La mare aux mots
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Marmaille & compagnie

Trompeuses apparences

Par 11 août 2016 Livres Jeunesse

Parce qu’il faut se méfier des apparences, aujourd’hui je vous propose des albums qui nous prouvent que les rôles ne sont pas toujours écrits et qu’il faut savoir se défaire des stéréotypes.

Super Fonceuse
texte de Jean Leroy, illustré par Bérengère Delaporte
L’Élan vert
12,20 €, 207×267 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2016.
La méchante petite poulette dans La vengeresse masquée et le loup
texte de Pierrette Dubé, illustré par Marie-Ève Tremblay
Les 400 coups
13 €, 219×283 mm, 24 pages, imprimé au Canada, 2014.
Paula la poulette
de Michaël Crosa
Marmaille & compagnie
12 €, 190×160 mm, 40 pages, imprimé en France, 2016.

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Beaux albums

Par 13 juin 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose une petite sélection de beaux albums. Il sera question de création, d’enfant né dans une pêche, de père absent, de solidarité familiale et d’un pantin de bois.

Les yeux d’Otonashi
Texte d’Isabelle Wlodarczyk, illustré par Sacha Poliakova
Didier Jeunesse
14,20 €, 247×312 mm, 40 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
La légende de Momotaro
Texte de Margot Remy-Verdier, illustré par Paul Echegoyen
Marmaille & Compagnie
15 €, 247x327mm, 44 pages, imprimé en Union Européenne chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
Toc Toc Toc. Papa, où es-tu ?
Texte de Daniel Beaty (traduit par Véronique Mercier-Gallay), illustré par Bryan Collier
Little Urban
10,50 €, 225×290 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2016.
Félicien et son orchestre
Texte de Sébastien Pérez, illustré par Étienne Friess
Éditions Margot
19,90 €, 250×365 mm, 44 pages, imprimé en France, 2015.
Les aventures de Pinocchio
Texte de Carlo Collodi (traduit par Nathalie Castagné), illustré par Roberto Innocenti
Gallimard Jeunesse
25,40 €, 214×288 mm, 192 pages, imprimé en Chine, 2015.

 

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Des mondes fantastiques…

Par 17 mars 2016 Livres Jeunesse

Drôle de voyage que je vous propose aujourd’hui, dans des mondes parallèles, à la rencontre de bestioles extraordinaires ! Voici deux albums qui sortent de l’ordinaire, pour ceux et celles qui n’ont pas froid aux yeux !

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Du roman à la BD

Par 3 mars 2015 Livres Jeunesse

Bjorn le MorphirAu cœur de l’hiver 1065, la maison de Bjorn et de sa famille est attaquée par la neige, qui prend la forme d’une créature agressive. D’ordinaire timide et craintif, Bjorn, pour sauver ceux qu’il aime, déploie des trésors d’ingéniosité et de courage, et gagne son surnom de « morphir », héros nordique destiné à accomplir des faits d’exception. Bientôt appelé à servir le roi viking, Bjorn le morphir se lance dans une aventure dangereuse, haletante, très plaisante pour tous les fans de littérature fantastique. En route pour les enfers, accompagné de trois compagnons dont sa fiancée, il devra affronter un ogoujon (sorte de tube digestif qui force ses proies à marcher jusqu’à son estomac), d’énormes baleines dentues et griffées, des aplatisseurs (araignées géantes à pattes d’éléphant), le propre fils du roi – un être sanguinaire et orgueilleux – et bien sûr, la Reine des Enfers elle-même…
Cette première aventure s’étend sur 3 tomes, qui ne peuvent se lire indépendamment les uns des autres. C’est une épopée très bien construite, très prenante, et vraiment chouette pour les enfants, mais aussi pour les plus grands. Comme le montrent les quelques créatures imaginaires citées plus haut, l’univers créé par l’auteur est vraiment très riche et les crayons de Thomas Gilbert en rendent parfaitement la profondeur.
Adaptée des romans de Thomas Lavachery, la série de BD compte donc pour le moment ces 3 tomes, qui reprennent les 5 premiers volumes du texte original, Bjorn le Morphir et le cycle des Bjorn aux enfers. Le 4e tome, basé sur le cycle des Bjorn aux armées, sort en mars.
Les mêmes vu par Des livres, etc et La valse des pages.

Les royaumes du nord T1Dans un monde où chaque être humain est lié à un animal qui le suit partout et qui ne peut pas s’éloigner de plus de quelques mètres, Lyra est une jeune orpheline téméraire et un peu insolente, élevée au Jordan College où elle comble son ennui en cumulant les bêtises. Elle rêve de partir avec son oncle, l’explorateur Lord Asriel, dans les royaumes du Nord, où vivent des créatures légendaires telles que les ours en armure. À la place, elle est accueillie par Mme Coulter, qui lui promet de l’emmener dans le Nord. Mais bientôt, celle-ci semble changer d’attitude et Lyra découvre que sa tutrice est liée aux nombreux enlèvements d’enfants qui secouent l’Angleterre.
Ce n’est pas pour rien que cet ouvrage a reçu le Prix Jeunesse 2015 au festival d’Angoulême ! Reprenant le célèbre texte de Philip Pullman, À la Croisée des mondes, Stéphane Melchior et le génialissime Clément Oubrerie nous livrent un premier tome vraiment magnifique, très dense et plein de rebondissements.
Le même vu par L’ivresse des mots, Dans la bibliothèque de Noukette et Chez Clarabel.

Le HorlaIl est toujours difficile de s’attaquer à un classique comme Le Horla, de Maupassant. Eh bien Guillaume Sorel s’en sort haut la main !
Dans ce récit, le personnage principal, qui vit paisiblement dans une belle demeure avec ses domestiques près de Rouen, se réveille brusquement une nuit parce qu’il a l’impression d’étouffer, et découvre, accroupi sur sa poitrine, un être imposant et évanescent qui disparaît en quelques secondes. Comprenant alors qu’il est possédé, il tente par tous les moyens de se débarrasser de celui qui hante ses nuits.
Le dessin et la colorisation sont relativement classiques, c’est très bien dessiné et très réaliste, mais je trouve surtout que c’est une très bonne adaptation, qui s’adresse plutôt aux adolescents et aux adultes. On ressent parfaitement la terreur montante du personnage principal, tout en se demandant si celui-ci est en train de devenir fou ou si tout cela est bien réel. Aurons-nous seulement une réponse claire à la fin de l’ouvrage ?…
Le même vu par Dans la bibliothèque de Noukette, Bricabook et L’ivresse des mots.

Le Fantome de CantervilleCelui-ci, ça n’est pas une BD. Mais ça n’était pas non plus un roman à la base, donc on reste cohérent dans l’approximation ! Dans cette version du Fantôme de Canterville, on retrouve donc le texte très drôle d’Oscar Wilde (où un fantôme anglais tente en vain d’effrayer la famille américaine qui vient d’emménager dans sa maison), dans un bel ouvrage grand format. J’adore la couverture mate, le papier épais et la mise en page soignée (jeu avec les typos, incrustation de textes dans des illustrations). Mais surtout, le récit est animé par les magnifiques illustrations de Barbara Brun, ce qui en fait un vrai bel objet. Comme dit plus haut, ce n’est pas une BD, mais plutôt un livre illustré.
L’éditeur, Marmaille & compagnie, présente cet ouvrage comme le premier titre d’une nouvelle collection d’adaptations de classiques en livres illustrés. Moi qui adore retrouver un texte que j’aime adapté sous toutes les formes, j’ai hâte de voir les autres titres !
Le même vu par Les lectures de Liyah et Délivrer des livres.

Arsene LupinJe triche encore un peu avec cette BD, car il ne s’agit pas de l’adaptation d’un des récits écrits par Maurice Leblanc, mais de la réutilisation du célèbre gentleman cambrioleur, par Benoît Abtey et Pierre Deschodt.
L’idée de cette série ? Comprendre comment Arsène Lupin est devenu Arsène Lupin. On retrouve donc celui-ci en 1888 (il a environ 14 ans), au bagne pour enfants de Belle-Île-en-Mer, un endroit évidemment violent et tristement célèbre pour la disparition de nombreux pensionnaires. Finalement adopté par Perceval de la Marche, personnage noble et riche, Arsène apprend à se battre et à manier les armes à ses côtés, et ce dans un objectif : rejoindre les francs-juges, « représentants du pouvoir et faiseurs de justice » et lutter contre les Lombards, dont les « armes sont la corruption, le vol, le meurtre et la magie ».
Ce premier tome est très foisonnant : plusieurs intrigues se mêlent entre elles, et l’on a à peine ouvert le livre qu’on le referme déjà, l’ayant lu d’une traite, emporté par la vitesse du récit. Il pose les bases d’une aventure pleine de promesses, qu’on a hâte de retrouver dans la suite de la série !

Le journal d'un chat assassinSi vos enfants aiment les récits courts, drôles et faciles à lire, c’est vers cette BD, adaptation du classique jeunesse d’Anne Fine, qu’il faut se tourner !
Les dessins simples mais efficaces de Véronique Deiss, déjà illustratrice des romans, mettent en scène un chat qui fait le malheur de ses maîtres en leur apportant de petits animaux morts : tous les propriétaires de chat comprendront ça ! Les dialogues et les situations drolatiques charmeront les lecteurs débutants. L’utilisation de l’aquarelle pour la colorisation de ces personnages à gros nez et de ce chat légèrement psychopathe en fait un ouvrage lumineux et plutôt original.
Le même vu par Chez Clarabel, La valse des pages et Dans la bibliothèque de Noukette.

Quelques pas de plus…
Retrouvez les autres BD que nous avons chroniquées sur un album Pinterest.

Bjorn le morphir – T.1 – La naissance d’un morphir
Scénario de Thomas Lavachery, illustré par Thomas Gilbert
Rue de Sèvres dans la série Bjorn le morphir
13 €, 217×282 mm, 70 pages, imprimé en France, 2015.
Bjorn le morphir – T.2 – Dans l’enfer des enfers
Scénario de Thomas Lavachery, illustré par Thomas Gilbert
Rue de Sèvres dans la série Bjorn le morphir
13 €, 217×282 mm, 96 pages, imprimé en France, 2015.
Bjorn le morphir – T.3 – La Reine des enfers
Scénario de Thomas Lavachery, illustré par Thomas Gilbert
Rue de Sèvres dans la série Bjorn le morphir
13 €, 217×282 mm, 96 pages, imprimé en France, 2015.
Les Royaumes du Nord .1
Scénario de Stéphane Melchior (d’après Philip Pullman), illustré par Clément Oubrerie
Gallimard
17,80€, 240×319 mm, 80 pages, imprimé en Espagne, 2014.
Le Horla
de Guillaume Sorel (d’après Guy de Maupassant)
Rue de Sèvres
15€, 240×319 mm, 64 pages, imprimé en Belgique, 2014.
Le fantôme de Canterville
Texte d’Oscar Wilde (traduit par Albert Savine), illustré par Barbara Brun
Marmaille & Compagnie
20€, 250×360 mm, 70 pages, lieu d’impression non indiqué, imprimé chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Arsène Lupin, les origines – T.1, Les Disparus
Scénario de Benoît Abtey et Pierre Deschodt, illustré par Christophe Gaultier et Marie Galopin
Rue de Sèvres
13,50€, 240×319 mm, 56 pages, imprimé en Belgique, 2014.
Journal d’un chat assassin
de Véronique Deiss (d’après Anne Fine)
Rue de Sèvres
10,50€, 217×282 mm, 45 pages, imprimé en France, 2014

À part ça ?

Ce week-end, c’est la fête du Livre à Bron, à côté de Lyon ! Timothée de Fombelle sera là, mais aussi Aurélien Débat, Marie Caudry, Joëlle Jolivet et bien d’autres. Une programmation jeunesse très riche, avec des dédicaces, des rencontres, des lectures, des spectacles, et des ateliers menés par les auteurs et illustrateurs présents. Alors, plutôt masques en papier, tampons géants ou peinture à doigts ?

Marie

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Avec sa petite différence

Par 16 février 2015 Livres Jeunesse

Le vilain défautÀ sa naissance, sa différence était toute petite, mais en grandissant, sa différence a grandi aussi… et les gens ont commencé à la trouver gênante, ils la qualifiaient même de « vilain défaut ». Alors forcément ça a commencé à l’empêcher d’avancer, à se faire des amis. La différence devenait tellement un handicap dans sa vie qu’il commença à consulter des docteurs…
Le vilain défaut est un magnifique ouvrage. Magnifique grâce aux illustrations de Csil, grâce à la poésie des mots d’Anne-Gaëlle Balpe et grâce à l’édition soignée de Marmaille & compagnie (fourreau autour du livre, des pages de calques dans l’histoire). Malgré tout ça, quelque chose m’a gêné… Sans doute pour être plus universel, le « défaut » n’est jamais cité et parfois on évoque une piste… pour s’en éloigner aussitôt. J’ai l’impression, mais je me trompe peut-être, qu’à force de vouloir toucher un maximum de monde, on ne touche plus personne. Il n’en reste que passé ce bémol, Le vilain défaut est un album superbe tant au niveau de l’objet que du contenu.
Des extraits sur le site de l’éditeur et l’avis de Maman Baobab et de La bibliothèque de Noukette qui n’ont pas eu le même souci que moi.

Les inconstances de constanceConstance n’est pas constante. Mi-ange, mi-démon, tantôt à se prendre pour une star, tantôt renfermée, Constance n’est jamais la même, Constance est multiple. Elle aime le doux et l’amer, l’ombre et la lumière… et s’il y en a que ça agace, tant pis pour eux, Constance est comme ça.
On retrouve toujours avec un grand plaisir la poésie de Martine Delerm. Ici encore, elle nous propose un texte profond, le genre de texte qui se lit et se relit, qui n’arrive pas tout mâché, qui fait son chemin. On pense à Je suis comme je suis de Prévert. Ses illustrations pleines de délicatesse accompagnent, comme toujours, à merveille son texte qui l’est tout autant.
Un bel album, plein de philosophie, pour se rappeler l’importance d’être soi.

Comme les autresQuand Mademoiselle Julie, son institutrice de l’année dernière, a annoncé à ses parents qu’il était surdoué, Augustin a senti leurs regards changer. Pourtant lui, il le savait bien qu’il ne pouvait pas être surdoué, il y avait tant de choses qu’il ne savait pas. Et puis il n’avait pas envie d’être le petit garçon parfait que ses parents pensaient maintenant avoir. Ce petit garçon dont ils parlaient avec tant de fierté à leurs amis en n’oubliant jamais d’insister sur le mot « surdoué ». À l’école aussi les choses avaient changé, personne ne voulait plus jouer avec celui qui les faisait passer pour des « sous-doués ». Non vraiment, Augustin ne voulait pas être un surdoué, mais juste un garçon comme les autres.
Entre le roman jeune lecteur et l’album, Comme les autres nous présente donc Augustin, un enfant diagnostiqué surdoué et qui vit mal cette différence. Françoise Cruz, raconte à la première personne, avec beaucoup de justesse le regard des enfants qui voudraient être comme les autres. Elle évoque d’autres sujets comme les Roms, l’orgueil des parents.
Un très beau texte, illustré par des photos, qui nous présente un enfant qui ne veut pas être super, mais juste normal.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages d’Anne-Gaëlle Balpe (Le ballon de Simon, Le roi maladroit, D’où il vient ce gros chagrin ?, Une pizza pour Monsieur WolfLa lanterne magique, Noël à l’endroit, Où va-t-on quand on disparaît ?, Chez moi, Mon cartable, De vrais amis, Le grand n’importe quoi, Rouge bitume, Noël en Juillet, On n’a rien vu venir, Bonhomme et le caillou bleu, Quand je serai grand, je serai grand méchant loup, Les potions de Papi-guérit-tout, et Fées d’hiver), Csil (55 oiseaux, C’est la mienne, Paul et Rien qu’une fois) et Martine Delerm (Juste en soi, Jeanne cherche Jeanne et La petite fille sans allumettes). Retrouvez aussi notre interview d’Anne-Gaëlle Balpe.

Le vilain défaut
Texte d’Anne-Gaëlle Balpe, illustré par Csil
Marmaille & Compagnie
20 €, 310 x252 mm, 40 pages, imprimé chez un imprimeur éco-responsable (lieu d’impression non indiqué), 2015.
Les inconstances de Constance
Texte de Martine Delerm
Seuil Jeunesse
13,50 €, 240×240 mm, 28 pages, imprimé en France, 2014.
Comme les autres
Texte de Françoise Cruz, illustré par un collectif
Naïve
12 €, 142×190 mm, 19 pages, imprimé en Belgique, 2014.

Gabriel

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