La mare aux mots
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Motus

On joue avec les mots

Par 12 janvier 2017 Livres Jeunesse

Les deux albums du jour s’amusent avec la langue, et le font avec poésie.

Tohu Bohu
de Rémi Courgeon
Nathan dans la collection Album Nathan
14,90 €, 265×266 mm, 44 pages, imprimé en France, 2016.
Est-ce huit glaces ?
Texte d’Éric Denniel, illustré par Fanny Page
Motus
12 €, 204×165 mm, 44 pages, imprimé en République Tchèque, 2016.

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Des mots pour combattre les maux

Par 18 février 2016 Livres Jeunesse

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais tous les matins, j’allume la radio pour écouter les nouvelles du monde. Plus souvent qu’à mon tour, j’entends de la tristesse ou de l’effroi. Et puisqu’il faut bien tenter d’expliquer et de mettre des mots pour apaiser le chemin des enfants, voici aujourd’hui deux livres qui abordent, sous la forme de contes, les maux du monde qui nous assaillent.

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Dis, tu peux lui demander… ? (Saison 2, 3/9)

Par 15 juillet 2015 Les invités du mercredi

Cet été, comme l’été dernier, vous pourrez lire, tous les mercredis, une question d’enfant et la réponse d’auteur-e-s, illustrateur-trice-s, éditeur-trice-s… Aujourd’hui, c’est une question de Madeleine, 7 ans : « Qui décide si un livre sera grand, moyen ou petit ? Pourquoi parfois le livre existe en grand et en petit format (comme par exemple Caca Boudin de Stephanie Blake) ? Qui décide s’il sera rectangulaire ou carré ou même rond ? ». Les éditeur-trice-s Laurence Nobécourt, Rafaèle Wintergerst, François David, Mélanie Decourt, Christelle Renault et Odile Josselin ont accepté de lui répondre, vous découvrirez, en même temps qu’elle, leurs réponses. CV_ZIZI_CARRES_RVBChacune des questions retenues fait en plus gagner un ouvrage à l’enfant qui l’a posée. Cette question permet donc à Madeleine d’avoir la chance de recevoir, grâce aux éditions Talents Hauts, Le zizi des mots de Élisabeth Brami et Fred L., un album qui dénonce le sexisme de la langue française (nous l’avions chroniqué ici).


« Qui décide si un livre sera grand, moyen ou petit ? Pourquoi parfois le livre existe en grand et en petit format (comme par exemple Caca Boudin de Stephanie Blake) ? Qui décide s’il sera rectangulaire ou carré ou même rond ? » (Madeleine 7 ans)

Laurence Nobécourt :
C’est l’éditeur qui choisit le format du livre mais on en discute  avec l’auteur/ l’illustrateur, on essaye de trouver ensemble le format le mieux adapté au projet de livre.
Pour les 12 premiers livres d’À pas de loups, nous avons 10 formats différents, c’est un choix : des petits livres carrés, de grands albums rectangulaires, des livres très étroits comme Une girafe sur le toit du monde qui suit la forme du cou de la girafe ou Un tour de cochons tout en hauteur comme l’arbre qui abrite la maison des cochons.
Circus est un leporello, c’est  un album accordéon qui mesure plus de 3 mètres lorsqu’on le déplie entièrement, l’illustratrice Albertine avait dessiné cette parade dans un carnet leporello et il a été imprimé quasiment à l’identique.
Il arrive parfois que des contraintes techniques ne permettent pas la réalisation de certains projets.
Nous venons de fêter le premier anniversaire d’À pas de loups et n’avons pas de livre réédité en petit format.

Laurence Nobécourt est l’éditrice d’À pas de loups.
Leur site : http://apasdeloups.com.

Rafaèle Wintergerst :
C’est toute une équipe qui décide si un livre sera grand, moyen ou petit. Il y a d’abord l’illustrateur et l’auteur qui ont souvent une idée de la taille qu’ils voudraient pour leur livre. La taille que l’on donne à un livre, c’est très important, car ça change complètement le rapport du lecteur avec le livre.
Si tu tombes sur un livre énorme, tu n’auras pas le même sentiment, la même attitude en l’approchant. Peut-être auras-tu envie de le montrer à tout le monde, de le lire à haute voix, de le regarder debout. Si un livre est au contraire, tout petit, mini mini, microscopique, tu auras certainement l’impression que c’est un sujet plus intime, que c’est un livre à découvrir tranquillement, caché dans sa cabane.
Une fois que l’auteur et l’illustrateur ont donné leurs avis, l’éditeur, s’il est d’accord avec eux, demande si l’imprimeur est capable de faire ce format pour un prix raisonnable.
Si c’est possible, c’est parfait.
Si c’est pas possible, trop cher, trop compliqué, il faut faire, malheureusement, des compromis.
Chez Winioux, nous avons publié Rien qu’une fois dans un tout petit format, parce que nous voulions donner envie au lecteur de le prendre partout avec soi. Dans sa poche, sous son oreiller, dans son sac, pour garder ses rêves à portée de main.
Pour répondre à ta seconde question, parfois, l’éditeur veut permettre au lecteur de voir le livre dans un grand format, mais ne veut pas non plus se couper d’un public qui n’aurait pas les moyens d’acheter cette belle version. Alors il fait aussi un petit format qu’il peut vendre moins cher.
Il peut y avoir aussi des éditeurs qui se trompent, qui impriment leur livre dans un format, puis qui se rendent compte que le livre ne rentre pas dans leurs étagères, alors, ils le réimpriment en plus petit…
Enfin, pour ta question de savoir qui décide s’il sera rectangulaire ou carré ou même rond, c’est une question qu’on se pose au tout début du processus. Parce que l’illustratrice ne peut pas commencer son travail avant de savoir le format du livre. Si elle fait des illustrations carrées, on aura du mal à les placer sur des pages rectangulaires. Il faut que tout le monde soit bien d’accord dès le début du travail.
Fabriquer un livre rond, ou dans une forme un peu plus originale (en forme de poupée, un livre troué…) coûte très très cher. La plupart de ces livres-là sont fabriqués en Asie.
Les éditeurs qui se creusent la tête pour parvenir à les fabriquer en France ou en Europe sont assez rares. Tu peux regarder au dos du livre, ou dans les mentions légales (ce qui est écrit en tout petit) où est imprimé le livre.
Chez Winioux, nous avons décidé de rester solidaires des imprimeurs français et belges. Si nous voulons une forme originale, il faut que l’on se débrouille pour arriver à le faire faire sur place. Il nous arrive donc parfois de faire du façonnage à la main. C’est rigolo, mais c’est un peu long.
Merci pour ces questions très intéressantes Madeleine !

Rafaèle Wintergerst est l’éditrice de Winioux
Leur site : http://editionswinioux.com.

François David :
Ta question est vraiment intéressante. Le choix de la forme d’un livre est en effet très important et cela me fait plaisir que tu y sois ainsi sensible. C’est l’éditeur toujours qui prend la décision finale, mais cela peut se faire sur les propositions de l’auteur ou de l’illustrateur. Chez Møtus, nous avons, comme tu l’indiques, un livre rond comme un visage (Mots d’enfants), et aussi un livre très très très haut et étroit (L’Homme), un livre tout noir (Noir/Voir), un livre tout blanc (L’enfant de la neige), un livre percé d’un large trou (La planète Avril), et également des livres-objets de formes très diverses et inattendues.  Par exemple le livre-objet Les bonbons-mots se présente comme un sachet de bonbons. Mais les bonbons, à l’intérieur, ce sont en fait des poèmes qui se dégustent avec délice. Là, pour répondre à ta question, c’est l’auteure, Aline Pirès, qui avait eu l’idée de cette présentation. Elle avait fait un modèle très proche de l’ouvrage tel qu’on peut le trouver. Møtus lui a seulement demandé d’écrire de vrais poèmes, au lieu de simples devinettes qu’elle avait d’abord proposées. Et comme le projet était un beau projet, précis, réalisable et quand même pas trop cher à fabriquer, Møtus a été très heureux de le publier. Et si tu le veux, tu peux maintenant savourer ces bonbons-mots.

François David est l’éditeur de Møtus
Leur site : http://motus.zanzibart.com.

Mélanie Decourt :
C’est l’éditeur ou l’éditrice, la personne qui est responsable du projet du livre dans la maison d’édition, qui décide du format et de la fabrication du livre, en accord avec l’auteur-e, et avec l’illustrateur ou l’illustratrice s’il y en a. L’éditeur prend les conseils de plusieurs personnes qui travaillent dans la maison d’édition :

  • le ou la graphiste, la personne qui fait la mise en page,
  • le directeur ou la directrice artistique, la personne qui s’occupe de l’aspect visuel des livres (couverture, illustrations, etc.),
  • le fabricant ou la fabricante, la personne qui est en relation avec les imprimeurs,
  • le ou la responsable du marketing, qui connaît bien le marché du livre, ce qu’attendent les libraires, les parents, les lecteurs et les lectrices.

On décide en fonction de plusieurs éléments. D’abord le public du livre.
Par exemple, un livre pour les tout-petits doit être très solide : tout en carton ou avec des pages qui ont l’air plastifiées (en fait pelliculées). Il doit être petit pour s’adapter aux petites mains : en général, ils ne dépassent pas 15 cm. On peut décider de faire des bords arrondis pour ne pas que les enfants se blessent.
Pour les lecteurs de ton âge, on privilégie les formats poche, faciles à tenir en main, avec beaucoup d’illustrations car vous commencez à lire.
On s’adapte aussi au projet, au sujet, au type d’illustrations. Un livre sur les girafes devra être plutôt en hauteur et grand. 😉 Un album sur un sujet intime, personnel, pourra être plus petit.
C’est vraiment le cœur du travail de l’éditeur-éditrice de trouver l’objet-livre qui correspond le mieux au projet et au public.
Quand un livre marche bien, on peut décider d’en faire une version poche, c’est-à-dire plus petite. Cette version touchera un vaste public parce qu’elle est moins chère. Elle est aussi moins lourde et plus pratique à transporter (dans ta poche, d’où son nom, ou dans ta valise de vacances par exemple !).
C’est le cas des romans que lisent tes parents, qui existent parfois en grand format et en poche C’est aussi le cas des albums que tu cites.

Mélanie Decourt est directrice éditoriale (albums et fictions) chez Nathan après avoir été éditrice chez Talents Hauts, maison qu’elle a co-fondée.

Odile Josselin :
Pour décider du format d’un livre il y a 2 grandes raisons :
Choisir un format qui renforce l’ambiance de l’histoire : petit pour une histoire intime avec des dessins minutieux, grand pour des dessins plus spectaculaires. Petit pour des petites mains, pas trop grand lorsqu’on d’adresse à des enfants qui commencent à lire et aiment bien avoir un livre de « lecture ». Grand pour rentrer encore plus dans un décor.
Horizontal si par exemple il y a des paysages de mer. Vertical si on est dans une maison, une forêt car ça donne plus l’impression d’être à l’intérieur. C’est selon les auteurs qui sont parfois plus à l’aise avec une taille et un sens pour leurs dessins. Dans les albums il y a parfois uniquement des double-pages remplies et parfois on alterne texte, image. Le format est aussi un moyen de reconnaître les livres d’un même auteur, d’un même personnage (ex : Lola de Claude K Dubois, Lou et Mouf de Jeanne Ashbé pour les petits, les livres de Mario Ramos). C’est un point dont on discute toujours avec les auteurs chez Pastel. Il y a une certain nombre de formats qui reviennent régulièrement pour des raisons pratiques.
La deuxième raison est une raison de production : Les machines des imprimeurs ont certains formats que l’on respecte afin de remplir au maximum les feuilles imprimées. Le carton des couvertures ne peut dépasser une certaine taille. Cela est important pour fixer un prix de vente qui ne soit pas trop cher.
À l’école des loisirs il existe des formats poche, la collection Lutin. Cette collection reprend certains livres du catalogue en plus petit format avec une couverture souple. Cela permet de proposer une même histoire moins chère, de l’emporter en voyage !
Il arrive qu’un même livre soit dans plusieurs formats. Chez Pastel nous avons plusieurs formats de Devine combien je t’aime car c’est une histoire qui parle à tout le monde. Il y en a donc un « normal », un tout en carton pour les petits, un avec une jaquette plus chic pour un cadeau et bientôt un avec un petit lapin comme un doudou.

Odile Josselin est éditrice chez Pastel.
Le site de Pastel

Christelle Renault :
C’est très souvent l’auteur qui décide du format original de son livre. On peut bien sûr le conseiller s’il hésite entre plusieurs tailles.
Quand le livre est publié pour la première fois, c’est en grand format, avec une couverture cartonnée.
Nous publions par la suite une version « poche » du livre, dans un plus petit format, avec une couverture souple, à un prix moins élevé.

Christelle Renault est éditrice album à l’école des loisirs.
Le site de l’école des loisirs

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Hommages aux mots

Par 2 juin 2015 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous présente deux livres « à picorer ». On peut les lire d’une traite ou les ouvrir au hasard, pour lire quelques pages et se laisser emporter par leur poésie ou leur humour…

pensées en suspension et autres pointsQuelle force ont les mots ! Et qu’il est difficile de vous présenter Pensées en suspension et autres points… sans avoir envie de vous citer chaque page ! Tendres, drôles, caustiques, grinçantes, amoureuses, réalistes, fantaisistes, poétiques ou malicieuses, les pensées de Thomas Scotto sont de petites gourmandises qu’on se glisse sous la dent, qu’on déguste, que l’on écoute et que l’on lit pour soi ou à plusieurs.
On ouvre le livre au hasard, on découvre parfois une illustration de Thierry Murat et on se laisse porter par la force de ces quelques mots alignés. Et très souvent, on se dit que c’est décidément très vrai et très bien trouvé ! Les plus jeunes auront besoin d’accompagnement pour comprendre toutes les subtilités de ces courtes phrases et découvrir la puissance des mots, alors que les plus âgés prendront plaisir à savourer ces pensées dans n’importe quel ordre, pour le plaisir de se laisser surprendre !
Vous pouvez découvrir quelques visuels de ce livre sur le site des éditions L’Edune et sur le site de l’illustrateur.

les croqueurs de motsLes mots sont faits pour être lus. Mais ils sont aussi faits pour être entendus. Ils disent des choses, ils s’assemblent pour donner du sens mais aussi simplement pour faire joli, pour faire rire, pour retentir joyeusement à nos oreilles.
La preuve avec Les croqueurs de mots, ce recueil de poèmes très courts, qui célèbre les mots, tous les mots. François David nous livre des dizaines de pensées sur les mots qu’il préfère, les mots du monde, ceux qu’on ne voudrait plus entendre et ceux qu’il faut célébrer. Derrière ces courts textes souvent pleins d’humour, on découvre quelques messages philosophiques, rendus accessibles à tous par la magie de la poésie. Dominique Maes illustre en noir et blanc et avec fantaisie ce recueil qui donne décidément envie de jouer avec la langue, encore et toujours !
Vous pouvez découvrir quelques extraits de ce recueil sur le site des éditions Motus.
Le même vu par
Délivrer des livres.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de Thomas Scotto (
Jérôme par cœur et Un bond de géant : 1969, on a marché sur la lune) François David (Des girafes et des hommes, La planète Avril, Charlie, L’homme, Un rêve sans fin, Georges Brassens, à la lèvre un doux chantVole vole vole et Les bêtes curieuses). Dominique Maes a illustré Bleu de toi, une application que nous avons chroniquée. Retrouvez également notre interview de François David.

Pensées en suspension et autres points…
Texte de Thomas Scotto, illustré par Thierry Murat
L’Edune dans la collection Papillotes
11,70 €, 130 x 160 mm, 80 pages, imprimé en France, 2010.
Les croqueurs de mots
Texte de François David, illustré par Dominique Maes
Motus dans la collection Poésie
10 €, 150 x 210 mm, 70 pages, imprimé en France, 2014.

À part ça ?

Comme tous les mois, nous vous donnons nos coups de cœur du mois qui vient de se terminer. En mai, c’était donc, pour moi :  Les trésors d’Élinor d’Elsa Valentin et Amandine Cau (L’initiale), pour Gabriel : Rouge de Jan De Kinder (Didier Jeunesse) et Une bible de Philippe Lechermeier et Rebecca Dautremer (Gautier Languereau),  pour Marie : Alpha d’Isabelle Arsenault (La pastèque) et  pour Laura : Chiffres de Aino-Maija Metsola (Gallimard Jeunesse).
Retrouvez nos coups de cœur des mois précédents sur le blog, sur Facebook (ici pour les albums et pour les romans) et sur Pinterest (ici pour les albums et pour les romans).

 

Marianne

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Baleines poétiques

Par 23 avril 2015 Livres Jeunesse

la baleine du bus 29Ce matin, à l’arrêt de bus, une dame au physique imposant semble attendre.  Elle semble passer beaucoup de temps dans la rue (en réalité, on comprend rapidement qu’elle y vit…), a des comportements étranges et tous les passants détournent le regard. Tous sauf cette petite fille, qui ose aller à sa rencontre, entrer dans son univers si particulier et partager avec elle des moments singuliers…
Ode à la tolérance et à l’ouverture d’esprit, La baleine du bus 29 est un album qui ne laisse pas indifférent. À la première lecture, j’étais émue par le texte sensible et juste de Christine Beigel et les illustrations oniriques d’Alessia Bravo (La baleine du bus 29 est son premier album et je pense que je vais suivre de près les suivants). Puis, en revenant sur cette histoire, j’ai découvert les nombreux sujets de fond qu’il aborde, discrètement et poétiquement : l’exclusion sociale, l’indifférence, mais aussi la tolérance, la solidarité et le partage… On passe devant cette dame sans y prêter attention, on lui jette un regard méfiant, on n’ose pas échanger avec elle parce qu’elle diffère un peu de la norme (elle sourit dans le bus, c’est fou n’est-ce pas ?)… Et pourtant, si tout le monde savait quels trésors elle renferme !
Un album à découvrir, original, poétique et sensible pour s’ouvrir aux autres et à la différence.
Vous pouvez découvrir des visuels de cet album sur le site de l’illustratrice Alessia Bravo.
Le même vu par Enfantipages.

si tu veux voir une baleinePour réussir à voir une baleine, il faut respecter quelques règles et surtout s’armer de patience. Il faut évidemment être à proximité d’un océan, mais ce n’est pas tout. Il faut surtout être très attentif et se concentrer : ne pas perdre son regard dans les nuages aux formes multiples, les herbes folles du jardin fourmillant de petits insectes, ou les roses à la couleur si particulière…
Garder le cap, ne pas abandonner, et se concentrer : voilà comment on pourrait résumer le message délivré par Si tu veux voir une baleine, cet album poétique à la chute bien pensée et illustrée. Julie Fogliano met à l’honneur la patience et la persévérance, avec tendresse et humour. Les illustrations d’Erin E. Stead sont comme toujours douces et pleines de délicatesse, en harmonie avec l’atmosphère de cet album qui invite à prendre le temps et à ne jamais abandonner !
Un album au message fort à la fois simple et philosophique !
Vous pouvez découvrir des illustrations de cet album et même une vidéo, sur le site d’Erin E. Stead.
Le même vu par Le tiroir à histoires et Maman Baobab.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres albums de Christine Beigel (Pirate des couleurs, Monsieur le loup, Le canari qui faisait pipi au nid, Ami ou ennemi ? et Mini Rikiki Mini), Julie Fogliano (Et puis, c’est le printemps) et Erin E. Stead (Et puis, c’est le printemps et Ours a une histoire à raconter).

La baleine du bus 29
Texte de Christine Beigel, illustré par Alessia Bravo
Motus
13 €, 250 x 250 mm, 40 pages, imprimé en Italie, 2015.
Si tu veux voir une baleine
Texte de Julie Fogliano, illustré par Erin E. Stead
Kaléidoscope
12 €, 185 x 235 mm, 30 pages, imprimé en République Tchèque, 2014.

À part ça ?

Maciek Janiki nous présente une ville de papier.

Marianne

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