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Les invité.e.s du mercredi : Amandine Piu et Philippe Lesgourgues (+ concours)

Par 13 avril 2016 Les invités du mercredi

C’est Amandine Piu qui a accepté de répondre à mes questions cette semaine. J’ai adoré Ce n’est pas l’histoire… et j’ai eu envie d’en savoir plus sur la façon dont elle a travaillé sur cet album, mais aussi sur son travail en général et sur son parcours. L’un.e de vous aura la chance de gagner cet album (rendez-vous après l’interview pour participer). Ensuite, c’est avec Philippe Lesgourgues des éditions L’édune que nous avons rendez-vous. Pour la rubrique Parlez-moi de… il revient sur le magnifique documentaire J’ai planté un arbre en montagne. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Amandine Piu

Amandine PiuComment êtes-vous devenue illustratrice ? Parlez-nous de votre parcours
Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours passé mon temps à dessiner (et bricoler, construire des cabanes, regarder des dessins animés, aller fouiner dans le grenier de mes grands-parents)… et comme je n’avais aucune envie de m’arrêter… mon papa m’a incitée à faire de ma passion, mon métier. J’ai donc passé un bac arts appliqués, ensuite un BTS communication visuelle (qui m’a donné les clefs pour la mise en page, la typo…) pour finir par la section illustration aux Arts Déco de Strasbourg. J’ai ensuite pris rendez-vous avec quelques DA (NDLR Directeurs.trices Artistiques) au Salon du livre de Montreuil à qui j’ai montré mon book, et j’ai commencé à travailler.

Quelles techniques d’illustration utilisez-vous ?
J’ai (presque) tout essayé, collage, peinture, crayon, fusain, volume… mais aujourd’hui je travaille essentiellement sur mes albums avec ma palette graphique (et depuis peu avec une cintiq, le luxe !!), mais je continue à faire mes premières recherches et crayonnés au crayon de papier, des recherches dans mes carnets avec tout ce qu’il me passe sous la main Hou ! Hou ! Prince charmant ?(feutres de mes enfants, stylo… etc.). Mes cartes postales « les fausses piubs » sont encore et toujours faites à l’acrylique et crayon de couleur, même le texte est entièrement peint (comme les vieilles publicités d’autrefois !) Du coup, je dois faire vraiment attention à ne pas faire de fautes d’orthographe !
J’aime bien varier les techniques, les supports, et les thèmes, aller vers de nouvelles choses… passer des albums aux jeux, aux affiches, aux cartes postales…

Ce n'est pas l'histoireJ’aimerais que vous nous parliez de votre travail sur Ce n’est pas l’histoire…, c’est un album impressionnant du point de vue graphique, car vous avez inventé de nombreuses couv’ avec des univers différents. Comment avez-vous travaillé sur ce projet ?
AAaH, le travail sur cet album a été un pur bonheur !
Ça faisait longtemps qu’on essayait de travailler ensemble Michaël Escoffier et moi, j’aime énormément son univers, son humour et les chutes de ses histoires ! Donc quand il m’a proposé Ce n’est pas l’histoire… j’étais plus que ravie !
Pour les couvertures, Michaël ne m’avait pas donné de titre, on a fait un ping-pong d’idées, je lui envoyais un tas de propositions de titres, avec des dessins, des jeux de mots sur nos noms, et il m’en renvoyait 2 fois plus (et des encore plus drôles bien sûr, on a bien rigolé !) Ensuite, j’ai travaillé toutes les images, comme des vraies couvertures, ou un peu comme mes fausses pubs, j’aime chercher les typographies, faire des faux logos, trouver des compositions différentes… J’ai essayé de varier le plus de choses possible pour qu’on ait vraiment l’impression d’avoir affaire à des livres très variés malgré le fait que le traitement « graphique » reste le même… et puis, il fallait que ça soit drôle et tendre, et que ça plaise à « mon testeur officiel », mon fils de 5 ans (d’où le côté caca – prout prout, j’avoue)

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Petite, j’étais abonnée à Toupie, puis Toboggan, et Diabolo (l’ancêtre de J’apprends à lire). J’attendais avec impatience chaque mois qu’ils arrivent dans ma boîte aux lettres, c’était une vraie fête pour moi ! (j’ai tous les exemplaires des histoires qui m’ont marquée dans Diabolo : Le réparateur de bêtisesLe12-13 piège à ennui, etc.) J’avais aussi pas mal d’albums divers et variés. Adolescente, je ne lisais pas beaucoup de roman, j’avais encore besoin d’images… du coup, je lisais des BD et entre autres, celle de mon père… de Reiser… (Hum, ça ne se ressent peut-être pas vraiment dans mes images… héhé)
J’ai vraiment commencé à lire des romans après le bac avec des gros coup de cœur pour Pennac, Boris Vian, Paul Auster… et Harry Potter bien sûr !! et des polars tout noirs aussi. J’ai aussi été marquée par Les histoires pressées de Friot et Coup de Gigot de Roald Dahl… et je reste une férue de dessins animés (pour le plus grand plaisir de mes enfants)

Et quel.le.s sont les illustrateurs.trices qui vous inspirent aujourd’hui ou dont le travail vous séduit, tout simplement.
OH, il y a tellement de gens dont j’admire le travail….
Mes premiers amours : Anne Herbault, Anne Laure Cantone, Lionel Le Néouanic, Muriel Kerba, Hou ! Hou ! Prince charmant ?Rebecca Dautremer, Élodie Nouhen, Delphine Durand, Christian Voltz, Claude Ponti… et plein d’autres !
– et puis j’adore aussi le travail : Élise Gravel, Samuel Ribeyrron, Béatrice Alemagna, Laurent Moreau, Violaine Leroy, Marie Desbon, Bérangère Delaporte, Clémentine Sourdais, Jérome Peyrat, Julia Wauters, Élisa Gehin, Matthias Piccard, Lucie Brunellière, Clément Lefèvre, Nikol, Joey Chou, Gilles Bachelet, Benjamin Chaud, Isabelle Arsenault… et tout plein d’autres aussi ! (entre autres grâce à facebook, qui permet de découvrir énormément d’illustrateurs talentueux dans le monde entier, ou comment voyager (un peu) devant son écran !)

Quels sont vos projets ?
Des albums qui vont bientôt paraître :

  • Le bateau rouge d'OscarLe bateau Rouge d’Oscar, sur un texte de Jo Hoestlandt aux éditions Flammarion, un album très poétique que j’ai pris beaucoup de plaisir à illustrer.
  • Hou ! Hou ! Prince Charmant ? écrit par Sylvie Misslin aux Éditions Amaterra, un album-jeu, où le lecteur doit faire des choix pour faire avancer l’histoire.
  • Et beaucoup d’autres en préparation (un autre album avec le super Michaël Escoffier, plusieurs avec la talentueuse et géniale Emilie Chazerand…)
  • Et une nouvelle série de cartes postales « fausses piubs » (tant que j’ai des idées qui me font rire, je continue…)

bref, une année remplie de super chouettes projets qui me réjouissent !

Une dernière question, si quelqu’un qui ne vous connaît pas lit cette interview et veut vous découvrir avec un seul de vos ouvrages, lequel lui conseilleriez-vous ?
Ce n'est pas l'histoire...Elle est dure cette question, euh, tous ? Ou celui que je n’ai pas encore fait ?
Chaque album fait parti de l’évolution de mon travail d’illustratrice et est souvent né d’une belle rencontre, qui s’est souvent transformé en véritable amitié (Sophie Cottin, ma « première auteur » devenue mon éternelle amie, Virginie Hanna « mon ananas »,  Sylvie Misslin……). J’ai essayé de donner le meilleur de moi-même à chaque fois, mais pour le moment, je dirais sûrement Ce n’est pas l’histoire…parce ce que c’est le dernier, qu’il est drôle et que j’ai vraiment aimé travailler avec Michaël et les éditions Frimousse.

Retrouvez Amandine Piu sur son blog (où l’on peut voir, notamment, ses super fausses piubs) : http://www.piupiu.fr.

Bibliographie :

  • Ce n’est pas l’histoire…, illustration d’un texte de Michaël Escoffier, Frimousse (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • La maison des comptines, Collectif, Larousse (2015).
  • Sur la route de la musique, illustration d’un texte de Virginie Hanna, De la Martinière Jeunesse (2014)
  • Berlingot n’a peur de rien, illustration d’un texte de Virginie Hanna, Auzou (2014)
  • Qui veut jouer au ballon ?, illustration d’un texte de Sylvie Misslin, Amaterra (2013).
  • Comptines de Compère Loup, Larousse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Le pré des bébêtes pas bêtes, illustrations d’un texte de Virginie Hanna, Mic_Mac (2013).
  • Sur la route des couleurs, illustration d’un texte de Virginie Hanna, De la Martinière Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Mes drôles de copains se promènent, illustrations d’un texte de Sylvie Misslin, Amaterra (2012).
  • Mes drôles de copains sont amoureux, illustrations d’un texte de Sylvie Misslin, Amaterra (2012).
  • Berlingot est un super héros, illustrations d’un texte de Virginie Hanna, Auzou (2012).
  • Le jardin des animaux zinzins, illustrations d’un texte de Virginie Hanna, Mic_Mac (2011).
  • Comptines à lire à deux : Comptines Rigolotes, Collectif, Lito (2009).
  • Le riz de Ly : Faisons danser les grains de riz !, illustrations d’un texte de Sophie Cottin, Petit à Petit (2007).
  • Les pâtes de Francesca,  illustrations d’un texte de Sophie Cottin, Petit à Petit (2006).

Concours :
Grâce aux éditions Frimousse, l’un.e de vous va pouvoir gagner Ce n’est pas l’histoire…, un super album original et plein d’humour. Pour participer, il vous suffit juste de laisser un commentaire sous cet article. Le gagnant ou la gagnante sera tiré.e au sort parmi tous les commentaires. Vous avez jusqu’à mardi 20 h. Bonne chance à tous et à toutes !


Parlez-moi de… J’ai planté un arbre en montagne

Régulièrement, on revient sur un livre qu’on a aimé avec son auteur, son illustrateur.trice et/ou son éditeur.trice. L’occasion d’en savoir un peu plus sur un livre qui nous a plu. Cette fois-ci, c’est sur J’ai planté un arbre en montagne (chroniqué ici), un très bel ouvrage entre le documentaire et l’album. Pour cet album assez particulier, c’est son éditeur français, Philippe Lesgourgues des éditions L’édune, qui nous raconte son aventure avec cet album.

Philippe Lesgourgues : Au mois de juin 2014, une dame est venue au bureau des éditions l’Édune. Corinne Bret – c’est son nom – voulait des renseignements sur la façon de se faire éditer en France. Native du Bassin d’Arcachon, elle avait passé son enfance à Andernos, ville où nous sommes installés. On lui avait parlé de nous et on s’était donné rendez-vous.

Nous avons discuté un long moment.

Elle avait passé près de 30 ans au Japon, après ses études de journalisme, où elle avait été correspondante pour Libération et avait écrit plusieurs livres en japonais, pour les adultes, mais aussi pour les enfants. Elle les avait amenés avec elle et me les montrait pendant qu’elle m’expliquait l’édition au Japon, qui n’a rien à voir avec l’édition que nous connaissons en France.

Parmi ces livres s’en trouvait un, qu’elle n’avait pas écrit, mais dont elle connaissait bien l’auteur, pour avoir écrit des articles sur lui : Shigeatsu Hatakeyama. Elle nous en traduisit le titre, « J’ai planté un arbre en montagne », et nous raconta l’histoire de son auteur et pourquoi il avait écrit ce livre.

Ostréiculteur et pêcheur de la Baie de Kesennuma, au Nord du Japon, M. Hatakeyama était venu en France dans les années quatre-vingt-dix, avait rencontré des ostréiculteurs et des scientifiques et était reparti avec une idée en tête.

Depuis plusieurs années, il constatait l’appauvrissement de la faune et de la flore de la baie où il travaille. Après son séjour en France, et nourri des discussions qu’il avait eues avec les personnes rencontrées, il a vite fait le rapprochement entre le désert aquatique que devenait la baie de Kesennuma et la déforestation à outrance des montagnes environnantes.

Aidé de ses collègues ostréiculteurs et des riverains, d’abord sceptiques, il entreprit une vaste campagne de reboisement de ces montagnes. Le résultat ne se fit pas attendre longtemps. Au bout de quelques années seulement, la vie renaissait dans la baie : les algues poussaient à nouveau, les poissons étaient plus nombreux et les coquillages prospéraient.

Shigeatsu Hatakeyama continua son travail de reboisement, fit connaître son travail, fut invité à l’étranger et, en 2012, fut élu « Héros de la forêt » pour le continent asiatique par l’ONU.

Entretemps, il avait fait des livres pour les adultes et les enfants, afin d’expliquer son travail, dont celui que nous montrait Corinne Bret pendant qu’elle nous racontait cette histoire.

Très vite mon âme d’écolo non-violent retrouva sa jeunesse et l’idée de le faire traduire et de l’éditer en France me gagna. De plus, la perspective de la Cop 21 de Paris en décembre 2015 était une opportunité à saisir.

Je demandai à Corinne le nom de l’éditeur japonais et si elle voulait bien assurer la traduction. Elle accepta et je me lançai dans le projet.

Mais les relations avec les éditeurs japonais, très pointilleux, ne sont pas simples, ni rapides ! Je pris néanmoins contact avec l’éditeur et nous avons négocié l’achat des droits de traduction et d’édition pour la France. Cela prit un an, pendant lesquels la traduction avançait et se finalisait, ce qui me permit d’en faire une maquette.

Se posa néanmoins un problème : Corinne Bret n’arrivait pas à traduire les noms de certaines algues, poissons ou coquillages propres au milieu aquatique asiatique, n’étant pas qualifiée pour trouver leur équivalent français.

Nous avons donc fait appel à Anne-Aurélie Raymond, chercheur en biologie, mais aussi sylvicultrice sur le Bassin d’Arcachon et, à ce titre, s’étant beaucoup intéressée et connaissant parfaitement les dessous de l’hydrographie. Elle fut notre conseillère scientifique et trouva les animaux et plantes européens cousins ou cousines de ceux, japonais, décrits dans le livre.

La fabrication pouvait alors être envisagée. Il se posait cependant un autre problème : le façonnage du livre original était particulier et, suivant les termes du contrat passé avec l’éditeur japonais, la fabrication devait se faire à l’identique. Comme il n’était pas question pour nous, pour des raisons d’éthique, de fabriquer le livre en Chine ou un autre pays d’extrême Orient (au Japon, où la version originale a été fabriquée, la réalisation d’un livre coûte cher), et après plusieurs contacts infructueux, un imprimeur local put faire, à partir de notre maquette et du livre original, un prototype convaincant pour un coût raisonnable. Dès lors, la réalisation définitive du livre pouvait être entreprise.

Les fichiers furent donc envoyés à l’imprimeur et la sortie du livre programmée pour décembre 2015, au moment de la COP 21.

Puis, plus de nouvelles de l’imprimeur : pas de réponse aux appels impatients ni aux mails répétés. Porte close à l’imprimerie.

Après plusieurs semaines d’interrogation, un coup de fil nous apprit que l’imprimerie avait été mise en liquidation, et que les scellés étaient mis sur tout le matériel.

Moment d’angoisse ! Puis notre correspondant, la commerciale avec qui nous étions en relation, nous dit qu’avec 4 autres employés ils s’étaient démenés pour sauver leur emploi et avaient trouvé un établissement qui, cherchant à s’étoffer dans le secteur de l’offset, était d’accord pour leur en confier le développement. Le projet pouvait donc reprendre !

Par chance, l’opérateur PAO avait pu sauver les fichiers et surtout les modifications qu’il avait faites. C’est ainsi que la fabrication fut entreprise et que le livre, distribué par Sérendip-livres, est maintenant disponible dans toutes les « bonnes librairies ».

Respectant à la lettre l’original, et fidèle à l’esprit de son auteur, ce petit livre nous montre l’interdépendance des écosystèmes en décrivant avec précision la faune et la flore des milieux traversés par les nutriments générés par les arbres des forêts des montagnes, et emportés par les eaux des rivières et de ruissellement pour nourrir la faune et la flore aquatique.

Parfois, faire un livre est une aventure éditoriale dont on ne mesure pas toujours l’ampleur. Celle-ci, comme l’avaient été la réalisation de la collection « L’ABéCéDaire » en 2007/2008, ou encore celle de l’album « Lumières – L’Encyclopédie revisitée » sorti en 2013 (après 2 ans de préparation), fut une « aventure » excitante, car le sujet, atypique pour les éditions l’Édune, méritait que le résultat en fût à la hauteur. C’est, nous l’espérons, chose faite.

Philippe Lesgourgues

PS : Afin de porter plus loin le message véhiculé par ce livre, une « malle-jeu » et une exposition itinérante sur le cycle de l’eau sont disponibles et permettent de saisir les enjeux fondamentaux définis par la COP 21, tout en s’amusant et se documentant.

J'ai planté un arbre
J’ai planté un arbre en montagne, texte de Shigeatsu Hatakeyama (traduit par Corinne Bret), illustré par Kanayo Sugiyama, sorti chez L’édune (2015).
Chroniqué ici.

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Documentons-nous

Par 11 avril 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose des livres documentaires. On va apprendre d’où viennent les mots, on va en savoir plus sur l’écologie et la politique, on va survivre aux écrans, visiter Londres, mieux comprendre l’écosystème, trouver des moyens mnémotechniques pour tout retenir et finir par des câlins, ça vous dit ? Alors c’est parti !

Devine d’où vient le mot Internet ! Et autres origines amusantes des mots
Textes de Géraldine Smith, illustrés par Manu Boisteau
Castor Poche dans la collection Castor Poche histoires
6,10 €, 135×180 mm, 96 pages, imprimé en Espagne, 2014.
À nous l’écologie
Textes de  Gilles Halais, illustrés par Jacques Azam
Milan dans la collection À nous !
8,90 €, 135×165 mm, 96 pages, imprimé en Slovénie, 2015.
À nous la politique
Textes de Gilles Halais, illustrés par Jacques Azam
Milan dans la collection À nous !
8,90 €, 135×165 mm, 96 pages, imprimé en Slovénie, 2015.
Guide de survie pour accros aux écrans… ou comment garder ton ordi ET tes parents
Textes de Serge Tisseron, illustrés par Jacques Azam
Nathan
10,90 €, 155×205 mm, 96 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Let’s go to London, Abécédaire pour les curieux
de Paul Thurlby (traduit par Abc Melody)
abc Melody
16 €, 252×320 mm, 56 pages, imprimé en Chine, 2015.
J’ai planté un arbre en montagne
Texte de Shigeatsu Hatakeyama (traduit par Corinne Bret), illustré par Kanayo Sugiyama
L’édune
16,50 €, 205×195 mm, 44 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-reponsable, 2016.
Mais où est donc Ornicar ? + de 100 moyens mnémotechniques
Textes d’Elisabeth Marrou, illustrés par Ben Bouchet
Deux coqs d’or
11,95 €, 175×230 mm, 110 pages, imprimé en Espagne chez un imprimeur éco-reponsable, 2015.
Le tour du monde des bises et des câlins
Textes de Laurence Fugier, illustrés par Caroline Modeste
Rue des enfants
13 €, 227×228 mm, 32 pages, imprimé en Chine,

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Hommages aux mots

Par 2 juin 2015 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous présente deux livres « à picorer ». On peut les lire d’une traite ou les ouvrir au hasard, pour lire quelques pages et se laisser emporter par leur poésie ou leur humour…

pensées en suspension et autres pointsQuelle force ont les mots ! Et qu’il est difficile de vous présenter Pensées en suspension et autres points… sans avoir envie de vous citer chaque page ! Tendres, drôles, caustiques, grinçantes, amoureuses, réalistes, fantaisistes, poétiques ou malicieuses, les pensées de Thomas Scotto sont de petites gourmandises qu’on se glisse sous la dent, qu’on déguste, que l’on écoute et que l’on lit pour soi ou à plusieurs.
On ouvre le livre au hasard, on découvre parfois une illustration de Thierry Murat et on se laisse porter par la force de ces quelques mots alignés. Et très souvent, on se dit que c’est décidément très vrai et très bien trouvé ! Les plus jeunes auront besoin d’accompagnement pour comprendre toutes les subtilités de ces courtes phrases et découvrir la puissance des mots, alors que les plus âgés prendront plaisir à savourer ces pensées dans n’importe quel ordre, pour le plaisir de se laisser surprendre !
Vous pouvez découvrir quelques visuels de ce livre sur le site des éditions L’Edune et sur le site de l’illustrateur.

les croqueurs de motsLes mots sont faits pour être lus. Mais ils sont aussi faits pour être entendus. Ils disent des choses, ils s’assemblent pour donner du sens mais aussi simplement pour faire joli, pour faire rire, pour retentir joyeusement à nos oreilles.
La preuve avec Les croqueurs de mots, ce recueil de poèmes très courts, qui célèbre les mots, tous les mots. François David nous livre des dizaines de pensées sur les mots qu’il préfère, les mots du monde, ceux qu’on ne voudrait plus entendre et ceux qu’il faut célébrer. Derrière ces courts textes souvent pleins d’humour, on découvre quelques messages philosophiques, rendus accessibles à tous par la magie de la poésie. Dominique Maes illustre en noir et blanc et avec fantaisie ce recueil qui donne décidément envie de jouer avec la langue, encore et toujours !
Vous pouvez découvrir quelques extraits de ce recueil sur le site des éditions Motus.
Le même vu par
Délivrer des livres.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de Thomas Scotto (
Jérôme par cœur et Un bond de géant : 1969, on a marché sur la lune) François David (Des girafes et des hommes, La planète Avril, Charlie, L’homme, Un rêve sans fin, Georges Brassens, à la lèvre un doux chantVole vole vole et Les bêtes curieuses). Dominique Maes a illustré Bleu de toi, une application que nous avons chroniquée. Retrouvez également notre interview de François David.

Pensées en suspension et autres points…
Texte de Thomas Scotto, illustré par Thierry Murat
L’Edune dans la collection Papillotes
11,70 €, 130 x 160 mm, 80 pages, imprimé en France, 2010.
Les croqueurs de mots
Texte de François David, illustré par Dominique Maes
Motus dans la collection Poésie
10 €, 150 x 210 mm, 70 pages, imprimé en France, 2014.

À part ça ?

Comme tous les mois, nous vous donnons nos coups de cœur du mois qui vient de se terminer. En mai, c’était donc, pour moi :  Les trésors d’Élinor d’Elsa Valentin et Amandine Cau (L’initiale), pour Gabriel : Rouge de Jan De Kinder (Didier Jeunesse) et Une bible de Philippe Lechermeier et Rebecca Dautremer (Gautier Languereau),  pour Marie : Alpha d’Isabelle Arsenault (La pastèque) et  pour Laura : Chiffres de Aino-Maija Metsola (Gallimard Jeunesse).
Retrouvez nos coups de cœur des mois précédents sur le blog, sur Facebook (ici pour les albums et pour les romans) et sur Pinterest (ici pour les albums et pour les romans).

 

Marianne

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Entre rire et émotion, avec Séverine Vidal (+ concours)

Par 5 juin 2014 Livres Jeunesse

Séverine Vidal est un auteur dont nous vous parlons régulièrement, quelqu’un dont nous suivons le travail depuis le début du blog. Elle a sorti trois très bons ouvrages ces dernières semaines qui montrent l’étendue de son talent. Un petit garçon au caractère bien trempé, des bonheurs sonores et un père qui a connu le pire, trois livres bien différents que je voulais vous présenter aujourd’hui.

nestor maudits mercredisC’est fini, Nestor arrête la pâte à modeler, il l’a décidé. Ce n’est pas la première fois que Nestor abandonne une activité… il y a eu la poterie, le macramé, le scrapbooking, la peinture sur soie… Faut dire que ce petit garçon refuse d’aller au centre de loisirs le mercredi, alors il faut bien lui trouver une activité, mais rien ne semble lui correspondre. Allez on ne baisse pas les bras et l’on tente d’en trouver une. Nestor va donc essayer le rugby, le théâtre, la pêche, le dessin, l’équitation ou encore la collec « de collec »… Arrivera-t-il à occuper ses mercredis ? Vous le saurez en lisant Nestor maudits mercredis !

Nestor nous rappelle un peu Arsène, autre personnage de Séverine Vidal. Petit garçon qui, même s’il pourrait devenir horripilant à tout laisser tomber, reste vraiment touchant. Bien entendu, il a chaque fois une très bonne raison d’abandonner son activité : le rugby c’est salissant, le théâtre c’est bien si l’on joue le rôle du prince charmant pas une coccinelle… Les enfants vont se reconnaître dans cette BD pleine d’humour dont les illustrations sont signées Marc Lizano. Les fans de Séverine Vidal reconnaîtront une allusion à un autre de ses albums, La grande collection. Une super BD pour les jeunes lecteurs (et même avant).
Des extraits sur le site de l’éditeur.

Les bruits chez qui j'habiteLe bruit de la tondeuse qui indique que c’est le printemps, le bruit d’une douche qui rappelle que c’est presque le moment de se lever puis ce sera le son du café qui s’écoule et des tartines qui sautent, le blabla des grands quand, parce qu’il y a des invités, on s’est endormi sur le canapé et qu’on entend des paroles sans les entendre vraiment, le « aïe » suivi d’un gros mot qui indique que maman s’est cognée… tous ces bruits chez qui l’on habite.

C’est une petite fille (qui ressemble beaucoup à Séverine Vidal elle-même, d’ailleurs) qui nous raconte ses bruits… et pourtant ce sont aussi, pour la plupart, les nôtres. De petits textes extrêmement poétiques mis en images par des collages et des crayonnés signés Claire Cantais. Les illustrations sont aussi tendres (sans mièvrerie) que le texte. Les enfants souriront de se reconnaître, les adultes seront émus de retrouver des morceaux de leurs enfances. Un petit album très très fort, peut-être le plus beau de Séverine Vidal. Un superbe objet autant (plus ?) pour les adultes que pour les enfants.
Des extraits sur le site de l’éditeur.

huit saisons et des poussièresDeux ans, un mois et seize jours soit huit saisons et des poussières. Une longue période quand on est enfant, deux ans, un mois et seize jours. C’est le temps qu’Amos a passé sans son père. Mais il est enfin revenu, sauf qu’il ne parle presque pas, il est assis dans le fauteuil du salon et regarde devant lui. Il est là, c’est tout. Sarah, la grande sœur d’Amos, ne comprend pas pourquoi son père ressemble à un fantôme, pourquoi il crie la nuit pendant ses cauchemars. Leur mère, elle, est parfois gênée et pose sa main sur le numéro qui est tatoué sur l’avant-bras de son mari pour le cacher. Amos garde espoir, il va retrouver son père, il va donc lui parler, lui raconter les huit saisons et des poussières sans lui, et peut-être qu’un jour…

Un album fort pour un sujet fort. Un père qui revient de la guerre, d’un camp de concentration. Des enfants qui aimeraient retrouver celui qu’ils ont connu et pas un fantôme. Des camarades qui se moquent. Sans que ça ne soit jamais trop dur, Séverine Vidal nous raconte cette nouvelle vie, ces retrouvailles difficiles, cet « après » avec beaucoup de justesse, de pudeur. Les illustrations d’Anne Montel accompagnent à merveille le texte et le rendent même encore plus doux. Plus proche du roman jeune lecteur que de l’album classique (il y a beaucoup de texte), Huit saisons et des poussières est un très bel album, de ceux qui marquent.
Des extraits sur le site de l’éditeur.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres de Séverine Vidal (J’aime mes cauchemars, Méga-Loup, Fées d’hiver, Billie du bayou, le banjo de Will, Billie du bayou, SOS Garp en détresse, Noël à l’endroit, Mon secret rit tout le temps, 55 oiseaux, Prune et l’argent de poche, Une girafe un peu toquée, Bad Lino, L’œil du pigeon, Au pays des vents si chauds, Petit Minus, Le laboureur de nuages & autres petits métiers imaginaires, La grande collection, Mon papa est zarzouilleur, Clovis & le pain d’épices, Rien qu’une fois, Philo mène la danse, Plus jamais petite, Comment j’ai connu papa, Arsène veut grandir, Lâcher sa main, Rouge Bitume, Comme une plume, J’attends Mamy, Roulette Russe tome 1 Noël en juillet, Je n’irai pas, Léontine, princesse en salopette, Mamythologie, On n’a rien vu venir, Du fil à retordre, Prune, tome 1 : La grosse rumeurPrune, tome 2 : Le fils de la nouvelle fiancée de papa, Prune, tome 3 : Prune et la colo d’enfer, 5h22, Les petites marées et La meilleure nuit de tous les temps), Claire Cantais (On n’est pas des poupées et Avec de l’ail et du beurre) et Anne Montel (Le temps des mitaines et Le crafougna ). Retrouvez aussi nos interviews de Séverine Vidal et Anne Montel.

Nestor, maudits mercredis
Texte de Séverine Vidal, illustré par Marc Lizano
Didier Jeunesse
9,90 €, 160×217 mm, 64 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Les bruits chez qui j’habite
Texte de Séverine Vidal, illustré par Claire Cantais
L’édune
14,50 €, 170×210 mm, 40 pages, imprimé en UE, 2014.
Huit saisons et des poussières
Texte de Séverine Vidal, illustré par Anne Montel
Les p’tits bérets dans la collection À grands pas
13,50 €, 185×260 mm, 32 pages, imprimé en Italie, 2014.


À part ça ?

Cet été, ce sont vos enfants qui vont poser des questions aux professionnels de la littérature jeunesse.
Les deux premiers étés de La mare aux mots nous avons proposé des fiches métiers, le but était de mieux connaître les métiers qui ont rapport à la littérature jeunesse. Seize métiers… il n’en reste pas assez pour faire un autre été !
Donc cet été, ce sont vos enfants qui vont poser des questions aux auteurs, illustrateurs, éditeurs… Envoyez-nous leurs questions à maquestion@lamareauxmots.com et nous soumettrons les questions les plus rigolotes, originales, pertinentes… aux auteurs, illustrateurs, éditeurs…
Ce doit être des questions « générales », pas une question à quelqu’un en particulier que nous soumettrons chaque fois à plusieurs personnes qui peuvent être concernées.
Ceux dont les questions ont été retenues (ou le premier qui l’a posée en cas de même question posée plusieurs fois) recevront un petit cadeau.
On attend donc les questions de vos enfants ! (jusqu’au 15 juin)

Gabriel

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Enfants et animaux

Par 4 octobre 2013 Livres Jeunesse

Les enfants aiment les animaux (quand ils sont élevés en les respectant !) et l’inverse est souvent vrai (sauf quand les animaux ont eu des épisodes douloureux avec des enfants pas cools). Aujourd’hui on parle de cette belle amitié.

Bas les pattes ZacArthur et Zac sont inséparables, aussi quand le petit garçon va à l’école, le chien le suit ! D’accord les chiens sont interdits dans l’établissement mais tant pis ! Zac sera donc là pour la récré, le cours de dessin et même la cantine !

Ah les illustrations d’Alison Murray… (avec Komako Sakaï et Suzy Lee c’est un de mes plus gros coup de cœur depuis que j’ai créé La mare aux mots). Ici on parle donc de l’amitié entre un enfant et son chien mais aussi d’une journée d’enfant, du lever au coucher en passant par l’école ou l’histoire du soir. De l’humour, des illustrations au style rétro, une jolie histoire (sans adultes), voilà un bien bel album !
Le même vu par Fantasia.

Kid-do
Sur une plage, un enfant scrute l’horizon avec ses jumelles. Au loin, dans la mer, il aperçoit une bouteille… contient-elle un message ? Il doit le savoir ! Il se précipite mais très vite il est rejoint par un dauphin… qui lui vole la bouteille… puis se glisse sous lui ! Doit-il en avoir peur ?

Nours
C’est l’hiver, la neige recouvre le sol. Alors qu’il fait nuit, deux enfants sortent mains dans la mains en courant pour s’amuser… C’est trop tentant ! Au programme jet de boules de neige et roulades… quand tout à coup deux ours arrivent… Amis ou ennemis ?

Li-Loup
Un enfant court après un loup, celui-ci se cache dans la forêt. L’enfant le rejoint mais les voilà dans le noir ! Heureusement la petite fille a une lampe… la course recommence, jusqu’à ce que…

Trois petits livres très beaux sur les apparences trompeuses et l’amitié entre des enfants et des animaux. Ici non plus pas d’adultes, juste des enfants et des ours, un dauphin ou un loup. Sans texte mais avec des illustrations très belles, voilà une collection qu’on a adorée ici. Chaque livre est entièrement en noir, blanc et une couleur. Le noir est superbe, très profond et il n’y a ici aucune nuance (pas de gris). Bref les livres sont vraiment très esthétiques. Un autre livre est sorti dans cette même collection, Chapillon, nous en reparlerons prochainement !

L'ABC-des-chiensLe Griffon Bruxellois (qui est drôle et affectueux… mais qui n’aime pas les enfants), le Poodle Barbone (l’animal de compagnie idéal), le Rottweiller (qui doit être dressé avec une grande rigueur) ou le Volpino Italiano (connu pour son instinct de garde), vous saurez tout sur les chiens !

L’ABC des chiens vous présente donc 26 races de chiens de l’Afghan Hound au Zwergpincher. De petits textes à hauteur d’enfant pour en savoir plus sur ces compagnons à quatre pattes. Julie Eugène croque avec beaucoup d’humour ces animaux. Une sorte de documentaire qui va plaire aux fans de chiens.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué un livre d’Alison Muray (Petite souris).
Nous avons déjà parlé des animaux de compagnie avec Sale Matou prend un bain, Je veux un animal, Cet élan est à moi, La tapette à mouche, Le pigeon qui voulait un chien, J’ai adopté un crocodile,…

Bas les pattes Zac !
d’Alison Murray (traduit par Yann Walcker)
Hatier Jeunesse
13,50€, 281×257 mm, 24 pages, imprimé en Chine, 2013.
Kid-do, Nours et Li-loup
de Layla Benabid
Rêves bleus dans la collection Cartoons
5,90€ chacun, 150×150 mm, 32 pages chacun, lieu d’impression non indiqué, 2013.
L’ABC des chiens
de Julie Eugène
Éditions L’Édune
14€, 200×200 mm, 56 pages, imprimé en Union Européenne, 2013.


A part ça ?

Vous pouvez tenter de gagner les beaux livres de la collection Cartoons présentés dans cette chronique sur le site de Rêves bleus.

Gabriel

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