La mare aux mots
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Magiciens

La chronique numérique : Histoires en poudre

Par 19 juillet 2015 Livres numériques, Numérique

Histoires en poudreUne histoire, c’est un peu comme une recette de cuisine : une pincée de ci, une louche de ça, et encore un zeste de ci, et une histoire sort du chaudron. C’est d’ailleurs le point de départ du magnifique livre numérique que La Dentellière nous a concocté, Histoires en poudre. Cinq ingrédients nous sont proposés : un squelette, une petite magicienne, un dragon, une souris et un nuage soufflant du vent. Trois de ces ingrédients doivent être jetés dans un grand chaudron blanc. Et une histoire en sort. Dragon, nuage et squelette : voilà l’histoire du Château glacé. Tout en haut d’une montagne, dans le donjon d’un château solitaire, vit un pauvre dragon malheureux qui n’a personne à terrifier. Dans les souterrains du même château habite un squelette qui n’a plus goût à rien : à quoi bon se fatiguer puisqu’il n’y a personne à poursuivre ? Même le vent se lasse de n’avoir que les pierres tristes et froides à caresser de son souffle. Mais un jour, voilà qu’un jeune garçon frappe à la porte. Le vent tente de l’éloigner, mais il ne se laisse pas faire et part à la rencontre des habitants du château. Réussira-t-il à les Histoires en poudreamadouer ? Et que faisait-il là, perdu dans la lande glacée ? Une autre histoire ? Essayons la magicienne, la souris, le vent : c’est l’histoire de la Danse du vent. Le jour de l’anniversaire de Maman souris, Polka, la petite dernière de la famille, décide de lui offrir une belle châtaigne brune qu’elle aurait trouvée dans le bois des châtaigniers. Mais le vent est joueur, et il n’a qu’une idée en tête, jouer et danser avec Polka. Et Polka se laisse tenter et apprend la Danse du vent. Mais quand elle reprend ses esprits, elle ne reconnaît plus l’endroit où elle se trouve ; elle est perdue ! C’est alors qu’elle rencontre une magicienne.
Histoires en poudre, c’est donc dix histoires dont on peut choisir les personnages principaux, Histoires en poudremagnifiquement illustrées par Bertrand Dubois dans teintes chaudes et chaleureuses mêlant peintures et papiers découpés. Chaque histoire comprend trois tableaux animés : on tapote l’écran pour faire danser les feuilles des arbres, on scrute la scène grâce à une lampe de poche que l’on peut balader sur toute l’image, etc. L’appli est bilingue français-anglais. Même si les animations sont légères, les histoires sont suffisamment longues, et captivantes pour que les enfants ne s’en lassent pas. Et quel bonheur de pouvoir choisir ses personnages ! Une très jolie réussite qui remporte un franc succès auprès des enfants.
Bande-annonce :

Histoires en poudre
Texte de Marie-Florence Gros, illustrations de Bertrand Dubois, voix de Marina Carrère d’Encausse 
La Dentellière
Prix constaté : 3,99 € (Apple).

Erica

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Des albums bien rigolos

Par 23 juin 2015 Livres Jeunesse

Le magicien, etc.Un monsieur avec une longue barbe et un chapeau pointu ? Un magicien, assurément, même pas besoin de le voir faire de la magie. Il porte une flûte ? Alors c’est un magicien musicien, aucun doute là-dessus. Il a un casque à la main ? Normal, c’est parce que c’est un magicien musicien pilote, voyons. Un perroquet se pose sur son épaule ? C’est donc un magicien musicien pilote pirate. C’est évident, non ?
Les préjugés ont la peau dure : qu’il est intelligent de les combattre avec de petits albums qui n’ont l’air de rien, mais qui disent tout. Les illustrations, faites de la superposition de pochoirs et de couleurs unies, sont très belles et originales : sur chaque page, un objet s’ajoute et vient caractériser le magicien. C’est très graphique. Quant à la chute… Elle est aussi géniale qu’inattendue !
Des extraits sur le site de l’éditeur.
Le même vu par Enfantipages.

Une place pour IgnaceIgnace n’est pas un loup comme les autres : il n’a qu’une dent, qui en plus est toute ronde, et il coud des pulls et des pantalons pour les lapins au lieu de leur courir après. Rejeté par les autres loups de la forêt, il décide de partir habiter en ville. Mais les habitants ne lui accordent pas un meilleur accueil : la petite mamie lui donne un coup de bottine, la charcutière lui écrase la patte et le monsieur en costume gris lâche son chihuahua. Triste et énervé, il se coud un déguisement de chien, avec une cagoule, de vieilles chaussettes et un tapis. Et voilà qu’il est enfin recueilli par un gentil coiffeur avec une drôle de coiffure. Une coiffure presque aussi drôle que son costume de chien…
Ce petit album est vraiment adorable ! En plus du récit très mignon et amusant, notamment la fin (que je garde pour moi), j’ai beaucoup aimé l’illustration, faite aux crayons de couleur. Une belle histoire sur le rejet de ceux qui sont différents, traité avec humour et finesse.
Des extraits sur le site de l’auteure.

Le voleur de trompetteMonsieur Hulot a deux amours dans la vie : sa trompette et son chapeau. Alors quand un dragon lui vole sa trompette, rien ne va plus ! « Les dragons, ça n’existe pas ! » s’écrit Monsieur Hulot. Pourtant, le grognement qu’il entend quand il tente de récupérer son instrument est bien réel ! Quelle misère ! Et ni son aspirateur super aspirant ni les coups de parapluie de sa grand-mère ne lui parviennent à l’aider. Manquerait plus qu’on lui vole son chapeau aussi…
Un dragon cleptomane, un jazzman à nœud papillon, une mamie dont on ne voit que le nez, une dragonne à épaulettes : voilà les personnages loufoques qui forment cette rocambolesque petite histoire ! Les illustrations de Guridi sont très jolies, et le récit, imaginé par Ingrid Chabbert, est très amusant. À offrir à tous les enfants qui n’aiment pas trop prêter leurs affaires… À offrir à tous les enfants donc !
Le même vu par Enfantipages.

La Grotte de nezQuel endroit merveilleux que la Grotte de nez ! Dans cette forêt touffue, on croise des nuages qui soufflent, des ouistitis qui se balancent aux lianes, des monstres dégoûtants mais bien marrants… Quel bonheur de fourrager sans honte dans la Grotte de nez, même si l’on nous donne le surnom de « petit cochon » !
Magali Clavelet, également auteure d’Une place pour Ignace, propose ici un traitement graphique complètement différent : il y a des effets de matière et une multiplication de techniques qui rendent le tout très joli. J’ai particulièrement aimé les illustrations qui se détachent sur fond noir (eh oui, nous sommes dans une grotte quand même !) Si vous avez un enfant qui a tendance à mettre ses doigts dans son nez, peut-être arriverez-vous à lui faire passer cette manie avec ce petit album rigolo et poétique. Même si, bon, ne nous mentons pas… On aime tous se glisser un doigt dans le nez quand personne ne regarde !
Des extraits sur le site de l’auteure.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de Vincent Pianina (Ours molaire et Jungle), de Magali Clavelet (Les saisons), d’Ingrid Chabbert (EdmondDans l’enfer d’ÉcomondeLe livre de mamanY’a un monstre à côtéLes chaussettes qui puentIndira l’indépendante, FirminUn accordéon sinon rienLa vérité sort toujours de la bouche des enfants, La mémoire aux oiseauxL’oiseauLes écharpes de Mamie BertheTonnerre de catchLa fête des deux mamansRaconte-moi la révolutionLes yeux du parapluieSur les quais et Le bateau de Malo) et de Guridi (Edmond). Retrouvez aussi notre interview d’Ingrid Chabbert.

Le magicien, etc.
de Vincent Pianina
Éditions Thierry Magnier
9,90 €, 145×145 mm, 24 pages, imprimé en Italie, 2015.

Une place pour Ignace
de Magali Clavelet
Fleur de Ville
12,90 €, 195×195 mm, 30 pages, imprimé en République Tchèque, 2015.

Le voleur de trompette
Texte d’Ingrid Chabbert, illustré par Guridi
Frimousse
14,50 €, 208×250 mm, 30 pages, imprimé en Italie, 2015.

La Grotte de nez
de Magali Clavelet
Fleur de Ville
12,90 €, 195×195 mm, 30 pages, imprimé en Catalogne, 2013.


Marie

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Trois petits héros

Par 19 août 2014 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, la lettre L est à l’honneur ! Lucien, Léo et Lila nous offrent des histoires pour les plus jeunes !

Lucien le magicienLucien est un vrai magicien ! Un de ceux qui peuvent transformer les glaçons en pluie, faire disparaître bonbons et ballon d’un seul coup de baguette, ou créer des rêves avec de simples crayons ! Mais son tour le plus fort est sans doute celui qui consiste à transformer Lucie en coquelicot…
Coup de cœur pour Lucien le magicien, ce petit album carré aux pages renforcées de la collection Premières histoires des petits qui devrait séduire les plus jeunes ! Avec tendresse, poésie, et quelques formules magiques, Anne Loyer nous présente un petit personnage attachant qui va conquérir le cœur des enfants ! Les illustrations de Marjorie Béal, très graphiques, en noir, blanc, et jaune (à une exception près… je vous laisse découvrir) sont vraiment superbes et complètent à merveille cette histoire simple et drôle, accessible aux plus jeunes ! Une belle réussite !
Vous pouvez consulter quelques pages sur le site des éditions Tourbillon.

léoLéo fête son anniversaire et essaie de porter son gâteau tout seul. Il aime également faire de la luge dans un carton, et a parfois du mal à s’endormir quand la lune brille trop fort.
Lila, elle, part à l’aventure. Dans le jardin, elle joue avec un papillon, et essaie d’escalader le mur pour voir ce qu’il se passe de l’autre côté… Elle veut tout savoir et tout expérimenter.
Léo et Lila sont deux jeunes enfants, qui découvrent la vie et partagent avec nous les petits événements et les grands plaisirs du quotidien. Des expériences, des maladresses, de petits moments de bonheur…
Dans ces deux tout petits albums, qui sont complètement indépendants, Imme Dros raconte de très courtes histoires sur deux ou trois pages, en rimes et avec des mots simples. lilaLes illustrations d’Ingrid Godon, stylisées et très expressives à la fois, principalement bleues, rouges et grises sont pleines de douceur et mettent en valeur les aventures de ces deux jeunes personnages, qui découvrent avec joie leur environnement quotidien.
Voici deux petits albums simples et harmonieux !
Vous pouvez feuilleter quelques pages sur le site des éditions La joie de lire : Léo, Lila.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres d’Anne Loyer (Dans l’enfer d’Écomonde, La rentrée de Noé, La petite enquiquineuse et le vieux géant, Candy, Sur les quais, Ma grande sœur et Moi, Einstein, gardien de maizoo), Marjorie Béal (L’histoire qui fait peurÀ la campagne, Et toute la ville s’éveille, Mes deux papas, Si petit, Si grand, Ma maison du bout du monde, et La fabrique extraordinaire) et Ingrid Godon (Quelque chose de grand). Retrouvez également nos interviews d’Anne Loyer et Marjorie Béal.

Lucien le magicien
Texte d’Anne Loyer, illustré par Marjorie Béal
Tourbillon dans la collection Premières histoires pour les petits
7,95 €, 187 x 167 mm, 17 pages, imprimé en Malaisie, 2014
Léo et…
Texte de Imme Dros (traduit par Maurice Lomré), illustré par Ingrid Godon
La joie de lire
6,90 €, 167 x 168 mm, 40 pages, imprimé en Chine, 2014
Lila et…
Texte d’Imme Dros (traduit par Maurice Lomré), illustré par Ingrid Godon
La joie de lire
6,90 €, 167 x 168 mm, 40 pages, imprimé en Chine, 2014

À part ça ?

En Picardie, jusqu’en Octobre se tient Jardins en scène ! De la danse, du théâtre, du cinéma, le tout dans les plus beaux parcs et jardins de la région.

Marianne

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Un voyage autour du monde grâce aux contes

Par 28 avril 2014 Livres Jeunesse

Inde, Groenland, Corée, Maghreb et Afrique de l’Ouest, aujourd’hui on va voyager grâce à de superbes contes (avec en bonus dans le À part ça ? un DVD pour continuer le voyage).

rajaDepuis des générations, dans la famille de Raja on est magicien. Quand son père l’appelle pour qu’il vienne prouver au monde qu’il est un magicien lui aussi, qu’il n’est pas la honte de la famille, le jeune garçon préférerait aller amuser la belle Devika. Même si lui ne s’amuse pas à répéter des tours, il accepte. Le soir même le voilà qui déclame une formule magique et devient invisible. Il s’amuse à faire des farces et vient poser un baiser sur le nez de Devika, mais au matin personne ne le croit, nul n’a été témoin du prodige, forcément ! Alors le lendemain soir Raja recommence, cette fois-ci il fait disparaître des objets, mais ce coup-ci on croit que c’est un voleur qui les a dérobés et non Raja qui a utilisé sa magie. Il décide de s’acheter une tortue et de partir faire le tour du monde sur son dos, jurant de revenir avant que son père ne soit vieux. Autour de lui, on se moque. Devika, elle, ne rit pas et s’enferme dans sa tour pour cacher ses larmes.

Raja est un grand album absolument magnifique, une petite merveille. Superbe histoire d’amour au pays des magiciens indiens sublimée par les illustrations d’Aurélia Fronty. Le genre de conte que les parents prennent autant de plaisir à lire que les enfants (d’ailleurs, c’est typiquement le genre de livre qu’achètent aussi les adultes sans enfants). Un grand conte (mon résumé ne raconte même pas le premier tiers) pour tous ceux qui aiment les beaux livres et les belles illustrations.
Plusieurs illustrations intérieures sur le billet de ce blog.

L'orphelinUn petit orphelin vivait dans un village du Groenland. Sans famille, il vivait dehors, dormait avec les chiens qui étaient les seuls à l’accepter parmi eux. Parfois, il profitait d’un morceau de viande jeté à ses compagnons de misère. Même les enfants du village lui menaient la vie dure, quand il s’approchait, ils le jetaient à terre et le battaient. Ainsi était la vie de ce pauvre orphelin. Son seul refuge était la montagne où il allait fuir la méchanceté des hommes. Sa vie commença à changer le jour où, sous les conseils d’une vieille femme qui avait eu pitié de lui, il alla crier au ciel de l’aider.

Là encore, je ne vous raconte que la première partie de ce superbe conte signé par Anouk Grinberg. Grosse surprise, en ce qui me concerne, car je ne connaissais que la comédienne (que j’aime beaucoup) et je découvre donc avec L’orphelin l’auteur et l’illustratrice. Et quel talent ! Elle nous raconte donc ce conte du Groenland avec énormément de délicatesse, tant dans le texte que dans les illustrations. Une histoire dure parfois (mais la plupart des enfants aiment les histoires tristes, c’est nous, les parents, qui souvent reculons), mais forte. Un album magnifique sur la différence, le rejet, la fragilité. Le genre d’album qui marque profondément le lecteur, le genre d’ouvrage qu’on garde longtemps dans sa bibliothèque et dans sa tête.
Retrouvez le conte et une partie des illustrations sur le blog d’Anouk Grinberg.

L.01EJDN000928.N001_PriYonHee_C_FRPrincesse Yong Hee avait pour amie la Lune. Un soir alors que la princesse célébrait son amie, le Dragon des Mers bondit des eaux et dévora l’astre. Pour la première fois, Princesse Yong Hee quitta son château et partit pour sauver la lune. Pour cela, il lui faudrait l’aide de la Terre, du Vent et de la Nuit.

Là encore, mais quelle merveille ! (oui, je sais, cette chronique sera douloureuse pour votre portefeuille). Tant le superbe conte d’Agnès Bertron-Martin que les sublimes illustrations d’Aurélia Fronty (oui, encore elle). Ici, il est donc question d’une princesse qui part affronter un dragon, aidée par les éléments. On parle donc d’amitié, de surmonter ses peurs, d’oser se battre contre les plus forts. Un livre magnifique.

Le petit oiseau au grain de bléUn petit oiseau, fort intelligent, s’accrocha un grain de blé autour du cou puis alla narguer le pacha en chantant sous ses fenêtres qu’il avait quelque chose que lui n’avait pas. Imaginez la colère du puissant homme qui demanda à ses serviteurs de voler à l’oiseau son grain de blé. Sauf que le chant recommença et cette fois si l’oiseau persiflait que le pacha était si jaloux de lui qu’il lui avait volé ce qu’il n’avait pas.

On quitte l’Asie pour le Maghreb avec ce très bon conte, plein d’humour dont le texte est signé Michel Piquemal et les illustrations Peggy Nille. Une histoire parfois cruelle, surprenante et drôle. On parle ici de la fierté, de l’intelligence des plus faibles face aux puissants. Peggy Nille nous surprend une fois encore avec de très belles illustrations assez éloignées de son univers habituel. Un conte absolument délicieux aux couleurs chaudes du Maghreb.
Le même vu par Enfantipages.

Les deux caillouxAu milieu de la brousse, dans un marigot, se disputaient deux pierres. On entendait sans cesse leurs insultes. Un génie fatigué d’entendre les noms d’oiseaux que s’échangeaient les deux pierres, sortit du marigot et leur offrit des jambes pour leur permettre de voir le monde. Voilà donc nos cailloux qui marchent, qui marchent, qui marchent… et qui pour la première fois se sentent fatigués, affamés. Mais que manger quand on est une pierre ? Grâce à une idée du petit caillou les voilà bientôt avec neuf perdrix (six tuées par le petit et trois par le grand). Jaloux, le gros caillou proposa de manger d’abord la chasse du petit puis ils partageront plus tard sa chasse à lui. Sauf que quand la faim se fit à nouveau sentir, il ne voulait évidemment plus partager.

Là encore, ce n’est que le tout début de ce grand conte qui nous vient d’Afrique de l’Ouest. La suite sera un enchaînement de situations que les cailloux n’avaient même pas imaginé. Leur dispute fera même couler une rivière de sang. Un très beau conte étiologique (vous savez, ces contes qui nous explique la création d’un élément, d’un phénomène naturel…) plein d’humour pour expliquer pourquoi les cailloux sont devenus muets avec de grandes et belles illustrations signées Cécile Gambini. Là encore un magnifique album.
Quelques illustrations intérieures sur le site de Didier Jeunesse.

Quelques pas de plus…
D’autres chroniques sur des contes du Monde ? Ici par exemple ou ou encore .
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Carl Norac (Bazar Circus et Petites histoires pour rêver dans sa poche), Aurélia Fronty (Comptines de rose & de safran, Le roi de la montagne en hiver, Un jour grand-père m’a donné un ruisseau et Une si belle entente), Agnès Bertron-Martin (Mes cinq premières histoires à la petite école), Michel Piquemal (Mamouchka et le coussin aux nuages et L’étoile de Noël), Peggy Nille (Le voleur de lune, Le Petit Chaperon Rouge, Les amoureux du ciel, Le nom du diable et Contes d’un autre genre), Françoise Diep (Le loup et la soupe aux pois) et Cécile Gambini (Mes premières berceuses et Chez Mémé). Retrouvez aussi notre interview de Peggy Nille.

Raja
Texte de Carl Norac, illustré par Aurélia Fronty
Didier Jeunesse
17,30 €, 280×370 mm, 42 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2009.
L’orphelin
d’Anouk Grinberg
Cèdre Lune
14 €, 265×200 mm, 40 pages, imprimé en Italie, 2014.
Princesse Yong Hee et la perle de la nuit
Texte d’Agnès Bertron-Martin, illustré par Aurélia Fronty
Père Castor
13,50 €, 266×287 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2014.
Le petit oiseau au grain de blé
Texte de Michel Piquemal, illustré par Peggy Nille
Bulle de savon
13 €, 190×190 mm, 32 pages, imprimé en Union Européenne, 2014.
Les deux cailloux
Texte de Françoise Diep, illustré par Cécile Gambini
Didier Jeunesse dans la collection Contes du monde
14,20 €, 240×310 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.

À part ça ?

Sur le chemin de l'écoleComme le disait Nelson Mandela, « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde », sauf qu’on n’a pas le même accès à l’éducation suivant là où l’on se trouve. Pour aller à l’école, Jackson, un Kenyan de 11 ans, et sa petite sœur doivent marcher quinze kilomètres (soit deux heures), en portant chacun un bidon d’eau et un morceau de bois et en évitant les éléphants. Zahira, jeune Marocaine de 12 ans, a un trajet de quatre heures pour parvenir à son internat. Au programme chemins caillouteux et recherche de voitures compatissantes. Pour Carlos, Argentin de 11 ans, et sa petite sœur, c’est une heure trente de cheval chaque matin. Quant à Samuel, Indien de 13 ans en fauteuil roulant, il lui être poussé par ses frères pendant une heure et demie avant d’arriver à l’école. Quatre enfants du monde dont on suit le chemin pour arriver en classe. Un film absolument passionnant, magnifique pour se rappeler l’importance de l’école et comment certains bravent les dangers et marchent des heures quand parfois, ici, certains traînent des pieds. Un film très fort qui vient de sortir en DVD et Blu-ray. Le film y est disponible en VF ou en VO (personnellement, j’ai déjà du mal avec les doublages sur les films, alors sur un documentaire c’est absolument impossible ! J’ai préféré lire le peu de dialogues à ma fille et le regarder dans les langues d’origine), on y retrouve aussi trois jolis bonus sur l’un des personnages du film (sa venue en France, la projection du film à Paris en sa présence et la projection du film dans son école). À voir absolument (et vu le prix, pourquoi se gêner ?).

Bande annonce :

Sur le chemin de l’école, un film de Pascal PlissonThe Walt Disney Company France. Autour de 9 € pour le DVD et de 13 € pour le Blu-Ray.

Gabriel

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Héros de séries

Par 13 février 2014 Livres Jeunesse

Comme régulièrement, on s’intéresse aujourd’hui à des séries de littérature jeunesse : le premier tome de Kat apprentie magicienne, le troisième de Roulette Russe et les deuxième et troisième du Mystère de la tête d’or.

Kat Apprentie Magicienne.inddKat n’a pas vraiment connu sa mère, elle est morte juste après sa naissance. Elle ne sait pas grand-chose d’elle, juste quelques anecdotes comme la fois où, trop stressée devant un homme important, elle a fait voler une théière qui a servi le thé tout seul. Car oui, la mère de Kat était magicienne… La jeune fille vit avec son père, sa belle-mère et ses frères et sœurs. On évite de parler de magie et les dernières affaires de la mère des enfants sont enfermées à clef. Mais quand Kat apprend que l’aînée de ses sœurs va être mariée à un homme fortuné pour éponger les dettes de la famille elle sait qu’elle ne peut pas laisser faire ça…

Le premier tome de Kat apprentie magicienne m’a fait penser à un croisement entre Ma sorcière bien-aimée et Harry Potter. Kat est un personnage impertinent, on sourit souvent à ses aventures dans cette Angleterre de 1803 où toute jeune fille est sensée bien se tenir, ce qui n’est pas le cas de notre héroïne. Elle se coupe les cheveux courts pour se faire passer pour un garçon, chute sur la robe hors de prix d’une femme importante… Kat est un vrai personnage. C’est aussi une battante, elle doit lutter contre l’ordre établi pour sauver sa sœur. Bien entendu, vous vous en doutez (c’est d’ailleurs dans le titre), Kat est elle-même magicienne, elle devra apprendre à se servir de ses pouvoirs et les utiliser à bon escient. Elle va aussi mener une enquête pour en savoir plus sur la mort de sa mère. Un premier tome léger et sympathique.
Le même vu par Sous le feuillage, Chez Clarabel et Les riches heures de Fantasia.

Fées d'hiverIrina, la serveuse du Capone que Tomaso, Youri et Emma considèrent comme leur seconde mère, a disparu ! C’est déjà très très louche, mais lorsque celle-ci appelle avec un air paniqué et raccroche d’un coup, les ados décident, une nouvelle fois, de mener l’enquête, une enquête qui ne sera pas de tout repos. Seront au rendez-vous : de la neige, du sang, des roestis et de l’amour….

Même si j’avoue avoir été moins séduit qu’avec les deux premiers tomes, les aventures de Tomaso, Emma et Youri, les trois héros imaginés par Séverine Vidal, Sandrine Beau et Anne-Gaëlle Balpe, sont toujours aussi passionnantes dans ce troisième tome de Roulette Russe, Fées d’hiver. On les suit donc ici dans une histoire de règlement de compte avec un accent russe, dans le froid de la Franche-Comté. Un thriller pour ado qui tient bien en haleine !
Le même vu par Enfantipages.

Le mystère de la tête d'Or T2Jeannot et Riri sont deux adolescents qui vivent à Lyon en 1807. Ils travaillent dur aussi lorsqu’ils apprennent qu’un trésor est caché près de chez eux, ils imaginent quelle serait leur vie s’ils le trouvaient. Céleste, jeune couturière, aide les garçons dans leurs aventures. Alors qu’ils avaient échoué (et avaient vécu des aventures plutôt effrayantes) il y a un an, ils reprennent espoir de devenir riche lorsqu’un homme, que Jeannot a aidé, lui donne une pierre étrange.

Le mystère de la tête d'Or T3Alors qu’ils coupent à travers des ruines romaines abandonnées pour raccourcir leur chemin, Jeannot, Riri et Céleste tombent sur une femme couverte d’une grande robe claire en train de poignarder un homme. Bien entendu, la femme fuit en les voyants, nos jeunes héros essayent de sauver l’homme, mais n’y parviendront pas. Avant de mourir, il leur confie un secret… il a caché quelque chose derrière une pierre qu’il leur faudra aller chercher.

Quel plaisir de retrouver Jeannot, Riri et Céleste ! Comme je l’ai déjà dit, Catherine Cuenca sait nous embarquer avec elle dans ses aventures pourtant si loin de nous. J’avais vraiment été captivé par la série Le passage des lumières, là encore on est pris dans l’intrigue, il y a un vrai suspense. Catherine Cuenca a une vraie plume et les jeunes lecteurs adorent lire ses séries. Donc ce sont ici le tome 2 et le tome 3, le dernier, de la série Le mystère de la tête d’Or. Même si j’avoue avoir été moins captivé par cette série que par la précédente (peut-être parce qu’elle y mêlait l’époque actuelle et le passé, peut-être parce qu’en 5 tomes on s’attache plus aux personnages… je ne sais pas). Toujours est-il que j’ai quand même pris beaucoup de plaisir à lire les aventures de ces trois jeunes détectives, j’ai même frissonné avec eux lors de leurs confrontations avec leur cruel ennemi ! Encore une très bonne série signée Catherine Cuenca.
Le tome 2 vu par Butiner de livres en livres, Les riches heures de Fantasia et À l’ombre du saule.
Le tome 3 vu par Les riches heures de Fantasia et Butiner de livres en livres.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages d’Anne-Gaëlle Balpe (La lanterne magique, Noël à ʇıoɹpuǝ,ן, Où va-t-on quand on disparaît ?, Chez moi, Mon cartable, De vrais amis, Le Grand N’importe Quoi, Rouge bitume, Noël en Juillet, On n’a rien vu venir Bonhomme et le caillou bleu, Quand je serai grand, je serai…Grand Méchant Loup, Les potions de Papi-guérit-tout et Chez moi), Sandrine Beau (Je suis une lionne, L’Ogre qui n’avait peur de rien, La girafe en maillot de bainRouge Bitume, Ma maman est comme ça, Mon papa est comme ci, On n’a rien vu venir, Roulette Russe Tome 1 Noël en Juillet, Des crêpes à l’eau, L’hippopotin, L’été où mon grand-père est devenu jaunophile, L’étrangleur du 15 Août, et Quand on sera grands), Séverine Vidal (Billie du bayou, le banjo de Will, Billie du bayou, SOS Garp en détresse, Noël à l’endroit, Mon secret rit tout le temps, 55 oiseaux, Prune et l’argent de poche, Une girafe un peu toquée, Bad Lino, L’œil du pigeon, Au pays des vents si chauds, Petit Minus, Le laboureur de nuages & autres petits métiers imaginaires, La grande collection, Mon papa est zarzouilleur, Clovis & le pain d’épices, Rien qu’une fois, Philo mène la danse, Plus jamais petite, Comment j’ai connu papa, Arsène veut grandir, Lâcher sa main, Rouge Bitume, Comme une plume, J’attends Mamy, Roulette Russe tome 1 Noël en juillet, Je n’irai pas, Léontine, princesse en salopette, Mamythologie, On n’a rien vu venir, Du fil à retordre, Prune, tome 1 : La grosse rumeurPrune, tome 2 : Le fils de la nouvelle fiancée de papa, Prune, tome 3 : Prune et la colo d’enfer, 5h22, Les petites marées et La meilleure nuit de tous les temps) et Catherine Cuenca (le première tome du Mystère de la tête d’Or : Le trésor de l’Isle et les cinq tomes de Le passage des lumières : Espoirs, Révoltes, Victoires, Révélations et Trahisons).). Nous les avons aussi interviewé toutes les quatre : Anne-Gaëlle Balpe, Sandrine BeauSéverine Vidal et Catherine Cuenca.

Kat, apprentie magicienne, tome 1
de Stéphanie Burgis (traduit par Rosalind Elland-Goldsmith)
Seuil
13,90€, 140×205 mm, 306 pages, imprimé en France, 2013.
Fées d’hiver
d’Anne-Gaëlle Balpe, Sandrine Beau et Séverine Vidal
Oskar dans la série Roulette russe
12,95€, 130×210 mm, 184 pages, imprimé en Europe, 2013.
Le mystère de la tête d’Or, T.2 L’énigme du grenat perdu
de Catherine Cuenca
Gulf Stream dans la série Le mystère de la tête d’Or
12,50€, 140×180 mm, 248 pages, imprimé en Espagne, 2013.
Le mystère de la tête d’Or, T.3 Le fantôme de Cybèle
de Catherine Cuenca
Gulf Stream dans la série Le mystère de la tête d’Or
12,50€, 140×180 mm, 248 pages, imprimé en Espagne, 2013.

À part ça ?

Pour répondre à Jean-François Copé, et faire un pied de nez au puritanisme ambiant, j’ai proposé à des illustrateurs de faire un album Tous à poil !

Gabriel

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