La mare aux mots
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Les films du préau

Il n’y a pas que les livres dans la vie : en DVD et au cinéma

Par 5 novembre 2016 Cinéma et DVD

Aujourd’hui on passe du livre à l’écran avec les albums filmés de l’École des loisirs, puis on découvre le quotidien de trois jeunes champions dans un superbe documentaire. Les premiers sont sortis en DVD, le second sort en salle mercredi.

 

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Demain dans les salles…

Par 12 février 2013 Cinéma et DVD

C’est l’heure des vacances pour certains, ça approche pour d’autres… un petit tour au cinéma ? Voici deux films composés de courts qui sortent en salle demain.

Rose Et VioletteRose et Violet sont nées attachées, sœurs siamoises reliées par le bras. Très vite elles vont trouver une place dans le cirque d’Igor où elles vont devenir acrobates ! Là elles vont rencontrer deux hommes dont chacune sera amoureuse, Hector pour l’une et Rose Et VioletteLouis pour l’autre… deux hommes qui se ressemblent plutôt… Amour, jalousie, bêtes féroces, rebondissements en tout genre on ne s’ennuie pas devant Rose et Violet ! Les deux petites filles, bien qu’inséparables, sont très différentes (l’une veut être une star et l’autre est bien plus discrète) et malgré leurs différences (et leurs différents) elles vont vite se rendre compte qu’elles ont besoin l’une de l’autre. Rose et Violet ne sont pas venues seules puisqu’elles sont accompagnées de deux autres courts métrages.La Chose Perdue Le premier, La chose perdue, est un petit bijou de poésie. Un enfant trouve une « chose » perdue sur une plage (par chose on entend une sorte de grosse carapace en métal avec des tas de petits tiroirs, portes,… d’où sortent parfois des tentacules ou des pinces). Personne ne remarque la chose et l’adolescent décide de s’en occuper… mais que faire d’une telle chose ? On est ici dans une sorte de monde futuriste où les gens ne remarquent plus ce qui se passe autour d’eux, chacun vit dans l’indifférence totale des autres. J’ai eu un gros coup de cœur pour ce court métrage absolument superbe. Le second, Aleksandr, est également Aleksandrtrès beau. Un peuple qui vit dans les nuages, leurs maisons accrochées par des fils. On a oublié la raison. Jusqu’à ce que le monstre du dessous se rappelle à leurs souvenirs ! Ici aussi on est dans l’histoire très poétique avec un accent slave. Esthétiquement, d’après moi, c’est le plus réussi des trois. Les trois films font 48 minutes en tout (La chose perdue 15 minutes, Aleksandr 5 minutes et Rose et Violet 28 minutes) et c’est vraiment le format idéal pour les plus jeunes enfants (ici le film est conseillé à partir de 6 ans mais je trouve que dès 4-5 ans, si les enfants ne sont pas excessivement peureux, ça passe aussi). Même si j’avoue une très nette préférence pour les deux premiers (surtout du point de vue esthétique), l’ensemble (qui sort en salle demain sous le titre Rose et Violette) est vraiment agréable tant pour les enfants que pour les parents. Un bon moyen d’évoquer la différence et de goûter aux univers décalés et poétiques.

Le site du film : http://www.roseetviolette-lefilm.fr
La bande annonce :

 L'ogre de la Taïga

Je vous avais déjà parlé de la série Contes et merveilles de Russie (lors de ma chronique Le chat et la renardesur La balade de Babouchka), demain sort également quatre courts qui sont issus de cette série réunis sous le titre L’ogre de la Taïga. Le premier, Le chat et la renarde nous raconte l’histoire d’un chat très gourmand qui par un quiproquo se fera passer pour le gouverneur de Sibérie auprès d’une renarde. Sauf que Les trois chasseurscelle-ci n’a pas sa langue dans sa poche et très vite un ours, un sanglier et un loup veulent rencontrer le (soit-disant) terrifiant Mistigri Ivanovitch. Seront-ils aussi naïf ? Dans le deuxième court, Les trois chasseurs, il est question d’un géant de la forêt qui a capturé les 3 hommes et ceux-ci leurs posent tour à tour une devinette pour s’enfuir. L’occasion d’écouter trois petites histoires. La petite KhavroshkaLe troisième, La petite Khavroshka, nous parle d’un petite orpheline qui n’a que sa vache et qui sera vite recueillie par une méchante femme et ses trois filles, seulement la vache n’est pas une vache ordinaire, et la petite fille n’aura donc peut-être pas un destin aussi triste que prévu. Enfin le quatrième, Gare aux loups, nous raconte comment un bouc et un bélier malins vont échapper aux loups et à un ours. Gare aux loups !L’ensemble est vraiment très beau, avec des techniques assez différentes (papiers découpés, personnages en 3D, pur dessin animé,…) mais toujours plutôt esthétique. C’est à la fois poétique et dépaysant (les noms russes, l’accent de certains personnages, la musique). Un vrai régal !

En savoir plus sur le film : http://www.lesfilmsdupreau.com/prog_detail.php?code=ogr4
La bande annonce :

Rose et Violet
de Collectif
Folimage
48 minutes
L’ogre de la Taïga
de Collectif
Les films du préau
52 minutes


A part ça ?

Gribouille la merPuisque ça va être les vacances pour certains… il va falloir occuper ! Et parfois les occuper dans le train (quand on a de la chance d’avoir une mamie qui s’occupe de notre progéniture pendant qu’on gagne de quoi les nourrir !). Un petit jeu très sympa que j’ai testé, Gribouille la mer de chez Greenboard Games est parfait pour les transports. Dans un emballage plastique facilement transportable (très plat) qui s’ouvre et se referme on trouve une roue, un bloc de dessin et un crayon. Le but est simple, chaque feuille contient un gribouillis qui sera le point de départ d’un dessin et c’est la roue qui décide du dessin en question. Oursin, mouette ou méduse à dessiner d’après un rond, une boucle, un zigzag… pas toujours évident ! Le but étant bien-sûr que les autres devinent ce que ça représente (le gagnant est le premier qui a reconnu 3 animaux) ! L’éditeur indique dès 4 ans mais je trouve ça quand même un peu exagéré ! (en tout cas ma fille de bientôt 5 avec ou sans traits ne sait pas dessiner une pieuvre ou un pingouin…). Alors, à vos crayons, on tourne la roue et c’est parti !

Gabriel

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Et si on reparlait de cinema….

Par 6 décembre 2012 Cinéma et DVD

Aujourd’hui on va parler cinéma ! Un film en salle (depuis hier) et deux DVD.

La balade de Babouchka va vous permettre de faire une promenade à travers la Russie grâce à 4 petits courts métrages entrecoupés d’une animation sur le pays. Dans le premier, Le rossignol, il est question d’un oiseau en cage et de son frère malicieux. Dans le second, La maison des biquettes, un petit garçon va échapper aux loups grâce à une maison en crêpes habitée par des biquettes (mais difficile de se retenir de manger la maison !). Le troisième, Histoires d’ours, nous apprendra pourquoi les écureuils sont rayés, pourquoi les carpes sont plates et pourquoi les casse-noix n’ont que la peau sur les os. Enfin dans le quatrième, Zhiharka, une petite fille devra échapper à une renarde très rusée. Les quatre courts métrages de 13 minutes chacun, aux techniques différentes, forment une ensemble très sympa. On passe vraiment un bon moment et les enfants adorent. C’est très esthétique et très doux. Un beau film à voir avec les enfants dès 2 ans (en salle depuis hier).
Des extraits, des photos,… ici et un extrait là :

On quitte la Russie pour la Corée… et la Belgique ! Jung est un jeune coréen qui a été adopté par une famille belge alors qu’il n’avait que quelques années. Le très beau film (autobiographique) nous montre son enfance sans concessions (les parents ne sont pas forcément montrés de façon très sympathique, Yung lui-même n’est pas un ange et on parle aussi ici du racisme). C’est un film très particulier car il mêle dessins animés (parfois en 3D, parfois en « crayonné ») et film (des images d’archives familiales et d’autres de Yung, adulte, qui revient dans le pays de son enfance). C’est surtout un magnifique film sur la quête de qui on est et sur l’intégration. Un film qui prend aux tripes, qui ne nous lâche pas… Aussi beau sur le fond que du point de vue esthétique. Un film très très fort à ne pas louper. (Je l’ai vu avec ma fille de 4 ans qui a aimé mais elle est quand même trop jeune… Allociné le conseille à partir de 10 ans et je trouve ça un peu exagéré… je dirai entre les deux !)

Et puisque c’est bientôt Noël comment ne pas parler du magnifique L’enfant au grelot de Jacques-Remy Girerd (réalisateur du somptueux La prophétie des grenouilles, si vous ne connaissez pas jetez-vous dessus !) ? Un enfant est retrouvé au milieu de la forêt, abandonné, avec un grelot dans sa main. Il est élevé dans un orphelinat et l’histoire principale se passe quelques jours avant Noël. Une très belle histoire avec Noël en fond mais, ici aussi, sur l’origine. C’est un des plus beaux contes de Noël (car loin de toute mièvrerie) et surtout un des rares bons films adaptés aux petits (à partir de 3 ans). Il est sorti en DVD chez Folimage et repasse régulièrement en salle.


Petit plus si vous êtes à Paris, en ce moment au Théâtre des nouveautés est jouée une adaptation musicale du dessin animé. J’avoue ne pas avoir pris mon pied mais les enfants présents dans la salle (dont ma fille) avaient l’air d’adorer…
Plus d’informations ici.

Quelques pas de plus…
Notre dernière chronique ciné avec Et 10,11,12 Pougne le Hérisson, Le petit Gruffalo, Gruffalo et Kirikou et les hommes et les femmes ici.

La balade de Babouchka
de Collectif
Les films du préau
52 minutes
 Couleur de peau : miel
de Jung et Laurent Boileau
France Télévision
75 minutes
L’enfant au grelot
de Jacques-Rémy Girerd
Folimage
28 minutes

A part ça ?

Sur le forum de La mare aux mots on discute régulièrement de DVD ou de films en salle, vous aussi venez participer, c’est ici.

Gabriel

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Un tour au cinéma

Par 28 octobre 2012 Cinéma et DVD

Je vous parle rarement de cinéma. J’avoue que je suis assez souvent hermétique aux productions pour enfants, c’est extrêmement rare de retrouver dans un film la poésie et la place à l’imaginaire qu’on trouve dans la littérature jeunesse. Malheureusement on est plus souvent dans le produit marketing que dans l’œuvre artistique… heureusement parfois certains beaux films sortent (malheureusement tous en même temps !).

Le roi se meurt, Boniface le conteur a disparu et il n’y a plus personne pour raconter des histoires. Pougne, lui, sait où est Boniface ! Le conteur se cache car il a touché une corne de licorne et s’en est trouvé défiguré. Pour retrouver son vrai visage il devra se rendre dans le ventre du monde, là où se créent toutes les histoires.

« Mais que c’est beau ! » voilà ce que je me suis répété (quand je n’étais pas tout simplement bouche bée) devant L’automne de Pougne, le dernier court métrage de Et 10,11,12 Pougne le Hérisson. Ce court tout en animation de marionnettes de 28 minutes est donc la suite de L’hiver de Léon (2007), Le printemps de Mélie (2009) et L’été de Boniface (2011) mais se regarde très bien sans avoir vu les premiers. J’étais déjà tombé sous le charme avec les trois premiers épisodes (je les avais chroniqué ici) mais je pense que le dernier volet est, esthétiquement en tout cas, le plus beau.  C’est poétique, captivant, esthétique. Parents comme enfants on est sous le charme. Il y a finalement peu de films pour enfants qui me font passer autant d’émotion : La prophétie des grenouilles, certains Michel Ocelot (j’en parlerai plus bas), récemment Kérity, la maison des contes… mais je mets vraiment devant tous ceux-là la série Léon, Mélie, Boniface et Pougne.

Ce court est accompagné de deux autres, Nikita le tanneur, un très beau dessin animé dont les dessins sont réalisés à la main. Tiré de contes russes, on retrouve ici le fameux personnage de Baba Yaga et Zmey Gorynych le dragon à deux têtes. On est ici vraiment dans le conte traditionnel, et la technique de réalisation est très esthétique, j’ai vraiment beaucoup aimé. Quant à Tout conte fait, traité lui entièrement par ordinateur, j’avoue être resté plus hermétique. Marianne vous avait parlé de ce dernier et il est visionnable ici.

C’est le retour du Gruffalo ! Son fils arrive sur les écrans. Le petit Gruffalo sort en salle aussi et c’est une très bonne surprise. On reste bien dans la lignée du précédent et on n’est nullement déçu. Le court métrage suit la trame du célèbre livre de Julia Donaldson et Axel Scheffler (à savoir, après avoir été terrorisé par la petite souris dans le premier opus, le Gruffalo prévient son fils de faire attention à ce terrible animal. Pourtant le petit Gruffalo va vouloir rencontrer ce personnage qui fait si peur… à ses risques et périls !) et les quelques gags ajoutés sont tous irrésistibles. Tout comme le premier j’avoue que je suis plus fan de l’animation du Gruffalo que des illustrations originales (quitte à choquer les fans). Je les trouve plus rondes, plus douces. C’est vraiment drôle sans être idiot, c’est très beau, très poétique. Le film est précédé de trois courts : Des pas dans la neige (une histoire extrêmement douce et poétique sur un loir qui suis des traces de pas), Le chemin d’un lièvre (sur la rude loi de la nature) et le très drôle L’oiseau et la feuille (un oiseau qui s’occupe d’une feuille et va être poursuivi par un renard… assez malchanceux). L’ensemble est cohérent, esthétique et parfaitement adapté aux enfants dès 3 ans (4 ans d’après le dossier de presse).

Faisons une parenthèse littérature et profitons de la sortie du Petit Gruffalo pour annoncer aussi la sortie d’un très chouette coffret tout en poils comprenant Le Gruffalo et Le petit gruffalo format « poche » (vous savez le format des petits albums de la collection L’heure des histoires) et le dvd du Gruffalo (avec des chouettes bonus !). Le tout dans un fourreau en poils tout doux. C’est sympa et je trouve que le prix (19,90€) pour un DVD, deux petits livres et le tout dans un emballage rigolo est plus que sympa.

Allez retournons au cinéma…

Vous avez-vu Kirikou affronter la sorcière et les bêtes sauvages ? Revenez ! On ne vous a pas tout dit !

Kirikou et la sorcière nous racontait de la naissance du minuscule bambin à sa taille adulte… qui arrivait quelques jours plus tard. Comment faire une suite dans ce cas ? Avec le personnage adulte ça ne va pas passionner les foules ! On va dire « on ne vous avait pas tout dit », c’était le point de départ de Kirikou et les bêtes sauvages, film à sketch avec 3 petites histoires qui se seraient passées à la même époque que le premier. Le film était, disons-le, assez décevant. Voilà donc qu’on nous rappelle « ne partez pas ! On ne vous avait ENCORE pas tout dit ! » et revoilà donc 4 nouveaux épisodes des aventures de Kirikou réunies pour faire un long métrage : Kirikou et les hommes et les femmes (même le titre je le trouve bancal…). Disons-le clairement : Michel Ocelot est un génie, si vous ne les avez pas vu précipitez-vous sur Azur et Azmar, Princes et Princesses,… (et même son DVD Les trésors cachés de Michel Ocelot qui est une pure merveille). Le seul souci dans la filmographie du grand monsieur commence à être ce Kirikou qui, alors qu’il me plaisait tant, commence à m’agacer. J’ai déjà du mal avec les suites mais là à force d’étirer comme ça sur l’élastique pour essayer de faire d’une petite histoire des tas de longs métrages ça va finir par casser et un élastique qui casse… ça fait mal ! Plus sérieusement c’est sympathique, mignon mais pas digne de Michel Ocelot. Alors bien-sûr c’est bien mieux qu’un Disney et tutti quanti mais bon… Autre souci c’est un peu trop long. Une heure et demi pour des tout-petits ils ont du mal à tenir, j’entendais quand le 4ème sketch a commencé des enfants soupirer, se lasser, râler (ma fille elle-même en avait un peu marre…).

Les sketchs eux-mêmes sont assez inégaux et le plus mauvais est signé Susie Morgenstein ! Là on se dit qu’il y a un souci car avoir une telle plume et en faire une histoire où l’on ne comprend pas grand-chose… (j’ai discuté avec trois personnes différentes qui m’ont dit ne pas avoir réussi à suivre l’histoire racontée pendant cette partie). Bref je vous conseille plutôt de revoir le premier Kirikou que d’aller voir cette interminable suite de « on avait oublié de vous dire… ».

Quelques pas de plus…
Les opus précédents L’automne de Pougne sont chroniqués ici et le premier Gruffalo .

Et 10,11,12 Pougne le Hérisson
de Iouri Tcherenkov, Alexandra Condoure et Antoine Lanciaux
Folimage
48 minutes
Le petit Gruffalo
de Makiko Sukikara, Lotte Van Elsacker, Lena von Döhren, Uwe Heidschötter et Johannes Weiland
Les films du préau
43 minutes
Gruffalo
de Julia Donaldson, illustré par Axel Scheffler
Gallimard Jeunesse dans la collection L’heure des histoires
19,90€, 155×210 mm, 60 pages, imprimé en France
Kirikou et les hommes et les femmes
de Michel Ocelot
Studio Canal
1h28

A part ça ?

J’ai participé à un article sur les livres qui ont marqué notre enfance sur À l’ombre du grand arbre. C’est ici. On en parle aussi sur le forum .

Gabriel

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