le récolter, le moudre, pétrir son pain… mais à aucun moment, ses amis ne sont disponibles pour l’aider. Elle travaille donc seule… et c’est également seule qu’elle profite du fruit de son travail : il est trop tard pour venir réclamer un bout de pain !
Nouvelle adaptation du conte traditionnel La petite poule rousse, ce petit album aide les enfants les plus jeunes à se questionner sur leurs actes : les amis de la petite poule ne se comportent pas comme tels, est-ce vraiment de l’amitié ? Petite poule n’a-t-elle pas raison de conserver tout son pain pour elle ? Le format cartonné et les doux personnages fabriqués par Miss Clara confortent les jeunes lecteurs à prendre cette célèbre histoire en main pour commencer à la lire seuls et peut-être pour réfléchir à quel genre d’amis ils veulent être.
Une version sympathique de cette histoire bien connue.
Le même vu par Les lectures de Liyah.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de Jean Leroy (Une place au soleilC’est Papy qui choisit, Canaille fête son anniversaire, Un jeune loup bien éduqué, Anoki, Canaille a oublié son doudou, Canaille ne veut pas aller à l’école, Canaille va chez le docteur, Canaille n’aime pas la soupe et Si j’étais un oiseau…), de Matthieu Maudet (Ab et CéLe MoustocOuvre-moi ta porteUn jeune loup bien éduquéLa croccinelleLe çaBonjour facteur et Bonjour docteur) et de Jacques Després (Kola, au revoir tétine). Retrouvez aussi nos interviews de Matthieu Maudet et de Jean Leroy.

Le pirate et le roi
Texte de Jean Leroy, illustré par Matthieu Maudet
l’école des loisirs 
12,20 €, 198 x 263 mm, 36 pages, imprimé en France, 2015.
Amélie et le poisson
d’Helga Bansch
Talents hauts
12,50 €, 256 x 217 mm, 25 pages, imprimé en Belgique, 2015.
C’est quoi un ami ?
d’après Oscar Brenifier, illustré par Jacques Després
Nathan dans la collection C’est quoi l’idée ?
7,95 €, 160 x 210 mm, 32 pages, imprimé en France, 2014.
Reste mon ami Petit-Ours !
d’Ursel Scheffler et Ulises Wensell, traduit par Marie-José Lamorlette
Gautier Languereau dans la collection Tu me lis une histoire ?
4,95 €, 160 x 180 mm, 32 pages, imprimé en Espagne, 2015.
La petite poule rousse,
illustré par Miss Clara
Gautier Languereau dans la collection Tu me lis une histoire ?
4,95 €, 160 x 180 mm, 32 pages, imprimé en Espagne, 2015.

À part ça ? 

C’est quoi l’idée ? est également une série animée qui retrace les aventures d’Hugo au pays de la philosophie. Retrouvez toutes les vidéos concernant l’amitié, le partage, la peur et toutes les questions que se posent les enfants sur le site de France Télévisions Éducation.

Laura

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La chronique numérique : à la recherche de…

Par 22 mars 2015 Livres numériques, Numérique

Le voyage d'Adeline la GirafeAdeline, c’est la mascotte du zoo de Vincennes. Elle y est née il y a dix-sept ans. C’est l’animal le plus parrainé du zoo, et elle a même un compte twitter !! Elle est aussi la star d’une chouette appli destinée à faire découvrir les animaux de cinq régions du monde. Parce qu’Adeline est une forte tête. Lassée d’être la vedette du Parc zoologique, elle décide de partir explorer le monde sac au dos. Pour la retrouver, il nous faudra visiter les cinq biozones du Parc zoologique, Europe, Sahel Soudan, Amazonie Guyane, Madagascar et Patagonie. Pour cela, rien de plus simple : on se fait un passeport (photo et nom), on monte dans un petit avion, et hop, c’est parti.
Le voyage d'Adeline la GirafeÇa marche comment ? Une fois arrivé à destination, cinq espèces animales de la biozone nous attendent pour nous faire découvrir leurs spécificités. En cliquant sur chaque animal, on obtient une petite fiche descriptive, ou encore un jeu. En Amazonie Guyane, on rencontre ainsi un ara hyacinthe (qui sait imiter les voix humaines), un lamantin (qui passe la moitié de sa journée à manger), un anaconda (qui lui aussi ne pense qu’à manger, et va même jusqu’à avaler des chèvres entières !), un jaguar (aux dents puissantes acérées), et une mygale matoutou. C’est la mygale qui Le voyage d'Adeline la Girafenous offre un petit jeu : il faut guider trois insectes avec le doigt et éviter de se faire manger par la mygale, prête à bondir, cachée dans son cocon. Il y a donc un jeu par biozone : éviter la mygale, hurler avec les loups pour les faire sortir de leur antre, recréer à partir de différents pelages et silhouettes trois espèces animales existantes, associer des paires de manchots, faire sauter le propithèque de branche en branche en évitant les branches pourries et le fossa (un félin affamé) qui attend au bas de l’arbre.Le voyage d'Adeline la Girafe Au cours du voyage, Adeline, qui est décidément une geekette, nous envoie sms, mail, carte postale ou message téléphonique pour nous donner des nouvelles de son périple et nous inciter à la rejoindre dans une autre région. À la fin de l’aventure, une fois rentré au Parc zoologique, un petit quizz est proposé sur les différents animaux rencontrés. Attention, à la fin du quizz, un lien, sans protection parentale, invite à se rendre sur le site du zoo pour parrainer un animal.
Le voyage d'Adeline la GirafeEt j’en pense quoi ? Le voyage d’Adeline la girafe est une réalisation de Benjamin Gibeaux qui nous a déjà montré son talent dans la magnifique appli Petites choses (chroniqué ici). Ici encore, on adore ! L’appli est une vraie réussite, toute en douceur et en délicatesse. Le graphisme, en papiers découpés et collés, est superbe, et la musique, de jolies ritournelles, en harmonie. On apprend plein de choses, et les jeux sont originaux et bien pensés, en adéquation avec la dimension pédagogique de l’appli, avec une mention spéciale aux jeux des loups (dans lequel il faut hurler de plus en plus longtemps pour les attirer) et de la mygale (qui peut faire sursauter les plus petits). Mais pour faire ce tour du monde, il faudra être accompagné d’un lecteur puisque les textes ne sont pas lus. N’hésitez pas à suivre l’intrépide Adeline dans son voyage, il vaut le détour.
Bande-annonce :

The Amazing QuestEt maintenant, on se met en quête d’un trésor ? Dans Amazing quest, le trésor oublié, Chocolapps nous invite à vivre une aventure trépidante sous la forme d’une histoire à jouer. Une histoire dans laquelle on incarne un héros qui, surprenant une conversation entre deux « méchants », apprend l’existence d’un fabuleux trésor. Il s’agira de récupérer ce trésor en évitant de se faire capturer et de rentrer sain et sauf partager ses richesses !
The Amazing QuestÇa marche comment ? On commence par choisir le décor de l’histoire : « le trésor des Caraïbes » (chez les pirates), « le tombeau du pharaon » (dans l’Égypte ancienne), « la mine abandonnée » (au Far West), « l’antre du dragon » (chez les chevaliers) ou « le temple oublié » (en Chine ancienne) ; puis son personnage (fille ou garçon, et costume) et enfin le niveau de difficulté. À l’aide d’un marteau, on tapote l’écran, la vitre se brise et l’aventure peut débuter. À chaque nouvelle scène, une voix lit l’histoire, mais le The Amazing Questtableau que l’on a sous les yeux ne correspond pas. C’est au lecteur de faire correspondre image et texte : le décor n’est pas le bon, on est en plein midi alors qu’il est censé faire nuit, il n’y a pas le bon nombre de personnages et ils n’accomplissent pas les actions décrites. Entre un et quatre éléments sont à modifier pour pouvoir continuer l’histoire. Une flèche en bas de l’écran permet d’afficher ou de faire disparaître le texte (que l’on peut aussi réécouter), sur lequel les éléments à modifier apparaissent en orange tandis que les éléments qui ont été correctement changés sont en vert.The Amazing Quest L’histoire est entrecoupée de quelques jeux, pas forcément évidents, mais que l’on peut passer : un puzzle de la carte au trésor, un taquin, une poursuite, un labyrinthe ou encore une partie de cherche et trouve. Une fois l’aventure terminée, on peut réécouter l’histoire dans sa globalité, avec les bons décors et sans les jeux. Je précise quand même que le scénario est le même dans les cinq histoires, seuls changent les décors, les costumes et les accessoires.
Et j’en pense quoi ? Voilà une excellente idée pour travailler la compréhension d’un texte et d’une image ! C’est très astucieux, et les enfants accrochent à tous les coups. Comment résister à une pareille chasse au trésor ? La modification de l’univers de l’histoire suffit à éviter la lassitude d’un concept qui pourrait être répétitif et l’histoire est The Amazing Questsuffisamment longue pour être détaillée et pleine de rebondissements. L’appli en elle-même est très ludique. Je serai un peu plus mitigée sur le graphisme, proche du dessin animé, qui m’emballe assez peu. Par ailleurs, dans chaque tableau, des sortes de pictogrammes, qui servent à changer de décors ou de temporalité, brouillent légèrement le sens de l’image. Par exemple, si l’œil égyptien permet de basculer dans l’univers des pyramides, il reste présent même lorsque l’on se trouve dans une taverne médiévale. Le parapluie sert à… faire pleuvoir, mais il paraît bien anachronique… Cela ne gâche en rien le plaisir des enfants qui reconstituent avec bonheur les différents tableaux de cette histoire-puzzle.
Bande-annonce :

Le voyage d’Adeline la girafe
de Benjamin Gibeaux
Gedeon Programmes/MFP/MNHM/France Télévisions
Prix constaté : gratuit (Apple, Android).
The Amazing Quest, le trésor oublié
Chocolapps
Prix constaté : 4,99€ (Apple).

À part ça?
En sortant de l’école
est une série de treize court-métrages d’animation à partir des poèmes de Jacques Prévert, mis en scène par de jeunes réalisateurs avec des techniques d’animation variées. Ils sont diffusés sur France 3, mais vous pouvez aussi en profiter en replay ici ou ici. Les poèmes de Prévert sont mis en image et en musique, et c’est drôlement joli.

Erica

 

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La chronique numérique : Promenons-nous dans les bois…

Par 26 octobre 2014 Numérique

Aujourd’hui, je vous emmène dans les bois pour y rencontrer son habitant le plus impressionnant… le LOUP ! Voici donc deux applis pour frémir et pour rigoler…

Pierre et le loupPierre et le Loup.

C’est quoi ? Le conte musical de Prokofiev mis en image et interprété par les musiciens de l’Orchestre national de France.

Ça parle de quoi ? J’ai besoin de raconter ? Allez, c’est donc l’histoire de Pierre, un petit garçon qui vit avec son grand père. Un jour, profitant que la porte du jardin soit ouverte, un canard vient nager dans la mare. L’oiseau arrive, et une dispute s’engage entre eux. Un chat, qui ne rêve que de manger l’oiseau, surgit. C’est alors que le grand-père apparaît, il ramène Pierre à la maison par la peau du cou : que ferait-il si le loup venait à passer par là ? Mais Pierre est un grand garçon et il n’a pas peur du loup. Tapi dans l’ombre, le loup guette… Le conte est accompagné par la musique de Prokofiev : chaque personnage est représenté par un instrument de musique (le hautbois pour le canard ou encore les cors pour le loup) et une petite phrase musicale.

Ça marche comment ? L’appli réunit plusieurs éléments : le film tiré du conte, réalisé par Gordon, Corentin Leconte et Pierre-Emmanuel Lyet, ainsi que neuf jeux autour de l’histoire et de ses personnages. Tout d’abord, le moyen-métrage : c’est un film d’animation d’une trentaine de minutes dans lequel le décor et les personnages sont réalisés à partir de signes typographiques (lettres, ponctuation et signes musicaux) Pierre et le loupcolorés. Les musiciens de l’orchestre interprètent la partition et évoluent dans ce paysage, devenant des acteurs de l’histoire (Daniele Gatti, le chef d’orchestre, est absolument formidable !). Le personnage de Pierre est ainsi joué par un jeune musicien, tandis que l’oiseau est représenté par une esperluette. L’histoire nous est racontée par François Morel.
Les jeux qui accompagnent le film sont très variés : puzzle (recréer les personnages du conte en déplaçant des signes de ponctuation éparpillés), memory (associer les personnages et leurs thèmes musicaux), labyrinthe (aider le canard à sortir du ventre du loup en bougeant la tablette), jeu de rythme (tapoter la tablette en rythme afin de faire descendre une corde qui se nouera autour de la queue du loup)… Une mention spéciale au jeu photographique dans lequel on se retrouve dans la peau du chasseur qui guette le loup pour le prendre en photo !

Et j’en pense quoi ? Le graphisme et la sobriété de la mise en scène peuvent déconcerter, mais une fois dépassés ces a priori, cette appli est un vrai bonheur. Pierre et le loup applicationL’interprétation musicale est excellente, le film d’animation est un régal, avec des scènes très bien trouvées (la capture du loup par Pierre est vraiment drôle). Les différents jeux proposent un éveil ludique à la musique. Un petit bémol malgré tout pour le « karaoké » qui permet d’enregistrer sa propre lecture de l’histoire et de voir le film accompagné par sa voix enregistrée : le jeu fonctionne mal et est assez difficile d’utilisation. L’ergonomie de l’application est tout à fait fluide et accessible. On peut, au choix, regarder toute l’histoire ou bien des chapitres, uniquement jouer ou encore mêler film et jeu puisque chaque jeu correspond à un chapitre du film.
Pari réussi pour cette appli pas comme les autres qui raconte « une histoire pas comme les autres écrite sur un livre pas comme les autres ». Un plaisir des yeux et des oreilles, à recommander vivement !!

Bande-annonce :

L’avis de Declikids : http://www.declickids.fr/pierre-et-le-loup-dans-une-version-poetique-et-ludique-exceptionnelle-ipad-iphone.

Lil'RédLil’red.

Nous étions à l’orée du bois, enfonçons-nous dans les profondeurs de la forêt avec le Petit Chaperon rouge.

C’est quoi ? Le conte du Petit Chaperon rouge dans une version muette et interactive, dessinée par Brian Main.

Ça parle de quoi ? Je ne vais pas vous raconter l’histoire quand même…

Ça marche comment ? On suit le Petit Chaperon rouge sur le chemin qui mène, par la forêt, à la maison de sa mère-grand, à travers dix tableaux dans un graphisme épuré qui n’utilise que trois couleurs, noir, blanc et rouge. Chaque scène recèle de petites animations interactives cachées dans les décors grâce auxquelles le lecteur interfère avec l’histoire. Pas de « jeux » ici, mais plutôt des chemins de traverse que l’on peut choisir ou non d’emprunter, même si la trame principale reste identique. Ainsi, on peut décider, ou non, de faire tomber les pommes d’un arbre et d’aider le Petit Chaperon rouge Lil'Redà les mettre dans son panier pour les apporter à sa mère-grand, de faire souffler le vent dans les feuilles d’un arbre, ou encore de jouer une mélodie en appuyant sur des champignons. Certaines scènes comportent des dialogues, sous forme de bulles dessinées, que l’on peut activer en cliquant sur les personnages. Le passage d’un tableau à l’autre se fait avec facilité, qu’on ait ou non vu toute l’animation. En revanche, si l’on veut aller à une scène précise, tout le chemin doit être reparcouru, dommage !

Et j’en pense quoi ? Une très jolie illustration du conte, toute en douceur. Le bruitage sonore qui accompagne les tableaux est agréable. La fin est particulièrement réussie et ne manque pas d’amuser les enfants (la bagarre du loup avec le bûcheron est ici aussi très réussie). C’est graphique, simple, et drôlement chouette…

Bande-annonce :

L’avis de Declikids : http://www.declickids.fr/lil-red-un-petit-chaperon-rouge-tres-graphique-ipad.

Pierre et le Loup
avec un film d’animation de Gordon, Corentin Leconte et Pierre-Emmanuel Lyet
France Television / Camera Lucida / Radio France
Prix constaté : 3,59 € (Apple).
Lil’red
de Brian Main
Brian Main
Prix constaté : 3,59 € (Apple) 1,99 € (Android)
Langue anglaise

À part ça ?

Le Garçon et le MondeSi vous en avez l’occasion, courez voir Le Garçon et le Monde d’Alê Abreu avant qu’il ne disparaisse des écrans ! Ce film d’animation, pour petits ET grands, est une vraie merveille, un moment rare de poésie visuelle. C’est l’histoire d’un petit garçon qui entreprend un voyage pour retrouver son père qui, poussé par la misère, est parti travailler au loin. Son chemin le mène des champs de coton jusqu’aux entrailles d’une mégalopole, et le garçon découvre, les yeux écarquillés, le monde moderne, sa cruauté (l’exploitation de la nature par l’homme, et celle de l’homme par l’homme), mais aussi la possibilité d’une contestation. À travers ce récit d’apprentissage, Alê Abreu se livre à une critique amère de l’aliénation engendrée par la société de consommation, et il renouvelle ce thème par l’utilisation de techniques diverses, avec un dessin, presque enfantin, aux pastels, aux feutres, ou même au stylo bille, et l’insertion de quelques scènes de films documentaires. L’écran se remplit progressivement sous nos yeux, passant du blanc presque total à un chatoiement de couleurs. Et je ne vous parle pas de la musique brésilienne qui rythme tout le film (sans parole). Magique !

Bande-annonce :

Erica

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Des contes

Par 25 juillet 2013 Livres Jeunesse

Je vous propose une sélection de contes, connus ou moins connus, et même des contes à faire soi-même.

En commence par deux très beaux albums tirés de contes de Grimm.

Les musiciens de brêmeUn âne, un chien, un chat et un coq dont leurs maîtres ne voulaient plus partent ensemble sur les routes pour devenir musiciens à Brême et en chemin ils vont découvrir qu’ensemble on est plus fort.

Vous connaissez certainement ce conte de Grimm dont nous vous avons déjà parlé (Les histoires de musiciens de Brême racontées dans le monde, la très belle version sortie chez Syros), ici c’est le génial Antoine Guilloppé qui met magnifiquement en image cette histoire d’union des faibles, de camaraderie. Les illustrations pleines pages sont superbes avec leurs forts contrastes (comme sait si bien les faire Antoine Guilloppé) et la tranche du livre est toilée. Vraiment un magnifique ouvrage.

L'homme à la peau d'oursParce qu’il est sans le sou, un homme accepte un marché avec le Diable : s’il ne se lave pas, ne se peigne pas et ne se coupe pas les ongles pendant les sept années à venir, il le couvrira d’or. Autre condition : il devra porter sur le dos la peau de l’ours qu’il vient de tuer. S’il échoue son âme appartiendra au Diable. Ce sont sept années difficiles qui attendent cet homme, sept années où il sera repoussé à cause de l’odeur qu’il dégage, sept années à lire du dégoût dans le regard des gens. Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Je ne connaissais pas ce magnifique conte de Grimm, adapté ici par Anne Jonas. On y parle donc de l’apparence, des a L'homme à la peau d'ourspriori mais c’est également une histoire d’amour. On pense à La belle et la bête. Dans un tout autre style que les illustrations d’Antoine Guilloppé, celles de Sébastien Mourrain sont tout aussi superbes. Elles sont ici aussi bien mises en avant (pleine page voire double page). Le bel album, avec sa couverture à bords francs, fait partie de ces livres qu’on aime offrir (ou s’offrir !), qu’on garde précieusement. Un très beau conte de Grimm un peu moins connu, dans une belle édition.

La petite sirèneParce qu’elle est tombée amoureuse d’un homme, une sirène renonce à sa vie aquatique et à sa voix. Mais sa nouvelle vie a une condition, l’homme en question doit tomber amoureux d’elle sinon elle mourra.

Est-il encore nécessaire de résumer l’histoire de la petite sirène ? Cette histoire à l’issue tragique qui plaît toujours autant aux enfants. C’est pour la collection Les petits cailloux (dont on vous parle régulièrement : Les amoureux du ciel, Le nom du diable, Le monstre du Loch]) qu’Alexandra Huard a illustré le conte d’Andersen. Cette collection de petits albums (à petit prix) est bien adaptée aux plus jeunes (dès 5 ans d’après l’éditeur) avec des textes raccourcis et des illustrations colorées. Ce nouvel album complète bien cette jolie collection.

Tom PouceUn petit couple de paysan se désespérait de ne pas avoir d’enfants, il souhaitait en avoir un à tout prix, fut ce-t-il minuscule, sept mois plus tard naquit un enfant de la taille d’un pouce qu’on appelât Tom Pouce. L’enfant ne grandit pas et sa taille l’amenât à vivre de folles aventures.

Classique là aussi sorti dans une collection bien connue : Les classiques du Père Castor. Illustré ici par Amélie Dufour, c’est un plaisir de retrouver ce personnage qui passe par la panse d’une vache ou le ventre d’un renard. Un conte intemporel très joliment mis en image dans un album à petit prix.

Le chat de la mère MichelElle avait pourtant juré qu’elle n’aurait plus d’animal de compagnie seulement voilà, quand la Comtesse de la Grenouillière vit ce pauvre chat maltraité elle ne put le laisser ainsi et le prit sous son aile. La comtesse confia l’animal à l’une de ses employées de maison : la Mère Michel. Celle-ci devait en prendre soin comme s’il s’était s’agissait de son maître, lui-même. Seulement voilà, un autre employé de la comtesse, le Père Lustucru, ne supportait pas ce chat et rêvait de le voir disparaître…

Forcément vous aurez reconnu cette histoire et vous avez déjà en La mère Micheltête, j’en suis sûr, l’air de La mère Michel. Saviez-vous qu’en 1846 Émile de La Bédollière avait écrit toute une histoire d’après la comptine créée quelques années plus tôt ? Les éditions Mouck ont eu la très bonne idée de ressortir ce conte, magnifiquement illustré par Maddalena Gerli. C’est plein d’humour, on lit l’album tout en sachant ce qu’il va se passer mais pourtant l’histoire est pleine de surprises ! On est ici plus proche du petit roman que de l’album jeunesse, le texte est plutôt long. Un bien joli livre.

Les exploits du baron de Münchhausen Avez-vous déjà entendu parler du Baron de Münchhausen, cet illustre personnage qui a voyagé sur la Lune, traversé la Terre d’un bout à l’autre (en passant par le centre) et tué en même temps un crocodile et un lion ?

Toujours dans la même collection, aux éditions Mouck, voici donc les aventures du célèbre Baron de Münchhausen à qui il est arrivé des choses absolument incroyables. On lit ses exploits avec le sourire, imaginant le personnage qui raconte des récits invraisemblables à son auditoire médusé (le fameux baron a vraiment existé). c’est vraiment des aventures que ma fille a adoré écouter et j’ai pris du plaisir à lui les lire. Même si je suis moins fan des illustrations très « bandes dessinées » de Roxane Brelin, encore un bien bel album, plein d’humour et de fantaisie.

L'archipel de NounaDans un archipel vivait une famille royale, elle occupait une île appelée l’Île Blanche car le palais de cette famille était d’un blanc éclatant. Il y avait aussi l’Île Bleue, l’Île Rose, l’Île Verte mais surtout l’Île Noire, seule île qui était interdite aux enfants du Roi, il faut dire qu’il vivait là un bien étrange personnage. C’est une rencontre avec cet homme qui va changer un jour la vie de Nouna, une des princesses, elle va en effet se retrouver changée en pierre.

L’Archipel de Nouna est un livre dédié à Anna, petite fille atteinte du syndrome de Rett, maladie génétique dont une des conséquences est la disparition des mouvements coordonnés de la main (une partie des droits du livre est d’ailleurs reversé à l’Association Française du Syndrome de Rett). Même si j’ai beaucoup de mal avec ce genre d’illustrations, l’histoire est plutôt jolie et j’avais envie de mettre en avant ce conte sur basé une maladie et au profit d’une association.
Le site de l’association Au nom d’Anna.

Fais tes contesEt si on faisait nous-mêmes nos contes pour finir ? C’est ce que proposent Stéphane Millerou et Quitterie Laborde dans un grand album à spirale très original ! Ici on choisit entre plusieurs alternatives pour créer son histoire. L’histoire commence-t-elle par un prince qui terrasse un dragon ou qui choisi la princesse la plus proche, par défaut ? Et à la fin le prince retourne-t-il chez ses parents ou commence-t-il une belle (enfin presque) histoire avec la princesse ? C’est grâce à trois volets au choix qui composeront les quatre parties de l’histoire que l’enfant (ou le parent !) crée la sienne, chaque fois elle est également illustrée. En fin d’ouvrage des mots tout droits venus du moyen-âge (et qui sont utilisés dans les histoires) sont expliqués. Le livre est très sympa, plein d’humour, vraiment original et n’a finalement qu’un seul défaut : 3 choix pour chaque partie c’est trop peu ! Un bon moyen de jouer avec les contes et de créer des histoires qui ne manquent pas de piquant !

PinocchioOn termine cette sélection par un petit bonus, le Pinocchio d’Enzo D’Alò vient de sortir en DVD. Là aussi c’est un personnage qu’on connaît bien (sans connaître vraiment l’histoire, parfois). J’avais été très intrigué par la bande annonce, je trouvais que les paysages avaient l’air superbes mais les personnages avaient l’air beaucoup moins réussis. En fait je suis tombé sous le charme, certaines scènes sont magnifiques visuellement (le rêve de Pinocchio par exemple) et les paysages sont vraiment à tomber par terre (on dirait de la peinture). Côté histoire, je n’ai pas lu l’œuvre de Carlo Collodi et mes seules comparaisons sont la version de Luigi Comencini avec Nino Manfredi dans le rôle de Geppeto et Gina Lollobrigida dans celui de la fée bleue (et avec la superbe musique de Fiorenzo Carpi), que j’ai revu avec ma fille il y a peu et celle de Roberto Benigni dont j’ai un souvenir lointain. C’est ici assez différent, la scène du pays des merveilles/pays des jouets est moins traumatisante que dans la version de 1972 (elle m’avait beaucoup marqué enfant), Lucignolo a quasiment disparu (un personnage fait juste penser à lui), Pinocchio n’habite jamais chez la fée, il ne devient un petit garçon qu’à la fin… bref c’est peut-être un peu édulcoré (quoique…) et c’est forcément résumé (le dessin animé ne dure qu’1h20 quand le film de Manfredi durait 6×55 minutes). Une version peut-être plus adaptée aux petits (quoique ma fille de 5 ans a adoré le Manfredi), plein de charme et aux décors somptueux.
La bande annonce.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres des frères Grimm (Le petit chaperon rouge, Blanche Neige, Hansel et Gretel et Hans la chance), d’Antoine Guilloppé (La mouffle, Loup noir, Grand blanc, Première neige, Plein soleil, Qui dit noir dit blanc, Pleine lune et Akiko la rêveuse), Sébastien Mourrin (Émile, le petit fifre), Andersen (Contes inédits : Le compagnon de voyage, Le petit Ole Ferme l’oeil, Le goulot de Bouteille, Le Rossignol et l’empereur de Chine, un CD regroupant plusieurs de ses contes, La petite fille aux allumettes illustré par Fabrice Backès, Les habits neufs de l’empereur illustré par Parastou Haghi et un recueil sorti chez Lito, Contes d’Andersen), Alexandra Huard (Rikimini), Amélie Dufour (Où est cachée la maîtresse ?), Maddalena Gerli (Le petit Mouck). Nous avons également interviewé Antoine Guilloppé.

Les musiciens de Brême
Texte des frères Grimm, illustré par Antoine Guilloppé
Gautier Languereau dans la collection Les albums merveilleux
14€, 237×292 mm, 29 pages, imprimé en Espagne, 2013.
L’homme à la peau d’ours
Texte d’Anne Jonas d’après les frères Grimm, illustré par Sébastien Mourrain
Seuil Jeunesse
15€, 230×330 mm, 32 pages, imprimé en Belgique, 2013.
La petite sirène
d’après un conte d’Andersen, illustré par Alexandra Huard
Nathan dans la collection Les petits cailloux
5,50€, 170×199 mm, 32 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2013.
Tom Pouce
d’après un conte des frères Grimm, illustré par Amélie Dufour
Père Castor dans la collection Les classiques du Père Castor
4,40€, 210×180 mm, 24 pages, imprimé en France, 2013.
Le chat de la mère Michel
Texte de Emile de la Bédollière (adapté par Gérard Pourret), illustré par Maddalena Gerli
Éditions Mouck dans la collection Lecture Neuve
14€, 211×308 mm, 56 pages, imprimé en Europe, 2011.
Les exploits du baron de Münchhausen
Texte de Gottfried August Bürger (adapté par Gérard Pourret), illustré par Roxanne Brelin
Éditions Mouck dans la collection Lecture Neuve
14€, 211×308 mm, 56 pages, imprimé en Europe, 2011.
L’Archipel de Nouna
Texte d’Isabelle Provost, illustré par Sandra Solinet
Éditions des papillons de Charcot dans la collection Albums
15€, 200×265 mm, 32 pages, imprimé en France, 2013.
Fais tes contes
Texte de Stéphane Millerou, illustré par Quitterie Laborde
Les p’tits bérets dans la collection Sur la pointe des pieds
13,90€, 300×210 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2013.
Pinocchio
d’Enzo D’Alò
France Télévision Distribution
16,99€ (prix de vente conseillé), 84 minutes.

Gabriel

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Et si on reparlait de cinema….

Par 6 décembre 2012 Cinéma et DVD

Aujourd’hui on va parler cinéma ! Un film en salle (depuis hier) et deux DVD.

La balade de Babouchka va vous permettre de faire une promenade à travers la Russie grâce à 4 petits courts métrages entrecoupés d’une animation sur le pays. Dans le premier, Le rossignol, il est question d’un oiseau en cage et de son frère malicieux. Dans le second, La maison des biquettes, un petit garçon va échapper aux loups grâce à une maison en crêpes habitée par des biquettes (mais difficile de se retenir de manger la maison !). Le troisième, Histoires d’ours, nous apprendra pourquoi les écureuils sont rayés, pourquoi les carpes sont plates et pourquoi les casse-noix n’ont que la peau sur les os. Enfin dans le quatrième, Zhiharka, une petite fille devra échapper à une renarde très rusée. Les quatre courts métrages de 13 minutes chacun, aux techniques différentes, forment une ensemble très sympa. On passe vraiment un bon moment et les enfants adorent. C’est très esthétique et très doux. Un beau film à voir avec les enfants dès 2 ans (en salle depuis hier).
Des extraits, des photos,… ici et un extrait là :

On quitte la Russie pour la Corée… et la Belgique ! Jung est un jeune coréen qui a été adopté par une famille belge alors qu’il n’avait que quelques années. Le très beau film (autobiographique) nous montre son enfance sans concessions (les parents ne sont pas forcément montrés de façon très sympathique, Yung lui-même n’est pas un ange et on parle aussi ici du racisme). C’est un film très particulier car il mêle dessins animés (parfois en 3D, parfois en « crayonné ») et film (des images d’archives familiales et d’autres de Yung, adulte, qui revient dans le pays de son enfance). C’est surtout un magnifique film sur la quête de qui on est et sur l’intégration. Un film qui prend aux tripes, qui ne nous lâche pas… Aussi beau sur le fond que du point de vue esthétique. Un film très très fort à ne pas louper. (Je l’ai vu avec ma fille de 4 ans qui a aimé mais elle est quand même trop jeune… Allociné le conseille à partir de 10 ans et je trouve ça un peu exagéré… je dirai entre les deux !)

Et puisque c’est bientôt Noël comment ne pas parler du magnifique L’enfant au grelot de Jacques-Remy Girerd (réalisateur du somptueux La prophétie des grenouilles, si vous ne connaissez pas jetez-vous dessus !) ? Un enfant est retrouvé au milieu de la forêt, abandonné, avec un grelot dans sa main. Il est élevé dans un orphelinat et l’histoire principale se passe quelques jours avant Noël. Une très belle histoire avec Noël en fond mais, ici aussi, sur l’origine. C’est un des plus beaux contes de Noël (car loin de toute mièvrerie) et surtout un des rares bons films adaptés aux petits (à partir de 3 ans). Il est sorti en DVD chez Folimage et repasse régulièrement en salle.


Petit plus si vous êtes à Paris, en ce moment au Théâtre des nouveautés est jouée une adaptation musicale du dessin animé. J’avoue ne pas avoir pris mon pied mais les enfants présents dans la salle (dont ma fille) avaient l’air d’adorer…
Plus d’informations ici.

Quelques pas de plus…
Notre dernière chronique ciné avec Et 10,11,12 Pougne le Hérisson, Le petit Gruffalo, Gruffalo et Kirikou et les hommes et les femmes ici.

La balade de Babouchka
de Collectif
Les films du préau
52 minutes
 Couleur de peau : miel
de Jung et Laurent Boileau
France Télévision
75 minutes
L’enfant au grelot
de Jacques-Rémy Girerd
Folimage
28 minutes

A part ça ?

Sur le forum de La mare aux mots on discute régulièrement de DVD ou de films en salle, vous aussi venez participer, c’est ici.

Gabriel

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