La mare aux mots
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La ville brûle

Blanche Neige et le primeur

Par 20 juillet 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, un mélange audacieux. Dans notre chronique du jour, on retrouve une merveilleuse adaptation de pièce de théâtre en « ciné-roman » qui nous propose une nouvelle interprétation du conte Blanche Neige. Puis, deux élégants albums cartonnés l’un sur les légumes, l’autre sur les fruits de saison (d’ailleurs la pomme en fait partie…).

Blanche Neige ou la chute du mur de Berlin
de Samuel Hercule et Métilde Weyergans
La ville brûle
20 €, 21 x 25,5 mm, 116 pages, imprimé en Union européenne, 2016.
Légumes de saison
de Clara Corman
Amaterra
12,50 €, 15 x 21 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2017.
Fruits de saison
de Clara Corman
Amaterra
12,50 €, 15 x 21 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2017.

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Vive la différence !

Par 5 juin 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on célèbre la différence à travers quatre beaux albums.

Fourchon
Texte de Kyo Maclear (traduit par Fanny Britt), illustré par Isabelle Arsenault
La pastèque dans la collection Pamplemousse
14 €, 198×248 mm, 36 pages, imprimé en Malaisie, 2011.
Comme tout le monde
Texte de Charlotte Erlih, illustré par Marjolaine Leray
Talents Hauts
13 €, 205×140 mm, 40 pages, imprimé en République Tchèque, 2017.
On n’est pas si différents !
Texte de Sandra Kollender, illustré par Claire Cantais
La ville brûle dans la collection Jamais trop tôt
13 €, 170×240 mm, 48 pages, imprimé en Union Européenne, 2015.
Le chat qui est chien
Texte d’Alex Cousseau, illustré par Charles Dutertre
Rouergue
14 €, 210×297 mm, 32 pages, lieu d’impression non indiqué, 2016.

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Les invité.e.s du mercredi : Gilles Baum et Marianne Zuzula

Par 17 mai 2017 Les invités du mercredi

Aujourd’hui, c’est l’auteur Gilles Baum qui a accepté de répondre à nos questions. Avec lui, nous revenons sur son dernier album, Le piège parfait (Seuil) et sur son travail en général. Ensuite, c’est l’éditrice Marianne Zuzula (La ville brûle) qui a accepté de venir nous livrer ses coup de cœur et coup de gueule ! Bon mercredi à vous.


L’interview du mercredi : Gilles Baum

Parlez-nous de votre dernier album, Le piège parfait, que vous venez de sortir aux éditions du Seuil.
Les pièges, c’est un sujet fascinant. En général, l’intelligence humaine est sans limite dès qu’il s’agit d’emprisonner, de faire du mal, de tuer. Du coup, avec Matthieu, on avait envie de retourner le truc, d’en faire un album souriant avec une fin qui fait (un peu) réfléchir.

C’est votre première collaboration avec Matthieu Maudet, comment ça s’est passé ?
Parfaitement ! Enfin, pour moi… Faudra aussi lui poser la question à l’occasion.
Cela fait très longtemps que j’avais envie de travailler avec lui, j’aime beaucoup son travail et j’ai beaucoup ri avec mes enfants autour de ses livres avant même de le connaître. Un jour sur un salon, j’ai pu lui dire tout ça, lui demander son adresse mail et à partir de là il était fichu… Car le piège parfait, en fait, c’est moi. 😉
Ce projet on l’a vraiment construit ensemble à partir d’un texte initial qui n’a plus grand rapport avec le texte d’aujourd’hui. Sur la fin, on a su trouver un peu d’aide extérieure également. Je crois que c’est un beau projet, construit assez intelligemment.

J’aimerais aussi que vous me disiez quelques mots sur D’entre les ogres, sorti au Seuil également.
J’ai beaucoup de mal à parler de ce livre, à la fois parce que je l’aime beaucoup mais surtout parce qu’il me dépasse, il m’a échappé, je trouve cela fou et génial à la fois. Évidemment, l’apport de Dedieu y est pour beaucoup dans cette affaire, ses images sont incroyables.
Je trouve que ce livre ouvre beaucoup de portes, soulève de nombreuses questions mais en même temps il affirme quelque chose d’essentiel sur la foule.

Comment naissent vos histoires ?
L’éternelle question. Je ne suis même pas sûr d’avoir envie de connaître la réponse. Elles naissent, voilà. Les périodes de vide sont si douloureuses à vivre que la naissance d’une idée, il faut s’en réjouir et l’accepter sans se poser trop de questions je crois.
Dans le cas de « D’entre-les-ogres », c’est le titre qui m’a sauté au visage une nuit.

Parlez-nous de votre parcours.
Une enfance dans les quartiers populaires de Mulhouse. Du foot dès que possible mais une vraie passion pour l’école malgré tout. Des études de mathématiques et un diplôme de professeur des écoles.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescent ?
Je crois que je vais vous navrer, mais peut-être aussi créer de l’espoir chez vos plus jeunes lecteurs…
Enfant je lisais Mondial, Onze, France Football, L’année du Football que nous recevions à Noël de notre tata Georgette, et mes albums Panini… vous voyez le genre. En dehors de cela, des BD, uniquement des BD.
Il m’a fallu attendre le début du lycée pour découvrir grâce à mon grand frère la puissance de la littérature avec Camus, Vian, Sartres, Anouilh…

Quels sont vos projets ?
Un album magnifique avec Barroux qui sortira en octobre chez Kilowatt, « mon pull panda ». Il y est question de solidarité. On prépare aussi aux éditions des éléphants un album marrant sur l’escalade de la violence qui s’appellera « Furio ».
Les autres projets, c’est secret.
Faudra repasser me voir.

Bibliographie sélective :

  • Le piège parfait, album illustré par Matthieu Maudet, Seuil Jeunesse (2017).
  • D’entre les ogres, album illustré par Thierry Dedieu, Seuil Jeunesse (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Le grand incendie, album illustré par Barroux, Les éditions des éléphants (2016).
  • Le totem, album illustré par Thierry Dedieu, Seuil Jeunesse (2016).
  • Camille est timide, album illustré par Thierry Dedieu, Seuil Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Le baron bleu, album illustré par Thierry Dedieu, Seuil Jeunesse (2014).
  • Pousse Piano ou la symphonie des nouveaux mondes, album illustré par Rémi Saillard, Le Baron Perché (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Série La nature te le rendra, albums illustrés par Thierry Dedieu, GulfStream Éditeur (2012-2014), que nous avons chroniqué ici et .
  • Un royaume sans oiseaux, album illustré par Thierry Dedieu, Seuil Jeunesse (2013).


Le coup de cœur et le coup de gueule de… Marianne Zuzula

Régulièrement, une personnalité de l’édition jeunesse (auteur.trice, illustrateur.trice, éditeur.trice…) nous parle de deux choses qui lui tiennent à cœur. Une chose qui l’a touché.e, ému.e ou qui lui a tout simplement plu et sur laquelle il.elle veut mettre un coup de projecteur, et au contraire quelque chose qui l’a énervé.e. Cette semaine, c’est Marianne Zuzula qui nous livre son coup de cœur et son coup de gueule.

Coup de cœur, coup de gueule

Je vais commencer par mon coup de gueule, ce sera fait. Mais avant ça, je vous demande un peu d’indulgence parce que là, maintenant, je suis en train d’écrire, et nous sommes le 24 avril 2017. Oui oui, le lendemain de ce 1er tour terrible, où en a juste envie de vomir, où on se souvient qu’en 2002 tout le monde était dans la rue, choqué et effaré, et où on est obligés de constater que 15 ans après, eh bien on s’est habitués à l’horreur de voir le FN atteindre de tels scores, et que limite on est soulagés parce que « ça aurait pu être pire ». Bref… pour se changer un peu les idées, mon coup de gueule ne parlera pas des élections.

Aux éditions la ville brûle, nous avons publié l’an dernier un album jeunesse sur le handicap [NDLR On n’est pas si différents, plus d’infos], pour déconstruire les stéréotypes liés au handicap, pour dire à toutes et tous qu’être handicapé c’est être différent, mais que différent cela ne veut pas dire moins bien, et que la personnalité de quelqu’un ne se réduit pas à son handicap.

C’est un vraiment chouette livre. Il est magnifiquement illustré par Claire Cantais, qui a pour cela passé pas mal de temps dans un Institut médico-éducatif, au plus près des enfants, et les textes de Sandra Kollender sont drôles et percutants.

Sur les salons, quand les gens le feuillètent, ils nous disent toujours que c’est vraiment un chouette livre, que c’est super de faire des livres comme ça sur le handicap… Puis la plupart du temps ils font une petite moue et ils ajoutent que bon, eux ils n’ont pas besoin d’aborder ce sujet puisque personne n’est handicapé dans leur famille.

Est-ce que l’on imaginerait quelqu’un feuilleter un livre sur le racisme, le trouver super, et puis ajouter : « Mais je n’ai pas besoin de sensibiliser mes enfants à cette question parce que personne n’est racisé dans la famille ? » Non.

D’autant plus que c’est faux, et que tout le monde est concerné par le handicap : les enfants sont confrontés au handicap à l’école, dans leur classe, dans les parcs et espaces publics. Échanger, partager, communiquer avec les personnes, enfants et adultes, porteurs de handicap nous concerne toutes et tous, c’est une question de vivre ensemble on ne peut plus élémentaire que d’essayer de connaître et comprendre toutes celles et ceux avec qui on partage l’espace public. Je sais que le handicap fait peur, et que ce déni est une façon d’éloigner cette peur, mais bon, ça me met vraiment en rogne et c’est un de mes coups de gueule récurrents…

Et mon coup de cœur c’est tous les salariés, du public comme du privé, qui tous les jours en font plus que ce qu’ils sont sensés faire, que ce soit par amour de leur métier, par conscience professionnelle, par respect pour les gens avec qui ils sont en contact, pour ne pas pénaliser leurs collègues ; les artistes dont le travail nous nourrit, nous rend heureux… mais qui ne parviennent pas à en vivre ; les bénévoles qui se consacrent aux autres d’une façon ou d’une autre, dans un cadre associatif ou à titre individuel… Je crois que la France ne tient que grâce à ça, à ces millions d’heures non comptées, non payées, non récupérées, ces millions d’heures invisibles et ignorées de celles et ceux qui dirigent le pays mais qui permettent à notre société de fonctionner, malgré tout. Et en écrivant ça je me dis que ce coup de cœur n’est pas très loin d’être un coup de gueule, finalement !

Marianne Zuzula est éditrice (La ville brûle)

Bibliographie sélective de La ville Brûle :

  • L’Homme est-il un animal comme les autres, de Jean-Baptiste de Panafieu et Étienne Lécroart (2017).
  • Osons la politique !, de Caroline De Haas et Camille Besse (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Blanche Neige ou la chute du Mur de Berlin, de Métilde Weyergans et Samuel Hercule (2016).
  • On n’est pas des moutons, de Claire Cantais et Yann Fastier (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • On n’est pas si différents, de Sandra Kollender et Claire Cantais (2015).
  • Mon super cahier d’activités antisexiste, Claire Cantais (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Le choix, de Désirée et Alain Frappier (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • De baraque en baraque, de Cendrine Bonami-Redler (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Pourquoi les riches sont-ils de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres ?, de Monique Pinçon-Charlot, Michel Pinçon et Étienne Lécroart (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • On n’est pas des super héros, de Delphine Beauvois et Claire Cantais (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • On n’est pas des poupées, de Delphine Beauvois et Claire Cantais (2013), que nous avons chroniqué ici.

Le site de La ville brûle : https://www.lavillebrule.com.

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Aux urnes !

Par 18 avril 2017 Livres Jeunesse

Mes cher.ère.s concitoyen.ne.s, aujourd’hui nous allons parler d’élection et de gouvernement à travers des albums, des documentaires et une revue !

Je veux voir le Directeur !
d’Anne-Isabelle Le Touzé
Les éditions Clochette dans la collection Le LivrAmi
13 €, 310×230 mm, 24 pages, imprimé en Union Européenne, 2017.
Le président du monde
Texte de Germano Zullo, illustré par Albertine
La joie de Lire
15,90 €, 226×318 mm, 48 pages, imprimé en Chine, 2016.
Si j’étais ministre de la culture
Texte de Carole Fréchette, illustré par Thierry Dedieu
HongFei Cultures
14,50 €, 273×362 mm, 40 pages, imprimé en République Tchèque, 2017.
Les élections
Textes de Sylvie Baussier, illustrés par Maud Riemann
Nathan dans la collection Questions ? Réponses !
6,95 €, 238×288 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
Osons la politique !
Texte de Caroline de Haas, illustré par Camille Besse
La ville brûle dans la collection Jamais trop tôt
9 €, 150×210 mm, 72 pages, imprimé en France, 2016.
Astrapi n°880
5,20 € (abonnements à partir de 8,25 € par mois).

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Cinq beaux albums pour bien commencer cette nouvelle année…

Par 2 janvier 2017 Livres Jeunesse

Après la carte de vœux, cinq beaux albums pour vous souhaiter des petits détails qui enrichissent l’instant qui passe, de la beauté qui nous aide à affronter le monde, de ne pas être des moutons, des idées folles et de belles amitiés.

Les Oiseaux
Texte de Germano Zullo, illustré par Albertine
La joie de lire
14,20 €, 210×210 mm, 68 pages, imprimé en Chine, 2010.
L’arbre bleu
d’Amin Hassanzadeh Sharif (traduit par Florence Camporesi)
Passepartout
16 €, 216×297 mm, 32 pages, imprimé en Italie chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
On n’est pas des moutons !
Texte de Yann Fastier, illustré par Claire Cantais
La ville brûle dans la collection Jamais trop tôt
13 €,  170×240 mm,44 pages, lieu d’impression non indiqué, 2016.
Mes idées folles
Texte de Ramona Bădescu (traduit par Georges Daaboul), illustré par Walid Taher
Le port a jauni
15 €, 220×220 mm, 52 pages, imprimé en France, 2016.
Un Peu Plus Loin Ensemble
de Hyacinthe Reisch
Le Chineur
13,50 €, 230×160 mm, 36 pages, imprimé en Pologne chez un imprimeur éco-responsable, 2016.

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