La mare aux mots
Parcourir le tag

Isabelle Wlodarczyk

Beaux albums

Par 13 juin 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose une petite sélection de beaux albums. Il sera question de création, d’enfant né dans une pêche, de père absent, de solidarité familiale et d’un pantin de bois.

Les yeux d’Otonashi
Texte d’Isabelle Wlodarczyk, illustré par Sacha Poliakova
Didier Jeunesse
14,20 €, 247×312 mm, 40 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
La légende de Momotaro
Texte de Margot Remy-Verdier, illustré par Paul Echegoyen
Marmaille & Compagnie
15 €, 247x327mm, 44 pages, imprimé en Union Européenne chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
Toc Toc Toc. Papa, où es-tu ?
Texte de Daniel Beaty (traduit par Véronique Mercier-Gallay), illustré par Bryan Collier
Little Urban
10,50 €, 225×290 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
Félicien et son orchestre
Texte de Sébastien Pérez, illustré par Étienne Friess
Éditions Margot
19,90 €, 250×365 mm, 44 pages, imprimé en France, 2015.
Les aventures de Pinocchio
Texte de Carlo Collodi (traduit par Nathalie Castagné), illustré par Roberto Innocenti
Gallimard Jeunesse
25,40 €, 214×288 mm, 192 pages, imprimé en Chine, 2015.

 

You Might Also Like

Les invité.e.s du mercredi : Patrick Pasques, Isabelle Wlodarczyk, Hajnalka Cserháti et Isabelle Ayme

Par 16 mars 2016 Les invités du mercredi

Cette semaine, c’est Patrick Pasques que nous recevons, un auteur-illustrateur hors normes puisqu’il n’utilise pas seulement les crayons ou la peinture, mais il crée tout un univers en volume qu’il prend en photo. J’ai eu envie d’en savoir plus sur lui et sur son travail, je vous propose de lire ses réponses à mes questions. Ensuite, c’est avec Isabelle Wlodarczyk, Hajnalka Cserháti et Isabelle Ayme (des éditions Lirabelle) que nous avons rendez-vous pour la rubrique Parlez-moi de… elles reviennent sur le très bel album Marika. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Patrick Pasques

Patrick PasquesParlez-nous de votre parcours
J’ai suivi une longue formation scientifique, je voulais être chercheur en neurophysiologie (la science du cerveau) et, en même temps, être auteur en vulgarisation des sciences. Au final, j’ai rapidement été happé par l’édition et j’ai collaboré pendant… 25 ans (aïe…) à de très nombreux ouvrages (des encyclopédies, des documentaires…). Pas l’ombre d’une école d’art dans mon parcours… À mon grand regret, maintenant ! Mais je me soigne depuis ma reconversion (assez) tardive à l’illustration.

Patrick PasquesComment vous est venue cette manie de plier du papier ?
Par hasard, j’ai découvert grâce à ma fille le monde des papertoys, ces espèces de petits personnages qu’on télécharge sur internet, qu’on imprime et qu’on monte soit même. J’ai trouvé ça sympa et très rapidement j’ai trouvé extrêmement intéressant d’en créer moi-même, et d’utiliser cette technique pour faire de l’illustration. D’auteur en sciences, je suis devenu auteur-illustrateur jeunesse !

Patrick PasquesPouvez-vous nous dire quelques mots sur la technique et le matériel que vous utilisez ?
Tout commence par des croquis pour bien appréhender ce que je dois faire en papier. Ensuite, pour chaque élément (objet ou personnage), je dessine toutes les pièces qui le composent, soit directement sur le papier, soit à l’aide d’un logiciel vectoriel ou 3D en fonction de sa complexité. Après, je procède au montage (découpage, pliage, collage), le cutter et la colle sont alors mes meilleurs amis.

Patrick Pasques J'ai perdu un trucCombien de temps cela vous prend-il pour réaliser toutes les illustrations d’un album, par exemple le dernier J’ai perdu un truc ?
C’est un travail relativement long avec des étapes bien distinctes : création des éléments en pièces détachées, montage en papier, mise en scène et séance photo, retouche photo si nécessaire. Au final, après ajustements divers, au moins 3 mois pour la partie illustration de ce livre.

Vous créez plusieurs versions d’un même personnage ? Je pense par exemple au héron de ce même album qui n’est pas toujours dans la même position.
Effectivement, je dois souvent monter un personnage dans différentes positions ou expressions. Parfois, pour gagner du temps, je leur fais des parties mobiles ou plus simplement, je modifie les ajustements du papier pour qu’ils s’adaptent à la scène.

Patrick PasquesQue deviennent ensuite vos créations qui ont servi pour les livres ?
La plupart des modèles ou des saynètes créés pour un livre poursuivent leur carrière dans des expositions qui présentent mon travail d’illustrateur. J’aime bien voir le plaisir dans les yeux des enfants (et des adultes) quand ils découvrent comment sont tous ces objets en vrai.

Est-ce que ce sont vos créations qui amènent l’histoire, pour vos albums, ou l’inverse ?
Les deux sont possibles. La petite fille de Compter avec un monstre et le hibou ont constitué le point de départ et je leur ai écrit une histoire sur mesure. Par contre, pour Le corbeau et les 3 poules le mécanisme a été inverse. Au départ, je voulais illustrer une fable de La Fontaine. Mais, j’y ai renoncé et j’ai décidé d’imaginer un prequel du Corbeau et du renard pour qu’on sache enfin d’où vient ce fameux fromage !

Patrick PasquesComment est venue l’histoire de J’ai perdu un truc, on vous a offert un chapeau ridicule ?
Non, quoiqu’on m’ait déjà offert des trucs ridicules… Pour cette histoire, j’ai été inspiré par l’idée qu’on peut parfois faire preuve d’une très grande gentillesse, mais qu’on en soit très mal récompensé par très grande gentillesse aussi…

J’aimerais que vous nous disiez aussi quelques mots sur votre album L’imagier de Patrick sorti à La joie de lire
Patrick PasquesC’est le premier l’album que j’ai illustré et proposé à une maison d’édition. À cette époque (pas si lointaine), j’étais encore totalement ignorant du monde de l’édition jeunesse et, pour tout dire, j’aurais même été incapable de citer le moindre nom d’illustrateur jeunesse (shame on me*)… Toujours est-il que j’ai pris grand plaisir à créer tous ces petits objets un peu rétro qui composent l’imagier !

Créer des cahiers d’activités comme ceux que vous avez sortis chez Tutti Frutti, c’est un travail totalement différent ?
Patrick PasquesC’est effectivement un travail un peu différent car je dois créer des modèles en papier qui puissent être montés par tout le monde. Limite que je n’ai pas quand il s’agit d’illustrer un album.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescent ?
Enfant, j’ai peu lu. Les livres étaient assez rares à la maison. Ensuite, j’ai rêvé sur quelques livres documentaires, sur les volcans ou la mer. C’était la grande période d’Haroun Tazieff ou du commandant Cousteau… Adolescent, j’ai vraiment découvert le plaisir de la lecture avec la science-fiction et en particulier avec les Chroniques martiennes de Ray Bradbury.

Patrick PasquesEt quel.le.s sont les illustrateurs.trices qui vous inspirent aujourd’hui ou dont le travail vous séduit tout simplement.
Plus le temps passe, plus je découvre la richesse et la diversité de l’illustration jeunesse. J’adore le trait et l’humour de Gilles Bachelet ou d’Olivier Tallec. Je suis fasciné par le travail au crayon de Florent Chavouet, le style épuré de Janik Coat ou les compositions de Béatrice Alemagna. J’ai aussi une tendresse particulière pour les illustrations de Véronique Mazière. Mais, je pourrais citer plein d’autres illustrateurs.trices dont j’apprécie beaucoup le travail !

Quels sont vos projets ?Patrick Pasques
Je suis en train de terminer un album sur les véhicules originaux (pour l’Atelier du Poisson Soluble). Un volumineux projet, mais passionnant ! J’ai aussi quelques petites choses parties rejoindre la pile des projets reçus par les éditeurs… Just wait and see**

Une dernière question, si quelqu’un qui ne vous connaît pas lit cette interview et veut vous découvrir avec un seul de vos ouvrages, lequel lui conseilleriez-vous ?
J’avoue avoir un petit faible pour Le corbeau et les trois poules paru chez Points de Suspension.

*Honte sur moi
** Attendez et vous verrez

Retrouvez Patrick Pasques sur son blog : http://3pbook.blogspot.fr.

Bibliographie :

  • J’ai perdu un truc, texte et illustrations, Points de suspension (2015).
  • 14-18 La grande guerre, textes et illustrations, Tutti Frutti (2015).
  • Princesses du monde, textes et illustrations, Tutti Frutti (2015).
  • Les dinosaures, textes et illustrations, Tutti Frutti (2014).
  • Le corbeau et les trois poules, texte et illustrations, Points de suspension (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Animaux de la savane, textes et illustrations, Tutti Frutti (2013).
  • L’imagier de Patrick, texte et illustrations, La joie de lire (2013).
  • Compter avec un monstre, texte et illustrations, Points de suspension (2012).
  • Robots, textes et illustrations, Tutti Frutti (2012).
  • Voitures de course, textes et illustrations, Tutti Frutti (2012).
  • Les animaux de la ferme, textes et illustrations, Tutti Frutti (2011).
  • Les animaux menacés, textes et illustrations, Tutti Frutti (2010).


Parlez-moi de… Marika

Régulièrement, on revient sur un livre qu’on a aimé avec son auteur, son illustrateur.trice et/ou son éditeur.trice. L’occasion d’en savoir un peu plus sur un livre qui nous a plu. Cette fois-ci, c’est sur Marika (chroniqué ici), un très bel album qui parle d’une jeune fille sans papiers. Son auteure (Isabelle Wlodarczyk), son illustratrice (Hajnalka Cserháti) et son éditrice (Isabelle Ayme, des éditions Lirabelle) ont accepté de nous en parler. Hajnalka Cserháti est hongroise, mais elle parle le français. Nous vous proposons donc de découvrir ses propos en français.

Isabelle Wlodarczyk : Marika est une histoire que j’ai écrite pour Hajnalka. Je ne l’ai jamais rencontrée, mais depuis plusieurs années, nous nous écrivons plusieurs fois par semaine. On s’envoie des tas de petites choses et on est devenues amies. Je fais très peu de binômes. C’est une aventure à part d’écrire pour quelqu’un. Celle-ci compte particulièrement.
Marika est un clin d’œil à cette amitié et aux valeurs qui nous animent. Deux petites filles séparées par les lois des grands, par les barrières et les murs qui s’érigent… comme celui qui a poussé récemment en couvertureHongrie – là où Hajnalka réside.
Le texte est très court, très simple aussi, et j’espère, je crois, que cela fait sa force. Je l’ai écrit d’un seul jet, comme une évidence. Il y a un peu de mon enfance dans ce texte. Des parties de billes endiablées avec les copains, les souvenirs de jeux partagés. Des morceaux de vie qui ont nourri ma conception de l’amitié.
Les illustrations qu’Haknalka a réalisées en première intention étaient particulièrement enfantines. J’adorais leur naïveté et la tendresse qui s’en dégageait. Le texte s’adressait à des enfants plus grands et l’éditeur a donc souhaité des illustrations adaptées à la tranche d’âge des lecteurs. Hajnalka a réalisé un travail incroyable aux crayons de couleur. Quand j’interviens dans les écoles, je les montre toujours comme une prouesse !
Nous avons choisi d’envoyer ce projet aux éditions Lirabelle parce que nous savions qu’ils seraient sensibles au sujet délicat qui est abordé dans ce livre : la question des sans-papiers. Mais c’est aussi un choix esthétique : leurs livres sont particulièrement soignés et élégants. C’est enfin, un choix personnel : nous souhaitions partager ce projet, comme une aventure humaine, pas seulement, éditoriale.
En quelques mots :
Marika, comme une mer lointaine.
Un autre pays où je n’avais jamais mis les pieds et où je voudrais toujours rester.

Marika

Hajnalka Cserháti : Ce projet me signifie la tendresse, l’amitié, l’entre-aide, les liens qui me sont chers ; directement, mais indirectement aussi.
C’était mon premier projet d’album avec Isabelle, c’est grâce à Marika que j’ai eu son amitié, la liaison sans pareille avec la maison d’édition Lirabelle.
Pendant la création du story-board, de premières illustrations en âme j’étais petite fille près de ma petite amie enfantine que j’aimais beaucoup, mais en temps en temps je devais manquer son amitié. Les filles sont comme ça. Côté positif ; ces souvenirs douloureux m’ont aidé d’être à la place de nos protagonistes. Par la technique molle, par les couleurs douces accompagnées au noir, par les lumières, par les reflets d’automne je voulais visualiser l’ambiance d’une folle danse puis d’un triste vertige.atelier
Au-delà de l’amitié nous devons aussi parler des thèmes plus actuels et plus durs.
J’ai toutes mes admirations qu’en France ces discours sont possibles et soutenus, qu’il y a des éditeurs qui ont la volonté, le courage de publier des livres pour sensibiliser les petits cœurs d’enfants. Je suis très heureuse d’avoir pu y contribuer avec mes crayons et avec mon nom hongrois.

Isabelle Ayme : Isabelle Wlodarczyk nous adresse régulièrement des textes.
À chaque nouveau texte, nous découvrons un peu plus sa sensibilité et apprécions son humanisme, son engagement citoyen, sa justesse de propos.
C’est particulièrement vrai avec Marika qui, au-delà du texte, fait écho à l’histoire de notre petite structure éditoriale.
En effet, Lirabelle est née d’un engagement citoyen, un acte de résistance culturel face à la montée de l’extrême droite depuis deux décennies dans la ville d’Orange.
Nous y avons milité, organisé des fêtes de la parole, rencontré des auteurs, des conteurs, et Lirabelle en est aujourd’hui le prolongement.
Pour toutes ces raisons, nous ne pouvions rester insensibles à ce récit. Il n’y a ici aucun opportunisme, même si l’actualité nous rattrape chaque jour.
Simplement le désir d’éveiller les consciences, de partager avec les plus jeunes, d’ouvrir peut-être modestement à notre niveau le débat.
On peut y voir la question des Roms, éternels exilés, celle des migrants, brûlante d’actualité, le choc des quotas face aux réalités de vies humaines, ou encore une simple amitié qui ne demande qu’à s’épanouir.
Marika, c’est tout cela et c’est aussi une aventure humaine, la rencontre entre trois univers, auteure-illustratrice-éditeurs, et au final l’espoir d’avoir semé une petite graine.
À l’heure où, d’élection en élection, la montée significative du vote pour les partis extrémistes se confirme partout en Europe, n’est-ce pas notre responsabilité d’adulte, de citoyen ?

Marika Wlodarczyk
Marika
d’Isabelle Wlodarczyk, illustré par Hajnalka Cserháti
Sorti chez Lirabelle (2015)
Chroniqué ici.

You Might Also Like

Des albums très forts

Par 15 février 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose trois albums sur des sujets forts, traités avec délicatesse.

You Might Also Like

Dis, tu peux lui demander… ? (Saison 2, 7/9)

Par 12 août 2015 Les invités du mercredi

Cet été, comme l’été dernier, vous pourrez lire, tous les mercredis, une question d’enfant et la réponse d’auteur-e-s, illustrateur-trice-s, éditeur-trice-s… Aujourd’hui, c’est une question de Madeleine, 7 ans : « Dans certains livres, on trouve parfois après l’histoire des informations documentaires. Est-ce que c’est l’auteur qui écrit cette partie ? Si oui, est-ce qu’il doit faire des recherches pour savoir autant de choses ? ». Les auteur-e-s Sigrid Baffert, Mymi Doinet, Anne Ferrier, Lionel Larchevêque, Véronique Massenot et Isabelle Wlodarczyk et l’éditrice Galia Tapiero ont accepté de lui répondre, vous découvrirez, en même temps qu’elle leurs réponses. Chacune des questions retenues fait en plus gagner un ouvrage à l’enfant qui l’a posée. Cette question Igor et Souky à la tour Eiffelpermet donc à Madeleine d’avoir la chance de recevoir, grâce aux éditions des éléphants, Igor et Souky à la tour Eiffel un album justement avec une partie documentaire écrit par Sigrid Baffert et illustré par Sandrine Bonini. Dans cet album (chroniqué ici), les deux héros récurrents visitent le célèbre monument parisien. Igor et Souky c’est une super série dont deux nouveaux tomes sortiront à la rentrée.


« Dans certains livres, on trouve parfois après l’histoire des informations documentaires. Est-ce que c’est l’auteur qui écrit cette partie ? Si oui, est-ce qu’il doit faire des recherches pour savoir autant de choses ? »
(Madeleine 7 ans)

Sigrid Baffert :
Bonjour Madeleine,
Plusieurs cas sont possibles : parfois, c’est l’auteur qui écrit cette partie, d’autres fois, il peut s’agir de l’éditeur, ou encore d’un « spécialiste » à qui l’éditeur fait appel lorsque le thème est très pointu.
L’intérêt de tels ajouts documentaires en fin de livre est d’élargir le sujet. Ça permet de donner à découvrir d’autres points importants que le récit n’a pas pu aborder, de préciser certains détails techniques, ou encore de nuancer un propos. Très souvent, ces recherches ont servi de tremplin en amont à l’auteur pour écrire l’histoire.
Car oui, la plupart du temps, l’auteur doit faire des recherches, il ne sait pas tout sur tout ! C’est justement ce qui est passionnant : il apprend des choses sur des sujets très variés qu’il n’aurait sans doute jamais abordés sans la nécessité de l’écriture, qu’il s’agisse ou non d’une commande.
Dans le cas des Mercredis d’Igor et Souky, une série d’albums de docu-fiction, c’est moi, l’auteur, qui effectue les recherches. Elles m’aident à aborder la partie fiction et sont écrites en premier, puis je me lance dans l’histoire. À la fin, on relit ensemble avec l’éditeur (les Éléphants), on affine. L’illustratrice de la série (Sandrine Bonini) dessine de petits cabochons pour aérer cette partie plus « aride ». Avec elle, tout devient digeste !
La première difficulté est qu’il faut faire des choix. « Qu’est-ce qui fait sens pour un enfant ? », il faut trouver des exemples imagés, percutants, insolites, amusants.
La seconde difficulté est qu’il faut sans cesse revérifier les sources et les données.
Il y a toujours la crainte de faire une erreur. On a beau relire cent fois, une information peut échapper ou évoluer, et une fois que le livre est imprimé, c’est trop tard ! Les chiffres et l’actualité se périment vite et certains sujets sont subjectifs.
Mais à vrai dire, les informations purement documentaires en fin d’ouvrage ne sont pas celles qui me posent le plus de difficultés. Les plus délicates sont celles qui sont distillées au sein même d’un récit de fiction. Quand on écrit un roman ou un album, il ne faut pas étouffer le lecteur avec un pudding de documentation, l’enjeu est de réussir à insérer les informations (techniques ou historiques) sans en avoir l’air, de les mêler à la narration de la manière la plus fluide et la plus naturelle possible, à travers l’action et les dialogues. Un bon auteur de fiction doit savoir coudre la technique dans l’ourlet de l’histoire avec du fil invisible.

Igor et Souky à la tour EiffelSigrid Baffert vient de sortir deux Igor et Souky aux éditions des éléphants (Igor et Souky à la tour Eiffel et Igor et Souky au zoo de Paris) côté albums et côté romans Juste à côté de moi (La joie de lire) et La fille qui avait deux ombres (l’école des loisirs). À la rentrée, on découvrira deux nouveaux Igor et Souky (Igor et Souky à l’Opéra et Igor et Souky dans les égouts). Retrouvez-la sur son site : www.sigrid-baffert.com.

Mymi Doinet :
Oui, j’aime tout particulièrement ce travail de documentaliste, une façon pour moi de devenir incollable sur bien des thèmes. Et puis je trouve qu’un mini documentaire venant compléter une fiction est une piste de découvertes interactives pour les p’tits loups qui font leurs premiers vrais grands pas dans la lecture.
J’ai ainsi tout spécialement créé une double d’infos documentaires pour Les animaux de Lou et désormais aussi pour la série mettant en scène la tour Eiffel (Premières lectures parues chez Nathan). Pour tout ce qui est des documentaires sur la faune par exemple, je demande une relecture attentive à des spécialistes animaliers et de Marc Giraud, « bestiologue » auteur naturaliste hors pair, qui connaît tout des animaux, du minus acarien à la giga baleine bleue.

La tour Eiffel à New York !Mymi Doinet est auteure. Elle a notamment écrit la série Les animaux de Lou et Les copains du CP (tous deux chez Nathan). Elle vient de sortir la suite de La tour Eiffel à des ailes, La tour Eiffel à New York, illustré par Mélanie Roubineau chez Nathan là encore.
Son site : http://mymidoinet.blogspot.fr.

Anne Ferrier :
En général, c’est l’auteur lui-même qui rédige la partie documentaire. On fait des recherches qui peuvent prendre du temps, c’est vrai, mais comme en général on a effectué ces recherches avant, pour écrire le roman lui-même (si on parle d’un personnage historique, ou d’un château qui existe vraiment, par exemple, il vaut mieux avoir fait des recherches avant d’écrire l’histoire, pour être sûr de ne pas raconter trop de bêtises), il n’y a plus qu’à récupérer les notes qui nous ont servi pour le roman, et hop ! le travail est déjà fait !
Et moi, j’adooooore effectuer des recherches, j’adore apprendre plein de choses qui ne me serviront sans doute jamais : par exemple, sais-tu que les tatouages existaient déjà à la préhistoire ? Et qu’en shimaore (la langue de Mayotte), un escargot est un kowa ? Bon, c’est vrai, c’est difficile à caser dans une conversation. 😉
Parfois, c’est l’éditeur qui se charge de la partie documentaire, parce qu’il souhaite quelque chose de très précis par exemple : dans la série sur l’enfance des héros arthuriens, à la fin de chaque album l’éditeur a souhaité insérer une petite BD qui reprend les éléments essentiels de l’histoire.

Dernier combatAnne Ferrier vient de sortir, avec Régine Joséphine, une nouvelle aventure des Chroniques étranges des enfants Trotter, Le dernier combat (Oskar) et un album chez Utopique, Mon extra grand frère.
Retrouvez-la sur son site : http://www.anne-ferrier.fr.

Lionel Larchevêque :
Bonjour Madeleine !
Dans les trois livres que j’ai faits pour la collection Le thé aux histoires, il y a d’abord une histoire et quelques pages documentaires sur le même thème. Pour le Graoully (un célèbre dragon qui vivait autrefois à Metz !), et La nuit du Kougelhopf c’est quelqu’un qui travaille au musée qui a aidé à écrire la deuxième partie du livre. Pour Mannele, c’est une pâtissière de talent qui a proposé une recette très gourmande !
Comme tu vois, ce sont à chaque fois des spécialistes de la question ! Je pense que c’est plus intéressant ainsi, car le lecteur peut apprendre davantage de choses, et moi aussi par la même occasion…
Car moi, pour écrire une histoire, j’ai souvent besoin de me documenter, et de lire beaucoup, mais je retiens peu de choses, je ne garde que des idées pour mon histoire. Chacun son métier ! 🙂

ManneleLionel Larchevêque a sorti il y a peu Mannele (aux éditions Feuilles de menthe, avec Clotilde Perrin). À la rentrée, on découvrira Je voulais un chat (chez Alice) et Joe, roi du lasso avec Sylvie de Mathuisieulx (chez Samir Éditeur).
Retrouvez-le sur son site : http://lionellarcheveque.blogspot.fr.

Véronique Massenot :
Chère Madeleine,
je pense qu’il y a plusieurs réponses à ta question, car tous les éditeurs ne fonctionnent pas de la même façon. Je vais donc te parler de mon expérience à moi, celle que je connais le mieux !
Dans la collection Pont des Arts, pour laquelle j’écris régulièrement des histoires inspirées par l’œuvre de grands artistes, les deux cas se sont présentés.
Pour mes premiers livres (Chagall, Hokusai, Le Corbusier, Picasso…) c’est moi, l’auteure de l’album, qui ai aussi rédigé la double-page documentaire terminant le livre – celle qui raconte la vie de l’artiste, son époque, sa manière de créer… Mais pour les suivants (le facteur Cheval ou Matisse) la formule a changé : maintenant, c’est l’éditeur qui s’en occupe directement avec son partenaire spécialiste de l’enseignement (CANOPÉ).
J’avoue que j’aimais beaucoup le faire. Ce n’était pas compliqué parce que, pour inventer l’histoire du livre, de toutes façons, je fais beaucoup de recherches sur l’artiste, sa vie, son travail, ses idées… (Quand c’est possible, je vais voir l’œuvre « en vrai » au musée, par exemple.) Ce que j’invente ensuite y est forcément relié. C’est d’ailleurs le but de cette collection : faire un pont entre les arts !
Cela dit, je participe toujours à cette dernière double-page. Car une partie de celle-ci (La marmite des auteurs) est désormais réservée aux créateurs du livre (texte et images) qui peuvent expliquer ce qui les intéresse chez l’artiste choisi et comment ils ont travaillé chacun : pourquoi l’auteur a-t-il eu l’idée de tel ou tel personnage, pourquoi l’illustrateur a préféré peindre de telle ou telle manière… C’est drôle parce que, finalement, au lieu d’être rédacteur du documentaire comme avant, l’auteur en est presque devenu une partie du sujet !

merci facteurVéronique Massenot a sorti cette année deux albums : Merci Facteur ! (illustré par Isabelle Charly, chez L’élan Vert, une petite vidéo pour le découvrir) et Le Vieux Tigre et le Petit Renard (illustré par Peggy Nille, toujours chez L’élan Vert).
Retrouvez-la sur son site : http://veroniquemassenot.net.

Isabelle Wlodarczyk :
Bonjour Madeleine,
En fait, ça dépend : parfois, ce sont des spécialistes qui écrivent la partie documentaire. Dans mes livres, je demande à la faire parce que pour gribouiller mes bouquins, je me documente beaucoup. J’aime bien ensuite raconter ce que j’ai lu, restituer les faits. Ça demande, comme tu le dis, de faire des recherches, un peu comme un détective : tu farfouilles dans les articles, les documents. Parfois, tu lis même des vieux papiers aux archives et tu te plonges dans le passé ! Il m’arrive de tomber sur des histoires incroyables, des disparitions étranges, des morts louches… C’est là que je puise mes idées de romans.

Voltaire écraser l'infâmeIsabelle Wlodarczyk est auteure. Elle vient de sortir Voltaire, écraser l’infâme chez Oskar et elle sortira prochainement deux ouvrages en rapport avec l’Odyssée d’Homère : L’odyssée d’Homère pour réfléchir (chez Oskar) et Pénélope d’après l’Odyssée d’Homère (chez Amaterra). Retrouvez-la lors de l’interview que nous avons fait d’elle et sur son site.

Galia Tapiero (Kilowatt) :
Bonjour Madeleine,
Parfois les informations documentaires sont écrites par l’auteur mais pas souvent. Cela dépend de l’auteur et aussi de la longueur et de la difficulté de la partie documentaire. Mais quelle que soit la personne qui écrit, il faut faire des recherches pour être sûr de ne pas se tromper, pour ne pas oublier des informations importantes, pour vérifier une date ou un nom. On fait des recherches sur internet et on va à la bibliothèque. C’est passionnant de découvrir un nouveau sujet et d’apprendre. Chez Kilowatt, la partie documentaire de l’histoire Les Beignets de ma mère a été écrite par l’auteur et l’éditrice. Marion le Hir de Fallois, l’auteur, avait déjà vécu en Louisiane et s’intéressait beaucoup au sujet de la ségrégation. C’est elle qui a eu l’idée de rajouter une recette de cuisine. D’autres auteurs ont envie d’écrire des histoires sans se soucier du documentaire. Chaque livre est unique.

Galia Tapiero est éditrice chez Kilowatt.
Le site de la maison d’édition : http://www.kilowatt.fr.

You Might Also Like

Dis, tu peux lui demander… ? (Saison 2, 1/9)

Par 1 juillet 2015 Les invités du mercredi

Cet été, comme l’été dernier, vous pourrez lire, tous les mercredis, une question d’enfant et la réponse d’auteur-e-s, illustrateur-trice-s, éditeur-trice-s… Aujourd’hui, la question est de Maxime, 6 ans et demi : « Est-ce que les gens qui écrivent les histoires savent tout avant d’écrire ou est-ce qu’ils font des recherches ? Par exemple quand ils écrivent une histoire de dinosaures est-ce qu’ils lisent des livres sur les dinosaures ? ». Cécile Roumiguière, Charlotte Moundlic, Loïc Méhée, Laurent Audouin, Mymi Doinet et Isabelle Wlodarczyk ont accepté de lui répondre, vous découvrirez, en même temps que lui leurs réponses. Chacune des questions retenues fait en plus gagner un ouvrage à l’enfant qui l’a posée. AdamaCette question permet donc à Maxime d’avoir la chance de recevoir, grâce à Zoom éditions, Adama de Remedium, un très bel album qui parle de la bataille d’une classe pour empêcher l’expulsion d’un de leurs camarades (album que nous avions chroniqué ici).


« Est-ce que les gens qui écrivent les histoires savent tout avant d’écrire ou est-ce qu’ils font des recherches ? Par exemple quand ils écrivent une histoire de dinosaures est-ce qu’ils lisent des livres sur les dinosaures ? » (Maxime, 6 ans et demi)

Cécile Roumiguière :
Oh non, les écrivains ne savent pas tout… C’est un côté de ce métier que j’aime beaucoup, on doit apprendre tout le temps, toute sa vie. Des choses sur les dinosaures, sur les facteurs ou les cosmonautes, la danse classique, le jazz ou comment poussent les brins d’herbe. On apprend dans les livres, sur internet, en regardant des photos, des films, des documentaires… on apprend tout le temps. De quoi passer de longues heures (de longues semaines ?) à flâner en repoussant le moment de se mettre à écrire.

LilyCécile Roumiguière est auteure de romans et d’albums. Côté romans, elle vient de sortir Lily chez La joie de Lire. Côté albums, Sur un toit un chat avec Carole Chaix chez À pas de loups. À la rentrée, on pourra découvrir Mon chagrin éléphant chez Thierry Magnier.
Son site : http://cecileroumiguiere.com.

Charlotte Moundlic :
Cher Maxime,
pour écrire un livre documentaire sur les dinosaures qui doit donner des informations précises qui vont aider les enfants à apprendre des choses, l’auteur doit faire des recherches pour ne pas faire d’erreurs.
En revanche s’il souhaite écrire une histoire imaginaire dans laquelle un petit dinosaure mangerait du chocolat en dansant comme Michaël Jackson, pas besoin de se renseigner car les enfants en lisant l’histoire sauront bien que son objectif n’est pas de donner des informations scientifiques.
Mais parfois l’auteur, même si son récit est imaginaire, a besoin de faire des recherches.
Par exemple si son histoire se passe dans une ville qu’il ne connaît pas, il cherche à quoi les rues et les maisons peuvent ressembler pour que son récit soit crédible.

Je suis le fruit de leur amourCharlotte Moundlic est auteure. Elle alterne les albums et les romans. Son dernier roman, Je suis le fruit de leur amour, est sorti chez Thierry Magnier, son dernier album, Le papa de Simon (d’après une histoire de Maupassant, illustré par François Roca), chez Milan.
Retrouvez l’interview que nous avons réalisée d’elle ici.

Loïc Méhée :
Oui ! Autant pour les histoires que pour le dessin.
À chaque fois qu’on raconte ou qu’on dessine quelque chose, il faut savoir de quoi on parle… (pour dessiner un chien, il faut avoir vu un chien au moins une fois dans sa vie !) alors il y a deux possibilités :
– Soit on connaît déjà le sujet, ou bien on l’a souvent dessiné : on n’a plus besoin de faire des recherches par ce qu’on est déjà imprégné… Par exemple si je raconte l’histoire de mon chat, je connais déjà son caractère, ce qu’il mange, si il aime les câlins, de quelle couleur sont ses yeux, etc. Il faudra juste que je l’observe un petit peu, pour avoir des détails plus précis (comment il se tient pour se gratter, quelle tête il fait quand il est en colère…).
– Soit on ne connaît pas (ou mal) le sujet : si on dessine pour la première fois quelque chose, ou si c’est un sujet compliqué… Par exemple si je fais une histoire de dinosaures, et que mon héros est un tricératops, je vais regarder dans des livres ou sur internet comment ils étaient (taille, forme des cornes, longueur, forme de la queue…) mais aussi ce qu’ils mangeaient, quelles étaient leurs habitudes… C’est ce qu’on appelle le travail de documentation.
Parfois, c’est justement en faisant des recherches qu’on trouve des idées : en recherchant des informations sur les tricératops, je vais connaître aussi quels étaient leurs prédateurs, leurs ennemis. Ceci peut me donner une idée d’histoire. Par exemple un tricératops et un tyrannosaure qui se détestent et qui deviennent ensuite amis. Ou qui se battent. Ou un tyrannosaure très gentil mais qui fait peur à tout le monde… Il y a des milliards d’idées, de possibilités.
Et une fois que j’aurai dessiné un tricératops plusieurs fois, je saurai le redessiner sans avoir à me documenter…
Tout dépend aussi du type de livre qu’on écrit, ou qu’on illustre.
– Pour un livre documentaire, il faut être très précis, car le lecteur lit ce livre pour avoir des informations justes. Et même si on imagine certains événements (un combat de dinosaures par exemple), on veut qu’ils soient proches de la réalité.
– Pour un conte, ou une histoire, on fait ce qu’on veut ! Libre court à notre imagination ! On peut même inventer nos propres dinosaures, avec 8 pattes, des ailes, deux mâchoires, etc.
La plupart du temps, on fait tout en même temps !
On imagine, on se documente, on trouve une autre idée, on fait des recherches dans des livres, on invente quelque chose d’incroyable, on regarde autour de nous, on s’en inspire…
Mon conseil : achète ou fabrique-toi un petit carnet qui rentre dans tes poches. Ainsi, dès que tu n’as rien à faire, en attendant le bus, en voiture ou devant la télévision… note ce que tu vois et entends (une situation rigolote, une expression intéressante…) et dessine tout ce que tu vois (une coiffure incroyable, un drôle de chien, un beau paysage…) ! Au bout d’un certain temps ton carnet sera rempli d’idées écrites et dessinées, que tu pourras réutiliser et mélanger pour écrire tes propres histoires… On se documente aussi (et surtout) en regardant autour de nous, sans ouvrir un seul livre… même si il est très compliqué de voir un dinosaure en vrai de nos jours ! (quoique… ma voisine a quand même de très longues dents…).

lolitaLoïc Méhée est auteur et illustrateur. Il connaît bien les dinosaures puisqu’il sortira à la rentrée Au temps des dinosaures (avec Romain Amiot chez Fleurus). Le dernier album qu’il a illustré c’est Lolita d’Alexandra Neraudeault sorti chez Les 400 coups.
Son site : http://loicmehee.wix.com/illustration

Laurent Audouin :
Eh bien, je te répondrai plutôt en tant qu’illustrateur…. est-ce qu’avant de dessiner tu te renseignes sur tout ce que tu dois dessiner, avant !
et là, je te dis oui ! Moi, je fonctionne avec le cerveau d’un enfant ! c’est-à-dire que je suis curieux, très curieux, je me renseigne (sans a priori), je lis, je consulte ! je ne dessine jamais rien sans aller voir sur place ou sans me renseigner sérieusement sur le sujet…

Aventures fantastiques de Sacre CœurLaurent Audouin est auteur et illustrateur. Il a notamment illustré les séries Mirette (chez Sarbacane) et Génial mon école part… (chez Les p’tits bérets). Il vient de sortir le sixième tome des Aventures fantastiques de Sacré-Cœur d’Amélie Sarn chez Le lézard Noir.
Retrouvez l’interview que nous avons réalisée de lui ici.
Son site : http://laurentaudouin.canalblog.com.

Mymi Doinet :
Ah les dinosaures, vaste sujet ! Je ne savais pas grand-chose les concernant avant d’étudier leur cas. J’ai d’ailleurs appris pas mal de détails amusants en écrivant justement toutes sortes de documentaires les concernant. Par exemple, on imagine ces ancêtres des crocodiles tous énormes, alors qu’il existait un dinosaure minus comme une poule, le compsognathus, un vrai poids plume comparé au tyrannosaure et ses plus de 6 tonnes. Et les dinos n’étaient pas tous carnivores : le diplocus par exemple était un pur herbivore qui n’aurait pas fait de mal à une mouche, sauf à l’insu de son plein gré !

La tour Eiffel à New York !Mymi Doinet est auteure. Elle a notamment écrit la série Les animaux de Lou et Les copains du CP (tous deux chez Nathan). Elle vient de sortir la suite de La tour Eiffel à des ailes, La tour Eiffel à New York, illustré par Mélanie Roubineau chez Nathan là encore.
Son site : http://mymidoinet.blogspot.fr.

Isabelle Wlodarczyk :
Bonjour Maxime,
Si je devais écrire un livre sur les dinosaures, je serais un peu embêtée… car je n’y connais vraiment rien. Alors je devrais lire une foultitude de livres, me transformer en rat de bibliothèque. Ça m’arrive parfois. Par exemple, j’ai écrit un livre sur le foot pour lequel j’ai dévoré toutes les encyclopédies du foot et regardé toutes les vidéos que je dénichais ! Mais souvent, je choisis mes sujets en fonction de ce que je connais, de ce qui me passionne et ça me donne l’occasion de relire mes livres préférés. Écrire, c’est souvent lire, avant tout…

Voltaire écraser l'infâmeIsabelle Wlodarczyk est auteure. Elle vient de sortir Voltaire, écraser l’infâme chez Oskar et elle sortira prochainement deux ouvrages en rapport avec l’Odyssée d’Homère : L’odyssée d’Homère pour réfléchir (chez Oskar) et Pénélope d’après l’Odyssée d’Homère (chez Amaterra).
Retrouvez l’interview que nous avons fait d’elle ici.
Son site : http://papierbrouillard.blogspot.fr.

You Might Also Like