La mare aux mots
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Moustique

Des bolosses et des moustiques

Par 10 octobre 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, deux romans hilarants et plein d’humour, sortez vos mouchoirs (pour essuyer vos larmes de rire) !

Ma vie de boloss
de Dominique Souton
L’école des loisirs
13 €, 150×217 mm, 106 pages, imprimé en France, 2017.
Roméo moustique sympathique
de Luc Blanvillain
Poulpe Fictions
9,95 €, 142×209 mm, 183 pages, imprimé en France, 2017.

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Il n’y a pas que les livres dans la vie : Et si l’on parlait du corps ?

Par 14 janvier 2017 Jeux, Livres Jeunesse

Le corps, cet étrange truc qu’on a du mal à comprendre… Parce que parfois on comprend mieux en s’amusant, je vous propose aujourd’hui d’apprendre plein de choses grâce à un jeu de plateau et à une maquette, tous les deux accompagnés d’un livret. Et pour rester sur le même sujet, un documentaire toujours pour comprendre cette super machine.

Le corps humain
Textes de Delphine Godard, illustrés par Rémi Saillard
Glénat
19,99 €, 180×250 mm, 80 pages, imprimé en Chine, 2016.
Construis et anime un corps humain
Textes d’Anita Ganeri (traduit par Cléa Blanchard), illustrés par Marc Ruffle
Gallimard Jeunesse dans la collection Construis et anime
19,95 €, 360×190 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2016.
Fantastique corps humain
Textes d’Emmanuel Trédez, illustrés par Aurex Verdon
Gallimard Jeunesse dans la collection Le monde animé
14,90 €, 250×250 mm, 18 pages, imprimé en Chine, 2016

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Des animaux de toutes sortes

Par 29 mai 2015 Livres Jeunesse

Betes dangereuses, dévoreuses, venimeusesIls mordent, piquent, dévorent… mais les animaux que nous considérons ordinairement comme « méchants » sont-ils réellement coupables de tous les maux dont les humains les accusent ? De la mygale à la méduse en passant par le loup ou le frelon, cette encyclopédie recense les créatures mal aimées qui ont pourtant leur utilité dans l’écosystème.
Âmes sensibles, s’abstenir ! Cette encyclopédie est un véritable musée des horreurs pour ceux qui ont peur des insectes ou des créatures bizarroïdes. Pourtant, quelle fascinante découverte que nous propose Jean-Baptiste de Panafieu, déjà auteur de plusieurs titres pour la défense des animaux et de la planète ! Le livre regorge d’informations passionnantes et… troublantes. Saviez-vous que le moustique est de loin l’animal le plus dangereux de la planète puisqu’il compte à son actif des centaines de milliers de morts humaines en tant que principal vecteur du paludisme ? Vous ne direz plus que « c’est pas la petite bête qui va manger la grosse » !
Cette encyclopédie est une réussite à plusieurs niveaux. Le ton utilisé est loin d’être moralisateur, et les illustrations ajoutent une bonne dose d’humour qui font passer les connaissances scientifiques comme une lettre à la poste. On amène le lecteur à réfléchir par lui-même sur la préservation de l’équilibre environnemental. Pour chaque animal, l’auteur examine le chef d’accusation (nombre de morts attribuées, dégâts…), et évalue sa « culpabilité » véritable. On découvre ainsi que bon nombre d’animaux ont mauvaise réputation, comme la hyène ou le requin, mais ont un rôle à jouer dans la chaîne alimentaire par exemple. Petit clin d’œil, la dernière espèce qui est recensée est de loin la plus dangereuse : il s’agit de l’être humain, doté d’une grande puissance destructrice, mais qui est heureusement « capable de choisir » de préserver son environnement.
Le même vu par Entre les pages

la vie des animaux en chiffres50, c’est le nombre de petits qu’une maman kangourou met au monde dans sa vie. 200, le nombre total de tâches de la girafe. 10, le nombre de paires de bois qui repoussent sur la tête du caribou. Et si les maths nous aidaient à mieux connaître la nature ?
Lola M. Schaefer s’est amusée à réunir des statistiques autour des comportements et des cycles de vie des animaux. Il en ressort un très bel album qui peut se lire en trois temps. La première partie fait l’inventaire des « records » battus par les animaux divers et variés : 1000 bébés pour l’hippocampe, 900 fleurs butinées pour le papillon, etc. Cette énumération est joliment illustrée et fait office d’imagier pour les plus jeunes. Ensuite, un lexique nous en apprend plus sur tous les animaux évoqués et leurs habitats, leurs comportements, à la manière d’une encyclopédie. Enfin, et c’est là que réside toute l’originalité du livre, l’auteur invite l’enfant à s’amuser avec les chiffres à son tour, à calculer des moyennes rigolotes et, surtout à observer le monde qui l’entoure avec la curiosité d’un scientifique.
Ce documentaire accessible dès le plus jeune âge propose une façon originale de découvrir la vie des animaux grâce aux mathématiques.

la p'tite forêt la vie en foretQuand on entre dans la forêt, tout devient une affaire de faux semblants. Est-ce un animal ou le vent qui fait frémir les feuilles du buisson ? Et ce cri, au loin, de quel oiseau témoigne-t-il la présence ? La vie dans les bois change au fil des saisons mais abrite toujours une multitude d’animaux et de plantes que le promeneur doit découvrir.
« Deux yeux, cela peut-il suffire à tout saisir ? » questionne ce petit livre à sa fin. Les illustrations de Chiara Dattola traduisent très bien les coups d’œil fugaces que l’on jette dans le sous-bois, essayant d’attraper un pinson ou un marcassin du regard. Une image est particulièrement réussie : celle du chevreuil dont on n’aperçoit que les bois, tant pis pour cette fois, on n’en verra pas plus.
Ce petit album offre une balade rafraîchissante en forêt, à la recherche des animaux qui peuplent les feuillages épais ou qui se dissimulent dans la neige immaculée. Une vraie bouffée d’oxygène et de nature.
Des extraits sont disponibles en ligne.

ABC BêtesA, comme l’autruche. B, comme la baleine…
Un abécédaire, mais pas seulement ! Et si on essayait de deviner quel animal se cache derrière cette lettre ? En jouant sur ses sonorités, en chantant une comptine, en listant tous les animaux qui commencent par cette lettre mais qui ne sont pas représentés ? Christine Beigel nous embarque dans cet abécédaire délirant à la rencontre des animaux finement réalisés au tampon. En face de la représentation de l’animal, un petit texte en rimes est destiné à faire deviner son nom, et aussi glisser quelques informations sur son habitat, son alimentation…
Les illustrations sont vraiment très belles et le livre d’un format cartonné vraiment adapté aux plus petits. J’ai bien aimé la diversité des animaux représentés : on retrouve certes les habituels zèbres et éléphants, mais on découvre aussi le quetzal, l’unau ou le xérus. J’ai eu plus de mal avec le texte : très dense, il est difficile à appréhender avec des petits. Les devinettes sont assez complexes, et la litanie des animaux qui ne sont pas représentés à l’image est un peu déroutante. Cet abécédaire aux couleurs très douces mérite d’être abordé par étapes, en lisant une lettre ou deux seulement par jour.

matchaMatcha est une petite grenouille japonaise qui souffre de solitude au bord de son marais. Heureusement, un beau voisin « aux yeux de samouraï » emménage non loin de sa feuille de nénuphar, une occasion d’avoir une belle portée de batraciens avant la saison prochaine.
Ce joli petit livre est à la fois une présentation biologique de la vie des grenouilles, un lexique de mots de la culture japonaise, et un chef-d’œuvre d’illustration accompli par Éva Offredi. C’est d’ailleurs le dessin qui séduit en premier lieu : le vert anis de la grenouille et du marais est gracieusement rehaussé par les détails au stylo noir. Le texte est aussi relevé d’une petite touche d’humour. Un beau livre, faussement naïf, qui nous en apprend plus sur le Japon que sur la vie des grenouilles !

Les animaux de la savaneDans la savane, on trouve des animaux féroces et carnivores, mais aussi d’autres plus tranquilles qui ne se nourrissent que de plantes. Qui sont-ils ? Comment vivent-ils les uns avec les autres ?
Les illustrations d’une précision photographique aident les enfants les plus jeunes à découvrir le monde de la savane. Les animaux comme les paysages sont décrits minutieusement et on retrouve les grands classiques de la faune : l’éléphant, le singe, le lion, l’hippopotame, la girafe, sont tour à tour présentés en détail.
Dommage que le texte soit un peu étriqué et que la maquette manque globalement de luminosité. On pourrait s’attendre à une meilleure exploitation des pages plastifiées qui font la signature de la collection Mes premières découvertes, mais qui pour ce titre ont peu d’intérêt. Un documentaire pratique pour les petits, mais un peu décevant.

les animaux de la forêtOn peut avoir l’âme d’un zoologiste même quand on prend son bain. Il est même possible de réviser le nom des animaux en barbotant dans l’eau savonneuse avec ce livre-jouet qui recense les animaux de la forêt (du papillon au renard, en passant par la chouette et le canard).
Ce livre en plastique tout simple convient bien aux petites mains des bébés, et aussi à leur perception. Les animaux sont représentés avec des couleurs très vives sur fond noir, et un petit grelot concentre leur attention sur ce jouet pas vraiment comme les autres. Une bonne façon d’initier les bébés au nom des animaux, et surtout à la lecture.
Le même vu par Les lectures de Liyah.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Jean-Baptiste de Panafieu (Les bêtes biscornues, saugrenues, toutes nues, Nucléaire pour quoi faire ? et Les bêtes qui rodent, qui rongent, qui rampent à la ville), de Lucie Rioland (Le fils des géants), de Brigitte Vaultier et Chiara Dattola (La p’tite école), de Christine Beigel (La baleine du bus 29Pirate des couleurs, Monsieur le loup, Le canari qui faisait pipi au nid, Ami ou ennemi ? et Mini Rikiki Mini), de Christine Beigel (Pirate des couleurs, Monsieur le loup, Le canari qui faisait pipi au nid, Ami ou ennemi ? et Mini Rikiki Mini), et de Delphine Badreddine (5 minutes avant d’aller au lit, Les trésors des couleurs, Les enfants du monde et Les trésors du corps).
Sur le même thème, parmi les autres livres que nous avons chroniqués : Le livre des vrai/faux des animauxOuvre les yeux sur… la mare, Il était une forêtDrôles d’animaux

Bêtes dangereuses, dévoreuses, venimeuses, 
Texte de Jean-Baptiste de Panafieu, illustré par Benjamin Lefort et Lucie Rioland
Gulf Stream Éditeur dans la collection Dame Nature
16 €, 260×290 mm, 88 pages, imprimé en Italie, 2014.
La vie des animaux en chiffres
Texte de Lola M. Schaefer, illustré par Christopher Silas Neal
Circonflexe dans la collection Aux couleurs du monde
14 €, 306 x 312 mm, 40 pages, imprimé en Chine, 2015.
La p’tite forêt, la vie dans les bois
Texte de Brigitte Vaultier, illustré par Chiara Dattola
Les éditions du Ricochet dans la collection Les Bouées du ricochet
7,60 €, 195 x 195 mm, 26 pages, imprimé en Pologne, 2014.
ABC bêtes
de Christine Beigel
Gautier Languereau
12,90 €, 186 x 185 mm, 64 pages, imprimé en Chine, 2015.
Matcha
de Éva Offredo
La Joie de lire
12,90 €, 165 x 200 mm, 40 pages, imprimé en Chine, 2015.
Les animaux de la savane
Texte de Delphine Badreddine
Gallimard Jeunesse dans la collection Mes premières découvertes
9 €, 165 x 180 mm, 24 pages, imprimé en Chine, 2015.
Les animaux de la forêt
de Caroline Davis
Deux coqs d’or dans la collection Mon livre de bain sonore
6 €, 135 x 140 mm, 6 pages, imprimé en Chine, 2015.

À part ça ?

Le dessinateur de bande-dessinée Krapo s’est penché sur le triste sort réservé au requin de la Réunion, accusé depuis quelques années de nombreuses attaques sur les humains. Sur son blog, il revient sur des années de rivalité entre le prédateur marin et l’occupant de l’île de l’Océan Indien, et tâche de faire évoluer les consciences sur les responsabilités humaines qui, selon lui, sont à l’origine des drames qui coûtent des vies humaines. Urbanisation, déforestation, destruction des écosystèmes, pêche intensive… Krapo fait la liste des erreurs de l’Homme qui ont conduit à cette confrontation violente avec le requin. Un constat affligeant à découvrir sur le blog de Krapo.

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Un mooooonstre !!!!!

Par 6 février 2015 Livres Jeunesse

Un monstre à chaussettesUn enfant hurle, faut dire qu’il y a de quoi… y’a un monstre à chaussettes ! Oh attendez… ce n’est pas un monstre à chaussettes, c’était un déguisement et dessous c’est un fantôme à lunettes ! UN FANTÔME À LUNETTES !!!! c’est pas rassurant ! Ah, mais en fait…
Après le fantôme à lunettes, il y aura un crocodile frisé, la dame de la bibliothèque (elles vont apprécier…) ou encore un tigre en sandalettes, bref chaque fois on est rassuré de voir que c’est un déguisement, mais ce qu’on découvre est finalement aussi effrayant ! Bien sûr, on rit beaucoup en lisant ce nouvel album du génial Éric Veillé (surtout quand un adulte sait mettre le ton et hurler à chaque nouveau monstre). C’est vraiment drôle et jamais lassant, car ce n’est pas qu’une suite de monstres. Les illustrations sont pleines de pep’s, colorées, vivantes, modernes. Bref ici on adore !
Encore un super album d’Éric Veillé, un album à lire en hurlant !
Des extraits sur le site d’Actes Sud Junior et l’avis du Tiroir à Histoires.

Le MoustocUn moustique pique un vieux coq, mais ce dernier n’en a rien à faire et lâche un énorme pet sur le moustique… Qu’avait mangé le coq, l’histoire ne le dit pas, mais voilà que notre moustique se transforme en MOUSTOC ! Il n’a maintenant plus qu’une obsession, et ne cesse de le répéter « MANGER ! ». De son côté, comme tous les vendredis matin, Mademoiselle Lacourge va faire des tagliatelles aux queues de cochon et se rend donc chez son boucher, timidement, comme d’habitude. Leurs destins vont se croiser.
Michaël Escoffier/Matthieu Maudet, l’un des duos (LE duo ?) les plus efficaces de la littérature jeunesse. C’est drôle, plein de suspense et de rebondissements (à chaque instant, on croit que le moustoc va piquer Mademoiselle Lacourge mais il se passe toujours un truc). On pense à un dessin animé de Tex Avery. Les enfants adorent la répétition du seul mot prononcé par le moustoc et répète « Manger » en rigolant, bref un album vraiment réussi.
Un album où les enfants se marrent autant que les parents, un album plein de rebondissements, un album signé Michaël Escoffier et Matthieu Maudet, quoi !
Des extraits sur le site de Matthieu Maudet.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres d’Éric Veillé (Mon imagier après la tempête et Tout sur le grand méchant loup), de Michaël Escoffier (20 bonnes raisons de croire au Père Noël, Ouvre-moi ta porte, Le chevalier noir, L’anniversaire, La croccinelle, Le ça, Tous les monstres ont peur du noir, Trois petits riens, Le jour où j’ai perdu mes super pouvoirs, Zizi, Zézette, mode d’emploi, Le grand lapin blanc, Vacances à la ferme, Bonjour FacteurLa plume, Sans le A et Bonjour Docteur) et de Matthieu Maudet (Ouvre-moi ta porte, Un jeune loup bien éduqué, La croccinelle, Le ça, Bonjour facteur et Bonjour docteur).
Retrouvez également nos interviews d’Eric Veillé, Michaël Escoffier et Matthieu Maudet.

Un monstre à chaussettes !
d’Éric Veillé
Actes Sud Junior
13,50 €, 205×248 mm, 25 pages, imprimé en Belgique, 2014.
Le moustoc
Texte de Michaël Escoffier, illustré par Matthieu Maudet
Frimousse dans la collection Maxi’Boum
15 €, 237×306 mm, 30 pages, imprimé en Malaisie, 2011.

À part ça ?

QuotiAprès le Petit Quotidien (pour les 6-10 ans) et Mon quotidien (pour les 10-14)… voici que débarque chez les marchands de journaux Quoti ! Ce nouveau magazine s’adresse aux 4-8 ans et n’a de point commun avec ses deux aînés que son éditeur (et certains membres de son équipe éditoriale), car Quoti n’est pas un quotidien, mais un bimestriel. Il ne parle pas non plus d’actu. C’est donc une (super) revue pour les plus jeunes. Deux grandes histoires (l’une signée Adèle Tariel, l’autre est un épisode des Pyjamasques, les héros de Romuald), une BD, une partie documentaire (deux pages sur le lynx, deux pages sur le chamois, mais aussi sur la neige et la vie au Pôle Nord), des jeux, des devinettes, des coloriages, des comptines, un quiz, du bricolage, des conseils de lecture (et ils sont très bons ! On retrouve par exemple Ce n’est pas très compliqué de Samuel Ribeyron), de jeux ou d’applis, un courrier des parents… Dans Quoti, y’a de quoi lire ! C’est donc le numéro 1 et ici on est déjà fans. On peut feuilleter un extrait et même s’abonner sur ce même lien !
Quoti, 4,90 € (abonnement d’un an à 24,90 €), Playbac presse.

Gabriel

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Vivre dehors

Par 8 août 2013 Livres Jeunesse

Il fait chaud, très chaud (en tout cas au moment où j’écris ces lignes), et si on allait vivre dehors ?

On part vivre sur une île déserteImaginez que votre bateau a sombré et que vous vous retrouvez sur une île déserte avec seulement ce que vous aviez sur vous (vos vêtements, un gilet de sauvetage et un téléphone qui ne fonctionne plus) et ce que la mer ramène (et elle en ramène des choses : bouteilles en plastique, sacs plastiques, filets de pêche,…). C’est ce qu’ont vécu Marie, Tom, Ian, Mona, Max et Fanch. Ils nous racontent comment ils ont survécu, comment ils se sont nourris, protégés de la pluie et du soleil. Ils nous délivrent des tas de conseils sur les cordages, faire du feu, se soigner et même comment faire pour faire ses besoins.

On part vivre sur une île déserte est un très beau livre (papier épais, couverture en relief fermée par un élastique,…) un peu étrange… Ce n’est pas un roman ni un documentaire, c’est ici un vrai carnet pour apprendre à vivre sur une île déserte avec des tas d’astuces racontées par des personnages qui ont vécu l’expérience (le livre commence par l’arrivée sur l’île et se termine par un bateau qui les trouve enfin. Entre les deux pas d’histoire, juste des astuces). C’est très intéressant (même s’il y a peu de chance que ça nous serve) et on lit de bout en bout ce carnet de bord tenu par des enfants de 10 à 14 ans. On pense à Sa majesté des mouches et à Seul au monde. On parle ici d’écologie, de nature, de se débrouiller. On a presque envie de vivre, comme eux, sur une île déserte et de fabriquer nos maisons, nos habits et de vivre en communauté en s’entraidant. Un très bel ouvrage bien original.

Marée hauteSur la plage, les choses sont différentes à marée basse et à marée haute. Dans le premier cas on ramasse des coquillages, on s’allonge dans une flaque d’eau, on attend. Puis l’eau monte et on peut se baigner, profiter de la mer.

Marée haute est un album sans texte, des scènes de plages à différents moments de la marée. Le livre est très grand et met bien en valeur les belles illustrations de Bernardo Carvalho, illustrateur dont nous vous avons déjà parlé. Ici encore il joue avec les couleurs en les superposant. Il nous montre ce qu’il se passe sur une plage, à nous d’inventer l’histoire de ces gens. Un bel album très graphique (on pense un peu à un livre d’artiste).

Quand il fait beau et qu’on vit au grand air il y a un souci… les moustiques !

MouztikMouztik a faim, très faim. Il pose son livre et va chercher de la nourriture. Tout à coup le voilà qui tombe sur de gros orteils, il sent qu’il va se régaler… sauf si le propriétaire des doigts de pied le remarque ! Mais Mouztik est un gros malin…

Beaucoup d’humour et des illustrations surprenantes dans cet album signé Emmanuelle Eeckhout. Même si, comme je l’ai déjà dit, j’ai horreur des « ze » à la place des « je », j’ai beaucoup aimé cette histoire de moustique, bien plus malin qu’il en a l’air. La chute est assez inattendue et amusera beaucoup les enfants. Le mélange de deux techniques de dessin est vraiment original et là aussi on se régale, c’est très coloré et vraiment surprenant graphiquement. Un album plein d’humour, très réussi.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué plusieurs livres de Bernardo Carvalho (Le coq mange-noix et Les deux routes).

On part vivre sur une île déserte
de Jacques Van Geen et Philippe Laborde
Gallimard Jeunesse
14,95€, 130×210 mm, 160 pages, imprimé en Chine, 2013.
Marée Haute
de Bernardo Carvalho
Gallimard Jeunesse Giboulées
14,90€, 270×350 mm, 40 pages, imprimé au Portugal, 2013.
Mouztik
d’Emmanuelle Eeckhout
Pastel
10€, 175×205 mm, 32 pages, imprimé en Italie, 2013.

Gabriel

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