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Ingrid Chabbert

Des livres jeunesse LGBTQ+ [CHRONIQUE EN ACCÈS LIBRE]

Par 29 juin 2018 Livres Jeunesse

Demain, à Paris, aura lieu la marche des fiertés, l’occasion une nouvelle fois pour nous de mettre un coup de projecteur sur des livres qui mettent en avant des personnages homosexuels (que ça soit les héro·ïne·s des histoires ou leurs parents), bisexuels ou transgenres. Pour rappel, nous avons déjà fait deux chroniques sur le sujet ici et , nous avons un tableau pinterest regroupant les livres chroniqués et nous préparons un dossier très complet… mais en attendant ce dossier voici donc quelques livres avec des personnages LGBTQ+ ! Pour cette chronique, exceptionnellement, je serai parfois obligé de vous révéler la fin, car c’est parfois dans les dénouements que l’on comprend le rapport avec le thème de la chronique… j’espère que vous ne m’en voudrez pas !

Des albums…

Camille aime Baptiste. Avant Baptiste, d’autres ont fait battre son cœur, mais aujourd’hui c’est Baptiste et ça, ça change tout ! Camille pense à lui sans arrêt, lui écrit des poèmes et rougit en les lui donnant… ce qui fait aussi rougir Baptiste… car Baptiste aussi aime Camille. Au fait, Camille est un garçon, et alors, qu’est-ce que ça change ?
Très beau texte d’une autrice dont on aime beaucoup la plume, Cathy Ytak. Un texte extrêmement délicat, poétique, sensible. Et les illustrations de Daniela Tieni l’accompagnent à merveille. L’autrice joue avec la surprise (nos visions hétérocentrées penseront d’abord que Camille est une fille). On est loin ici des clichés et, contrairement à la plupart des livres sur le sujet, rien n’arrive de négatif aux deux héros de l’histoire. À noter que ici, et c’est tellement exceptionnel qu’il faut le signaler, on parle de bisexualité car les héros ont aussi été amoureux de filles.
Un très bel album sur deux garçons qui sont amoureux, avec un texte très poétique et des illustrations qui le sont tout autant.

TA TAAA !!! AVIS À LA POPULATION ! C’est le grand jour, aujourd’hui le prince Jean-Georges doit se marier, son père, le roi Grobull, l’a décidé ! Toutes les vaches du pays sont invitées à se présenter, afin que le prince choisisse son élue. Mais aucune ne lui plaît… Ce n’est pas grave, le roi convoque les truies, après tout il ne veut qu’une chose que son fils soit HEU-REUX ! Le prince sait avec qui il veut se marier… mais comment le dire à son père… Pourtant si celui-ci veut à ce point qu’il soit heureux, il devrait accepter…
Beaucoup d’humour et de magnifiques illustrations en volume (la marque de fabrique de Christian Voltz) dans cet album où le prince se mariera finalement avec son ami le bélier. Ici non plus il n’est pas question de harcèlement, d’amours tristes… mais juste d’oser le dire à son père (qui finalement ne le prendra pas si mal, le tout c’est que son fils soit heureux, non ?)
Un album plein d’humour, avec un texte dont la lecture à voix haute est un régal, pour rappeler que dans la vie, le plus important c’est d’être HEU-REUX !


À noter aussi la réédition (avec quelques micro-changements et un format plus petit) de BOUM BOUM et autres petits et GRANDS bruits de la vie de Catherine Latteux et Mam’zelle Roüge aux éditions Pourpenser. On avait chroniqué ici ce joli album (à l’époque où il est sorti chez Frimousse) où l’on croise un jeune garçon amoureux d’un autre jeune garçon.

Des BD…

Dans la vie de Bichon, il y a un nouvel instituteur (le fameux remplaçant super beau de l’année dernière), sa copine Agnès (qui cache un secret) et toujours le beau Jean-Marc (qui vit quelques moments pas très drôles), mais en ce moment y’a plus trop sa grande amie Myriam (qui n’a plus le droit de jouer avec Bichon, sa mère le lui interdit). Ce qui préoccupe notre jeune héros, c’est les lettres d’amour qu’il vient de recevoir. Qui est amoureux·euse de lui ? Et quels sont les secrets qui semblent ronger tout son entourage ?
Quel bonheur toujours de retrouver Bichon, le fan de princesse Ploum qui craque sur le beau Jean-Marc. David Gilson a créé un héros gay qui plaît énormément aux enfants ! Ses aventures sont pleines d’humour (et d’amour). Dans cet album, on parle comme toujours des stéréotypes de genre, mais ici on parle beaucoup des choses que l’on cache alors qu’on devrait tout simplement vivre en étant soi-même. La toute dernière planche nous fait un peu peur… Est-ce le dernier tome ? On n’espère pas !
Une BD pleine d’humour avec un jeune héros gay.

Végétaline est une princesse qui vit en haut d’une grande tour et souffre d’une maladie étrange. Codette a fui son pays en guerre avec ses parents. Lors d’une soirée chez Végétaline (où celle-ci est alitée comme d’habitude) et suite à un pari, Codette s’introduit dans la chambre de Végétaline pour l’embrasser… Sauf que ce baiser va déclencher chez les jeunes filles des choses auxquelles elles ne s’attendaient pas…
Bienvenue dans l’univers barré de Lisa Mandel, ici l’on croise des animaux transgéniques, des inventeurs fous qui aiment visiblement se déguiser en Bioman, des filles possédées par d’étranges phénomènes… Et au milieu de tout ça, une belle histoire d’amour entre deux filles. Ici, ça fait partie de l’histoire, personne ne s’étonne ou se choque de l’amour des deux filles… et ça fait du bien !
Une super BD avec des héroïnes amoureuses.

Un beau jour, Yaichi voit débarquer le mari de son frère, mort quelque temps plus tôt. Pour ce Japonais qui élève seul sa fille, l’arrivée que cet homosexuel canadien n’est pas une chose qui le réjouit, ses premières paroles sont d’ailleurs assez violentes. Pourtant très vite, entre les deux hommes les relations vont se pacifier, notamment grâce à la petite Kana et sa naïveté d’enfant.
Le mari de mon frère est un manga (qui se lit dans le sens japonais) mettant donc en scène un homme plutôt homophobe et le mari de son frère. Le héros de l’histoire va s’interroger au contact de son beau-frère sur sa vision des homosexuels et se rendre compte que certaines idées reçues sont idiotes. On parle aussi du deuil (d’autant plus difficile pour le jeune veuf, car son beau frère est le frère jumeau de son ancien mari et la ressemblance le trouble énormément). Le manga est entrecoupé de deux « petits cours de culture gay » plutôt amusants. À noter que l’auteur est artiste érotique gay et ça se sent dans la façon dont il dessine les corps masculins (mais rassurez-vous si certain·e·s prendront du plaisir à voir ces corps sublimés, les plus jeunes enfants ne verront rien d’érotique dans ces planches).
La cohabitation difficile (dans un premier temps), entre un Japonais pas très homophile, son beau-frère homosexuel et une petite fille pleine de vie.

Des romans pour les plus jeunes…

Il y a un nouveau à l’école, il s’appelle Camille. Les moqueries commencent déjà dès l’annonce de son prénom « Camille c’est un prénom de fille ! », mais le jeune garçon ne se vexe pas, il explique calmement que ça fonctionne pour les deux genres. Si Camille ne s’énerve jamais, c’est qu’il a une règle d’or : ne pas faire à autrui ce que l’on ne veut pas qu’on nous fasse. Mais pour certains de l’école, c’est encore un sujet de moquerie voire pire…
Camille a un secret que l’on découvrira à la fin du roman, il vit avec ses deux pères. On pourra peut-être regretter que l’explication de l’étrangeté de l’enfant soit qu’il soit élevé par deux hommes (même si au final, Camille est un enfant bien plus philosophe et plus réfléchi que ses camarades), mais voilà là un très beau petit roman accessible vraiment aux lecteurs et lectrices débutant·e·s (sur ce sujet, ce n’est pas si fréquent). On parle donc ici d’homoparentalité, mais aussi de tolérance, de harcèlement scolaire, d’entraide, des secrets entre ami·e·…
Un petit roman très bien écrit sur un jeune garçon qui grandit dans une famille homoparentale et sur les regards extérieurs sur cette famille-là.

L'amoureux de papa Son père et sa mère sont séparé·e·s, mais l’entente entre les deux est bonne. Donc tout se passe bien pour Amandine, mais un jour son père a une annonce à lui faire, il veut lui présenter quelqu’un qui compte beaucoup pour lui. Mais quand Amandine voit arriver son instituteur et que son père lui annonce que c’est son amoureux, son monde bascule.
Là aussi un petit regret (disons-le d’emblée pour passer vite à autre chose et ne pas se focaliser dessus), la mère parle de l’homosexualité de son ex-compagnon alors qu’il aurait peut-être été plus judicieux de parler ici de bisexualité (sexualité désespérément oubliée dans la littérature jeunesse où les choses doivent être ou noires ou blanches, visiblement), mais là encore c’est un joli petit roman, parfait pour les jeunes lecteurs et lectrices (texte court, simple, richement illustré). Ce qui est intéressant ici, en dehors du fait que là encore ça s’adresse aux plus jeunes et que ce n’est pas si courant, c’est le rejet de l’héroïne, les choses ne peuvent pas se passer ainsi, ce qui rend l’histoire totalement réaliste (pas d’angélisme). Le nouveau couple va vivre des moments difficiles, jusqu’à décider de rompre par amour pour la petite fille (mais rassurez-vous, les choses ne se finiront pas aussi mal).
Un roman qui sonne juste sur une petite fille pas contente que le nouvel amoureux de son père soit un garçon, qui plus est son instituteur !

Il a eu 16 ans et il écrit à son père. Il lui écrit qu’il est heureux qu’il y ait Ludovic dans sa vie, Ludovic qui a été là dès la mort de sa mère, à s’occuper de lui, comme un père, justement. Alors aujourd’hui il écrit à son père pour lui dire qu’il faut stopper les mensonges, qu’il sait que Ludovic et lui s’aiment, mais qu’il faut qu’ils le fassent au grand jour, qu’ils doivent se marier maintenant que cela est possible !
C’est une belle déclaration d’amour qu’on trouve dans Mariez-vous ! d’Alain Germain en quatre lettres (deux à son père, une à Ludovic et la dernière à son amoureuse à lui). Une déclaration d’amour d’un fils à son père et à l’homme qui, dans l’ombre, était l’amoureux de son père et s’est occupé de lui. Une invitation à vivre un amour au grand jour, à ne plus vivre caché. En fin d’ouvrage, on trouvera le texte de la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe.
Un roman court, mais fort, avec quatre belles lettres d’amour. Un bel hommage aux familles homoparentales.

Son oncle Mika il l’aime tellement. Toujours le mot pour rire, toujours attentif, attentionné. Alors Jérémie, sept ans, ne comprend pas pourquoi d’un coup il est sorti de sa vie, pourquoi il ne le voit plus. Il a bien surpris des paroles entre ses parents et ses grands-parents. Mais il ne les comprend pas. Que s’est-il passé ? Est-il mort ?
Gwladys Constant propose un très beau roman sur l’intolérance. Car ici l’oncle Mika a été rayé de la famille (avec interdiction de revoir son neveu) parce qu’il est homosexuel. Le texte est très joliment écrit et l’on se met à la place de cet enfant qui ne comprend pas, dans un premier temps, où est passé son oncle, et dans un second temps ce qu’il y a de mal à aimer les garçons… Rassurez-vous, il y aura quelqu’un qui saura apporter du bonheur à l’enfant (mais qui, comme dans la vraie vie, ne fera pas de miracles, la famille restera aussi bête et homophobe, malheureusement).
Un très joli roman, très bien écrit, sur la bêtise de l’homophobie dans une famille.

C’était en colonie de vacances, une fille avait fait battre son cœur. Il y avait eu les nuits où les duvets se rapprochaient, les confidences, la petite flamme dans les yeux devant la scène de baiser au cinéma. Et il y avait eu la dernière nuit de la colo, mais ça, c’est un secret…
Fallait-il mettre C’est notre secret dans cette chronique thématique, c’est un débat et je vous laisserai juger ! Car ici il n’est pas dit que la personne qui nous raconte cette histoire est une fille… mais il ne nous est pas dit que c’est un garçon non plus ! Raphaële Frier, en plus d’avoir une très belle plume, est très maline. Elle a écrit tout ce roman dans lequel on ne connaîtra jamais le genre du héros ou de l’héroïne. On pourra donc s’imaginer qu’il s’agit là d’une petite fille amoureuse d’une autre petite fille… moi c’est en tout cas ce que j’y ai vu.
Un très très beau petit roman, où l’on pourra voir une histoire d’amour entre deux filles… ou pas !

Des romans pour les plus grands…

Nous sommes en août 1947, le jeune Harvey Milk, 17 ans, vient de se faire arrêter par la police alors qu’il était juste en train de lire en bronzant dans un parc. Les rafles d’homosexuels sont de plus en plus fréquentes et Harvey a peur qu’on prévienne sa famille, sa mère ne sait pas que son fils aime les garçons. Quelques années plus tard, il deviendra pourtant l’un des plus célèbres défenseurs des droits des homosexuel·le·s, incitant ses semblables à annoncer leur homosexualité partout afin de faire avancer les choses.
Sorti dans la très bonne collection Ceux qui ont dit non, Harvey Milk, non à l’homophobie est bâti comme un roman. On rencontre ici cet homme, incarné au cinéma par Sean Penn dans le très beau film de Gus Van Sant, de sa jeunesse à sa mort (rappelons qu’il a été assassiné froidement par un homophobe). Le livre est un beau rappel des luttes passées et de celles qui sont encore à venir, d’ailleurs après l’histoire, l’ouvrage nous propose neuf pages sur l’homophobie, les victimes homosexuelles des camps nazis, les combats en France…
Un très beau roman pour rappeler qui était Harvey Milk ou pour rappeler combien la lutte contre l’homophobie reste une chose importante aujourd’hui.

Cent fois on le lui a dit. Cent fois. Qu’un garçon ne doit pas pleurer, qu’un garçon doit se battre pour se défendre, utiliser ses poings. Pourtant il n’y arrive pas. Il continue de pleurer quand on le frappe et ne réplique pas. Il encaisse. Il encaisse les « sale pédé », les autres qui tentent des records de side-kiks sur lui, la terre qu’on lui fait manger et les regards de son père qui font mal.
Une claque, voilà ce qu’est À copier 100 fois, une claque. Un roman court qui se lit d’une traite et dont on sort totalement secoué·e. Un roman extrêmement fort, écrit par une très belle plume (j’avoue que je n’avais jamais rien lu d’Antoine Dole avant ce roman), qui nous fait un nœud dans l’estomac. La relation entre le père et le fils, le harcèlement extrêmement violent dont est victime le jeune héros de 13 ans, ici tout fait mal. Voilà un livre qu’on devrait faire lire en classe…
Il paraît que les garçons ne doivent pas pleurer, je peux vous dire que moi j’ai versé des larmes en refermant celui-ci.

Nina a 15 ans, l’âge où les vacances avec les parents peuvent être de vraies galères… mais on n’a pas le choix. Pour Nina, ce voyage à Barcelone c’est quand même l’occasion de revoir le beau Jesus, un garçon qu’elle a embrassé sur la bouche la dernière fois qu’il et elle se sont vu·e·s… Mais les choses ne se passent pas comme prévu, Jesus est venu avec sa cousine et est plutôt distant, et Nina trouve un sac qui va lui faire faire de belles rencontres, de celles qui changent une vie.
C’est un très joli roman que nous propose Hélène Couturier aux éditions Syros. On y parle de la relation entre une mère et sa fille, entre une ado et sa petite sœur (un peu trop parfaite), des histoires d’amour des parents, des amours de vacances, mais aussi de transidentité. Car on trouvera ici un personnage transgenre que je trouve particulièrement intéressant (bien que le passage sur l’explication de la transidentité me semble un peu didactique). Toutefois, je trouvais intéressant de demander à quelqu’un qui, contrairement à moi, connait bien le sujet de la transidentité, d’avoir son regard sur ce roman. J’ai donc demandé à R (@libre__R sur twitter) son avis, le voici : « J’ai commencé à lire en ayant hâte de rencontrer ce personnage trans que je savais présent dans ce livre. J’ai donc vite déchanté en comprenant où menait l’intrigue : la transidentité comme révélation type “plot twist” vers la fin du roman. Ce personnage est un outil scénaristique pour les protagonistes, et il en devient inaccessible et peu crédible (surtout les propos et dialogues de personnages censés “savoir mieux”). Les questionnements et la réflexion de l’héroïne vont de naïfs à très pertinents, ce qui est cool ! Mais du coup c’était très étrange (et blessant) de voir que le personnage était mégenré jusqu’au bout. » Personnellement, j’ajouterai quand même que d’introduire un personnage transgenre dans ce genre de roman très grand public ne peut pas faire de mal et peut-être renseigner des gens qui connaissent peu le sujet (et on le sait, les haines viennent souvent du fait de ne pas connaître).
Un roman intéressant avec un personnage transgenre, mais qui décevra peut-être ceux et celles qui le liront en voulant lire un roman sur la transidentité.

Simon a 16 ans, il est homosexuel, mais personne ne le sait. Enfin, il y a Blue… Blue c’est un garçon de son lycée, mais il ne sait pas qui il est, ils échangent par mail suite à un message sur le blog du lycée. Et, même s’il ne connaît pas sa vraie identité, Simon craque sur Blue. Mais un jour, un camarade de Simon vient le voir pour lui dire qu’il a lu les mails…
Coup de cœur pour ce roman qui pourtant n’est pas de la grande littérature (on est proche de la lecture de plage, disons les choses), mais ici le suspense est très fort (mais qui est Blue ???), c’est bourré de scènes qui font du bien, c’est drôle, émouvant… Et puis, je dois l’avouer, j’ai versé quelques larmes au moment de la rencontre entre nos deux héros… C’est un roman que je n’arrivais pas à fermer (vous connaissez, le genre qu’on continue sur la route en sortant du métro pour en profiter encore quelques minutes) et j’ai été triste de quitter les héros… mais j’ai appris depuis l’existence d’une suite (Leah à contretemps) et je me réjouis d’avance de retrouver Simon. À noter que le livre sorti tout d’abord sous le joli titre Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens s’appelle désormais Love, Simon… comme l’adaptation qui vient de sortir au cinéma et que la jolie couverture a laissé place à l’affiche du film (ah les lois du marketing…).
Un roman extrêmement charmant, qui parle du coming out, des émois amoureux et de la découverte des codes du milieu homosexuel.

Ça change tout !
Texte de Cathy Ytak, illustré par Daniela Tieni
L’atelier du poisson soluble
16 €, 200×263 mm, 32 pages, imprimé en Espagne chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
HEU-REUX !
de Christian Voltz
Rouergue
13,50 €, 230×210 mm, 40 pages, imprimé au Portugal, 2016.
BOUM BOUM et autres petits et GRANDS bruits de la vie
Texte de Catherine Latteux, illustré par Mam’zelle Roüge
Pourpenser
10,50 €, 160×240 mm, 32 pages, imprimé en France, 2018.
Bichon – T3 – L’année des secrets
de David Gilson
Glénat dans la collection Tchô ! La collec
10,50 €, 215×295 mm, 48 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
Princesse aime princesse
de Lisa Mandel
Gallimard dans la collection Bayou
16,75 €, 175×245 mm, 124 pages, imprimé en Espagne, 2008.
Le mari de mon frère – T1
de Gengorah Tagame (traduit par Bruno Pham)
Éditions Akata dans la collection L
7,95 €, 130×180 mm, 180 pages, imprimé en Italie, 2016.
La règle d’or
d’Isabelle Minière
Éditions du Jasmin
8 €, 130×190 mm, 64 pages, imprimé en France, 2013.
L’amoureux de papa
Texte d’Ingrid Chabbert, illustré par Lauranne Quentric
Kilowatt dans la collection Les kapoches
7,30 €, 140×180 mm, 41 pages, imprimé en U.E., 2017.
Mariez-vous !
d’Alain Germain
Oskar Éditeur dans la collection Court-Mé-trage
6 €, 115×170 mm, 49 pages, imprimé en Europe, 2013.
L’oncle Mika
de Gwladys Constant
Oskar Éditeur dans la collection Court-Mé-trage
6 €, 115×170 mm, 48 pages, imprimé en Europe, 2014.
C’est notre secret
de Raphaële Frier
Thierry Magnier dans la collection Petite poche
3,90 €, 105×150 mm, 48 pages, imprimé en République Tchèque, 2018.
Harvey Milk – Non à l’homophobie
de Safia Amor
Actes Sud Junior dans la collection Ceux qui ont dit non
8 €, 112×177 mm, 96 pages, imprimé en France, 2014.
À copier 100 fois
d’Antoine Dole
Sarbacane dans la collection Mini-romans
6 €, 110×175 mm, 56 pages, imprimé en Bulgarie, 2015.
Trans Barcelona Express
d’Hélène Couturier
Syros dans la collection Hors-Série
15,95 €, 150×220 mm, 224 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2018.
Love, Simon (ou Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens)
de Becky Albertalli (traduit par Mathilde Tamae-Bouhon)
Hachette Roman
17 €, 135×215 mm, 320 pages, imprimé en Espagne chez un imprimeur éco-responsable, 2015.

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Les dinos sont parmi nous…

Par 24 mars 2016 Livres Jeunesse

Vous y croyez, vous, à la disparition des dinosaures ? Non ? Et bien vous avez raison ! La preuve en deux albums farfelus.

Je ne suis pas un loup
Texte de Sophie Lescaut, illustré par Éléonore Thuillier
Kaléidoscope
13 €, 250×250 mm, 32 pages, imprimé en Italie, 2016.
Libérez les dinos ! 
Texte d’Ingrid Chabbert et Anne Loyer, illustré par Estelle Billon-Spagnol
Frimousse, dans la collection Papillon
9 €, 150×210 mm, 48 pages, imprimé en France, 2016.

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Éloge de l’amitié

Par 22 mars 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on s’attache à l’amitié et la solidarité avec trois histoires très différentes mais tout aussi fortes, trois coups de cœur : Tout le monde sait faire du vélo d’Ingrid Chabbert et Maurèen Poignonec, Mon ami le banc d’Emmanuel Darley et Chloé Perarnau et Le Mur d’Anne Loyer et Nathalie Paulhiac.

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L’école et l’amour des livres, des romans premières lectures

Par 7 août 2015 Livres Jeunesse

Je ne veux pas lire !Le moment préféré de la journée de Lili, c’est quand elle est assise sur les genoux de son père et qu’elle écoute l’histoire qu’il lui lit. Donc imaginez sa tête le jour où on lui dit que bientôt elle lira toute seule. Pour elle, c’est hors de question ! Elle refuse d’apprendre à lire, elle ne veut pas sacrifier ce bon moment.
Quitterie Simon et Hervé Le Goff racontent avec humour et tendresse le refus d’apprendre à lire d’une amoureuse d’histoires. Bien entendu, elle se rendra vite compte qu’il y a aussi des tas d’avantages à lire soi-même… et surtout à lire aux autres ! Et puis, même si le livre n’en parle pas, on rappelle qu’on peut continuer de lire des histoires aux enfants qui savent lire.
Un petit roman premières lectures sur le bonheur de lire et de se faire lire des histoires.

une bibliothécaire en voyageUne bibliothécaire se sentait bien seule au milieu de ses livres. Personne n’entrait plus ici. Les livres n’étaient plus ouverts, ils jaunissaient. Notre bibliothécaire décida donc de les emmener en voyage pour leur offrir un bon bol d’air frais. Mais en chemin…
Une bibliothèque en voyage est une véritable publicité pour les bibliothèques hors les murs ! Alors que plus personne ne rentrait dans la bibliothèque, les personnages croisés vont être ravis de trouver un livre qui leur convient. On pense aux camionnettes qui parcourent les villages pour vendre ou prêter des livres (coucou Liliroulotte).
Une belle ode à la lecture et au fait de partager des livres.
Le même vu par Chez Clarabel et Enfantipages.

Drôle d'école !Aujourd’hui, c’est la rentrée des classes et comme c’est Papa qui accompagne Nina à l’école il se trompe d’établissement (ben oui, c’est un père…). Et cette école est vraiment très étrange et les cours qui y sont donnés encore plus. La cantine, n’en parlons pas ! Mais qu’est-ce que c’est que cette école ?
Même si, encore une fois, j’en ai ras le bol des pères qui font n’importe quoi dans les histoires (ben oui, seule une femme sait s’occuper correctement des enfants, voyons), Drôle d’école ! est un petit roman plein d’humour. Comme souvent dans les premières lectures chez Nathan, on lit à deux voix : les parents lisent le texte, les enfants les dialogues dans les bulles.
Un premier jour dans une école très bizarre !
Le même vu par Les lectures de Liyah.

Baron l'école des Super'nimauxDans la maison, Baron, un petit chat, s’ennuie. Il part se promener dans la forêt, il y rencontre des copains avec qui il décide de créer une école où chacun apprendra ce qu’il sait aux autres afin de s’entraider, l’école des Super’nimaux !
Baron, l’école des Super’nimaux est entre la BD et le roman première lecture. De grandes illustrations, parfois des cases, un texte relativement court coupé en chapitres, c’est parfait pour les jeunes lecteur-trice-s, surtout pour ceux et celles qui ne sont pas forcément attirés par les romans peu illustrés. On y parle d’entraide, de partager les connaissances, d’accepter les autres tel-le-s qu’ils/elles sont.
Une école dans laquelle on aimerait être élève !

Tu es trop bavard, Léonard !Et bla bla bla et bla bla bla, Léonard est du genre bavard. Ça commence dès le matin et à l’école on n’en peut plus. À tel point que ses copains et copines préfèrent se mettre des crottes de chèvre dans les oreilles plutôt que de l’entendre encore. Mais un jour…
Tu es trop bavard, Léonard ! est sur le même principe que Drôle d’école ! (les parents lisent la narration et les enfants lisent les dialogues dans les bulles). On s’amuse beaucoup avec ce petit singe qui est un vrai moulin à paroles. Malheureusement, comme souvent dans les histoires, il lui faudra faire un exploit pour se faire accepter.
Un roman premières lectures plein d’humour.
Le même vu par Les mercredi de Julie, Les lectures de Liyah et Maman Baobab.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres ouvrages de Quitterie Simon (Le renard perché), d’Hervé Le Goff (Comptines de l’ogre et de la sorcière, Le livre vert du printemps, Le livre vert de l’été, Le canari qui faisait pipi au nid, L’épouvantail qui voulait voyager et Plus de bisous !), de Pascal Brissy (Mais quelle idée ?, Le petit bonhomme de pain d’épice et La véritable histoire de Patam, champion de la savane), de Fred Benaglia (Le grand départ pour la petite école et L’énooorme bobo de rien de tout), d’Ingrid Chabbert (Le voleur de trompette, EdmondDans l’enfer d’ÉcomondeLe livre de mamanY’a un monstre à côtéLes chaussettes qui puentIndira l’indépendante, FirminUn accordéon sinon rienLa vérité sort toujours de la bouche des enfants, La mémoire aux oiseauxL’oiseauLes écharpes de Mamie BertheTonnerre de catchLa fête des deux mamansRaconte-moi la révolutionLes yeux du parapluieSur les quais et Le bateau de Malo) et d’Agnès de Lestrade (Tout au bord, Mon cher petit cœur, Le voyage de Mamily, Pourquoi les chiens n’aiment-ils pas les chats ?, Les cocottes à histoires, Bon anniversaire, Gaston !, Les pendules de Dana et Les baisers de Cornélius). Retrouvez aussi notre interview d’Ingrid Chabbert.

Je ne veux pas lire !
Texte de Quitterie Simon, illustré par Hervé Le Goff
Milan Jeunesse dans la collection Milan Poche Benjamin
5,20 €, 132×180 mm, 23 pages, imprimé en France, 2014.
Une bibliothèque en voyage
Texte de Pascal Brissy, illustré par Frédéric Benaglia
Nathan dans la collection Premiers romans
5,70 €, 145×192 mm, 29 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Drôle d’école !
Texte d’Anne Rivière, illustré par Gaëlle Duhazé
Nathan dans la collection Premières lectures
5,60 €, 144x189mm, 29 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Baron, l’école des Super’nimaux
Texte d’Ingrid Chabbert, illustré par Ashel
Les petites bulles éditions dans la collection Premières lectures
8,90 €, 148×190 mm, 60 pages, imprimé en Italie, 2014.
Tu es trop bavard, Léonard !
Texte d’Agnès de Lestrade, illustré par Sylvie Bessard
Nathan dans la collection Premières lectures
5,60 €, 147×192 mm, 30 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.

Gabriel

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Des albums bien rigolos

Par 23 juin 2015 Livres Jeunesse

Le magicien, etc.Un monsieur avec une longue barbe et un chapeau pointu ? Un magicien, assurément, même pas besoin de le voir faire de la magie. Il porte une flûte ? Alors c’est un magicien musicien, aucun doute là-dessus. Il a un casque à la main ? Normal, c’est parce que c’est un magicien musicien pilote, voyons. Un perroquet se pose sur son épaule ? C’est donc un magicien musicien pilote pirate. C’est évident, non ?
Les préjugés ont la peau dure : qu’il est intelligent de les combattre avec de petits albums qui n’ont l’air de rien, mais qui disent tout. Les illustrations, faites de la superposition de pochoirs et de couleurs unies, sont très belles et originales : sur chaque page, un objet s’ajoute et vient caractériser le magicien. C’est très graphique. Quant à la chute… Elle est aussi géniale qu’inattendue !
Des extraits sur le site de l’éditeur.
Le même vu par Enfantipages.

Une place pour IgnaceIgnace n’est pas un loup comme les autres : il n’a qu’une dent, qui en plus est toute ronde, et il coud des pulls et des pantalons pour les lapins au lieu de leur courir après. Rejeté par les autres loups de la forêt, il décide de partir habiter en ville. Mais les habitants ne lui accordent pas un meilleur accueil : la petite mamie lui donne un coup de bottine, la charcutière lui écrase la patte et le monsieur en costume gris lâche son chihuahua. Triste et énervé, il se coud un déguisement de chien, avec une cagoule, de vieilles chaussettes et un tapis. Et voilà qu’il est enfin recueilli par un gentil coiffeur avec une drôle de coiffure. Une coiffure presque aussi drôle que son costume de chien…
Ce petit album est vraiment adorable ! En plus du récit très mignon et amusant, notamment la fin (que je garde pour moi), j’ai beaucoup aimé l’illustration, faite aux crayons de couleur. Une belle histoire sur le rejet de ceux qui sont différents, traité avec humour et finesse.
Des extraits sur le site de l’auteure.

Le voleur de trompetteMonsieur Hulot a deux amours dans la vie : sa trompette et son chapeau. Alors quand un dragon lui vole sa trompette, rien ne va plus ! « Les dragons, ça n’existe pas ! » s’écrit Monsieur Hulot. Pourtant, le grognement qu’il entend quand il tente de récupérer son instrument est bien réel ! Quelle misère ! Et ni son aspirateur super aspirant ni les coups de parapluie de sa grand-mère ne lui parviennent à l’aider. Manquerait plus qu’on lui vole son chapeau aussi…
Un dragon cleptomane, un jazzman à nœud papillon, une mamie dont on ne voit que le nez, une dragonne à épaulettes : voilà les personnages loufoques qui forment cette rocambolesque petite histoire ! Les illustrations de Guridi sont très jolies, et le récit, imaginé par Ingrid Chabbert, est très amusant. À offrir à tous les enfants qui n’aiment pas trop prêter leurs affaires… À offrir à tous les enfants donc !
Le même vu par Enfantipages.

La Grotte de nezQuel endroit merveilleux que la Grotte de nez ! Dans cette forêt touffue, on croise des nuages qui soufflent, des ouistitis qui se balancent aux lianes, des monstres dégoûtants mais bien marrants… Quel bonheur de fourrager sans honte dans la Grotte de nez, même si l’on nous donne le surnom de « petit cochon » !
Magali Clavelet, également auteure d’Une place pour Ignace, propose ici un traitement graphique complètement différent : il y a des effets de matière et une multiplication de techniques qui rendent le tout très joli. J’ai particulièrement aimé les illustrations qui se détachent sur fond noir (eh oui, nous sommes dans une grotte quand même !) Si vous avez un enfant qui a tendance à mettre ses doigts dans son nez, peut-être arriverez-vous à lui faire passer cette manie avec ce petit album rigolo et poétique. Même si, bon, ne nous mentons pas… On aime tous se glisser un doigt dans le nez quand personne ne regarde !
Des extraits sur le site de l’auteure.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de Vincent Pianina (Ours molaire et Jungle), de Magali Clavelet (Les saisons), d’Ingrid Chabbert (EdmondDans l’enfer d’ÉcomondeLe livre de mamanY’a un monstre à côtéLes chaussettes qui puentIndira l’indépendante, FirminUn accordéon sinon rienLa vérité sort toujours de la bouche des enfants, La mémoire aux oiseauxL’oiseauLes écharpes de Mamie BertheTonnerre de catchLa fête des deux mamansRaconte-moi la révolutionLes yeux du parapluieSur les quais et Le bateau de Malo) et de Guridi (Edmond). Retrouvez aussi notre interview d’Ingrid Chabbert.

Le magicien, etc.
de Vincent Pianina
Éditions Thierry Magnier
9,90 €, 145×145 mm, 24 pages, imprimé en Italie, 2015.

Une place pour Ignace
de Magali Clavelet
Fleur de Ville
12,90 €, 195×195 mm, 30 pages, imprimé en République Tchèque, 2015.

Le voleur de trompette
Texte d’Ingrid Chabbert, illustré par Guridi
Frimousse
14,50 €, 208×250 mm, 30 pages, imprimé en Italie, 2015.

La Grotte de nez
de Magali Clavelet
Fleur de Ville
12,90 €, 195×195 mm, 30 pages, imprimé en Catalogne, 2013.


Marie

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