La mare aux mots
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Kilowatt

Voyage, voyage

Par 14 avril 2016 Livres Jeunesse

C’est le printemps (et les vacances pour certain.e.s d’entre vous), vous ne commenciez pas à avoir des fourmis dans les pieds ? Quoi de mieux pour s’en défaire que de faire un petit tour dans d’autres lieux, d’autres contrées ? Aujourd’hui, voici deux albums qui nous invitent à voyager.

Partir
Texte anonyme, illustré par Marion Fournioux 
Winioux
15 €, 220×230 mm, 36 pages, imprimé en France, 2015.
Drapeaux
Texte de Galia Tapiero, illustré par Barroux
Kilowatt, dans la collection Histoire d’objet
12,90 €, 170×240 mm, 32 pages, imprimé en U.E., 2016.

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Éloge de l’amitié

Par 22 mars 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on s’attache à l’amitié et la solidarité avec trois histoires très différentes mais tout aussi fortes, trois coups de cœur : Tout le monde sait faire du vélo d’Ingrid Chabbert et Maurèen Poignonec, Mon ami le banc d’Emmanuel Darley et Chloé Perarnau et Le Mur d’Anne Loyer et Nathalie Paulhiac.

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Solidarité à l’école

Par 11 mai 2015 Livres Jeunesse

Rouge Oh Arthur est tout rouge ! Forcément, c’est rigolo ! Une petite fille sourit puis il y a les chuchotements, les gloussements, les coups de coude. Alors Arthur est de plus en plus rouge. Il aimerait qu’on le laisse tranquille. Puis, il y a Paul qui rit de plus en plus fort, qui donne même un petit coup à Arthur pour se moquer. Qui osera réagir ? Paul c’est le dur de la classe, pas facile d’oser intervenir… Même quand la maîtresse arrive pour voir ce qu’il se passe, tout le monde se tait.
Pas facile de réagir, de défendre un copain, d’oser contredire les fortes têtes. Pas facile non plus de dénoncer, pourtant quand les témoins sont nombreux, on ne peut rien contre eux. L’album est magnifique, les illustrations superbes. On parle ici de la timidité, des petites moqueries qui dérapent, de l’intimidation, de ceux qui osent dénoncer, de ceux qui refusent de se taire.
Un superbe album sur les dérapages à l’école et de l’importance que les adultes réagissent.
À noter qu’une partie des bénéfices est reversée à l’association Lire et faire lire.
Le même vu par Sous le feuillage et Butiner de livres en livres.

anisiaAnisia a quitté son pays, l’Angola, une nuit. Elle se souvient de la fumée qui sortait de sa bouche quand elle parlait en arrivant en France. Elle venait de découvrir l’hiver. Au début, Anisia ne quittait pas la maison, pas facile quand on ne parle pas la langue. Puis, il a fallu aller à l’école. Anissa aimait ça, elle apprenait à lire et à écrire, elle pouvait aider sa mère. Mais un jour, une lettre parlant de « reconduite à la frontière » est arrivée, sa mère a pleuré, l’école s’est mobilisée.
C’est, là aussi, un très bel album. Des mots simples pour une situation qui ne l’est pas, des illustrations poétiques pour des choses bien réelles. On parle d’expulsion, de mobilisation, de solidarité.
Un magnifique album sur l’importance de l’école comme lien social.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de Pauline Comis (Le secret le plus fort du monde).

Rouge
de Jan De Kinder (traduit par Marie Hooghe)
Didier Jeunesse
13,10 €, 200×260 mm, 40 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Anisia
Texte de Marion Le Hir de Fallois, illustré par Pauline Comis
Kilowatt
10,20 €, 170×240 mm, 30 pages, imprimé à Singapour, 2010.

À part ça ?

quand je dessine, je peux dépasser... « 50 illustrateurs s’emparent de 50 mots ». En hommage aux victimes de la tuerie de Charlie Hebdo et pour rappeler l’importance de la liberté de dessiner, Anouck Boisrobert et Louis Rigaud, Benjamin Chaud, Emmanuelle Houdart, Magali Le Huche, Dorothée de Monfreid… illustrent les mots Composer, Refaire, Tatouer, S’appliquer, Démontrer… Cahier de coloriage, ou pas, c’est en tout cas un bien bel album, 50 dessins en noir et blancs rassemblés.
À noter que tous les bénéfices sont reversés à Charlie Hebdo.
Quand je dessine, je peux dépasser… collectif, 12,90 €.

Gabriel

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Apprivoiser un loup et dessiner des dragons

Par 23 octobre 2014 Cinéma et DVD, Livres Jeunesse

toile de dragonThong-Li aime dessiner. Avec un bâton de bois, il dessine dans la poussière, mais ses dessins s’effacent, ce qui le rend triste. Un jour, un mendiant lui échange, contre un poisson, un bâton d’encre, une pierre pour l’écraser, un fin pinceau, et un conseil : veille à ne pas tracer les limites de ta liberté. Mais l’enfant n’a pas de support pour exercer son art, il va pourtant en trouver un : des toiles d’araignée. Et parce qu’il peint divinement sur un support aussi fragile, l’empereur va le faire venir à lui où il devra exercer son art… ou avoir la tête tranchée !
Mais quelle merveille… Tout d’abord avec les planches de Qu Lan dont la plupart sont à tomber par terre ! Le grand format de l’album les met particulièrement en valeur, nos yeux se régalent. Ensuite dans le texte extrêmement poétique de Muriel Zürcher. C’est un auteur que j’aime particulièrement et je pense qu’elle signe ici son plus beau texte. Elle parle ici de l’art, de la liberté, de la beauté de la nature, de la folie de ceux qui veulent tout s’approprier.
Un album absolument magnifique dont vous risquez de tomber amoureux.
Des extraits qui finiront de vous convaincre.

LeDans les yeux du loup loup hurle, une jeune fille approche. Elle est venue pour le tuer. Elle veut ramener sa tête à son père pour qu’il soit fier d’elle, pour qu’elle soit aussi importante que ses frères à ses yeux. Mais si elle gagnait la confiance de l’animal elle le ramènerait entier et vivant, ce serait encore plus impressionnant…
C’est dans les yeux de la jeune fille que le loup va savoir qui elle est, c’est dans les yeux du loup que la jeune fille va savoir qui il est. Difficile de résumer cet album très poétique. On y parle d’amitié, d’amour d’une fille pour son père, père qui ne lui donne pas l’amour qu’elle attend de lui et qui préfère ses fils. On pense bien sûr aux contes (surtout lorsque l’héroïne parle de sa belle-mère), on pense aussi à Féroce de Jean-François Chabas et David Sala. Les illustrations d’Aurélia Fronty sont comme toujours somptueuses.
Un très bel album plein de poésie avec un beau message sur l’amitié.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Muriel Zürcher (Ça déménage au 6B, Série Livranimo, Cro-magnonLe tourneur de page, T.3 Au-delà des temps, Le gang des gigoteurs, Le voleur de lunettes, Papa Yaga, Krok Mais, Le tourneur de page, tome 2 : Vers l’inconnu, Le tourneur de page – T1 : Passage en outre-monde et La perle volée),de Qu Lan (Le chat bonheur, Le rossignol et l’empereur de Chine) et d’Aurélia Fronty (L’Enfant, le jaguar et le feu, La Belle et la Bête, Raja, Princesse Yong Hee et la perle de la nuit, Comptines de rose & de safran, Le roi de la montagne en hiver, Un jour grand-père m’a donné un ruisseau et Une si belle entente). Retrouvez aussi notre interview de Muriel Zürcher.

Toile de dragon
Texte de Muriel Zürcher, illustré par Qu Lan
Picquier Jeunesse
13,50 €, 256×382 mm, 40 pages, imprimé en Chine, 2014.
Dans les yeux du loup
Texte d’Agnès Laroche, illustré par Aurélia Fronty
Kilowatt
12,90 €, 196×267 mm, 26 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.

À part ça ?

Un spécial cinéma aujourd’hui, avec un film sur les écrans et deux DVD.

La légende de ManoloManolo et Joaquim aiment la même fille, Maria. Manolo est un doux rêveur, Joaquim aimerait devenir un guerrier. Mais La Muerte et Xibalba, qui règnent sur les royaumes des morts, aiment les paris et chacun va parier sur l’un des deux en disant que c’est son favori qui épousera Maria. Seulement, Xibalba est un tricheur…
C’est difficile de résumer ce magnifique film sans trop vous dévoiler l’intrigue (qui est d’ailleurs bien trop racontée partout à mon goût !), mais donc on parle de la légende des morts au Mexique, c’est rythmé, coloré et plein d’humour (mais ça fait aussi un peu peur… je le déconseille aux trop petits).
Esthétiquement réussi, La légende de Manolo c’est surtout un super film qui casse les clichés : la fille n’est absolument pas passive (et pas du tout attirée par le plus costaud), le futur torero n’a aucune envie de tuer… Au-delà de la réussite d’un point de vue technique, c’est typiquement le genre de films que j’ai envie que mes enfants voient (loin des disniaiseries). Et très franchement, les adultes ne s’ennuient pas une seconde !
Un super bon film à voir en salle !
Le site (avec la bande annonce et plein d’autres choses encore : http://www.lalegendedemanolo-lefilm.com.

dvd FolimômesOn adore le studio Folimage, on vous en a parlé régulièrement. Quelle bonne idée ils ont eu de proposer un DVD regroupant 10 de leurs courts métrages ! pour la plupart ce sont des bijoux ! La chose perdue (primé aux oscars), Bisclavret, Nikita le tanneur, Le petit garçon et le monstre… Il sera ici question d’éléphant qui veut un vélo, de flocon de neige qui chamboule une vie, de vie de chien, de monstre-ami venu de l’eau, du divorce des parents… Et c’est un régal !
Visuellement, c’est généralement très beau, les histoires sont pleines de poésie et de tendresse (mais jamais mièvres).
On est fans !
Plus d’infos sur le DVD Folimômes ici.

La sorcière dans les airsOn vous avait parlé de La sorcière dans les airs (ici) au moment de sa sortie en salle, voici qu’il sort en DVD ! Un court métrage génial, par les créateurs du Gruffalo ! Ici, il est question d’une sorcière un peu trop généreuse qui va se faire des amis et va devoir affronter un dragon ! C’est drôle, plein de tendresse, il y a du suspense et même la voix de Pierre Richard ! On adore !
Niveau bonus, une mise en scène théâtrale par l’auteur du livre, Julia Donaldson et un making of du court métrage.
En plus du DVD, on trouve une version DVD + livre (format réduit) dans un fourreau violet (chez Gallimard).
Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=oM-ofpC_tFk&.

Gabriel

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Pages d’Histoire

Par 4 avril 2014 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose un petit voyage dans le passé. Quand les albums parlent de notre Histoire.

Alex et léon dans les camps françaisJuin 1942, Alex et Léon sont deux enfants juifs. Ils doivent désormais porter sur leurs vestes une étoile jaune et, par le fait, supporter les moqueries de leurs camarades. Dorénavant, ils n’auront plus le droit d’aller dans les parcs qui sont interdits aux juifs et ne pourront plus prendre que le wagon de métro qui leur est réservé. Leur mère les protège, leur père cherche un moyen de fuir. Malheureusement, c’est dans des camps que seront amenés Alex et Léon et leur famille. Tout d’abord, Nexon puis Rivesaltes et enfin Gurs, en attendant la libération.

Parler des camps de concentration aux enfants n’est pas chose aisée, Rolande Causse et Gilles Rapaport y sont arrivés. Avec beaucoup de délicatesse, sans détails sordides, ils nous racontent le parcours de deux enfants (qui font partie des chanceux qui s’en sortent). Graphiquement, c’est un album extrêmement intéressant. C’est à partir de photos d’époque que Gilles Rapaport a travaillé (les photos sont d’ailleurs en fin d’ouvrage). Les vrais visages sont mêlés à la peinture pour un résultat des plus réunis. Un bel album pour parler d’un sujet grave, une des plus noires pages de notre Histoire.
Des extraits en ligne.

Les cloches de la Libération1943. Pauline et son grand-frère ont une mission. La cloche que leur grand-père avait installée en haut de l’église a été décrochée par les Allemands. Ils veulent la fondre pour en faire des obus. Les enfants ne veulent pas laisser faire ça. Ils vont mener l’enquête pour la retrouver et tenter de la sauver.

C’est une histoire peu connue de la Seconde Guerre Mondiale que nous raconte Fabian Grégoire. Car ici tout est basé sur des faits réels, ils nous sont d’ailleurs racontés en fin d’ouvrage dans une partie documentaire richement illustrée de photos et documents d’époque. Rien de dur dans Les cloches de la libération, juste une sorte de récit d’aventures où deux enfants veulent sauver une chose chère à leurs yeux, avec la guerre en arrière-plan. Un bel album/documentaire sur une jolie histoire dans l’Histoire.


Tache d'encreParmi les élèves du jeune instituteur qui rabâche sa haine des boches, il y a Émile. Un peu cancre, un peu boute-en-train, Émile est sans nouvelle de son père, parti à la guerre. Il a peur de le voir rentrer avec des membres en moins. Nous sommes en 1914, la guerre est loin d’être finie.

Le duo de Fais tes contes signe ici un album complètement à l’opposé du précédent. Tache d’encre nous raconte des écoliers sans nouvelles de leurs pères, partis à la guerre. Ici, c’est un album très dur, avec une fin tragique, mais c’est ça aussi la réalité de la guerre. Dans les illustrations (auxquelles j’avoue ne pas avoir accroché personnellement, je trouve qu’elles font très croquis) sont cachées des images en trompe l’œil, les enfants pourront partir à leur recherche. Un album sur la Première Guerre Mondiale qui nous raconte l’attente et l’espoir, parfois déçu, de voir rentrer les pères partis combattre.
Des extraits en ligne.

Un bond de géant

Nuit entre le 20 et le 21 juillet 1969. Pour June, c’est une grande nuit, c’est son papa qui le lui a dit. Pendant que des millions de gens se demandent ce qu’il y a derrière la lune, sur le côté qu’on ne voit pas d’ici, June, elle se demande quel visage se cache de l’autre côté du ventre de sa maman. Dans la salle d’attente, elle attend. Des Américains posent un pied sur la lune, June devient une grande sœur.

On termine par un sujet plus léger (surtout qu’il est aussi question de naissance) et surtout par un gros coup de cœur. Je ne vais pas vous redire à quel point je suis fan du travail de Barroux… oh et en même temps pourquoi s’en priver ? Graphiquement, Un bond de géant, 1969 on a marché sur la lune est une merveille. Cet illustrateur de génie a encore fait un travail extraordinaire pour accompagner le très beau texte de Thomas Scotto. On parle donc ici des premiers pas sur la lune et d’une naissance, d’une petite fille qui s’étonne que tout le monde ne parle que du premier évènement et pas du second (tous les enfants on vécut ça, ne pas comprendre pourquoi la télé n’annonce pas la naissance du petit frère ou la mort de la mamie). Un album extraordinaire sur les premiers pas sur la lune (avec une partie documentaire en fin d’ouvrage) ou tout simplement sur une naissance.
Le même vu par Les lectures de Kik.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres de Stéphane Millerou et Quitterie Laborde (Fais tes contes) et Barroux (Méga-Loup, Mon voyage en gâteauKako le terrible et La rentrée de Noé). Retrouvez aussi notre interview de Barroux.

Alex et Léon dans les camps français 1942/1943
Texte de Rolande Causse, illustré par Gilles Rapaport
Circonflexe
15 €, 235×298 mm, 30 pages, imprimé aux Émirats Arabes Unis, 2013.
les cloches de la libération
de Fabian Grégoire
L’école des loisirs dans la collection Archimède
12,70 €, 220×280 mm, 45 pages, imprimé en France, 2013
Tache d’encre
Texte de Stéphane Millerou, illustré par Quitterie Laborde
Les p’tits bérets dans la collection À grands pas
13,50 €, 186×267 mm, 24 pages, imprimé en France, 2014.
Un bond de géant – 1969, on a marché sur la lune
Texte de Thomas Scotto, illustrations de Barroux
Kilowatt dans la collection Un jour ailleurs
15,80 €, 196×268 mm, 44 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.

À part ça ?

Georges CHAISELe numéro Chaise de Georges est sorti. Comment ? Quoi ? Vous ne connaissez pas Georges ? C’est un Drôle de magazine pour enfants, une revue classe pour les enfants (comprenez beau papier et contenu de qualité) qui est bien connu des gens qui aiment les illustrations graphiques. Alors comme personnellement, justement, les illustrations graphiques, c’est pas forcément mon truc j’avoue ne pas avoir pris de nouvelles depuis longtemps de ce bon vieux Georges, mais le Salon du Livre de Paris m’a fait le recroiser. Et ça m’a fait comme quand on recroise un vieux copain et qu’on se souvient à quel point on l’aimait bien en fait. Alors que trouve-t-on dans ce numéro Chaise (car oui, chaque numéro de Georges est par rapport à un sujet, il n’y a pas de numéro ici) ? Une histoire de la géniale Delphine Perret (et pas le genre petite histoire, non non non une histoire de 10 pages avec de belles illustrations) dans laquelle il est question d’un enfant qui a reçu une chaise en cadeau, une interview d’un des protagonistes de l’histoire, le cheval (ok, ce n’est qu’un figurant, mais c’est toujours intéressant), une BD, l’histoire (vraie) de deux designers de chaises, la suite d’une histoire à suivre (extrêmement graphique, pour le coup), des jeux (sept différences, jeux de lettres, jeux d’observations…) et même des loisirs créatifs (on va fabriquer une chaise et une maison en carton) et même de la cuisine (des recettes de canapés). Une soixantaine de pages pour une revue vraiment très classe (je l’ai déjà dit, mais ça lui va bien). Pour le bonheur des enfants et de leurs parents !
Georges, numéro Chaise, 8,90 € (34 € par abonnements, 4 numéros). Renseignements : http://www.magazinegeorges.com.

Gabriel

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