La mare aux mots
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Les éditions du pas de l’échelle

C’est la belle nuit de Noël…

Par 12 décembre 2014 Livres Jeunesse

combien de nuits reste-t-il avant noelCe matin, Petit Ours réveille bien tôt Papa Grizzli tout excité, car c’est Noël ! Sauf que non… il reste quatre nuits et Petit Ours devra patienter. En attendant, Papa Grizzli dit qu’il faut trouver un sapin. Le lendemain matin, Petit Ours réveille encore Papa Grizzli… il a oublié qu’il restait encore trois nuits…
Combien de nuits reste-il avant Noël est un album très tendre sur un petit ours trop pressé et son papa toujours patient, toujours doux avec son enfant (à noter d’ailleurs qu’il n’y a pas de maman et que c’est un album mettant en scène une famille monoparentale). On est vraiment dans l’esprit de Noël avec des illustrations très douces, mais on ne tombe dans la mièvrerie. L’album est plein d’humour et la chute est irrésistible.
Un album plein de douceur pour compter les jours avant Noël.

Le Noël de BalthazarBalthazar et Pépin préparent Noël et se rendent compte qu’ils n’ont pas de cadeau l’un pour l’autre. Tour à tour, ils vont chez le marchand, mais étant sans le sou ils proposent un troc. Sauf que Balthazar va échanger ses billes et acheter un cadeau pour le train de Pépin et Pépin va donner son train contre quelque chose pour les billes de Balthazar…
Balthazar et Pépin sont des personnages qu’on adore. Ici encore c’est une histoire vraiment douce et tendre. On parle de faire des cadeaux même sans argent, de la générosité, du partage.
Un très joli conte de Noël mettant en scène deux personnages qu’on aime décidément beaucoup.

Le réveillon de PolochonPolochon n’est pas du genre naïf, il le sait que ce n’est pas le Père Noël qui apporte les cadeaux, malgré ce que lui dit son amie Lili. Alors cette année il a décidé de repousser son hibernation, il sera là pour le réveillon. Lili se fait une joie de passer ce beau moment avec son ami et prépare déjà le repas… sauf que tout ne se passe pas comme prévu…
Ici encore c’est une histoire qui met en valeur l’amitié et l’entraide. Lili aura bien besoin de son ami, car elle va se perdre dans la forêt. Là aussi, c’est une histoire très tendre et non dénuée d’humour. Avec de bien jolies illustrations de Leïla Brient.
Un conte original sur l’amitié et la magie de Noël.

20 bonnes raisons de croire au Père Noël Et si le Père Noël n’existait pas ? Et bien figurez-vous que nous serions dans le caca ! Et ça Michaël Escoffier le démontre très bien ! Car du coup, comme il l’explique, les rennes seraient au chômage, du coup elles traîneraient au café, forcément les chasseurs s’en prendraient aux lapins… et je ne vous raconte pas la suite !
Alors là, c’est clair qu’on est loin de la mièvrerie, mais forcément avec Michaël Escoffier, on se marre ! Sa démonstration de l’utilité de croire au Père Noël tient (à peu près la route), est complètement délirante et est surtout hilarante ! Les illustrations de Romain Guyard accompagnent à merveille le délire de Michaël Escoffier.
Enfin un livre qui nous explique pourquoi il faut que le Père Noël existe !

Le petit sapinUn sapin vivait dans la forêt. Jamais heureux, jamais satisfait, il espérait une vie meilleure. Il enviait les sapins qui partaient chaque année, coupés par les hommes. Mais un jour, ce fut son tour, et tout ne fut pas si merveilleux…
Conte classique d’Andersen, Le petit sapin se pare ici de bien beaux habits puisque c’est Charlotte Gastaut qui illustre l’histoire. On parle ici du destin des sapins de noël, de leur « naissance » à leur fin tragique, à travers cette histoire on parle aussi de Noël, des traditions, mais également de se satisfaire de ce que l’on a, que l’herbe n’est pas forcément plus verte ailleurs.
Un classique d’Andersen magnifiquement mis en image par Charlotte Gastaut.

La fabuleuse aventure du Père NoëlC’est bientôt Noël et Kim et Clara ne sont pas encore prêts… Avec eux, on va préparer Noël et surtout tout savoir sur cette fête, en France, mais aussi dans le reste du monde. Traditions, croyances, Histoire…
La fabuleuse aventure du Père Noël est un Kididoc spécial Noël ! Avec, comme d’habitude, des volets à ouvrir, des animations à tourner, des pop up… c’est riche d’informations et en même temps ludique et plein d’humour.
Un album pas bête sur Noël pour les petits curieux !

On finit rapidement en musique ? Deux albums sortis chez Didier Jeunesse (donc c’est forcément bien).
Bulle et Bob préparent NoëlOn commence par la réédition en plus grand format de Bulle et Bob préparent Noël. Bulle et Bob, ce sont deux héros qu’on adore. La géniale Natalie Tual qui raconte et chante, les magnifiques illustrations d’IIya Green. Les enfants (les tout-petits comme les plus grands) chantent à tue-tête les chansons et se régalent avec l’histoire. Pour en savoir plus, retrouvez ma chronique de la première édition, ici.

Comptines et chansons de NoëlRien de nouveau non plus (mais que du bon) dans Comptines et chansons de Noël puisque c’est une compilation de livres-disques de chez Didier Jeunesse. On retrouve d’ailleurs une chanson extraite de Bulle et Bob, mais aussi Hervé Suhubiette ou encore les Weepers Circus. Ici, on va donc chanter Noël (en français ou pas), sur des musiques douces ou sur des airs de rock… bref un disque de Noël pas du tout monotone et qui change un peu ! Avec les compilations Didier Jeunesse, on n’est jamais déçu !

Combien de nuits reste-t-il avant Noël
Texte de Mark Sperring (traduit par Rémi Stéfani), illustré par Sébastien Braun
Casterman dans la collection Les Albums Casterman
13,95 €, 275×250 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2014.
Le Noël de Balthazar
Texte de Emma Kelly et Marie-Hélène Place, illustré par Caroline Fontaine-Riquier
Hatier Jeunesse dans la collection Les histoires des petits
5,30 €, 190×142 mm, 40 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Le Réveillon de Polochon
Texte de Bénédicte Carboneill, illustré par Leïla Brient
Les éditions du Pas de l’échelle
10,45 €, 200×240 mm, 32 pages, imprimé en Union européenne, 2014.
20 bonnes raisons de croire au Père Noël
Texte de Michaël Escoffier, illustré par Romain Guyard
Frimousse dans la collection 20 bonnes raisons
18 €, 235×306 mm, 40 pages, imprimé en Malaisie, 2010.
Le petit sapin
Auteur non crédité, d’après Andersen, illustré par Charlotte Gastaut
Père Castor dans la collection les classiques du Père Castor
4,75 €, 210×180 mm, 24 pages, imprimé en France, 2014.
La fabuleuse aventure du Père Noël
Texte d’Anne-Sophie Baumann, illustré par Éric Gasté
Nathan dans la collection Les albums Kididoc
15,90 €, 266×267 mm, 24 pages, imprimé en Malaisie, 2014.
Bulle et Bob préparent Noël
Texte de Natalie Tual et Gilles Belouin, illustré par Ilya Green
Didier Jeunesse dans la collection Polichinelle
17,70 €, 215×215 mm, 35 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Comptines et chansons de Noël
Collectif
Didier Jeunesse dans la collection Chansons et comptines d’ici
17,20 €, CD : 40 min., 2014.

À part ça ?

Pour le fun (faites sortir les enfants)…

(plus proche de ce que je pense de Noël)

Gabriel

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Juste une histoire de couleur

Par 11 avril 2014 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on va parler de couleurs…

Gros chagrinNoémie pleure, elle a un gros chagrin. Inquiet, son papa accourt et lui demande ce qu’il se passe. C’est bien simple, Noémie ne veut plus être noire, mais elle veut être blanche comme son papa. Celui-ci décide de lui raconter l’histoire de Boulou la petite chatte noire qui, comme Noémie, voulait être blanche…

Ce n’est pas si courant de voir traiter, dans la littérature jeunesse, le rejet de sa propre couleur, de ses origines. Bien sûr, on ne saura pas pourquoi Noémie ne souhaite plus être noire ou en tout cas pas précisément. Le père de la petite fille va lui raconter une histoire (qu’il crée pour l’occasion), dans laquelle elle va se reconnaître. Une petite chatte que sa famille ne reconnaît plus maintenant qu’elle a changé de couleur. Sa grand-mère lui fera prendre conscience qu’il ne faut pas renier qui l’on est. Alors bien sûr le message n’est pas nouveau (on pense à Shiro le petit chat blanc, notamment), mais le traitement l’est complètement et surtout l’album est graphiquement superbe (faut dire qu’il est signé Rémi Courgeon). Un très bel album pour évoquer le racisme et, au-delà, la différence, avec les plus petits.

Le monde de LéonDans le monde de Léon, tout était en noir et blanc… sauf lui. Imaginez donc à quel point il se sentait différent. Heureusement grâce à Cerise, Azur et Jonquille, trois fées, il allait y avoir bientôt de la couleur partout… et toutes sortes de couleurs !

Ici, on parle légèrement de la différence, l’album nous parle surtout des couleurs (en prenant comme prétexte un monde en noir et blanc et des fées qui vont le coloriser), du résultat que donnent leurs mélanges. Une histoire toute douce et colorée pour apprendre, de façon originale, à nommer les couleurs et apprendre comment les fabriquer.

Le loup qui voulait changer de couleurUn loup se trouvait trop noir, il voulait changer de couleur. Le lundi, il essaya le vert… mais il avait l’air d’une grenouille. Le mardi, il tenta le rouge… mais ça faisait un peu trop Noël et quand on déteste cette fête c’est un peu dommage. Le mercredi, en se couvrant de pétales de roses il devint aussi rose qu’une princesse… c’était un peu ridicule. Allait-il trouver la bonne couleur avant la fin de la semaine ?

On vous a régulièrement parlé du Loup d’Orianne Lallemand et Éléonore Thuillier… mais on n’avait jamais parlé du tout premier ! Le loup qui voulait changer de couleur est un album qui a énormément de succès et qu’on retrouve très régulièrement dans les classes de maternelle. On apprend donc des notions comme les jours de la semaine et les couleurs, mais aussi à s’accepter comme on est. Un album plein d’humour qui cartonne auprès des enfants.
Le même vu par La littérature de Judith et Sophie.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Rémi Courgeon (Le grand arbre et autres histoiresContes d’Afrique, Pieds nusToujours debout, Pas de ciel sans oiseaux et Elvis Presley), Bénédicte Carboneill (La vache sans tache et La lampe des jumeaux), Valérie Weihar-Giuliani (Et tu es né…Un dîner entre amis ?Les secrets des fleurs et L’Abécédaire du petit écolier), Manola Caprini (La vache sans tache et Un accordéon sinon rien), Orianne Lallemand (Le loup qui fêtait son anniversaire, Sur les remparts de Saint-MaloLe loup qui n’aimait pas NoëlLes chaussettes de GaspardAu secours ! Un ogre gloutonP’tit loup rentre à l’écoleAu secours ! Une sorcière au nez crochuAu secours ! Un loup tout poilu et Pestouille et Jolicoeur) et Éléonore Thuillier (Le loup qui fêtait son anniversaire, Rosie & Rosette, 100 % pur porc avec un zeste de loupLe loup qui voyageait dans le tempsLe loup qui n’aimait pas NoëlP’tit loup rentre à l’écoleSur la route des formesGros GrisLa jungle en haleineAdam est fortLe grand lapin blancMon papa est un zarzouilleur et Jour de piscine). Retrouvez aussi nos interviews de Rémi Courgeon et Éléonore Thuillier.

Gros chagrin
de Rémi Courgeon
Talents Hauts
12,50 €, 207×228 mm, 26 pages, imprimé en Italie, 2014.
Le monde de Léon
Texte de Bénédicte Carboneill et Valérie Weishar-Giuliani, illustré par Manola Caprini
Les éditions du Pas de l’échelle
10,45 €, 240×200 mm, 36 pages, imprimé en République Tchèque, 2014.
Le loup qui voulait changer de couleur
Texte de Orianne Lallemand, illustré par Éléonore Thuillier
Auzou dans la collection Mes p’tits albums
5,95 €, 210×215 mm, 30 pages, imprimé en Chine, 2009.

À part ça ?

Envie de livres de fesses pour la jeunesse ? Une sélection sur BoDoï !

Gabriel

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Vive la différence !

Par 10 mars 2014 Livres Jeunesse

Thème que l’on retrouve souvent dans la littérature jeunesse (et forcément sur le blog) aujourd’hui nous allons parler de la différence et du rejet qu’elle provoque souvent. Je vais vous présenter des personnages qui ne sont pas comme leurs congénères, mais c’est si bon de ne pas être tous faits dans le même moule, non ?

Le crocodile qui avait peur de l'eauCe crocodile-là avait peur de l’eau… Pendant que ses frères et sœurs s’amusaient à patauger, lui les regardait bien au sec. Par contre, il aimait grimper aux arbres, contrairement aux siens. Comme il avait quand même envie de faire comme les autres notre crocodile s’acheta une bouée… mais rien à faire, avec une bouée il ne pouvait pas faire comme eux et donc il restait différent…

Je ne vous raconte pas la chute de Le crocodile qui avait peur de l’eau, mais cette différence a forcément une raison. Ce magnifique album nous fait forcément penser au vilain petit canard (bon du coup je vous dis la chute sans vous la dire). Beaucoup d’humour, de tendresse, de très belles illustrations pour nous rappeler que nos différences sont des forces, que si l’on ne fait pas certaines choses aussi bien que d’autres, on en fait peut-être d’autres mieux ! Un gros coup de cœur !
Le même vu par Enfantipages.

Limbo le lionParce qu’il avait la crinière raide, Limbo était la risée des visiteurs du zoo. On se gaussait de sa coiffure qui ressemblait à une serpillière mouillée. À côté, les autres lions paradaient, fiers de leur crinière. Quand les animaux s’aplatissaient devant eux, ils rigolaient devant Limbo. Il fallait agir ! Et si Limbo devenait le modèle ?

Parce qu’il est différent, Limbo va devenir le chouchou d’un soigneur qui va s’occuper de lui et lui offrir les coiffures les plus extravagantes. Celui qui était moqué deviendra celui qui est jalousé. On parle de la différence qui est une force, de la roue qui tourne (les moqués d’hier seront peut-être les héros de demain) dans ce très bel album traduit du coréen. Sur la couverture on peut même caresser la chevelure de Limbo. Encore un magnifique album sorti chez Picquier jeunesse.

A la recherche de MahoQuand Bernard vivait sur sa planète rose (où TOUT était rose), il était le seul bleu. Il se sentait si différent… Jusqu’au jour où il a rencontré Zoé, qui est verte. C’était la première fois que Bernard voyait du vert ! Aujourd’hui, il va quitter pour la première fois sa planète rose, car Zoé veut retrouver une amie Maho qui vit sur la planète rouge. En chemin, Bernard va découvrir des tas de couleurs…

Le cousin de BasileBasile habite sur une planète bleue. Il a entendu parler de son cousin Bernard, qui est parti sur la planète rose, car sa santé ne lui permettait pas de rester sur la planète bleue, mais il ne s’en souvient pas vraiment. Mais alors qu’il est chez sa grand-mère, il voit à la télévision un drôle de vaisseau qui a atterri aujourd’hui sur leur planète avec à son bord une petite fille verte, une petite fille rouge… et un petit garçon bleu.

Je vous avais déjà parlé de Bernard Bleu (ici) qui était le deuxième tome de cette série, Un monde en couleur, voici donc le troisième et le quatrième. Série qu’on pourrait résumer par « personne dans la vie ne choisit sa couleur, l’important c’est d’écouter son cœur » ! J’aime décidément beaucoup l’univers graphique de Matthieu Roussel, ces personnages qui semblent être en bois crayonnés… je ne sais pas comment vous expliquer mais le mieux est de vous rendre compte vous-même (sur Papier de soie par exemple) ! Un monde en couleur est une très bonne série sur la différence et le fait de vivre en harmonie, peu importe d’où l’on vient, peu importe sa couleur.

La Vache sans tacheAmédée avait des vaches de toutes sortes, aucune ne se ressemblait, mais elles avaient toutes un point commun : elles avaient des taches ! Toutes ? Non pas vraiment, il y en avait une qui n’avait pas la moindre tache. Les autres trouvaient ça bizarre et la rejetaient. Alors notre vache partit à la recherche de taches…

Bien sûr, notre vache ne trouvera pas de tache et elle sera acceptée (et s’acceptera elle-même) telle qu’elle est (car elle a une qualité qui n’avait pas été prise en compte). La vache sans tache est une histoire classique sur la différence, mais pleine d’humour avec des dessins très colorés signés Manola Caprini.

Charles à l'école des dragonsQuand il est né Charles était tout maigrichon mais il avait de grands pieds et des ailes majestueuses. En grandissant ses pieds et ses ailes grandirent aussi… mais son imagination également. Car même s’il était toujours aussi maigrichon, Charles se démarquait par les poèmes qu’il écrivait. À l’école des dragons, pendant que ses congénères brûlaient des cahiers lui les remplissait de ses écrits. Alors forcément ces gros costauds se moquaient de celui qu’ils surnommaient avec mépris « le poète ».

On en a beaucoup parlé de ce livre lors de sa sortie (couronné par plusieurs prix, remarqué par les libraires et même sur La mare aux mots Za l’avait choisi dans sa liste de Noël et sa suite, Charles prisonnier du cyclope, par Chantepages sur notre Pavé de la mare de Noël 2012). Je profite de sa sortie en poche au Seuil (donc à petit prix) pour vous présenter à mon tour ce petit dragon poète, différent des autres de son espèce. Les mots d’Alex Cousseau, pleins de poésie, sont magnifiquement mis en image par les illustrations hautes en couleur (découvrez les aussi sur Papier de Soie) de Philippe-Henri Turin (même si le petit format n’est pas l’idéal pour les découvrir). Un album extrêmement poétique avec de somptueuses illustrations.
Le même vu par Le cabas de Za, Sous le Feuillage et Chez Clarabel.


ElmerDans le troupeau des éléphants il y en avait de toutes les sortes : des jeunes et des vieux, des gros et des minces, mais tous étaient de la même couleur, un seul était différent : Elmer. Il était jaune, mais aussi orange et rouge et violet, mais aussi bleu et vert et noir et même blanc. Elmer était la joie des autres éléphants, il était le plus drôle d’entre eux et mettait tout le monde de bonne humeur. Mais un jour, Elmer en eut assez d’être différent, il voulut être comme les autres…

À cause d’a priori idiots (mais les a priori sont rarement intelligents), je n’ai jamais été attiré par Elmer. Voyant l’éléphant bariolé sur des sacs et des t-shirts, le voyant sous forme de figurine ou de tirelire, je me disais que c’était plus un produit de marketing qu’une œuvre de littérature jeunesse. Aussi j’ai été extrêmement surpris de tomber sur un livre d’une telle qualité (quand je vous disais que les a priori sont idiots). Je pense que vous serez peu nombreux à découvrir Elmer grâce à moi, mais peut-être ne suis-je pas le seul donc j’avais envie de vous parler de la poésie de ce personnage. Elmer va tout faire pour être comme les autres, alors que ce qui est bon c’est d’être différent, non ? Un grand classique de la littérature jeunesse qui n’a pas pris une ride en 46 ans (et oui, Elmer a 46 ans).
Le même vu par Dans la bibliothèque de Noukette.

Quelques pas de plus…
Vous trouverez beaucoup d’autres livres sur la différence que nous avons chroniqué sur notre fiche thématique.
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Matthieu Roussel et Nathalie Tousnakhoff (Bernard Bleu), Alex Cousseau (Les Frères Moustaches), Bénédicte Carboneill (La lampe des jumeaux), Manola Caprini (Un accordéon sinon rien) et David McKee (Six hommes).

Le crocodile qui avait peur de l’eau
de Gemma Merino (traduit par Rémi Stéfani)
Casterman dans la collection Les albums Casterman
13,95 €, 270×216 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2014
Limbo le lion
Texte de Kim Kyung Hwa (traduit par Lee Ji Won), illustré par Yi Jiwon
Picquier Jeunesse
13,50 €, 226×268 mm, 36 pages, imprimé en Chine, 2014.
À la recherche de Maho
Texte de Nathalie Tousnakhoff, illustré par Matthieu Roussel
Kilowatt dans la collection Un monde en couleur
10,20 €, 170×240 mm, 30 pages, imprimé à Singapour, 2009.
Le cousin de Basile
Texte de Nathalie Tousnakhoff, illustré par Matthieu Roussel
Kilowatt dans la collection Un monde en couleur
10 €, 170×240 mm, 26 pages, imprimé à Singapour, 2012.
La vache sans tache
Texte de Bénédicte Carboneill, illustré par Manola Caprini
Les éditions du pas de l’échelle
10,45 €, 209×249 mm, 32 pages, imprimé en République Tchèque, 2014.
Charles à l’école des dragons
Texte d’Alex Cousseau, illustré par Philippe-Henri Turin
Seuil dans la série Seuil’issime
5,90 €, 190×149 mm, 48 pages, imprimé en France, 2014 (première édition 2010).
Elmer
de David McKee (traduit par Elisabeth Duval)
Kaléidoscope dans la série Elmer
10,70 €, 206×236 mm, 36 pages, imprimé en Italie, 2013 (première édition 1989).

À part ça ?

Livres pour enfants : les clichés sexistes n’ont jamais été aussi présents, un article de Libération.

Gabriel

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