La mare aux mots
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Gargantua

Bon appétit !

Par 2 avril 2013 Livres Jeunesse

Même si vous êtes en train de digérer tout le chocolat ingurgité ces derniers jours, aujourd’hui, on parle de nourriture !

La très très bonne pizza de zoéZoé est une lapine très distraite. Mais c’est aussi la reine des pizzas. Alors que depuis quelques temps elle est amoureuse de Léonard, elle décide de préparer une pizza Margherita pour le repas espérant ainsi le séduire complètement. Malheureusement, elle n’a pas anticipé, et son réfrigérateur est vide : plus de pâte à pizza. Elle envoie alors son cher et tendre au supermarché, mais celui-ci n’est pas beaucoup plus concentré ! Au terme de nombreux allers-retours ratés entre le magasin et la maison, ils finissent par réunir les ingrédients et réussissent à déguster une bonne pizza. De leur amour naîtra une petite lapine, Mozarella (encore une erreur d’étourderie ce prénom). C’est d’ailleurs elle qui nous raconte cette histoire !

La très très bonne pizza de Zoé intérieurQu’ils sont distraits ces parents. Mais la petite héroïne porte sur eux un regard amusé ! Et puis finalement, c’est devenu une tradition familiale : souvent, pour le repas, ils improvisent des pizzas avec ce qu’il reste dans le frigo et tout le monde se régale ! Cette famille lapin a l’air vraiment heureuse. On le sent dans les mots de la lapine, et dans l’expression des personnages qui prennent la vie avec sourire et philosophie ! Jean-Luc Cornette signe un petit roman humoristique pour enfants et Laurel propose des illustrations très vivantes, qu’on imaginerait très bien en dessin animé. On sent tous les efforts que fournissent ces cuisiniers étourdis, mais aussi tout l’amour qu’ils se portent !

Milo_cover.inddMilo est un rhino (et pas un hippo pour une fois !). Il a faim. Jusque là, rien d’anormal pour un animal, mais ce qui est plus embêtant c’est qu’il ne sait plus ce qu’il doit se mettre sous la dent. Il parcourt donc la savane s’arrête souvent pour savoir s’il doit manger le baobab, le zèbre, l’acacia ou même les touristes par exemple. A chaque fois, il se rend compte que c’est le rôle d’autres animaux. Finira-t-il par trouver ce que mangent les rhino ?

Voici un album moderne signé Nesmo pour s’interroger sur la chaîne alimentaire. Le graphisme est très original, mais personnellement, j’aime vraiment beaucoup (ma petite sœur aussi d’ailleurs. Elle aimait à la fois le fait que « ça ressemble un peu à un jeu de construction et à des images d’ordinateur »). C’est moderne, coloré et géométrique, mais je trouve que c’est aussi drôle et esthétique. Tout comme le texte d’ailleurs, à la fois simple et plein d’humour (écrit en rimes, ce qui donne l’occasion de croiser dans la même phrase « morille » et « gorille » par exemple, alors qu’a priori ce ne sont pas des mots qui se rencontrent souvent). L’auteur parvient avec quelques mots et de simples phrases à aborder le thème de la savane et des animaux qui y vivent. Et mine de rien, je suis certaine que ce n’est pas l’exercice le plus simple !

Drôle de pique-niqueQuand j’ai vu la couverture de Drôle de pique-nique, j’ai tout de suite pensé au conte des Frères Grimm, Les musiciens de Brême, avec ses illustrations en collage au style ancien. Dans les premières pages, j’ai découvert une jolie histoire d’animaux qui décident d’organiser un pique-nique. Chacun ramasse sur le chemin de la nourriture pour les autres participants. L’oiseau cherchait des vers et ramasse finalement des chardons pour l’âne, le lapin ne trouve pas de carottes mais des fraises pour l’écureuil,… Chacun pense à l’autre et tout le monde s’apprête à passer un très bon moment convivial… Mais un animal se fait entendre dans les fourrés…

Sous les rabats des pages cartonnées on découvre à chaque fois ce qui se cache dans l’herbe, dans les arbres, dans les fleurs. Parfois, c’est aussi une bouse de vache ou des orties, surprise ! Cet album pour enfants de Florence Guiraud est surprenant. L’ambiance générale est toute douce, très calme, tant dans le texte que dans les illustrations, faites de collage de papier. Puis vient la chute de l’histoire, surprenante et inattendue ! Personnellement j’ai aimé cette surprise, qui contraste avec le reste de l’album. C’est une réussite !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué un album de Nesmo, Malou le matou.

La très très bonne pizza de Zoé
de Jean-Luc Cornette illustré par Laurel
Gargantua Jeunesse
8,90 €, 160 x 240 mm, 24 pages, imprimé en Union Européenne, 2013
Milo le Rhino
de Nesmo
Balivernes Editions
9 €, 170 x 170 mm, 21 pages, imprimé en Espagne, 2013
Drôle de pique-nique
de Florence Guiraud
Seuil Jeunesse
12,90 €, 222 x 222 mm, 18 pages, imprimé en Chine, 2013

A part ça ?

Comme vous le savez sans doute, nous vous présentions chacun tous les mois notre album coup de cœur (et un roman par trimestre). Comme le choix est souvent extrêmement difficile, dorénavant, on s’autorisera à en donner plusieurs (trois maximum) !
Pour ma part, au mois de Mars, j’ai beaucoup aimé les albums Le jour où j’ai perdu mes super pouvoirs de Michaël Escoffier et Kris di Giacomo et Ouvre ce petit livre de Jessee Klausmeier et Suzy Lee. J’ai chroniqué peu de romans durant les trois derniers mois, mais mon coup de cœur va à La fille verte de Vincent Cuvellier et Camilla Engman.
Gabriel a, quant à lui, choisi 3 coups de cœur album : Lapins, souris et compagnie d’Olga Lecaye, Margot de Fanny Robin et Delphine Vaute et Le petit Guili de Mario Ramos. Niveau romans, deux coups de cœur : Papa yaga de Muriel Zürcher et Tarja de Jean-Noël Sciarini.
Retrouvez nos coups de cœur des mois précédents sur le blog, sur Facebook (ici pour les albums et pour les romans) et sur Pinterest (ici pour les albums et pour les romans).

Marianne

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Rabat-joie !

Par 18 mars 2013 Livres Jeunesse

Aujourd’hui on s’intéresse à ces gens qui ne vivent pas dans un monde de bisounours, qui aiment râler, communément appelés les rabat-joie !

Anton et les rabat-joieAnton est un petit garçon joyeux, il apporte, tout guilleret, à ses camarades du jus de pomme et des gâteaux… Seulement voilà… Anton n’est pas forcément le plus diplomate « si vous me le demandez très gentiment, vous aurez peut-être un peu de jus de pomme et un petit gâteau ». Avouez que ça ne donne pas trop envie ! Et en plus Greta, Nina et Lukas sont bien occupés, ils font du jardinage. Anton veut les aider mais ils n’ont pas d’outils pour lui… Puisque c’est comme ça Anton ne jouera plus avec eux car il sera mort ! Il s’allonge par terre bien énervé… Voilà Anton est mort, parfaitement mort !

Anton et les rabat-joie c’est un pur bonheur, un album vraiment drôle ! Anton qui fait le mort et ses copains, forcément, vont s’interroger sur cet état et vont avoir envie de faire pareil, ça donne lieu à des situations cocasses et des dialogues hilarants. Alors bien-sûr si vous n’aimez pas l’humour piquant (bande de rabat-joie !) passez votre chemin ! Mais si vous aimez l’humour décalé, les enfants qui creusent des tombes pour y mettre leur copain vous allez vous régaler ! Alors bien-sûr ce ne sont que des jeux d’enfants et on parle ici d’attirer l’attention des autres, de l’univers des enfants qui parait décalé aux parents (alors qu’eux n’y voient aucun mal), de l’imagination, de l’effet « groupe »,… y’a plein de choses dans cet album au-delà de l’humour. Par exemple qui sont vraiment les plus rabat-joie de l’histoire ? J’adore les illustrations d’Ole Könnecke, ce dessinateur arrive vraiment en peu de traits à donner de vraies expressions à ses personnages, à les rendre vraiment vivants. On aura rarement autant ri avec la mort ! (mais attention ce n’est en aucun cas un album sur la mort ! A la fin tout le monde est vivant !)

La planète des MiusSur la planète Mius il y a deux personnages que tout oppose et qui pourtant sont inséparables. Petit Mius est toujours ravi le matin de l’excellente nuit qu’il vient de passer La planète des Miusquand Gros Mius se plaint de cette horrible nuit. Gros Mius n’a jamais envie de rien faire quand Petit Mius s’active déjà. Quand ils se promènent Gros Mius trouve tout moche pendant que Petit Mius s’extasie. Et si les choses n’étaient pas toujours ainsi ?

Ah l’humour d’Estelle Billon-Spagnol. Je l’ai déjà dit mais j’adore les livres dont elle est elle-même l’auteur, en plus d’être l’illustratrice. Ici elle nous parle donc, avec le ton grinçant qu’on apprécie chez elle, de l’optimisme et du pessimisme, des caractères entiers. Alors bien-sûr Gros Mius ne verra pas toujours tout en noir et Petit Mius se rendra compte que tout n’est pas merveilleux. Estelle Billon-Spagnol ne tombe pas dans la facilité. On rira beaucoup aux aventures de ces deux personnages et on espère que c’est juste une présentation de ces deux hilarants Mius, on veut connaître la suite de leurs aventures !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué un livre de Ole Könnecke Il l’a fait ! et de très nombreux livres d’Estelle Billon-Spagnol : Ti-Jack, Chiche !, La rentrée de Jacotte, Jacotte en vacances, 5h22, Petit Lagouin, Le jardin du secret, Jacotte, Le petit bois du dimanche soir, À table et Mister Mok. Nous avons aussi interviewé Estelle Billon-Spagnol.

Anton et les rabat-joie
d’Ole Könnecke (traduit par Florence Seyvos)
L’école des loisirs
12,20€, 260×251 mm, 32 pages, imprimé en France, 2013.
La planète des Mius
d’Estelle Billon-Spagnol
Gargantua Jeunesse
4,99€, 120×160 mm, 26 pages, imprimé en Bretagne, 2012.

A part ça ?

A Tulle il y a nos amis de Chantepages mais il y a aussi un salon jeunesse ! Le 6 avril, sur le thème Fille = Garçon ? Garçon = Fille ?, ce salon accueillera Jeanne Taboni Misérazzi, Mélanie Decourt, Momo Géraud, Gaël Aymon et Hervé Mestron. Plusieurs choses sont prévues, plus d’info ici.

Gabriel

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Une place pour moi ?

Par 24 février 2013 Livres Jeunesse

Cinq livres qui parlent de personnages qui ont du mal à trouver leur place.

Rita la féroce fée rousseLes fées s’occupent des enfants, ça vous le saviez j’en suis sûr ! Mais saviez-vous que les fées blondes s’occupent des filles et les fées brunes des garçons ? Pas sûr ! (au moins cette chronique vous aura appris quelque chose !). Mais que ce passa-t-il alors quand Rita, une fée rousse naquit… On ne sait pas quoi en faire, pensez-donc ! On la laisse de côté, elle est inutile. Et quand personne ne s’occupe de vous comme ça, c’est pas drôle et au bout d’un moment ça rend méchant… mais si Rita avait elle aussi son utilité ?

Je découvre avec Rita, la féroce fée rousse, les éditions Clochette et c’est une très bonne surprise. Au départ, comme beaucoup je pense, je me suis dit « tiens Maureen Dor… la nana de la télé là ? » Et en fait il suffit qu’on laisse de côté ses préjugés (datés en plus) et on découvre qu’elle a du talent, que ce n’est pas juste une « nana de la télé » qui s’est dit Rita le féroce fée rousse« tiens si je faisais un livre pour enfants » (c’est d’ailleurs pas son premier). Avec sa voix qui pétille de malice (c’est un livre-CD), elle nous raconte donc l’histoire de cette petite fée née différente et qui va trouver sa place malgré le fait que les autres ne veulent pas d’elle. Au-delà du sujet sur la rousseur (qui est quand même un vrai sujet, vu tout ce qui continue de courir sur les roux et rousses…) on parle bien-sûr de la différence en général, de se faire accepter avec ses différences. On évoque aussi des aînés qui ont peur d’être moins aimés quand un bébé arrive. Le CD est un vrai bonheur, Maureen Dor est drôle, pétillante, et les enfants sont captivés par sa voix (et les parents ne la trouvent pas agaçante, c’est tellement rare les histoires pour enfants sur CD pas agaçantes pour les parents qu’il faut le signaler !). Des tas de bonus très sympa, une chanson d’abord, drôle et entrainante, ensuite la même chanson mais sans la voix pour que les enfants puissent la reprendre et enfin l’histoire est reracontée avec des trous pour jouer avec les enfants et voir s’ils ont bien suivi. Ah et le petit plus, il y a une clochette pour indiquer quand tourner la page ! Ce petit truc qui existait déjà quand nous étions petits est devenu assez rare… et c’est bien dommage. J’ai été séduit, ma fille a été conquise !
Vous pouvez d’ailleurs découvrir en ce moment ce livre-CD en ligne : http://www.editions-clochette.fr/une-histoire/sample-page

MomotaroMomotarō a été trouvé, bébé, au bord d’une rivière, il a été élevé par les gens du village. Il grandit et devient même le plus fort du village mais seulement voilà… Momotarō est fainéant, le roi des fainéant ! Les villageois trouvent qu’il n’est pas utile, il doit partir ! Pas utile Momotarō, vraiment ?

C’est en partant d’une légende japonaise que le talentueux Frédéric Laurent a fait ce petit livre très graphique avec le système de frise qu’il a utilisé également dans Monstres en Momotaroville (dont je vous parlais récemment). Si on dépliait tout le livre on aurait toute l’histoire de Momotarō dans une seule et même bande (et c’est peut-être dommage que le livre ne propose pas des doubles pages qui auraient permis de mettre en valeur cette frise). Même si je reste très fan du travail de Frédéric Laurent, je trouve que le texte aurait mérité d’être développé ici, que l’histoire aurait mérité d’être plus longue à lire (on a parfois l’impression de lire un résumé). Toutefois il signe là encore un très bel ouvrage, un bien bel objet artistique.

Monsieur OiseauMonsieur Oiseau non plus n’est pas à sa place. D’accord il est un oiseau, il est donc logique qu’il fasse comme ses congénères… Mais lui n’aime pas chanter à la chorale, il n’a pas envie de construire un nid… il aimerait être autre chose… Oui mais quoi ? Il tente d’abord d’être un coussin… mais une vache s’assoit sur lui, s’il était un hérisson on n’aurait pas envie de s’assoir sur lui ! Oui mais les hérissons hibernent l’hiver et lui n’a pas envie de dormir ! Et s’il était un bonhomme de neige ? Sauf que quand vient l’été il va fondre… Monsieur Oiseau se demande quoi être… et si c’était être lui le mieux ?

Autant, pour être franc, je n’ai pas trop accroché sur les illustrations de Monsieur Oiseau veut changer de peau, autant j’ai aimé cette histoire proche du conte philosophique. On parle donc ici de ces moments où l’on voudrait être autre chose, de ce fameux « l’herbe est toujours plus verte à côté ». Monsieur Oiseau va comprendre que la situation des autres n’est pas plus enviable que la sienne, que chacun a ses problèmes et finalement il vaut mieux être soi même. Bien sûr ses voyages, ses expériences, lui seront utiles, l’aideront à grandir. On parle aussi, ici, d’amour car c’est ce que trouvera Monsieur Oiseau au bout du chemin, et qui le fera se sentir bien.

FirminFirmin tombe, sans arrêt il glisse. Il a tout essayé, rien à faire, ce petit pingouin se retrouve Firmintoujours le nez dans la neige. Alors Firmin est triste, pourquoi il n’arrive pas à être un pingouin normal, qui tient debout ? Et si en fait c’était utile aussi les pingouins maladroits ?

Firmin est un tout petit livre signé Ingrid Chabbert et illustré par Gwenaëlle Doumont. Le joli texte est plein d’humour et de tendresse, deux qualificatifs qui s’appliquent également parfaitement aux illustrations. On parle ici de l’importance de ceux qui semblent décalés, pas aux normes et on en parle bien !

Le prince KangorKangor était un prince timide, au désespoir de ses parents. Il était maladroit et lorsqu’il s’entraînait au combat il avait peur de blesser ses adversaires… Que faire d’un tel fils qui était pourtant appelé à régner un jour… Kangor, lui-même, souffrait d’être différent. Pourtant un jour, après avoir entendu un homme parler de sa fille enlevée par les loups, le prince décida de partir sauver la jeune fille.

Ici aussi il est question de différence et de vouloir changer sa vie. Kangor souffre de sa timidité, il aimerait être courageux. Il va d’ailleurs réussir à aller au-delà de ses peurs et découvrir qu’il n’est pas aussi peureux qu’il le croit, et qu’il a un don qu’il ne soupçonnait pas. C’est également parce qu’il est plus sensible que les autres qu’il va vouloir sauver la jeune fille. On peut aussi voir ici un texte sur l’agoraphobie, Kangor se cache, ne parle à personne et va décider de sortir, d’affronter les gens. Comme toujours avec Catherine Leblanc c’est très bien écrit, elle sait manier les mots, faire de belles phrases, faire passer des émotions.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué…
– d’autres livres de Frédéric Laurent : Monstres en ville, Les deux poissons et Fipopus et Gropopus.

– d’autres livres d’Ingrid ChabbertUn accordéon sinon rien, La vérité sort toujours de la bouche des enfants, La mémoire aux oiseaux, L’oiseau, Les écharpes de Mamie Berthe, Tonnerre de catch, La fête des deux mamans, Raconte-moi la révolution, Les yeux du parapluie, Sur les quais et Le bateau de Malo. (retrouvez aussi notre interview d’Ingrid Chabbert)
– d’autres livres de Catherine Leblanc : Ce crime, Ma couleur, Au lit, Ludo !, Le goût d’être un loup, Les petites personnes, Au revoir, bonjour, Lulu et Moussu, Ah ! Si j’étais président ! et Comment ratatiner les monstres ? (Nous avons également interviewé Catherine Leblanc)

Rita, la féroce fée rousse
de Maureen Dor, illustré par Olivier Nomblot
Éditions Clochette dans la collection Les Zygomots
14,95€, 214×212 mm, 25 pages, imprimé en Belgique, 2011.
Momotarō
de Frédéric Laurent
Balivernes éditions dans la collection Petites sornettes
9€, 175×178 mm, 20 pages, imprimé en Espagne, 2012.
Monsieur Oiseau veut changer de peau
de Piret Raud traduit de l’estonien par Marie-Agathe Le Gueut
Éditions Le pommier dans la collection Les bouts d’choux explorent le monde
13€, 207×257 mm, 38 pages, imprimé en France, 2012.
Firmin
d’Ingrid Chabbert, illustré par Gwenaëlle Doumont
Gargantua Jeunesse
4,90€, 120×160 mm, 30 pages, imprimé en Bretagne sur papier recyclé, 2011.
Le prince Kangor
de Catherine Leblanc, illustré par Pascale Breysse
Lire c’est partir
0,80€, 220×190 mm, 32 pages, imprimé en France, 2009.

A part ça ?

Quand une émission qu’on adore reçoit quelqu’un qu’on adore ça donne une super émission. L’émission Ecoute ! Il y a un éléphant dans le jardin ! reçoit Nathalie Colombier de DéclicKids et elle est tout simplement passionnante à écouter. Que vous vous intéressiez déjà au numérique ou pas, je suis certain que ça va vous captiver. L’émission est en ligne, à écouter d’urgence !

Gabriel

 

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Partis… mais toujours là

Par 7 février 2013 Livres Jeunesse

Le soleil sur la collinePour Kaméo, son grand-père c’est quelqu’un ! Tous les matins, alors que le soleil se lève sur la brousse il file dans sa case pour le retrouver. Avec lui il partage de bons moments. Pourtant son grand-père le lui rappelle, il ne sera pas toujours là… il est vieux déjà et un jour il ne sera plus de ce mLe soleil sur la collineonde. Kaméo se demande comment il fera quand arrivera ce moment… Et le jour en question arrive…

Magnifique album signé Sandrine Beau et illustré par Nicolas Gouny, Le soleil sur la colline nous parle de l’amour d’un grand-père et de son petit-fils, de la transmission et, vous l’aurez compris, de la mort et du deuil. Mais pas de lourdeur ici, le livre n’est absolument larmoyant, au contraire c’est plutôt lumineux et tellement poétique. Le grand-père dit à l’enfant qu’il l’entendra quand il entendra souffler le vent, que l’étoile qui brille le plus fort dans la nuit ça sera lui en train de le regarder… Le livre rappelle aux enfants que même partis les gens que l’on aime sont toujours là, quelque part, en nous. Les illustrations de Nicolas Gouny, qu’on a plus l’habitude de voir dans les albums poilants, collent parfaitement à l’histoire avec leurs couleurs chaudes et leur côté poétique. Un très très bel album.

Où est tu, Lulu ?Lulu ne reviendra pas, Théo. Il a eu un accident. Théo est triste, il ne comprend pas. Comment un enfant de son âge peut-il mourir ? Peut-être est-ce comme dans les contes et Lulu va se réveiller ? On lui dit que non…  Et s’il a disparu, il est où ?

Je n’avais jamais encore vu/lu de livres sur la mort d’un camarade d’école. On parle souvent dans les livres pour enfants de morts de grands-parents, d’animaux de compagnie voir de parents ou de frère et sœur (je pense au superbe Je suis venu tout seul par exemple). Ici donc c’est un camarade de classe qui est mort et comme, malheureusement, ça arrive c’est vraiment bien que ce livre existe et c’est important de savoir qu’il existe. Un petit livre important donc, qui répond aux questions des enfants sur la mort (même si ici on parle « d’être au ciel », ce qui n’est pas la croyance de tout le monde) avec beaucoup de sensibilité.

Quelques pas de plus…
D’autres livres sur la mort dans notre fiche thématique.
Nos autres chroniques de livres de Nicolas GounyVacances à la ferme, Il était une fois… une grenouille, Il était une fois… un papillon, Paolo, La vérité sort toujours de la bouche des enfants,  Meuh non ! Y’a pas que les vaches qui pètent qui polluent la planète !, Jérôme, Amédée et les girafes. Et l’interview que nous avons faite de lui.
Nos autres chroniques de livres de Sandrine Beau sur La mare aux mots : Rouge bitume, Ma maman est comme ça, Mon papa est comme ci, On n’a rien vu venir, Roulette Russe tome 1 Noël en juillet, Des crêpes à l’eau, L’hippopotin, L’été où mon grand-père est devenu jaunophile et L’étrangleur du 15 août. Retrouvez aussi l’interview de Sandrine Beau que vous avions réalisée.

Le soleil sur la colline
de Sandrine Beau, illustré par Nicolas Gouny
Gargantua
8,90€, 160×240 mm, 32 pages, imprimé en Espagne, 2012
Où es-tu, Lulu ?
de Laurence Pérouème, illustré par Cécile Rescan
Naïve
13€, 148×209 mm, 42 pages, imprimé en Belgique, 2012.

A part ça ?

Le salon du livre de Paris… c’est bientôt ! (du 22 au 25 mars) mais dès maintenant vos enfants peuvent participer à un concours « Invente la couverture de ton livre« . Vingt dessins seront sélectionnés et exposés (et leurs créateurs gagneront le dernier Titeuf dédicacé) et un des vingt gagnera l’intégrale de Titeuf ! Plus d’informations ici. Bonne chance !

Gabriel

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Le bonheur de lire

Par 3 février 2013 Livres Jeunesse

J’aime lire
L’album de la comtesse
Les tresses et la détresse
J’aime quand un simple mousse
La trousse et la détrousse
J’aime lireAlbin de la Simone

Le messager du clair de luneSastrawane Mandia est un vieux poète, un sage, l’écrivain préféré du Grand Rajah Cokorda Souryawane. Chaque soir de pleine lune il lui offre une histoire en échange d’une Me messager du clair de lunepièce d’or et ce depuis des années. Or aujourd’hui le livre que remet Sastrawane Mandia au Grand Maharajah a beau être magnifique (un superbe tissage de feuilles d’acacias orné de plumes bleues décorent la couverture), lorsqu’il l’ouvre il entre dans une grande colère… toutes les pages sont blanches ! Pourtant ce livre n’est pas vraiment vide, c’est même le contraire, c’est ce que va découvrir le Grand Rajah.

Le messager du clair de lune est une histoire absolument superbe sur la création, sur l’imagination, la transmission. Le livre qu’offre Sastrawane Mandia est à l’origine de toutes Me messager du clair de luneles histoires, malgré ses feuilles blanches (feuilles qui ne sont pas ordinaires puisqu’elles viennent d’un arbre né un soir de pleine lune qui a poussé en une nuit, a donné ces feuilles au poète puis a disparu). Les amoureux de belles histoires vont adorer écouter ou lire celle-ci. Le texte est très poétique (mais assez difficile pour les plus jeunes, je préfère prévenir) et les illustrations de Marie Desbons le rendent encore plus poétique et donnent vraiment un côté onirique à certaines parties du récit de Sastrawane Mandia. Un très très bel album.

La petite liseuseUn jour, à la fin de l’été, alors qu’il se promène, un petit garçon voit une petite fille qui lit près d’un arbre. Elle sourit et rit même parfois… quelle est donc cette lecture qui la rend si heureuse ? Le petit garçon rêve de le savoir. Il est même un peu jaloux. Mais voilà qu’elle s’en va, La petite liseusele petit garçon rêve de la revoir et pour ça le meilleur endroit est de venir sous l’arbre… et pourquoi pas avec un livre ?

Géraldine Collet sait toujours aussi bien raconter de belles histoires, simples avec énormément de tendresse et de poésie. Ici elle nous parle de la lecture, celle qui transporte, qui nous fait ne pas voir ce qui se passe autour et puis des livres qui réunissent les amoureux de belles histoires, autour d’un grand arbre (ça devrait rappeler quelque chose à certains !). Grâce aux livres le petit garçon se rendra compte qu’il peut être parfois pirate, parfois mousquetaire et surtout qu’il peut rencontrer une belle liseuse ! Un bien joli petit album aux illustrations très douces, pour ceux qui connaissent déjà le plaisir enivrant de la lecture et pour ceux à qui on voudrait en donner le goût.

Quelques pas de plus…
D’autres livres sur l’amour de la lecture que nous avons chroniqués : L’ogre bouquiniste, Poki, Lire ? et C’est fermé.
Un petit bout de Bib a aussi parlé de La petite liseuse, ici.
Retrouvez notre interview de Géraldine Collet sur le blog et les livres d’elle que nous avons chroniqués : Sait faire moi !, La rentrée de JacotteJacotte en vacancesOkimdam, l’oiseau auquel il manquait une case, Tranquille !JacotteTout seul !, Tous ensemble !, Le fil rouge, S’échapper d’une île et À table.
Nous avons déjà, également, parlé d’un livre illustré par Marie Desbons : Céleste, une étoile dans la nuit.

Le messager du clair de lune
de Jean-Marie Robillard, illustré par Marie Desbons
Le buveur d’encre
18€, 259×262 mm, 50 pages, imprimé en Belgique, 2011.
La petite liseuse
de Géraldine Collet, illustré par Yannick Thomé
Gargantua
4,99€, 120×160 mm, 24 pages, imprimé en Bretagne sur papier recyclé, 2011.

A part ça ?

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Gabriel

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