Les invités du mercredi : Coralie Saudo et Gaëlle Perret (+ concours)

Cette semaine je reçois Coralie Saudo. Je la connaissais en tant qu’illustratrice et je l’ai découvert en tant qu’auteur. Elle exerce ces deux métiers avec autant de talent. J’ai eu envie d’en parler avec elle. Puis je vous proposerai de tenter de gagner son très bel album, Et si je mangeais ma soupe… grâce aux éditions du Seuil. Ensuite, pour notre rubrique Parlez moi de…, j’ai voulu revenir sur le très beau et très intriguant Un jour mon grand-père m’a donné un ruisseau avec son auteur et son éditrice, j’ai eu du nez sur ce coup-là car ce livre bien singulier a eu un cheminement particulier ! Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Coralie Saudo

Coralie SaudoQuel a été votre parcours ?
Au lycée, je commence à gribouiller dans les marges de mes cahiers. A la maison, j’essaie l’aquarelle, la peinture sur soie, la peinture à l’huile… J’ai la chance d’avoir des parents qui ont essayé plein de techniques, étant jeunes, et qui ont gardé tout leur matériel !
Après le bac je commence des études de mathématiques et d’informatique. Ma chambre d’étudiante regorge jour de grêve chez les marmottesde tableaux et les maths deviennent trop abstraites pour moi… Je ne veux plus être prof de maths !
Mais j’aime mon ordinateur… J’ai envie d’associer « art » et « numérique » et poursuis mes études en conception multimédia.
Je deviens webdesigner graphiste en 2005.
Puis je pars vivre en Irlande. Je me lasse de créer des sites internet institutionnels, j’ai besoin de couleurs !
Alors, grâce au projet Ricochet découvert au hasard du Net, je me lance dans l’illustration jeunesse… Les galets Irlandais m’inspirent, c’est partiii !
Mon premier album Bê-Mouton avec Nicole Snitselaar paraît aux Éditions du Pas de l’Echelle, c’était en 2008….

Quelle est votre technique d’illustration ?
Tout dépend des projets.
J’ai commencé avec des galets peints, photographiés, puis incrustés dans des décors réalisés sous photoshop, à base de matières et de tissus (C’est loin Ailleurs, 101 Moutons au chômage, Tout seul !…).Le petit pot de Zaza
Il y a aussi des projets 100% photoshop (Cache-Cachalot, Au pied de ma lettre, Iris sans souci, La petite de Camille…).
Des projets avec du tissu, de la peinture, et photoshop (Les petits cailloux de Mamayé)…
Ou bien des projets uniquement à la peinture acrylique (Le petit pot de Zaza, Habille-toi Zaza).
Ca c’est pour le moment… J’espère pouvoir allonger cette liste des techniques !

Quels sont les illustrateurs actuels que vous admirez ?
Question difficile… Il y en a tellement ! Pour vous en donner quelques uns… J’aime…
La poésie d’Izou et celle de Francesca Quatraro, la douceur de Satoe Tone, la tendresse d’Emile Jadoul, les idées d’Oliver Jeffers, le trait d’Eleonore Thuillier, celui de Cécile Vangout, l’humour de Kris Di Giacomo (et je suis enchantée d’avoir un bel album avec elle : Mon papa, il est grand, il est fort, mais...).
J’en oublie plein plein plein, mais avant de finir, bien sûr, et d’actualité : j’aime… les bouilles à croquer de Mélanie Grandgirard !

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Enfant, je n’ai plus vraiment de souvenir de lecture, mais je baignais dans les histoires. Je crois que celles que je préférais c’étaient celles qu’improvisaient mon père !Tout seul
Adolescente, je m’en tenais aux lectures scolaires… sauf pendant les vacances (Quelques livres qui m’ont marquée : L’histoire d’Helen Keller de Lorenaa Hickok, Le champ de personne de Daniel Picouly, Les fourmis de Bernard Werber…)

Vous vous sentez le plus à l’aise dans l’illustration ou dans l’écriture ?
J’aime les deux mais c’est par période. Cela faisait 2 ans que je n’avais quasiment plus écrit. Mais maintenant que mes petits bouts ont grandi, c’est reparti, la vie de famille m’inspire !

Parlez-moi de Mange ta soupe, comment est né cet album ?
Vous faites bien de demander : cet album a une vraie histoire !
En 2009 la librairie La Soupe de l’Espace organise un concours sur le thème de la soupe. Mélanie Grandgirard participe avec une très belle illustration : un adulte aux looongues jambes qui mange un hamburger et a jeté le pack de soupe dans une poubelle.
Et oui : quand on est grand, on n’a plus besoin de manger de la soupe !
Je propose à Mélanie, devenue une amie, d’écrire une histoire pour son image. Elle a un coup de cœur pour mon texte. Mais elle est overbookée, alors c’est presque 2 ans après, qu’elle se met à l’illustrer. On ne trouve pas d’éditeur tout de suite, on commence à douter… et puis… Le Seuil nous ouvre ses portes !

Quels sont vos projets ?Au pied de ma lettre
Côté illustrations :
En ce moment, je fais un petit retour aux sources avec un projet « galets » dans l’esprit de 101 Moutons au chômage et Jour de grève pour les marmottes.
J’essaie aussi de nouvelles techniques sur de jolis textes : peinture, crayon, tissu, découpage, je m’amuse… Et j’espère que ces nouveaux projets séduiront les éditeurs !
Côté écriture :
Je suis dans une période riche en idées. Plutôt des histoires courtes, percutantes, et pleines d’humour… Et ça a l’air de plaire, à suivre donc !

Bibliographie sélective

Retrouvez la bibliographie complète de Coralie Saudo et plus d’informations sur elle sur son site : http://www.coraliesaudo.com

Et si je mangeais ma soupeComme je vous le disais avant cette interview, grâce aux éditions du Seuil je vais faire un chanceux ! Je vous propose de me dire en commentaire quel est l’argument le plus farfelu qu’un de vos enfants ait trouvé pour ne pas faire quelque chose (dans Et si je mangeais ma soupe… l’enfant donne toutes sortes de raisons pour ne pas la manger). Bien entendu si rien ne vous vient vous pouvez tout de même participer en disant « j’ai rien à proposer mais je veux quand même participer ». Je tirerai au sort parmi vos réponses et l’heureux élu recevra un exemplaire de l’album. Vous avez jusqu’à lundi 20h !
Concours réservé aux habitants de France métropolitaine, à la Suisse et à la Belgique.


Parlez moi de… Un jour mon grand-père m’a donné un ruisseau

Une fois par mois on revient sur un livre qu’on a aimé avec son auteur, éventuellement son illustrateur et son éditeur. L’occasion d’en savoir un peu plus sur un livre qui nous a plu. Cette semaine c’est Un jour mon grand-père m’a donné un ruisseau, le livre de Gaëlle Perret (illustré par Aurélia Fronty) sur lequel j’ai eu envie de revenir.

Un jour mon grand-père m'a donné un ruisseau

Gaëlle Perret

photo Hugo Chantrel

Gaëlle Perret (auteur)
Tous les livres ont une histoire c’est certain et c’est même assez banal de le dire, pourtant Un jour grand père m’a donné un ruisseau mérite qu’on connaisse la petite histoire derrière l’album. Elle est si jolie et si improbable.
Sur les conseils de Rebecca Dautremer que j’ai eu la chance d’interviewer pour Ricochet il y a quelques années, j’ai soumis un texte à Brigitte Leblanc, l’éditrice de Gautier Languereau. Un texte qu’elle n’aurait pas reçue, renvoyé ensuite par mail. Après une longue attente, on attend toujours trop longtemps n’est-ce pas, et un peu de harcèlement téléphonique de ma part :) Brigitte m’a dit qu’elle ne pouvait pas publier un tel texte, il lui avait fendu le cœur, il n’était pas pour les enfants, mais quelle écriture m’a t-elle avoué.
Alors, j’ai rebondi en lui répondant, et bien donnez moi un mot, une phrase et je vous promets de vous écrire une histoire que vous aurez envie de publier. Et c’est comme ça, qu’elle m’a offert cette phrase un peu énigmatique, celle qui est devenue les premiers mots du livre et qui lui a donné son titre : Un jour grand-père m’a donné un ruisseau.
C’est la confidence d’un de ses proches qui lui trottait en tête avec ce projet mis de côté d’en faire un jour quelque chose. Je me suis emparée de cette phrase, je l’ai d’abord écrite sur un cahier puis j’ai laissé passé un peu de temps. Je suis partie une semaine à la montagne, et au cours d’une après midi, le temps de la sieste de mon petit garçon, j’ai écrit d’une traite le texte d’un jour grand-père. Sans aucune ponctuation. Je voulais de l’espace, que rien n’arrête mon ruisseau et sa transformation.
L’année passée, j’avais perdu mes deux grands-parents maternels, que j’adorais, bien sûr ce texte est pour eux, il est arrivé au bon moment, j’avais accompli moi aussi ce qu’on appelle le travail de deuil même si je n’aime pas du tout ce terme, je voulais écrire aussi pour que tout ce que j’avais reçu d’eux ne disparaisse pas et que le fleuve poursuive son chemin. Ce texte est aussi pour le grand-père de celui qui a donné cette phrase à Brigitte Leblanc, un grand-père qui a lu le livre. Une boucle qui se boucle mais c’est aussi avant tout une histoire de transmission, ce qu’on donne n’est pas perdu.
C’est mon premier album, c’est un texte de commande que j’ai écrit avec une liberté et un plaisir immense. Brigitte Leblanc a été très enthousiaste, Aurélia Fronty a donné un écrin magnifique à ce ruisseau, encore une histoire de cadeau et de don.

Gautier-LanguereauBrigitte Leblanc (éditrice)
C’est bien sûr avec grand plaisir que je vais vous parler de ce projet, tant ce livre, si personnel, me tient à cœur tout particulièrement.
C’est, en effet, une « jolie histoire d’éditeur » avant même d’être le si bel album que vous connaissez…
L’histoire commence un soir, lors d’un dîner de famille avec ma petite sœur et son mari.
Nous évoquons notre enfance, et soudain, mon beau-frère raconte : « un jour, mon Grand-Père m’a donné un ruisseau… ».
Je l’arrête, saisie, touchée, lui fait répéter la phrase et m’exclame : ma parole, c’est le début d’une histoire, ça !!
La force évocatrice de cette simple phrase, sa poésie, son émotion me frappent comme une évidence… Il y a vraiment quelque chose à faire avec ce début-là !
De retour au bureau, je contacte un de mes auteurs, lui raconte la scène… Il décline, se sentant incapable d’écrire une histoire sur une commande aussi précise.
Quelques semaines passent, la phrase tourne toujours dans ma tête, je suis persuadée de sa force, de son évidence de formidable début d’histoire.
J’en parle alors à un second auteur, qui ressent le même coup de foudre que moi, s’en empare et travaille de son côté.
Mais malgré tous ses efforts et son évidente envie, ça ne « donne » rien. Cela arrive parfois, ainsi va la vie de l’édition.
Je range cette phrase dans un coin de mon cœur et cesse de vouloir à toute force la proposer à quelqu’un d’autre. Tant pis, me dis-je, elle n’est pas destinée à devenir un album.
Peut-être un jour, moi-même, dans quelques années, aurais-je le courage de m’atteler à essayer moi-même d’en faire quelque chose, qui sait.
Le temps passe à nouveau. Une de mes, nombreuses, tâches, consiste à lire les manuscrits qui me parviennent directement, via nos auteurs et illustrateurs-maison.
Une de nos illustratrices me recommande la lecture d’un manuscrit qu’elle a reçu et « qui vaut vraiment quelque chose ». Son auteur, Gaëlle Perret.
Je le lis, suis très séduite par l’écriture, la poésie simple et discrète qui s’en dégage, et j’écris à cet auteur pour l’encourager à persévérer… Et aussi pour refuser cette histoire-là, dont le propos me semble trop triste.
Un second texte me parvient, formidablement maîtrisé : une réécriture du Joueur de flûte de Hamelin. Beaucoup de poésie, de simplicité et de fluidité dans l’écriture, mais là encore une poignante tristesse qui me le fait refuser.
Lorsque l’écriture en vaut la peine, j’explique toujours la raison de mon refus par un mail le plus personnel et honnête possible.
Gaëlle Perret me répond, touchée, et me demande, pour mieux cibler ses prochains envois, si j’attends des histoires sur des thématiques précises.
L’évidence me frappe alors d’un coup, et je lui parle de la fameuse phrase… Un jour, Grand-Père m’a offert un ruisseau.
Comme moi, Gaëlle est saisie de la puissance poétique de cette phrase, et très peu de temps plus tard, je reçois une première version de ce qui deviendra l’album.
Déjà superbe, puissante et qui touche au cœur. Cette idée du ruisseau qui figure la vie, et les souvenirs heureux portés par la présence pleine d’amour du Grand-Père, c’est formidable !
Mais la fin me gêne, car elle reste « en l’air », sur le héros narrateur qui a grandi, et je trouve cette fin trop « adulte » et, d’une certaine façon, inachevée.
Je lui propose de la modifier, en faisant revenir la boucle sur l’enfant du narrateur, pour que, d’un enfant, le récit revienne à un autre enfant, et que la transmission entre les générations soit plus affirmée, plus complète aussi. Je crois que ces 3 dernières lignes permettent au livre de prendre tout son sens, toute son ampleur.
Ensuite, l’univers d’Aurélia Fronty s’impose de façon évidente à mon esprit. Ce texte « crie » qu’il est pour elle.
Je l’appelle et lui annonce un texte très touchant, fort d’un message qui fera sûrement mouche auprès d’elle.
Il lui faut moins d’une demi-journée pour m’appeler après l’avoir reçu et me déclarer : c’est un des plus beaux textes qui m’aient été proposés d’illustrer.
Rapidement, il devient évident pour Aurélia qu’elle traitera ce livre « comme le cours d’un ruisseau », c’est-à-dire dans un format à l’italienne, avec l’eau qui coule au cours des pages à côté de l’enfant qui grandit.
Et il nous apparaît évident que seul un très grand format lui donnera toute sa mesure.
Le résultat de ces évidences donne cet album superbe, que je chéris tout particulièrement.

Un jour grand père m’a donné un ruisseau est le premier livre de Gaëlle Perret, un autre, La soupe aux épices, sortira en octobre chez Les P’tits Bérets.
En attendant, elle m’a gentiment fait une proposition pour les lecteurs du blog qui ne se refuse pas ! Si vous êtes intéressés par ce magnifique album, elle vous propose de le lui acheter directement pour au prix de 10€ et elle vous l’enverra dédicacé. Vous pouvez le commander à son adresse mail : perret.gaelle@orange.fr

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… et je suis devenu ce que je suis…

Vous le savez, généralement le lundi j’aime vous montrer de très beaux livres…

Le petit garçon de cette histoire a reçu de son grand père un ruisseau. Un petit ruisseau qui tenait dans la main et qui petit à petit a grossi au fur et à mesure que l’enfant a grandit.

J’ai vraiment beaucoup aimé Un jour grand-père m’a donné un ruisseau… et en même temps je suis embêté pour vous en parler… je n’ai pas compris de quoi le livre parlait ! Autant être franc, quitte à paraître idiot. Mais parfois les choses nous parlent sans qu’on les comprenne (il y a des tas d’exemples en chanson). Le livre m’a donné la chair de poule, mis la larme au coin de l’œil, m’a vraiment ému, touché. Mais quelle est cette histoire de ruisseau qui grandit en même temps que l’enfant ? Parle-t-on de l’imaginaire (personne ne voit le ruisseau à part l’enfant et le grand-père) ? D’un secret familial ? Parle-t-on du corps ? d’un don ? Je ne saurai vous dire mais je vous conseille ce très très beau (et très grand) livre aux illustrations magnifiques (signées Aurélia Fronty) et dont le texte (de Gaëlle Perret) est on ne peut plus poétique. Et ça nous permettra de débattre ensuite ! Ce ne sont pas les œuvres où tout est mâché d’avance qui nous restent le plus en tête, mais des livres comme celui-ci qu’on ferme avec des questions et qu’on rouvre régulièrement, qui font leur chemin.

Pour faire cette petite fille il en a fallu des ingrédients ! Les boucles de sa mère, les reflets de son père, le sourire de sa mémé, la gourmandise de son grand-père… tant de mélanges pour faire un être unique.

Mais quelle poésie ! Tant dans le texte de Raphaële Frier que dans les illustrations d’Audrey Pannuti (un mélange de matière et de crayonné d’après moi). On parle donc ici de tout ce qu’on nous lègue (physiquement ou niveau caractère) et qui fait ce que nous sommes. L’album est tout petit et tout simplement superbe. Un gros coup de cœur.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué Une si belle entente d’Aurélia Fronty et deux livres de Raphaële Frier : Je vous présente Gaston et Angèle et le cerisier.

Un jour grand-père m’a donné un ruisseau
de Gaëlle Perret, illustré par Aurélia Fronty
Gautier Languereau
17,25€, 360×260 mm, 42 pages, imprimé en Chine
La recette de moi
de Raphële Frier, illustré par Audrey Pannuti
Naïve
11,20€, 161×161 mm, 36 pages, imprimé en Italie

A part ça ?

Connaissez-vous Sophie Lit ?

Gabriel

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La nuit prochaine, promis, je ne mouillerai pas les draps !

 Si votre enfant a fait sa première rentrée, vous n’y avez sans doute pas échappé… le fameux décompte des jours avant la date butoir à laquelle il doit être propre ! Seulement voilà, la rentrée est passée, le petit dernier fait bien pipi dans les toilettes ou dans son pot la journée… mais la nuit c’est autre chose ! Voici quelques livres pour évoquer ce douloureux problème !

Dans l’obscurité d’une chambre un petit garçon ressent une drôle d’impression… son ventre le chatouille… Il n’a pas envie de quitter son lit car il fait nuit, il pense a un petit ruisseau qui dans sa prairie s’élance et grossit de plus en plus jusqu’à quitter son lit, lui… Le petit garçon ne quitte toujours pas le sien. Très belle histoire, très poétique que ce parallèle entre le petit garçon qui a envie de faire pipi et ce ruisseau que personne n’arrête, Cathy Ytak met beaucoup d’humour et de poésie dans ce texte. Il est agréable à lire à voix haute, les mots roulent. Côté illustrations c’est très coloré et lumineux, Vincent Mathy a illustré de façon très moderne cette histoire et en a fait un livre très esthétique. Petits ruisseaux est un joli petit livre, drôle et plein de charme.

Tora est un petit chat qui, chaque nuit, rêve qu’il va dans l’eau pour chercher de la nourriture qui l’appelle, seulement voilà, une fois dans l’eau il se retrouve tout mouillé et ça le réveille… et vous devinez la suite, dans son lit il est mouillé aussi ! Ce qui fait bien rire son frère d’ailleurs… Le petit chat qui se réveillait tout mouillé est un très joli livre japonais, vraiment plein de charme et d’humour. On parle ici des rêves qui malheureusement ont parfois une incidence sur la vraie vie (Tora rêve qu’il va dans l’eau et se retrouve mouillé). Les illustrations de Hisako Madokoro sont vraiment très douces et l’histoire simple à comprendre pour les petits. Le livre finit par une question qui amène les enfants à participer à l’histoire. Un très bel album.

Quand il était bébé, Barnabé avait des couches tout le temps, maintenant c’est juste la nuit. Parfois il essaye sans… et régulièrement c’est la cata ! Ses parents ont tout essayé : Cataplasmes au jus de patate, sirops aux crottes de poule et même un remède soit disant efficace à base de limace très amer… rien à faire, il fait pipi au lit ! C’est gênant… surtout le jour où il doit aller dormir chez sa copine, la jolie Lilou… Le pipi au lit c’est aussi ça, ne pas pouvoir dormir chez les copains sans stresser… mais si les copains étaient comme nous ? L’hippopotame de cette histoire est tout plein de charme et les enfants vont l’adorer, les illustrations sont superbes et très douces, elles sont parfaites pour cette histoire de Christine Naumann-Villemin qui sait toujours parler des petits soucis du quotidien.

Tipoussin a fait un tipipi et c’est l’occasion pour Mamie Poule de raconter l’histoire du canari qui avait fait pipi au nid. Une histoire dans laquelle un simple pipi va provoquer un enchainement de situations chez les animaux, le début d’un sacré quiproquo. Je n’ai pas adhéré au texte car, comme je l’ai déjà dit ici, j’ai du mal avec les mots qui font langage bébé dans les albums jeunesse. Par contre je suis toujours aussi fan des illustrations d’Hervé Le Goff, le livre est très beau, très esthétique. Si vous, les histoires avec des « tipipi », « pas pu pas faire pipipi pas pu pas… » ne vous dérangent pas, le livre peut vous plaire !

La maman de Louis le lui a demandé « pas de pipi au lit ! » et il va falloir lui obéir. Seulement voilà la pluie frappe les carreaux et ça donne sacrément envie de faire pipi ! Mais le pot… où est-il ? Un album plein d’humour où un petit cochon va parcourir toute la maison pour retrouver son pot, aidé par toutes sortes de pots (du pot de miel au pot de peinture). On parle ici aussi des rêves, de l’imaginaire des enfants. Même si ce n’est pas un livre qui apportera vraiment une solution à l’enfant sur le pipi au lit, c’est un album amusant qui permettra de dédramatiser tout ça.

On finit par un livre plus classique, dans la série des Tom. Le petit lapin compte les jours avant d’aller dormir chez sa marraine et retrouver son cousin qu’il aime tant. Seulement voilà, il espère que là-bas il ne fera pas pipi au lit ! Comme dans Le pipi de Barnabé, c’est ici aussi par le biais de la nuit chez des amis qu’on évoque le pipi au lit. Les livres de Tom font partie des classiques pour évoquer les petits soucis de la vie, et généralement c’est assez bien écrit, là encore c’est le cas. Les illustrations toujours aussi douces. On évoque dans l’album les calendriers avec des jours de soleils et des jours de pluie, méthode que connaissent bien les parents confrontés au problème d’un enfant qui fait pipi au lit tardivement.

Quelques pas de plus…
Sur le même sujet, notre héroïne préférée, émilie qui elle aussi fait pipi au lit. Je vous conseille également Gros Pipi d’Émile Jadoul. La littérature de Judith et Sophie conseille, quant à elle, Fanfantôme. Bon courage pour les parents qui connaissent ce souci, cette chronique ne vous aura certainement pas donné de solution mais des livres qui vous permettront de montrer à vos enfants qu’ils ne sont pas les seuls à se réveiller mouillés.

Petits ruisseaux
de Cathy Ytak, illustré par Vincent Mathy
Éditions Sarbacane
12,90€, 172×242 mm, 32 pages, imprimé à Singapour
Le petit chat qui se réveillait tout mouillé
de Kazuo Iwamura (adapté en français par Florence Seyvos), illustré par Hisako Madokoro
L’école des loisirs
11,20€, 245×250 mm, 32 pages, imprimé en France
Le pipi de Barnabé
de Christine Naumann-Villemin, illustré par Elsa Oriol
Kaléidoscope
13,20€, 236×296 mm, 23 pages, imprimé en Italie
Le canari qui faisait pipi au nid
de Christine Beigel, illustré par Hervé Le Goff
Gautier Languereau dans la collection Les petites histoires du soir
6,90€, 196×198 mm, 20 pages, imprimé en France
Pipi de nuit
de Christine Schneider, illustré par Hervé Pinel
Albin Michel Jeunesse
10,65€, 202×259 mm, 31 pages, imprimé en France
Tom fait pipi au lit
de Marie-Aline Bawin, illustré par Elisabeth de Lambilly
Mango Jeunesse
8,50€, 235×220 mm, 24 pages, imprimé en Italie

A part ça ?

Sur le forum, j’ai créé des sujets sur les émissions de radio. Vous aussi venez parler avec nous de celles que vous écoutez, nous donner votre avis ou découvrir celles dont nous avons parlées ! C’est ici.

Gabriel

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Mes parents ne s’aiment plus… (thématique sur le divorce 2/3)

Suite de cette thématique en trois parties sur le divorce. La semaine dernière je vous ai parlé de quatre albums jeunesse, cette semaine en voici 5 autres. La semaine prochaine je m’intéresserai à des livres pour les enfants qui lisent tout seul.

Maya n’est pas souvent avec son papa, alors quand elle passe un moment avec lui elle a le droit à trois caprices. Il suffit de dire « caprice ! » quand papa refuse quelque chose et hop c’est accordé ! Mais attention 3 fois ça passe vite. Le premier sera une glace à six boules, le deuxième un ballon pour le libérer quant au troisième il faut le garder précieusement jusqu’à la fin du week-end car il concerne maman…

Quelle beauté que cet album ! Déjà l’objet : c’est un grand livre (26 sur 29 cm) avec de très belles illustrations, un papier épais. Ensuite le texte, c’est une petite merveille. À la fois drôle et tendre, joyeux et triste. Maya parle de la différence entre chez maman et chez papa et au milieu elle lâche un « Avant, papa habitait chez moi avec Maman. C’était la « femme de sa vie ». Puis elle décrit l’appartement du père où il y a un portrait d’enfant qui pleure et conclu par «  Quand Papa est parti, Maman aussi  pleurait ». C’est dit avec les mots de l’enfance, avec sa simplicité. On sourit avec les yeux légèrement mouillés. La chute, le dernier caprice de Maya est de la même façon un beau moment très émouvant. Un petit bijou.

Puisqu’on est dans les bijoux, j’ai découvert la collection Les petits bobos de la vie du Dr Englebert, illustrés par Claude K. Dubois. Je ne connaissais pas du tout cette collection et je suis tombé sous le charme.

Édouard est très heureux, il va aller au zoo avec son papa ! Celui-ci lui rappelle qu’il y est déjà venu à l’époque où il ne marchait pas encore, à l’époque où ses parents étaient encore ensemble… Une fois rentré chez maman, c’est l’occasion de revoir des photos de lui petit, de ses parents quand ils s’aimaient.

Manu apprend que ses parents sont se séparer. C’est bizarre la vie sans papa, l’appartement parait vide sans ses affaires. Quand vient l’heure de passer à table sans lui… ça fait drôle ! Et puis il y a maman qui pleure, maman qui critique papa au téléphone, des choses qu’on ne veut pas entendre… Puis vient le temps de la nouvelle maison de papa « c’est drôle de dire « chez papa ». Avant, chez papa, c’était chez nous », la nouvelle copine de papa… La vie suit son cours, maintenant Manu a deux maisons et une valise rouge qui le suis.

Ces deux livres sont de pures merveilles de tendresse et de poésie. Les séries comme ça sur des thèmes précis sont souvent un petit peu bancales… On veut aborder chaque fois un thème on le fait tant bien que mal, c’est souvent écrit par des spécialistes (pédiatres, psychologues,…) qui ne sont pas forcément de grandes plumes et assez mal illustrés… Ici c’est tout le contraire ! La plume du docteur Éric Englebert touche là où il faut, elle nous fait monter les larmes au coin des yeux, pourtant ce n’est pas triste, c’est juste beau. Les mots sont bien choisis, ils font mouche. Les illustrations de Claude K. Dubois sont parfaites, elles ajoutent encore plus de poésie et de tendresse au texte qui n’en manquait pourtant pas. Je ne connaissais pas cette illustratrice (juste de nom, Agnès Domergue m’en avait parlé) et je suis tombé sous le charme. Des livres de poches absolument superbes.

Cette petite fille a deux maisons. Il y a chez papa et chez maman. La seule chose qui ne change pas c’est Fred ! Fred c’est son chien qui la suis partout. Seulement voilà… chez maman Fred aboie sur le caniche du voisin et chez papa… il mange les chaussettes ! Plus personne n’en veut. Mais où il va habiter alors ?

Je vous parlais déjà la semaine dernière du divorce vu par un chien (Oh ! Pétard ! chroniqué ici), dans J’ai deux maisons ce n’est pas le chien qui raconte l’histoire mais il en est au centre. J’aime cette façon détournée de parler aux enfants de choses qui peuvent les tracasser. Ici le quotidien en garde alternée est tout à fait « normal », il n’y a que le chien qui pose problème. J’ai trouvé ce « concept » intéressant et intelligent.  La vie de cette petite fille est montrée comme une vie banale. Le texte est très beau et les illustrations de Tricia Tusa sont magnifiques, bien mises en valeur par un beau papier épais (Circonflexe fait vraiment de beaux livres).

Victor a une famille un peu compliquée, il y a son père, sa mère et ses frères mais aussi la nouvelle femme de son père, le nouveau mari de sa mère, les enfants que le nouveau mari de sa mère a eu avec elle, qui sont ses demi-frères et sœurs mais aussi Marie-Lucie qu’il a eu avant et qui n’a donc aucun lien de parenté avec lui. Pourtant la mamie de Victor la connaît bien Marie-Lucie et quand il vient en vacances, même si elle n’est pas sa petite fille par le sang, elle veut qu’elle vienne aussi. Tout n’est déjà pas simple mais le jour où les enfants reviennent de vacances par le train, accompagnés par les JVS (Je voyage seul) tout se complique. Car à la gare ce n’est pas la personne prévue qui arrive les chercher mais Prosper, le grand frère de Victor ! Et l’accompagnatrice elle ne l’a pas sur sa fiche, de plus ce n’est pas le frère de Marie-Lucie ! Alors on appelle le père de Marie Lucie… mais lui n’est pas le père de Victor ! Comment tout ce méli-mélo cela va se terminer ?

Ils nous ont encore oubliés ! (titre que je ne comprends pas, par rapport à l’histoire) est extrait d’une série : Victor et Cie qui raconte « la vie trépidante et drôle d’une famille recomposée ! ». Ici l’histoire est assez originale puisqu’on parle des enfants qui vivent dans une famille recomposée mais par le biais d’une histoire de « qui viens nous chercher », « qui est responsable de nous ». Victor et Marie-Lucie sont comme des frères et sœurs pourtant ils n’ont pas de parents en commun. Aux yeux des administrations les parents de l’un ne sont pas ceux de l’autre, même si aux yeux des enfants tout ça n’a aucune importance. Un petit album frais et moderne.

Quelques pas de plus…
Retrouvez d’autres albums qui parlent de divorce et de familles recomposées : Prune, la nouvelle fiancée de Papa, Le papa-maman et dans l’article de la semaine dernière.
J’ai deux maisons et d’autres livres sur le divorce sur Parfums de livres.

Les trois caprices de Maya
de Geoffrey Dussart, illustré par Anne-Catherine De Boel
Pastel – L’école des loisirs
13,50
Papa, maman… avant
de Dr Éric Englebert, illustré par Claude K. Dubois
Grasset Jeunesse/Lampe de poche dans la collection Les petits bobos de la vie
5,90€
La valise rouge
de Dr Éric Englebert, illustré par Claude K. Dubois
Grasset Jeunesse dans la collection Les petits bobos de la vie
5,90€
J’ai deux maisons
de Nancy Coffelt, illustré par Tricia Tusa
Circonflexe
12,50€
Ils nous ont encore oubliés !
de Yann Mens, illustré par Marie-Élise Masson
Gautier-Languereau dans la série Victor et Cie et dans la collection Les petites histoires du soir.
6,90€

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À part ça ?

Bulle et Bob vous les connaissez ? On vous a parlé déjà d’eux (Bulle et Bob dans la cuisine et Bulle et Bob à la plage), on les adore. Ma fille est très fan. Ils ont maintenant un blog sur lequel vous pouvez retrouver des extraits du prochain : Bulle et Bob préparent Noël ! C’est ici : http://tualnatalie.blogspot.fr/

Gabriel

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Occupons les petits doigts !

Aujourd’hui je vous propose un peu de loisirs créatifs, ça vous dit ? Surtout que ce sont les vacances chez certains d’entre vous donc il faut trouver des occupations pour la maison et parfois pour le train ! Alors on va utiliser ses doigts, parfois un peu de colle, des ciseaux, des crayons mais surtout son imagination et sa créativité.

On commence avec des autocollants et deux albums sortis chez Fleurus. Un sur Le cirque et l’autre sur Les enfants du monde. De petits textes simples donnent des indices aux enfants pour leur faire deviner quels autocollants ils vont mettre ici et là. Par exemple, dans l’album sur Les enfants du monde, sur la page de la petite espagnole on parle de robes à volants, de souliers à talons, d’éventail et de castagnettes, l’enfant va donc aller chercher dans la page d’autocollants ces objets pour les rajouter sur l’image. Il apprend des petites choses tout en s’amusant, et travaille aussi la motricité fine. En fin d’ouvrage une double page sans texte, donc pas d’indice. Ici l’enfant doit deviner. Les autocollants sont repositionnables ce qui est toujours agréable.

Pour les plus petits Fleurus sort depuis quelques années des petites pochettes Autocollants des bébés. Je les ai plusieurs fois conseillés à des amis pour de très jeunes enfants car je les trouve pratiques pour le train. Les autocollants sont assez épais et donc adaptés pour les petites mains. Les thèmes sont toujours assez bien choisis. Dans cet exemple ce sont Les couleurs. L’enfant doit positionner les autocollants de la bonne couleur dans le groupe qui lui correspond (le soleil dans le groupe jaune, la fraise dans le groupe rouge,…) les formes de l’objet en question sont représentées dans le groupe, pour aider l’enfant. Ici aussi c’est repositionnable et le décor où les enfants collent est plastifié. Au dos, des petites devinettes pour jouer avec l’enfant : un petit texte du genre Je suis le bébé de la poule, je suis tout jaune et j’ai un bec pointu. Il y a pas mal de titres dans cette collection et qu’on aime ou pas le graphisme je la trouve super pratique. Seul point négatif, les autocollants ne collent pas super bien… mais ça peut se transformer en point positif lorsque l’enfant a dans l’idée d’en coller partout dans la maison !

Gautier-Languereau n’édite pas que de supers albums, ils font aussi des petits coloriages et autocollants très charmants. La collection Petit Lapin Blanc est parfaite pour le voyage. Petit format, petit prix et c’est très beau. Chaque livret comprend 8 petits coloriages sur un thème (en vacances, en famille, les jeux, les animaux) et des autocollants pour décorer soit le coloriage… soit autre chose ! Les dessins sont simples et les enfants à partir de la maternelle pourront colorier avec plaisir. C’est vraiment une très jolie collection.

On reste dans les coloriages et dans les petits formats avec un Mini-livre Dessins et coloriages sur Les motifs, de chez Usborne. Livre carré de 14 cm sur 14 cm de 130 pages ! Ici ce sont dont des motifs qu’il faut colorier, parfois compléter. C’est plutôt un travail minutieux, on s’adresse donc aux plus grands… et pourquoi pas aux adultes ?! Les dessins sont plutôt jolis et ont un côté psychédélique que j’aime assez ! Décidément chez Usborne on trouve plein de petits trucs très sympa comme ça en loisirs créatifs et toujours à un prix intéressant.

D’ailleurs on reste chez Usborne avec un objet assez original, une boîte avec 20 cartes d’anniversaire à colorier. L’idée est intéressante, non ? Les 20 cartes sont différentes et sont accompagnées de 20 enveloppes à rayures. Ce sont des cartes doubles, cartonnées et les illustrations sont vraiment sympa. Je trouve qu’on peut même les envoyer sans les colorier, elles sont très belles comme ça et pour le coup ça vous fait 20 cartes d’anniversaire à un petit prix ! L’enfant qui la reçoit pourra la colorier lui même. Une idée originale que j’aime beaucoup.

Allez on reste encore chez Usborne mais ce coup-ci on les fait travailler un peu… mais en y prenant du plaisir ! Dans la collection Je trace, j’efface on trouve deux cahiers plastifiés accompagné chacun d’un feutre effaçable : un sur les lettres et l’autre sur les chiffres. Ici l’enfant droit repasser sur les pointillés les lettres et les chiffres qui lui sont présentés dans un décor ! Je trouve l’idée originale. Il dessine donc des clubs de golf en forme de d, un toboggan formé de j et de g,… ça lui permet de se familiariser avec les lettres et d’apprendre à tracer quelque chose de précis avec un crayon. En fin d’ouvrage des lignes à faire avec chaque lettre et chaque chiffre. Ma fille a adoré !

On termine par un grand classique des travaux manuels… les gommettes ! Un petit livre sortit chez Fleurus vous propose des modèles à suivre pour faire des Tableaux avec des gommettes. En début d’ouvrage on explique aux enfants comment faire et quel matériel avoir (bien sur des gommettes mais aussi du papier de couleur, des ciseaux et de la colle) puis donc c’est parti pour 14 modèles avec explications. L’enfant va pouvoir reproduire une mare au canard, un potager, une plage, une route,… On lui indique quelles gommettes utiliser, combien, où les mettre, comment créer son fond,… J’aime beaucoup ce genre d’ouvrage qui faire mettre un premier pas dans la création. L’enfant apprend les techniques et très vite il invente, de lui-même des tas de tableaux.

Voilà vous avez de quoi les occuper à la maison pour ces journées bien froides ou dans le train qui les mène chez les grands-parents ou aux sports d’hiver !

Enfants du monde et Le cirque dans la collection Autocollants chez Fleurus
Conception et texte d’Émilie Beaumont et Nathalie Bélineau, images de Mélopée. 3,50€ chaque
Public : 3 à 6 ans d’après l’éditeur.

Les couleurs dans la collection Autocollants des bébés chez Fleurus
Conception : Émilie Beaumont et Nathalie Bélineau, pâte à modeler de Christelle Mekdjian, prises de vues : René Brassart. 2,50€
Public : 3 à 6 ans d’après l’éditeur, dès 2 ans d’après moi.

En vacances, En famille, Les .jeux et Les animaux dans la collection Coloriages & stickers Petit Lapin Blanc chez Gautier-Languereau. 2,50€ chaque.
Public : Je dirais à partir de 4 ans.

Les motifs dans la collection Mini-livre dessins et coloriages chez Usborne
de Lizzie Barber, Keith Furnival, Ruth Russel, Kirsteen Rogers, 7€.
Public : Je dirais à partir de 6 ans

20 cartes d’anniversaire à colorier de chez Usborne
Illustrations de Candice Whatmore 7€50
Public : pas vraiment d’âge, suivant ce qu’on en fait !

Les lettres et 1.2.3 dans la collection Je trace, j’efface chez Usborne
Illustration de Stacey Lamb. 6€ chaque
Public : à partir de 3 ans d’après l’éditeur et moi aussi !

Tableaux en gommettes de Mayumi Jezewski chez Fleurus. 6,50€
Public : à partir de 3 ans d’après l’éditeur, moi je dirais au moins 4 ans.

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A part ça ?

Un site avec des tutoriaux sympas pour faire des activités créatives originales : http://www.minieco.co.uk/minieco-tutorials. Malheureusement le site est en anglais mais certains tutoriaux sont très simples et je suis certain qu’il y a des bilingues parmi vous !

Gabriel

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