La mare aux mots
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L’harmattan

Au Vietnam, entre légende et réalité.

Par 4 mars 2012 Livres Jeunesse

Et si on partait au Vietnam ?

Kim est cireur de chaussures dans les rues de Hanoï, employé par Monsieur Tran. C’est la période de la mousson et personne ne porte de chaussures, il sait qu’il va rentrer ce soir sans la moindre pièce et qu’il sera privé de repas. Et si une rencontre avec la Tortue du Lac de l’épée restituée, un personnage de légende, venait changer sa destinée ?

Je vous ai déjà parlé plusieurs fois des Éditions des Samsara et de leurs livres engagés. Ici on parle donc des enfants exploités sous forme de conte. L’histoire est dure (Kim n’a pas une vie facile, dort avec les cochons,…) mais elle est adoucie par le côté fable. On mêle le destin tragique des enfants exploités et les légendes vietnamiennes, le message passe sans être trop violent. Les illustrations d’Émilie Dedieu, de la même façon, mêlent la tragédie à la fantasmagorie. Une histoire touchante qui nous rappelle la vie de ces enfants qui, eux, ne rencontreront pas la Tortue du Lac de l’épée restituée…

C’est une idée originale qu’a eue Jean-Claude Renoux, adapter des contes occidentaux ou soufis en vietnamien puis revus et corrigés en français. Ici les histoires nous sont livrées dans les deux langues (vietnamien sur la page de gauche et français sur la page de droite). Et ce sont de très beaux contes, parfois très drôles (il y en a un qui m’a fait pleurer de rire), on parle d’un bossu qui va être puni de sa méchanceté, d’un marin qui va tomber amoureux d’une sirène, d’un coq qui pond de l’or, d’un forgeron prétentieux qui va devenir humble,… C’est souvent moral, c’est toujours très bien écrit, j’ai pris énormément de plaisir à lire ces 10 contes sortis dans la collection La légende des mondes chez L’harmattan.

Le petit cireur de chaussures de Dominique Curtiss, illustré par Émilie Dedieu
Éditions des Samsara, 12€
Public : A leur lire / Lecteurs débutants

Le roi et la poule, contes occidentaux adaptés au Vietnam Bilingue français-vietnamien de Jean-Claude Renoux et Chu Thi Huyên Linh
L’harmattan dans la collection La légende des mondes, 11€
Public : A leur lire / Lecteurs débutants / Lecteurs confirmés

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A part ça ?

Une quarantaine d’auteurs et illustrateurs signe Pense pas bête aux éditions P’tit Baluchon. Parmi eux des gens qu’on adore comme Ingrid Chabbert, Anne Loyer, Soufie, Loren Bes, Agnès Domergue,…). Le livre est d’ors et déjà en précommande, tous les bénéfices seront reversés à une association pour la protection de l’enfance. Plus d’info ici : http://leseditionsptitbaluchon.blogspot.com/2012/02/bonjour-juliette-parachini-eu-la.html. Le mien est déjà commandé !

Gabriel

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Au pays de l’absurde

Par 26 février 2012 Livres Jeunesse

Aujourd’hui je voulais vous parler de trois livres que je qualifierais de loufoques.

Alors qu’ils étaient déjà très vieux, un homme et une femme se rendirent compte qu’ils voulaient un enfant. Mais comment faire… Après avoir tenté la petite fille de bois (trop dure), le petit garçon de chiffon (trop mou), celui en farine (dévoré par les souris), écrit au roi et aux cigognes, jeté des pièces dans une fontaine, essayé d’enfanter… ils réussirent enfin à avoir un bébé… à moustache !

J’ai beaucoup aimé cette histoire, elle est très drôle. Les illustrations d’Alessandra Cimatoribus ajoutent encore plus d’humour à ce texte qui n’en manque pas. Au delà de l’humour, cette histoire tirée d’un conte mongol parle de la vieillesse et de l’amour. C’est tout à fait le genre d’album qui éclate les enfants et que les parents, qui le lisent avec un autre niveau de lecture, adorent. C’est sorti chez OQO, maison d’édition que j’ai découvert il y a peu, et dont je vous avais parlé il y a peu de temps qui fait, décidément, de bien beaux albums.

C’est l’histoire d’un roi et d’une reine sans cœur qui arrosaient leurs jardins avec les larmes des pauvres. Un jour La Misère s’invita au château pour leur faire une farce, une farce qui leur pourrit tellement la vie que leur médecin leur conseilla de mourir, c’était la seule solution ! Mais on ne peut pas mourir sans avoir fait d’enfant ils devaient donc en faire un… Ils en firent un tout moche !

L’histoire de ce petit roman est impossible à raconter, c’est du grand n’importe quoi, mais du grand n’importe quoi génial ! J’ai beaucoup ri en le lisant, les situations sont complètement farfelues, le texte fourmille de petites blagues du genre Et l’hiver est passé et le printemps est passé et l’été est passé et l’automne et les 4 saisons sont passées et Vivaldi avec ou un loup qui voit mal à qui on conseille d’aller chez Ahfleloup. Ça m’a rappelé un film qui me faisait mourir de rire quand j’étais pré-ado Elle voit des nains partout ou un peu l’humour des Robins des bois. Ça part dans tous les sens, c’est réjouissant, bienvenu au pays où on mange les enfants pour s’en débarrasser, où les fées ont l’accent pied-noir et où les princesses ressemblent à des Picasso. L’auteur, Moussa Lebkiri est conteur et humoriste et ce texte est d’ailleurs tiré d’un de ses spectacle. J’espère le voir sur scène depuis que j’ai lu cette histoire.

Mireille a un papa qui est un papa-maman (il est tout à fait comme un papa (avec de la barbe, un zizi et tout) mais il sert aussi de maman). Il fait tout comme une maman et tout comme un papa du coup il n’a jamais de temps. Un jour il rencontre une dame appelée Beautiful, elle va devenir la belle-mère de Mireille et avec elle son père va lui faire un demi-enfant Anne-Fr (qui n’a qu’un bras, une jambe, un œil, une oreille… logique pour une demi-sœur). Tout se passe bien jusqu’au jour où le père de Mireille trouve du travail à Paris chez le Maître-des-sous, ça va être le début d’un tas d’aventures où on rencontrera un ogre, une sorcière, un marchand de temps et d’autres personnages étranges et hauts en couleur dans un Paris fantasmagorique.

Par le biais d’un conte moderne, on parle des papas solo, du remariage, des demi-frères et demi-sœurs, du chômage et du fait de devoir partir pour le travail, du manque de temps des parents… et de tellement d’autres choses ! L’histoire est riche en thèmes, souvent traités de façon métaphoriques. Graphiquement le livre est très beau, j’aime beaucoup les illustrations de Zeina Abirached. Le CD est un délice à écouter, non seulement Angelina Galvani passionne par sa façon de raconter mais l’habillage musical est vivant, dynamique. C’est drôle et très original. Marianne vous a déjà parlé du travail des éditions Benjamins Média et de leurs livres CD. Ici aussi le livre existe en braille et en gros caractères.
Extrait sonore.

Bébé Moustaches
de Patacrúa, illustré par Alessandra Cimatoribus
OQO
12€
La belle histoire du beau Prince tout Moche
de Moussa Lebkiri, illustré par Sess
Jeunesse L’harmattan
10€
Le papa-maman
d’Angelina Galvani, illustré par Zeina Abirached
Benjamins Média
22€

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A part ça ?

Sandrine Beau, qu’on aime beaucoup sur La mare aux mots, était sur Besançon TV mercredi dernier. Pour revoir l’émission c’est ici : http://www.besancon.tv/video.php?id_prod=939.

Gabriel

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« En amour, il y a toujours des problèmes »

Par 29 novembre 2011 Livres Jeunesse

Si vous me suivez depuis longtemps vous le savez certainement… je suis fou des livres de Nadja ! (d’ailleurs je rêve qu’elle soit L’invitée du mercredi… si jamais quelqu’un…). Je pourrai vous reparler (longuement) de ses précédents albums (ah Les sur-fées… ah Momo… ah les princesses nulles, laides,..), mais après tout vous pouvez vous reporter à ce que j’ai dit sur le forum, ici. Bien avant d’avoir des enfants j’ai acheté des livres de Nadja et là je suis heureux de vous parler de son dernier album L’amour c’est fou sorti chez Rivages.

L’amour c’est fou est une sorte de dictionnaire de l’amour commenté par des souris. Du premier amour au serment d’amour en passant par l’amourette, l’amour obsessionnel ou l’amour timide tout y passe ! Une soixantaine de doubles pages comportant chacune une variation de l’amour, son commentaire par des souris moqueuses et un exemple en image. On retrouve l’humour piquant de Nadja qui fait que je l’aime tant, son ironie, ses sarcasmes. Ici, comme toujours chez elle, on est loin des filles potiches qui attendent le prince comme on voit dans les contes neuneus et quand elles le sont, il y a derrière une copine qui balance une vacherie. Ici il y a des petites médisances qui font du bien, des personnages absolument pas lisses.

Je trouve en plus que c’est un très beau livre. 128 pages, papier épais, couverture souple à rabats. On a autant envie de l’offrir à un adulte qu’à un enfant. D’ailleurs en le lisant à ma fille j’ai bien ri et elle me regardait incrédule ne comprenant pas ce qui me faisait rire (mais disons le, ce n’est pas pour les tout petits !)

Dans un tout autre style, je viens de lire un joli petit conte publié chez Jeunesse L’harmattan, Sibo et la petite Mami Wata d’Anselme Djeukam.

Sibo passe ses vacances chez sa grand-mère et espère pêcher quelques poissons dans le fleuve qui passe à côté de là où elle extrait l’huile de palme. Malheureusement le fleuve ne donne plus de poisson depuis quelques temps, tout comme il n’y a plus d’animaux dans la forêt. À sa grande surprise, Sibo va sortir un poisson déjà cuisiné ! Sa grand-mère refusant qu’il le mange il le rejette à l’eau et voit apparaitre une petite Mami Wata qui lui dit l’avoir préparé pour lui. C’est le début d’une très belle aventure.

C’est un très joli conte camerounais où l’on croise un elfe, un calao qui parle, des fleurs qui pleurent ou encore un méchant sorcier. C’est également une bien belle histoire d’amour, une fable sur la nature.

L’amour c’est fou de Nadja publié chez Rivages, 20€

Sibo et la petite Mami Wata d’Anselme Djeukam publié chez Jeunesse L’harmattan, 9€

Public : lecteurs confirmés (Sibo et la petite Mami Wata est indiqué à partir de 7 ans par l’éditeur car c’est un mini roman de 55 pages avec très peu d’illustrations, pour le Nadja peu de texte mais c’est plus pour une histoire de compréhension).

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A part ça ?

Le salon de Montreuil commence donc demain. Moi j’y serai demain soir, samedi et lundi, certains de vous y vont ? Si ça dit certains j’aurai plaisir à vous croiser ! (d’ailleurs j’ai peut-être quelques invit’ en trop pour l’inauguration, si ça vous tente contactez moi en cliquant sur « contact » à gauche)

Gabriel

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« Alors l’arbre se mit à pleurer »

Par 29 octobre 2011 Livres Jeunesse

On ne vous parle pas assez de livres pour les plus grands. Disons le clairement c’est plus long à lire et comme ce n’est pas ce que je lis à ma fille, j’en lis plus rarement ! Mais j’en ai lu 3 sortis chez L’Harmattan, un qui est intéressant pour des enfants qui connaissent la triste situation d’avoir un proche en prison et deux qui m’ont fait faire un beau voyage.

Cher cousin derrière les barreaux est un petit roman qui raconte l’histoire de Thomas, 12 ans dont le cousin qu’il idolâtre est emprisonné suite à une bagarre qui a mal tourné. Le récit est entrecoupé de lettres de Thomas à Alexis, son cousin. Ce roman pour ado est très touchant car il parle de la déception que l’on rencontre forcément à l’adolescence face aux erreurs de ceux qu’on met sur un piédestal, quand on se rend compte que nos modèles ne sont pas infaillibles. C’est aussi un roman dans lequel pourront s’identifier les pré-ados qui ont une personne de leur entourage en prison.

Extraits ici.

Ce sont trois contes du Fouta Djalon (massif montagneux de Guinée) qui sont regroupés dans Barowal le cheval sacré. Le premier, celui qui donne son titre au livre raconte l’histoire d’un roi Bambara passionné de chevaux qui va tout faire pour acquérir Barowal, un cheval que son propriétaire ne veut pas céder. Jusqu’où peut-on aller pour posséder ce que l’on veut quand on est un roi orgueilleux qui ne supporte pas l’échec, il va le découvrir… à ses dépends. La deuxième histoire est celle de deux amis inséparables, Ardo qui est prince et Salifou qui est forgeron. Leur amitié très forte va les sauver chacun leur tour. La troisième, celle que j’ai trouvé la plus belle, parle de Dienaba et Madou, qui vivent une très belle histoire d’amour depuis tout petits, personne ne prenant cette histoire d’enfants au sérieux, mais un jour le père de Dienaba, comprenant que sa fille est vraiment amoureuse, va lui interdire de revoir Madou. Les amoureux ne se laisseront pas faire.

C’est un beau voyage que l’on fait grâce à Oumar Abderrahmane DIALLO, avec ses jolis contes pour les grands. Il nous parle de fidélité et d’engagement, d’amour et d’amitié, de « petits » qui luttent contre les « plus grands. ».. des thèmes universels. Les textes sont très beaux, on les lit avec un grand plaisir.

Extraits ici.

Dix petits contes précieux sur quelques pierres de Madagascar est aussi l’occasion de faire un joli voyage. Dix petits textes très différents, sous formes de contes, de récit de voyage ou même de poème, tous ont pour point de départ une pierre. Un petit homme ailé dans un morceau d’Ambre (d’après moi la plus belle histoire), une pierre qui s’ouvre en deux à chaque pleine lune pour dévoiler un intérieur des plus fabuleux, des pierres qui disent l’avenir, une expéditrice qui va se retrouver dans une magnifique grotte en améthyste,… C’est très poétique, très beau. Les pierres sont souvent juste un prétexte, mais une belle occasion de nous raconter une histoire merveilleuse.

Extraits ici.

Cher cousin derrière les barreaux de Françoise Kerisel illustré par Igor Mekhtiev
Jeunesse L’Harmattan
8,50€
Public : lecteurs confirmés

Barowal le cheval sacré d’Oumar Abderrahmane DIALLO
L’Harmattan, dans la collection La légende des mondes
10,50€
Public : Lecteurs confirmés (70 pages sans illustrations)

Dix petits contes précieux sur quelques pierres de Madagascar de Chantal Serrière
L’Harmattan.
8€
Public : Lecteurs confirmés

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A part ça ?

Connaissez-vous Batifolire ? Aurélie, bibliothécaire, vous parle sur son blog de ses coups de cœurs littéraire. On vous conseille d’aller y faire un tour et d’adhérer à sa page facebook !

Gabriel

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« Un jour, un lépreux se présenta devant la princesse »

Par 10 octobre 2011 Cinéma et DVD, Livres Jeunesse, Musique pour enfants

Personnellement, j’adore quand les éditeurs jeunesse font voyager les enfants, leur font découvrir d’autres cultures. Aujourd’hui je veux vous parler de deux contes africains : l’un est congolais et l’autre est malien, l’un est sorti chez un éditeur déjà connu (L’harmattan) et l’autre chez un tout jeune éditeur (Éditions Des Braques dont je vous reparlerai prochainement), l’un contient un CD et l’autre un DVD.

Mama M’Toto est surnommée M’Toto Lunettes parce qu’elle a toujours ses lunettes… mais ce jour là, Mama M’Toto ne les retrouve pas! Elle a beau chercher partout, rien à faire! Mais même sans lunettes Mama M’Toto n’a pas le choix, elle doit aller au marché vendre ses fruits. Mais sans lunettes le chemin va être une drôle d’aventure.

C’est la conteuse Sylvie Mombo qui raconte l’histoire sur le CD qui accompagne le livre et avec quel talent! Elle nous passionne très rapidement. Son récit est accompagné de petites chansons (malheureusement il n’est précisé nulle part qui est le chanteur qui l’accompagne et qui sont les musiciens, les instruments de musique,…) qui nous donnent envie de danser. Un vrai bonheur que ce CD.

M’Toto Lunettes est aussi un spectacle pour les 0-4 ans, extrait :

 

 
Ziri (Il était une fois en bambara) une princesse si orgueilleuse qu’elle refusait de s’abaisser à se marier avec les hommes qui se présentaient à elle. Fusent-ils beaux, riches, nobles ou valeureux. Un jour elle décida de ne plus parler, son père le roi promis donc sa main à qui réussirai à la refaire parler.

J’ai eu un gros gros coup de cœur pour ce conte traditionnel oral du mali adapté par Eric Chevillard et illustré par Vincent Farges. Déjà, l’objet est vraiment très beau ensuite, le DVD est assez magique. Je ne voyais pas bien ce que pouvait apporter un DVD par rapport à un livre, après tout le livre est déjà un support visuel. Mais le DVD est en fait magnifique. On y retrouve le conte « animé » (ce sont les dessins du livres qui sont la base de l’animation). Ensuite c’est le conte raconté en français puis en bambara avec les très beaux dessins du livre en images fixes qui défilent à l’écran. Enfin une rencontre avec le conteur Kari Coulibaly qui parle de son pays, le Mali, et là autant que dans le conte il est absolument passionnant. On a envie que ça dure encore et encore. L’image et le montage du DVD sont aussi superbes. Ce n’est pas du tout un DVD « gadget », une sorte de petit bonus fait à la va-vite. On sent le gout de l’esthétique, du bel objet, autant que dans le livre.

A la fin du livre, on retrouve une interview très intéressante d’Eric Chevillard qui parle du Mali, du conte et de son parcours personnel.

« Comme le disait Amadou Hampate Ba, notre grand sage et écrivain Malien, Si vous voulez sauver les connaissances et les faire voyager à travers le temps. Confiez les aux enfants. Je vous les confie donc, elles sont à vous maintenant. » (extrait du DVD)

Extraits (du livre et du DVD) sur le site des éditions des braques.

Le voyage de M’Toto Lunettes de Sylvie Mombo illustré par Sess
L’harmattan, Collection conte des 4 vents
10€

La princesse orgueilleuse, adapté par Éric Chevillard, illustré par Vincent Farges, raconté par Kari Coulibaly.
Les Éditions Des Braques
18€

Public : A leur lire / Lecteurs débutants.

Gabriel

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Et à part ça…

Demain, à 6h (oui oui…) Arte rediffuse le très beau Pierre et le loup de Suzie Templeton. Branchez magnétoscopes, graveurs, enregistreurs,… c’est un très très beau court-métrage (qui reçu, notamment, l’oscar du meilleur court-métrage).

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