La mare aux mots
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Histoires d’amour

Deux qui s’aiment

Par 29 septembre 2014 Livres Jeunesse

Aujourd’hui deux albums coups de cœur, deux albums qu’on lit avec les poils qui se dressent.

Ce n'est pas compliquéAvec Louise, sa voisine, ils ne parlent pas beaucoup. Ils se regardent à travers la fenêtre puis ils se retrouvent pour dessiner. Avec leurs craies, ils mettent de la couleur sur le sol de la rue et tant pis si les voitures passent sur leurs dessins. C’est une forêt qu’ils dessinent. Parce qu’un jour Louise lui demande ce qu’il a dans la tête, le petit garçon se dit que ce n’est pas compliqué de savoir… suffit d’ouvrir du bon côté…
Ce n’est pas très compliqué est un album extraordinaire, d’une infinie poésie. Tant dans les illustrations que dans le texte. Samuel Ribeyron est un grand auteur/illustrateur, il le prouve encore ici. On va visiter la tête du petit garçon, les forêts qu’elle contient. Puis Louise déménagera et l’on ira voir ce qu’il y a dans le cœur du héros de l’histoire, ce n’est pas très compliqué, il n’y a qu’à ouvrir du bon côté.
Les illustrations sont magnifiques, et HongFei a fait un beau travail d’édition avec ce livre : un beau papier, des pages épaisses, un grand format.
Ce n’est même pas un coup de cœur, c’est au-delà. Un des plus beaux (le plus beau ?) albums de cette année. Un ouvrage à découvrir absolument, à offrir à ceux qu’on aime.
De nombreuses illustrations intérieures sur le site de HongFei (et même une interview de Samuel Ribeyron à propos de ce livre).

AvantLe petit voleur de temps lundi, il ne la connaissait pas, il ne savait même pas qu’elle existait, les jours se ressemblaient… puis il l’a vu. Il l’a regardé pendant ce qui lui a semblé être un instant, mais d’après son ami c’était long. Il voulait tout savoir d’elle, il imaginait sa vie. Mardi, elle a donné une enveloppe à son ami, pour lui. Elle lui donnait rendez-vous jeudi… mais jeudi c’est loin… si loin…
On parle ici du temps et de relativité des durées (quand on regarde celle qu’on aime, le temps passe plus vite que quand on attend de la revoir), mais on parle surtout d’amour. Le texte et les illustrations de Nathalie Minne sont délicats et poétiques. Là aussi, il y a un beau travail d’impression, c’est un grand ouvrage avec une couverture légèrement en relief.
Une magnifique histoire d’amour avec des illustrations délicates, un ouvrage d’une extrême poésie.
Plusieurs illustrations sur le blog de Nathalie Minne.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Samuel Ribeyron (Les plus belles chansons anglaises et américaines, 38 perroquets, Le grand papa et sa toute petite fille, Super Beige, Super Beige, le retour, Beau voyage, Yllavu, Pi, Po, Pierrot et Salade de fruit. Et aussi les films Et 10,11,12 Pougne le Hérisson, L’hiver de Léon, Le printemps de Mélie et L’été de Boniface). Retrouvez aussi notre interview de Samuel Ribeyron.

Ce n’est pas très compliqué
de Samuel Ribeyron
HongFei
16,50 €, 257×348 mm, 42 pages, imprimé en Slovénie, 2014.
Le petit voleur de temps
de Nathalie Minne
Casterman dans la collection les albums Casterman
14,95 €, 280×360 mm, 32 pages, imprimé en Espagne, 2014.

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Ces rencontres qui changent une vie

Par 7 octobre 2013 Livres Jeunesse

Mademoiselle TricotinMademoiselle Tricotin tricotait en permanence. Tout ce qu’elle pouvait tricoter, elle le faisait ! Avec l’ombre du vent elle faisait des bonnets, avec le coucher de soleil un cache-oreilles… toujours elle agitait ses aiguilles et tricotait, tricotait… Un jour elle trouva un fil dans l’air et commença à tricoter des chaussettes avec… sauf que plus elle tricotait, plus on la détricotait… à l’autre bout une autre paire d’aiguilles, celle d’un joli monsieur…

Alice Brière-Haquet signe encore une superbe histoire pleine de poésie. L’histoire de deux amoureux qui refont le monde en mieux. Les mots sont comme toujours avec cet auteur très bien choisis et les illustrations de Célia Chauffrey ajoutent encore plus de tendresse et de poésie à l’histoire. Un très bel album sur les belles rencontres.
Le même vu par Sous le feuillage et par Œil d’ailleurs.

Monsieur MatuvuMonsieur Matuvu c’est le genre d’homme qui aime être vu. Toujours impeccable, il faut qu’on le remarque, qu’on envie son élégance. Mais un jour qu’il est victime d’un pickpocket le voilà qui quitte les beaux quartiers et qu’il s’aventure dans les quartiers modestes. C’est là qu’il va faire une rencontre qui va changer sa vie.

C’est une très belle histoire d’amour ici aussi que nous raconte Catherine Lafaye-Latteux. En fond on parle des différences sociales et de l’amour qui réunit les êtres peu importe leurs différences. On parle aussi de la peur de perdre l’autre quand on n’est plus ce qu’on était au moment de la rencontre. Les illustrations d’Alice de Page sont lumineuses et font de l’ouvrage un grand album très esthétique. Là encore un très bel album plein de poésie.
Extraits en ligne.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres d’Alice Brière-Haquet (Une vie en bleu, Aliens mode d’emploi, Dis-moi l’oiseau, Le peintre des drapeaux, Paul, A quoi rêve un pissenlit ?, Perdu !), de Célia Chauffrey (Matachamoua) et de Catherine Lafaye-Latteux (Pioupiou aux petits pois, Arsène Lopin, Le célèbre cabrioleur, Meuh non ! Y’a pas que les vaches qui pètent qui polluent la planète). Retrouvez aussi nos interviews d’Alice Brière-Haquet et de Catherine Lafaye-Lateux.

Mademoiselle Tricotin
Texte d’Alice Brière-Haquet, illustré par Célia Chauffrey
Les p’tits bérets dans la collection La tête sur l’oreiller
12,90€, 210×210 mm, 24 pages, imprimé en Espagne, 2011.
Monsieur Matuvu
Texte de Catherine Lafaye-Latteux, illustré par Alice de Page
Mazurka
13€, 200×290 mm, 32 pages, imprimé en Union Européenne, 2013.

A part ça ?

Du 16 octobre au 17 février, La Cité de l’architecture et du patrimoine (Paris) propose aux 7/12 ans des ateliers sur la période de L’Art Déco à l’occasion de l’exposition Grandir en 1925. Les enfants sont invités à choisir parmi les thèmes présentés, ensuite ils peuvent  reproduire ou inventer des motifs Art Déco à partir d’une sorte de tangram, jouer avec l’équilibre en construisant des bâtiments colorés miniatures,… Plus de renseignements sur le site de la Cité de l’architecture et du patrimoine : http://www.citechaillot.fr/fr/activites/jeune_public/ateliers/25303-couleurs_formes_et_harmonie.html

Gabriel

 

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Et si l’amour c’était pas du pipeau ?*

Par 3 juin 2013 Livres Jeunesse

L’amour l’amour l’amour toujours ce vieux discours*… pourtant parfois les albums jeunesse savent nous en parler joliement.

Parfois l’amour ne tient qu’à un pigeon…

L'oeil du pigeonLéon a toujours été là dans les prémices de l’histoire d’amour de Youri et Rose. Quand ils se sont croisés la première fois (et que Rose était encore dans le ventre de sa mère), quand ils ont joué dans le même bac à sable sans se voir, quand ils se sont croisés sans s’échanger de regard à la fête foraine, quand ils ont eu leur premier baiser… chacun de leur côté mais pas loin l’un de l’autre. Sans Léon il est possible que l’histoire de Youri et Rose n’ai jamais commencé ! Comme quoi les pigeons, c’est bien plus utile qu’on pourrait le croire…

Une histoire d’amour vue par un pigeon (qui ne fait pas que voir d’ailleurs, il participe à la rencontre… d’une façon très particulière !), c’est original et bien trouvé. l'oeil du pigeon-p11-12C’est une très belle histoire que nous raconte Séverine Vidal, une histoire dont l’humour du texte et des illustration désamorce tout début de mièvrerie. Le pigeon est là à chaque étape  importante de la vie de ces deux amoureux (le retrouverez-vous dans chaque planche ?), c’est lui qui nous raconte leur histoire. C’est un magnifique album plein de tendresse et d’humour (humour souligné par les dessins) sur l’amour et sur les hasards de la vie.

Quand c’est la musique qui rapproche les gens…

Herman et rosie pour la vieHerman et Rosie n’habitaient pas très loin l’un de l’autre, à New York. Ils étaient seuls au milieu de la foule, faisant parfois un peu la même chose pas très loin l’un de l’autre, dans la solitude de leur appartement. Le soir, parfois, Rosie chantait dans un club de Jazz. Parfois, le soir, Herman jouait du hautbois sur son toit. Chacun entendit la mélodie de l’autre et la garda en tête, allaient-ils finir par la jouer ensemble ?

Herman et Rosie pour la vie est un très bel album avec une ambiance « Jazz à New-York ». Sa couverture évoque un vinyle et on a l’impression d’entendre de la musique en lisant cette histoire sur la solitude dans les grandes villes, l’amour et le hasard des rencontres. Magnifiques illustrations, un texte touchant, un bien bel album.

On quitte New-York pour Paris et on continue en musique… au son du piano du pauvre !

Jean et MargueriteJean sa passion c’est l’accordéon, dès qu’il le peut ce boulanger quitte son fourneau et en avant la musique ! Seulement voilà… Jean est seul… Comment séduire une belle avec un piano à bretelle ? Marguerite est une couturière, et tandis qu’elle coud elle ne pense qu’à une chose … le prochain bal ! Faut dire qu’elle adore danser, que ça soit la java ou la guinguette, Marguerite adore ça. Marguerite ne sait pas encore que bientôt c’est la musique de Jean qui rythmera ses pas…

Jean et Marguerite est un très bel album à laJean et marguerite musique bien de chez nous, avec son air de musette. Une histoire très touchante (d’autant plus quand on sait qu’elle est inspirée d’une histoire vraie), une très belle histoire sur une rencontre, sur l’amour. Les illustrations sont toutes douces mais pas mièvres, avec beaucoup de mouvement… comme un bal musette.

Il y a des histoires d’amour qui commencent mouillées !

Sous la pluieRien ne prédestinait Gaston et Rosalie à se rencontrer… surtout pas sous la pluie ! Lui, la pluie, il déteste ça, quand on est mouillé on peut tomber malade. Elle, la pluie, elle adore, ça lui donne envie de danser dessous. Quand il a peur d’abîmer ses chaussures, elle, elle danse dans les flaques. Pourtant alors que l’une sourit et l’autre râle ces deux-là vont tomber amoureux l’un de l’autre.

Belle histoire ici aussi, histoire d’amour entre deux opposés… Sous la pluiequi finalement trouveront un terrain d’entente. Et puis au final la pluie, même si on n’aime pas ça… en amoureux c’est différent ! C’est aussi un texte sur des regards différents sur une même chose, l’un positif et l’autre négatif. Un texte très poétique, des illustrations un peu « rétro », font de Sous la pluie… un album plein de charme.

Et il y a aussi les histoires légendaires…

Les Amoureux du CielTisserande était une des sept filles de l’empereur du royaume des cieux. Un jour où elle était sur Terre avec ses sœurs elle s’éprit d’amour pour un jeune paysan. Forcément son père n’accepta pas cette relation et malgré leur amour, leur mariage et leurs deux enfants il fit en sorte qu’ils ne se voient plus qu’une fois par an.

J’avais déjà chroniqué un ouvrage racontant cette magnifique légende chinoise, Les étoiles amoureuses de Céline Lavignette-Ammoun et Kim Dong-seong. mais c’est ici un ouvrage très différent. Il s’adresse à un public plus jeune et les illustrations (magnifiques) de Peggy Nille sont d’un tout autre style que celles de Kim Dong-seong, plus colorées. C’est une vieille légende qui explique l’origine de deux étoiles (les deux amoureux du ciel) qui se rejoignent un jour par an. Un très beau conte ancien, plein de poésie.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué plusieurs livres de Séverine Vidal (Au pays des vents si chauds, Petit Minus, Le laboureur de nuages & autres petits métiers imaginaires, La grande collection, Mon papa est zarzouilleur, Clovis & le pain d’épices, Rien qu’une fois, Philo mène la danse, Plus jamais petite, Comment j’ai connu papa, Arsène veut grandir, Lâcher sa main, Rouge Bitume, Comme une plume, J’attends Mamy, Roulette Russe tome 1 Noël en juillet, Je n’irai pas, Léontine, princesse en salopette, Mamythologie, On n’a rien vu venir, Du fil à retordre, Prune, tome 1 : La grosse rumeurPrune, tome 2 : Le fils de la nouvelle fiancée de papa, Prune, tome 3 : Prune et la colo d’enfer, 5h22, Les petites marées et La meilleure nuit de tous les temps), Nancy Guilbert (Aliénor et le trésor dérobé) dont un avec Lilly Seewald (A la rencontre des mamans) et Peggy Nille (Mes créations du monde entier, Le nom du diable, Contes d’un autre genre, et Mes créations du monde-Europe). Retrouvez aussi notre interview de Séverine Vidal et notre interview de Peggy Nille.

L’œil du pigeon
de Séverine Vidal, Illustré par Guillaume Plantevin
Sarbacane
15,50€, 218×390 mm, 26 pages, imprimé en France, 2013.
Herman et Rosie pour la vie
de Gus Gordon (traduit par Dominique Boutel)
Gallimard Jeunesse
13€, 260×290 mm, 30 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Jean et Marguerite
de Manuel Rulier, illustré par Delphine Garcia
Les p’tits bérets dans la collection La tête sur l’oreiller
12,90€, 210×205 mm, 32 pages, imprimé en France, 2013
Sous la pluie…
de Nancy Guilbert, illustré par Lilly Seewald
Les p’tits bérets dans la collection Sur la pointe des pieds
13,90€, 297×220 mm, 24 pages, imprimé en France, 2013
Les amoureux du ciel
Auteur non indiqué, illustré par Peggy Nille
Nathan dans la collection Les petits cailloux du monde
5,50€, 173×200 mm, 27 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2013.

A part ça ?

Chaque mois A l’ombre du grand arbre donne aussi ses coups de cœur du mois, et on aime aller y jeter un œil !

Gabriel

*références à Pipeau de Brigitte Fontaine

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Poux et plumes

Par 29 octobre 2012 Livres Jeunesse

David, Elise, Anne-Laure, Florian et Gonzague, quatre jeunes parisiens des beaux quartiers, quatre jeunes qui vont déraper. Il suffit de presque rien, un micro évènement va les faire tomber dans quelque chose qu’ils n’avaient pas prévus, chacun va être entraîné par le groupe mais jusqu’où ?

Mon résumé est (comme souvent je sais) très incomplet, je ne savais pas de quoi parlait le livre avant de le lire (je ne lis presque jamais les quatrièmes de couv’) et je n’ai pas regretté, j’ai été pris dans l’escalade du récit (ou dans la chute des personnages, au choix). Donc je ne vous en dis pas plus mais s’il vous faut savoir de quoi parle précisément le livre vous trouverez des résumés un peu partout.

Ce livre est un coup de poing dans l’estomac, on en reste sans voix. Je l’ai lu d’une traite dans mon lit et j’ai eu du mal à trouver le sommeil, puis il a habité mes rêves (à mon réveil je n’avais d’ailleurs qu’une envie, interviewer l’auteur, interview que je vous proposerai très bientôt). C’est un roman qui marque, qui ne laisse pas indifférent. On y parle de racisme, de préjugés. On tremble en se demandant quel sera le dénouement, on a envie de parler à ces jeunes en disant « ne fais pas ça » quand on s’aperçoit dans quel engrenage ils ont mis le doigt, vers où ils vont. Clémentine Beauvais a une façon d’écrire qui scotche, une vraie plume. Ses mots claquent, cognent là où il faut. On est happé par son texte et on ne s’en remet pas vraiment. Un roman (à se procurer de toute urgence) en partenariat avec Amnesty International, d’une auteur à suivre de très près !
à partir de 14 ans d’après l’éditeur

Lisa est une jeune fille de presque 13 ans. Elle est heureuse : cet été elle part aux États-Unis en vacances… sauf qu’il y a un souci et que finalement ça sera dans la maison de sa grand-mère en pleine campagne française ! Ces vacances vont être de celles qui changent une vie (premiers amours, premières règles… et des plumes qui poussent sur la tête !)

J’ai été dérouté et à la fois séduit par ce roman. Tout est « normal » dans le récit si on excepte le fait que Lisa a des plumes qui lui poussent sur la tête, une sorte de côté fantastique au milieu d’un récit tout ce qu’il y a de plus normal. Lorsque ces plumes sont apparues dans le roman j’ai eu un peu peur, j’ai trouvé que c’était un peu ridicule, j’ai failli arrêter… et en fait… En fait on est vite happé par l’histoire de la jeune fille, par son histoire d’amour avec ce garçon étrange, par sa grand-mère et les femmes qui l’entourent. Lisa doit cacher ses plumes aux yeux des autres et surtout de celui dont elle est amoureuse (quelle serait sa réaction !). On parle ici d’accepter l’autre tel qu’il est, malgré ses différences. On parle surtout de l’amour, celui qui marque. Alice de Poncheville a une très belle écriture, qui nous emmène loin avec elle (jusqu’à accepter des choses qui nous semblent saugrenues). Le roman est beau, émouvant, envoûtant parfois. Après je pense que c’est à chacun de voir ce que représente pour lui cette histoire de plumes…

Quelques pas de plus…
Clémentine Beauvais a répondu à notre question « Peut-on tout écrire dans un livre pour enfants ? », sa réponse est ici.

La pouilleuse
de Clémentine Beauvais
Sarbacane
8,50€, 120×180 mm, 112 pages, imprimé en Bulgarie
Mon amérique
d’Alice de Poncheville
L’école des loisirs dans la collection Médium
8,50€, 125×190 mm, 166 pages, imprimé en France

A part ça ?

Le livre Fenêtre sur les déchets et recyclage d’Alex Frith et Peter Allen (que nous avions chroniqué ici) est lauréat du Prix de la petite Salamandre 2012. Félicitations aux éditions Usborne !

Gabriel

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La belle amour… ( + concours)

Par 6 juillet 2012 Livres Jeunesse

Que l’on est bête
Quand on est amoureux
Que l’on est bête
Mais comme on est heureux.
En amour, l’esprit est une enclume
Et c’est lourd
Quand on est fait de plumes.
Thomas Fersen – Que l’on est bête

Raphaël aime Colombe depuis la toute première fois qu’il l’a vue. Pourtant elle était de dos, il marchait derrière elle et BAM ! L’amour fou ! Un amour réciproque. Et pas le genre petite amourette d’ado, non non un amour vrai, beau, qui rend dingue… surtout le jour où les parents de Raphaël vont lui interdire de continuer à voir Colombe…

Comme d’habitude Séverine Vidal fait mouche, sa belle histoire nous attrape dès le départ (dès les premiers mots Quand on tombe amoureux, on tombe pour de vrai. Aimer, c’est s’écrouler dans les escaliers, c’est se fendre la cheville en deux, avoir l’os qui ressort et hurler à mort en attendant les secours. Niveau douleur, c’est à peu près ça.) et ne nous lâche pas avant la fin, on reste tout le long de la lecture avec un sourire béat, admiratif (jaloux ?) des ailes que peuvent donner parfois l’amour, cette inconscience qu’ont les jeunes amoureux. La force aussi du roman c’est que Séverine Vidal ne ridiculise pas cet amour de deux jeunes ados qui sont en sixième, il n’est pas dit ou sous-entendu que ce n’est pas une vraie histoire, au contraire. On sourit, on est ému, c’est du Séverine Vidal… et du grand Séverine Vidal. Et c’est beau… c’est bien écrit, avec un vrai style, des mots bien choisis, les phrases sont bien tournées, elles sont belles… C’est drôle parfois de penser quels sont les auteurs qui auront marqué les adultes de demain, ceux d’aujourd’hui se souviennent avec nostalgie des livres qu’ils ont lu ado de Marie-Aude Murail ou de Gudule, les adultes de dans 10 ans se souviendront avec émotion des livres de Séverine Vidal, à n’en pas douter.

Quelques pas de plus…
D’autres livres de Séverine Vidal chroniqués sur La mare aux mots : Philo mène la danse, Plus jamais petite, Comment j’ai connu papa, Arsène veut grandir, Lâcher sa main, Comme une plume, J’attends Mamy, Roulette Russe tome 1 Noël en juillet; Je n’irai pas, Léontine, princesse en salopette, Mamythologie, On n’a rien vu venir, Du fil à retordre, Prune, tome 1 : La grosse rumeurPrune, tome 2 : Le fils de la nouvelle fiancée de papa, Prune, tome 3 : Prune et la colo d’enfer, 5h22, Les petites marées, L’interview que j’avais fait d’elle est ici et ses réponses à Dis, c’est quoi ton métier… .

La meilleure nuit de tous les temps
de Séverine Vidal
Rouergue dans la collection Dacodac
7,50€, 87 pages,120x170mm, imprimé en France

  A part ça ?

Dans le Hors-Série du pavé je vous ai proposé un concours que je vous rappelle ici : nous avons décidé de vous offrir deux très bons romans dédicacés. Pour cela envoyez-nous par mail à concours(at)lamareauxmots.com le nom de votre dernier coup de cœur littéraire. Deux personnes seront tirées au sort pour gagner Les petites marées dédicacé par Séverine Vidal et Des crêpes à l’eau dédicacé par Sandrine Beau. Vous avez jusqu’au 31 août 2012. Les résultats seront donc annoncés sur le blog et sur notre page Facebook (https://www.facebook.com/lamareauxmots) le 1er septembre.

Gabriel

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