La mare aux mots
Parcourir le tag

La souris qui raconte

La chronique numérique : Des tornades et des livres

Par 9 novembre 2014 Livres numériques, Numérique

À l’honneur cette semaine, deux applis qui mettent en lumière l’influence des phénomènes climatiques sur les livres. Parce que oui, je vous assure, cela peut avoir des conséquences insoupçonnées : on sait où ça commence, quant à savoir jusqu’où ça va aller… C’est… l’effet papillon.

Le livre papillonLe Livre Papillon

C’est quoi ? Le nouveau livre interactif publié par La Souris qui raconte, écrit par Marine Locatelli, illustré par Claire Fauché et raconté par Jean-Marco Montalto, une équipe de choc qui nous a concocté un très joli livre sur le pouvoir magique des mots.

Ça parle de quoi ? Paolo vient d’emménager dans une nouvelle ville. Il s’y sent un peu seul. Il a bien un ordinateur, oui, mais des amis, non. Accoudé à son balcon, Paolo rêve. Soudain une bourrasque de vent s’engouffre dans sa chambre : les pages des livres deviennent des ailes qui leur permettent de prendre leur envol. Paolo se précipite et referme sa fenêtre. Trop tard ! Son livre le plus cher, le carnet dans lequel il écrit ses Le livre papillonpoèmes et ses pensées secrètes, le Livre Papillon, a lui aussi pris la poudre d’escampette. Chaque livre voltige au gré du vent et atterrit entre les mains d’un enfant : Léo, Peter, Elsa. Sur leur première page figure le nom de Paolo. Les enfants peuvent ainsi retrouver le propriétaire de ces livres fugueurs, et un goûter-rencontre est organisé. Mais parmi les livres, manque le plus important, le Livre Papillon. Les nouveaux amis signent alors un pacte d’amitié pour retrouver le précieux confident. De l’autre côté de la ville, Lilly, une petite fille qui apprend tout juste à lire, Le livre papillonreçoit un bien étrange cadeau tombé du ciel…

Ça marche comment ? Le Livre Papillon est une histoire interactive. Chaque page contient de délicates animations pleines de fantaisie. Sous nos doigts fureteurs, les images prennent vie : les fenêtres des immeubles s’entrouvrent pour nous laisser apercevoir des instantanés de vie quotidienne, des animaux apparaissent et disparaissent dans des feuillages, les motifs d’un pull s’animent. On peut faire le choix de lire l’histoire ou bien de l’écouter. À chaque page, une icône représentant un petit hérisson permet de lancer la narration en cliquant Le Livre papillondessus, au moment qui nous convient ; il n’y a donc pas d’interférences entre les animations et la lecture proprement dite.

Et j’en pense quoi ? J’ai été absolument charmée par cette merveilleuse histoire d’amitiés qui se tissent grâce au pouvoir des mots. L’univers sonore de l’application est très riche, et on n’en attendait pas moins d’une histoire qui fait jouer et sonner les mots. On sent derrière un véritable travail et une réflexion sur l’accompagnement du texte (par ailleurs très bien servi par la voix du conteur) : bruits de ville, extraits de musique classique, tout participe à l’immersion du lecteur dans l’histoire.
Le Livre papillonL’écran se divise, dévoilant progressivement, à la manière de cases de bande dessinée, ou d’un split screen, la temporalité du récit. Les animations fourmillent dans chaque coin de l’image, et on peut s’amuser à repérer les clins d’œil de l’illustratrice : une fusée qui atterrit dans l’œil de la lune, et c’est Méliès qui est convoqué. L’option qui permet de lancer la lecture à chaque page est un vrai plus ; elle offre une liberté d’écoute très appréciable. Le lecteur devient ainsi véritablement actif : on peut prendre son temps pour partir à la découverte d’une page avant d’en écouter le texte, sans être prisonnier d’un rythme imposé.
Un livre numérique qui sollicite tous les sens, ouïe, toucher, vue, sans oublier le cerveau !

Bande-annonce :

L’avis de Déclickids : http://www.declickids.fr/le-livre-papillon-une-belle-histoire-animee-pleine-de-poesie-web.

La Fantastique Histoire des livres volants de Morris LessmoreLa Fantastique Histoire des livres volants de Morris Lessmore

C’est quoi ? Une appli adaptée du court métrage d’animation du même titre de William Joyce, qui réunit le court métrage et le livre numérique.

Ça parle de quoi ? C’est l’histoire d’un garçon, ni plus ni moins, un amoureux des livres, lecteur et écrivain, Morris Lessmore. Et ce n’est pas une bourrasque mais un véritable ouragan qui s’abat sur sa ville, emportant tout sur son passage, maisons et voitures bien sûr, mais même les mots des livres. Morris erre, sans La Fantastique Histoire des livres volants de Morris Lessmoreplus de repère. Jusqu’à ce qu’il se décide à lever les yeux au ciel. Son regard rencontre alors une jeune femme tirée par un nuage de livres volants, qui lui envoie un cadeau, son livre préféré. C’est ce livre qui mènera Morris dans sa nouvelle demeure peuplée de livres. Il y apprendra que les livres ne vivent que grâce à leurs lecteurs.

Ça marche comment ? L’appli offre donc deux volets, le court métrage et le livre numérique. Dans ce dernier, l’histoire est La Fantastique Histoire des livres volants de Morris Lessmoresimplifiée et écourtée en vingt-sept plans. La particularité de ce livre numérique-ci, c’est que c’est le lecteur lui-même qui fait avancer l’histoire. Histoire et animations sont étroitement imbriquées et forment un tout. Ainsi, c’est au lecteur de créer l’ouragan qui fait débuter l’histoire de Morris Lessmore, c’est lui qui lui ouvre la porte qui débouche dans un nouveau monde, c’est encore lui qui aide les livres volants à mener Morris dans sa nouvelle maison, une bibliothèque. Chaque page peut être tournée au moment où on le souhaite mais ce n’est que lorsque le lecteur a découvert et activé l’animation de la page (indiquée par des flèches ou bien des objets en surbrillance) que le haut de la page se corne pour permettre la tourne. Quelques tableaux contiennent des petits jeux, très La Fantastique Histoire des livres volants de Morris Lessmoresimples : écrire un mot sur les pages d’un livre, mot qui va s’envoler ; jouer le thème musical du court métrage sur un piano, jouer à écrire des mots avec des céréales en forme de lettres, et d’autres. À signaler que si l’appli existe en version française, seul le texte est traduit, la narration quant à elle reste en anglais.

Et j’en pense quoi ? C’est une appli qui a beaucoup fait parler d’elle lors de sa sortie, et à raison. Tout y est magnifique, pour peu que l’on aime cet univers graphique assez léché. On se laisse emporter dans l’ouragan de l’histoire. L’animation y La Fantastique Histoire des livres volants de Morris Lessmoreest pour beaucoup, notamment grâce aux effets 3D (la maison qui tournoie dans l’œil du cyclone est impressionnante), et certains tableaux sont magnifiques de poésie, comme celui du passage des saisons. L’histoire, apologie de la lecture et illustration du temps qui passe, s’incarne réellement dans les images : en suivant les livres volants, on passe d’un monde gris et désolé, où les mots se sont envolés, à un chatoiement de couleurs dès qu’on arrive au pays des livres.
Au niveau de l’interactivité, l’appli laisse peu de liberté à l’utilisateur, et la lecture reste très La Fantastique Histoire des livres volants de Morris Lessmoreguidée : il n’est pas question de papillonner dans l’image.
Plusieurs modes de lecture sont possibles : avec ou sans musique, avec ou sans narration, avec ou sans texte écrit. Le texte étant assez simple, loin d’être une gêne, l’écoute en anglais peut être un avantage : elle familiarise l’oreille et nous fait réviser notre anglais (enfin le mien en tout cas) !
Pour ceux qui n’auraient pas d’ipad (puisque malheureusement cette appli n’est pas disponible sur Android), il serait dommage de se priver du film d’animation qui est un enchantement : http://www.dailymotion.com/video/xoh7gx_la-fantastique-histoire-des-livres-volants_shortfilms.

Bande-annonce :

L’avis de Déclickids : http://www.declickids.fr/les-fantastiques-livres-volants-de-morris-lessmore-un-chef-doeuvre-ipad.

Le Livre Papillon
écrit par Marine Locatelli, illustré par Claire Fauché et raconté par Jean-Marco Montalto
La Souris qui raconte
Prix constaté : 4,49 € (Apple et Android). Disponible aussi en format web en achat immédiat ou séquencé au prix de 6,99 € sur le site de La Souris qui raconte.
Les Fantastiques Livres volants de Moriss Lessmore
de William Joyce, musique et design sonore de Breed
Moonbot Studios
Prix constaté : 4,49 € (Apple)

À part ça ?

Restons dans l’effet papillon… Deux plasticiens suisses, Peter Fischli et David Weiss, ont appliqué ce théorème aux objets, dans une vidéo géniale que j’ai eu l’occasion de voir au Centre Pompidou : Der Lauf der Dinge (« Le Cours des choses » ; https://www.youtube.com/watch?v=dVnwMa8rGMI). Où l’on découvre la fragilité du monde à travers une série de catastrophes en chaîne. C’est délirant, drôle, très bien fait, et les enfants sont fascinés… Les grands aussi.

Erica

You Might Also Like

Les invités du mercredi : Nicolas Gouny et Françoise Prêtre (La souris qui raconte)

Par 5 décembre 2012 Les invités du mercredi

Deux beaux invités encore cette semaine ! Le génial Nicolas Gouny a accepté de répondre à mes questions et la pétillante Françoise Prêtre des éditions numériques La souris qui raconte a accepté de nous parler d’un livre. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Nicolas Gouny

Quel a été votre parcours ?
J’ai un parcours plutôt atypique. Je n’ai pas appris mon métier dans une école, mais tout seul. J’ai commencé par de longues études, en économie et en lettres, puis j’ai obtenu le DESS d’édition de Villetaneuse. A la suite de cela, j’ai travaillé dix ans comme secrétaire d’édition dans la fonction publique, et progressivement ma carrière d’illustrateur a pris de l’ampleur.
En 2008, nous nous sommes installés en Creuse, et depuis je ne fais plus que cela.

Quels sont les illustrateurs qui ont marqué votre enfance ?
Je viens d’un temps où il n’y avait pas comme aujourd’hui une telle profusion de livres pour les enfants… j’ai des souvenirs de Max et les maximonstres, comme toutes les personnes de mon âge. Et puis il y avait Pif Gadget, qui m’attendait le samedi au retour de l’école… Je suis surtout entré dans le livre pour enfants par les lectures romanesques, Jules Verne, Jack London….

Quels sont vos influences ?
Picturalement, je ne saurai dire, je fais feu de tous bois… sinon, la musique, les couleurs de la vallée de la Creuse, mes enfants, la littérature.

D’où sont venues vos fameuses girafes ?
J’habite au-dessus de la rivière de la Creuse, au milieu des prés et des pâtures, dans une sorte de bocage. Le matin, lorsque le soleil se lève et que la brume monte de la rivière, je suis en Afrique, et les girafes apparaissent…

Parlez-moi de La parenthèse enchantée
Il s’agit de notre petite coopérative, à Delphine, ma femme, et moi. Je dessine et elle elle fait des bijoux avec mes dessins, mes petits chats, mes oiseaux, mes arbres, mes petits personnages… Nous travaillons ensemble, et quand je dis ensemble, nous travaillons aussi à mes livres ensemble. C’est une coopérative amoureuse et professionnelle.

Quels sont les livres que vous aimez lire à vos enfants et que pensez-vous de la production littéraire jeunesse actuelle ?
Depuis qu’ils sont tout petits nous lisons des revues, des albums et des livres. Nous fréquentons deux bibliothèques, et la première chose que nous faisons à chaque naissance est de faire établir une carte de bibliothèque.
Nos livres préférés, que nous avons lu et relu, sont les Pomelos, Au lit dans 10 minutes, Si tu bouges j’te mords et Petit Dernier.
Aujourd’hui, les enfants ayant grandi, nous lisons surtout des contes, des mythes, des légendes, des romans, un peu chaque soir. C’est un moment fondamental.

Quels sont vos projets ?
Deux nouveaux Pompons sortiront au printemps (avec Gwendoline Raisson). J’ai aussi deux livres qui paraîtront chez Ptits Bérets et Gargantua, tous deux dans des veines très différentes, et tous deux écrits par Sandrine Beau. Et deux livres directement en italien, dont l’un sur un texte écrit et autotraduit par Alice Brière-Haquet.
J’ai de nombreux textes en réserve, de différents auteurs, et plein d’envies personnelles, mais si peu de temps…

En complément à cette interview retrouvez ses réponses à nos questions sur le métier d’illustrateur.

Bibliographie sélective :

Retrouvez Nicolas Gouny sur son site : http://www.la-parenthese-enchantee.fr (n’hésitez pas à visiter sa superbe boutique !)


La chronique de… Françoise Prêtre

Une fois par mois un acteur de la littérature jeunesse qu’on aime à La mare aux mots nous parle d’un livre qu’il a aimé. Cette fois-ci c’est Françoise Prêtre de La souris qui raconte qui s’y colle ! Merci à elle.

L’été de Garmann

De Stian Hole chez Albin Michel

Lorsque Gabriel m’a proposé de lui faire La chronique de… je ne me suis pas posée de question ! Oui Gabriel, je vais te la faire ta chronique, j’en suis même ravie. Et pour le choix du livre ?
— Quel livre Gabriel, un que tu aimes et dont tu veux que je parle ou un autre ?
— Non, non, un que tu aimes toi, un qui t’a marqué dont tu as envie de parler… comme tu le fais pour toi sur ton blog !

— Ah, OK… Mais Gabriel, si ce livre n’est pas tout jeune, s’il a déjà quelques années au compteur, tu en veux bien quand même ?

— Oui, oui, celui que tu veux, même vieux, c’est bien aussi d’en remettre en lumière !

Alors voilà en préambule nos échanges, et finalement je suis là, en face de vous, à vous parler d’un livre étonnant que j’ai adoré. Un bel objet (haha, je ne peux pas dire ça de mes livres) ! Meilleur album 2007 à Bologne, Prix Sorcières 2009, je me le suis procuré au salon de Montreuil cette même année 2009. Un livre choc par le graphisme, « L’été de Garmann » est à mon sens un ovni tant le travail sur l’illustration est remarquable et atypique ! Un livre courageux, pas accessible à tous ! Généreux aussi !

En quatrième de couverture vous pouvez lire : « C’est la fin de l’été, les trois vieilles tantes arrivent comme chaque année avec leur arthrose et leur gâteau meringué. Demain Garmann rentre au CP. Il a peur. Mais il fait cette découverte incroyable : les adultes aussi ont peur ! »

Garmann a une bonne tête de petit garçon, très blond et tout en taches de rousseur ! Il a six ans et se pose des tonnes de questions. La peur, la mort, l’inconnu… Avec humour et décalage, ce livre nous parle à tous, nous qui avons été enfant ! Les doigts crochus du pommier, des papillons dans le ventre, les dents qui ne veulent pas tomber, ou celles que l’on met dans un verre d’eau. Il y a aussi les poils blancs au menton, « Tu as été enfant un jour toi ? lui demande Garmann. » Un hymne à la vie et à l’amour, à la relation inter générationnelle entre un enfant et ses trois vieilles tantes ! Les questions des uns apportant des réponses aux autres… C’est tendre et poignant.

Le travail de l’illustrateur qui est aussi auteur (et norvégien) confère indéniablement sa singularité à l’ouvrage.  Il associe illustration et photo montage, réalité photographique et planche botanique. Il nous promène dans ce décor particulier entre rire et nostalgie, et nous invite à nous souvenir de nos angoisses d’enfants, de nos étés avec nos aïeux.

Si vous aussi voulez retrouver ces moments qui sentent bon la brioche, et la fraise juste cueillie, courez vite chez votre libraire préféré pour acheter ce livre magistral !

Françoise Prêtre est la créatrice de La souris qui raconte (à ma connaissance la meilleure maison d’édition numérique).

Ses derniers titres web et tablettes (et je vous donne le lien vers les chroniques de déclickids) :

Vous pouvez aussi voir d’autres titres de la souris qui raconte chroniqués chez nos amis de Déclickids ici.
Retrouvez Françoise Prêtre sur son site : http://www.lasourisquiraconte.com et son blog : http://www.lasourisquiraconte.com/blog .

You Might Also Like

« Elles plongent dans un très, très petit sac de poudre magique que le Marchand de Sable a préparé »

Par 9 décembre 2011 Livres Jeunesse, Livres numériques

Aujourd’hui, je vais encore vous parler de livres peu ordinaires !
En voyant le premier, Victor et les amulettes, écrit par Marie-Nuage Giuidcelli et Audrey Jacqmin, et illustré par la talentueuse Sophie Lebot, on pourrait se dire qu’il a tout d’un livre classique. Format standard, couverture cartonnée, papier épais et parfumé…

Mais destiné aux enfants de 7 à 9 ans, et particulièrement à ceux qui éprouvent des difficultés avec la lecture et le langage écrit en général, il regorge de détails particuliers destinés à faciliter la lecture et à donner le goût de lire à tous !

La longueur des lignes est courte et la couleur du fond est beige, les mots un peu difficiles à déchiffrer sont colorés selon les syllabes, la taille des caractères et des interlignes est augmentée et il y a peu de ponctuation et les illustrations sont placées toujours en face du texte, pour ne pas perturber la lecture. Enfin, on trouve un marque-page original, une sorte de guide-lignes qui permet de ne pas se laisse distraire par le reste du texte. Toutes ces aides « techniques » ne gâchent en rien la jolie histoire poétique.

Victor a 7 ans et a des difficultés pour s’endormir. Heureusement, la lune, le marchand de sable et ses amulettes magiques vont lui venir en aide.
Tous ces personnages sont très joliment illustrés, les couleurs sont franches mais douces à la fois (je sais, ça paraît drôle, mais c’est vraiment l’impression que ça m’a fait) et tout est plein de poésie.

Le texte est effectivement facile à lire, et je pense qu’au-delà des enfants avec des difficultés de lecture particulière, c’est un très bon livre pour tous les nouveaux lecteurs. Il est parfois difficile de trouver un livre adapté au désir de faire seul, qui ne soit ni trop simple ni trop compliqué. A mon avis, la collection Déliemesmots de laquelle est issue Victor et les amulettes est particulièrement adaptée dans ce cas-là.

 

Et curieusement, le second livre dont je vous parle aujourd’hui a aussi pour héros un petit Victor. Mais cette fois, le support est complètement différent. En effet, il s’agit d’un livre des éditions numériques La souris qui raconte, dont Gabriel vous avait déjà parlé dans un A part ça ?.

Il s’agit ici de La petite musique du monde, de Cathy Dutruch et Farah Allegue, qui m’a saisi par la beauté de son texte, et par ses très belles illustrations sur le thème de la nature et des oiseaux.
Les feuillages, les arbres et les oiseaux créés par Farah Allegue sont splendides, et l’histoire est belle et émouvante. Victor n’est pas tout à fait comme les autres enfants ni adapté complètement au moule que veulent façonner autour de lui les adultes…Seuls ses parents et une gentille maîtresse lui font confiance. Un beau message d’amour, de tolérance, et d’incitation à la rêverie dans un monde où tout va parfois un peu trop vite.
C’est une belle réflexion sur la vie, servie par de belles images, et une très jolie musique. La voix (Brigitte Quinton) est agréable également, et je pense que ça peut être utile aux enfants débutant en lecture (pour un adulte, c’est parfois un peu gênant, parce qu’on est tenté de lire en même temps, et nos yeux vont plus vite que nos oreilles. Mais ça tombe bien, ce sont des livres pour enfants et on peut la désactiver si le coeur nous en dit.).
J’ai découvert plein d’autres beaux livres sur ce site, qui propose également, via Immatériel, le téléchargement de ces histoires. De quoi les emporter partout sur les tablettes numériques ou ordinateurs, pour occuper par exemple un long voyage en train pendant les fêtes !

Victor et les Amulettes, Marie-Nuage Giudicelli, Audrey Jacqmin et Sophie Lebot
Editions Auzou
Collection Délie Mes Mots
Prix: 13€
Public: lecteurs débutants (7-9 ans selon l’éditeur), mais pourquoi pas aussi A leur lire.

La petite musique du monde, Catherine Dutruch, Farah Allegue.
Editions La Souris qui raconte
Collection Histoires à lire
Prix: 4,95€
Public: Lecteurs débutants/Lecteurs Confirmés
———————————————————————————————————————
A part ça ?

J’ai envie de vous parler de deux sites de petits jeux en ligne pour les enfants. Je les trouve originaux, intuitifs et sympathiques ! Les enfants parcourent la page (avec l’adulte) et vont de surprise en surprise !
Il s’agit du Poisson Rouge et du monde de Wumpa, un petit esquimau.
Bon voyage !

Marianne

You Might Also Like