La mare aux mots
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Gallimard Jeunesse

Récits historiques

Par 23 mai 2015 Livres Jeunesse

ce qu'ils n'ont pas pu nous prendreLina a 15 ans. Elle vit avec ses parents et son frère dans une maison accueillante, remplie des rires et des débats des amis de l’université de son père. Elle connaît aussi ses premiers émois amoureux, se projette dans sa future vie d’étudiante puisqu’elle s’apprête à intégrer une école d’art… Elle mène la vie classique d’une adolescente, en somme. Mais un soir de 1941, la vie telle qu’elle la connaissait est interrompue par une volée de coups sur la porte d’entrée de la maison familiale. Ce soir-là, elle est déportée avec sa famille pour servir de main-d’œuvre dans les camps de travail soviétiques pendant les dix années à venir.
Ce roman de 400 pages est de ceux dont on ne sent pas les pages tourner. On se retrouve aimanté à la destinée de cette famille brisée par le régime de Staline. La grande force du récit réside dans le point de vue adopté. Ruta Sepetys parvient à se mettre dans la peau d’une jeune adolescente lituanienne sans caricature ni concession. L’histoire qui nous est racontée est bien celle d’une enfant, mais une enfant qui va vivre les pires atrocités. Elle va connaître la promiscuité du wagon à bestiaux pendant six semaines, les travaux forcés dans le froid sibérien, la violence des officiers qui n’hésitent pas à abattre les réfractaires d’une balle dans la tête… Mais elle conserve malgré tout une part d’enfance. Elle s’émeut pour les grands yeux d’Andrius, un jeune Lituanien de son âge. Elle brave les interdits et persiste à dessiner ce qu’elle voit pour témoigner des crimes soviétiques. Elle se raccroche au doux regard de sa mère pour surmonter les épreuves. Le ton est direct, sans mélo, mais touche en pleine poitrine.
À plusieurs reprises ce récit poignant m’a arraché des larmes. On ne peut pourtant pas lui reprocher d’être larmoyant ni de faire du sensationnel. Ce livre est bien construit, alternant le récit au jour le jour des épreuves subies par Lina et les souvenirs de sa vie d’avant. Il nous pousse à nous poser des questions, non seulement sur les crimes des systèmes totalitaires, mais aussi sur notre vision de l’Histoire. J’ai personnellement assisté à un bon nombre de leçons concernant la dictature soviétique, j’ai peiné à orthographier correctement le mot “kolkhoze” dans mes devoirs, mais je n’ai jamais compris aussi clairement ce qu’était la vie dans les camps de Staline qu’en lisant ce roman. Cette lecture forte, parfois violente, est un plaidoyer pour le devoir de mémoire sans pathos, une description des horreurs que les hommes peuvent commettre, mais aussi de leur incroyable instinct de survie.
Ce livre a obtenu le Prix Lire en 2011 et le Prix des Incorruptibles en 2014.
Le même vu par L’ivresse des mots et Délivrer des livres.

le sang du serpent à plumesÀ l’arrivée de la flotte espagnole sur le territoire mexicain en 1519, Marina, jeune esclave propriété d’un marchand maya, est offerte en cadeau aux visiteurs de l’Ancien Monde. Sous la protection du capitaine Hernán Cortés, elle va s’arracher à sa destinée d’esclave autrefois promise au sacrifice humain en l’honneur des divinités mayas. Marina est en effet dotée d’une très grande aisance avec les langues étrangères, elle devient donc l’interprète officielle de l’expédition espagnole. Mais ce qui commençait comme une découverte devient rapidement une conquête. Charles Quint, qui entend soumettre le Nouveau Monde à la domination catholique et Cortès est son bras armé en Amérique latine. En sa qualité d’interprète, Marina est aux premières loges de la rencontre entre les peuples et les conquistadores espagnols. Elle va peu à peu apprendre à connaître ces chrétiens qui vénèrent un Dieu unique, comme elle va découvrir la richesse de la culture mexica qui sacrifie tant à des divinités auxquelles elle prête des pouvoirs colossaux. A travers son journal, Marina offre son point de vue spécial sur l’histoire de la conquête du Mexique, à la fois reconnaissante envers les Espagnols et admirative de la beauté de l’empire mexica dont elle est originaire.
La forme du journal permet de suivre ce récit historique avec beaucoup de subtilité. Si le propos est bien un récit de conquête, on échappe aux longues descriptions de batailles qui peuvent être assez assommantes. Marina, surnommée “la Malinche”, a été témoin de la rencontre, puis de l’affrontement entre deux peuples. Les récits au jour le jour permettent de comprendre la difficulté de la diplomatie, de la rencontre entre les cultures chrétienne et mexica, et aussi de la violence des affrontements et des pertes humaines, d’un côté comme de l’autre.
Le journal instaure un rythme tout à fait soutenu, on dévore le récit de Marina à toute vitesse, découvrant en même temps qu’elle le Monde Unique, empire mexica aux centaines de couleurs et de divinités. L’univers décrit est terrifiant, mais fascinant. Je n’avais aucune idée de l’existence de la Malinche, cette ancienne esclave qui a accompagné les troupes espagnoles sur les terres mexicas. Si, bien sûr, ce journal a été réécrit de toutes pièces et certains éléments ont été romancés, ce récit est riche d’enseignements. L’enjeu est moins de retenir les dates clefs de la conquête du Mexique que de comprendre la complexité de l’Histoire qui ne connaît ni bons, ni méchants. Le témoignage de Marina comporte bien des interrogations. L’avidité de l’homme, qui le conduit à constamment rechercher les richesses, n’est-elle pas le moteur de toute aventure ? Les sacrifices humains qui répugnent tant les Espagnols sont-ils si différents des guerres que ceux-ci perpètrent pour conquérir le monde ? Comment des croyances diamétralement opposées peuvent-elles se tolérer ?
Ce livre dense séduira les bons lecteurs et les passionnés d’Histoire.

La Marque Des SoyeuxVivien est un jeune écolier qui peine à se faire des amis : ses parents ne cessent de déménager, mais en plus il est défiguré par une tache de vin qui lui vaut les insultes et le harcèlement de la part des autres enfants. Nouvellement arrivé à Lyon, Vivien ne se fait guère d’illusion sur l’accueil que vont lui réserver les autres enfants et se réfugie une fois de plus dans les livres, ses compagnons fidèles. Mais, alors qu’il se plonge dans la lecture d’un documentaire sur sa nouvelle ville, il est littéralement happé par l’histoire de la révolte des canuts en 1831. Grâce à ce voyage dans le temps, il va découvrir les conditions difficiles dans lesquelles vivaient ces ouvriers tisserands lyonnais qui se sont battus pour leurs droits en faisant preuve de solidarité.
J’ai été agréablement surprise par le sujet de ce petit livre destiné aux lecteurs débutants. La révolte des Canuts est une des premières révoltes ouvrières de l’Histoire, et elle a marqué la ville de Lyon, comme la France du XIXe siècle. Nous traversons le Lyon des tisserands, qui est un dédale de traboules, vivons au rythme des enfants employés par les négociants en soie, tremblons au bruit des bottes de la Garde Nationale venue mater la rébellion. Dommage que le personnage de Vivien manque de caractérisation, on passe un peu rapidement sur son histoire personnelle qui n’est au final qu’un prétexte. Le livre est suivi d’un dossier documentaire succinct mais évocateur, bien utile pour replacer cette révolte dans son époque troublée.
Bien que l’intrigue de départ reste un peu artificielle, ce petit roman est très intéressant et éveille la curiosité sur des aspects peu connus de l’Histoire de France.
Un extrait sur le site de l’éditeur.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de la collection Un regard sur…

Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre
de Ruta Sepetys
Gallimard Jeunesse dans la collection Pôle fiction
7,75€, 108×178 mm, 432 pages, imprimé en France, 2015.
Le sang du serpent à plumes, journal de la conquête du Mexique
de Laurence Schaack
Nathan dans la collection Un regard sur…
5,50€, 121×181 mm, 192 pages, imprimé en France, 2015.
La marque des soyeux
de Laura Millaud
Balivernes dans la collection Carabistouilles
9,50€, 130×180 mm, 128 pages, imprimé en Europe, 2014.

À part ça ?

revue dadaLa revue Dada fête son 200e numéro. Depuis 1991, cette revue rend l’art accessible aux plus jeunes, sans lésiner sur le fond, toujours exigeant et varié. Pour ce nouveau numéro sorti fin avril, l’équipe Dada se penche sur les œuvres de jeunesse des grands maîtres. Comment dessinaient Picasso, Giacometti, Hergé ou Raphaël lorsqu’ils étaient enfants et adolescents? Éclectique et didactique, Dada offre des éclairages historiques et des idées d’ateliers pour sensibiliser les plus jeunes à l’art avec humour et pédagogie. À l’occasion de ce numéro anniversaire, une série d’ateliers en librairies et une exposition seront organisés dans les mois à venir, retrouvez le programme sur le site de la revue Dada.
Dada numéro 200 : L’enfance de l’art, 66 pages, 9,90€.
Des extraits sur le site de la revue.

Laura

You Might Also Like

Une nouvelle sélection de livres cartonnés

Par 16 mai 2015 Livres Jeunesse

La poule un imagier à picorerTout, tout, tout, vous saurez tout sur la poule ! Qu’elle descend du dinosaure (on voit même sur l’image qu’elle est presque arrivée en bas), qu’elle ne vole pas (sauf si elle a un deltaplane), que parfois il y a des poussins dans ses œufs, mais parfois il n’y en a pas, que quand trois poules vont au champ, la première va devant… bref, le très drôle Laurent Simon nous a pondu (oui, elle était facile), un livre cartonné un peu documentaire. On apprend réellement des trucs sur les poules, mais surtout on se marre (les adultes autant, voire plus, que les enfants), car c’est bourré de clins d’œil, de références, de jeux de mots. Laurent Simon alterne les informations sur les poules et les expressions avec le mot poule, et nous on se régale !
Un super livre cartonné pour se bidonner en famille.

DoudouAprès les poules, le doudou ! Cette fois-ci, c’est Benoît Charlat qui nous présente toutes sortes de doudous. Celui qui fait caca (assis sur son pot), celui qui prend son bain dans la machine à laver, celui qui ramasse la poussière, celui qui sert de bavoir ou même celui qui est perdu ! Forcément, les enfants reconnaissent des situations qu’ils connaissent bien… et les parents aussi ! Les illustrations sont épurées (pas de décor), parfait pour séduire les tout petits, accrocher leur regard !
Un livre cartonné drôle et tendre, qui risque de devenir lui-même un doudou !
Des extraits sur le site de l’éditeur.

PourquoaaaPour la petite grenouille, il est l’heure de dormir. Seulement vient la question : Pourquooôôââ ? L’adulte a beau avoir des réponses, il y aura toujours des Pourquooôôââ ?
Alors bien sûr on se marre bien, car on connaît cette situation, ces Pourquoi ? qui reviennent sans cesse, peu importe l’explication. Les enfants aussi rient de la répétition et vient même un beurk quand est évoqué la glace à la mouche ! L’album vous dit peut-être quelque chose, c’est une réédition (en plus grand format) d’un album qui avait cartonné en 2000. Thierry Magnier a eu une bonne idée de le ressortir !
Le même vu par La littérature de Judith et Sophie et par La soupe de l’espace.

Trois autres rééditions pour trois classiques d’Antonin Louchard.

Oh la vacheDans Oh ! la vache, Antonin Louchard et Katy Couprie nous proposent un inventaire de vaches assez bizarres. Celle à taches (qui se cache), celle à carreaux (c’est rigolo), celle à pédales (c’est pas banal) et bien d’autres encore comme une vache à bonbons et même une vache à lait ! Forcément, on se marre bien avec des vaches comme ça.

la promenade de FlaubertPauvre Flaubert,  le vent lui fait perdre son chapeau, ses lunettes… et puis sa tête, ses bras, son ventre… Avec La promenade de Flaubert, on va apprendre les parties du corps… de façon un peu particulière ! On les cite, on les montre et on s’amuse.  Un album plein d’humour (décalé) aux illustrations faites de collages.

C'est la p'tite bêteOh c’est qui ? Mais c’est la p’tite bête bien sûr ! La petite bête qui monte, qui monte, qui monte… vous la connaissez certainement celle-là (et l’album aussi, c’est un grand classique qui n’a pas pris une ride en 17 ans). Voilà un bon prétexte pour chatouiller nos enfants !
Le même vu par Sophie et Lila.

Griboullis gribouillonsAutre classique d’Antonin Louchard, Gribouillis Gribouillons, sorti en 2002 au Seuil est toujours disponible… et plaît toujours autant aux tout-petits ! Des gribouillis qui sont en fait des éléments de décors. Ils se transforment en nuages, queues de cochons ou fumée de la cheminée une fois la page tournée. Poétique et pas si bête !

Regarde c'est papa !Et si l’on rendait hommage aux papas ? Certains sont impressionnants, comme le Papa Éléphant, d’autres bricoleurs, comme le Papa Castor il y’en a même qui adorent rigoler, comme le Papa Chimpanzé ! J’aime décidément beaucoup cette collection chez Nathan, illustrée par Emiri Hayashi. Des couleurs pétantes (ici un beau jaune), des textures douces à toucher, les albums sont grands avec les coins arrondis, les illustrations sont douces et pleines de contrastes… les enfants adorent ! On regrettera juste que les papas n’ont peur de rien, sont bricoleurs ou rigolos, pas câlins ou consolateurs, les réflexes sexistes ont la vie dure !
Le même vu par L’ivresse des mots.

Quel est ce cri ?Quel bruit fait la souris ? Et l’oiseau ? La cigale ? Il suffit de tourner les pages pour le savoir. Le grand trou central se réduit à chaque fois et dans l’œil de la chouette c’est une dizaine d’yeux que l’on voit (un peu sur le même principe qu’Un petit trou dans une pomme). Un livre pour apprendre le nom des animaux et imiter leur cri.

Les bébés animauxD’ailleurs, si l’on écoutait leurs cris maintenant ? En appuyant sur les pastilles on va pouvoir entendre l’agneau, le chaton, l’ânon, le chiot, le porcelet et les poussins. La collection Mes petits imagiers sonores de chez Gallimard, illustrée par Marion Billet, est maintenant un grand classique… dont les enfants sont totalement fans !

COUV_NCUG_JhabilleLesPandasEt si l’on habillait les pandas ? Ici, on enlève et l’on remet des petites pièces de puzzle qui représentent des vêtements. L’occasion d’apprendre à nommer la jupe, la salopette ou le ciré mais aussi de développer sa motricité fine ! Le texte nous propose les vêtements à mettre… mais on peut aussi laisser libre court à notre imagination.
Le même (et les suivants) vu par Les lectures de Kik et Sous le feuillage.

COUV_NCUG_123PetitsDoigtsUn ver de terre qui sort de son trou, les deux yeux d’un escargot, trois bébés kangourous, quatre queues de chiens, cinq petits doigts… leur point commun ? Ils surgissent du livre ! Des trous dans le livre pour glisser nos doigts et voilà qu’on leur donne vie. Bien sûr, c’est aussi l’occasion d’apprendre à compter jusqu’à 10… tout en s’amusant ! C’est le genre de livre qui fonctionne toujours.

COUV_NCUG_CouleursSurprisesMa couleur préférée, c’est le rouge ! Rouge comme les pommes, comme les cerises, comme une coccinelle ou comme un arc-en-ciel ! Un arc-en-ciel ? N’importe quoi ! Ici, on apprend les couleurs avec beaucoup d’humour. Sur chaque double page, on ouvre des volets et chaque fois on peut s’amuser à trouver l’intrus. C’est drôle, c’est esthétique (illustrations de Laure du Faÿ) et forcément ludique.

COUV_NCUG_DevineLesAnimauxC’est jaune et c’est très fort, c’est… mais non ce n’est pas un poussin qui n’aime pas être dérangé quand il dort, c’est le lion ! C’est gris et ça fait du bruit avec son nez… une souris enrhumée ? Non un éléphant ! Ici aussi, on apprend les couleurs tout en rigolant bien ! Chaque fois une devinette, un premier volet avec une réponse farfelue puis un autre volet avec la bonne réponse. Un livre irrésistible !

COUV_PN_TrotteSourisTrotteLa petite souris trotte, trotte. Elle passe devant le chat, croque un morceau de fromage et se cache même dans les jouets, quelle coquine !
Nouvelle collection chez Nathan, ici on retrouve les illustrations pleines de couleurs de Marion Billet, mais surtout la souris est en bois et se détache de la couv’, on va ensuite devoir la positionner sur chaque page (où un trou de la forme de l’animal est prêt à l’accueillir). C’est forcément ludique, les enfants adorent… par contre, la souris qui dépasse de la couv’ rend pas le livre très pratique à ranger !
Un livre avec un jeu d’encastrement pour s’amuser tout en développant la motricité fine.

COUV_PN_VolePetitOiseau (2)Sorti dans la même collection chez Nathan, Vole, petit oiseau ! nous présente quant à lui un petit oiseau dont on suit la vie au fil des saisons. Ici, c’est donc l’oiseau qu’on va promener au fil des pages. Et là encore, les jolies illustrations de Marion Billet sont colorées et pleines de pep’s !
Les même vus par Sous le feuillage.

Quelques pas de plus…
D’autres chroniques de livres cartonnés ici ou , par exemple.

La poule, un imagier à picorer
de Laurent Simon
Milan
10,90 €, 150×150 mm, 96 pages, imprimé en Chine, 2015.
Doudou
de Benoît Charlat
Sarbacane
10,50 €, 185×185 mm, 50 pages, imprimé en Malaisie, 2015.
Pourquôôââ
de Voutch
Éditions Thierry Magnier
8,90 €, 160×160 mm, 22 pages, imprimé en Italie, 2015 (première édition 1998).
Oh ! la vache
Texte d’Antonin Louchard, illustré par Katy Couprie
Éditions Thierry Magnier
8,90 €, 160×160 mm, 22 pages, imprimé en Italie, 2015 (première édition 2000).
La promenade de Flaubert
d’Antonin Louchard
Éditions Thierry Magnier
8,90 €, 160×160 mm, 22 pages, imprimé en Italie, 2015 (première édition 1998).
C’est la p’tite bête
d’Antonin Louchard
Éditions Thierry Magnier
8,90 €, 160×160 mm, 22 pages, imprimé en Italie, 2015 (première édition 1998).
Gribouillis gribouillons
d’Antonin Louchard
Seuil
12 €, 160×160 mm, 30 pages, imprimé en Chine, 2002.
Regarde, c’est papa !
Texte de Christel Denolle, illustré par Emiri Hayashi
Nathan dans la collection Petit nathan
13,90 €, 260×261 mm, 14 pages, imprimé en Chine, 2015.
Quel est ce cri ?
Texte de Giovanna Mantegazza (traducteur-trice non crédité-e), illustré par Giulia Orecchia
Nathan dans la collection Percimages
11,90 €, 191×213 mm, 24 pages, imprimé en Italie, 2015.
Les bébés animaux
de Marion Billet
Gallimard Jeunesse dans la collection Mes petits imagiers sonores
10,10 €, 150×150 mm, 14 pages, imprimé en Chine, 2015.
J’habille les pandas
Texte de Sylvie Gouel et Lucie St Ges, illustré par Laure du Faÿ
Nathan dans la collection Comme un grand
10,90 €, 168×209 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2015.
1, 2, 3 petits doigts
Texte de Sylvie Gouel et Lucie St Ges, illustré par Laure du Faÿ
Nathan dans la collection Comme un grand
8,90 €, 196×207 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2015.
Couleurs surprises
Texte de Sylvie Gouel, Lucie St Ges et Frédéric Maupomé, illustré par Laure du Faÿ
Nathan dans la collection Comme un grand
10,90 €, 198×210 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2015.
Devine les animaux
Texte de Sylvie Gouel et Lucie St Ges, illustré par Laure du Faÿ
Nathan dans la collection Comme un grand
10,90 €, 197×209 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2015.
Trotte souris, trotte !
Texte de Christel Denolle, illustré par Marion Billet
Nathan dans la collection petit Nathan
11,50 €, 177×177 mm, 8 pages, imprimé en Chine, 2015.
Vole, petit oiseau !
Texte de Christel Denolle, illustré par Marion Billet
Nathan dans la collection petit Nathan
11,50 €, 177×177 mm, 8 pages, imprimé en Chine, 2015.

À part ça ?

Jeanne Dark, illustratrice pour enfants. Un sketch très drôle de Canal Plus.

Gabriel

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Des imagiers pleins de surprises

Par 7 mai 2015 Livres Jeunesse

chiffresEt 1 joli renard orangé, et 2 lapins tout roses ! Combien d’abeilles butinent la fleur ? Combien de pinces faut-il pour accrocher la jolie robe ?
Un énième imagier sur les chiffres ? Détrompez-vous ! Le travail de l’illustratrice finlandaise Aino-Maija Metsola est remarquable. Ses illustrations un peu rétro sont joliment mises en valeur par des couleurs profondes qui attirent immédiatement l’attention du plus jeune enfant. Fasciné, le lecteur adhère immédiatement aux activités proposées. Parce qu’en plus d’être un bel imagier, cet album cartonné propose une véritable expérience ludique autour des chiffres. L’enfant est invité à compter, à découvrir les petites images dissimulées derrière la vingtaine de volets que comprend ce livre solide, et surtout à parler. Tout est fait pour délier la langue des tout-petits qui décrivent naturellement ce qu’ils reconnaissent dans cet univers joyeux et haut en couleur !

Uncouleurse chaise, une baleine, de l’eau, un oiseau… qu’ils sont beaux, tous en bleus ! Mais il y a un intrus ! Une tomate, des cerises, un camion, des chaussures… qu’il est intense ce rouge ! Et un pissenlit ? C’est jaune ou c’est blanc ?
La gourmandise des couleurs utilisées et le petit jeu mis en place avec les volets cartonnés donnent envie d’en savoir plus, de dévorer toutes les notions qui grouillent dans ce bel album. Les questions posées ici et là poussent l’enfant à être bien attentif aux images qu’il voit : y a-t-il un intrus ? Un dessin rigolo à découvrir derrière un rabat ? Comme il y a beaucoup de choses à voir et à apprendre, les enfants ne se lasseront pas de tourner les pages colorées de cet imagier.
Les même vus pas Sous le feuillage

visitons la maisonDans une maison, il y a des papas, des mamans, des enfants… mais aussi des bruits, des objets, des animaux ! Il y a plusieurs façons de visiter la maison : on peut classer les objets par ordre alphabétique, jouer à cache-cache avec les lapins, les chats, les souris… ou pas ! On peut seulement se balader de page en page, au gré des images et des rencontres.
Cet album grand format du duo formé par Francesco Pittau et Bernadette Gervais détourne lui aussi l’imagier classique et joue sur l’interactivité. Dès la première double page, on découvre une façade d’immeuble traditionnel reproduite sur un transparent qui s’ouvre en deux rabats. Quatre choix s’offrent à nous, représentés par des fils de couleurs différentes : est-ce qu’on veut explorer la maison par ses bruits ? Simplement suivre l’alphabet ? Chasser les petits animaux qui s’y cachent ? Ou encore, rencontrer les familles qui y vivent, toutes réunies sur une planche de gommettes en cahier central, qu’il faut coller au fil de la visite ?
Le format est généreux, les illustrations ont un côté réaliste très plaisant, mais l’album est assez déroutant. Pittau et Gervais reprennent le dispositif qu’ils avaient utilisé pour nous faire visiter le jardin et le zoo, avec un grand fond noir qui met tant en valeur le détail des illustrations. Je suis cependant restée un peu sur ma faim concernant l’expérience proposée que je ne trouve pas très ludique. S’il était plutôt amusant de retrouver la forme des animaux du zoo et positionner les gommettes correspondantes, j’estime que ça fonctionne moins bien avec les membres de la famille. J’ai en revanche apprécié le « fil » de visite dédié aux bruits : il est vrai qu’on a tendance à oublier les nombreux bruits qui envahissent notre quotidien ! L’album incite à l’enfant à s’interroger sur l’univers qui lui est familier en le transformant en petit explorateur de la maison, dommage que le propos ne soit pas plus accessible.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Pittau et Gervais (Succulentes sucreriesImagier des saisons) et d’autres imagiers décalés.

Chiffres
de Aino-Maija Metsola
Gallimard Jeunesse dans la collection Petite Enfance.
12,90 €, 190 x 260 mm, 14 pages, imprimé en Chine
Couleurs
de Aino-Maija Metsola
Gallimard Jeunesse dans la collection Petite Enfance.
12,90 €, 190 x 260 mm, 14 pages, imprimé en Chine
Visitons la maison
de Francesco Pittau et Bernadette Gervais
Gallimard Jeunesse dans la collection hors série Giboulées.
23 €, 280 x 370 mm, 16 pages, imprimé en Chine

 À part ça ?

L’excellente émission La Fabrique de l’Histoire animée tous les matins par Emmanuel Laurentin sur France Culture s’est penchée sur les Albums du Père Castor, collection incontournable créée dans les années 1930 au sein des éditions Flammarion. Roule Galette, Michka, Marlaguette… quel enfant n’a jamais rencontré ces classiques ? En effet, l’histoire des Albums de Père Castor est aussi celle d’une littérature jeunesse accessible au plus grand nombre, de livres peu coûteux qui ne sont plus réservés à une élite, mais qui ont la vocation de répandre une certaine idée de l’éducation à toute la société. Dans les albums du Père Castor, un documentaire de Catherine Coppet et Anne Fleury, à réécouter sur le site de Radio France ou en podcast.

Laura

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L’histoire vous dit peut-être quelque chose…

Par 4 mai 2015 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose une sélection d’ouvrages dont les histoires sont généralement connues… mais qui s’éloignent parfois de l’originale.

une bible 3dAu début, il n’y avait rien. Rien. Rien du tout. Puis Dieu a inventé la lumière et bien d’autres choses, dont l’Homme. Le premier s’appelait Adam. D’une de ses côtes, Dieu fit la première Femme, elle ne portait pas de nom. Ils vivaient heureux dans l’Eden jusqu’au jour où la femme fit ce qui était pourtant interdit : croquer dans une pomme de l’arbre de la connaissance. Ensuite, il y eut Caïn et Abel, Noé, Abraham et plus tard, bien plus tard, Jésus.
Que l’on soit croyant ou non, Une bible de Philippe Lechermeier et Rebecca Dautremer est un sublime ouvrage. Près de 400 pages magnifiquement (et le mot est faible) illustrées. Certaines histoires sont connues soit parce qu’on a une culture chrétienne, soit parce qu’on a regardé les grosses productions cinématographiques avec Charlton Eston. On parle du déluge et de Noé, de l’exode et de Moïse qui ouvrit les eaux, de Jonas et du poisson géant, la crucifixion de Jésus… Les Une biblehistoires sont de beaux contes, surtout racontés par Philippe Lechermeier qui alterne les genres littéraires (prose, poésie, théâtre…). C’est souvent très noir et ça ne s’adresse pas aux plus jeunes. C’est, dans tous les cas, un ouvrage extraordinaire, un livre comme on en voit peu, entre le livre d’art et l’album jeunesse, un livre qu’on ne se lasse pas de feuilleter, de regarder, d’admirer. Le genre de livre qu’on ne range pas dans une bibliothèque, qu’on laisse plutôt à portée de main, qu’on soit croyant ou non.
Un des textes les plus anciens, revu pour être relu « comme un roman », sublimé par les illustrations extraordinaires d’une de nos plus grandes illustratrices.
Plus d’informations (extraits, vidéos…) sur le site de Rebecca Dautremer.
Le même vu par Le cabas de Za et Livres et merveilles.

La moufle Palluy RibeyronAlors qu’il marchait dans la neige, Igor a perdu sa moufle. Pour Souris Jolie, c’est une aubaine ! Elle a trouvé où se protéger du froid. Mais alors qu’elle est bien installée, elle entend un petit bruit, c’est Grenouille Fripouille qui aimerait bien la rejoindre… Sourie Jolie ne peut pas laisser son amie dehors, elle l’invite. Tant qu’ils ne sont que deux…
Christine Palluy réécrit ce grand classique en lui donnant une nouvelle fin. Le texte est poétique et les mots bien choisis, c’est un régal de le lire à voix haute. Les illustrations sont signées par le génial Samuel Ribeyron, un pur bonheur !
Un conte classique revisité avec poésie tant dans le texte que dans les illustrations. Une des (la ?) plus belles versions du conte.
Le même vu par Des livres etc et Enfantipages.

Le Petit Chaperon rouge reste un des plus grands classiques et surtout un des contes les plus revisités. Trois nouvelles versions viennent de sortir.

Le Petit Chaperon rouge n'a pas tout vuElle a neuf ans et vit avec sa mère. Elle adore le rouge alors sa mère lui a fait un manteau rouge à capuche. Elle l’adore et le porte tout le temps, si bien qu’on l’a appelée Le Petit Chaperon rouge. Aujourd’hui, elle va voir sa grand-mère quand, tout à coup, elle heurte une chose poilue et malodorante…
Beaucoup d’humour dans Le Petit Chaperon rouge n’a pas tout vu, mais un humour subtil, poétique. On rencontre les personnages (Le Petit Chaperon rouge, le loup, les animaux de la forêt et la grand-mère) un par un et ils s’expriment tous à la première personne. Le loup est gourmand mais n’a aucune intention de manger qui que ce soit ! Les illustrations sont délicates. La fin risque de vraiment vous surprendre !
Une version poétique et drôle du Petit Chaperon rouge.

Le petit chaperon rouge les contes défaitsParce que sa mère était folle de rouge, elle ne l’habillait qu’en cette couleur. Elle lui avait même fait faire un petit chaperon rouge, forcément c’était devenu son surnom. Un jour qu’elle allait voir sa mère-grand malade pour lui porter un petit pot de beurre et une galette elle rencontra un loup un peu menteur…
Pas le même genre d’humour que dans le précédent, ici, on se marre bien. Le Petit Chaperon rouge consulte un psy à cause de sa mère qui ne l’habille que d’une couleur ou demande à un facteur combien ça coûterait de poster le petit pot de beurre et la galette plutôt que de se déplacer. Les répliques de la petite fille et du loup sont tordantes et la fin (un peu cruelle) a scié ma fille !
Une version loufoque du Petit Chaperon, un humour très BD.

Un petit chaperon à croquerIl était une fois une petite fille qu’on surnommait Le Petit Chaperon rouge à cause de son habit. Elle avait un sacré caractère et à force de lire l’histoire du Petit Chaperon rouge elle savait qu’il fallait se méfier du loup… pourtant un jour elle fit exprès de parler fort pour l’attirer, et forcément il arriva…
Une autre version pleine d’humour du célèbre conte. L’auteur se sert du fait que tout le monde connaisse l’histoire (y compris les héros) pour tout chambouler. Là encore, c’est assez proche de l’univers BD tant dans l’ambiance que dans les illustrations (et la plupart du texte est sous forme de dialogue dans des bulles).
Une version déjantée et vraiment drôle du Petit Chaperon rouge.

On quitte le Petit Chaperon rouge (mais vous trouverez tous les Petit Chaperon rouge qu’on a croisé sur le blog ici)… même si l’on va le recroiser dans les deux albums suivants.

La petite fille de pain d'épiceSongeant à sa propre fille, une vieille dame avait cuisiné une petite fille de pain d’épice. Mais à peine l’avait-elle mise sur le rebord de la fenêtre pour refroidir que celle-ci s’était enfuie pour ne pas être mangée… Sauf qu’elle tomba nez à nez avec Le Petit Chaperon rouge qui justement n’avait plus de galette à cause d’une grand-mère trop gourmande. Notre petite fille de pain d’épice fila et rencontra… le Petit Poucet !
Vous l’aurez compris, ici Céline Lamour-Crochet adapte le Petit bonhomme de pain d’épice et lui fait rencontrer des personnages de contes. Les enfants adorent retrouver dans des histoires inédites des personnages qu’ils connaissent déjà. Ici, ils sont ravis de voir à chaque page le héros d’un de leurs contes préférés. Florian Le Priol accompagne le texte avec des couleurs chaudes et des illustrations pleines de vie.
Un conte revisité qui va ravir ceux qui aiment recroiser les personnages de leurs histoires préférées.

Il n'y a pas d'autruches dans les contes de féesJe ne sais pas si vous avez remarqué (c’est pourtant évident), mais dans les contes dont nous venons de parler (et dans ceux dont nous allons parler ensuite), il n’y a pas d’autruche ! Je sens que vous êtes en train de réfléchir, « même dans… » et non dans aucun ! Vous allez peut-être trouver ça étrange, vous allez penser à un oubli ou un complot anti-autruche. Rien de tout ça, il y a une bonne raison à cette absence.
Dans cet album hilarant, Gilles Bachelet met en situation l’autruche dans les contes classiques et très vite on comprend pourquoi cet animal est absent de ces histoires. Imaginez l’autruche avec un chaperon rouge, dans un lit pendant cent ans ou face à sept nains… Gilles Bachelet s’amuse à ridiculiser l’animal… et l’on s’amuse avec lui.
Dix-huit grandes planches pleines pages pour un album drôle et décalé.

Rapidement, quelques autres livres de contes récemment sortis.

pas de violon pour les sorcièresTrois sorcières sont entrées sans frapper dans la maison de la famille ours. Elles ont décroché les violons du mur et en ont joué mais les ont cassés. Papa ours s’est demandé qui avait joué de sa contrebasse, maman ours s’est demandé qui avait joué de son violoncelle et Petit Ours s’est demandé qui avait joué de son violon.
Une version pleine de rythme des trois petits cochons illustrée par Joëlle Jolivet.

le vilain petit canardUne cane qui couvait eut la surprise de voir sortir de l’un de ses œufs un caneton très laid. Très vite, elle décida de s’en débarrasser, comment pouvait-elle élever un enfant aussi différent ? Notre vilain petit canard erra donc avant de rencontrer quelqu’un qui l’accepta. Un classique d’Andersen, revisité ici par Pascal Vilcollet dans un album petit format.

Les musiciens de BrêmeQuatre animaux (un âne, un chien, un chat et un coq) dont plus personne ne voulait se rencontrèrent un jour. Ensemble, ils décidèrent de partir à Brème pour être musiciens. Mais leur route croisa celle de dangereux bandits. Ensemble, on est plus forts. Un classique des frères Grimm qui ressort en format souple chez le Père Castor illustrée par Amélie Dufour.

la Belle au bois dormant MajewskiParce qu’une méchante fée lui avait jeté un sort, une princesse était condamnée à dormir cent ans. Dans cette belle version illustrée par Marc Majewski, l’histoire ne s’arrête pas au mariage avec le prince, la suite de l’histoire (que je n’avais lue que dans le magnifique ouvrage de Jean-Jacques Fdida) est aussi présente.

Le Chat bottéLe fils d’un meunier ne reçut qu’un chat comme héritage. Il trouvait cet animal totalement inutile. La suite de l’histoire lui prouva le contraire. Autre grand classique sorti dans la même collection que le précédent (Contes & Classiques chez Magnard Jeunesse), Le Chat botté est, quant à lui, joliment illustré par Sandrine Desmazières.

les contes de fées illustrés usborneLa belle au bois dormant, Le Rossignol et l’empereur, La Belle et la Bête, Le Peintre et les dragons, La Fille du roi et la grenouille et cinq autres contes classiques sont regroupés dans Les contes de fées illustrés sorti chez Usborne. On aime les recueils de contes (surtout avec une belle couverture à l’ancienne comme ici), malheureusement les illustrations intérieures sont d’une autre époque… et pas de la meilleure !
Le même vu par Maman Baobab.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqués des ouvrages de Philippe Lechermeier (Ce qu’il y avait sur l’image…), de Rébecca Dautremer (Babayaga, Le loup de la 135e, La chèvre aux loups et Les deux mamans de Petirou), de Christine Palluy (Les Tip-Top et les plans secrets, Qui a enlevé Odilon ?, Histoires d’aventurières, Princesses d’Afrique, Princesses de la cour de Versailles aux palais de Vienne et Princesses de tous les pays), de Samuel Ribeyron (Yllavu, Ce n’est pas très compliqué, Les plus belles chansons anglaises et américaines, 38 perroquets, Le grand papa et sa toute petite fille, Super Beige, Super Beige, le retour, Beau voyage, Yllavu, Pi, Po, Pierrot et Salade de fruit. Et aussi les films Et 10,11,12 Pougne le Hérisson, L’hiver de Léon, Le printemps de Mélie et L’été de Boniface), de Charles Perrault (Peau d’âne, Le chat botté, Cendrillon, Le chat beauté, Le petit chaperon rougeLe chat botté et Le petit Poucet dans la collection Les contes en chanson chez Larousse, Peau d’âne illustré par Charlotte Gastaut, Le petit chaperon rouge dans une version « herbier » et une version sans texte et Cendrillon en petit théâtre d’ombre), de Zelda Zonc (C’est pas toi qui commandes !, On est de vrais espions !, Kikekoa et Ornicar, On est de vrais espions !), de Rémi Chaurand (Quel beau troubadour !), de Céline Lamour-Crochet (La veilleuse pour Juliette, Laurélie la chauve souris et Ydriane), de Florian Le Priol (Patatra la p’tite sorcière et les crapauds), de Gilles Bachelet (Le chevalier de Ventre-à-terre), de Joëlle Jollivet (Le ventre de l’arbre et autres contes d’Afrique de l’Ouest, Légendes de Bretagne, Le schmat doudou, Au loup, Zoologique et 10 p’tits pingouins autour du monde), de Kochka (Les cygnes sauvages, À l’heure du loup, Le rossignol et l’empereur de Chine, Peau d’Âne et Dans ma ville il y a…), des Frères Grimm (Contes de Grimm, Grimm contes choisis, Tom Pouce, Les musiciens de Brême, Le vieux Cric Crac, Le voleur de lune, Les musiciens de Brême, L’homme à la peau d’ours, Tom Pouce, Le petit chaperon rouge, Blanche Neige, Hansel et Gretel et Hans la chance), d’Amélie Dufour (Tom Pouce et Où est cachée la maîtresse ?) et de Sandra Desmazières (Le garçon qui voulait se déguiser en reine). Retrouvez aussi notre interview de Christine Palluy, de Samuel Ribeyron et de Florian Le Priol

Une bible
Textes de Philippe Lechermeier, illustrés par Rebecca Dautremer
Gautier Languereau
45 €, 250×275 mm, 381 pages, imprimé en Italie, 2014.
La moufle
Texte de Christine Palluy, illustré par Samuel Ribeyron
Milan dans la collection Mes albums Milan
9,90€, 205×255 mm, 40 pages, imprimé en Espagne, 2015.
Le Petit Chaperon rouge n’a pas tout vu
de Mar Ferrero (traduit par Cécile Hermellin)
Gallimard Jeunesse Giboulées
10,50 €, 180×238 mm, 40 pages, imprimé en Espagne, 2015.
Le Petit Chaperon rouge
Texte de Fabrice Colin d’après Charles Perrault, illustré par Zelda Zonk
Playbac dans la collection Les contes de fées défaits
11,90 €, 207×245 mm, 32 pages, imprimé en Slovénie chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Un petit chaperon à croquer
Texte de Rémi Chaurand, illustré par François Maumont
Milan dans la collection Mes albums Milan
9,90€, 200×245 mm, 24 pages, imprimé en Espagne, 2015.
La petite fille en pain d’épice
Texte de Céline Lamour-Crochet, illustration de Florian Le Priol
La Palissade
13,90 €, 290×195 mm, 36 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Il n’y a pas d’autruches dans les contes de fées
de Gilles Bachelet
Seuil Jeunesse
15,20 €, 300×305 mm, 22 pages, imprimé en Belgique, 2008.
Pas de violon pour les sorcières
Texte de Catherine Fogel, illustré par Joëlle Jolivet
Seuil Jeunesse dans la collection Seuil’issime
5,90 €, 150×190 mm, 32 pages, imprimé en France, 2015 (première édition 1995).
Le Vilain Petit Canard
Texte de Sophie Koechlin d’après Andersen, illustré par Pascal Vilcollet
Deux coqs d’or dans la collection Mes contes préférés
4,90 €, 153×156 mm, 32 pages, imprimé en Roumanie chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Les musiciens de Brême
Texte de Kochka d’après les Frères Grimm, illustré par Amélie Dufour
Père Castor dans la collection Les classiques du Père Castor
4,75 €, 210×180 mm, 24 pages, imprimé en France, 2015.
La Belle au bois dormant
Texte de Charles Perrault, illustré par Marc Majewski
Magnard Jeunesse dans la collection Contes & Classiques
13,90 €, 280×238 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Le Chat botté
Texte de Charles Perrault, illustré par Sandra Desmazières
Magnard Jeunesse dans la collection Contes & Classiques
13,90 €, 280×230 mm, 48 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Les contes de fées illustrés
Collectif
Usborne
16,95 €, 181×229 mm, 352 pages, imprimé en Chine, 2015


À part ça ?

conteurs.netVous aimez les conteur-euse-s, vous voulez recevoir un-e conteur-euse dans votre structure ou vous êtes vous-même conteur-euse ? Conteurs.fr c’est le portail du conte et des arts de la parole. On peut y trouver les festivals ou les spectacles qui vont se dérouler près de chez nous, contacter des conteur-euse-s, regarder des vidéos, voir les dernières parutions de CD/DVD et bien d’autres choses encore. Le site est un peu confus, pas toujours facile de s’y retrouver mais avec un peu de patience et de recherche vous devriez trouver ce que vous cherchez ! Une newsletter hebdo vous assurera de ne rien louper. Vous pouvez vous y abonner ici.

Gabriel

You Might Also Like

Promenade sur Terre et dans l’Histoire

Par 2 mai 2015 Livres Jeunesse

Bienvenue à Paris, capitale de la France. Ses monuments, son fleuve, son métro, ses musées…

Paris ma baby encyclopédie LarousseLa très bonne collection Ma baby encyclopédie Larousse (dont le nom ne me plaît définitivement pas) nous propose donc de découvrir l’une des plus belles villes du monde. Pages plastifiées, illustrations (de Marion Piffaretti) colorées et vivantes, autocollants et même un puzzle, ici c’est vraiment ludique et l’on apprend plein de choses. Du vocabulaire, mais aussi des informations sur Paris. Un super livre pour, par exemple, se souvenir de ce qu’on a fait quand on a visité la ville.

Paris les concentrésUn autre livre sur Paris pour les un peu plus grands (d’après les éditeurs, le premier est à partir de 3 ans, et ici 9 ans), sorti dans une collection que j’aime décidément beaucoup, Les concentrés chez Nathan. Le principe de la collection est de nous donner le maximum d’informations sans que ça soit rébarbatif. Une cinquantaine de pages qui traitent soit d’un personnage (Haussmann, Richelieu, Doisneau, Piaf…), soit d’un événement (Bataille de Lutèce, Massacre de la St Barthélémy…), ou encore de lieux (l’Opéra Garnier, le centre Georges Pompidou…). Chaque fois avec des anecdotes, des chiffres, des petits textes ou encore des dates-clefs. Bref, c’est une collection qui arrive toujours à nous accrocher, à nous apprendre plein de choses sans nous barber !

Deux autres livres dans ces mêmes collections nous proposent de partir de Paris et de visiter notre planète.

La planète TerreLa planète Terre dans la collection Ma baby encyclopédie Larousse nous explique les volcans, nous présente les variétés de faune et de flore ou encore nous explique comment protéger notre planète. Là encore, c’est coloré (ici, les illustrations sont signées Mélanie Combes), les pages sont plastifiées et l’on trouve des autocollants et un puzzle.

L'Univers les concentrésLes concentrés, quant à eux, s’attaquent à L’univers ! Le Big Bang, les exoplanètes, Galilée, Newton, Einstein, mais aussi les premiers pas de l’homme dans la Lune ou le premier satellite artificiel (spoutnik), ici encore on va apprendre plein de choses sans que l’on s’ennuie. Une super collection qui parle aux jeunes, avec leur langage (même si ça sonne parfois un peu faux).

et si on découvrait le mondeEt si on découvrait… Le monde ? C’est ce que nous propose Deux coqs d’or avec ce premier atlas pas comme les autres. Puzzle 100 pièces qui représente un planisphère, documentaire et grandes cartes illustrées (chaque fois, les pages se déplient), ici on va apprendre en s’amusant ! Les textes sont courts, richement illustrés ce n’est jamais rébarbatif ! Les cartes représentent des parties du monde (la France, l’Europe, l’Amérique du Nord…) et là encore les dessins sont nombreux pour que les enfants voient en un clin d’œil des petites choses importantes. En fin d’ouvrage, une double page pour retrouver en quelques lignes les informations capitales (superficie, monnaie, population…) d’une quinzaine de pays. Un super documentaire qui accroche particulièrement les enfants.

Et si on voyageaitDans la même collection chez Deux coqs d’or, Et si on… voyageait ? nous propose de découvrir les villes du monde : Londres, Rio de Janeiro, Paris, Istanbul, Sydney, Delhi, Athènes, Tokyo et New York. Ici aussi, les pages se déplient pour faire apparaître de grandes illustrations (qui sont même l’occasion de jouer à Cherche et trouve, ce qui rends l’ouvrage encore plus ludique) et l’on nous propose un puzzle sur New York !
Les mêmes vus par Les livres de Dorot.

Partons à la rencontre des enfants du monde avec la collection Des enfants comme moi chez Gallimard.

Écoles autour du mondeAvec Écoles autour du monde on va rencontrer Ian et Sander aux États-Unis, Semira en Éthopie, Sibousiso en Afrique du Sud ou encore Yotam en Israël. Leur journée, ce qu’ils font en classe, le chemin pour y aller, les devoirs, les particularités de leur école, leur déjeuner, leur famille… Ici, on va pouvoir comparer avec leurs journées avec nos journées à nous.
Le même vu par Un livre dans ma valise.

Religions autour du mondeQuoi de mieux pour accepter les religions des autres que de les connaître. Partons à la rencontre des principales religions (hindouisme, bouddhisme, sikhisme, judaïsme, christianisme et islam), de la façon dont on les pratique, leurs traditions et leurs principales fêtes. L’ouvrage évoque aussi, plus brièvement, des religions moins répendues (jaïnisme, taoïsme…). Ici encore, ce sont des enfants qui nous parlent d’eux et de leur vie.

Fêtes autour du mondeUne des richesses du monde, ce sont les fêtes, religieuses ou non. Le Nouvel An chinois, le carnaval du Brésil, Holi en Inde, Fassika en Éthiopie, Hanoukka ou Thanksgiving aux États-Unis, ces moments de réunion en famille nous sont étrangers, ont l’air totalement exotiques pour nos yeux d’Européens. Classées par saison, nous découvrons les fêtes du monde entier, elles sont même regroupées dans un calendrier. C’est donc une belle façon de voyager que de les découvrir.

Ces trois livres sont passionnants, mais, malheureusement, sont datés. Traduction d’ouvrages anglais datant de 1997 on voit à quel point les documentaires ont évolué en presque 20 ans, les maquettes semblent venir d’une époque lointaine ! La mise en page est confuse, il y en a partout ! Si l’on passe outre ce petit souci, on va se régaler en allant à la rencontrer de ces enfants.

La grande histoire du monde arabeOn continue à parler religion avec le magnifique ouvrage de François Reynaert (préfacé par Malek Chebel), La grande histoire du monde arabe de l’Empire romain au moyen âge sorti chez Bulles de savon. Il est donc question ici de l’Histoire d’une des plus importantes religions. La vie de Mahomet, la conquête du monde par les Arabes, les croisades… C’est un album passionnant superbement illustré par Laura Fanelli. L’album nous rappelle aussi tout ce que nous devons aux Arabes, un bon moyen de faire stopper le racisme.

Les premiers hommesQui étaient ces hommes qui vivaient il y a des millions d’années ? Que sait-on d’eux ? Comment ont-ils évolué pour faire ce que nous sommes actuellement ? Quels animaux côtoyaient-ils ? Où vivaient-ils et comment se nourrissaient-ils ? Quels étaient leurs arts, leurs religions ? Les premiers hommes sortis dans la collection Mes grandes découvertes chez Gallimard Jeunesse répond à tout ça, et plus encore. Même si là encore je ne suis pas fana de la maquette un peu vieillotte (enfin par rapport à la collection Des enfants comme moi ça reste quand même supportable), voilà un livre parfait pour tous les fans de préhistoire. En fin d’ouvrage on trouve des jeux et des autocollants, pas indispensables, mais ça peut être un petit plus.
Un petit ouvrage clair pour connaître ceux qui furent les premiers de notre espèce.

Les indiens d'AmériqueLes Indiens d’Amérique (que nos cousins québécois appellent avec beaucoup plus de justesse les Américains natifs) sont les premiers habitants d’Amérique. Sophie Lamoureux nous les présente dans un petit album de la collection À très petits pas (Actes Sud Junior). Les tribus, le langage, les signaux de fumée, les vêtements… tout nous est raconté ici (à hauteur d’enfant). Les illustrations de Vincent Caut sont pleines d’humour et rendent l’ouvrage ludique, pas rébarbatif. Bien que ce ne soit pas précisé (et que l’ouvrage soit rédigé au présent), on nous présente surtout ici les Indiens d’Amérique des temps anciens, pas ceux d’aujourd’hui. On ne parle pas de leurs conditions de vie actuelles et pas un mot n’est dit sur ce que les hommes blancs leur ont fait subir. Gros bémol.

UN LIVRE GENIAL SUR TOUT.inddOn ingère chaque jour de la poussière et des poils, ainsi en 2007 une boule de 5 kg a été retirée de l’estomac d’une patiente. Voici la première info d’Un livre génial sur tout et vraiment tout. Le ton est donné. Ici, on parle des météorites qui s’écrasent sur la Terre, de la puissance du zoom des satellites-espions, du poids que ferait un homme de 75 kg sur Mars ou sur la fréquence à laquelle les mammifères font caca ! C’est drôle, les illustrations sont très graphiques… on n’apprend pas grand-chose (ou en tout cas pas grand-chose qui nous servira), mais on s’amuse bien ! Vous saviez, vous, que la plus grande saucisse qu’on ait fabriquée faisait 204 mètres soit la longueur de 612 enfants assis côte à côte ?

Quelques pas de plus…
D’autres chroniques du même genre ici ou encore .

Paris
Textes de Sophie Crépon, illustré par Marion Piffaretti
Larousse dans la collection Ma baby encyclopédie Larousse
6,90 €, 210×200 mm, 26 pages, imprimé en Chine, 2015.
Paris
Textes d’Olivier Bauer, illustré par Sébastien Telleschi
Nathan dans la collection Les concentrés
7,50 €, 170×180 mm, 80 pages, imprimé en Italie, 2015.
La planète Terre
Textes de Sophie Crépon, illustré par Mélanie Combes
Larousse dans la collection Ma baby encyclopédie Larousse
6,90 €, 210×200 mm, 26 pages, imprimé en Chine, 2015.
L’univers
Textes de David Wilgenbus et Mathieu Hirtzig, illustré par Francis Gardiol
Nathan dans la collection Les concentrés
7,50 €, 170×180 mm, 80 pages, imprimé en Italie, 2015.
Et si on découvrait… le monde
Textes de Jean-Michel Billioud, illustré par Claire Wortemann
Deux coqs d’or
14,95 €, 245×285 mm, 20 pages, imprimé en Chine, 2015.
Et si on… voyageait
Textes de Marion Augustin, illustré par Jean-Sébastien Deheeger et François Foyard
Deux coqs d’or
14,95 €, 245×285 mm, 20 pages, imprimé en Chine, 2015.
Écoles autour du monde
Collectif
Gallimard Jeunesse dans la collection Des enfants comme moi
18 €, 258×307 mm, 80 pages, imprimé en Chine, 2015.
Religions autour du monde
Collectif
Gallimard Jeunesse dans la collection Des enfants comme moi
18 €, 258×307 mm, 80 pages, imprimé en Chine, 2015.
Fêtes autour du monde
Collectif
Gallimard Jeunesse dans la collection Des enfants comme moi
18 €, 258×307 mm, 64 pages, imprimé en Chine, 2015.
La grande histoire du monde arabe de l’empire romain au moyen âge
Textes de François Reynaert, illustré par Laura Fanelli
Bulles de savon
14,95 €, 286×288 mm, 40 pages, imprimé en Belgique, 2015.
Les premiers hommes
Auteur non crédité (traduit par Florence Maruéjol)
Gallimard Jeunesse dans la collection Mes grandes découvertes
7,90 €, 202×262 mm, 56 pages, imprimé en Chine, 2015.
Les Indiens d’Amérique
Texte de Sophie Lamoureux, illustré par Vincent Caut
Actes Sud Junior dans la collection À très petits pas
6,80 €, 144×206 mm, 35 pages, imprimé en France, 2013.
Un livre génial sur tout et vraiment tout
Texte d’Adam Frost (traduit par Éric Marson)
De la Martinière Jeunesse
8,90 €, 160×199 mm, 112 pages, imprimé en Chine, 2015.

À part ça ?

36000 ans plus tardÀ l’époque aurignacienne, la grotte Chauvet s’est vue décorer de peintures représentant des animaux. 36 000 ans plus tard, des artistes d’un des meilleurs studios d’animation, le studio Folimage, ont visité cette grotte et ont créé des courts métrages en s’inspirant de ce qu’il y ont vu et surtout de ce qu’ils ont ressenti. Le DVD 36 000 ans plus tard regroupe ces 15 films-émotion, quinze courts (très courts, moins de 2 minutes) d’animation. Les techniques sont diverses : peinture, papiers découpés, animation en volume… mais tous sont absolument captivants. Je ne suis pas certain que ces courts métrages vont passionner les enfants, mais je suis presque sûr que les passionnés d’image et de technique (illustrateur-trice-s surtout) vont adorer. Le DVD est accompagné par un très beau livret où chaque réalisateur-trice explique son court. On y trouve aussi des photos de la grotte et des informations documentaires. Un magnifique hommage, parfois drôle, parfois émouvant, à nos lointains ancêtres.

36 000 ans plus tard, 15 films-émotion autour de la grotte du Pont d’Arc, plus d’informations : http://www.folimage.fr/fr/production/en-cours/36-000-ans-plus-tard-141.htm.

Gabriel

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